Tribune 27/01/2012 à 12h22

Sciences-Po Lille ? Le Tout-Paris s'en fout

Aurélie Gurdal | Etudiante à Sciences Po Lille

Un étudiant en troisième année à Sciences-Po Lille a publié sur Rue89 un plaidoyer pour une revalorisation des moyens de l’IEP. « Sciences-Po : Paris roule carrosse quand Lille crie famine », titrait-t-il. L’idée est là, mais ne dramatisons pas et ne sombrons pas dans le misérabilisme. Sciences-Po Lille n’est pas ruiné, l’Institut d’études politiques est juste au point mort. Par contre, sans l’aide de l’Etat, Sciences-Po Lille restera au stade du statu quo et ne pourra pas agir à la hauteur de ses ambitions. Explications.

Le 14 décembre 2011, les étudiants élus au conseil d’administration de Sciences-Po Lille ont proposé une motion pour reporter l’examen et le vote du budget. Tous, de tendances politiques pourtant bien différentes, du Rassemblement des droites universitaires (RDU) au Solidaires & autogestionnaires (SUD) étaient convaincus de cette nécessité.

Une décision grave pour Sciences-Po

Une décision historique pour l’IEP de Lille qui fête ses vingt ans cette année, car c’est la première fois que l’établissement repousse le vote de son budget, bien qu’il soit serré depuis plusieurs années.

Une décision même grave pour l’avenir de Sciences-Po : ainsi, on peut lire dans une dépêche publiée par l’Agence éducation-formation (AEF, dépêche n° 160396), le 3 janvier 2012 :

« L’Institut d’études politiques de Lille fait face depuis de nombreuses années à un important retard de sa dotation publique [qui] met en question sa capacité à poursuivre son développement et à respecter la feuille de route indiquée par le ministère. »

Plus loin, Louis Dreyfus – président du CA et président du directoire du Monde – et Pierre Mathiot – directeur de l’IEP de Lille – estiment qu’il « est urgent que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche prenne très rapidement en compte notre situation ».

8 760 euros par an et étudiant... à Paris

Aujourd’hui, la dotation publique globale (postes statutaires et moyens de fonctionnement) attribuée par l’Etat à l’IEP de Lille est de 2 625 euros par an et étudiant. Elle l’est, comme l’a si bien démontré l’auteur de la tribune sur Rue89, la plus faible dotation globale parmi les huit IEP de région. Lille ne dispose que de 48 postes statutaires (c’est-à-dire, des postes payés par l’Etat, ici le total additionne les postes professeurs et administratifs), dont 16 postes administratifs.

Selon Emilien Quinart – étudiant en cycle master et élu au conseil d’administration de l’IEP – pour un fonctionnement pérenne, il faudrait au moins 40 postes administratifs statutaires. « L’IEP est forcé de recruter un nombre record (484) de vacataires, ce qui pèse lourdement sur son budget », peut-on lire sur la pétition pour la revalorisation en moyens et personnels de Sciences-Po Lille, qui circule actuellement (plus de 600 signatures).

A Paris, pas de souci ! L’Institut d’études politiques ne joue pas dans la même catégorie. Sa dotation globale est de 8 760 euros par an et étudiant. Sans parler du salaire mirobolant de l’actuel directeur de Sciences-Po Paris, Richard Descoings, révélé le 13 décembre 2011 par Mediapart. Le directeur de l’école de la rue Saint-Guillaume, située à deux pas du boulevard Saint-Germain, gagnerait 25 000 euros brut par mois.

A la recherche du WiFi perdu

Geoffrey Delepierre, étudiant en première année à l’IEP de Lille :

« Evidemment on peut survivre mais on ne peut pas vivre. Or c’est quoi le sens de la vie, c’est d’évoluer mais là on ne peut plus. »

Une augmentation de la dotation de l’Etat permettrait à l’Institut d’études politiques de Lille d’investir dans des locaux plus fonctionnels, dans un système informatique qui fonctionne correctement et d’engager du personnel administratif en renfort. Certes l’IEP prévoit de déménager bientôt ; en attendant nous devons nous contenter d’une bibliothèque qui ressemble plus à un CDI, d’une connexion internet intermittente et quasi impossible à obtenir lorsque nous sommes dans la bibliothèque.

Alors, on cherche une autre salle, libre et avec du WiFi pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions. On finit par trouver… mais en cherchant. L’augmentation du budget est indispensable.

L’IEP a besoin d’engager plus de personnels, car comme l’explique Geoffrey Delepierre :

« Si l’IEP tient aujourd’hui c’est grâce à des individus qui s’y adonnent à 100%. Ça ne tient qu’à la volonté humaine. »

Lettre restée sans réponse à Wauquiez

Pour l’instant, Pierre Mathiot et Louis Dreyfus ont envoyé une énième lettre au ministre de l’Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, pour rappeler la situation et demander quinze postes statutaires supplémentaires. La lettre est restée sans réponse. Le vote du budget a été reporté et doit être à nouveau examiné au conseil d’administration du 2 février.

En attendant les étudiants mettent toutes leurs chances de leur côté pour améliorer les conditions de l’IEP au quotidien. Les élus au CA ont commencé à envoyer une série de lettres à des parlementaires de la région Nord-Pas-de-Calais pour leur demander leur aide.

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  • spleenlancien
    spleenlancien
    Manant, de passage sous le (...)
    • Posté à 12h57 le 27/01/2012
    • Internaute 78672
      Manant, de passage sous le (...)

    « 8 760 euros par an et étudiant... à Paris “

    C’est bien la peine d’être en troisième année de sciences-po et n’avoir pas compris qu’en France, le sérail, le vrai, est à Paris...

  • Nanarf
    • Posté à 13h41 le 27/01/2012
    • Internaute 8972

    dans le programme de l’UMP :
    « suppression d’un IEP sur deux »

  • Denard
    Denard
    Consutologue
    • Posté à 14h02 le 27/01/2012
    • Internaute 143905
      Consutologue

    Snif Snif Snif,
    Même réponse qu’a son camarade, au lieu de pleurer sur votre sort de pseudo élite vous feriez mieux d’être heureux d’avoir autant de moyens même inférieur à l’IEP Paris que de chouiner sur une supposé injustice que mes enfants en fac rêveraient d’avoir.

    Si vous n’avez pas le niveau pour Paris tant pis pour vous, on entre pas dans un filière élitiste pour aire sa causette.

    Voir Sud venir défendre ces petits bourgeois montre à quel point même les syndicats étudiants sont déconnectés de la réalité, pathétique.

    • Pilipou
      Pilipou répond à Denard
      etudiante
      • Posté à 14h41 le 27/01/2012
      • 180249
        etudiante

      Etudiante à sciences po Lille, j’étais au départ sceptique sur cette affaire de budget. Nous avons en effet eu beaucoup de chance de pouvoir intégrer l’école et nous en sommes, pour la grande majorité, conscients. Nous sommes une grande partie à d’ailleurs être engagés dans des syndicats étudiants pour la revalorisation des universités, et pour défendre notre statut d’école publique, rattachée à l’université.
      Car oui, nous sommes une école publique et notre budget dépend de celui de l’université de Lille 2.
      Notre dotation annuelle s’élève à moins de 4000 euros par an et par élève, ce qui est inférieur à pas mal d’universités françaises.
      Le but de cette revendication de sciences po Lille n’est pas de s’élitiser encore plus avec des moyens colossaux et des locaux dignes d’une école de commerce, mais plutot de pouvoir continuer le travail entrepris, notamment sur l’ouverture de l’école à l’international, mais aussi et surtout sur le processus d’ouverture de l’école à l’intérieur, c’est à dire la démocratisation. Le programme PEI, une prépa intégrée à Sciences po Lille pour les élèves issus de ZEP, est en effet très efficace, mais nécessite un financement, qui devient de plus en plus compliqué avec un budget si serré.
      Par ailleurs, le problème qui se pose également est le manque de professeurs titulaires. Nos enseignants vacataires sont de haute qualité et nous avons la chance de pouvoir bénéficier de cours très enrichissants, mais l’école n’est pas en moyen d’embaucher plus de 4 professeurs à temps complet.... ce qui pose un réel problème en terme de continuité des programmes et de cohérence des cours.

      Enfin, vous parlez de « petits bourgeois ». Nous sommes 1700 dans cette école, et il est vrai que la proportion d’élèves issus de milieux plus aisés est plus grande que dans les universités, mais le cliché de l’école de « petits bourgeois » est clairement à revoir : 22% des élèves sont boursiers de l’enseignement supérieur.

      Et nous sommes évidemment réellement concernés par les conditions d’étude de nos camarades à l’université, dont la baisse drastique des moyens nous a fait tirer la sonnette d’alarme à plusieurs reprises.

      Opérer un tel sectarisme parce que nous sommes élèves d’une « grande école », c’est faire preuve d’un manque de maturité et de réflexion qui fait frissonner... C’est un peu la même logique que de dire « Ces profs qui manifestent sont vraiment des petits bourgeois, eux au moins ils sont payés »... Parce que nous avons déjà de la chance, nous devons donc la fermer et marcher droit ? Désolée, ce n’est pas notre conception de la démocratie...

      • Denard
        Denard répond à Pilipou
        Consutologue
        • Posté à 18h57 le 27/01/2012
        • Internaute 143905
          Consutologue

        Phillipou,

        L’utilisation du terme « petits bourgeois » est à prendre dans le sens

        « La bourgoisie dans le sens où je l’emploie est une mentalité
        Une façon de vivre en soi.
        Si tu as de l’argent tu n’en es pas forcement un »
        Issu de tout pour le kif de FFF.

        Donc aucune connotation relative au milieu social.

        Mes enfants sont à peu près de votre âge et au lieu de se plaindre de l’imperfection apprennent à relativiser par rapport à ceux qui ont des cadres moins intéressants ou pas la possibilité de faire des études supérieur.

        je ne vous permet pas de supputer sur un manque de maturité, quel jugement de valeur et extrapolation (sur les profs payés ? ? ?) d’après VOTRE vison d’une situation.

        je m’étonne donc que des élèves qui sont supposés avoir un minimum de connaissances et de capacité d’analyse semblent déjà remplis de certitude sur une personne qui émet un avis et ne juge en aucune manière.
        suite de la réponse à LuWang plus bas.

         
        • Yp2
          Yp2 répond à Denard
          Sale gauchiste d'IEP
          • Posté à 19h10 le 27/01/2012
          • Internaute 71496
            Sale gauchiste d'IEP

          On peut savoir relativiser et viser haut pour les conditions d’études. Au lieu de regarder toujours vers plus minable que vous pour vous dire « en fait, ça va, c’est moins pire que si c’était plus mal », vous feriez mieux de réfléchir à comment l’université pourrait s’améliorer avec un financement digne d’une grande puissance économique. A titre personnel, je trouve, est un comportement de sacré looser. (Bon, s’il faut passer à l’examen du « j’ai connu la guerre du vietnam moi, blanc-bec » je pense ne pas m’être trop plaint, même après avoir connu mon lot de conditions de vies pourries, d’insalubrité, de galères financières et de logements minables jusqu’à avoir loué une chambre de bonne en dessous des standard légaux d’aujourd’hui.)

          • Denard
            Denard répond à Yp2
            Consutologue
            • Posté à 19h37 le 27/01/2012
            • Internaute 143905
              Consutologue

            Pauvre petite merde imbue de lui même,

            qui est tu pour juger les autres et intervenir sur une conversation que je tiens avec autrui.

            Présupposer que je suis libéral car je défend les valeurs du travail n’a rien à voir avec le slogan du troll qui est au palais.

            Le fric, moi et ma femme instit on s’en tape car nous sommes pas accro à la vision d’une société de consommation où le bonheur serait dans l’achat de produit sans intérêt.

            Repenti ?
            arrête de te prendre pour un juste qui serait en droit de juger les autres.

            IL faudrait te remettre en question et te demander où est passé tout le fric de l’éducation nationale qui ne servirait ni pour les profs no pour les locaux.

            je ne compte par sur toi pour ma retraite fort heureusement.

            • Yp2
              Yp2 répond à Denard
              Sale gauchiste d'IEP
              • Posté à 20h12 le 27/01/2012
              • Internaute 71496
                Sale gauchiste d'IEP

              Un bisounours de droite qui défend les valeurs du travail. Comme c’est mignon. J’en parlerai aux amis que j’ai cité, ça leur fera chaud au coeur à défaut de leur faire un salaire ou une retraite.

              « je ne compte par sur toi pour ma retraite fort heureusement. »

              Au vu des ratios de cotisation actuels et à venir tu te gourres royalement, à moins que tu renonces à cette retraite.

              • Denard
                Denard répond à Yp2
                Consutologue
                • Posté à 20h29 le 27/01/2012
                • Internaute 143905
                  Consutologue

                Donc si on défend le travail on est de droite ?

                Si tu veux parler finance, je doute que tes cours même en troisième année option finance dépasse les miennes et malgré mon inculture sur des domaines tel la création monétaire, j’ai un passé de méchant consultant avant d’être devenu indépendant pour aider des petites boites à survivre ou des assos.

                Je compte que sur moi pour ma « retraite » car je connais le déficit cotisant/bénéficiaires et l’impact sur nos finances publiques de l’accroissement de l’espérance de vie.
                D’où l’utilisation d’une « retraite complémentaire » vu ce que sera la retraite de ma femme enseignante état moi même indépendant.

                Une telle réflexion sur la finance doit forcement être de droite selon tes idées préconçues.

        4 autres commentaires
    • Jésus de la Mancha
      Jésus de la Mancha répond à Denard
      Etudiant
      • Posté à 15h48 le 27/01/2012
      • 175168
        Etudiant

      Alors attention hein, on peut être à Sciences Po et galérer comme il faut.

      Avec un volume horaire identique à l’Université, un travail demandé (au moins) aussi important (en quantité et en qualité... désolé hein, ça se mérite aussi le stigmate de « grande école » sur le front), et une possibilité d’absence aux TD vraiment faible (impossible, par ailleurs, d’aménager un emploi du temps qui tient debout par l’opération du Saint-Esprit, cf. les 400 vacataires)... Je peux vous dire qu’on est bien content de trouver SUD sur son chemin, quand il s’agit de devoir assurer un emploi en même temps que l’on siphonne vos impôts en se plaignant.
      Histoire de manger aussi la dernière semaine du mois, parce que la famille n’est pas forcément plus friquée que celle de l’étudiant en faculté.

      Merde alors.

    • LuWang
      LuWang répond à Denard
      loin
      • Posté à 16h40 le 27/01/2012
      • Internaute 126564
        loin

      Cher Denard,

      Je parle ici en tant qu’étudiant d’IEP - de Lyon - ce qui me surprend moi même tant je hais ma formation et regrette de n’être pas parti en université. Car, vois-tu, je suis un peu arrivé là par hasard, justement après avoir fait la mission égalité des chances de Sciences Po Lille (qui au passage se veut un remplacement des préparations privées et non une discrimination positive - qui peut être améliorée mais est un dispositif très intéressant pour contrecarrer la reproduction sociale, crois moi. Ce n’est pas à Lyon qu’on fait ce constat, Lille a une vraie politique en la matière,loin des paillettes et de la vulgate pseudo bourdieusienne de Paris).
      Certes, les IEP, c’est un peu une formation bourgeoise, des paillettes dans les yeux, savoir parler de tout et de rien tout en ayant des connaissances éparses. Certes, la population des IEP est majoritairement classe moyenne - tout comme la population de la fac d’ailleurs - et de nombreuses personnes ont fait des prépas privées détestables.
      N’empêche que sans l’IEP de Lille, je ne suis pas sur que j’aurai réussi ne serais-ce qu’une licence.
      N’empêche que le déménagement de l’IEP de Lille, ça fait 5 ans (depuis mon bac) que j’en entend parler. Je me souviens de P. mathiot nous annonçant l’effondrement de l’amphi. Je me souviens de l’absence de salles pour les étudiants. Je me souviens d’un plafond qui menace de s’effondrer depuis et de conditions clairement insalubre. On est au même niveau que la fac.
      N’empêche que tous les étudiants d’IEP n’ont pas eu vocation à aller à Paris - je ne l’ai personnellement pas tenter justement parce que Paris est un IEP bourgeois
      N’empêche que tu nous rejoues ici le vieil adage « Nous on est pire », ce qui est questionnable (certaines face sont mieux dotées) d’une part, et d’autre part ce qui oublie que l’enseignement public universitaire - parce que un IEP de province, c’est une fac avant tout (ce que n’est pas vraiment Paris aujourd’hui) - est un système en péril face à nos dirigeants et que ce n’est pas ta vulgate qui permettra de construire une lutte commune efficace pour une vraie politique.
      N’empêche qu’il n’y a peut être que les gens qui n’ont pas fiât un IEP de province pour parler d’élite.
      N’empêche que 242 vacataires pour 40 postes, c’est la situation de la fac actuelle. Et que ce recours aux vacataires pénalise ceux de nous - étudiants universitaires de tous horizons - qui se destinent à la recherche, et principalement les doctorants en université - dont les conditions de vie sont terrible.
      N’empêche que le mythe de l’IEP à droite, faut arrêter. Certains IEP sont connus pôur avoir des structures de Gauches alternatives assez intéressante.
      N’empêche que quand je parle d’enseignement universitaire publique, ça explique aussi pourquoi des étudiants d’IEP apparaissent au côtés de SUD et d’autres syndicats dans les universités de tutelles pour réclamer plus de moyens et une université plus juste.

      N’empêche que je suis las de devoir justifier mon choix d’avoir accepté une mission d’égalité des chances, d’avoir tenté un concours, juste pour voir, et de me retrouver là ; de passer pour un bourgeois alors que je ne bouffe qu’un repas sur trois faute de moyen ; d’avoir des locaux qui tombent en ruine ; des classes non assurées faute d’enseignants - bref pareil qu’à la fac. Las de devoir présenter un véritable CV de ma participation dans les luttes sociales pour me justifier, encore et encore, de poursuivre des études.
      N’empêche que mes camarades boursiers, par ailleurs militants dans diverses formations pour lesquelles Sud serait presque gauche bourgeois, n’en pouvons plus d’être jugés sur une formation universitaire qui finalement n’est rien d’autre qu’une université.
      Tu n’as pas le monopole de la misère de l’Enseignement Universitaire Publique, crois moi. Ni de l’injustice sociale.

      • Denard
        Denard répond à LuWang
        Consutologue
        • Posté à 19h11 le 27/01/2012
        • Internaute 143905
          Consutologue

        comme je l’indique à ta petite camarade plus haut, je m’étonne de vos témoignage quand on fait le rapprochement avec le premier article paru et la réponse qui m’avait été faite.

        Sud bourgeois ?
        Cela ne doit pas être le même syndicat que dans la vie des travailleurs tellement ils sont à la gauche de la gauche ultra dogmatique.

        Si les conditions de travail sont dangeureuses, il existe des organisme d’états pour les faire condamner et mettre les locaux un peu plus aux norme minimale.

        Manger un repas par jour ?
        Une banque n’étant pas une organisation caritative, elle saura qu’un prêt même petit permettra de capter le futur client au potentiel social intéressant même si tu ne décide pas de mettre ton savoir au service du fric.

        Ce qui m’étonne souvent avec une certaine partie de la jeunesse actuelle (en dehors de situation dangeureuses ce qui semble être le cas) c’est que vous voulez tout et que vous revendiquez toujours plus sans limite sans tenir compte de certaines réalité économique ( je sens l’intention de me traiter d’ultra libéral voulant asservir une jeunesse qui n’aurait rien à encier au sort d’un petit « Bangladis »).

        Quand j’étais apprentis durant toutes mes études, j’appréciais la chance qui me fut offerte de faire des études supérieures contrairement à mes parents et d’atteindre un niveau social « supérieur » que leurs sacrifices nous ont permis, au lieu de regarder le verre à moitié vide on s’extasiait sur le verre à moitié plein en faisant fi des petits traquas de la vie.

         
        • Yp2
          Yp2 répond à Denard
          Sale gauchiste d'IEP
          • Posté à 19h23 le 27/01/2012
          • Internaute 71496
            Sale gauchiste d'IEP

          Bah non camarade, t’as le droit d’être un vieux c*n de droite.

          Et des bienheureux du mérite individuel, de la glorification de l’effort récompensé, du travailler plus pour gagner plus, comme toi j’en connais une bonne douzaine, tous repentis après s’être tapé une bonne douche froide. Au menu : licenciement surprise, chômage longue durée, divorce.

          Une bonne bouffée de « réalité » en pleine face, ça vous calme un électeur de droite convaincu :)

        1 autres commentaires
  • labrisure
    labrisure
    Personnage exceptionnel
    • Posté à 14h29 le 27/01/2012
    • Internaute 48949
      Personnage exceptionnel

    Alors je résume, sur Rue89,

    on a actuellement une guerre Université - Ecole de Commerce,
    une guerre SCpo Paris - Scpo Région.

    Bon le niveau promet.

    « On est les meilleurs !
    - Non c’est nous
    - C’est même pas vrai
    - Hein Maîtresse, c’est que nous qui sommes les plus forts
    - Ouai mais vous vous volez notre argent
    - Dites moi, je m’invite dans la conversation, c’est moi qui ai commencé à travailler à 16 ans qui paie vos études par mes impôts

    Silence »

    • Yp2
      Yp2 répond à labrisure
      Sale gauchiste d'IEP
      • Posté à 18h35 le 27/01/2012
      • Internaute 71496
        Sale gauchiste d'IEP

      « je m’invite dans la conversation, c’est moi qui ai commencé à travailler à 16 ans qui paie vos études par mes impôts »

      Et ?

      [mode troll on]
      Dans quelques années c’est moi qui payerai ta retraite avec mes cotisations et mes impôts, bien plus que toi tu n’auras dépensé pour ma formation, alors vient pas nous baver sur les rouleaux.
      [/mode troll off]

      Sinon, réduire à une guéguerre de prestige folklorique qui tient plus des ESC ou de l’alcoolisme criteux institutionalisé le sous-financement généralisé de l’enseignement supérieur en France, principalement en « province » (comme le disent si bien les parisiano-centrés) c’est de la caricature à deux balles. Le débat mérite tout de même plus que des réflexions de café du commerce.
      Je vous invite à vous rendre à l’étranger pour constater la chose de visu. On est jamais mieux convaincu que par les faits bruts.

      • Jésus de la Mancha
        Jésus de la Mancha répond à Yp2
        Etudiant
        • Posté à 14h19 le 28/01/2012
        • 175168
          Etudiant

        « ... alors viens pas nous baver sur les rouleaux. » made my day.

  • Adam Lèvre
    Adam Lèvre
    (...)
    • Posté à 15h53 le 27/01/2012
    • 178753
      (...)

    Vous faites comme Clotilde Reiss qui a fait Sciences Po à Lille, vous vous faites condamner à mort à Téhéran et vous verrez que là la France entière va être intéressée. Comptez pas trop sur moi en revanche.

  • AnarchoStalinien
    AnarchoStalinien
    Messie C'est Possib !
    • Posté à 16h07 le 27/01/2012
    • Internaute 171029
      Messie C'est Possib !

    « Sciences-Po Lille ? Le Tout-Paris s’en fout »

    Moi, le petit ouvrier provincial en retraite, j’aurais des points communs avec le Tout-Paris ?

  • scripta manent
    scripta manent
    anarchogaulliste social
    • Posté à 18h07 le 27/01/2012
    • 175612
      anarchogaulliste social

    science pipo devient moins bien cotéé qu une bonne fac car le concours est au rabais maintenant .donc on achete le diplome dans ce genre d ecole

    • Yp2
      Yp2 répond à scripta manent
      Sale gauchiste d'IEP
      • Posté à 18h36 le 27/01/2012
      • Internaute 71496
        Sale gauchiste d'IEP

      10% de sélection... Pour un rabais aussi minable vous devez avoir un sacré taux d’inflation dans votre coin.

    • Quentin Ariès
      Quentin Ariès répond à scripta manent
      Etudiant Sc Po Grenoble
      • Posté à 18h41 le 27/01/2012
      • 179888
        Etudiant Sc Po Grenoble

      Le moyen le plus facile d’entrer dans le cursus Sciences Po c’est la dispense Mention Très Bien et Procédure Internationale de l’IEP de Paris : 30% d’admission. Dans les autres IEP le ratio admis / présents (non candidats car certains ne viennent pas donc c’est peanuts) c’est 15% à peu près.

      Donc si il y’a un diplôme au rabais, c’est bien Pipo Paris :)

      • scripta manent
        scripta manent répond à Quentin Ariès
        anarchogaulliste social
        • Posté à 23h31 le 27/01/2012
        • 175612
          anarchogaulliste social

        merci pour votre info .il y a une autre forme d entrisme tres people qui me gene c est l admission sans concours sur liste ministerielle comme un celebre judoka recemment .ceux qui ont buche ble concours doivent s en etouffer .cordialement

      • jojo75007
        jojo75007 répond à Quentin Ariès
        etudiant
        • Posté à 11h59 le 29/01/2012
        • 180347
          etudiant

        Tu dis vraiment n’importe quoi. La barre d’admission par mention TB n’est pas du tout de 30% par la mention TB. Seuls 125 étudiants sont pris de cette façon, sur environ 7000 candidats à l’entrée de IEP dont au minimum 3000 chaque année ont la mention TB et postulent donc aussi de cette façon. La barre d’admission est généralement fixée à 18.2 de moyenne au bac, ce qui ne me semble pas « facile » à obtenir. Par curiosité y en a combien qui ont eu une telle moyenne à IEP grenoble ?

         
        • Quentin Ariès
          Quentin Ariès répond à jojo75007
          Etudiant Sc Po Grenoble
          • Posté à 14h32 le 29/01/2012
          • 179888
            Etudiant Sc Po Grenoble

          Mea Culpa les chiffres que j’avais c’était en 2009, avant la réforme de 2010. Après que la barre d’admission soit fixée à 18,2 par contre j’y crois pas trop vu que je connais plusieurs admis MTB à Paris qui n’ont eu que dans les 16-17.
          Pour l’IEP de Grenoble je le vis bien. J’ai bossé, j’ai eu mes concours et j’ai choisi les montagnes peu importe le niveau moyen des étudiants (qui reste quand même pas mauvais). Après tout l’IEP étant une école de service public c’est un tremplin pour tous à la base et non un repère à un intello :)

        1 autres commentaires
  • TFE
    TFE
    stagiaire
    • Posté à 18h39 le 27/01/2012
    • Internaute 87746
      stagiaire

    Quel est l’interet d’avoir un/des sciences-po en province ? ?
    Tout le pouvoir politique français est à paris.

    • Yp2
      Yp2 répond à TFE
      Sale gauchiste d'IEP
      • Posté à 19h15 le 27/01/2012
      • Internaute 71496
        Sale gauchiste d'IEP

      1. On peut tout à fait sortir d’un IEP de « province » comme vous dites, faire l’ENA, une autre école ou se faire recruter sur Paris ensuite.

      2. Le cursus Sciences Po est loin de ne former que des politiques ou des hauts fonctionnaires parisiens. Il s’agit d’une toute petite minorité parmi les anciens élèves.

      • jojo75007
        jojo75007 répond à Yp2
        etudiant
        • Posté à 11h55 le 29/01/2012
        • 180347
          etudiant

        IEP Paris monopolise 90% des admis à l’ENA donc tu as bien fait de parler d’une autre école. Tu montres assez bien aussi cette envie d’être recruté par Paris...

  • TFE
    TFE
    stagiaire
    • Posté à 18h43 le 27/01/2012
    • Internaute 87746
      stagiaire

    les sciences po de province, un n-ième exemple de ratage dans la vaine tentative de decentralisation ? (mais toujours le contribuable-vacheàlait derriere pour payer, meme une fois l’echec constaté)

    • Quentin Ariès
      Quentin Ariès répond à TFE
      Etudiant Sc Po Grenoble
      • Posté à 19h38 le 27/01/2012
      • 179888
        Etudiant Sc Po Grenoble

      Là je suis désolé il faut argumenter. En quoi les IEP de régions sont-ils des fiascos ? Personnellement je pense même qu’ils usent beaucoup mieux l’argent public que l’IEP de Paris.

      Petit test d’ailleurs : L’IEP de Province avec le plus de budget à 13 millions d’euros / an (certes comparé aux universités c’est énorme) ; Paris est à 84 millions. Vu la différence à la sortie en termes de salaires ... pas sur que les IEP régionaux soient les plus dépensiers pour le contribuable ...

      Autre truc pour satisfaire les haute fonction publique critique. Il serait intéressant de voir les étudiants de Sciences Po Paris qui pantouflent en externe comparés aux internes et externes des IEP de Région. Mon petit doigt me dit que les écoles de service public sont hors périphérique :)

  • jojo75007
    jojo75007
    etudiant
    • Posté à 11h30 le 29/01/2012
    • 180347
      etudiant

    Je suis étudiant à IEP Paris et je suis tellement choqué par certains commentaires que j’en suis arrivé à me créer un compte pour rétablir certaines vérités.
    Je lis beaucoup un raisonnement de classe visant à simplifier IEP Paris à une vision marxiste de lutte des classes en faveur des bourgeois. Je tiens à dire que le penchant naturelle de la bourgeoisie est de se diriger vers les meilleures écoles, ce qui semble assez logique. Néanmoins, quand une école comme IEP fait le pari inédit d’accueillir autant d’étudiants d’origine modeste, et que 30% des 10000 étudiants ne payent pas de frais de scolarité, on peut se poser des questions sur la cohérence de cette idée.
    Ensuite je lis que le diplôme est galvodé avec un taux de sélection de 30% par la procédure mention TB. Premier point cette procédure est supprimée à partir de 2013. Second point seuls 125 élèves étaient pris par ce biais sur les 900 finaux. Troisième point, sur les 7000 candidats, au minimum 3000 chaque année ont obtenu la mention TB, nécessitant une barre d’admission par cette procédure à 18.2 de moyenne au bac, ce qui ne me paraît pas très courant.
    Enfin, sur cette histoire de 8000 euros par étudiant, il faut replacer les choses dans leur contexte. IEP Lille n’existe depuis QUE 20 ans, et sa contribution pour la recherche et pour la société, par le biais de ses anciens et de ses chercheurs, est, permettez moi de le dire, casi-nulle du fait de sa courte histoire. L’IEP de Paris compte plus de 200 chercheurs, ayant nettement plus de publications que des écoles comme HEC ou Dauphine.
    Enfin, même si l’on peut débattre sur le sort de la France depuis 40 ans, je terminerai en signalant que la majorité des hommes politiques, dont 4 des 6 présidents de la Vème république, la majorité des hauts fonctionnaires, de nombreux journalistes, historiens et économistes sont passés par les bancs de l’amphi Boutmy, alors que Sciences Po Lille n’a formé absolument personne utile à la France.
    J’ai conscience que cette réaction peut sembler arrogante, mais elle n’en est pas moins réaliste. IEP LIlle, non content de profiter de la réputation de son homologue parisien, voudrait devenir calife à la place du calife. Je pense que pour se faire, un travail de long terme s’impose, et commence déjà par arrêter ce stupide complexe vis à vis de Paris, ce qui ne semble pas gagné d’avance....

    • Quentin Ariès
      Quentin Ariès répond à jojo75007
      Etudiant Sc Po Grenoble
      • Posté à 16h58 le 29/01/2012
      • 179888
        Etudiant Sc Po Grenoble

      La politique sociale de l’IEP de Paris demeure assez modeste. 30% de boursiers, la plupart des IEP se rapprochent de ces chiffres (jusqu’à 40% pour Rennes). D’ailleurs on peut être non bousier et rester d’origine modeste vu que les critères familiaux et d’éloignement géographique sont déterminantes pour les bourses CROUS.

      Après dans les 30% de boursiers on prend aussi les échelons 0,1,2 ce qui concerne avec l’éloignement géographique, le nombre d’enfants dans le supérieur finalement pas mal de monde, y compris dans la fonction publique de province qui il y’a 10 ans n’aurait pas été boursière.

      D’ailleurs le fait que la diminution des CSP+ et ++ n’a pas été proportionnelle à l’augmentation des boursiers à l’IEP de Paris (tout comme dans d’autres IEP de province) montre aussi les limites du renouvellement, vu comme saupoudrage par certains. De mémoire ce chiffre est passé de 53 à 50%.

      Ce qu’essaie de dire les étudiants de l’IEP de Lille c’est qu’il faut avant tout ré-introduire une certaine humilité dans les Sciences Po.

      Alors qu’il est censé exister des mécanismes d’équité entre les établissements, que tout les IEP répondent à des missions de service public de formation des étudiants de la (haute) fonction publique ; c’est un peu un rappel à la loi que chaque étudiant peu importe son institut d’études politiques puisse avoir les mêmes conditions d’études. J’ai de la chance pour moi, Grenoble est beaucoup mieux doté que les IEP de Lyon, Lille ou Rennes mais merde, raz-le-bol de ce parisianisme, réaliste ou non.

      Que les IEP de région forment moins de Who’s is who dans le concours qui « est le plus utile à la France » n’est pas la question. Je trouve d’ailleurs cet argument assez risible car on peut tout à fait servir la France sans être dans la botte ou d’avoir été un très haut responsable politique (d’ailleurs on commence à en avoir aussi par chez nous - Président des MJS par exemple qui vient de Lille). A ne pas confondre utilité et visibilité et encore moins le nombre de profs qui passent au JT ou dans C dans l’air ;)
      Et question d’utilité, quand le Master Affaires Publiques déconseille très fortement les étudiants de Sciences Po Paris à tenter les concours des IRA ou même de l’INET pour rester se focaliser sur l’ENA et Orsay, on peut vraiment se poser la question de son utilité sociale non ?

      Non ce n’est pas arrogant ce que tu dis mais c’est juste difficilement compréhensible pour les Sciences Po hors périphérique. Alors que le budget de Lille ou Rennes est 10 fois inférieur voire plus à celui de Paris honnêtement et vu les déboires de Descoings & Co actuellement, on aussi raison de vouloir un peu de changement.

      Le travail de long terme il peut se faire des structures comme la FNSP. Malheureusement les mandats de Casanova c’est surtout la mort du faible outil qu’était la Fondation Nationale des Sciences Politiques pour être utile à tous pour démocratiser l’enseignement et l’excellence des sciences politiques et économiques (pourtant mission première de la FNSP). Le complexe vis-à-vis de Paris honnêtement n’existe plus trop. Avec un regard extérieur on voit que Paris tend de plus en plus à devenir une véritable Business School qu’une école de Service Public. C’est tout et c’est fort dommage et surtout pour les étudiants de l’IEP de Paris.

      • jojo75007
        jojo75007 répond à Quentin Ariès
        etudiant
        • Posté à 13h28 le 30/01/2012
        • 180347
          etudiant

        Excuse moi mais je ne suis pas d’accord sur ta thèse qui consiste à dire « tout ce que veut iep Lille c’est l’humilité dans les IEP », ainsi qu’avec ton idée de transformation de IEP paris en business school. En revanche ton avis sur la culture de l’élite et le mépris de Sciences Po pour les « seconds » concours, je suis plutôt d’accord. Mais finalement, ce que tu dis sur ce point est un peu naïf et je vais m’en expliquer.
        Premier point sur la question de l’humilité, j’ai l’occasion de discuter avec de nombreux collègues d’IEP de province, et je trouve que l’humilité n’est pas leur caractéristique première. En fait, même si les IEP provinciaux proposent des formations de qualités, leurs débouchés ne sont pas comparables à ceux de Paris et c’est une chose incontestable. En fait, les IEP « vendent » une formation en la disant identique dans le fond à celle de Paris, ce qui n’est pas vrai, et j’irai même jusqu’à parler d’ersatz. En effet, les maquettes pédagogiques s’inspirent très fortement de celle de Paris (à Strasbourg ou Bordeaux on fait exactement les mêmes matières et au même moment qu’à Paris...). Cependant, le savoir faire, la qualité des enseignants, des intervenants et des conférences, ainsi que la multiplicité des parcours possibles distinguent clairement Sciences Po des IEP de province. Dans tous cela, ce qui est intéressant, ce n’est pas ce constat (et encore une fois ce n’est pas par arrogance mais c’est une réalité) que les formations de Sciences Po Paris sont meilleures qu’en province (pour des raisons de taille, d’ancienneté, de qualité des profs, de réseau...), mais le point intéressant et je reviens dessus c’est l’attitude des IEP de province à l’égard de Sciences Po. Cette attitude est assez surprenante, et les IEP semblent vouloir, en 2 temps 3 mouvements, avoir les mêmes moyens en 15 ans, que ceux acquis par une école qui s’est battu 140 ans à contre courant de l’éducation pour faire ce qu’elle croyait juste, et visiblement c’est ce qui était juste. Je sais que tout va vite aujourd’hui, mais il ne faudrait peut être pas abuser....
        Ensuite, l’idée que Sciences Po devient une business school est infondée. Ce que fait Sciences Po, c’est se transformer en une forme hybride entre la business school et l’université, à la manière des grandes écoles américaines, celles qui marchent. En cela, la récente réforme du concours est positive car elle permet de recruter un profil plutôt qu’une copie, exactement l’erreur passée de Sciences Po et du monde éducatif français. L’école remet en cause ces modèles français vus et revus de dissertation et autre, qui finalement cultivent la superficialité. A ce titre, je joins un article intéressant.
        Pourquoi
        désacraliser la culture générale ?

        Enfin, pour ce qui est de la vocation des étudiants à ne préparer que l’ENA ou Orsay, c’est tout à fait vrai. Je trouve dommage que l’on n’encourage qu’à cet élitisme au détriment d’un épanouissement personnel, comme je trouve dommage la dévalorisation française des métiers manuels. Néanmoins, tu ne tiens pas compte d’un aspect sociologique qui est celui de l’ascension sociale. Comme tu l’as justement dit, même si l’intention sociale de l’IEP est louable, l’effet est relativement limité, et pour cause il faut continuer avec cette ambition de prendre les meilleurs. Et pour citer ce bon vieux Bourdieu, je dirais que l’école a toujours favorisé la culture dominante, elle même propre à une classe sociale élitiste. Néanmoins, il ne faut pas négliger l’ambition des étudiants. Y étant étudiant moi même, ce microcosme du 27 rue saint guillaume est peuplé de gens ambitieux, désireux de réussir socialement par le travail, leurs études devant les aider à atteindre leurs objectifs. Sciences Po forme des gens qui en veulent, passionnés et déterminés. Peut on s’étonner de les voir viser l’excellence ? Je n’en suis pas sûr.
        Enfin, je terminerai en disant que les IEP doivent prendre le temps de se développer, car vouloir aller trop vite est rarement gage de qualité...