35 heures 12/01/2012 à 08h23

Les Français, les moins travailleurs d'Europe ? A voir

Martin Untersinger | Journaliste Rue89


Un homme en cravate (Jono Mueller/Flickr/CC)

1679. C’est le nombre d’heures travaillées en 2010 par les Français, selon une étude de l’institut COE-Rexecode : un des chiffres les plus bas d’Europe, avec la Finlande. La même année, les Allemands ont travaillé 225 heures de plus, 177 pour les Britanniques et 134 pour les Italiens.

En dix ans, selon l’institut privé, la durée de travail des salariés à temps-plein a diminué de près de 14% (-6,1% en Allemagne).

Une méthodologie contestée

L’institut se base sur des chiffres fournis par Eurostat, fiables et comparables pour toute l’Europe. Dans Les Echos, Fabrice Lenglart, directeur des statistiques démographiques et sociales de l’Insee, émet des réserves quant à la validité de leur utilisation :

« Si les chiffres d’Eurostat pour 2010 sont conformes aux nôtres, la méthodologie de notre enquête emploi a été profondément remaniée en 2003 et ne permet pas d’établir une évolution de la durée effective du travail depuis 1999. »

Mêmes réserves chez Mathieu Plane, économiste à l’OCDE :

« Le bilan de la réduction du temps de travail sur l’emploi et la précarité est nettement plus favorable à la France qu’à l’Allemagne. »

Des chiffres plus compliqués qu’ils n’en ont l’air

Il souligne que le nombre total d’heures travaillées outre-Rhin a davantage baissé qu’en France (-4,6% contre -1%). Il note également que l’Allemagne a réussi à préserver ses emplois en recourant massivement au temps partiel, bien aidée par la diminution de sa population active (-2,9%) alors que cette dernière augmentait de près de 8% en France (selon les chiffres analysés par Rexecode).

La France se situe ainsi dans la moyenne en ce qui concerne le nombre d’heures travaillées par les salariés à temps partiel. Les travailleurs indépendants français sont même ceux qui passent le plus de temps au travail, à égalité avec l’Allemagne.

Des chiffres qui relancent le débat

Rexecode est un institut d’études proche du patronat et des entreprises, qui sont même... ses adhérents. On y compte quasiment toutes les grandes banques françaises, mais aussi de grands groupes comme Bouygues, Areva, PSA, Lafarge ou L’Oréal.

COE-Rexecode avait déjà réalisé en début d’année une étude [PDF] sur la différence de compétitivité entre la France et l’Allemagne, pour le ministère de l’Industrie et des Finances. Ses propositions ? Baisser les charges, diminuer les dépenses publiques, augmenter la CSG et la TVA.

A quelques jours du sommet social prévu à l’Elysée, ce rapport va de toute façon apporter de l’eau au moulin de ceux qui, notamment à droite, veulent la peau des 35 heures.

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  • lonesome
    lonesome répond à Caniveau89
    un parmi tant d'autres
    • Posté à 10h27 le 12/01/2012
    • Internaute 165032
      un parmi tant d'autres

    Vous avez encore oublié de prendre vos médicaments ce matin. Voilà que vous rechutez dans l’obsession monomaniaque.

    • caro
      caro répond à lonesome
      délinquante avérée
      • Posté à 11h34 le 12/01/2012
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      pourtant docteur Framboise92 lui propose gratis une ordonnance !

  • ada
    ada
    • Posté à 09h43 le 12/01/2012
    • Internaute 1820

    Ce qui m’étonne, c’est que les chiffres de l’OCDE disent exactement l’inverse : les Allemands travaillent moins par an que les Français. En 2009, 1554h annuelles en France contre 1390h en Allemagne :
    Lien
    Les conclusions qu’on peut en tirer sont donc radicalement différentes !

    • Pi.K
      Pi.K répond à ada
      Vilain Parisien
      • Posté à 09h55 le 12/01/2012
      • Internaute 105016
        Vilain Parisien

      Dans un cas comme dans l’autre, il est difficile de tirer des conclusions. Faire appel à un paramètre unique, type nombre d’heures travaillées, conduit tout droit au plantage. C’est l’erreur typique, qu’elle soit volontaire ou non, des politiques comme des idéologues : mettre en avant un paramètre donné, négliger d’autres paramètres importants, et oublier d’analyser les relations entre différents phénomènes (économiques, sociaux, mais aussi historiques).

      • Ryuu
        Ryuu répond à Pi.K
        Informaticien parisien
        • Posté à 10h38 le 12/01/2012
        • Internaute 28569
          Informaticien parisien

        Le simple fait de dire « les allemands » ou « les français », est déjà un énorme préjugé. On regroupe dans une même catégorie des millions de personnes aux situations très différentes.
        Il faudrait au moins classer cela par catégorie socio-professionelle pour avoir un comparatif honnête, et par région (et non par pays) pour être vraiment exploitable (Paris n’est pas la province, et on me laisse entendre qu’il reste de grosse différence entre les deux Allemagne)

         
        • Captain Konstadt
          Captain Konstadt répond à Ryuu
          colleur de gomettes
          • Posté à 13h19 le 12/01/2012
          • 178678
            colleur de gomettes

          Un classement pourquoi pas, cela dit les différences culturelles existent bel et bien.
          Par exemple, un cadre en Angleterre fait bien moins d’heures qu’un cadre français corvéable à souhait. ( pour être précis à Londres )
          En Allemagne les ouvriers d’une certaine marque de bagnoles font bien moins d’heures que leurs « collègues » français aussi..

        1 autres commentaires
      • Bob Moog
        Bob Moog répond à Pi.K
        Voltage Controlled
        • Posté à 10h58 le 12/01/2012
        • Internaute 136928
          Voltage Controlled

        Oui, il faudrait par exemple mettre en perspective le fait que les Allemands ne font pas de gosses donc ont plus de temps à consacrer à des activités périphériques telles que le travail.

        Après on peut toujours polémiquer autour de la question si c’est nous qui avons raison de pondre ou eux de ne pas le faire, mais j’ai cru comprendre que la droite était favorable à la natalité, alors il faudrait quand même qu’ils soient cohérents.

  • stefandevries
    stefandevries
    Journaliste
    • Posté à 09h58 le 12/01/2012
    • Journaliste 112654
      Journaliste

    Ces chiffres n’ont rien à voir avec les chiffres de l’OECD. En fait, ce sont les Néerlandais qui travaillent en moyenne le moins d’heures du monde industrialisé. Les Grecs et les Coréens travaillent le plus (>2100 h/an). Les Français, avec 1554 heures/an, se situent un peu en dessous de la moyenne européenne (comparable à la Belgique, avec 1550 h/an), mais largement devant l’Allemagne (1390 h/an). Chiffres pour 2009, source : Lien.

    Mais encore une fois : on voit bien que le plus grand avantage des statistiques est ce que tout le monde peut y trouver sa vérité...

    • yabon
      yabon répond à stefandevries
      Klingon
      • Posté à 10h08 le 12/01/2012
      • Internaute 98602
        Klingon

      « Les Grecs et les Coréens travaillent le plus (>2100 h/an). »

      Les grecs ? Ah ben faut dire au patronat et à ses valets umpistes que c’est le modèle à suivre alors ! ! !

    • Yp2
      Yp2 répond à stefandevries
      Sale gauchiste d'IEP
      • Posté à 02h21 le 13/01/2012
      • Internaute 71496
        Sale gauchiste d'IEP

      Oui, si on calque l’analyse que nous propose l’UMP sur ces stats, on a donc les allemands qui sont d’irresponsables feignasses indolentes sudistes et les grecs qui sont un peuple travailleur et consciencieux.

      Des discours simplistes et dogmatiques de la droite...

  • doudou9174
    doudou9174
    conducteur.receveur
    • Posté à 10h02 le 12/01/2012
    • Internaute 140131
      conducteur.receveur

    les entreprises ont euent un temps d’adaptation [ certain ] suivant l’activité ( secteur ) , la taille , la conjoncture propre , il n’est plus a prouver que la grande majorité de celles ci produisent AUTANT en 35h aujourd’hui qu’ en 39h avant

    gagnant aussi sur la baisse puis la stagnation des salaires au moment du passage aux 35h , phénoméne déja amorcé dès 1990 .

    réagissont haut et fort s’il le faut .

  • Frédérique
    Frédérique
    Etudiante
    • Posté à 10h05 le 12/01/2012
    • Internaute 165149
      Etudiante

    En Suisse, un contrat normal c’est 42h. Même les enfants à l’école font 4,5 jours par semaine et 5 jours complets dès 12 ans. Après on s’étonne d’une différence de niveau de vie ou de capacité scolaire...

    • Gérard_Manhut_Aussichot
      • Posté à 11h00 le 12/01/2012
      • Internaute 167544

      Et au Liechtenstein ? ? ?

    • yabon
      yabon répond à Frédérique
      Klingon
      • Posté à 11h50 le 12/01/2012
      • Internaute 98602
        Klingon

      « En Suisse, un contrat normal c’est 42h. “

      Oui, mais là bas, ils sont un peu ralentis. Ça correspond à 24h en France.

    • Herostrate
      Herostrate répond à Frédérique
      mal barré...
      • Posté à 11h53 le 12/01/2012
      • Internaute 147050
        mal barré...

      Commencez par rendre l’or des Juifs...

    • Jerome_B
      Jerome_B répond à Frédérique
      • Posté à 12h18 le 12/01/2012
      • Expert 81512

      Je vis en Suisse, j’ai connu les deux pays, franchement, le rythme de travail n’a rien à voir ..... et puis en France, les 35H sont bien souvent dépassées alors qu’en Suisse, c’est plutôt le contraire ...... hein ...... faut bien prendre un peu de temps l’après-midi pour faire ses courses avec les commerces qui ferment à 18h00 le soir et 17h30 le samedi ........ n’est-ce pas ? ? ? ? ?
      Quant à l’école, les heures de cours sont bien inférieures en Suisse par rapport à la France et le niveau scolaire, au moins en Suisse romande, à la sortie du gymnase n’est pas franchement reluisant comparé à la France ......
      J’aime beaucoup la Suisse qui est mon pays d’accueil mais il ne faut pas raconter n’importe quoi ........ une caissière de la Migros ne tiendrait pas 2 jours chez Lidl en France ....

  • wolvy
    wolvy
    ...
    • Posté à 10h05 le 12/01/2012
    • 178453
      ...

    J’en suis fier !

    C’est fou comme le travail est glorifié, est-ce là donc l’essence de la vie ?

    Il est bien vu de travailler beaucoup dans nos sociétés.

    Un exemple, vous êtes en entreprise, combien de fois avez vous vu un idiot de collègue se venter d’avoir terminer à 22h ?
    Ou bien vous même, voyant la montre indiquer la fin de la journée, ça vous est déjà arrivé de rester exprès 15 minutes de plus à glander, de peur que l’on vous reproche votre trop grande ponctualité ?

    Ca devrait être le contraire non ? Celui qui part tard est un idiot, celui qui part tôt un génie, car il aura su gérer son temps de travail.

    Enfin moi je vis pour mon temps libre, si vous vivez pour être enfermé entre 4 murs à suivre des ordres à la con (ou à donner des ordres à la con), c’est votre choix.

    • pateris
      pateris répond à wolvy
      serial lecteur
      • Posté à 11h29 le 12/01/2012
      • 174584
        serial lecteur

      Je vous comprend, surtout lorsqu’ensuite, on est traité comme une « variable d’ajustement », mais il y a aussi ceux, comme moi, pour qui leur travail est leur passion et leur moyen de se réaliser. Privilège ? Tout à fait. Mais le travail n’est pas forcément souffrance… (Je précise qu’en indépendant, je suis mon propre patron. Ça doit jouer.)

      • wolvy
        wolvy répond à pateris
        ...
        • Posté à 11h39 le 12/01/2012
        • 178453
          ...

        Oui bien sur, le travail peut très bien être passion.

        Mais hélas je pense que pour beaucoup, la passion est étouffée par des contraintes et impératifs de performances ou autres bizarreries du monde du travail.

         
        • pateris
          pateris répond à wolvy
          serial lecteur
          • Posté à 12h27 le 12/01/2012
          • 174584
            serial lecteur

          Tout à fait. C’est pourquoi j’ai précisé que j’étais conscient d’être un privilégié sur ce point !

        1 autres commentaires
    • Guiome414
      Guiome414 répond à wolvy
      Archimaginatif
      • Posté à 11h48 le 12/01/2012
      • Internaute 150103
        Archimaginatif

      C’est bien vrai, mais pour aller plus loin, il faut franchir un immense fossé culturel : passer de l’idée qu’il faut un SALAIRE pour vivre (son temps libre) à l’idée qu’il faut finalement un « REVENU ».
      Un revenu de base/universel qui permettrait aux citoyens de vivre sans avoir à forcément accepter un travail salarié. Cela suppose évidemment une révolution copernicienne dans la façon d’appréhender l’économie d’une société, des débats, des recherches sur l’équilibre financier d’un tel concept, etc.
      Mais peut-être qu’un jour les citoyens d’une grande démocratie pacifiée pourront vivre leur vie comme ils l’entendent.

      • Autist Reading -
        Autist Reading - répond à Guiome414
        In enculo cum vibro
        • Posté à 15h03 le 12/01/2012
        • Internaute 73535
          In enculo cum vibro

        Passer de l’idée du travail à celle des dividendes sur le travail des autres.

        Les capitalistes n’y ont jamais pensé...

         
        • Guiome414
          Guiome414 répond à Autist Reading -
          Archimaginatif
          • Posté à 17h18 le 12/01/2012
          • Internaute 150103
            Archimaginatif

          Perdu !
          Je vais vous laisser aller vous renseigner sur le concept avant d’en discuter avec vous.
          En revanche, au cas au vous n’étiez pas au courant, je vous confirme que nous sommes bien dans un système économique qui repose en majeure partie sur le travail... des actifs !
          Les allocations de toutes sortes, les retraites, l’assurance maladie sont financées grâce aux prélèvements sur votre feuille de salaire.
          Bon, les recettes de l’état ne repose pas que sur ça, mais je vous laisserai aussi aller vous renseigner les évolutions de la part actifs/inactifs dans les populations des pays « avancés » et de la répartition des contributions aux budgets des états.
          Alors évidement, dans un système où les allocations de ceux qui ne travaillent pas sont financées par ceux qui travaillent, votre remarque à du sens. Mais justement, le concept du financement d’un revenu de base/universel (etc) est de ne pas reposer sur les revenus du travail des autres.
          On en reparle dès que vous aurez un minimum de compréhension du sujet.
          Mais attention, je n’ai pas dit que c’était simple et que c’était une solution miracle dont j’ai la recette toute prête, loin de là. Je pense juste que la question du travail et de ses revenus devrait être plus large qu’aujourd’hui et oui, inclure des réflexions sur le concept de revenu universel.

          • Autist Reading -
            Autist Reading - répond à Guiome414
            In enculo cum vibro
            • Posté à 08h16 le 13/01/2012
            • Internaute 73535
              In enculo cum vibro

            « le concept du financement d’un revenu de base/universel (etc) est de ne pas reposer sur les revenus du travail des autres. »

            L’accès aux richesses repose forcément sur ceux qui créent les richesses.

            Et la différence entre huit heures de travail par semaine pour tous pour une retraite complète et le revenu universel ( avec plein d’heures pour ceux qui bossent), c’est que les allocataires du RU n’auront qu’à fermer leur gueule si ceux qui bossent font du nucléaire et des ogm.

            Le RU sans faire de la terre et des outils une propriété en indivision entre tous les humains, c’est toucher des dividendes sur le nucléaire et les ogm en échange de fermer sa gueule.
            C’est pour ça qu’Hayek était à donf pour le RU...

            Et si on communiste la terre et les outils, le RU n’a plus beaucoup de sens, vu que plus personne ne sera privé des moyens de satisfaire ses besoins.

            • Guiome414
              Guiome414 répond à Autist Reading -
              Archimaginatif
              • Posté à 10h08 le 13/01/2012
              • Internaute 150103
                Archimaginatif

              Non, vous comprenez mal le concept.
              Le financement du RU DOIT être neutre pour l’économie pour plusieurs raisons :

              1. Le RU n’a pas vocation à « colorer » ou orienter une économie. Par exemple, en Alaska (oui oui, l’état de Sarah Palin !) il y a un RU qui repose sur les énormes richesses issues de l’exploitation pétrolière. Alors certes, ce n’est pas écolo, mais ce n’est pas le but du RU : la justification ici c’est que le pétrole est issu des ressources d’une terre qui « appartient » à tous les citoyens (ici d’Alaska) et que donc, plutôt que d’en privatiser les profits pour quelques uns, on en redistribue les richesse de manière égale entre tous les citoyens. Après, personne ne dit que l’écologie ne créée pas de richesse, au contraire et on peut très bien appliquer le RU sur les richesses issue de l’exploitation de l’énergie solaire. A titre personnel, je trouve ça souhaitable d’ailleurs.

              2. Le RU neutre fait ainsi disparaitre la pression du « chantage à l’emploi ». Dans notre système économique et en particulier dans des contextes de crise (où l’on nous rabâche que c’est dur pour les entreprises) avec un taux élevé de chômage, la pression s’accentue pour toujours diminuer les coûts du travail (regardez comment sont faits les plans de rigueur et/ou de sauvetage). On en arrive une situation où les employeurs peuvent mettre une double pression : vers le haut « si vous baissez pas les couts du travail on ne pourra pas embaucher/on devra licencier » et vers le bas « si vous ne voulez pas de ce travail 10 autres le voudront » etc. Si vous avez un RU mettons de 1000€ (pour simplifier), pour tous les salaires proches de ce RU, le rapport de force employeur/demandeur d’emploi s’inverse : vous prenez le job pour en chier ou vous attendez encore un peu (sans risque de perte de revenu) pour en trouver un meilleur ?

              3. Le RU est aussi versé aux salariés, donc il abaisse le cout du travail pour les employeurs à hauteur de son montant. Grossièrement, un salaire de 1800€ « ne revient qu’à » 800€ pour le patron...

              Cela implique une autre vision de la société que celles du capitalisme libéral ET du communisme : peu importe ce que vous faites de votre RU puisqu’il ne pèse pas sur les revenus/emplois des autres !
              L’Etat, pour une fois, n’a plus à vous fliquer pour savoir si vous méritez vos allocs, si vous accepter le 3ème job qu’on vous a proposé ou si vous passez votre temps à voyager, vous former ou même à glander. L’Etat n’a plus à décider de ce que doit être un citoyen « utile » à la société parce que dès le départ (la naissance) l’Etat considère que tous ses citoyens, quoiqu’ils feront, seront « utiles » ou même plutôt qu’un citoyen n’a pas vocation à être « utile » à l’économie d’un pays. L’Etat redevient ce qu’il est sensé être : le garant de la sécurité de ses citoyens.

              C’est pour ça que je parle de « démocratie avancée », une société mature dans laquelle l’Etat fait confiance à ses citoyens pour mener leur vie. Et ça, à part peut-être certaines sociétés du nord de l’Europe, on en est encore incroyablement loin.

    • Eskarina
      Eskarina répond à wolvy
      Faut voir
      • Posté à 14h45 le 12/01/2012
      • 173050
        Faut voir

      Entièrement d’accord avec Wolvy !
      Le travail est glorifié par les classes dirigeantes, car les classes populaires sont considérées peu ou prou comme des classes dangereuses, surtout si on leur laisse le temps de réfléchir. Donc les plus riches font tout ce qu’ils peuvent pour convaincre le reste de la population que le travail est une valeur en soi, ce qui est une bêtise monumentale. Le travail n’a une valeur que s’il produit un résultat positif et/ou s’il procure un sentiment de satisfaction à celui qui le fait.

      Concrètement, j’aimerais bien savoir comment on calcule le nombre d’heures de travail des salariés ou des fonctionnaires, par exemple. À temps plein, on est généralement payé pour 35h, mais tout le monde ou presque fait plus, voir beaucoup plus !
      Pour prendre un exemple que j’ai vu récemment, quand un enseignant reçoit des parents jusque dans la soirée, quand il ou elle fait 50 bornes pour aller assister à des réunions qu commencent à 20h, quand il ou elle passe des mercredis et des week-ends à préparer des cours, des bricolages, des déguisements, etc. pour les mômes de sa classe, où sont comptabilisées ces heures ?
      Quand une secrétaire de collège fait pratiquement 35h pour officiellement 24h (payées 20h !), c’est compté où et comment ?
      Et tous les cadres moyens, agents de maîtrise et autres, taillables et corvéables à merci qui travaillent bien plus que 35h et ne peuvent jamais récupérer leurs innombrables heures supplémentaires, on les trouve où, dans ces jolies statistiques ?

  • guyome
    • Posté à 10h07 le 12/01/2012
    • Internaute 11884

    J’ai lu le document de travail de Coe-Rexecode, ce qui a été vite puisqu’il ne fait que 17 pages.

    La raison de cette baisse subite du temps de travail annuel individuel (déclaré par les travailleurs et non par les entreprises), c’est l’inclusion dans le calcul des personnes en congé ou en maladie. Cf page 9 du rapport :

    « “ le nombre moyen d’heures de travail
    effectivement prestées par semaine
    dans l’activité principale ” publié sur son [Eurostat]
    site internet “ ne tient pas compte des sala-
    riés en emploi qui ont déclaré avoir travaillé
    ‘ zéro heure ’ lors de la semaine de référence
    de l’enquête ”. “

    En incluant donc, les congés maladie et autres arrêts, la moyenne française chute littéralement par rapport aux autres pays européens. Au point que la Roumanie a la plus grande ‘durée effective annuelle moyenne de travail’,la Hongrie étant seconde, et que les travailleurs non salarié français (commerçant, patrons,...) ,qui ne sont pas couvert en cas d’absence, ‘travaillent’ donc bien plus que les salariés couvert par la sécu.

    Il semble donc que ce nouveau ‘rapport’ parle plus du niveau de protection sociale que du temps de travail. D’ailleurs, la législation des arrêts maladies et des congés des différents pays européens n’est pas mentionnée. Est-ce nouveau classement n’est pas baisé par la façon de comptabilisé les arrêt maladie ?

    Mieux. Le ‘rapport’, après avoir inclus les congés dans le calcul du temps de travail, nous explique sans broncher que (page 15) :


    Les lois portant sur la réduction du
    temps de travail votées en 1998 et 2000 sont bien
    évidemment à l’origine de cette rupture.

    Ben tiens, les congés maladie, c’est la faute aux 35h... Mouhahaha. Donc ce rapport, dont l’on ne sait pourquoi il fait tant de bruit, n’est que du lobby planqué sous des chiffres.

    PS pour les journalistes : vous avez aussi le droit de lire les rapports.

    • MarxForEver
      MarxForEver répond à guyome
      L'argent n'existe pas
      • Posté à 13h59 le 12/01/2012
      • Internaute 124072
        L'argent n'existe pas

      « lors de la semaine de référence de l’enquête »

      Si je comprend cette ligne, que vous avez lue dans leur rapport, les statistiques ont été établies pour 1 semaine, pompeusement renommée « semaine de référence » puis ils ont multiplié le résultat par 52.

      Avec cette méthode, on ne peut que trouver des résultats aberrants, puisque le temps de travail varie au cours de l’année : entreprises qui modulent en fonction de l’activité, travailleurs saisonniers, CDD qu s’achèvent, congés etc...

      C’est une méthode bien connue pour pipeauter les statistiques. Je l’ai déjà rencontrée lorsque j’étais contractuel à Eurostat.

      • guyome
        guyome répond à MarxForEver
        • Posté à 14h31 le 12/01/2012
        • Internaute 11884

        En fait, dans le rapport, ils expliquent que les salariés sont sondés toute l’année pour savoir combien ils ont travailler la semaine précédente, puis la moyenne est faite en supprimant ceux qui sont salarié mais n’ont pas travaillé une heure dans la semaine.

        Donc le calcul inclue ceux qui ont été en congé la semaine précédente mais moins d’une semaine. Ce qui peut avoir du sens dans le cadre des RTT -cela fait parti de la réduction du temps de travail- mais pas trop pour un arrêt maladie par exemple. Mais c’est pas une raison pour inclure les maladie de longue durée ou les formations dans le calcul du temps de travail comme le fait Coe-Rexecode,

    • cousinmachin
      cousinmachin répond à guyome
      humaniste misanthrope
      • Posté à 19h05 le 12/01/2012
      • Internaute 166102
        humaniste misanthrope

      Ah non, Dominique Seux a dit ce matin sur inter que la rédaction des Echos, malgré une étude intensive, n’avait trouvé aucun biais. Donc c’est un très bon rapport.

      Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

  • phil135
    phil135
    normal
    • Posté à 10h10 le 12/01/2012
    • 179105
      normal

    ça fait plus de 10 ans que Sarkozy et son équipe désignent les 35h/semaine comme LE mal français.
    ok, je pense aussi que ce n’est pas une bonne chose.
    mais pourquoi ne pas avoir réglé le problème dès fin 2007 ? il y a plein de trucs impopulaires qu’ils ont su faire passer en force. pourquoi ne pas mettre au carré ça au lieu de mesures de niche comme les heures sup qui rendent le droit du travail labyrinthesque ?

    moi ce que je veux, comme 80% des gens (ceux qui ont besoin de pouvoir d’achat), c’est revenir à 40h/semaine AVEC ajustement proportionnel des salaires (car à l’époque nous avons payé cher ces 35h sous forme de blocage des salaires et des carrières).
    passer de 35h à 40h c’est +15%

    les entreprises s’y retrouveront largement car le salaire ne pèse pas tellement dans les produits finis par rapport à tous les frais fixes et amortissements divers : les 5h de travail en plus leur couteront à l’heure moitié moins que les 35 premieres

    • dzan
      dzan répond à phil135
      • Posté à 10h16 le 12/01/2012
      • Internaute 26357

      Ah oui ?
      40 h/semaine, pour fabriquer quoi ?
      40h/ semaine, oui, mais pas au rythme de 35heures.

      • phil135
        phil135 répond à dzan
        normal
        • Posté à 10h23 le 12/01/2012
        • 179105
          normal

        pour avoir des choses à produire, la condition de base est qu’il y ait des clients.
        réduire les coûts en supprimant du salaire est un suicide macro-économique.
        les 35h sont une logique maltusienne et toutes les logiques de ce type ont toujours été des échecs

        au contraire augmenter les salaires EN augmentant la productivité amorce un cercle vertueux : pouvoir d’achat, produits compétitifs, production locale

         
        • Autist Reading -
          Autist Reading - répond à phil135
          In enculo cum vibro
          • Posté à 12h21 le 12/01/2012
          • Internaute 73535
            In enculo cum vibro

          Bah, on a qu’à passer à 30 heures pour un smic à 2000€.

          On gagnera moins avec nos actions, mais on pourra vivre avec notre salaire...

          Et on aura du fric à dépenser et du temps pour le faire, c’est bon pour l’économie.

        • gounzor
          gounzor répond à phil135
          en lutte
          • Posté à 23h55 le 12/01/2012
          • Internaute 129458
            en lutte

          « les 35h sont une logique maltusienne et toutes les logiques de ce type ont toujours été des échecs »

          C’est faux, revoyez vos bases en économies, malthus n’a rien à voir avec ça.
          Les 35h sont une réponse à une problématique simple qui s’est posée vers 1998/2000, que vous occultez complètement.

          La productivité horaire des salariés a été en forte hausse depuis les années 90 , et cela partout en Europe, notament grâce à l’outil informatique, mais aussi à la meilleure spécialisation/hausse de qualification des travailleurs... il y a donc eu trois choix possibles :

          - Soit on augmente les salaires vu que les gens produisent plus dans le même temps.
          -Soit on diminue le temps de travail pour ne pas augmenter les salaires.
          -Soit on conserve les gains de productivité sans augmenter les salaires.

          A cette époque le gouvernement Jospin, à « curieusement » pensé que les entreprises ne répercuteraient pas la hausse de productivité sur une hausse des salaires....
          Il n’a pas voulu imposer de hausse des minimas sociaux en pensant que cela freinerait le marché du travail.

          Donc il a proposé une mesure en compromis, qui baisserait le temps de travail à revenus égaux, et permettrait d’embaucher.

          Ce que la droite à le mieux réussi en France depuis cette période, c’est de faire oublier aux esprits simples que le choix qu’elle défend, c’est de laisser les gens générer plus de richesses en étant plus productifs sans qu’ils en tirent une contrepartie salariale.

          Car leur vision économique simpliste et dépassé depuis Keynes (+ de 100 ans donc), est une idéologie libérale qui considère que les bénéfices générées par une hausse productive sont redistribués mécaniquement vers le facteur travail.

          Une idéologie dont tout le monde peux constater le résultat dans une France actuellement en pleine crise économique.

        2 autres commentaires
      • MarxForEver
        MarxForEver répond à dzan
        L'argent n'existe pas
        • Posté à 17h58 le 12/01/2012
        • Internaute 124072
          L'argent n'existe pas

        « 40 h/semaine, pour fabriquer quoi ? »

        Voilà : là vous posez la bonne question.

        Depuis 10 ans et au nom du dogme libéral, la droite considère que c’est aux privés de définir la stratégie économique du pays et non au gouvernement. Sauf qu’une somme de cupidités individuelles mutuellement antagonistes ne fait pas une stratégie. Cela ne produit que des effets moutonniers de type « ruée vers l’or », ayant pour conséquences :
        - des bulles spéculatives qui explosent
        - des entreprises qui produisent ce que tout le monde produit déjà
        - un blocage de la capacité d’innovation (par définition, un innovateur n’est jamais à la mode puisqu’il est le premier)
        - une déqualification massive de la main d’oeuvre qui ne peut plus accumuler d’expérience professionnelle, car elle est trimbalée de stages en CDD et en formations professionnelles bidons

        Au final on obtient une désindustrialisation. Contexte dans lequel l’augmentation du temps de travail ne peut produire que plus de chômage.

         
        • gounzor
          gounzor répond à MarxForEver
          en lutte
          • Posté à 23h59 le 12/01/2012
          • Internaute 129458
            en lutte

          Ce que vous décrivez c’est ce qu’expliquait Keynes en 36 ici : Lien

          C’est tout a fait exact, et rarement mis en avant ces temps ci.

        1 autres commentaires
  • dzan
    • Posté à 10h14 le 12/01/2012
    • Internaute 26357

    Les incendiaires qui crient au feu !

  • jma14
    • Posté à 10h19 le 12/01/2012
    • Internaute 31729

    C’est dure d’argumenter ! ! !

    Moi, ce que je trouve le plus néfaste, ce n’est pas tant le nombre d’heure, mais la mentalité Française : toujours en faire le moins possible ! Et ca, ca tue, il faut dire que j’habite dans les bouches du rhones depuis 11 ans, et leur mentalité est pourri : « trouver une planque », « faire une gache » avec l’accent bien sur.
    Vivre dans une région de fainéant cela devient super pénible et décourageant. Je vais bientôt partir, j’ai atteint mon seuil de résistance. le soleil n’est plus un moteur !

    • lonesome
      lonesome répond à jma14
      un parmi tant d'autres
      • Posté à 10h39 le 12/01/2012
      • Internaute 165032
        un parmi tant d'autres

      La plupart des sudistes honnêtes et travailleurs apprécieront vos propos diffamatoires et racistes (dans le sens où vous généralisez à partir d’expériences personnelles qui, même si je n’en mets pas en doute le ressenti, ne peuvent être un paradigme pour qualifier une population).
      Vous qualifiez les français de fainéants, vous êtes français donc vous êtes fainéant vous aussi.
      C’est votre mentalité étriquée et nauséabonde qui est néfaste.

      • jma14
        jma14 répond à lonesome
        • Posté à 11h54 le 12/01/2012
        • Internaute 31729

        Je parle de mentalité ! Il est évident que cela ne représente pas 100% de la population. En revanche la propension de fainéant est plus importante dans le sud. il suffit d’y habiter pour le comprendre. Les « expatriés » en savent quelques chsoes ! ! ! Que cela ne vous en déplaise.
        Pour info les deux départements, où il y a le plus d’arrêt maladie est la corse et le 13.
        Encore erreur qu’il y un petit pourcentage de sudiste qui bossent, les nordistes et les étrangers pour compenser !
        Il n’y a rien de diffamatoire, je vous laisse revoir la définition.
        Quant à l’insulte de raciste, ca c’est diffamatoire en revanche (première incohérence). Pour info ma femme est étrangère et noir et mon beau frère d’origine étrangère, alors il faudra se lever un peu plus tôt les matins pour me traiter de la sorte !
        Ce qui est très amusant c’est que vous portez un avis sur moi alors que vous ne me connaissez pas, alors que moi, je porte un avis sur ce que je connais (deuxième incohérence) ! Le monde a l’envers quoi.

         
        • Gérard_Manhut_Aussichot
          • Posté à 12h08 le 12/01/2012
          • Internaute 167544

          Il n’y a rien de diffamatoire

          C’est vrai.

          c’est juste très con, et ça suffit bien comme ça

          • jma14
            • Posté à 12h17 le 12/01/2012
            • Internaute 31729

            Il y a rien de diffamatoire de traiter quelqu’un de raciste ! ! ! ! ? ? ? ?
            Effectivement, vous ne connaissez pas la définition.
            Je propose que vous portiez plainte contre moi et moi je porte plainte contre vous.
            Vous verrez bien ce que vous dis le juge !

            Ce n’est ni con, ni dogmatique, c’est la réalité.

            Dernière petite anecdote, un jour je suis rentré dans le bureau de mon patron (du cru) et je lui ai dit que j’en avais un part de bosser avec les gens d’ici. Il m’a dit : « Tu as raison qu’est ce que tu veux que je te dise. Ca ne me pose pas problème, tu peux consulter des entreprises plus haut ».

            • Gérard_Manhut_Aussichot
              • Posté à 12h40 le 12/01/2012
              • Internaute 167544

              Si c’est très con...

              Rien que ça, je cite

              moi, je porte un avis sur ce que je connais

              mais mon cher, ce n’est absolument pas « ce que vous connaissez ».. c’est votre jugement subjectif... déjà parce que chacun a sa définition et sa mesure de ce qu’est « travailler normalement »..
              Et deuxièmement, et c’est le plus grave, vous prétendez faire une généralité du peu de cas particuliers que vous avez rencontrés... à moins que vous n’ayez cotoyé l’ensemble des actifs de la région PACA ? ? ? ? ? ? ?

              Vous savez, l’histoire de l’ Anglais qui vient pour la 1ère fois en France, qui voit une rousse, et qui se précipite sur son téléphone pour annoncer à ses copains que « les Françaises sont rousses »

              • jma14
                • Posté à 13h52 le 12/01/2012
                • Internaute 31729

                Jugement subjectif des expatriés, si j’étais le seul... !

                Il n’y a pas besoin de 95% d’une population pour pourrir la vie des autres. 20 à 30% ca suffit largement. Et franchement on est encore bien au dessus.

                La méthode d’échantillonnage sur 11 ans avec une profession comme la mienne (rencontre des principaux acteurs) ca suffit largement ! A noter qu’il y a des expatriés qui comprennent en moins de 6 mois !

                • jino83
                  jino83 répond à jma14
                  citoyen curieux
                  • Posté à 14h44 le 12/01/2012
                  • Internaute 159282
                    citoyen curieux

                  « Jugement subjectif des expatriés, si j’étais le seul... ! “

                  A croire que pour vous le sud de la France n’est même pas la France ... Expatriés ? non mais sérieux vous vous prenez pour qui là ?
                  je suis moins français que vous parce que je suis originaire du sud ? et en plus je travail pas c’est ça ?

                  ‘A noter qu’il y a des expatriés qui comprennent en moins de 6 mois !
                  Et en plus ont est débile , les expatriés de votre pays comprennent plus vite que nous ...

                  Rentrez chez vous , dans votre pays alors ...et laissez votre place de branleurs a ceux qui la mérite .
                  Pas besoin de passeport pour vous faire rapatrié dans votre pays , et si vous avez besoin de coup de pieds au cul pour y retourner plus vite je serais ravis de vous montrer a quel point ont peut être productif .

                  • jma14
                    jma14 répond à jino83
                    • Posté à 08h56 le 13/01/2012
                    • Internaute 31729

                    Apparamment vous comprenez de travers et interpréter. Ce n’est pas grave il faut simplement me relire.
                    Je suis Français ! « Expatriés » c’était pour le côté exotique. Oui, il y a des différences de mentalités en France, j’ai fit quelques régions. je sais de quoi je parle. C’est qui rend riche la France au passage. Dans la mentalité du sud est infecte d’autres l’on dit avant moi. Je vous laisse conclure.

                • Gérard_Manhut_Aussichot
                  • Posté à 15h04 le 12/01/2012
                  • Internaute 167544

                  Mais dites donc, vous êtes vraiment si bête, ou bien vous le faites exprès ? ?

                  Expliquez nous donc ce que ça veut dire « expatrié », pour commencer

                  Et ensuite, dites nous quelle est votre profession, qu’on sache avec quelle méthode vous avez réalisé votre échantillon stratifié pondéré de la population ayant un emploi dans le Sud de la France.

                  Et puis pour terminer, expliquez nous aussi comment un travailleur acharné comme vous peut faire pour venir glander dans Rue89 un jour de semaine.

                  Pitre.

                  • jma14
                    • Posté à 09h01 le 13/01/2012
                    • Internaute 31729

                    Cadre sup puis chef d’entreprise de 3 sociétés dans les domaines de l’immobilier, des travaux et de l’accessoire de mode.
                    Les acteurs ont donc été très variés : aménagement du territoire, mairie, service d’urbanisme, RSI, URSSAF, prestataire de service...
                    Je fais partie des professions avec les commerciaux qui cotoyent énormément de gens. Mon échantillonnage est assez représentatif. Je vous laisse terminer le débat, de tout façon, ce n’est pas en faisant taire que vous changerez l’avis des autres !

        • jino83
          jino83 répond à jma14
          citoyen curieux
          • Posté à 12h55 le 12/01/2012
          • Internaute 159282
            citoyen curieux

          Les fainéants ce sont surtout ceux qui débarquent dans la région pour finir une carrière dans le sud , au soleil en croyant qu’ici il n’est pas nécessaire de travailler comme chez eux .

          La mentalité qui vous dérange , c’est peut être celle qui consiste a prendre un temps de réflexion pour faire son travail correctement et finir dans les temps aussi productif qu’ailleurs .
          Vous pouvez courir dans tous les sens sans réfléchir pour faire croire que vous êtes plus actifs que les autres , votre travail n’en seras pas mieux fait .
          La montre tourne a la même vitesse chez nous , si le travail et fait quand même dans le même temps impartit et que vous avez l’impression d’être entourer de branleurs , c’est que vous , vous courez surtout pour rien , ou alors que vous êtes surtout très mauvais j’sais pas .

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