Sexus Antiquitus 23/01/2012 à 11h17

Chez les Romains, le comble du plaisir est dans le baiser, pas le pénis

Renée Greusard | Journaliste Rue89

Loin de l’imaginaire des péplums et autres clichés, le sexe chez les Romains se fondait sur une conception différente du couple. Entretien avec l’historien Thierry Eloi.


Une capture d’écran de l’article du Guardian, évoquant les pièces de monnaie retrouvées

Début janvier, des pièces de monnaie pornographiques ont été retrouvées près de la Tamise, à Londres. On y voit distinctement un couple en train de faire l’amour. A priori et selon le Guardian, ces pièces servaient de monnaie d’échange aux Romains, dans les lupanars, maisons closes de l’époque.


L’érotisme masculine dans la Rome antique

C’était bien l’occasion d’interviewer Thierry Eloi, maître de conférence dont les recherches passionnantes portent, comme l’indique le titre de son livre, sur l’érotisme masculin dans la Rome antique.

Hormis ces pièces, existait-il une pornographie romaine ?

Je pense notamment aux mosaïques de Pompéi, dont on dit qu’elles servaient à exciter les clients et à annoncer les spécialités des prostituées...

Ces types de piécettes et de tableaux érotiques sont destinés à être représentés dans les lupanars, parce que ce sont les lieux de déversement du plaisir.

La vie des Romains est très compartimentée. Qu’il existe de la pornographie à Rome, oui, mais destinée à qui et quand ? On ne peut pas imaginer un homme romain parler de guerre et, d’un seul coup, se mettre à parler de sexe. Les espaces sont bien déterminés.

Un Romain partage ses journées en deux : le matin, il consacre son temps à sa vie de citoyen soldat ; ensuite, vers midi, il passe aux thermes. Ils sont nécessaires, comme un sas de transition entre le sérieux du matin et l’espace restreint qui est celui du banquet de l’après-midi.


Une mosaïque d’un lupanar de Pompéï (Renée Greusard/Rue89)

Dans votre livre, vous insistez sur notre vision faussée du sexe dans la Rome antique...

Oui, on a par exemple souvent dit que les Romains pratiquaient déjà l’homosexualité dans l’Antiquité. Il y a eu une quête d’un modèle prestigieux, pour mieux lutter contre les discriminations actuelles.

Seulement, je mets au défi quiconque de me traduire en grec ou en latin le mot homosexuel, et même le mot hétérosexuel, et même le mot sexuel tout court. S’il n’y a pas ces mots, c’est qu’il n y a pas de pratiques sexuelles équivalentes.

Ce qu’on appelle la sexualité aujourd’hui est un concept issu de la psychanalyse. C’est une construction globale intérieure, qui englobe le rapport aux parents, à son milieu social, au premier rapport. C’est un anachronisme de vouloir exporter ce modèle issu de la bourgeoisie capitaliste dans la Rome antique.

Cela ne veut pas dire que les Romains et les Grecs ne connaissent pas la volupté, mais elle est complètement différente de ce que nous appelons la sexualité.

Il y a aussi tous ces mythes qui circulent autour de la pédérastie...

Ah, le fameux sujet de la pédérastie... Il faut d’abord redire ce que c’est. Dans le monde grec, les individus ont besoin d’un passage du monde enfant. C’est un moment d’initiation.

Mais comme dans toutes les cultures d’ailleurs, aujourd’hui, ce serait juste plutôt le permis de conduire, la première relation sexuelle ou ce genre d’événements.

Chez les Grecs, les choses se passent de la manière suivante : un adulte libre de 25 ans – ce qui exclut les esclaves et les femmes – enlève publiquement le fils de son voisin âgé de 16 ans. Ce n’est pas un moment triste, il y a d’ailleurs une fête avec des guirlandes, des costumes particuliers, etc.

Ce serait une insulte publique que le jeune ne soit pas l’objet du désir d’un autre. et le père du jeune incite même à cet enlèvement en disant :

« Hé, dépêche-toi d’enlever mon fils ! Il est pas beau, mon fils ? »

Ensuite, le jeune homme et son « kidnappeur » vont dans la brousse, un peu comme dans certaines tribus et il y a ensuite un rite de pénétration : le plus vieux sodomise le plus jeune.

Mais alors seulement, le couple revient à la ville. Le sens de ce voyage, c’est d’arracher publiquement le fils à son cercle familial. Ce rituel d’intégration sert dans la construction culturelle des Grecs à faire éprouver le féminin et le campagnard au jeune avant qu’il n’y renonce à jamais, puisqu’il sera ensuite un jeune masculin dans une société civique.

Mais il n y a aucun désir dans cette affaire, cette construction est une obligation et elle est sociale.


Une mosaïque d’un lupanar de Pompéï (Renée Greusard/Rue89)

Et à Rome ?

La pédérastie est grecque. Les Romains n’ont jamais voulu transposer à Rome ce modèle. Les Romains l’admettent, ils appellent ça l’amour à la grecque mais pour eux, c’est un exotisme.

A Rome, c’est le père qui initie son fils à l’âge adulte, mais l’inceste est un interdit total. Il n y a donc pas de sexe dans ce rapport.

Comment les Romains conçoivent-ils le plaisir ?

D’abord, il faut préciser qu’un individu libre (femme ou homme) ne peut pas avoir de rapport de volupté, c’est un corps qui n’est pas pénétrable, c’est un corps fermé. C’est un corps interdit au désir.

Cela ne veut pas dire que les Romains ne connaissent pas la volupté, mais elle est complètement différente de ce que nous appelons la sexualité.

Le plaisir, ce n’est pas non plus à travers le pénis ou l’anus que l’homme va le trouver, parce que c’est un contact avec l’intérieur du corps. Or l’intérieur du corps, c’est des glaires, c’est visqueux. Ce ne sont que des « humeurs ». On est plus en contact avec ce qui fait la beauté décente du corps : la peau.

Car le plaisir des Romains se trouve dans le baiser sur la peau. Encore mieux que ça, le baiser autour de la bouche. C’est l’échange de souffle qui est recherché. Les Romains n’estiment pas que le comble du plaisir, c’est l’éjaculation. Le comble du délice, à Rome, et pour un Romain, c’est le baiser.

Le souffle, c’est l’éternité de la chaleur, la douceur, la chasteté et de la bonne haleine. Ce n’est pas une jouissance spermatique, c’est la jouissance pneumatique.

Avec qui alors, ces baisers ?

Toujours avec des hommes et des esclaves, puisque les hommes libres sont interdits d’être désirés ! Tout se déroule pendant les banquets de l’après-midi. Là, on amollit le corps rigide du sérieux du matin.

Et pendant le banquet, on ne mange pas parce qu’on a faim. On mange pour être ensemble. L’esclave arrive, il distribue la nourriture, vient ensuite la volupté mais, il n y a aucune pénétration. Le plaisir est d’abord dans les regards. Ensuite, le citoyen choisit un esclave et c’est à ce moment que commencent les baisers.


Pan a une relation sexuelle avec une chèvre (Renée Greusard/Rue89)

Mais que se passe-t-il alors dans le lit conjugal ?

Les gynécologues intitulent ce rapport « le déversement spermatique ». En gros, il pleut ! La femme s’allonge et elle attend que ça se passe. L’homme s’allonge sur elle, il déverse son sperme et il fait des enfants.

Mais ce n’est pas une pratique de plaisir, c’est une pratique civique : il s’agit de faire des citoyens. On sait très bien d’ailleurs que ça ennuie : on éteint la lumière, on ferme les rideaux, ça dure très peu de temps et tout le monde dit que c’est une corvée, que ça donne mal au dos, que ça donne des boutons.

Qu’est-ce qui n’est pas valorisé à Rome ?

« Coucher » ! L’homme libre c’est un citoyen qui fait de la politique et un soldat qui fait la guerre, et c’est tout. Dans nos sociétés, un homme qui couche beaucoup, on dit que c’est un tombeur.

A Rome, une des particularités de la vie c’est qu’on va dénoncer son adversaire politique en disant : « Il couche. » On dit par exemple de César sur le forum quand on veut l’attaquer qu’il est « le mari de toutes les femmes » et donc « la femme de tous les maris ». Dévaloriser le corps, c’est prouver que le citoyen n’est pas capable d’être un homme politique de qualité, d’être un citoyen soldat.

Il y a des insultes ?

Oui, une insulte permanente, c’est de dire « Ce type a une grosse bite » ou « Toi, c’est bien connu : tu reçois des mecs qui ont des grosses bites. » A Rome, l’énormité du pénis, c’est terrible, c’est une dévalorisation, parce que c’est un corps disproportionné. On remarque d’ailleurs que sur les statues romaines, il n’y a toujours que de tous petits zizis.

Ensuite, la plus grave des insultes, ce n’est pas de dire de quelqu’un qui est sodomisé – même si ça peut être une insulte –, le pire, c’est de dire « Il aime sucer ». Il faut revenir pour comprendre à l’origine du mot fellation. Il vient de « fello, fellare » qui signifie « téter ».

Lorsque la nourrice voit le bébé dont elle a la charge pleurer, elle le met au sein, il « fellat ». Mais elle le fait pour l’empêcher de parler, de pleurer. Or, si quelqu’un fait une fellation, de la même manière, il ne peut plus parler et un Romain, c’est un citoyen qui parle.

Et les femmes dans tout ça ?

Une femme « libre » n’a pas de plaisir. Elle est éduquée à ne pas en avoir. La nourrice doit apprendre à la petite fille à ignorer le plaisir de son corps. Une femme romaine est destinée à reproduire. D’ailleurs un des synonymes de femme libre à Rome, c’est « le ventre ». C’est bien pour ça qu’il ne faudrait pas revenir à la Rome antique.

A tel point que si un homme libre prend trop de plaisir avec son épouse, la femme va se plaindre à son beau-père de cette situation et le père vient engueuler le mari.

Il y a des procès très connus d’hommes qui sont traînés au tribunal parce qu’ils sont « uxoriosis » : ils aiment trop le corps de leurs femmes. Les gens disent : « Mais si vous avez envie de vous vider les couilles, allez donc au lupanar ! »


Des « tintinnabulum », clochettes qu’on placait à l’entrée des maisons pour conjurer le mauvais sort (Renée Greusard/Rue89)

Ce n’est pas infamant d’aller au lupanar ?

Non ! Le lupanar sert à réguler le déversement du sperme et des humeurs. Il y a une anecdote très connue. Caton l’ancien, un citoyen romain très austère, voit un jour un jeune homme hésiter à rentrer dans un lupanar. Il y en a partout à Rome. Il dit au jeune :

« Mais si, si, vas-y ! Il faut que tu y ailles parce que c’est la preuve que tu n’auras pas de comportements indécents avec ton épouse. »

En revanche, le même Caton, le lendemain, voit le même jeune homme devant la porte du lupanar. Il lui dit :

« Y aller une fois oui, mais deux jours de suite, c’est trop ! »

Ce qui est infamant, c’est d’y aller trop. Il faut se réguler. Dans le lupanar, on va voir des prostitué(e)s hommes ou femmes. Le sexe du ou de la prostituée, on s’en fiche. On vient voir un esclave, et l’important, c’est de ne pas se vider avec son épouse parce qu’alors, on la considérerait comme une esclave.

En fait, on est hyper loin de tout ce qu’on a pu voir au cinéma...

C’est justement l’intérêt de voir ces films comme « Gladiator » ou ce genre de péplums. C’est d’en apprendre plus sur notre culture contemporaine ! Mais c’est très bien. Si on veut faire de l’Histoire romaine, on fait des livres d’histoire.

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  • 176 réactions
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  • Cannibal Ferox-
    Cannibal Ferox-
    mangeur de chouineur
    • Posté à 11h25 le 23/01/2012
    • Internaute 159072
      mangeur de chouineur

    Fort instructif :)
    J’adore l’idée de jouissance pneumatique.

    • Lemmy_Nothor
      Lemmy_Nothor répond à Cannibal Ferox-
      - Gone fishing !
      • Posté à 11h48 le 23/01/2012
      • Internaute 12434
        - Gone fishing !

      Ça m’a intrigué ce truc de jouissance pneumatique. J’ai donc googlé l’expression.....et j’ai trouvé ceci...( ce texte devrait être au dessus, mais l’Ave Dheu l’interdit....)

      Le comble du plaisir pour les riverains, ça serai un site fonctionnel....après, on se fera la bise.....

      Et j’en profite pour faire la bise à tout le monde.xxxxxx

      • Cannibal Ferox-
        Cannibal Ferox- répond à Lemmy_Nothor
        mangeur de chouineur
        • Posté à 11h51 le 23/01/2012
        • Internaute 159072
          mangeur de chouineur

        La bise mon Lemmy et Good year, même si c’est pas le mot qui convient :)

         
        • Lemmy_Nothor
          Lemmy_Nothor répond à Cannibal Ferox-
          - Gone fishing !
          • Posté à 11h54 le 23/01/2012
          • Internaute 12434
            - Gone fishing !

          Et Bonne Année chinoise.....

          • Lemmy_Nothor
            Lemmy_Nothor répond à Lemmy_Nothor
            - Gone fishing !
            • Posté à 11h55 le 23/01/2012
            • Internaute 12434
              - Gone fishing !

            Merde....me suis gourré de photo....celle-ci c’est la bonne.....quoique, l’autre était mignonne aussi...

        2 autres commentaires
      • merle-moqueur
        merle-moqueur répond à Lemmy_Nothor
        GRRRRRRRRRRRR (...)
        • Posté à 16h47 le 23/01/2012
        • Internaute 17922
          GRRRRRRRRRRRR (...)

        « 

        Jouissance pneumatique...... ?

        Je me maaaaaarre ! ! ! ! ! !

    • ammianus
      ammianus répond à Cannibal Ferox-
      Guide de musée
      • Posté à 12h37 le 23/01/2012
      • Internaute 126841
        Guide de musée

      Il existe également depuis l’époque grecque une école de médecine pneumatique qui postule que les maladies sont déclenchées par des perturbations du pneuma.

      • Crepitus
        Crepitus répond à ammianus
        Retraité
        • Posté à 16h52 le 23/01/2012
        • Internaute 85789
          Retraité

        Et, comme le diaphragme est aussi un moyen anticonceptionnel, l’on ne sait plus où l’on en est.

    • Numerosix
      Numerosix répond à Cannibal Ferox-
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 13h07 le 23/01/2012
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Ils sont fous ces romains.

  • obvious
    obvious
    bouzeu rêveur
    • Posté à 11h33 le 23/01/2012
    • Internaute 129617
      bouzeu rêveur

    Très interessant !
    Une toute autre vision...

    • pablico
      pablico répond à obvious
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 13h58 le 23/01/2012
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      pourquoi y a-t-il pas un sondage on line ?

      vous sentez-vous proche de la conception :
      - grecque
      - romaine
      - autre (expliquez vous dans les commentaires)

      et publication des %.
      Cela aurait été marrant de voir les résultats du XXI ème siècle.

      • kiki le chien
        kiki le chien répond à pablico
        observateur
        • Posté à 13h59 le 23/01/2012
        • Internaute 130584
          observateur

        aucun des deux ne prend le franc dsk !

  • Adam Lèvre
    Adam Lèvre
    (...)
    • Posté à 11h50 le 23/01/2012
    • 178753
      (...)

    En fait on est hyper loin de tout ce qu’on a pu voir au cinéma...
    Le cinéma est un monde virtuel, la télé est un monde virtuel, la réalité se lit et s’écrit.
    Le comble du plaisir est dans la réalité. C’est la raison pour laquelle pendant 20 ans, je n’ai fait que lire, écrire, me droguer, boire et voyager pendant que les autres regardaient la télé, achetaient des voitures, et s’étouffaient dans les crédits, depuis 15 ans, c’est nickel, je peux lire tout ce que je veux sans bouger de chez moi. Je n’ai jamais rien téléchargé, j’en ai jamais eu besoin, pas plus que des Mp3, j’ en ai profité pour apprendre la musique aussi, je suis pas Jimi Hendrix, je me fais PLAISIR, j’ai lu des milliers de livres, vu des quantités de choses, quand j’écris sur le net, on me dit que je me fais un film. Ben non, ce sont eux qui en ont trop regardé et ça va pas en s’améliorant. Mais bon, je ne suis jamais en manque de plaisirs, je les connais tous, j’ai juste à choisir ce que je veux, où je veux, quand,je veux. ça s’appelle la réalité, pas faire du cinéma sur internet. Pseudo ça veut dire faussaire. La justice s’écrit sur du papier, c’est la nature, le celluloïd ou le dématérialisé, c’est pas la nature, c’est pas de la culture. Le plaisir vient du coeur, pas de celui qui a la plus grosse, mais la plus forte : la raison.
    Celle du plus fort est toujours la meilleure, les faibles sont enfermés au cinéma. C’est un camp de concentration.
    Je suis concentré sans très cons autour, ils sont sur internet.
    Vive la philosophie, ça ne s’apprend pas au cinéma ni avec un jouet appelé ordinateur.
    Bonne journée les paumés incapables ni de créer ni d’ imaginer.

    Inventer c’est penser à côté.
    Albert Einstein.

    • Noel75
      Noel75 répond à Adam Lèvre
      ingenieur
      • Posté à 12h55 le 23/01/2012
      • Internaute 157126
        ingenieur

      Sinon là c’est de la branlette, non ?

      • Adam Lèvre
        Adam Lèvre répond à Noel75
        (...)
        • Posté à 19h08 le 23/01/2012
        • 178753
          (...)

        Lorsque l ’on pose une question, c ’est de la masturbation intellectuelle C’est un ingénieur branleur. Je suis un bot. je n ’existe pas, je suis virtuel.
        mon nom de famille est Noel75

    • MoeTzisha
      MoeTzisha répond à Adam Lèvre
      Joujou sexuel
      • Posté à 13h44 le 23/01/2012
      • 179531
        Joujou sexuel

      Tu devrais vider tes couilles de temps en temps...et pas tout le temps seul, accompagné c’est bien plus agréable, et bien plus raisonnable.

      • Adam Lèvre
        Adam Lèvre répond à MoeTzisha
        (...)
        • Posté à 19h12 le 23/01/2012
        • 178753
          (...)

        Ce que vous devriez faire, faites le.

         
        • MoeTzisha
          MoeTzisha répond à Adam Lèvre
          Joujou sexuel
          • Posté à 21h23 le 23/01/2012
          • 179531
            Joujou sexuel

          Tu peux me tutoyer petit coquin des contrées analement philosophiques.
          Tu aimes ?
          Oh, j’en suis persuadé. Et de ma voix rugueuse, je t’envois ce parapluie qui devrait proteger ta frêle nuque amie de mon sperme sudorifère.
          Et si tu refuses ce parapluie... si tu le refuses je te conseille une chose ; avant de t’ateler à tes livres révélateurs et d’écrire tes macarons à la noix frippée, tu devrais prendre une douche et laver consciencieusement ta nuque, non sans gràce... si tu le refuses et que tu ne la laves pas, tu m’obligeras à t’avouer une chose que je t’avouerais de ce pas pour t’éviter cette torturante question de la maternité ou de la paternité, après tout...Avec ou sans cette toile de lin, il te poussera un pouce dans le cou qui grandira pendant des années, pour devenir un pouce-bras ou bras-pousse selon les ethnies...ce bras qui est en fait un pouce sera mon enfant comme le tien.
          Mais notre relation autochtone au confin des mondes imaginaires n’étant le fruit que d’une dispute et de ma force féconde, ce bras approuvera toujours son père en l’enlaçant, ce pouce te fera toujours la nique, d’un revers de doigt.

          Il sera cette pensée, celle qui, à coté de toi, inventes ta déchéante stérilité.
          .

          • lonesome
            lonesome répond à MoeTzisha
            un parmi tant d'autres
            • Posté à 07h40 le 24/01/2012
            • Internaute 165032
              un parmi tant d'autres

            C’est beau on dirait du adam lèvre...

        2 autres commentaires
      • Adam Lèvre
        Adam Lèvre répond à MoeTzisha
        (...)
        • Posté à 08h13 le 24/01/2012
        • 178753
          (...)

        Je ne connais que ma raison. Vous avez cherchez la vôtre chez moi, je ne l’ai pas.

    • Cannibal Ferox-
      Cannibal Ferox- répond à Adam Lèvre
      mangeur de chouineur
      • Posté à 13h44 le 23/01/2012
      • Internaute 159072
        mangeur de chouineur

      « Le plaisir vient du coeur ».
      C’est cela oui :))

    • Gringo65
      Gringo65 répond à Adam Lèvre
      Rabatteur de merlus
      • Posté à 13h58 le 23/01/2012
      • Internaute 93849
        Rabatteur de merlus

      Troll 2.0

    • Sakae Osugi
      Sakae Osugi répond à Adam Lèvre
      pas flambifié du tout...
      • Posté à 15h03 le 23/01/2012
      • Internaute 101522
        pas flambifié du tout...

      fumes un bédo,c’est vaso-dilatateur,c’est bon pour les corps caverneux...

    • Prospero26
      Prospero26 répond à Adam Lèvre
      journaliste-reporter (à la (...)
      • Posté à 16h16 le 23/01/2012
      • Journaliste 114232
        journaliste-reporter (à la (...)

      Trop modeste cette autosatisfaction ! Il en faut plus ! plus ! Que le monde entier puisse s’en délecter !

    • Brédala
      Brédala répond à Adam Lèvre
      NB : dernières lignes dans " (...)
      • Posté à 17h45 le 23/01/2012
      • Internaute 63792
        NB : dernières lignes dans " (...)

      Un des plus envoûtants...

      • brogilo
        brogilo répond à Brédala
        • Posté à 19h03 le 23/01/2012
        • Internaute 164675

        Celui-ci n’est pas mal non plus : -)

    • Nain Glumeux
      Nain Glumeux répond à Adam Lèvre
      Touriste
      • Posté à 18h39 le 23/01/2012
      • Internaute 148099
        Touriste

      Inventer c’est penser à côté

      Divaguer c’est penser de travers.

    • salengro
      salengro répond à Adam Lèvre
      pas toper
      • Posté à 19h20 le 23/01/2012
      • Internaute 107017
        pas toper

      Inventer, c’est sublimer
      (ce qu’aurait pu écrire Freud)
       ; -)

    • Charles Mouloud
      Charles Mouloud répond à Adam Lèvre
      Bras gauche de la Vénus de (...)
      • Posté à 21h57 le 23/01/2012
      • Internaute 12542
        Bras gauche de la Vénus de (...)

      Mon dieu, mon dieu , mon dieu...

  • Lemmy_Nothor
    Lemmy_Nothor
    - Gone fishing !
    • Posté à 11h50 le 23/01/2012
    • Internaute 12434
      - Gone fishing !

    .

  • Calimaille
    Calimaille
    ah bon
    • Posté à 11h52 le 23/01/2012
    • 176780
      ah bon

    C’est en effet extrêmement intéressant, mais le sérieux de l’expert et le plaisir de lecture sont un peu gâchés par les fautes, les oublis de ponctuation et les phrases mal tournées...

    Sinon, on se rend compte que l’idée prônée au moyen-âge par le clergé qui fait de la femme un ventre qui ne prend aucun plaisir, et qui interdit à son mari de trop la désirer, sans quoi il est taxé d’adultère, ne vient finalement pas (ou pas totalement) de l’Église chrétienne mais a des racines plus anciennes. (lire à ce propos « Le chevalier, la femme et le prêtre » de Georges Duby)

    • Lemmy_Nothor
      Lemmy_Nothor répond à Calimaille
      - Gone fishing !
      • Posté à 12h00 le 23/01/2012
      • Internaute 12434
        - Gone fishing !

      et en plein Moyen Age, au dessus de la porte d’entrée des bordels on trouvait ceci....( photo Maison de l’Amour, St Antonin N.B., rue Droite, 15e s )

      • C-dâv
        C-dâv répond à Lemmy_Nothor
        • Posté à 21h27 le 23/01/2012
        • Internaute 23444

        Yeap,
        très joli fronton
        ça donne envie de boom boom boom boom,
        et pourquoi pas swiming in a mudy water ?

    • Central Scrutennizer
      Central Scrutennizer répond à Calimaille
      Scrutennizant
      • Posté à 14h40 le 23/01/2012
      • Internaute 77982
        Scrutennizant

      Heu... c’est un peu dépassé Duby non ? Ça reste bien pour une première approche, mais d’autres chercheurs ont existé depuis.

      C’est un peu comme si l’on citait « pour en finir avec le moyen âge » de Françoise Giroud comme ouvrage de référence. C’est à lire, mais il faut vite passer à des travaux plus viandus.

      Même en histoire (et dans la manière de lire l’histoire) on a fait d’énormes progrès depuis ;)

      • Calimaille
        Calimaille répond à Central Scrutennizer
        ah bon
        • Posté à 17h32 le 23/01/2012
        • 176780
          ah bon

        Dans ce cas je serais ravie connaître le nom de ces auteurs plus viandus ( ?) et des ouvrages à lire. Dans les rayons des librairies habituelles je ne vois rien de bien aguichant... Il y a un bouquin sur ce sujet-là en particulier ou bien c’est juste une recommandation générale ?

        Enfin, en tout cas moi qui ne suis pas très calée en histoire ni en historien j’aime beaucoup Duby.

         
        • Central Scrutennizer
          Central Scrutennizer répond à Calimaille
          Scrutennizant
          • Posté à 20h19 le 23/01/2012
          • Internaute 77982
            Scrutennizant

          Duby est en effet très agréable à lire, ce qui en fait un très bon auteur pour s’approcher de l’histoire (je serait presque tenté d’écrire « racontée à l’ancienne »).
          Certains de ses ouvrages sont d’ailleurs des merveilles de vulgarisation de haut-vol.
          Je ne connais que peu les auteurs de vulgarisation actuels, il doit probablement en exister de très bon.
          Parmi les auteurs « de fond », je vais m’accorder le temps de la réflexion avant de répondre : je ne suis pas certain que tous sont très faciles à lire (la passion tend à faire croire lisses toutes les aspérités).

          Il y a un petit ouvrage paru en 2006 que je cite souvent -parce que je l’adore, bien sûr- mais aussi parce que j’en trouve le contenu d’une grande tenue : « Vivre en ville au Moyen-Age » de Jean-Pierre Leguay.
          C’est plus rugueux que Duby mais l’ouvrage est dense en contenu, assez factuel sans en être rasant. Une bonne image de ce à quoi peut ressembler un bel ouvrage d’histoire médiévale.
          Passée la barrière du premier chapitre, qui en arrête certains, on peut y découvrir un Moyen Age bien plus complexe et bien différent de ce que l’imaginaire populaire en fait.
          (Le genre d’ouvrage à faire commander par sa médiathèque si l’on ne désire l’acquérir en propre).

          Pour se distraire sur la question du sexe à l’antiquité, on peut lire l’essai de Pascal Quignard : « Le Sexe et l’effroi ». A ne pas prendre comme un ouvrage historique bien sûr, mais c’est une intéressante réflexion que l’on prends plaisir à suivre dans ses méandres.

          Je vais réfléchir à d’autres titres ;)

        1 autres commentaires
  • Pas tripette.
    Pas tripette.
    Si j'aurais su, j'aurais po lu.
    • Posté à 15h46 le 23/01/2012
    • Internaute 117974
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.

    Oh mais attention, il y a baiser et baiser :
    Et puis y a le baiser d’Zézette
    Le plus salé le plus sucré c’est le plus chouette
    A côté de sa bouche en flamme
    Le Stromboli n’est qu’un p’tit sorbet de réclame
    Je l’aime
    Elle m’aime

  • Charles Péguy
    Charles Péguy
    traducteur
    • Posté à 11h59 le 23/01/2012
    • Internaute 133848
      traducteur

    Plus que critique du côté souvent facile et attrape-clic de la spécialiste du cul de Rue 89, il me faut aujourd’hui par simple honnêteté lui rendre hommage pour l’interview ci-dessus. Puisse-t-elle entre autres faire baisser la cote de la pipe, et de ses relents de sexualité impériale et impérieuse. Vive la république romaine et la réciprocité du plaisir donné !

    • vincou78
      vincou78 répond à Charles Péguy
      Etudiant
      • Posté à 22h32 le 23/01/2012
      • 175176
        Etudiant

      « Une femme libre n’a pas de plaisir »
      Pourquoi célébrez-vous la république romaine au nom de la réciprocité du plaisir ? Je ne critique pas cette république, certainement une toute autre forme de plaisir devait être en vogue à l’époque (plaisir de l’esprit ?).
      Peut-être nous balançons-nous d’un extrême à l’autre...

      • Charles Péguy
        Charles Péguy répond à vincou78
        traducteur
        • Posté à 22h39 le 23/01/2012
        • Internaute 133848
          traducteur

        En fait j’opposais l’impérieux, l’impérial désir masculin que je trouve revenu très en force par rapport à ma jeunesse (j’ai près de 60 ans) à la république en jouant sur l’histoire romaine, ce qui n’est pas dans le texte. Mais je remarque qu’il est fort peu question de baiser comme acte de désir auto-suffisant dans le cinéma d’aujourd’hui. Sauf dans « Memory Lane ». L’avez-vous vu ?

         
        • vincou78
          vincou78 répond à Charles Péguy
          Etudiant
          • Posté à 23h03 le 25/01/2012
          • 175176
            Etudiant

          D’accord. Non, je n’ai pas vu ce film. Vous le conseillez ?

        1 autres commentaires
  • elmkor
    elmkor
    être vaut mieux qu'avoir
    • Posté à 12h12 le 23/01/2012
    • Internaute 154051
      être vaut mieux qu'avoir

    Merci pour cet article qui nous fait redécouvrir que les mots ont un sens et que les moeurs et coutumes des sociétés évoluent sans cesse au cours des âges.

    Dans un autre registre, cela me fait penser qu’en matière de sécurité routière, dans les années 1970, l’alcool était un facteur atténuant en cas d’accident. On disait alors : « il était sous l’emprise de l’alcool, il n’avait pas toutes ses facultés on ne peut pas lui en vouloir d’avoir causé un accident... »

    • Jaimz
      Jaimz répond à elmkor
      ingénieur
      • Posté à 17h30 le 23/01/2012
      • Internaute 87110
        ingénieur

      Sans compte qu’à cette époque là on pouvait fumer dans les hôpitaux !
      Une bien belle époque... que je n’ai pas connu hélas étant né en 1975.

  • cornelius.nova
    • Posté à 12h13 le 23/01/2012
    • 174820

    Loin de moi l’idée d’en attendre trop de ce qui est gratuit... Mais qu’est-ce que c’est que cette ponctuation ? Certaines phrases sont tout simplement illisibles :

    « A tel point que si un homme libre prend trop de plaisir avec son épouse. La femme va se plaindre à son beau père de cette situation et le père vient engueuler le mari. “

    • ammianus
      ammianus répond à cornelius.nova
      Guide de musée
      • Posté à 12h41 le 23/01/2012
      • Internaute 126841
        Guide de musée

      N’exagérez pas trop tout de même, parmi les commentateurs de ce site je peux en citer quelques-uns pour qui la ponctuation, les majuscules et l’orthographe ne sont pas franchement des préoccupations de tous les instants. Je suis sûr que l’auteur va corriger tout ça... n’est-ce pas ? ^^

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