Coup de cœur 28/01/2012 à 18h51

Marre du supermarché ? Bienvenue dans La ruche qui dit oui

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

Voisins ou amis, ils passent commande collectivement chaque semaine des produits aux paysans du coin. S’assurant des menus plus variés que par une Amap.

Eux ne parlent pas du « made in France », mais se sont organisés pour manger local. Grâce à une plateforme internet, ils commandent en groupe de la nourriture de qualité, le plus souvent bio. Bienvenue dans le monde merveilleux de La ruche qui dit oui.

Ras-le-bol des les escapades familiales sous les néons des supermarchés qui finissent souvent avec les gamins qui chouinent, les mamans qui songent secrètement au divorce et les papas qui serrent les dents ? Pas assez militant pour manger tout l’hiver les choux de votre Amap ? La ruche qui dit oui – OK, le nom est bizarre – est peut-être faite pour vous.

Commande groupée à un producteur local

Un samedi sur deux, producteurs et consommateurs ont rendez-vous, de 11 heures à 13 heures, dans ce qui ressemble plus à une joyeuse foire qu’à un marché. Généralement, le moment se prolonge par un déjeuner improvisé entre voisins. Le contraire de la corvée.

La plateforme internet permet à des consommateurs de se constituer en collectifs – ou « ruches » – afin de passer des commandes groupées à des producteurs locaux qui les livrent dès lors qu’une quantité suffisante a été atteinte.

Clip de présentation de la Ruche qui dit oui

Comme dans les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (réseau Amap), une fois votre commande payée (en ligne cette fois), vous venez chercher votre panier à heure fixe sur un lieu de distribution.

Le principe est simple, efficace, et « locavore » – concept né aux Etats-Unis, dsignant ceux qui ont décidé de ne consommer que ce qui est produit à moins de 100 miles (160 kilomètres) de chez eux.

A la différence des sites d’achats groupés qui ont la main sur l’offre des produits mis en vente, le fonctionnement des ruches est interactif. Si vous êtes fan d’un miel produit près de chez vous, vous pouvez le suggérer à votre ruche.

112 paniers distribués à la ruche parisienne

Né il y a moins de six mois, le réseau compte déjà une trentaine de ruches autonomes, et plus de 230 communautés en cours de construction. Les deux ruches les plus importantes se trouvent dans le petit village de Cessy, dans l’Ain, et dans le Xe arrondissement de Paris (au Comptoir général).

Cette dernière compte plus de 700 inscrits, et lors de la dernière livraison, elle a battu son record de distribution avec 112 « paniers ».

A La ruche qui dit oui du Xe arrondissement de Paris

Premier avantage pour l’amateur de légumes, la ruche permet d’éviter ce que j’appellerais « le syndrome du navet », bien connu des habitués des Amap : leurs convictions écolo les plus radicales s’émoussent à mesure qu’ils se voient contraints de manger cette savoureuse racine plusieurs semaines d’affilée durant les longs, très longs mois d’hiver.

Dans votre ruche, vous composerez vous-même le contenu de votre panier selon vos goûts. L’offre proposée y est plus diverse et vous permet de remplir votre frigo avec des légumes, des fruits, des yahourts, des fromages, de la viande, des pâtes, des légumes secs, des condiments, du pain... et même de la soupe en bocal ou de la bière picarde.

Comme le souligne Hélène, coordinatrice de la ruche du 10e, on trouve de tout – « sauf les couches et les Chocapic », note Hélène, qui oublie quand même le café, les produits ménagers... et d’autres produits de première nécessité.

Plus simple et convivial pour les producteurs

Avec ce système, les producteurs prennent leur revanche sur les supermarchés : la vente directe leur assure de meilleures marges que la vente aux centrales d’achat.

Ainsi, le producteur de légumes dit toucher 1 euro pour son céleri rave, qui se retrouve entre 1,69 euro et 1,79 euro en magasin bio. A la ruche, le prix de vente est de 1,59 euros, et il n’a que 10% à reverser à Hélène, la responsable de la ruche et 10% au réseau national des ruches.

Autre avantage, souligne Jean, l’éleveur laitier :

« On sait pour quelle quantité de marchandise on vient, le temps de distribution est moins important que sur un marché, et il n’ya pas la même installation, c’est appréciable. »

Pour les agriculteurs, fini l’anonymat

Et à voir le sourire des producteurs, il est évident qu’ils trouvent dans ce système un peu plus qu’un simple débouché.

Fini l’anonymat, raconte Yves de Rochefort, agriculteur et menunier bio (70 hectares de céréales dans le Loiret), venu avec les pates et radis fabriqués par ses voisins :

« Mon père vendait son blé à la coopérative, qui ensuite le vendait “à Chicago”, au prix fixé sur les marchés internationaux. Moi, je n’ai pas du tout envie de faire ça de ma vie, donc il faut que je crée mon propre réseau de distribution.

La ruche qui dit oui est mon axe majeur de développement. Ça commence petit, mais ça grossit.

Et d’un point de vue comptable, c’est pratique, tout se passe par Internet. Je reçois mon virement sans rien faire, au lieu de passer une journée à encaisser les chèques. »

Enfin, l’un des avantages de ce système est sans conteste la qualité des produits et leur traçabilité. Ici, pas d’aspartame ni de poules en batterie, à la ruche qui dit Oui ! on redécouvre qu’il existe plus de trois variétés de pommes de terre et on comprend pourquoi leur goût diffère.

J’y ai même déniché un vinaigre de framboise et une confiture de mûres déjà rentrés dans le top 10 des meilleures choses que j’ai jamais dégustées.

MERCI RIVERAINS ! bouledegomme
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  • emiboot
    emiboot répond à daisy.r
    No Homs land
    • Posté à 23h54 le 28/01/2012
    • Internaute 81944
      No Homs land

    Comparaisons incluant les 2 autres acteurs essentiels de ce marché : les revendeurs rungis et les grandes surfaces.

  • Anton Arfinkel
    Anton Arfinkel répond à Taupe grise
    Encre antipathique
    • Posté à 23h55 le 28/01/2012
    • 179009
      Encre antipathique

    Dans la grande distribution, la marge du distributeur est 250% et le paysan vend à perte.
    10% c’est bien, ça prouve qu’ils seront viables et pourront se défendre.
    Moi-même quand je travaille, je suis encore obligé de demander de l’ARGENT pour pouvoir MANGER ; cela heurte mon modèle social, mais tant que j’ai mal c’est que je suis vivant.
    Cela ne nous empêchera pas de militer pour le bannissement à vie des acheteurs en gros de chez Carrefour.

  • kimka
    kimka répond à Taupe grise
    Super Héro
    • Posté à 10h52 le 29/01/2012
    • Internaute 138439
      Super Héro

    Ah bon on est obligé de payer pour un service maintenant ? c’est scandaleux.
    Vous travaillez chez Carrefour non ?

  • Taupe grise
    Taupe grise répond à Taupe grise
    Active
    • Posté à 12h06 le 29/01/2012
    • 180333
      Active

    @ Autodéfense Intellectuelle : ben oui, 10% sur toute transaction pour l’administration d’un site, ça me paraît beaucoup...

    Mais surtout et avant tout, je suis choquée que le caractère commercial du service ne soit indiqué nulle part.

    Là, on à vraiment l’impression qu’on a affaire à une structure associative.

    La vidéo de présentation - qui donne la réduction du nombre d’intermédiaires entre le producteur et le consommateur comme étant l’argument principal - « oublie » de présenter l’entreprise la Ruche qui dit oui comme un intermédiaire qui va prendre sa commission.

    @ emiboot : Je n’en veux pas à la Ruche qui dit oui d’être à but lucratif (ni aux personnes qui en sont à l’origine de chercher à se dégager un revenu), mais je suis gênée qu’elle ne se présente pas comme telle.

    Je n’ai rien contre le fait de défendre la Ruche qui dit oui parmi les autres entreprises en faisant valoir, par exemple, que la marge est réduite par rapport à un supermarché classique (et aussi qu’elle permet d’éviter la fréquentation d’un supermarché, etc.). (@ Anton Arfinkel)

    Je cite l’article :

    1) « Comme dans les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (réseau Amap), une fois votre commande payée (en ligne cette fois), vous venez chercher votre panier à heure fixe sur un lieu de distribution. »

    2) « Avec ce système, les producteurs prennent leur revanche sur les supermarchés : la vente directe leur assure de meilleures marges que la vente aux centrales d’achat. »

    → Question : est-ce qu’on peut vraiment parler de « vente directe » dans ce cas ?

    → L’article situe la Ruche qui dit oui du côté des Amap, contre les supermarchés. Bref, on a l’impression que la Ruche est « comme une Amap », mais en beaucoup mieux.

    Bref, je suis tout à fait d’accord avec ce que dit daisy.fr.

    En ce sens, l’article et le site me paraissent mensongers.

    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à Taupe grise
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 14h15 le 29/01/2012
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      Du calme. J’ai contacté Sophie pour qu’elle réponde et mette à jour l’article si besoin. Notez cependant qu’elle s’est plutôt placée du point de vue des consommateur plutôt que de la société elle-même. Mais SVP, pas de parano, on fera une mise à jour si c’est nécessaire.

  • Sophie Verney-Caillat
    Sophie Verney-Caillat répond à Taupe grise
    Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
    • Posté à 22h16 le 29/01/2012
      rédacteur
    • Journaliste 50753
      Journaliste

    Merci de votre message,
    aucune idée de dissimuler ce fait, en effet la ruche a créé sept emplois et évidemment le professionnalisme fait que la plateforme fonctionne et est sécurisée, évidemment aussi le responsable de ruche qui donne de son temps pour trouver les producteurs est payé, mais ce ne sont pas des sommes mirobolantes, pour Hélène par exemple c’est un complément de revenu pas vraiment rentable. Après, je ne crois pas que les 20% de commission payée à des gens qui travaillent soit « énorme »...

    • Taupe grise
      • Posté à 14h21 le 30/01/2012
      • 180333
        Active

      Merci pour votre réponse.

      Oui, mais alors pourquoi ne pas dire dans l’article que la Ruche qui dit oui est une start-up ?

      L’article est clair sur le fait que le responsable de la ruche (Hélène par exemple) est un particulier rémunéré pour son travail (par prélèvement de 10% sur toute transaction).
      Par contre, il n’est pas clair sur le fait que la Ruche qui dit oui est une entreprise et qu’elle prélève une commission supplémentaire (de 10%) sur toute transaction.

      On peut très bien dire que c’est parfaitement justifié, que c’est bien normal étant donné le travail fourni dans la gestion du site, etc. On peut même dire que ça n’a pas besoin d’être justifié, qu’une entreprise fixe ses marges comme elle l’entend (au consommateur de décider si le prix du produit lui convient).
      On aurait simplement bien aimé l’apprendre dans l’article ; c’est tout.

      Vous écrivez : « A la ruche, le prix de vente est de 1,59 euros, et il [le producteur] n’a que 10% à reverser à Hélène, la responsable de la ruche et 10% au réseau national des ruches. »

      Je vous renvoie au commentaire de les_canards :
      « Oui, mais “ 10 % à reverser au réseau national des ruches ”, je suis peut-être cruche, mais j’avais compris que c’était une espèce de caisse de secours mutuel. Une entreprise, sauf erreur, c’est une société. Pas un “ réseau ”. […] ça n’empêche pas de bien aimer le concept. »

      Et aux explications de daisy.r :
      « Comme l’article oppose AMAP et LRQDO, il aurait fallu l’indiquer dès le départ : en effet une AMAP est une démarche associative et sans but lucratif, dans laquelle des bénévoles donnent de leur temps et adhèrent autant pour des raisons de choix consumériste que de choix philosophique, politique et économique […]. »
      « […] pour un article d’information il aurait absolument fallu préciser qu’il s’agit d’une start-up afin que chacun ait toutes les cartes en main et se fasse une opinion, c’est tout ! Là ça sent un peu trop la pub, mais c’est bien joué de la part de cette société... Après effectivement ça peut être un nouvel acteur de l’économie solidaire […]. »

      Quand on est quelqu’un pour qui le fait de s’adresser à une entreprise ou à une association fait une différence importante, on se sent effectivement un peu trompés par l’article (= on croit sur la base de l’article que la Ruche qui dit oui est associative et on s’aperçoit que ce n’est pas le cas).
      Évidemment, si l’on est pas un consommateur pour qui ça fait une différence, on n’a pas la même impression.

      Encore une fois, le point n’est pas du tout de dire que la Ruche qui dit oui ne serait « pas bien » parce qu’elle serait une entreprise. On peut très bien lui trouver de nombreux intérêts, qui justifient qu’on lui consacre un article très favorable.

      Ce message étant déjà très répétitif par rapport à ce qui a déjà été dit, je pense que je m’en tiendrai là.

      Cela dit, je vous remercie pour votre réponse.

      @ Yann Guégan : il ne me semble pas juste de dire que ce point de vue (certes critique) soit « parano », dans la mesure où il est précisément argumenté.

  • Fransouwap
    • Posté à 20h50 le 28/01/2012
    • Internaute 26478

    Je pense que le succès de la ruche doit beaucoup au design clair de son site web et à la simplicité d’inscription et d’utilisation. Ça change des Amap foutraques.
    Le risque finalement est peut-être qu’il y ait pleins de gens prêts à adhérer/acheter et pas assez pour participer activement, saturant les réseaux bondés (entendez citadins). Phénomène du supermarché bio ?

    • Z
      Z répond à Fransouwap
      • Posté à 11h29 le 30/01/2012
      • Internaute 2534

      Je pense que les AMAP ont plus de succès que la Ruche qui dit oui (jamais entendu parler de la Ruche avant cet article).
      Le site du réseau national des AMAP ne me paraît pas moins clair que celui de la Ruche qui dit oui : Lien
      A noter que les AMAP ne vivent pas sur le web mais dans le « monde réel ».
      Une partie de la population a malheureusement tendance à privilégier les contacts avec des interfaces informatiques (claires, ergonomiques, design, avec des formulaires automatiques à remplir et des conditions générales d’utilisation à accepter) plutôt qu’avec des gens (qu’il faut parfois appeler au téléphone, voire rencontrer en chair et en os : la galère ! On est tellement mieux derrière sa boîte mail).

  • aa77
    aa77
    Bâti
    • Posté à 20h51 le 28/01/2012
    • Internaute 49074
      Bâti

    pourquoi opposer Amap et la Ruche Qui Dit Oui ?

    Le bilan de la grande distribution est tel, qu’aucune comparaison n’est possible. L’étude des circuits courts est une idée en vogue depuis un moment déjà et toute nouvelle formule est bonne à prendre. Taper sur l’écologiste à tout va n’est pas honnête, même brouillons parfois, une partie de leur vision des choses commence à prendre forme. tout est question de temps et patience !

  • Cannibal Ferox-
    Cannibal Ferox-
    mangeur de chouineur
    • Posté à 21h25 le 28/01/2012
    • Internaute 159072
      mangeur de chouineur

    J’adore les supermarchés : on y trouve des denrées aguichantes, d’accortes caissières et des clients ravis de concourir au caddie le plus plein.
    Alors votre ruche, vous pouvez vous la tartiner de gaucho.

    • ostia
      ostia répond à Cannibal Ferox-
      inadapté
      • Posté à 22h47 le 28/01/2012
      • Internaute 88960
        inadapté

      j’aime pas quand les gens regardent dans mon caddie
      d’ailleurs j’aime pas les gens

      • Cannibal Ferox-
        Cannibal Ferox- répond à ostia
        mangeur de chouineur
        • Posté à 23h54 le 28/01/2012
        • Internaute 159072
          mangeur de chouineur

        Pourquoi ? T’as des Kinder à cacher ?

      • scripta manent
        scripta manent répond à ostia
        anarchogaulliste social
        • Posté à 02h17 le 29/01/2012
        • 175612
          anarchogaulliste social

        t as raison et moi je n aime pas soigner ma crise existentielle derrière un caddie avec une dodon de 120 kilogs qui m engeule , puis rentrer chez moi en ayant l impression de m etre payé un reve américain à 2 balles .comment ont ils pu tous autant se faire couillonner pas ce type de société collectiviste similaire à la rda ?

    • Anton Arfinkel
      Anton Arfinkel répond à Cannibal Ferox-
      Encre antipathique
      • Posté à 17h54 le 29/01/2012
      • 179009
        Encre antipathique

      Certes les supermarchés ont un petit côté disco qui me rappelle mes années skateboard (les premiers). Oui, mais les ruches et les amap c’est plein de belles gauchistes qui te lancent un regard noir du genre : Bamos continuar la revolucion, isn’t it ?
      Moi je ne peux pas leur résister, j’ai été élevé par des petites soixante-huitardes. Elles avaient des fleurs dans les cheveux et plein d’autres trucs que je peux pas raconter ici.

    • Fantomax
      Fantomax répond à Cannibal Ferox-
      escroc
      • Posté à 00h06 le 29/01/2012
      • Internaute 157606
        escroc

      J’ai connu une caissière sympa au Auchan Béziers.
      Mais elle avait vraiment un accent à chier.

  • raudi
    • Posté à 22h13 le 28/01/2012
    • Internaute 2358

    Merci d’éviter de caricaturer les AMAP : on n’y mange pas que du chou et le syndrome du navet c’est pour le bobos qui parlent sans connaître. Passer quelques journées à récolter les patates ou à désherber, ça vous ferait du bien, comme à nous. Faire à manger avec ce qu’on apyé d’avance et qui sort de terre et non des rayons, c’est aussi une rupture idéologique. Moi mon AMAP j’en suis très content, j’y donne mon fric, mon travail et mon avis et si certains préfèrent une forme de supermarché bobo, libre à eux de payer deux fois les 10%.

    Raudi, la culture à Metz autrement
    Lien
    mél : raudi@free.fr

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à raudi
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 22h19 le 29/01/2012
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Merci Raudi, vous soulignez bien que les Amap sont un acte militant, avant tout un geste de solidarité pour permettre à un agriculteur de s’installer en bio et de prévoir sa récolte, tandis que les ruches s’adaptent au consommateur et tentent de lui proposer une alternative.

  • viva zebda
    viva zebda
    Ni maître, ni croquettes
    • Posté à 23h12 le 28/01/2012
    • Internaute 25029
      Ni maître, ni croquettes

    « Pas assez militant pour manger tout l’hiver les choux de votre Amap ? »
    « la ruche permet d’éviter ce que j’appellerais “ le syndrome du navet ”, bien connu des habitués des Amap : leurs convictions écolo les plus radicales s’émoussent à mesure qu’ils se voient contraints de manger cette savoureuse racine plusieurs semaines d’affilée durant les longs, très longs mois d’hiver. »

    Ha bon ,dans la ruche , ils arriveraient a faire plus de diversité et seraient moins sujet aux aléas du climat que le maraicher local de l’AMAP ?
    Ils auraient des tomates en hivers eux ? (faudrait que l’on m’explique ce qu’il y a dans leurs panier)
    N’importe quoi cet article ,serait-ce une pub déguisée ?

    Dans le panier de mon AMAP cette semaine ;

    carotte
    buternuts
    poireaux
    chicorée
    choux de Bruxelles
    choux fleur
    céleris rave
    patates
    navets
    pommes
    kiwi
    tomme de brebis d’estive
    œufs
    poulet
    canard
    steack haché
    charcuterie
    jus de pomme

    le tout bio et produit dans le canton (excepté la tomme)

    • Cannibal Ferox-
      Cannibal Ferox- répond à viva zebda
      mangeur de chouineur
      • Posté à 23h53 le 28/01/2012
      • Internaute 159072
        mangeur de chouineur

      Tu m’invites à bouffer ? Non, je déconne.

      • viva zebda
        viva zebda répond à Cannibal Ferox-
        Ni maître, ni croquettes
        • Posté à 00h59 le 29/01/2012
        • Internaute 25029
          Ni maître, ni croquettes

        Inviter un cannibale dans une tribu de l’humain d’abord...
        ça va finir en eau de boudin

    • Captain Konstadt
      Captain Konstadt répond à viva zebda
      colleur de gomettes
      • Posté à 13h10 le 29/01/2012
      • 178678
        colleur de gomettes

      c koi un navet ?

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à viva zebda
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 22h25 le 29/01/2012
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      bonjour,
      beau panier en effet !
      non, ils ne font pas de tomates en hiver, mais personnellement si j’avais des choux de Bruxelles je chercherais vite un voisin à qui les donner, de plus les navets ce n’est pas horrible, mais en avoir toutes les semaines m’embête beaucoup, bien sûr je n’ai rien contre les produits de saison, ou alors on s’est mal compris, mais que le consommateur choisisse selon ses goûts n’est pas un luxe, si ?

      • viva zebda
        viva zebda répond à Sophie Verney-Caillat
        Ni maître, ni croquettes
        • Posté à 16h41 le 30/01/2012
        • Internaute 25029
          Ni maître, ni croquettes

        Salut Sophie,
        Non évidement ce n’est pas un luxe,mais en amap ,tu choisis en fin de saison pour l’année suivante,la négociation avec les producteurs est impérative , indispensable a la pérénité du principe (hélas très peu viennent participer)

        comprendre que le métier de maraicher d’amap est bien plus complexe que le métier de maraicher « moderne » qui lui bien souvent n’assure que quelques productions , vendue entière a un intermédiaire
        Pour moi , une amap , c’est comme un bon vin , l’implication de tous fait qu’elle se bonifie d’année en année
        -négociation avant semis
        -arrèt les livraisons en fin février et mars ,période ou la variété est limitée,ce qui implique d’apprendre a conserver les légumes...
        -L’échange est évidement très pratiqué
        -développer également le coté social ,les paniers non récupérés seront donnés au service d’aide sociale

        Pour moi une amap , c’est la planification écologique avec une approche social
        mais je suis conscient qu’après 50 ans d’individualisme comme reflet de la « liberté »,beaucoup ne sont pas prèt a affronté des apparences de contrainte

        L’amap permet également de valoriser certain critère difficile voir impossible dans d’autre structure
        un parmi d’autres, auquel je tiens particulièrement , est de pérenniser un emploi local destiné a un maraicher qui n’est pas propriétaire de terre ,(un sans terre quoi)
        actuellement il loue dans le privé,mais nous faisons pression pour que la mairie mette a disposition des terres collectives

        J’avais fait cette remarque(post précédent) car je pensais que vous aviez une vision déformée un mauvais souvenir voir même un apriori et en tout cas que seul un point négatif était relevé...
        Mon imagination me joue t-elle des tours ?

        en même temps la DDPP (Direction Départementale de la Protection des Populations) exerce quelques intimidations envers certaines amap , PQ ? un système qui gène ?

        Ailleurs ,des commerçants petits ou moyens estiment que c’est une concurrence déloyale ,alors qu’aucun ne propose du bio ,et font pression a la mairie pour empècher les distributions sur la commune ,ou tout au moins sur l’espace public(pourtant collectif)

  • Alter66
    Alter66
    Multiple
    • Posté à 23h12 le 28/01/2012
    • 180336
      Multiple

    Juste pour l’info, sans aller chercher des poux à quiconque,
    D’un système amap qui ne nous convenait pas (entre autres pour les légumes à répétition), nous (une 10zaine de familles) sommes passés à un mode de fonctionnement qui ressemble à la ruche sans les 20%.
    Nous nous sommes pris par la main, avons contacté des agriculteurs bio du coin et avec un simple tableau google docs, chacun commande ce qu’il veut.
    ça fait trois ans que ça dure et nous sommes maintenant une quarantaine de familles.
    C’est comme tout suffit de vouloir et de s’organiser.

    • rururu
      rururu répond à Alter66
      triuiu
      • Posté à 07h54 le 29/01/2012
      • Internaute 128415
        triuiu

      effectivement je suis d’accord avec vous. Aujourdhui les gens ont oublié de chercher par eux meme la nourriture . leur cerveau a été éduqué pour faire le contraire recevoir ..et non chercher .. mais bon chacun son choix . Rien ne sert de critiquer c’est leur pb ceux qui choissent ce mode de supermarché passif guider ( comme pour les voyages certains aiment les voyages organisé d’autre pas
      sinon j’aimerai bien voir votre fonctionnement exactement cela m’intéresserait de le reproduire ( bon ok je sais ce nest pas compliqué il suffit d’ouvrir un google doc partage chacun met son truc et la commande cest ça
      juste voir avant le fonctionnement et sil peut y avoir quelques variante

      • Alter66
        Alter66 répond à rururu
        Multiple
        • Posté à 20h00 le 29/01/2012
        • 180336
          Multiple

        Ben je ne suis pas contre rentrer dans les détails, mais ça serait un peu long donc je vous communique l’adresse de l’association qui s’est crée autour de cette idée et je vous répondrai avec moult détail alors.
        L’adresse donc : alterresnatives66arobaslaposte.net

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à Alter66
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 22h29 le 29/01/2012
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      bonsoir,
      merci d’ailleurs nous avions passé un témoignage sur ce genre d’initiatives :
      Lien
      la différence avec la ruche, c’est que ça permet à tout un chacun de ne pas investir de son temps, mais de juste adhérer en consommateur responsable et sans engagement, en d’autres termes, ça prend une tournure de masse, c’est ça que j’ai voulu souligner.

  • scripta manent
    scripta manent
    anarchogaulliste social
    • Posté à 02h08 le 29/01/2012
    • 175612
      anarchogaulliste social

    et surtout marre de l hypermarché inhumain qui n a plus rien de bon marché.ce truc est formidable je vais y adhérer et je ne m enpoisonnerai plus avec la chimie des lobbies agro alimentaires surtout

  • landouillette
    landouillette
    commercant
    • Posté à 07h14 le 29/01/2012
    • Internaute 163083
      commercant

    Un saumon a 4€ le kg est revendu 20€ parfois plus parfois un peu moins (4 c’est cher en gros) dans les supermarchés et sur les marchés en ville. 4+20%=4,80€
    4x500% = 20€ .C’est en gros pareil pour tout le reste.

  • hogan
    hogan
    actif
    • Posté à 07h23 le 29/01/2012
    • Internaute 25474
      actif

    Ahlala, le bon vieux cliché du choux tout l’hiver dans les AMAP. Nous sommes le 29 janvier et ce vendredi j’ai eu dans mon panier à l’AMAP : pommes de terre, courge muscade, frisée, choux...de bruxelles, panais, carottes. Je ne vois en quoi les légumes des ruches seraient différents, si tant qu’ils produisent local les légumes doivent être de saison et donc en gros les mêmes que dans une AMAP, non ?

  • rururu
    rururu
    triuiu
    • Posté à 07h49 le 29/01/2012
    • Internaute 128415
      triuiu

    L’idée est intéressante mais je me pose des questions. D’abord c’estr vrai que les amaps n’ont jamais vraiment décollé car bcp trop axé sur une niche et fait pour les puriste écolo en général sans parler des contraintes.
    Ici cela peut donc mieux répondre a monsieur et madame tout le monde..Si j’ai bien compris c’est donc un groupement d’acheteur donc..par contre je n’ai pas vu en quoi cela pourrait etre avantageux ( le prix donc ..) si c’est pour payer le meme prix que dans un magasin bio , il est ou l« ’intéret pour l’acheteur ? .. si quelqu’un peut m’expliquer .. par contre si par exemple le prix baisse en fonction du nombre comme pour les achats groupés ( groupon ) pourquoi pas .. mais j’ai un sérieux doute .. je ne vois vraiment pas en quoi alors il vaut mieux passer par la ruche que par le magasin bio qui est bcp plus souple ..( sans parler du panier bio )..

    Ensuite le problème de la distribution.. ok c’est une personne qui s’en charge et elle ramasse 10 pour cents.. oué mais bon qui dit que la personne soit bien honnete ? est ce que cela ne va pas faire venir des petits malins qui font prendre les produits de qualité pour remplacer par ceux des discounter ni vu ni connu , et se garder pour eux ou alors revendre au prix fort via un autre réseau ? ? ? ?

    car le problème est justement là , comment avoir confiance dans toute la chaine ? .. il faut savoir que si le commerce est très réglementé surtout en alimentation cest justement pour ne pas avoir de problème ..

    Qui controle ces revendeurs ruche ?
    ( et je précise que je suis toujours sceptique pour les sites qui eux proposent a n’importe qui de venir manger chez eux ou emporter des plats fait maison, car la pas de controle hygiene etc ..et je trouve cela choquant !)
    De même ici donc lhygiene des produits ..qui dit que le chien ne vient pas baver sur les fruits et légumes ? . que le gentil bébé ne samuse pas a balancer partout et vite récup par sees geniteurs pour redonner ensuite ..etc

    le commerce est reglementé et cest bien .. ( je ne parle pas des hypermarché ! ! ou cest sale etc )

    Pour ce qui est du site qui prend 10 pour cents bon la rien de trop anormal soyons honnete les sites associatif etc cest bien, mais cest limité et oui il faut une sté .et oui cela a un cout ..
    donc au final le producteur donne 20 pour cents donc si jai bien compris ..ce qui est honnete .

    • héliotrope
      héliotrope répond à rururu
      Ecocitoyen débutant, chercheur (...)
      • Posté à 13h02 le 29/01/2012
      • Expert 2978
        Ecocitoyen débutant, chercheur (...)

      « ...donc au final le producteur donne 20 pour cents donc si jai bien compris ..ce qui est honnete .... »
      Non, le producteur ne donne pas 20%.
      Quand il propose son produit à la ruche, il dépose son offre au prix qu’il souhaite percevoir et celle-ci est majorée « automatiquement » de 20% pour être proposées aux membres/clients de la Ruche.
      C’est pas pareil, hein ?

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à rururu
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 22h31 le 29/01/2012
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      oui vous avez bien compris en effet,
      pour le contrôle, il se fait tout seul puisque vous rencontrez à chaque livraison la responsable de la ruche et les producteurs, ils vous détaillent tout ce que vous voulez,
      après, vous pouvez trouver qu’on devrait y ajouter une couche de contrôle mais de ce que j’ai vu, le bouche à oreille suffit.

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Sophie Verney-Caillat
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 14h35 le 30/01/2012
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        « vous pouvez trouver qu’on devrait y ajouter une couche de
        contrôle mais de ce que j’ai vu, le bouche à oreille suffit
         ».

        Personnellement, je pense que nous sommes saturés de contrôles en
        tout genre, et qu’il appartient davantage à l’acheteur de « faire le ménage » dans sa tête, dans son coeur, et dans son porte-monnaie....
        ...pour déterminer si tout le monde est gagnant en filière courte, ou non.

        Pour être court : Il n’est pas utile (au nom d’une générosité surfaite) de permettre à l’agriculteur - le maraîcher en l’occurence - de vous coller des laitues bourrées de limaces ou des patates crottées de terre sèche.
        - Vous n’achetez quand même pas les légumes, ingrédients compris !

        Quand même, je suppose que le poulet de ferme (le vrai) doit coûter beaucoup plus cher que celui du supermarché importé d’on ne sait où.

        ... mais voyez vous, hélas ou pas, je suis condamné au tarifs hors luxe.

  • nono le simplet
    nono le simplet
    nihil scio nisi scio quod nihil (...)
    • Posté à 07h51 le 29/01/2012
    • Internaute 9767
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)

    j’avoue qu’ici, en pleine brousse (enfin en savane puisqu’il y a une ville de 50 000 h à 15 km) on en est encore ( ? , ou plutôt déjà ) au système de la débrouille pour avoir des produits locaux ... rien d’organisé, simplement du bouche à oreille, du jardin, du poulailler, l’éleveur du coin mais des initiatives commencent à fleurir et vont dans le même sens ...
    et même si à la maison on est loin d’être autonomes on mange souvent de bonnes choses ... il y a 15 jours un canard au vin façon coq, à tomber par terre ... et en ce moment un potage, pâtisson, courge musquée de provence, courgette, poireau et pomme de terre ... que des légumes du jardin et sûrement faciles à trouver pas chers pour les citadins

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à nono le simplet
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 14h52 le 30/01/2012
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      « et même si à la maison on est loin d’être autonomes on mange
      souvent de bonnes choses ...
       »

      Tu aurais du ajouter « très » à souvent.
      Cela dit, lorsque dans l’un de tes articles, tu as expliqué qu’une volaille entretenue, soignée et nourrie, te revenais à 25 €... sans compter le temps...
      Je me suis dit que si j’achetais mes volailles chez Nono, il ne me resterait plus assez d’argent pour payer le gaz destiné à la faire cuire...
      ...car en plus, les volailles « naturelles » prennent plus de temps à cuire.

      Les volailles de batterie, ça va très vite, avant que l’os de la cuisse ne sorte des chairs sans difficulté, si tu les attrappe par là - à la bonne franquette.
      Les poulets que j’achète ne se découpent pas : Ils se disloquent tout seuls !

      Pour le reste, question fiscale, tu n’as aucun complexe à avoir si tu parviens
      à t’auto-alimenter et échapper aux taxes et aux marges des supermarchés.
      - En effet, rien qu’en alimentation pour tes animaux et en produits pour tes laitues et autres légumes, tu as payé ta dose de TVA.... sans douleurs !

      Au moins, vous avez le bonheur de savoir que vous ne vous intoxiquez pas.

      PS : Ton texte vend du rêve à ces encalminés des tours de béton,
      mais fais gaffe, à force d’écrire des choses qui permettent aux citadins de palper l’évidence [ à savoir que leur quotidien est à chier ] tu risquerais de vider les grandes cités de leurs habitants, qui voudraient tous s’assurer comme toi, un devenir autarcique et indépendant de tout....
      ...pour aussi être prêts pour la 3° guerre mondiale, pourquoi pas !
       ; -)))

      NB : J’ai écrit mon post précédent avant même d’avoir lu le tien...
      ...donc aucune chance que je me soit laissé subrepticement influencé.

  • Micka FRENCH
    Micka FRENCH
    Ecossaise, un corps de rêve (...)
    • Posté à 09h03 le 29/01/2012
    • Internaute 4614
      Ecossaise, un corps de rêve (...)

    Des nouvelles de l’Ecossaise...

    Cela me rappelle la création des « COOPERATIVES » !

    A la naissance de ces machins, j’avais un ami dans le Sud de la France, qui ramassait ses cerises pour les vendre à la « Coopérative » ! Super !

    On lui rachetait sa production 1 F le Kilo.

    Ce kilo était vendu devant la porte de sa maison dans le village le lendemain matin aux touristes, au prix de 18 F le kilo ! ! !

    Personellement, il y a encore quelques années, j’achetais mes fromages chez la fermière, à une dizaine de kilomètres de chez moi.

    C’étaient de vrais fromages, de bons fromages.

    Puis les voyous de la Commision européenne, toujours à l’écoute des puissants lobbys, ont adopté unilatéralement une petite loi, pour le BIEN DE LA POPULATION bien sûr, obligeant ma fermière a investir plus de 150 000 Francs dans un système réfrigérant... pour éviter les bactéries, je suppose ! ! ! ! ! ! !

    Elle est aujourd’hui gratte-papier dans un bureau grâce à la mairie de son village qui a bien voulu l’embaucher....

    Micka FRENCH surle Web...
    Lien

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 09h12 le 29/01/2012
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    Voisins ou amis, ils passent commande collectivement chaque semaine des produits aux paysans du coin. S’assurant des menus plus variés que par une Amap.

    Hou si ça prends de l’ampleur le Sarko et sa bande ne vont pas être contents......
    Après Hadopi : Hadofruits&légumes l’état ayant peur de ne plus racler le moindre centime : contrôle de patente, fisc, contrôle sanitaire, de quoi faire revenir en hyper les brebis galeuses ........

  • Central Scrutennizer
    Central Scrutennizer
    Scrutennizant
    • Posté à 09h39 le 29/01/2012
    • Internaute 77982
      Scrutennizant

    Par chez nous l’AMAP ne fonctionne pas par paniers, mais via à une liste de commande. Elle regroupe les adresses mails et les téléphones d’un très grand nombre de producteurs locaux, y compris de produits élaborés (pain, pâtés, etc.).

    Le marché de l’AMAP se tient deux fois par mois : on peut y prendre livraisons de ses commandes, mais aussi choisir directement des produits proposés par les producteurs.

    Bien sûr il est possible de passer des commandes et de passer les chercher chez l’un des producteurs les plus proche.

    Une grande souplesse, liée en grande partie à une très bonne organisation, un très grand nombre de producteurs locaux (avec quelques uns au delà des 30km) et surtout, l’utilisation d’Internet.

    Tout ça sans frais supplémentaires, et à moindre déplacement et contraintes pour les producteurs.

    Alors la « ruche » ?
    Pour les citadins peut-être.

    En milieu rural d’autre solutions existent.

    • viva zebda
      viva zebda répond à Central Scrutennizer
      Ni maître, ni croquettes
      • Posté à 12h06 le 29/01/2012
      • Internaute 25029
        Ni maître, ni croquettes

      le système de tu exposes ne peut pas s’appeler AMAP ,en regard des principes amapiens (que tu trouveras dans le lien de l’article) , a savoir ,
      -un engagement du consom’acteur permettant de planifier les productions et donc d’éviter les « invendus » et donc les pertes
      -solidarité tant dans les pertes dûes au climat et ravageurs que dans les « surplus » de récoltes exceptionnelles
      -payement a l’avance permettant au producteur d’investir dans sa production sans passer par la banque
      -Les paniers que les personnes ont oubliés de venir chercher , alimentent gratuitement un réseau local de personnes en difficultés financières

      c’est ça le cœur de l’AMAP ,il permet, avec un prix le plus juste possible ,d’assurer un revenu décent et assuré pour le producteur .

      • Central Scrutennizer
        Central Scrutennizer répond à viva zebda
        Scrutennizant
        • Posté à 18h07 le 29/01/2012
        • Internaute 77982
          Scrutennizant

        C’est une AMAP pourtant, simplement elle a évolué.

        Le système des paniers ça fait quelques années qu’il ne le propose plus, même plus en concurrence de ce « nouveau système », car trop contraignant en terme de temps (prépa des paniers etc.).

        Alors oui, leur orga continue à s’appeler AMAP même si elle ne colle pas à la « théorie ». Mais ici, nous sommes dans le monde réel : ils ont opté pour la solution la plus pratique pour tous.

        (Accessoirement cette AMAP est une des plus ancienne, et j’en suis client depuis les tout débuts).

         
        • viva zebda
          viva zebda répond à Central Scrutennizer
          Ni maître, ni croquettes
          • Posté à 19h22 le 29/01/2012
          • Internaute 25029
            Ni maître, ni croquettes

          après ,chacun fait ce qu’il veut , mais a mes yeux , c’est mal-honnête de continuer a s’appeller AMAP

          • Yamede
            Yamede répond à viva zebda
             ? ? ?
            • Posté à 15h43 le 30/01/2012
            • Internaute 112460
               ? ? ?

            Gnagni-Gnagna...

            ni maitre, ni croquettes et jamais content !

        2 autres commentaires
    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à Central Scrutennizer
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 22h33 le 29/01/2012
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Racontez nous ça !

  • Guyd77
    Guyd77
    le passant qui passe
    • Posté à 09h53 le 29/01/2012
    • Internaute 36702
      le passant qui passe

    10% de benef quand un petit commerçant se fait 2 ou 3 %, en plus de 10 % de gestion ca fait quand même 20%. Start-Up commerciale en attente d’être cotée en bourse et qui annonce déjà de bons dividendes.

    L’idée des AMAP finira comme le bio dans le giron de Nestlé et consorts.

    • viva zebda
      viva zebda répond à Guyd77
      Ni maître, ni croquettes
      • Posté à 12h09 le 29/01/2012
      • Internaute 25029
        Ni maître, ni croquettes

      tu confonds AMAP et ruche... !

  • Ghasielyne
    Ghasielyne
    indépendante
    • Posté à 10h10 le 29/01/2012
    • Internaute 107796
      indépendante

    Je souhaiterais préciser que dans les réseau AMAP, tout dépend également des producteurs maraîchers. Si certains peuvent proposer exclusivement choux et navets durant les longs, très longs mois d’hiver, d’autres (à mon avis la majorité) respectent la charte des AMAP (production bio) et le contrat qu’ils ont signé avec le consommateur (ou amapien) dans lequel ils s’engagent à proposer 5 variétés de légumes à chaque distribution (par exemple, poireau, courge, ail ou échalotte, salade et carotte pour le dernier panier reçu la semaine dernière)...

  • xaviers
    xaviers
    neant
    • Posté à 11h28 le 29/01/2012
    • Internaute 60618
      neant

    cet article me fait vomir
    encore un business avec des prix exorbitants.
    comme tout ces produits ecolos ils ne sont accessibles qu’aux bobos et autres classes superieures...
    le navet ne devrait pas etre à 1,59 mais à 89cts....
    pas plus, c’est du navet....
    avant les amaps je me servais en farine bio en direct à la minoterie, avec un prix de 89 cts le kilo. Un jour je me pointe et l’on me dit qu’il faut un kbis ou etre entreprise pour pouvoir acheter, voilà la liste des revendeurs. donc maintenant à la coop c’est 1,72 euros le kilo. moi je vois le kilo à plus de 10 francs le kilo !
    j’ai arreté je la prend chez metro j’y ai un kbis depuis 20 ans, il y a de la bio, à un prix assez bas, et là ils doivent saigner le mec qui la produit ! ! !
    le bio va dans l’exces, d’autres comme moi leur renvoie la balle ! !
    pour le boeuf meme chose les prix surtout les bas morceaux, le truc dont personne ne veut à 16 euros le kilo sur le 42 ben....
    de qui se moque-t-on ? ? ? totalement inadmissible....
    prendre 10% ? ? ? ? je ne suis pas pret de prendre quoi que ce soit à la ruche...deja que quand une agence me dit nous prenons 10% sur votre prix je les degage, je refuse meme qu’ils augmentent mon prix de 10%....on a toujours le choix..droit dans ses bottes !
    non mais ! ! !

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