Entretien 27/01/2012 à 17h47

Une histoire oubliée des internés algériens du Larzac



Reconstitution, à partir de Google Map, du camp du Larzac (Kevin Mekhloufi)

Oubliés des livres d’Histoire, les camps de « rééducation » pour « Français musulmans d’Algérie » ont pourtant existé, entre 1958 et 1962, quand la guerre d’Algérie battait son plein. L’enjeu pour le gouvernement français était ici idéologique : interner, isoler, et franciser les Algériens de l’Hexagone suspectés de connivence avec le Front de libération nationale algérien (FLN).


Kevin Mekhloufi (Eléonore Gratiet-Taicher)

Nous avons rencontré Kevin Mekhloufi, diplômé d’Histoire qui a consacré son master 2 au sujet. Sa grand-mère algérienne lui avait soufflé le sujet.

Il nous raconte l’internement dans l’un des quatre « centres d’assignation à résidence surveillée » : le centre du Larzac, aujourd’hui camp militaire de l’Armée de terre.

L’histoire de l’enfermement au Larzac n’avait pas fait l’objet d’ouvrages spécifiques, mais de chapitres, ou d’articles de revues plus généralistes, tel cet article de l’historien Benjamin Stora écrit en 1991.

Rue89 : Pourquoi, selon-vous, l’Histoire occulte-t-elle le sort de ces Algériens « assignés » en métropole ?

Kevin Mekhloufi : Il faut savoir qu’on en parlait déjà peu à l’époque. Il y avait eu quelques discussions confidentielles entre différents politiciens et hauts-fonctionnaires pour régler le problème suivant : le fait d’identifier des leaders du FLN sans pouvoir les condamner faute de preuves concrètes. Pour passer outre ce blocage au niveau de la loi, des dispositifs légaux ont été mis en œuvre (loi du 26 juillet 1957) pour autoriser à détenir ces suspects de manière arbitraire, à les mettre hors-jeu au moindre soupçon de lien avec le FLN, et éviter ainsi qu’ils ne « contaminent » les Algériens modérés.

Au delà d’un lointain parent interné au camp du Larzac, qu’est-ce qui a aiguisé votre curiosité pour cette histoire ?

Ma grand-mère me parlait d’anecdotes que je n’arrivais pas à retrouver dans les livres et j’ai été surpris de voir combien étaient encore ignorés nombre d’épisodes de la guerre d’Algérie, côté sol métropolitain. Je précise qu’à aucun moment je n’ai été dans une démarche passionnelle qui reposerait sur un moyen de régler ses comptes avec la mémoire car je ne me sens aucun lien à proprement parler avec l’Algérie (malgré mon patronyme).

Comment était organisé le système d’assignation ?

Voir le document

(Fichier PDF)

Gérés par le ministère de l’Intérieur, quatre centres ont vu le jour. Le Larzac était « généraliste » et c’est là que le niveau d’endoctrinement des assignés était déterminé. Celui de Thol était réservé aux jeunes de moins de 25 ans ; Vadenay accueillait les cadres, et Saint-Maurice-l’Ardoise les nationalistes non-frontistes.

Au Larzac, ancien camp militaire d’une capacité de 3 500 places, les observations et les interrogatoires étaient menés par les Renseignements généraux et par un service d’action éducative et sociale pour dresser des profils : les « fanatiques » étaient par exemple transférés à Vadenay.

Ses quartiers étaient quadrillés par type de détenus : « durs », « mous », « irrécupérables ». Et la vie quotidienne organisée selon un couvre-feu, un lever obligatoire, un ordre de passage aux douches, à la cantine, aux cours pour apprendre à lire et écrire, et beaucoup de propagande pro-française...

Comment le FLN s’est-il organisé à l’intérieur du camp ?

On s’est rendu compte petit-à-petit que des cadres du FLN se réunissaient informellement et il n’y avait pas assez de ressources en personnel et en locaux pour identifier et séparer les groupes. Au sein des quartiers déjà cloisonnés en terme d’endoctrinement, dès qu’on isolait des meneurs, d’autres prenaient immédiatement leur place : la nature a horreur du vide et les mouvements politiques aussi.

Le FLN s’est donc structuré en une sorte de contre-administration, en réponse à la stratégie de la direction du camp qui était la suivante : rémunérer – ce qui était vital pour eux – les assignés conciliants. Ces derniers étaient en effet tiraillés par l’angoisse car ils étaient venus en France pour travailler. Etre enfermé mettait financièrement en péril leur famille, leurs employeurs risquaient également de les renvoyer.

Le Comité de détention du FLN a voulu faire échec à cette stratégie en versant également une pension, en gérant des commandes de nourriture... : tout était fait pour créer une forme d’Etat algérien autonome à l’intérieur du camp.

Les assignés se sont donc retrouvés pris au milieu d’une lutte idéologique...

Oui, quand on se met au niveau de l’assigné lambda, n’ayant pas forcément d’implication politique dans la guerre d’Algérie, on réalise comment il se retrouvait pris entre le marteau et l’enclume.

D’un côté l’administration française exerçait une pression et un chantage social, menaçant de lui couper toute indemnisation (il n’y avait pas de torture contrairement aux camps situés en Algérie tenus par l’armée). Et de l’autre côté, l’organisation du FLN – autoritaire, non démocratique et marquée par des luttes intestines de pouvoir –, exerçant des pressions physiques dès qu’il ne respectait pas le « code de discipline », très strict, régissant du vol au dénigrement de l’organisation, au manquement des corvées...

La menace d’exécution à la sortie était en outre très forte, un « livret blanc » servait à dresser des listes. Ils allaient même jusqu’à inventer l’histoire d’un directeur français corrompu. Le premier qui parlerait serait donc immédiatement identifié.

Finalement, l’objectif initial français a-t-il totalement échoué ?

De fait, il y avait une adhésion forcée par la peur à la contre-administration.

Mais il y avait aussi une incompréhension à se retrouver enfermé dans le Larzac dans ces conditions terribles : ils se sentaient persécutés par l’Etat français et se tournaient donc plus facilement de l’autre côté.

C’est justement ce qu’ont noté un certain nombre de responsables du camp. Ils ont réalisé qu’en agissant de la sorte, ils ne faisaient que pousser des Algériens dans les bras du FLN.

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  • 52 réactions
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  • Sakae Osugi
    Sakae Osugi
    pas flambifié du tout...
    • Posté à 18h01 le 27/01/2012
    • Internaute 101522
      pas flambifié du tout...

    et ouais, au Larzac,y a pas eu que BoséJové et des biques...cong ! ...

    • zygzornifle
      zygzornifle répond à Sakae Osugi
      Poussière d'étoiles
      • Posté à 10h05 le 28/01/2012
      • Internaute 160367
        Poussière d'étoiles

      Larzac ? c’est la Zac du Lard, pas bon pour les Musulmans....

  • Nadia Aouassi
    Nadia Aouassi
    Employée
    • Posté à 18h11 le 27/01/2012
    • Internaute 68357
      Employée

    Je ne sais quoi dire en voyant cet article ! ! ! ! Peut-être d’abord MERCI à au SITE rue 89 de rendre hommage aux traumatisés de la guerre à qui on n’a jamais donné i la parole ni rendue justice.
    Mon père a été « appelé “ comme tous français ,la France l’a oblIgé à combattre contre les siens . Il est revenu totalement traumatisé par cette sale guerre d’Algérie . il n’ a pas eu de vie ! ! ! ! il ya queques années Il s’est quazi laissé mourir de faim et c’est ensuité défénestré.Vous comprendez pourquoi nous en avons plus qu’assey de cette France raciste qui passe son temps à salir les musulmans ,les iimigrés ,les étrangers .... Les politiques de France salissent la mémoire des nôtres qui ont combattu evec honneur r et fidélité pouur cette France bien ingrate ! ! !
    Lien

  • informateur-
    • Posté à 18h21 le 27/01/2012
    • Internaute 147312

    quel est le but de cet article , moi qui suis algérien a 100 % pas un americo (kevin) algérien , dont toute la famille a connue la guerre , nos aïeux nous en parlent pas pour ne pas installer une haine et avec le recul je comprends pour avancer , il ne faut rester bloquer sur une période ,la guerre et la colonisation c’est pas bien , je pense que le peuple algérien ne veut pas d’argent ne veut pas auto- flagellation des français , personne ne peut dire le contraire mais au lieu de ressasser le passé il faut avancer il y a encore une guerre de colonisation qui peut s’arrêter je citerais la Palestine , des chercheurs en cartons qui cherchent je ne sais quoi ?

    benjamin stora , l’ami des politiciens ( FLN des palais et des militaires algériens) et j’ai lu la bio de Messali Hadj d’une médiocrité d’une fausseté , aucun intérêt il faut laisser écrire l’histoire a travers les archives .sans intérêt idéologique ou politique .

    • Mac_beth
      Mac_beth répond à informateur-
      lecteur
      • Posté à 18h39 le 27/01/2012
      • 180276
        lecteur

      « la guerre et la colonisation c’est pas bien »

      Merci informateur pour cette pensée irréfutable ! ;)

    • Anastaze
      Anastaze répond à informateur-
      inconsolable
      • Posté à 20h13 le 27/01/2012
      • Internaute 53186
        inconsolable

      Il ne s’agit pas du peuple algérien et du peuple français, mais du peuple français et du peuple français.

      Derrière ces révélations, c’est une perception de l’identité nationale, qui est mise au jour.
      C’était bien des français depuis 1870 qui étaient envoyés dans ces camps de « rééducation ». Comme aujourd’hui, ce sont aussi des français qui sont stigmatisés à travers leur religion ou leur milieu social.

      • yabon
        yabon répond à Anastaze
        Klingon
        • Posté à 23h17 le 27/01/2012
        • Internaute 98602
          Klingon

        Napoléon, sort de ce corps.

         
        • Anastaze
          Anastaze répond à yabon
          inconsolable
          • Posté à 06h34 le 28/01/2012
          • Internaute 53186
            inconsolable

          ah oui, 1830, je confond toujours avec la perte des colonies d’Alsace-Lorraine. C’est vrai que là, les camps d’insertion avaient étés jugés superfétatoires.

        1 autres commentaires
    • Deamon7
      Deamon7 répond à informateur-
      Petit agité
      • Posté à 22h41 le 27/01/2012
      • 49273
        Petit agité

      je pense que le peuple algérien ne veut pas d’argent ne veut pas auto- flagellation des français , personne ne peut dire le contraire mais au lieu de ressasser le passé il faut avancer

      Bon esprit. Le jour où les anciens pays colonisés et les Français eux-mêmes auront compris ça, l’Afrique aura fait un grand pas en avant, et on pourra enfin avoir des relations saines. Malheureusement pour l’instant beaucoup préfèrent se complaire dans l’amertume d’une part et dans la culpabilité d’autre part, l’une entretenant l’autre.

    • rafioso
      rafioso répond à informateur-
      paysan
      • Posté à 13h53 le 28/01/2012
      • Internaute 145922
        paysan

      Il ne sert à rien de faire comme si rien ne s’était passé, le silence est même sûrement le meilleur moyen de laisser l’abcès où il est... Et ressortir à l’occasion.
      Après je conçois que c’est dur de remuer ce passé pour ceux qui l’ont vécu, où le trouve en héritage.
      Mais quand même ce tabou à propos de la guerre d’algérie est bien pesant quand on pense qu’il y a je crois 6 millions de français qui ont un lien direct avec l’algérie : immigrés, pieds noirs, appelés, harkis...
      Ce genre d’article est donc le bienvenu.

      • paxanka
        paxanka répond à rafioso
        Parmi les Zotres
        • Posté à 10h44 le 29/01/2012
        • Internaute 144237
          Parmi les Zotres

        Je suis entièrement d’accord : c’est le silence qui génère l’amertume, la rancœur. Le silence laisse la place à toutes les rumeurs, déformations, fantasmes, loin du travail de l’historien. Le silence crée la haine.
        Dans le cas présent, au contraire, il faut en parler avec le point de vue de l’historien détaché de toute idéologie (dans la mesure où l’être humain est capable de le faire). L’information, la réflexion à partir de l’Histoire n’est pas à redouter, au contraire, elle est saine car elle éloigne tous les fantasmes.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h22 le 27/01/2012
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    « Pourquoi, selon-vous, l’Histoire occulte-t-elle le sort de ces Algériens “ assignés ” en métropole ? “
    Parce que les livres d’Histoire sont écrits par un ministère qui fait partie d’un gouvernement qui n’est pas foutu d’assumer le passé du pays qu’il dirige...

    En tout cas, ce fut utile, car je ne connaissais pas cette histoire. Même si je suis pas surpris, et loin d’être choqué après avoir entendu des trucs bien trashs sur le reste de cette guerre à la con.

    • Crepitus
      Crepitus répond à Keldan
      Retraité
      • Posté à 18h37 le 27/01/2012
      • Internaute 85789
        Retraité

      Pourquoi l’histoire occulte-t-elle cela (et bien d’autres choses de cette époque), tout simplement parce que les archives ne sont pas ouvertes, et ne sont pas près de l’être.

  • laure aubry
    laure aubry
    enfileur de perles
    • Posté à 18h23 le 27/01/2012
    • 177688
      enfileur de perles

    Comme quoi nous aussi , on savait mettre sur pied des camps d’internement , le Larzac , Vadenay près de Mourmelon dans la Marne et St Maurice l’Ardoise ,
    Ce n’était pas Auschwitz ni Dachau ... mais quand même !
     ! Lien

    • Zeki
      Zeki répond à laure aubry
      Curieux de tout
      • Posté à 20h11 le 27/01/2012
      • Internaute 64085
        Curieux de tout

      Le camps de drancy n’a pas été construit par l’occupant allemand, mais par le gouvernement français pour interner les allemands de france. Comme les camps de japonais aux USA ou les camps de la mort d’einsenhower pour allemands (james bacque other losses). Les camps de travail forcés dans le cadre du régime de l’indigénat pour les africains également... du propre je vous dit !
      Ils ne savent visiblement pas faire de guerre sans entasser des innocents dans des camps.

      • viva zebda
        viva zebda répond à Zeki
        Ni maître, ni croquettes
        • Posté à 00h03 le 28/01/2012
        • Internaute 25029
          Ni maître, ni croquettes

        Comme le camp d’internement de Gurs ( 64 )

        Construit en avril 1939, par les autorités de la IIIème République. Y sont d’ abord installés plusieurs milliers de réfugiés espagnols, pour la plupart combattants de l’Armée républicaine espagnole et volontaires des Brigades internationales.
        A partir de mai 1940, le régime de Vichy y fait interner des réfugiés politiques français, et des réfugiés politiques basques.
        A partir d’octobre 1940 ,massivement , les Juifs de France ,d’Allemagne et de l’Europe centrale...

        Fermé le 31 décembre 1945, le site est radicalement transformé dès 1946 avec la vente et la destruction des baraques, puis la plantation d’une forêt qui tente de rejeter dans l’oubli l’histoire d’un camp administré par les autorités françaises du premier au dernier jour de son existence.

         
        • Zeki
          Zeki répond à viva zebda
          Curieux de tout
          • Posté à 20h48 le 28/01/2012
          • Internaute 64085
            Curieux de tout

          « Dès février 1939, ils furent qualifiés par les autorités françaises de “ camps de concentration ”, comme si un inconscient administratif s’exprimait par ce lapsus, afin d’énoncer une réalité qu’il aurait voulu sceller. » Denis Fernandez Recatala « Des camps pour les républicains espagnols » Lien (payant) Lien (gratuit)

          La réalité du système concentrationnaire allié est une telle bombe historique, au même titre que le génocide des allemands d’europe de l’est après la guerre suivant la conférence de postadam (division de l’europe en enclaves suivant des critères ethnico-religieux), qui fait voler en éclat la part de mythe et de propagande dans l’histoire de cette époque.

          L’histoire de l’espagne est extrêmement riche en enseignements sur la real politik de l’époque et introduit des subtilités contre-intuitives comme hitler penchant pour les républicains (en gros « ils sont déja socialistes, plus tard nous en ferons de bons nationaux socialistes ») ou d’autres plus évidentes mais tues volontairement (la banque de france, donc le concept de l’oligarchie des « 200 familles », la banque worms, et le finançement des régimes autoritaires et contre-progressistes) de part leur caractère explosif de l’ordre de la déflagration thermo-nucléaire ! ! !

          Ceci est fondamental selon moi car une fois remis dans un contexte plus large dans le temps et l’espace, ce fonctionnement synarchique de certaines élite, formant une internationale fasciste n’a jamais été purgé lors de la l’épuration de la libération. On doit à cette internationale fasciste l’UE néo-fasciste (au sens classique, c’est à dire corporatiste se distinguant du fascisme italien par son caractère purement économique conservant l’autoritarisme mais se passant du folklore raciste périmé et du militarisme (laissé au bon soins de l’OTAN). Ceci dans la droite ligne du « nouvel ordre européen » fasciste, cette bonne paix, entre gens du même monde, permettrait l’instauration en Europe d’un ordre nouveau, un ordre synarchique qui ne serait pas celui d’Hitler, ni de Mussolini, tombé au rang de faire valoir du Führer, mais l’ordre européen de von Papen et de Goering, celui de Lord Halifax, de Pierre-Etienne Flandin, de Ciano, de Franco ’, c’est-à-dire les vrais banquiers et négociants qui manipulent les fascistes. (selon Ulmann et Azeau).

          Dans cette article de la dépêche, il est fait mention de Thomas Mc Kittrick, président de la Banque des Réglements Internationaux (BRI), le « Banquier américain d’Hitler » (Chargueraud). Lien
          La BRI est l’outil qui a permis justement au travers de collaborateurs dans les différentes banques centrales d’imposer et d’étendre en 60 la rentable arnaque à la dette publique. Le cercle des bilderbergers est un outil ayant servi à avancer l’agenda fédéraliste pour le compte du cartel des banques centrales Lien .
          Actuellement la menace d’éclatement de la bulle financière permet justement aux banquiers centraux sous le vocable euphémisant d’austérité ou rigueur d’imposer sans autre forme de débat des mesures contre-progressistes (allongement du temps de travail, baisse des salaires, hausse d’imposition sur les fameuses « classes moyennes »...) que les politiciens adoptent docilement de gauche comme de droite (orban est d’ailleurs rentré dans le rang sous la menace de la commission européenne).
          Caroll Quigley dans tragedy and hope publié en 1966 lève le voile sur l’agenda poursuivi par des individus regroupés au sein de sociétés secrètes étrangement occultés par les historiens modernes comme la society of the elect.
          « Les puissances du capitalisme financier avaient un autre but lointain, rien de moins que créer un système mondial de contrôle financier privé capable de dominer le système politique de chaque pays et l’économie du monde dans son ensemble. Ce système devait être contrôlé d’une façon féodale par les banques centrales du monde agissant au concert, selon des accords secrets, obtenus lors de réunions privées fréquentes et des conférences. L’apex du système était la Banque des règlements internationaux à Bâle [BIS en anglais BRI en français], la Suisse, une banque privée possédée et contrôlée par les banques centrales qui étaient elles mêmes des sociétés privées. La croissance de capitalisme financier a rendu possible une centralisation du contrôle économique mondial et l’utilisation de ce pouvoir pour le bénéfice direct de financiers ou pour porter atteinte aux autres groupes économiques. »

          « Je n’ai pas besoin des politiciens » déclare Fritz Leutwiler, à la tête de la BRI. « Il leur manque le jugement des banquiers centraux ».
          [c’est le prétexte avancé pour retirer aux états le pouvoir régalien de création monétaire, leur vision court-termiste et électoraliste ce qui n’est pas totalement faux mais pour nous soumettre à la dictature des marchés et à l’esclavage par la dette]

        • rafioso
          rafioso répond à viva zebda
          paysan
          • Posté à 16h23 le 29/01/2012
          • Internaute 145922
            paysan

          Ces camps pour républicains espagnols portaient d’ailleurs le joli nom de camp de concentration...

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 18h24 le 27/01/2012
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    à mon avis , beaucoup de chose sont volontairement oubliées

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 19h02 le 27/01/2012
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    On était bien obligé de faire des goulags pour lutter contre les fous furieux du FLN et du MNA complètement lobotomisés par les communistes stalino-polpotiens...

    • KIKI21000
      KIKI21000 répond à Autist Reading -
      retraité
      • Posté à 19h22 le 27/01/2012
      • Internaute 53190
        retraité

      Une façon de faire vivre cet épisode de l’histoire de, c’est d’associé le 08 mai au massacre de Sétif, et faire connaitre des films tel « 20 ans dans les Aurès ».

    • Sakae Osugi
      Sakae Osugi répond à Autist Reading -
      pas flambifié du tout...
      • Posté à 20h00 le 27/01/2012
      • Internaute 101522
        pas flambifié du tout...

      on n’était pas obligés de les paponiser dans la Seine non plus...c’est contraire à la convention de Genève et à la dignité humaine...

      • Autist Reading -
        Autist Reading - répond à Sakae Osugi
        In enculo cum vibro
        • Posté à 20h57 le 27/01/2012
        • Internaute 73535
          In enculo cum vibro

        Il n’y avait plus de place au goulag.

        Alors on a trouvé cette solution finalement...

         
        • yabon
          yabon répond à Autist Reading -
          Klingon
          • Posté à 01h13 le 28/01/2012
          • Internaute 98602
            Klingon

          Un petit problème avec la concurrence libre et non faussée ?

          Ok j’enlève la photo de ce gros pourri, ça peut porter à confusion. En même temps je teste la v2.

        • bousoufi
          bousoufi répond à Autist Reading -
          retraité
          • Posté à 17h20 le 28/01/2012
          • Internaute 164638
            retraité

          Et le zyclon était devenu introuvable !

          • Zeki
            Zeki répond à bousoufi
            Curieux de tout
            • Posté à 21h12 le 28/01/2012
            • Internaute 64085
              Curieux de tout

            Pour info, le Zyklon B était fabriqué par le trust américano-allemand IG farben, cartel regroupant les plus gros acteurs de l’industrie chimique allemande avec ses collaborateurs US.
            L’entreprise avait pour devise « le travail rends libre » et a exploité les déportés à auschwitz monovitz (d’où la barrière de l’entrée).

            -Directeur de la branche US d’IG farben= paul moritz WARBURG créateur de la FED !
            US Federal Reserve Governor (1913-18)
            Federal Reserve Founder (1913)
            Member of the Board of Kuhn, Loeb & Co. Partner (1901-13 and 1918-32)
            Member of the Board of Union Pacific
            Member of the Board of Western Union
            American I.G. Chemical
            Bank of the Manhattan Company Chairman (1929-32)
            Farmer’s Loan and Trust Co.
            M.M. Warburg & Co. Partner
            Council on Foreign Relations Director (1921-32)
            Lien

            -Siegeant au conseil d’administration d’IG farben côté allemand=max WARBUG (qui sera nommé au conseil d’administration de la reichsbank en 1933 jusqu’en 1938 ! ! !)
            M.M. Warburg & Co. Partner (1893-1938)
            N.M. Rothschild and Sons
            I. Dreyfus and Co.
            Member of the Board of IG Farben (1925-38)
            Member of the Board of Reichsbank (1933-38)
            Lien

        3 autres commentaires
  • Mac_beth
    Mac_beth
    lecteur
    • Posté à 19h12 le 27/01/2012
    • 180276
      lecteur

    Un article intéressant. Effectivement après un Googlage en règle on ne trouve (presque) aucune trace de cette histoire ! Du coup je fais chauffer la machine à café et je télécharge le mémoire !

  • KIKI21000
    KIKI21000
    retraité
    • Posté à 19h34 le 27/01/2012
    • Internaute 53190
      retraité

    Ce ne sont, malheureusement, pas un cas isolé, les russes et La Courtine aprés le traité de Brest-litov pendant la première guerre mondiale, les républicains espagnols à la fin de la guerre d’Espagne, la France est coutumière de ces faits.
    Toutefois ces actes ne doivent engendrer ni haine, ni désire de vengeance car chacun pourrait avoir des raisons de haïr l’autre, nous devons en tirer les conséquences afin de ne plus réitérer cette erreur d’un autre âge.

  • momo la salade
    • Posté à 20h41 le 27/01/2012
    • Internaute 110276
      foutus

     ;

  • momo la salade
    • Posté à 21h21 le 27/01/2012
    • Internaute 110276
      foutus

    ,

  • momo la salade
    • Posté à 21h50 le 27/01/2012
    • Internaute 110276
      foutus

    Le film « Ici on noie les Algériens » nominé aux César 2012

    Vendredi 27 janvier à 19 : 05

    Le film Ici on noie les Algériens nominé aux César 2012

    Le film de la réalisatrice algérienne Yasmina Adi »Ici on noie les Algériens », retraçant les massacres du 17 octobre 1961 à Paris, vient d’être nominé aux César du meilleur film documentaire dont la 37è cérémonie est prévue le 24 février prochain au théâtre du Chatelet dans la capitale française.

    « Je ne m’attendais pas à ce que mon film soit retenu par la prestigieuse Académie des arts et techniques du cinéma qui décerne les César, et ce fut vraiment impressionnant pour moi d’apprendre aujourd’hui que ma production fait l’objet d’une telle reconnaissance », a déclaré vendredi la réalisatrice à l’APS.

    Yasmina Adi a ajouté que cette reconnaissance était aussi celle des massacres du 17 octobre 1961, qui dévoileront aux Français l’ampleur des atrocités commises à l’encontre des milliers d’Algériens sortis manifester pacifiquement contre le couvre-feu discriminatoire imposé par le préfet de police.

    « Cette nomination est par conséquent une reconnaissance de l’histoire de la guerre d’Algérie et des crimes commis en cette période, et c’est aussi un hommage aux nombreuses victimes rescapées de ces massacres qui ont apporté des témoignages douloureux dévoilés par le film », a-t-elle encore dit.

    Le 17 octobre 1961 à Paris, le Front de libération nationale (FLN) organisait une manifestation pacifique pour l’indépendance de l’Algérie. Maurice Papon, préfet de Paris à l’époque, donne l’ordre de réprimer les manifestants. Cette répression fut sanglante et le nombre de victimes se comptait par milliers.

    Les cadavres seront retrouvés flottant dans la Seine. Aucune reconnaissance ni réparation officielles n’ont eu lieu depuis lors. C’est pour commémorer ces massacres que Yasmina Adi a réalisé ce film documentaire de 1h30 afin que « la vérité remplace les non-dits ». Il mêle témoignages et archives inédites, histoires et souvenirs passés et présents.

    Réalisé en 2011 « Ici on noie les Algériens » a été projeté la même année en salle en France et en Algérie, à l’occasion de la commémoration du cinquantenaire des massacres du 17 octobre 1961.

  • aa77
    aa77
    Bâti
    • Posté à 22h48 le 27/01/2012
    • Internaute 49074
      Bâti

    Si un demi siècle après, on découvre des événements qu’on nous a caché, c’est parce qu’on a d’un côté des gouvernements qui n’arrivent toujours pas à assumer leur histoire.

    De l’autre côté de la Méditerranée un gouvernement de mafieux depuis 1962, a remplacé les colons, mais en plus avec des dents encore plus voraces !

    Tant que la diaspora (entière) reste inorganisée, le statuquo demeurera !

  • LienRag
    • Posté à 01h27 le 28/01/2012
    • Internaute 34767

    « On s’est rendu compte petit-à-petit que des cadres du FLN se réunissaient informellement et il n’y avait pas assez de ressources en personnel et en locaux pour identifier et séparer les groupes. “
    Avec les technologie modernes ce problème n’en est plus un...

  • asselin
    • Posté à 02h07 le 28/01/2012
    • Internaute 62896

    J’ai dans un commentaire une référence aux camps de concentration. En fait ça ressemble plutôt à un camps de redressement, comme il y a eu en Chine du temps où elle était communiste.
    Je crois que c’est Bentham qui, à propos des dispositifs carcéreaux écrivait qu’en’ leur absence la société n’existerait simplement pas. On néglige (c’est la leçon cachée dans cette réflexion utilitariste) à quel point les « marginalités », ici les lieux d’enfermement honteux, définissent ou conditionnent l’enfermeur autant que l’enfermé. Ce lieu dont parle le jeune historien, où l’on retenait au secret des individus pour de pures raisons de redressement idéologique est sans doute un élément important dans l’archeologie de la mémoire de cette guerre non encore tout à fait refroidie.

  • marine333
    marine333
    boucher
    • Posté à 03h14 le 28/01/2012
    • 176486
      boucher

    Mio j’avais 1 ans
    Et cette histoire a durée 4 ans,donc assez court
    Donc pour moi,la dessus ,rien a dire

    • Michel Pantin
      Michel Pantin répond à marine333
      con
      • Posté à 04h04 le 28/01/2012
      • 179510
        con

      Ca fait du bien quand on t’entends fermer ta gueule...

    • Alt-Z
      Alt-Z répond à marine333
      Désolé
      • Posté à 12h20 le 28/01/2012
      • Internaute 34267
        Désolé

      Alors que l’occupation mauresque en septimanie dure depuis l’an 719 : ça, c’est du sérieux.

  • Caniveau89
    • Posté à 08h39 le 28/01/2012
    • Internaute 26147

    L’assignation à résidence était un bon moyen de faire le point avec ceux qui voulaient combattre la France sans être des assassins ordinaires du FLN !

    • Bjambo
      Bjambo répond à Caniveau89
      oui
      • Posté à 10h55 le 28/01/2012
      • Internaute 100392
        oui

      j’adore ton concept d’assignation en residence dans un camp d’internement.
      apres la victoire de la gauche, je te propose de faire le point dans un camp d’internement, tu recevras ton assignation a résidence
      ( il y a de fortes chances que ta residence soit dans un quartier difficiles, on va engager pleins de jeunes du coin pour te surveiller, ils feront le point avec toi avec un karcher)

  • 0173dom
    0173dom
    retraité
    • Posté à 09h01 le 28/01/2012
    • Internaute 111751
      retraité

    lien
    A voir absolument

    lien que j’ai repris d’un post précédent, j’ai découvert, c’est impressionnant, comme quoi, on n’avait pas grand chose à envier aux nazis.

    • balala
      balala répond à 0173dom
      • Posté à 10h34 le 28/01/2012
      • Internaute 3552

      Il s’agit bien d’atrocités commises par la France, mais il me parait indécent de comparer cela à Auschwitz (ce n’est pas vous qui faites l’amalgame, mais le lien sur lequel vous renvoyez). Concentration, internement, tortures, mais il ne s’agit en rien d’un camp d’extermination.
      Ces amalgames permanents sont idiots, ils nuisent à toutes les causes.
      Dans le cas de la guerre d’Algérie, on et indiscutablement dans des affaires de crimes de guerre, massacres et crimes contre l’humanité, mais certainement pas dans celui d’un génocide (il n’y a à aucun moment, sauf si vous en apportez la preuve, de volonté de faire disparaître tout un peuple ou toute une ethnie).

      • 0173dom
        0173dom répond à balala
        retraité
        • Posté à 18h26 le 28/01/2012
        • Internaute 111751
          retraité

        je ne comprends pas, c’est vous qui faites un amalgame, moi je parlais simplement en terme d’atrocité ou on se trouvait certainement à un cran en dessous mais quand même très proche

         
        • balala
          balala répond à 0173dom
          • Posté à 18h32 le 28/01/2012
          • Internaute 3552

          J’avais bien précisé : « (ce n’est pas vous qui faites l’amalgame, mais le lien sur lequel vous renvoyez). »
          le lien en question intitule sa vidéo « les Auschwitz de la France en Algérie », ce qui est bien un amalgame et que je réprouve.

          • 0173dom
            0173dom répond à balala
            retraité
            • Posté à 08h25 le 29/01/2012
            • Internaute 111751
              retraité

            je reconnais que j’ai occulté le titre frappé par la dureté des images qui sont pour moi une totale découverte.
            moi ce qui me dérange c’est que nous sommes des donneurs de leçons avec la turquie par exemple alors que l’on passe sous silence certains faits comme ceux là.

        2 autres commentaires
      • 0173dom
        0173dom répond à balala
        retraité
        • Posté à 18h26 le 28/01/2012
        • Internaute 111751
          retraité

        je ne comprends pas, c’est vous qui faites un amalgame, moi je parlais simplement en terme d’atrocité ou on se trouvait certainement à un cran en dessous mais quand même très proche

  • mick69
    • Posté à 09h32 le 28/01/2012
    • Internaute 2907

    L’article rappelle que le FLN fonctionnait par les menaces de mort : tu nous soutiens ou on t’égorge.

    Les gens d’aujourd’hui ont un peu du mal à imaginer ce que signifie la présence en France d’une organisation avec ce type de fonctionnement.

    • Joseph Gratteur
      Joseph Gratteur répond à mick69
      Working Class Blero
      • Posté à 10h40 le 28/01/2012
      • Internaute 164574
        Working Class Blero

      Si ils ont eu l’OAS après, mais eux on les a rapidement admistés après leurs saloperies post indépendance...

    • Joseph Gratteur
      Joseph Gratteur répond à mick69
      Working Class Blero
      • Posté à 11h01 le 28/01/2012
      • Internaute 164574
        Working Class Blero

      Avant, ils avaient déjà essayé ça avec les républicains espagnoles, puis ensuite avec les étrangers fuyant le nazisme, ce qui a eu l’immense avantage de fournir des maquisards en plus à la résistance française.

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