Témoignage 23/01/2012 à 19h09

Excellentes, les écoles de commerce ? Mon œil !

Clément Greux | Etudiant école de commerce

Mis à jour le lundi 23 janvier 2012 à 23h00
Les frais d'inscription sont de 7 000 euros par an, non par mois

Présentées comme les centres de formation des élites économiques, comme l’ultime bastion de la méritocratie au sein d’un système scolaire malade, les écoles supérieures de commerce jouissent d’un prestige aussi exceptionnel qu’injustifié.

L’auteur de ce témoignage

L’étudiant qui témoigne a 24 ans. Il a suivi une pépa au lycée Kléber de Strasbourg et a intégré une école supérieure de commerce du réseau Ecricome située dans l’ouest de la France. Il souhaite témoigner anonymement et ne pas citer son école pour deux raisons.

1. « Mes camarades de prépa ont intégré des écoles de niveaux variés de l’ESC Amiens à l’EM Lyon et TOUS partagent mon point de vue. Je ne souhaite donc pas stigmatiser une école en particulier. »

2. Le milieu des Business School est très concurrentiel. Les écoles sont attentives à leur image et n’hésitent pas à avoir recours aux juridictions pénales pour sanctionner toute mauvaise publicité. Les élèves de Skema qui s’étaient révoltés sur le compte Facebook de leur école auraient été sanctionnés.

Les médias, appuyés par les services communication des « business schools », dressent un portrait idyllique de ces établissements qui « cultivent l’excellence » et « constituent le vivier de recrutement privilégié des entreprises ».

On leur concède bien quelques défauts comme le montant des frais de scolarité (environ 7 000 euros par mois) mais cet argument est rapidement contredit par le niveau des salaires d’embauche des jeunes diplômés, qui permet de rentabiliser rapidement le coût de ces études.

Issu d’une famille modeste (mon père est ouvrier à la retraite, ma mère femme au foyer), j’ai intégré il y a trois ans une école de commerce qui truste chaque année une place dans le premier tiers des différents classements.

J’ai consenti des efforts importants pour poursuivre mes études au sein de cet établissement, espérant qu’il m’offre l’opportunité d’une véritable ascension sociale.

Extrêmement déçu par une formation qui doit s’achever prochainement, je souhaite, sans stigmatiser telle ou telle école, faire la lumière sur ce
qu’est réellement une école de commerce et déconstruire un à un les
arguments de vente censés justifier les frais de scolarité exorbitant de
ces structures.

1

Des enseignements loin de l’« excellence » revendiquée

La qualité de la formation académique est, de loin, le premier motif de déception pour les étudiants qui intègrent une école de commerce. Tout au long de notre scolarité se succèdent des cours à l’intérêt pédagogique extrêmement limité, justifiant d’une certaine manière l’absentéisme légendaire des étudiants de première année.

Les cours dispensés par des professionnels censés constituer une des plus values des formations « made in business school » se résument quant à eux de vulgaires opérations de communication, ne poursuivant qu’un seul objectif : nous convaincre d’aller faire des stages mal payés au sein des entreprises qui mettent des intervenants à disposition de l’école.

J’ai côtoyé au cours de mes différents stages des élèves qui suivaient une formation en management similaire à la notre. A la différence près que cette formation était dispensée par l’université et qu’à ce titre, elle était gratuite. J’ai pu constater à quel point leur connaissances académiques étaient supérieures aux nôtres.

Ce constat vaut également pour les étudiants étrangers qui ont pourtant dépensé des fortunes pour poursuivre leur scolarité en France.

2

A la sortie, des chômeurs et des débouchés décevants

Les études emplois sont formelles, les écoles de commerce garantissent un emploi valorisant et bien rémunéré à leurs diplômés. En ce sens, cette formation constitue un « investissement sur le long terme » : la lourde facture présentée au cours de la scolarité ne représente rien face aux revenus futurs que garantit notre diplôme.

Mais quel crédit doit-on porter à des études le plus souvent réalisées par les juniors entreprises de l’école, pour le compte de l’école, auprès d’une part non représentative des anciens de l’école ?

Je ne compte plus le nombre de diplômés qui continuent de hanter les locaux de mon école en attendant d’intégrer le monde du travail.

Ces diplômés n’apparaissent pas dans des statistiques, refusant de les alimenter notamment en raison de la prégnance, dans le microcosme des écoles de commerce, des discours qui tendent à imputer aux chômeurs la responsabilité de leur situation.

La nature des postes occupés par les jeunes diplômés pose également problème. Oubliez les postes de responsables des ressources humains (RRH) ou de chefs de produits : dans la vraie vie, la majorité des « sup de co » sont contraints d’accepter des postes traditionnellement occupés par des personnes dont le niveau scolaire est bien en deçà du bac+5.

Ainsi, les diplômés spécialisés en marketing s’orientent par défaut massivement vers des postes de commerciaux terrain, de chargés de clientèle en agence bancaire ou des postes de managers de rayon dans la grande distribution.

Ceux qui souhaitent travailler dans le domaine des ressources humaines iront, eux, grossir les rangs des agences d’intérim. Et si ces postes peuvent constituer le point de départ de très belles carrières, ils semblent bien éloignés des ambitions des étudiants de classe préparatoire.

3

La vie étudiante : alcool, drogues, sexisme et homophobie

Sur ce point, les écoles sont fidèles à leurs réputations. Chaque année, les week-ends d’intégration sont émaillés d’incidents plus ou moins graves, le plus souvent liés à la surconsommation d’alcool ou de produits stupéfiants.

Au cours de ces événements, les élèves de première année sont soumis à des pratiques dégradantes, empreintes d’un virilisme primaire, qui s’articulent le plus souvent autours de « jeux » à forte connotation sexuelle.

Souvent issu de vieille famille bourgeoise, les étudiants des écoles de commerce véhiculent les valeurs réactionnaires qui prévalent dans leur milieu. Au cours de ma scolarité j’ai entendu un nombre incalculable de réflexions sexistes, racistes et homophobes sans parler du mépris de classe dont font preuve certains étudiants de l’école.

Je pourrais également revenir sur l’absence totale de mixité sociale et culturelle des écoles de commerce, de la pertinence des logiques économiques qui nous sont enseignées mais ces éléments sont déjà bien connus de l’opinion publique.

Mon propos peut surprendre tant il contraste avec les discours hagiographique dont font l’objet les écoles de commerce d’habitude. Pourtant, en interne, tous les élèves s’accordent à dénoncer les faiblesses d’une formation dont tous s’accordent à penser qu’elle est « très inférieure à leurs attentes ».

Paradoxalement, dès qu’il s’agit de présenter l’école aux prépas le discours change et les contempteurs les plus vindicatifs se muent bizarrement en défenseurs zélés de l’image de leur école. Ce doit être ça l’esprit école…

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  • Lokiel
    Lokiel
    ex-étudiant
    • Posté à 19h18 le 23/01/2012
    • Internaute 129379
      ex-étudiant

    Alors j’ai pas fait d’écoles de commerce mais un autre type de grande école et j’approuve des deux mains : c’est vrai partout. Ceci dit, après une brève incartade de quelques mois en université (brève car je me suis enfui en courant) , je peux vous assurer que c’est malheureusement pire chez eux.

    Juste deux remarques cependant : à titre personnel, j’ai toujours trouvé les cours des intervenants extérieurs comme étant d’une qualité dont ne s’approchent même pas vaguement les professeurs normaux. Cela dit, ça change peut être selon le type d’école.

    Quant au problème de l’employabilité c’est parce qu’il faut savoir que les profils recherchés se font rarement dans une seule école. Il faut savoir jouer sur les ponts : faire une école de commerce puis d’ingénieur, sciences po puis une école de commerce ou une école d’ingénieur puis ...

    • bibinet-
      bibinet- répond à Lokiel
      gros poulet
      • Posté à 19h50 le 23/01/2012
      • Internaute 167286
        gros poulet

      Ouais autant étudier jusqu’à 35 ans, parler couramment 5 langues, etc pour qu’on dise après bin z’etes trop vieux monsieur !
      La seule filière qui vaille désormais c’est le bts.

      • Lokiel
        Lokiel répond à bibinet-
        ex-étudiant
        • Posté à 19h53 le 23/01/2012
        • Internaute 129379
          ex-étudiant

        Euh, vous savez, vous pouvez quitter votre école en master, notamment lors de programmes d’échanges. J’ai un très bon ami qui est ainsi passé d’une école de commerce en licence à une école d’ingénieur en master et qui a trouvé tout de suite du boulot à 24 ans...

         
        • Merak
          Merak répond à Lokiel
          pré retraité
          • Posté à 20h01 le 23/01/2012
          • Internaute 59409
            pré retraité

          ça doit quand même pas être facile d’intégrer une école d’ingénieur en sortant d’une école de commerce ... l’ENA encore, bon (1/3 des entrants). Mais question maths/physique ...

          • Lokiel
            Lokiel répond à Merak
            ex-étudiant
            • Posté à 20h11 le 23/01/2012
            • Internaute 129379
              ex-étudiant

            Pas dans le cycle « grande école », non, mais pour les masters les critères d’entrée sont très différents. En fait, c’est beaucoup plus facile de rentrer dans les grandes écoles en master qu’en première année, certaines ne font faire qu’un entretien, d’autres font faire des pseudos tests (anglais et culture générale, souvent) , ...

        2 autres commentaires
      • myosotis_lys
        myosotis_lys répond à bibinet-
        Maman chat au foyer
        • Posté à 15h28 le 26/01/2012
        • Internaute 89449
          Maman chat au foyer

        Je fais partie d’une assoc de jeunes diplômés en mal d’insertion professionnelle. Les BTS sont convoités car ils coûtent moins cher que les Master. Ils ne sont pas plus opérationnels que les autres, puisque les Master ont en général fait entre 1 et 3 stages.

    • 22decembre
      22decembre répond à Lokiel
      Social-libéral... C'est pas (...)
      • Posté à 20h01 le 23/01/2012
      • Internaute 137595
        Social-libéral... C'est pas (...)

      Je viens de sortir de l’université avec un master de génie civil.
      Dans les faits, je suis donc « ingénieur » sauf que j’ai pas le droit au titre... Mais tout le monde s’en fout !
      Par contre, mes compétences sont acceptées et reconnues, je suis bien considéré comme un ingénieur. J’en ai la paye notammant.
      Donc l’université forme bien, comme le dit l’article. Peut-être faut-il se mefier des généralités. Vous avez peut-être séjourné dans une mauvaise université...
      Ah aussi... Mon père est électricien, mes deux parents n’ont pas le bac.
      Pourtant, je travaille au sein d’un organisme français de rennomée internationale. Ceci moins de 6 mois après la fin officielle de mes études.
      On peut donc s’élever socialement, pour peu qu’on soit disposé à en chier, à être patient et à se défendre pour pas se faire marcher sur les pieds...

      • bibinet-
        bibinet- répond à 22decembre
        gros poulet
        • Posté à 20h09 le 23/01/2012
        • Internaute 167286
          gros poulet

        Ca me fait rire ceux qui prennent un exemple et qui en font une généralité. Ce n’est pas parce que c’est passé comme une lettre pour vous que tout le monde est logé à la même enseigne. Donc pour vous ceux qui n’ont pas réussi aussi vite n’en ont pas forcément autant chier que vous ni été suffisamment patient ?
        Sinon bravo monsieur vous avez réussi dans la vie, toute la france est fière.

         
        • 22decembre
          22decembre répond à bibinet-
          Social-libéral... C'est pas (...)
          • Posté à 20h24 le 23/01/2012
          • Internaute 137595
            Social-libéral... C'est pas (...)

          Vous inquietez pas... J’en chie encore ! Pour d’autres raisons (logement).
          Je prétends pas que mon cas soit une généralité.
          Seulement, je lis dans d’autres commentaires que l’université c’est nul. Je présente donc mon cas, pour prouver que cette assertion n’est pas une généralité.

          « Donc pour vous ceux qui n’ont pas réussi aussi vite n’en ont pas forcément autant chier que vous ni été suffisamment patient ? “ -> Je n’ai pas insinué ça. Je ne suis pas binaire, comme les idéologues (libéraux : ‘les chomeurs sont des feignasses, ils sont seuls responsables de leur sort...’ socialistes : ‘les employeurs sont des ...’ ).

          Cordialement

          • XavXav
            XavXav répond à 22decembre
            • Posté à 20h46 le 23/01/2012
            • Internaute 28444

            Si ça peut vous conforter, je crois que vous avez plutôt raison : les cursus à base scientifique à l’université (incluant les cursus d’ingéniérie technique donc) sont assez efficaces en termes d’insertion sur le marché de l’emploi.

            Concernant les grandes écoles, je ne comprends pas l’engouement qu’il y a à propose des écoles de commerce/management. Les écoles d’ingé forment au moins aussi bien, avec un contenu académique certainement améliorable, surtout coté lien avec la recherche et l’innovation, mais c’est tout de même nettement mieux !

            Pourtant, dès que les média parlent de grandes écoles, on suppose implicitement qu’il s’agit des écoles de commerce, et pas d’écoles d’ingé, la preuve par les coûts d’inscription (égaux à ceux de la fac pour les ingés)

            • Lokiel
              Lokiel répond à XavXav
              ex-étudiant
              • Posté à 22h59 le 23/01/2012
              • Internaute 129379
                ex-étudiant

              En même temps, les écoles d’ingé ne forment pas à la même chose : le management, la compta, la finance et le marketing, les cours sont plus à chercher du côté des écoles de commerce que d’ingénieur, sauf à aller aux mines ou à X. C’est juste pas les mêmes types de formation et pas pour les mêmes postes en sortie (ce qui n’empêche pas que ça se rejoigne après) .

            • myosotis_lys
              myosotis_lys répond à XavXav
              Maman chat au foyer
              • Posté à 15h33 le 26/01/2012
              • Internaute 89449
                Maman chat au foyer

              Les médias parlent de ce dont ils connaissent : les grandes écoles puisqu’ils en sont issus. Faut pas chercher. Je suis issue de la fac et j’en suis très contente. Il y a eu quelques intervenant pros, surtout en M1 et en M2, et à part parler de leur salaire, de leur super job et de « qu’est ce que c’est bien de bosser dans un open space », j’ai pas retenu grand chose. Leurs cours étaient désordonnés. Ils se vantent d’avoir des exemples issus de leur travail, mais je ne les trouve pas plus pertinents.

        4 autres commentaires
      • bibinet-
        bibinet- répond à 22decembre
        gros poulet
        • Posté à 20h09 le 23/01/2012
        • Internaute 167286
          gros poulet

        Ca me fait rire ceux qui prennent un exemple et qui en font une généralité. Ce n’est pas parce que c’est passé comme une lettre à la poste pour vous que tout le monde est logé à la même enseigne. Donc pour vous ceux qui n’ont pas réussi aussi vite n’en ont pas forcément autant chier que vous ni été suffisamment patient ?
        Sinon bravo monsieur vous avez réussi dans la vie, toute la france est fière.

      • Erka
        Erka répond à 22decembre
        • Posté à 23h15 le 23/01/2012
        • Internaute 5196

        Le seul probleme c’est qu’un joli plafond de verre vous attend, que vous soyez une femme ou non : dis moi quelle ecole tu as fait, je te dirai jusqu’ou tu pourras monter... (je souhaite pour vous que votre boite ne soit pas francaise mais la succursale d’une boite etrangere ! !)

  • Gosseyn
    • Posté à 19h25 le 23/01/2012
    • Internaute 1943

    7 000 euros par an plutôt que par mois ! Ce qui est déjà pas mal.

    • Brachamul
      Brachamul répond à Gosseyn
      Multi-Taskeur
      • Posté à 22h05 le 23/01/2012
      • Internaute 94825
        Multi-Taskeur

      La mienne est a 12000...

      Et pourtant, même constat que Clément. Je suis rentré en école en septembre 2010, directement en master 1, ayant préalablement fait une licence à l’étranger.

      Une partie des cours est inspirante. Environs 20%, en étant généreux.

      Je relaie volontiers deux des points que Clément souligne : la qualité des cours ne correspond pas du tout à ce qu’elle devrait être, et l’ambiance gosse de riche qui fait la fête est vraiment lourde.

      Pas de problème au niveau de l’emploi de mon côté, ça dépend probablement beaucoup des spécialisations.

      Ce qui me frappe le plus, par rapport à mon université anglaise, c’est l’absence TOTALE de réflexion sur la pédagogie. Il n’y a aucune remise en question. C’est logique, vu que le « rang » est d’abord déterminé par la sélection : plus l’école est bien classée, plus elle a la possibilité de recruter les « meilleurs ».

      Rien ne pousse donc les écoles à améliorer leur enseignement, CQFD.

      La prétention des équipes pédagogiques dépasse d’ailleurs l’entendement.

      • myosotis_lys
        myosotis_lys répond à Brachamul
        Maman chat au foyer
        • Posté à 15h36 le 26/01/2012
        • Internaute 89449
          Maman chat au foyer

        On s’en fout de la pédagogie, apparemment. Tout ce qui intéresse les gosses de riches, c’est le classement de l’école et le salaire qu’on peut se faire en sortant de l’école. Vous payez le réseau et le nom de l’école, c’est tout.

        Je trouve ça dégueulasse qu’un diplômé d’une fac ait moins de de chance de trouver un boulot dans ses cordes par rapport à un mec qui a payé sa formation. Comme quoi l’argent résout beaucoup de problèmes.

  • Shire djavoon
    Shire djavoon
    ایرونی
    • Posté à 19h28 le 23/01/2012
    • Internaute 106204
      ایرونی

    Pour avoir fréquenté HEC, on se rend compte que ce témoignage est vrai à tous les niveaux. Ils y a des profs très bons, des élèves brillants et des profs très mauvais suscitant un misérabilisme égale à leur nullité, puis des élèves dont le seul mérite a été de dépenser des fortunes dans une prépa privée parisienne afin d’acheter leur concours...

    • Erka
      Erka répond à Shire djavoon
      • Posté à 23h19 le 23/01/2012
      • Internaute 5196

      Oui, la boite a concours vaut aussi pour Science Po (mention speciale aux specialistes du billard a trois bandes, 2 sciences Po de « province » pour finir en Master a Paris, la langue usée)
      Quant aux profs d’ecoles de commerce, c’est un peu comme a Science Po, si tu fais des sciences humaines et qu’a 50 ans t’es pas prof a Science Po t’as rate ta vie : -)
      Ceci dis y en a des bien comme dirait l’autre..

  • Spiff
    Spiff
    Enseignant
    • Posté à 19h29 le 23/01/2012
    • Expert 39481
      Enseignant

    Et oui, la bonne vieille filière du maintien de l’ordre social... Filière qui fait un carton sur les salons de l’étudiant... on sait appâter le client !

  • marchenchuches
    marchenchuches
    Ouvreur d'huitres au Niger
    • Posté à 19h31 le 23/01/2012
    • Internaute 42407
      Ouvreur d'huitres au Niger

    La première activité d’une école de commerce, bien avant la formation, c’est de faire du commerce.
    A de rares exception près, ce sont ni plus ni moins que des marchands de diplôme dont le marché repose sur les étudiants bien souvent médiocres mais argentés.
    Je dis bien à de rares exceptions près, tant pour les écoles que pour les étudiants.
    Je ne crache pas quelque venin que ce soit.
    Etant ancien chef d’entreprise, ayant pris un stagiaire école de commerce, une seule fois, j’ai eu le loisir de mesurer la morgue instillé par le corps professoral. D’un individu certes, mais les potes qui venaient le voir étaient coulés dans le même moule.

  • spleenlancien
    spleenlancien
    Manant, de passage sous le (...)
    • Posté à 19h45 le 23/01/2012
    • Internaute 78672
      Manant, de passage sous le (...)

    « ...Pourtant, en interne, tous les élèves s’accordent à dénoncer les faiblesses d’une formation dont tous s’accordent à penser qu’elle est “ très inférieure à leurs attentes... ‘

    Et si l’objet de ces écoles étaient plus de formater idéologiquement les esprits que de les instruire ? ...

    • comité de sécurité des commentaires
      • Posté à 21h38 le 23/01/2012
      • Internaute 148442
        consultant

      c’est une évidence, formater les esprits, créer un esprit de groupe et des réseaux
      le reste est anecdotique

    • myosotis_lys
      myosotis_lys répond à spleenlancien
      Maman chat au foyer
      • Posté à 15h38 le 26/01/2012
      • Internaute 89449
        Maman chat au foyer

      Mais les employeurs n’aiment pas les jeunes qui savent penser, mener une réflexion. Ils aiment les jeunes formatés, tout comme eux, prêt à entendre qu’il faut être flexible, travailler de nuit et si possible gratuitement. Pas pour rien que ces gens là se retrouvent à la tête de nos entreprises.

  • Actias
    Actias
    Bloggeur
    • Posté à 19h34 le 23/01/2012
    • Internaute 17714
      Bloggeur

    Les écoles de commerce forment des vendeurs de yahourt. Ceux qui en sortent ont les reconnait de trés loin (arrogance, bling bling, hyper orienté argent .... et pas forcement compétents), ce qui est impressionnant par contre c’est que les DRH Francais ne jurent que par ces gens.

    C’est la règle, il y a bien sur des exceptions.

  • Adam Lèvre
    Adam Lèvre
    (...)
    • Posté à 19h40 le 23/01/2012
    • 178753
      (...)

    L’autodiscipline il y’ a rien de tel. On choisit soi même ce que l’on veut apprendre. C’est ma conception. Le reste est stérilité.

  • Adam Lèvre
    Adam Lèvre
    (...)
    • Posté à 19h40 le 23/01/2012
    • 178753
      (...)

    L’autodiscipline il y’ a rien de tel. On choisit soi même ce que l’on veut apprendre. C’est ma conception. Le reste est stérilité.

    • lonesome
      lonesome répond à Adam Lèvre
      un parmi tant d'autres
      • Posté à 20h35 le 23/01/2012
      • Internaute 165032
        un parmi tant d'autres

      Aux vues des posts auto-glorifiant votre personne dont vous inondez la rue, je trouve que vous manquez sérieusement d’autodiscipline.

      • Cannibal Ferox-
        Cannibal Ferox- répond à lonesome
        mangeur de chouineur
        • Posté à 21h13 le 23/01/2012
        • Internaute 159072
          mangeur de chouineur

        he’s a poor lonesome troll.

         
        • Adam Lèvre
          Adam Lèvre répond à Cannibal Ferox-
          (...)
          • Posté à 21h27 le 23/01/2012
          • 178753
            (...)

          Aux vues ?
          Vous en avez combien ?
          Vous êtes auto destructeur, ou alors c ’est une tentative d ’autolyse majeure.
          Je ne pose pas de questions, je trouve des cons qui se répondent à eux même.
          L ’âne somme sans garçon vacher. Vous n’ avez pas de CV.

        • Adam Lèvre
          Adam Lèvre répond à Cannibal Ferox-
          (...)
          • Posté à 21h30 le 23/01/2012
          • 178753
            (...)

          Ma spécialité est de faire parler les gens sans qu’ils s’en rendent compte et de les obliger à m’écrire pour avouer ce qu’ils font sans s’en apercevoir.
          C’est rigolo.

          • Cannibal Ferox-
            Cannibal Ferox- répond à Adam Lèvre
            mangeur de chouineur
            • Posté à 21h36 le 23/01/2012
            • Internaute 159072
              mangeur de chouineur

            Vous êtes effectivement très rigolo :)

        • We want a shrubbery
          We want a shrubbery répond à Cannibal Ferox-
          Fonctionnaire. A voté!
          • Posté à 21h41 le 23/01/2012
          • Internaute 100046
            Fonctionnaire. A voté!

          Bah au moins ici il peut s’exprimer sans être interrompu. Hors la toile sa vie sociale doit ressembler à ça :

          • Adam Lèvre
            Adam Lèvre répond à We want a shrubbery
            (...)
            • Posté à 00h02 le 24/01/2012
            • 178753
              (...)

            Je ne suis pas obligé d ’écrire sur rue 89 et je ne sais pas pour quelle raison vous le lisez.. Ma vie ne doit rien. la vôtre ne vaut rien.

            • lonesome
              lonesome répond à Adam Lèvre
              un parmi tant d'autres
              • Posté à 00h18 le 24/01/2012
              • Internaute 165032
                un parmi tant d'autres

              Oh oui surtout ne vous y sentez pas obligé...

              • Adam Lèvre
                Adam Lèvre répond à lonesome
                (...)
                • Posté à 01h20 le 24/01/2012
                • 178753
                  (...)

                Je ne vous sens pas, ça ne risque pas.

              • Adam Lèvre
                Adam Lèvre répond à lonesome
                (...)
                • Posté à 01h26 le 24/01/2012
                • 178753
                  (...)

                Je n’ai pas besoin de votre accord donc vous écrivez pour rien.

                • lonesome
                  lonesome répond à Adam Lèvre
                  un parmi tant d'autres
                  • Posté à 06h53 le 24/01/2012
                  • Internaute 165032
                    un parmi tant d'autres

                  Nous n’avons pas besoin de votre avis donc vous écrivez pour rien...

                  • Adam Lèvre
                    Adam Lèvre répond à lonesome
                    (...)
                    • Posté à 08h03 le 24/01/2012
                    • 178753
                      (...)

                    Je nie que nous et moi écrivons la même chose.
                    J ’ai un ordinateur et un abonnement internet, vous aussi. Vous faites ce que vous voulez, nous sommes égaux en droits. Si vous n ’aviez pas internet et les autres non plus, je serai obligé de le supprimer pour que nous soyons a égalité de moyens.
                    C’est comme ça la justice.

        • Adam Lèvre
          Adam Lèvre répond à Cannibal Ferox-
          (...)
          • Posté à 09h47 le 24/01/2012
          • 178753
            (...)

          je suis un bot.

        11 autres commentaires
  • Philippe Leclercq
    Philippe Leclercq
    dilettante
    • Posté à 19h42 le 23/01/2012
    • Internaute 64790
      dilettante

    Ces « écoles » forment des vendeurs de photocopieurs, et encore !
    Le niveau des élèves est généralement nul, ce qui le met en parfaite corrélation avec le niveau des « enseignants »...

    • Brachamul
      Brachamul répond à Philippe Leclercq
      Multi-Taskeur
      • Posté à 22h17 le 23/01/2012
      • Internaute 94825
        Multi-Taskeur

      Vous généralisez.
      La généralisation, c’est le procédé qui fait qu’après y’a des génocides.
      Donc évitez, globalement.

      • Boris K
        Boris K répond à Brachamul
        Positive man
        • Posté à 23h24 le 23/01/2012
        • Internaute 145971
          Positive man

        Bon vous prenez un point godwin pour cette intervention mais on la valide quand même.

        Plus sérieusement, il faut arrêter de penser que c’est partout pareil.

        En effet il y a du fric dans les écoles de commerce. En effet, il y a plein de fils à papa qui s’en mettent plein le nez et qui roule en Audi A5.

        Mais bordel, arrêtez de généraliser. Beaucoup d’étudiants ont fait des prêts, beaucoup bossent à coté pour pouvoir vivre.

        D’autres choisissent l’apprentissage quand l’école le permet.

        Arrêter de faire des généralisations. Vous ne valez pas mieux que les électeurs du FN stigmatisant le premier arabe venu.

  • bibinet-
    bibinet-
    gros poulet
    • Posté à 19h45 le 23/01/2012
    • Internaute 167286
      gros poulet

    Excellent cet article, bravo à l’auteur, dont la qualité rédactionnelle est bien supérieure à certains journalistes de grands médias.

  • TFE
    TFE
    stagiaire
    • Posté à 19h50 le 23/01/2012
    • Internaute 87746
      stagiaire

    j’ai fait une ecole de commerce et ne me retrouve pas du tout dans ce temoignage. deja ce « environ 7 000 euros par mois » est a corriger, il s’agit evidemment de 7000 euros par an.

    ensuite, 30%-40% des diplomés d’école de commerce trouvent un job a l’étranger, et c’est ça qu’on veut. car bosser en france ne sert a rien, surtout a paris. les echanges universitaires a l’étranger sont parfois tres bons, mais on ne paye toujours que le prix français, un gros avantage, surtout si on va aux US.

    et surtout, certes les ecoles de commerce françaises sont mediocres par rapport a ce qui se fait outre manche ou outre atlantique, mais elles sont bien moins cheres, et surtout il ne faut pas oublier à quoi on les compare.... aux universités publiques françaises... ou on vous donne votre diplome meme si vous n’avez eu que 2mois de cours dans l’année a cause de greves... ou meme quelqu’un qui n’a pas eu son bac peut entrer... ou les profs eux memes ne viennent pas toujours en cours... et Hollande veut encore augmenter davantage le taux de diplomés bidon... ou les eleves sont incapables d’aligner trois mots en anglais... ou les amphi de 200 personnes sont remplis par 400 eleves.... mais qui n’ont que 10h de cours par semaine... ou il y a un videoprojecteur pour 1000 eleves...

    bref une ecole de commerce française, oui c’est médiocre par rapport à ce qui se fait a l’étranger, mais ça reste 100x mieux qu’une université publique française. sauf bien sur dans les beaux quartiers de paris, ou l’etat-providence se montre genereux avec ses elites qui peuvent payer un metre carré a 8000€ ou plus... et d’ailleurs ça marche pareil pour les lycés publiques payés par l’état ou tout le monde est fils de haut fonctionnaire (henri IV parfait exemple) pendant ce temps bien sur les classes moyennes
    doivent payer lycée privé en province de peur que leurs enfants se fasser racketés, poignardés, violés, brulés vif, etc.

    • elmkor
      elmkor répond à TFE
      être vaut mieux qu'avoir
      • Posté à 19h54 le 23/01/2012
      • Internaute 154051
        être vaut mieux qu'avoir

      « Une école de commerce française reste 1 Million de fois mieux qu’une université publique française »
      Un bel exemple d’étudiant en école de commerce qui avance des chiffres qui ne veulent rien dire ! A l’université publique française, on t’aurais appris à faire preuve de mesure dans tes propos...

      • Boris K
        Boris K répond à elmkor
        Positive man
        • Posté à 23h26 le 23/01/2012
        • Internaute 145971
          Positive man

        Comparez le temps d’accès au premier emploi à la sortie d’une école de commerce et à la sortie d’une université. Vous verrez.

         
        • Capitaine Lama
          Capitaine Lama répond à Boris K
          Ennemi du Capitaine Haddock
          • Posté à 01h23 le 24/01/2012
          • 178822
            Ennemi du Capitaine Haddock

          Bah, c’est le principal défaut des universités : un certain nombre d’excellents chercheurs, une vraie formation, une capacité de plus en plus forte à articuler privé-public, mais pour la com et pour vendre leur étudiants et leur soupe, rien, un désastre. Les profs, même qd ils publient un livre, ils ne font pas la pub de leur employeur. Pas étonnant que les facs ne fassent bouffer par le premier marchand de diplômes venu. Elles sont incapables de se défendre. Et pour attirer des budgets et du fric, c’est pareil. Donc, oui, à la sortie, le bling-bling vaut plus que la réalité (et cela continue ensuite).

        • Garde-Chiourme
          Garde-Chiourme répond à Boris K
          Etudiant
          • Posté à 13h34 le 24/01/2012
          • Internaute 136535
            Etudiant

          Justement, c’est bien ce qu’on dit. Les écoles de commerce, c’est de la confection de CV grâce à l’insertion dans les milieux économiques ; alors que l’Université, vu le discours ambiant tenu par des personnes qui n’y ont jamais mis un pied, n’est pas prêt de pouvoir en dire autant. Ne vous semble-t-il pas normal qu’un cortège d’étudiants ayant 1 payé des sommes élevées en échange d’un diplôme 2 suivi durant cinq ans l’inculcation forcée et à haute dose de la doxa économique par ces mêmes écoles, soient préférés aux esprits critiques (pour ceux qui ont travaillé) et aux glandeurs (pour une partie des autres) de l’Université Publique ?

          @ TFE, mon camarade stagiaire, je reste songeur sur votre commentaire. Des chiffres aberrants que vous nous sortez (le mètre carré à 8000€, mais bien sûr ; le rétroprojecteur pour 1000 étudiants, le niveau d’anglais en fac ; etc.) ou de la succession de poncifs éculés et parfois dangereux (si vous commencez à croire que les lycées « de province » -témoignage typique du parisien de naissance si je ne me trompe- sont un haut-lieu de racket ou si vous répétez à l’envi la complainte sur les « classes moyennes » -ce qui atteste sans aucun doute la condition « bourgeois-qui-se-nie » de celui qui parle puisqu’en général, il apaise son aberrante culpabilité en se croyant issu des « classes moyennes »...), je ne sais ce qu’est le pire. Votre réflexion critique ressemble à un élément de langage de l’UMP.

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