Témoignage 23/01/2012 à 19h09

Excellentes, les écoles de commerce ? Mon œil !

Clément Greux | Etudiant école de commerce

Mis à jour le lundi 23 janvier 2012 à 23h00
Les frais d'inscription sont de 7 000 euros par an, non par mois

Présentées comme les centres de formation des élites économiques, comme l’ultime bastion de la méritocratie au sein d’un système scolaire malade, les écoles supérieures de commerce jouissent d’un prestige aussi exceptionnel qu’injustifié.

L’auteur de ce témoignage

L’étudiant qui témoigne a 24 ans. Il a suivi une pépa au lycée Kléber de Strasbourg et a intégré une école supérieure de commerce du réseau Ecricome située dans l’ouest de la France. Il souhaite témoigner anonymement et ne pas citer son école pour deux raisons.

1. « Mes camarades de prépa ont intégré des écoles de niveaux variés de l’ESC Amiens à l’EM Lyon et TOUS partagent mon point de vue. Je ne souhaite donc pas stigmatiser une école en particulier. »

2. Le milieu des Business School est très concurrentiel. Les écoles sont attentives à leur image et n’hésitent pas à avoir recours aux juridictions pénales pour sanctionner toute mauvaise publicité. Les élèves de Skema qui s’étaient révoltés sur le compte Facebook de leur école auraient été sanctionnés.

Les médias, appuyés par les services communication des « business schools », dressent un portrait idyllique de ces établissements qui « cultivent l’excellence » et « constituent le vivier de recrutement privilégié des entreprises ».

On leur concède bien quelques défauts comme le montant des frais de scolarité (environ 7 000 euros par mois) mais cet argument est rapidement contredit par le niveau des salaires d’embauche des jeunes diplômés, qui permet de rentabiliser rapidement le coût de ces études.

Issu d’une famille modeste (mon père est ouvrier à la retraite, ma mère femme au foyer), j’ai intégré il y a trois ans une école de commerce qui truste chaque année une place dans le premier tiers des différents classements.

J’ai consenti des efforts importants pour poursuivre mes études au sein de cet établissement, espérant qu’il m’offre l’opportunité d’une véritable ascension sociale.

Extrêmement déçu par une formation qui doit s’achever prochainement, je souhaite, sans stigmatiser telle ou telle école, faire la lumière sur ce
qu’est réellement une école de commerce et déconstruire un à un les
arguments de vente censés justifier les frais de scolarité exorbitant de
ces structures.

1

Des enseignements loin de l’« excellence » revendiquée

La qualité de la formation académique est, de loin, le premier motif de déception pour les étudiants qui intègrent une école de commerce. Tout au long de notre scolarité se succèdent des cours à l’intérêt pédagogique extrêmement limité, justifiant d’une certaine manière l’absentéisme légendaire des étudiants de première année.

Les cours dispensés par des professionnels censés constituer une des plus values des formations « made in business school » se résument quant à eux de vulgaires opérations de communication, ne poursuivant qu’un seul objectif : nous convaincre d’aller faire des stages mal payés au sein des entreprises qui mettent des intervenants à disposition de l’école.

J’ai côtoyé au cours de mes différents stages des élèves qui suivaient une formation en management similaire à la notre. A la différence près que cette formation était dispensée par l’université et qu’à ce titre, elle était gratuite. J’ai pu constater à quel point leur connaissances académiques étaient supérieures aux nôtres.

Ce constat vaut également pour les étudiants étrangers qui ont pourtant dépensé des fortunes pour poursuivre leur scolarité en France.

2

A la sortie, des chômeurs et des débouchés décevants

Les études emplois sont formelles, les écoles de commerce garantissent un emploi valorisant et bien rémunéré à leurs diplômés. En ce sens, cette formation constitue un « investissement sur le long terme » : la lourde facture présentée au cours de la scolarité ne représente rien face aux revenus futurs que garantit notre diplôme.

Mais quel crédit doit-on porter à des études le plus souvent réalisées par les juniors entreprises de l’école, pour le compte de l’école, auprès d’une part non représentative des anciens de l’école ?

Je ne compte plus le nombre de diplômés qui continuent de hanter les locaux de mon école en attendant d’intégrer le monde du travail.

Ces diplômés n’apparaissent pas dans des statistiques, refusant de les alimenter notamment en raison de la prégnance, dans le microcosme des écoles de commerce, des discours qui tendent à imputer aux chômeurs la responsabilité de leur situation.

La nature des postes occupés par les jeunes diplômés pose également problème. Oubliez les postes de responsables des ressources humains (RRH) ou de chefs de produits : dans la vraie vie, la majorité des « sup de co » sont contraints d’accepter des postes traditionnellement occupés par des personnes dont le niveau scolaire est bien en deçà du bac+5.

Ainsi, les diplômés spécialisés en marketing s’orientent par défaut massivement vers des postes de commerciaux terrain, de chargés de clientèle en agence bancaire ou des postes de managers de rayon dans la grande distribution.

Ceux qui souhaitent travailler dans le domaine des ressources humaines iront, eux, grossir les rangs des agences d’intérim. Et si ces postes peuvent constituer le point de départ de très belles carrières, ils semblent bien éloignés des ambitions des étudiants de classe préparatoire.

3

La vie étudiante : alcool, drogues, sexisme et homophobie

Sur ce point, les écoles sont fidèles à leurs réputations. Chaque année, les week-ends d’intégration sont émaillés d’incidents plus ou moins graves, le plus souvent liés à la surconsommation d’alcool ou de produits stupéfiants.

Au cours de ces événements, les élèves de première année sont soumis à des pratiques dégradantes, empreintes d’un virilisme primaire, qui s’articulent le plus souvent autours de « jeux » à forte connotation sexuelle.

Souvent issu de vieille famille bourgeoise, les étudiants des écoles de commerce véhiculent les valeurs réactionnaires qui prévalent dans leur milieu. Au cours de ma scolarité j’ai entendu un nombre incalculable de réflexions sexistes, racistes et homophobes sans parler du mépris de classe dont font preuve certains étudiants de l’école.

Je pourrais également revenir sur l’absence totale de mixité sociale et culturelle des écoles de commerce, de la pertinence des logiques économiques qui nous sont enseignées mais ces éléments sont déjà bien connus de l’opinion publique.

Mon propos peut surprendre tant il contraste avec les discours hagiographique dont font l’objet les écoles de commerce d’habitude. Pourtant, en interne, tous les élèves s’accordent à dénoncer les faiblesses d’une formation dont tous s’accordent à penser qu’elle est « très inférieure à leurs attentes ».

Paradoxalement, dès qu’il s’agit de présenter l’école aux prépas le discours change et les contempteurs les plus vindicatifs se muent bizarrement en défenseurs zélés de l’image de leur école. Ce doit être ça l’esprit école…

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  • 217 réactions
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  • 22decembre
    22decembre répond à TFE
    Social-libéral... C'est pas (...)
    • Posté à 20h04 le 23/01/2012
    • Internaute 137595
      Social-libéral... C'est pas (...)

    Je viens de sortir de l’université avec un master de génie civil.
    Dans les faits, je suis donc « ingénieur » sauf que j’ai pas le droit au titre... Mais tout le monde s’en fout !
    Par contre, mes compétences sont acceptées et reconnues, je suis bien considéré comme un ingénieur. J’en ai la paye notammant.

  • adtaleur
    adtaleur répond à TFE
    etudiant
    • Posté à 20h09 le 23/01/2012
    • 173955
      etudiant

    je suis étudiant outre-manche, dans le commerce, 8H de cours par semaine , en week end le mardi.

    L’enseignement c’est des professeurs qui nous donnent des listes de livres à lire, d’auteur récent ou non avec des notions nouvelles, une approche des cours basés sur la connaissance théorique française. En UK on sort des chantiers battu les professeurs prennent des risques dans l’enseignement mais faut pas dire que c’est mieux.

    C’est totalement différent, quand je compare avec des étudiants du pays, je pense avoir de meilleur connaissance théorique, mais eux sont bien plus fort dans la pratique puisqu’il travaille tous en dehors, et sont plus ouverts à des écrits nouveaux.

    • Spool
      Spool répond à adtaleur
      ici
      • Posté à 22h42 le 23/01/2012
      • Internaute 52054
        ici

      En UK on sort des chantiers battu les professeurs prennent des risques dans l’enseignement mais faut pas dire que c’est mieux.

      Un point commun fort dans ce que vous décrivez quand même : l’ossature, c’est la recherche (publis, revues à comité de lecture, etc) ; les « écoles » (au sens large ; commerce ou ingé) françaises brillent peu, sauf les grandes ; elles sont professionalisantes, et c’est quelque part un problème

    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à adtaleur
      Fonctionnaire. A voté!
      • Posté à 08h47 le 24/01/2012
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire. A voté!

      « On sort des chantiers battu » : le mouvement de grève des ouvriers du bâtiment a donc échoué ?

       1 autres commentaires
  • Oroborus
    Oroborus répond à TFE
    observateur un peu blasé
    • Posté à 20h25 le 23/01/2012
    • Internaute 151622
      observateur un peu blasé

    Quelle caricature ! Pour ma part j’ai obtenu un master 2 professionnel dans un IUP d’une université de province : pas plus de 20 étudiants par classe, des enseignants à la fois universitaires et professionnels, de très bonnes conditions de travail, et une bonne intégration au monde de l’entreprise par des stages.

    Désormais j’occupe un type de poste convoité par des étudiants d’école de commerce, et je n’ai pas dépensé un centimes pour mes études (j’étais boursier).

    Par conséquent il faut arrêter de dire que la fac est à mille lieux du monde de l’entreprise. Il y existe aussi de bonnes formations professionnelles.

    • lonesome
      lonesome répond à Oroborus
      un parmi tant d'autres
      • Posté à 20h43 le 23/01/2012
      • Internaute 165032
        un parmi tant d'autres

      Salaut de profiteur et d’assiser tu vera quand sarko sera élu (les fautes d’ortographe c’est pour faire plus vrai...)

       
      • Oroborus
        Oroborus répond à lonesome
        observateur un peu blasé
        • Posté à 20h59 le 23/01/2012
        • Internaute 151622
          observateur un peu blasé

        Oué je me suis bien engraissé avec ma bourse de 300 euros par mois ! D’ailleurs j’ai suffisamment économisé pour m’acheter une rolex ;)

        • We want a shrubbery
          We want a shrubbery répond à Oroborus
          Fonctionnaire. A voté!
          • Posté à 21h44 le 23/01/2012
          • Internaute 100046
            Fonctionnaire. A voté!

          On écrit je me suis bient engraissait et j’ai biens économiser, voyons !

          • Oroborus
            Oroborus répond à We want a shrubbery
            observateur un peu blasé
            • Posté à 22h11 le 23/01/2012
            • Internaute 151622
              observateur un peu blasé

            Je suit vréman daisoler...lol

      3 autres commentaires
    • Spool
      Spool répond à Oroborus
      ici
      • Posté à 22h51 le 23/01/2012
      • Internaute 52054
        ici

      en même temps je ne suis pas sûr que les IUP (belle réussite, pas de discussion là dessus) soient un bon argument si on veut défendre l’Université ; comme une manière de dire « si on lui laisse les mains libres, l’Université peut organiser un système sélectif qui marche » (y avait il un doute ?) ou « l’Université c’est de la boue mais regardez, il y a quand même un diamant, là » :)

  • Fantomax
    Fantomax répond à TFE
    escroc
    • Posté à 20h31 le 23/01/2012
    • Internaute 157606
      escroc

    La France, tu l’aimes ou tu la quittes.

  • lonesome
    lonesome répond à TFE
    un parmi tant d'autres
    • Posté à 20h41 le 23/01/2012
    • Internaute 165032
      un parmi tant d'autres

    « pendant ce temps bien sur les classes moyennes
    doivent payer lycée privé en province de peur que leurs enfants se fasser racketés, poignardés, violés, brulés vif, etc. »
    Celle là elle est à garder dans les annales (vous inquiétez pas ça fait pas mal) pour sa stupidité et son dogmatisme idéologique ; vous discréditez tout votre argumentaire.

  • 222diablo222
    222diablo222 répond à TFE
    • Posté à 20h51 le 23/01/2012
    • Internaute 24482

    Montrez-moi, source à l’appui, qu’au moins UNE de vos affirmations est vérifiée empiriquement. Cela dit, vous ne savez peut-être pas ce que « empiriquement » veut dire, vu la non-rigueur de vos propos.

  • We want a shrubbery
    We want a shrubbery répond à TFE
    Fonctionnaire. A voté!
    • Posté à 21h10 le 23/01/2012
    • Internaute 100046
      Fonctionnaire. A voté!

    Eh ben dites donc... J’ai fait une khâgne puis la fac, mais au moins je n’ai jamais été « stagiaire » (ou alors payée - avec un salaire ou l’assurance chômage je veux dire, pas avec des noisettes) et puis surtout j’ ai appris à écrire le français correctement (et je peux lire Shakespeare et Virginia Woolf, mais aussi rédiger une lettre commerciale en anglais)... À moins que vous n’essayiez de nous faire croire que vous tapez sur un clavier américain (dans ce cas n’oubliez pas que ces claviers n’ont pas de ç non plus). Et puis ça n’explique pas l’admirable « lycés publiques », que je salue bien bas. Bref vous ne faites pas une bonne publicité à l’écurie dont vous êtes issu.

  • Mačak Crni
    Mačak Crni répond à TFE
    Etudiant en Grèce
    • Posté à 21h02 le 23/01/2012
    • Internaute 89684
      Etudiant en Grèce

    « 30%-40% des diplomés d’école de commerce trouvent un job a l’étranger, »

    L’étranger, où l’on ne connaît généralement pas cette spécificité française que sont les grandes écoles... La Sorbonne, en revanche, pour ne citer qu’elle, on connaît beaucoup plus !

    « ou on vous donne votre diplome meme si vous n’avez eu que 2mois de cours dans l’année a cause de greves... “

    Oh le beau stéréotype

    ‘ou meme quelqu’un qui n’a pas eu son bac peut entrer...’

    Il peut y rentrer, mais c’est pas dit qu’il en ressorte avec un diplôme

    ‘ou les profs eux memes ne viennent pas toujours en cours...’

    Ca, ça s’applique aussi aux grandes écoles (vécu personnel)

    ‘ou les eleves sont incapables d’aligner trois mots en anglais...’

    Ca, y’a guère que l’augmentation du nombre d’étudiants partant à l’étranger qui peut le faire, et y’a pas besoin d’une grande école pour ça, Erasmus (dont le budget est en train d’augmenter) est très loin de n’être destiné qu’aux grandes écoles

    ‘mais qui n’ont que 10h de cours par semaine...

    Et alors ? Le nombre d’heures de cours, surtout quand il s’agit de gavage ou de saupoudrage, ne sert à rien. Le travail à côté, en revanche, est essentiel. un nombre d’heures de cours réduit peut donc être très bénéfique

    doivent payer lycée privé en province de peur que leurs enfants se fasser racketés, poignardés, violés, brulés vif, etc.’

    Encore un stéréotype sur l’école publique...

    Bref, votre raisonnement ne tient absolument pas la route. vous cherchez juste à défendre votre structure. On ne peut pas vous en vouloir, après tout, c’est du corporatisme que naît le prestige de vos écoles.

    Et au cas où vous me traiteriez de frustré ou que vous m’accuseriez d’encourager à la médiocrité, je viens moi même de ce que l’on qualifie de grande école, un IEP de province en l’occurrence, duquel on pourrait faire à peu près les mêmes critiques (à l’exception peut-être des frais d’inscription), et dont j’ai mis quatre ans à pouvoir me barrer. Désormais en master en Grèce (la Grèce n’état pourtant d’habitude pas réputée pour son sérieux), j’étudie désormais dans de meilleures conditions, avec des profs et des enseignements plus solides, et surtout avec une ambiance bien meilleure dans la classe, qui sent beaucoup moins le renfermé vu que les mécanismes de reproduction sociale qui prévalent dans le système français des grandes écoles n’existe pas, ou tout au moins est beaucoup moins présent.

    • myosotis_lys
      myosotis_lys répond à Mačak Crni
      Maman chat au foyer
      • Posté à 19h25 le 26/01/2012
      • Internaute 89449
        Maman chat au foyer

      Ca sert à rien à rien de le convaincre, apparemment il parle de ce qu’il ne connaît pas, a vécu dans une belle bulle.
      Pour le rassurer, tiens... J’ai vécu dans une ZUP, je ne suis allée que dans des ZEP (Clichy sous bois, Bondy...) et je n’ai ni été violée, encore moins brûlée vive. J’ai eu de super profs, jamais absents et d’une tolérance à des années lumières de la vôtre.

      Ah ouais ! J’ai eu mon bac sans cours particuliers. J’ai eu ma licence et mon Master dans une pauvre fac publique à coups de 10h de cours par semaine, mais je mérite mon diplôme. J’ai bossé pour l’avoir, pas payé. Mes profs sont sans doute plus humbles que les vôtres alors que m’est avis qu’ils sont plus cultivés et plus intéressants.

  • Melinster
    Melinster répond à TFE
    Pédant galvanisé
    • Posté à 22h07 le 23/01/2012
    • Internaute 61559
      Pédant galvanisé

    Vous les sortez d’où ces chiffres ? De votre école ? Moi les 40% de sortant d’école de commerce qui partent à l’étranger je les cherches encore. On ne vous y apprend pas à réfléchir par vous-même et chercher vos propres infos ?

    A la FAC il y a bien sure des formations bidon (des tas), mais d’autres excellentes (des tas). Et n’oubliez pas les filières pro dont le niveau est souvent bien supérieur à ce que l’opinion en dit.

    C’est comme tout on ne peut pas généraliser, mais vous êtes pris en flagrant délit de discours pré-formaté. Quelqu’un qui pense et réfléchit par lui même je vous rassure ça se voit tout de suite.

    Je dis pas ça pour êtres méchants avec vous hein, mais plus on sort d’une bonne école (publique ou privée peu importe) plus on croit tout savoir, avoir tout vu. Y’a de quoi en rire. Même l’anglais, tenez, prenez quelques diplômés sortant d’une des quelques rares écoles où l’on vous donne un bon niveau (y’a aussi des niveaux médiocres en sortie de grande école, ne prenez pas la grosse tête). C’est là que je me marre bien. Les types ils parlent souvent anglais assez « hype » hyper pro. La plupart des anglophones ne les comprennent pas bien en dehors de leur milieu professionnel. Ils ont parfois un pseudo accent venu de nulle part qu’ils imaginent « British business » avec un côté un peu cool et qui ne leur sert a rien de plus qu’a paraître briller dans leur domaine (faut dire que c’est souvent bien vu dans le milieu, mais ça reste un ersatz). Surtout que en dehors des USA/Canada, RU etc... dans les pays émergeants, ceux qui recrutent beaucoup actuellement, votre anglais scolaire technique vous pouvez le laisser de côté, il ne sert plus a rien. De toute façon si vous ne pratiquez pas votre Anglais à l’étranger il sera mauvais, et si vous allez le pratiquer en réelle immersion, quel que soit votre niveau de base vous apprendrez très vite (c’est vraiment pas une langue compliquée). Alors se la péter sur l’Anglais en sortie d’école...

    De toute manière les premiers boulots après le diplôme c’est à peu près toujours la même chose : commencer par désapprendre tout un tas de connerie qu’on vous à mis dans le bocal, puis s’attaquer à maîtriser le concret avec les miettes de connaissances utiles qu’il vous restera des rares bon profs croisés dans votre cursus. Partant de là vous deviendrez quelqu’un (professionnellement je parle). Alors payer 7000€/an pour en être au même point que les autres, ça fait cher le carnet d’adresse ! Gardez vos sous, faites une fac à la con, et avec les belles économies réalisées montez votre agence de com ou de ce que vous voulez et faites vous connaitre. De toute manière professionnellement à ce stade vous en serez au même niveau, mais partirez avec un budget conséquent et de quoi vous faire connaitre bien au delà d’un carnet d’adresse( pour moitié bidon vendu à prix d’or par les business schools, comprenez les écoles qui font de vous un business...).

    Mais alors pourquoi tout le monde ne fait pas ça ? La peur, le manque de courage. Ces grands diplômés (d’un peu partout ne jetons pas la pierre au commerce) se croient forts mais ils sont comme tout le monde, ils ont quittés le cocon familiale plein d’illusion pour en rejoindre un nouveau plein de beaux discours. Une sécurité temporaire, des rails, des simulacres, mais les vraies couilles on vous les donnes pas avec votre diplôme.

    Si vous avez lu jusque là merci bien, à ce stade même moi je me trouve carrément long.

    • axelrenoux
      axelrenoux répond à Melinster
      &tudiant
      • Posté à 22h31 le 23/01/2012
      • Internaute 86883
        &tudiant

      Pour l’usage de l’anglais, je crois que vous vous méprenez. Le but n’est pas de parler anglais, mais de le lire. Quand on a un certain niveau d’étude, communiquer n’est pas le principal usage que l’on a de l’anglais. L’anglais, ça sert à se documenter. Dès qu’on cherche des écrits un peu spécialisés dans un domaine, quel qu’il soit, la moitié de ce que l’on trouve est en anglais. Or chaque domaine a son vocabulaire spécifique dont on a vite fait le tour, même sans très bien parler anglais. Chacun a vite appris tous les termes d’anglais technique dont il a personnellement besoin dans son travail. Tout en gardant toutes ses chances de faire éclater de rire tous les vrais anglophones devant qui l’on essaiera de frimer...

       
      • Maggigrigri
        Maggigrigri répond à axelrenoux
        mère de famille, cadre active
        • Posté à 14h01 le 24/01/2012
        • Internaute 97926
          mère de famille, cadre active

        Euuuuh...
        Il y a même dans la recherche des chercheurs qui communiquent entre eux malgré les frontières...Leur langue est l’anglais...Colloques, conférences, etc..Il n’y a pas que les publications écrites dans la vie !

        • myosotis_lys
          myosotis_lys répond à Maggigrigri
          Maman chat au foyer
          • Posté à 19h33 le 26/01/2012
          • Internaute 89449
            Maman chat au foyer

          Certes, mais les chercheurs anglais n’en n’ont rien à faire de l’accent. Mon compagnon, parfaitement bilingue, parle avec des chercheurs dont l’accent est à couper au couteau et ça ne fait rien. Ses collègues sont moins bons mais ça ne pose aucun souci pour communiquer avec les autres chercheurs. L’écrit et la compréhension doivent être en revanche impeccables.

      2 autres commentaires
  • comité de sécurité des commentaires
    • Posté à 21h51 le 23/01/2012
    • Internaute 148442
      consultant

    tu es l’archétype de la tête à claques.
    continues
    les têtes à claques sont appréciées dans ton milieu.

  • Schtroumpf perplexe
    Schtroumpf perplexe répond à TFE
    physicien
    • Posté à 22h57 le 23/01/2012
    • Internaute 22547
      physicien

    Fichtre, votre témoignage m’encourage vivement à déconseiller à mes enfants la fréquentation d’une école de commerce. A moins que votre message soit une blague ironique. Comment faites vous pour accumuler tant de poncifs, de fôtes de frappe, et quelques perles de classe internationale en si peu de mots ? « les classes moyennes doivent payer lycée privé en province de peur que leurs enfants se fasser racketés, poignardés, violés, brulés vif » : ça c’est du lourd. Wouahhh.

  • Vodkas
    Vodkas répond à TFE
    Vagabond
    • Posté à 00h46 le 24/01/2012
    • Internaute 67313
      Vagabond

    Ton commentaire est très (trop) partisan. Il ne se base sur rien de concret et se borne à tes expériences personnelles. Je considère personnellement que la « faculté publique » telle que tu l’as décris n’existe pas. Il y a plusieurs types de facultés (dont les disparités s’accentuent d’ailleurs) comme plusieurs types d’écoles de commerce. Les unes comme les autres méritent des appréciations au cas par cas pouvant aboutir à une vision d’ensemble plus ou moins homogène.
    De ce que je sais, je rejoins l’auteur de l’article dans son idée de « démystification ».

  • Chele
    Chele répond à TFE
    • Posté à 01h42 le 24/01/2012
    • Internaute 15104

    À ton « niveau d’éducation », tu fais beaucoup de fautes d’orthographe.
    Tu n’as même pas pris le temps de te relire ?
    S’il faut mesurer la « qualité » de tes « savoirs » à l’aune de ce paramètre simple, ça ne donne pas envie de t’embaucher. Mais peut-être penses-tu que c’est une chose inutile que d’écrire correctement.

  • Syd97
    Syd97 répond à TFE
    étudiant
    • Posté à 07h09 le 24/01/2012
    • Internaute 88641
      étudiant

    Mais tu vis dans quel monde ?

    Ton discours serait un poil moins caricatural, il passerait vachement mieux, sais tu ?

  • dotchka
    dotchka répond à TFE
    Salarié
    • Posté à 07h28 le 24/01/2012
    • Internaute 49510
      Salarié

    Laisse moi deviner, tu fais parti de ces étudiants d’écoles de commerce à gober tout ce que tes gentils professeurs t’inculquent, libéralisme forcené, mépris de l’Etat et de sa fonction publique, au point à aller dire des inepties.

  • zeiks
    zeiks répond à TFE
    Etudiant
    • Posté à 09h40 le 24/01/2012
    • Internaute 138098
      Etudiant

    Bon on va récapituler pour notre ami qui ne comprend pas bien :
    - Ecole : payant donc plus de moyens
    - Fac : gratuit donc les moyens ben yen a pas...
    Maintenant pour être passé par la fac c’est critiquable néanmoins si tu viens pour bosser et bien tu bosse et les partielles tu les as, les écoles de commerce c’est drôle mais personne va en cours et tout le monde a les exams.

    Et puis trouver un boulot à l’étranger, le rêve que fait miroiter l’école à ses étudiants dès leur entrée, une fois de plus déception 3ans plus tard lorsque il faut aller à Pole Emploi...
    Et bosser en France ne sert à rien selon toi ? Bah non t’es trop fort ! !

    Après ton ramassis de conneries (on peut généraliser à l’intégralité du post) un conseil garde le pour toi à l’avenir, tu te fais plus de mal qu’autre chose.

  • Gilles31
    Gilles31 répond à TFE
    Gaucho
    • Posté à 10h30 le 24/01/2012
    • Internaute 57081
      Gaucho

    L’université est selon la plupart des commentaires toujours merdique ....

    Hors il me semble que l’université Toulouse I dispense une formation qui est jugée supérieure à Sup de Co Toulouse (moult articles à ce sujet et même de l’Etranger)

    Vous pensez comme ces étudiants prêts à payer des fortunes pour des formations dont il ne mesurent pas la qualité, juste par mépris de la fac .. et qui croient que puisque c’est cher, c’est bien ! ! ! ! ! ! Formatés comme des benêts déjà !

  • Gilles31
    Gilles31 répond à TFE
    Gaucho
    • Posté à 10h30 le 24/01/2012
    • Internaute 57081
      Gaucho

    L’université est selon la plupart des commentaires toujours merdique ....

    Hors il me semble que l’université Toulouse I dispense une formation qui est jugée supérieure à Sup de Co Toulouse (moult articles à ce sujet et même de l’Etranger)

    Vous pensez comme ces étudiants prêts à payer des fortunes pour des formations dont il ne mesurent pas la qualité, juste par mépris de la fac .. et qui croient que puisque c’est cher, c’est bien ! ! ! ! ! ! Formatés comme des benêts déjà !

  • Pik
    Pik répond à TFE
    doctorant
    • Posté à 11h07 le 24/01/2012
    • Internaute 85476
      doctorant

    Si j’ai bien compris, une école de commerce française, ça reste le top du top parce que de toute façon c’est fait pour « se casser de ce pays » rempli de grévistes, profiter à moindre coût de formations étrangères pour parfaire la seule compétence vraiment valable : parler anglais (celui de Shakespeare bien sûr)...

    Dans ce cas, permettez que je réplique, qu’au delà des informations vagues - qui si elles étaient précisées, seraient erronées - et des clichés de cocktail, on est tenté une réponse ad hominem assez cinglante. Celle-ci pourrait prendre pour objet votre cynisme idéologique, attalien, ou l’égoïsme libéral du jouisseur tapeur que vous manifestez, ou encore le terrorisme journalistique (celui qui insuffle la peur) en parlant d’élève torturé comme même l’inquisition n’en fait pas, on hésite encore.

    Il faut prendre les choses avec philosophie et simplement faire remarquer que les formations théoriques en école privée sont quasiment intégralement données par des enseignants-chercheurs universitaires. D’après le témoignage personnel que je recueille de ces derniers, le niveau atteint des abysses terrifiantes de profondeur jusqu’en dernière année. L’opinion est réduite et biaisée, n’en tenons pas compte. Pour faire de l’intervention extérieur et connaissant aussi des intervenants dans les disons 3 meilleures écoles de commerce, le terme adéquat pour qualifier ces formations ne vous demandera aucun effort de traduction : « crap », « bullshit ». L’opinion est réduite et biaisée, n’en tenant pas compte non plus. Disons alors que nous sommes quitte sur le témoignage.

    Parenthèse :
    [Je me souviens de ce grand professeur de logique allemand qui est venu il y a quelques mois à l’université française pour obtenir des traductions arabes d’un texte grec que seuls des professeurs français étaient capables de faire et je me dis, en toute poésie, que votre anglais de comm, vous pouvez en disposez des manières les plus salaces.]

  • cyrilleh
    cyrilleh répond à TFE
    Classe moyenne
    • Posté à 11h13 le 24/01/2012
    • Internaute 99871
      Classe moyenne

    A TFE,
    En effet, tu viens d’une école de commerce et il n’y a aucun doute possible à ce sujet. Ce que je veux dire par là, c’est que tu ne sais pas écrire. Ce n’est pas l’orthographe ton défaut mais la médiocre qualité de ton argumentation et une typographie défaillante (utilisation abusive des trois petits points et absence de majuscule). Ton incapacité à exprimer clairement une pensée démontre bien que tu viens d’une école de commerce.

    La différence entre toi et moi, ce n’est pas seulement ça. Tu es stagiaire et moi, modeste ancien élève de la faculté, je suis employé et je le suis à l’étranger, comme 95% de ma promotion. Un dernier chiffre : dans mon master II, 50% des étudiants étaient étrangers et 4 continents étaient représentés dans une classe de 20 élèves.

    Dans mes 5 ans à l’Université publique, j’ai eu un an et demi à l’étranger et dans des pays réputés pour la qualité de leurs enseignements (Suède, Allemagne) et j’ai bénéficié d’un an de cours en anglais en France. La première année, j’avais même 25 à 30 heures de cours hebdomadaires. Alors ta vision de l’Université, je crois que tu dois la revoir. Si, évidemment, tu parlais de ceux qui étudient la philosophie ou l’histoire ou de ceux qui sont à Tolbiac, je ne peux pas te contredire. Mais sinon, tu as tout faux.

    Si tu souhaites me répondre, fais un effort sur l’expression et la typographie parce tu n’es pas agréable à lire.

    • Maggigrigri
      Maggigrigri répond à cyrilleh
      mère de famille, cadre active
      • Posté à 14h07 le 24/01/2012
      • Internaute 97926
        mère de famille, cadre active

      TFE n’est pas agréable à lire, c’est donc une excuse pour insulter piètrement tous les élèves et diplômés d’école de commerce. Mon expérience m’a plutôt amenée à constater des lacunes en orthographe et en grammaire chez les ingénieurs (histoire de continuer à se lancer l’anathème d’une formation à l’autre).
      Pour quelqu’un qui vit à l’étranger, quelle ouverture d’esprit !

  • myosotis_lys
    myosotis_lys répond à TFE
    Maman chat au foyer
    • Posté à 15h49 le 26/01/2012
    • Internaute 89449
      Maman chat au foyer

    Je vous conseille de mettre les pieds dans une université française au lieu de lui jeter la pierre. J’y ai étudié 5 ans et je ne me retrouve pas du tout dans ce que vous dites.
    - Déjà, il faut le bac pour y entrer. Première sélection.
    - Ensuite, la deuxième sélection, c’est le passage en deuxième année. Je suis désolée, mais tout le monde ne passe pas cette barrière. Nous ne sommes que 30 % à passer en deuxième année. Vous verrez que déjà les amphis sont moins remplis.
    - 10h de cours par semaine... Et oui, mais on a plein de choses à faire à côté, plein de bouquins à lire, des sujets de dissertations... Beaucoup de travail en autonomie. Moi j’étais en langues. J’avais les bases en cours et je devais me démerder pour tout assimiler et m’entraîner.

    La principale qualité de l’université française, c’est en pas formater les esprits, c’est de former à beaucoup de matières transversales, donner matière à créer sa propre réflexion. Bref, à ne pas être un mouton.
    Elle a l’avantage d’être moins coûteuse que les autres écoles, offrir une large formation. On peut faire autre chose à côté, comme du bénévolat, travailler... C’est sûr que si on a des sous, pourquoi bosser à côté ou aider les gens qui en ont besoin ?

    Vous m’avez l’air bien étroit. Sous prétexte que vous avez fait une école de commerce, vous vous sentez supérieur aux autres. Vous avez payé pour avoir une formation pas plus médiocre qu’à l’université, tant mieux pour vous. Mais tout le monde ne vous envie pas.

    Beaucoup aiment et veulent sauvegarder l’université, où tout le monde peut entrer sans condition de ressources, ni de niveau (on peut être moyen au lycée et très bon à l’université car les méthodes changent).

  • Fred1384
    Fred1384
    de Marseille
    • Posté à 19h47 le 23/01/2012
    • 179877
      de Marseille

    Ancien d’une Sup de co, je ne peux me prononcer sur le niveau actuel de formation. Il y a 15/20 ans, il était à la fois léger dans les matières « littéraires » communication, marketing, RH, langues et poussé dans les matières plus techniques, finance, gestion, comptabilité, ...
    Ce qui est sûr, c’est que ces écoles forment le cerveau des étudiants à être autonome et rapidement opérationnel.
    Ma compagne prend régulièrement des stagiaires bac +5, et il n’y a pas photo en terme de productivité, d’efficacité, d’autonomie et de prise de responsabilité entre les sup de co et les étudiants sortant de master à la fac.
    C’est le gros plus de ces écoles avec le réseau des anciens...

    • elmkor
      elmkor répond à Fred1384
      être vaut mieux qu'avoir
      • Posté à 20h07 le 23/01/2012
      • Internaute 154051
        être vaut mieux qu'avoir

      Je suis d’accord avec vous, on ne demande pas a un vendeur de réfléchir sur le bien fait de son activité ou de faire attention si le consommateur a vraiment besoin d’un bien... Il est là pour le bien de l’entreprise, c’est tout. Pour cela moins sa culture générale est développée moins il se pose de question et plus il peut « pigeonner » ou « vendre sa soupe ». Etre opérationnel sans trop se poser de question voilà ce que veut un chef d’entreprise. Les écoles supérieures de commerce formatent les étudiants en ce sens. A nous citoyen-consommateurs de faire le travail de réflexion et de ne pas se faire avoir...

      • comité de sécurité des commentaires
        • Posté à 21h54 le 23/01/2012
        • Internaute 148442
          consultant

        les commerciaux sont les vrais assistés de cette société qu’ils parasitent, souvent pour des problèmes d’ego mal placé et confondent confort et accomplissement.

         
        • elmkor
          elmkor répond à comité de sécurité des commentaires
          être vaut mieux qu'avoir
          • Posté à 23h01 le 23/01/2012
          • Internaute 154051
            être vaut mieux qu'avoir

          je suis d’accord avec vous,mon propos était de me moquer du commentaire de Fred1384. J’ai pas été bon sur ce coup...

        1 autres commentaires
      • Boris K
        Boris K répond à elmkor
        Positive man
        • Posté à 23h33 le 23/01/2012
        • Internaute 145971
          Positive man

        Et sinon le stéréotype du salarié blasé vous le vivez comment ?

         
        • elmkor
          elmkor répond à Boris K
          être vaut mieux qu'avoir
          • Posté à 14h13 le 24/01/2012
          • Internaute 154051
            être vaut mieux qu'avoir

          Pour votre gouverne je ne suis pas salarié et je ne l’ai jamais été !
          J’ai fait le choix d’un travail de qualité bien rémunéré ce que le système « sécurité sociale » ne permet pas. Il y a bien des choses qu’il faudrait changé dans les métiers de la santé. Aujourd’hui, soit les masseurs kinésithérapeutes pratiquent le tarif sécurité sociale et ils multiplient les actes au détriment de la qualité diagnostic et thérapeutique de leurs soins, soit ils se contentent du salariat (avec le désagrément des heures supplémentaires non rémunérés), soit ils sortent du système sécurité sociale afin de pouvoir travailler mieux pas forcément pour gagner plus car le nombre de patient à ce moment là chute. J’ai choisit cette façon de travailler pour mon plus grand bonheur et surtout celui de mes patients. Bien à vous.

        1 autres commentaires
      • Maggigrigri
        Maggigrigri répond à elmkor
        mère de famille, cadre active
        • Posté à 14h11 le 24/01/2012
        • Internaute 97926
          mère de famille, cadre active

        Si les écoles de commerce se rebaptisent écoles de management ou business schools, c’est bien parce qu’on y parle non pas de vente mais bien des affaires et de l’entreprise en général.
        Le formatage, à mon sens, commence bien avant. On essaie d’ailleurs de priver les lycéens d’un niveau correct en histoire, géographie et économie qui sont pourtant des clés de compréhension essentielles de notre société et de la politique.

    • The moron
      The moron répond à Fred1384
      telle est la question
      • Posté à 20h13 le 23/01/2012
      • Internaute 170077
        telle est la question

      Je me suits pas d’accord avec vous. Personnellement, j’ai fais j’ai fais un mater et j,ai ensuite integré une école d’ingénieur (donc je parlerais que du point de vue des écoles d’ingé). Je trouve qu’au contraire les élèves de fac sont plus débrouillard pour la simple et bonne raison qu’ils sont complètement laissé à eux mêmes à la fac, les contacts avec les profs sont sporadiques, pour la moindre démarche il faut se débrouiller seul, si vous voulez partir à l’étranger personne ne vous y encourage ou ne vous aide, pour ce qui est de trouver un stage c’est la même chose. En revanche, ce que j’ai vécu en école d’ingé était complètement différent.. On a presque tout servi sur un plateau.. Des propositions de stage en masse dans de grande entreprises, des profs disponible, et au final je trouvais que les élèves se reposait tellement sur ce système qu’ils n’étaient pas forcément très doué quand il s’agissait de se débrouiller par eux même. Un autre exemple est qu’à la fac on peut avoir beaucoup d’intervenants médiocres, et il m’est arrivé plus d’une fois de devoir faire des recherches et lire des bouquins pour m’autoformer à un domaine.. Il est par exemple plus commun chez les élèves de fac d’aller à la bibliotheque, Avoir ce genre de chose à faire développe énorment l’autonomie.. Ce que je n’ai que très peu rencontrer en école même lorsque le professeur en question n’était pas bon.. Je pense que que le fac à pour handicap de fournir des formations trop théoriques et pas assez professionnalisantes. La fac fait apprendre beaucoup de notions théoriques et fait moins voir les aspects pratiques.. D’où l’handicap des élèves qui sortent de fac et qui arrivent dans le monde du travail... Mais je n’ai en revanche aucun doute qu’ils remportent le prix de l’autonomie..

      • elmkor
        elmkor répond à The moron
        être vaut mieux qu'avoir
        • Posté à 21h36 le 23/01/2012
        • Internaute 154051
          être vaut mieux qu'avoir

        Je suis d’accord avec vous ! il fallait lire ma réponse à Fred1384 sous l’angle de la dérision...

      • Melinster
        Melinster répond à The moron
        Pédant galvanisé
        • Posté à 22h17 le 23/01/2012
        • Internaute 61559
          Pédant galvanisé

        Pour vous compléter, il reste des cursus très intéressants à faire à la fac : commencer en BTS pour suivre uniquement des filières pro (licence pro puis master pro). Il faut être sacrément débrouillard notamment pour le master 1 (une aberration) mais la 2eme année de master pro est généralement très facile pour qui aura déjà eu 3 ans de filière pro. On peut aussi très facilement reprendre des filières pro à la FAC après avoir travaillé quelques année.

        On peut aussi faire à peu près la même chose en école d’ingé (BTS puis école d’ingé), ca dépend des cas et des écoles, mais en général il faut 1 à 2 ans de plus (allez savoir pourquoi les écoles d’ingé vous reprennent fréquemment 1 à 2 niveau en dessous du votre...).

        Au final le tout est d’être convaincant !

      • myosotis_lys
        myosotis_lys répond à The moron
        Maman chat au foyer
        • Posté à 15h55 le 26/01/2012
        • Internaute 89449
          Maman chat au foyer

        Pas besoin d’aller à la BU parce qu’un prof est médiocre. Mes profs nous envoyaient à la BU car voulait couvrir tout le programme, ou parce qu’il voulait qu’on élargisse un peu notre réflexion.
        Mon prof de russe nous avait donné un cours de civilisation. A côté, nous avions quelques bouquins à lire, si nous le souhaitions. Je l’ai ai lus et bien intégrés. A l’oral (partiel), le monsieur m’a arrêtée après l’énonciation de mon plan car il a vu que j’avais compris et que je m’étais bien informée. C’est ça la fac. Ne pas recracher ce qui a été servi sur un plateau en or. On vous demande de réfléchir. Ce qui est bien au fond. Vous êtes autonome, vous vous organisez comme vous voulez et vous passez vos partiels sans avoir besoin à dégueuler toute l’idéologie du prof.

  • elmkor
    elmkor
    être vaut mieux qu'avoir
    • Posté à 19h48 le 23/01/2012
    • Internaute 154051
      être vaut mieux qu'avoir

    Je me suis toujours dit que la seule vocation de ces écoles supérieures de commerce était de sélectionner par l’argent les étudiants avec des frais de scolarité trop élevé pour l’enseignement qui y est inculqué. Tout cela afin qu’une bourgeoise puisse, à coup de piston, se reproduire entre elle... La nature a toujours démontré que la consanguinité donnait des êtres malformés. Cet étudiant critique envers cette institution a visiblement échappé à cette tare...

    • Spool
      Spool répond à elmkor
      ici
      • Posté à 23h06 le 23/01/2012
      • Internaute 52054
        ici

      Tout cela afin qu’une bourgeoise puisse, à coup de piston, se reproduire entre elle...

      l’idéologie du mérite a un peu changé ça je pense ;
      j’aime bien cet extrait des Pinçon Charlot que rappelait liberté2012, dont cette phrase :
      La classe dominante doit donc s’ouvrir, s’aérer, faire de nouvelles entrées, mais ces nouvelles entrées obéissent toujours à la même règle : ceux qui vont intégrer le gotha sont ceux qui ont su intégrer leur richesse dans la promesse d’une dynastie familiale.
      vous pouvez vous reproduire avec un sang impur (un étudiant dont on dira qu’il est méritant, c’est à dire pas de là où on pensait qu’il viendrait) si l’impur témoigne de sa volonté d’intégrer et perpétuer le système en obtenant un diplôme et l’état d’esprit qui va avec :)

  • Basileus
    Basileus
    Master en Alternance
    • Posté à 19h52 le 23/01/2012
    • Internaute 141681
      Master en Alternance

    Après un BAC ES a 10.5 de moyenne sans réelle motivation ou plutôt perspective, j’ai entamé comme beaucoup une année de fac, AES.
    Au bout de quelques mois, ennui, non intérêt et non encadrement, faisant j’ai décroché comprenant que cela n’était pas ma voie.
    J’ai attendu un an et demi avant d’intégrer un BTS en Commerce International dans un petit établissement. Je l’ai complété avec un Bachelor en alternance toujours dans le même établissement.
    Je n’ai découvert le mot ESC qu’en arrivant à la Fac je n’en avais JAMAIS entendu parlé avant. Pendant mon BTS puis mon Bachelor, on me vendait l’école ou je suis aujourd’hui comme l’élite uniquement réservée aux élèves de prépas, gros travailleurs avec de fortes capacités intellectuelles.
    Souhaitant continuer sur un Master j’ai postulé à une de ces ESC pas mal cotée (qui est en train de fusionner en ce moment).
    Admis en parcours en alternance : mon entreprise me paie pour venir en cours et pour aller à mon travail alors que mes amis paient 7000 euros pour aller en cours.
    Satisfait de mon expérience professionnelle en alternance, je suis complètement dépité par le non-professionnalisme de l’Ecole et la qualité médiocre d’une grande partie de ces cours.

    Néanmoins j’aurais mon BAC+5 avec mon expérience professionnelle, (tout en ayant alimenté mon PEL) et c’est bien ce que mon prochain recruteur veut non ?

    Donc en ESC y’a de tout, de gros fils à papa et vraiment ! Mais également des gens de tous milieux, comme moi, qui galèrent avec plusieurs boulots...

    • 22decembre
      22decembre répond à Basileus
      Social-libéral... C'est pas (...)
      • Posté à 20h07 le 23/01/2012
      • Internaute 137595
        Social-libéral... C'est pas (...)

      Beau parcours effectivement...
      Mais pas forcement besoin d’être en alternance !
      Perso, je sors de master génie civil avec le statut ingénieur (mais pas le titre... on s’en fout !).
      La composante « stages » est un plus, certes, mais le plus important, c’est les compétences, l’imagination, et l’utilité du metier (recherché ou non...).

      • Basileus
        Basileus répond à 22decembre
        Master en Alternance
        • Posté à 21h59 le 23/01/2012
        • Internaute 141681
          Master en Alternance

        Nan c’est pas forcément un beau parcours, c’est juste un parcours histoire d’aller quelque part qui à la fin parait flatteur (école de commerce wahouuuu) mais qui concrètement ne trouve sa valeur que dans le stage ou le poste en alternance et surement pas dans les compétences inculquées par l’Ecole.
        A refaire j’aurais choisi une Ecole d’Ingénieur avec un petit double diplôme à la fin en management ou marketing.
        Sinon concernant l’utilité du métier, honnetement ... le but c’est de vendre plus et mieux, donc bon... :)

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