Zoom sur... 26/06/2007 à 13h08

Expulsions d'enfants : « C'est toute la société qui est traumatisée »

Maria Malagardis | Journaliste


Miguel Benasayag (Maria Malagardis/Rue89)

Pour la première fois, une vaste enquête nationale s’intéresse aux « dommages collatéraux » de la chasse aux enfants de clandestins. Ces « victimes indirectes » , témoins de violences aux portes des écoles ou de menaces pesant sur des enfants étrangers. Interview de Miguel Benasayag, philosophe et psychanalyste, à l’origine du projet soutenu par Réseau éducation sans frontières (RESF).

Pourquoi s’intéresser aux « victimes indirectes » des expulsions d’enfants de sans-papiers, quand l’urgence ce sont les victimes directes ?

Parce qu’en réalité, c’est la société tout entière qui est traumatisée. L’objectif de notre enquête est de montrer que les menaces sur les enfants sans-papiers bouleversent l’ensemble du corps social. Ce qui nous intéresse, c’est l’effet miroir de cette politique répressive. Moi aussi je suis parti des « victimes directes » : à l’automne dernier, on m’a sollicité pour recevoir en consultation des petits Congolais, choqués après la tentative d’expulsion de leurs parents. Le plus jeune, âgé de 4 ans, avait été menotté. La mère, enceinte, bousculée par les policiers. Les voisins sont intervenus.

J’ai alors décidé d’organiser une réunion publique et là, j’ai soudain réalisé l’ampleur du malaise : les enfants de sans-papiers vivent un drame. Mais autour d’eux, des milliers de Français « ordinaires » sont confrontés à une violence institutionnelle inédite. Des mômes dont les copains vivent dans une insécurité permanente, des parents déboussolés, des profs qui ont banalisé le fait de cacher des enfants, de les faire sortir par des portes dérobées pour éviter la police à la sortie de l’école. Tous ces gens seront au cœur de l’enquête nationale lancée avec l’aide de médecins, de sociologues, de psys et d’enseignants.

Dans ces cas précis, la solidarité a pourtant souvent bien fonctionné... Comme en témoigne l’émergence de RESF, né il y a trois ans du refus d’expulser ces enfants…

On a effectivement une mobilisation sans précédent, qui dépasse les clivages politiques. Ce qui prouve bien que ce combat n’est pas idéologique. Mais on appréhende encore la solidarité de façon militante, à sens unique. On oublie qu’elle est d’abord un lien entre plusieurs personnes. Et que celui qui reste sera lui aussi traumatisé quand des petits Kosovars disparaissent de la classe ou du quartier. C’est ce qui nous intéresse : « Dites-moi comment, vous qui restez ici, vous vivez ces expulsions, ces menaces ? “ .

Lors de notre pré-enquête, on s’est rendu compte que les gens vivaient très mal ces situations. La société est une unité, qu’on le veuille ou non. Quand un enfant disparaît de la classe, c’est toute la communauté qui est amputée... Il n’y a pas de passivité possible. On est touché malgré soi. Vous pouvez bien dire que vous ne vous intéressez pas à la pollution, ça n’empêche pas que vous êtes affecté par l’air pollué que vous respirez...

Le fait qu’il s’agisse d’enfants a été déterminant dans cette mobilisation…

Oui mais pas au sens où on l’entend d’habitude. Si le sort de ces enfants a touché les gens, c’est parce qu’on a franchi une ligne rouge : un clandestin choisit le risque de venir en France illégalement. Mais un enfant qui grandit ici, il est juste coupable d’être né de parents sans papiers. Il est d’abord condamné pour ce qu’il est. Ce qui rappelle évidemment de mauvais souvenirs dans l’Histoire.

Et comment expliquer ça aux autres enfants ? Quand la maîtresse s’oppose aux policiers, ce sont soudain deux autorités de référence qui s’affrontent. Pour un enfant, c’est très déstructurant. Et puis les enfants sont très corporatistes, l’Autre n’est jamais tout à fait autre. La disparition du copain, c’est l’image de l’ogre qui ressurgit. Et dans ce cas-là, l’ogre c’est l’Etat.

Comment allez-vous mener votre enquête ?

Nous avons distingué trois cercles : le premier concerne les victimes directes de violences. Comme cette école de Belleville, à Paris, où les policiers sont intervenus pour arrêter un grand-père chinois à la sortie des classes. Et puis il y a un deuxième cercle, pour tous les établissements où il existe des enfants sans papiers menacés mais où, pour l’instant, il ne se passe rien. Enfin, un troisième cercle concerne les établissements qui ne sont pas touchés mais qui ont peut-être entendu parlé de ces problèmes.

En septembre, grâce aux relais de RESF, nous allons envoyer des questionnaires, établis pour chacune de ces cibles. C’est une enquête sociale, pas de santé publique. Mais déjà dans l’immédiat, une cellule psychologique sera bientôt créée au sein de RESF, pour permettre à tous ces gens, des parents, des enfants, des profs, de venir parler et peut-être de trouver le moyen de se sentir moins démunis. Ils sont des milliers à avoir perdu leurs repères à cause de ces situations inédites. Personne n’en sort indemne.

A lire :
RESF, trois ans et déjà grand,
notre dossier

.

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  • 41 réactions
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  • Anonyme

    La solution finale de sarkovitch et hortefeufeux ! ! ! ! !
    La honte ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

    • Anonyme

      moi aussi j’ai honte et je pense à une période précise ! mais il faut réagir,protester,pétitionner,manifester,tout faire pour rendre ces pratiques publiques : aujourd’hui encore c’est le silence-et la peur de prendre parti-qui les favorisent ; et,de plus,l’autre n’est pas une menace,mais une promesse...

  • Anonyme

    PS : « CASSE TA TV » C’est ta seule chance !

    C’est fait : D depuis 5 ans ;)

    • Anonyme

      C’est fait depuis plus de 15 ans !

  • Anonyme

    Nous sommes de plus en plus nombreux à ressentir cette honte, j’en suis persuadée .. et ne me dites pas que c’est ma naiveté..

    Les expulsions massives organisées par le gouvernement sarko ne peuvent continuer. Je pense qu’on récolte ce que l’on sème et la tentative de plantation de haine dirigée pa NS ne peut que lui être néfaste, c’est tout le malheur que je lui souhaite, à lui ainsi qu’à M. Hortefeux qui le soutient en dirigeant ce ministère à la C.. .

    Nelly

  • FREDERIC 67
    • Posté à 17h20 le 26/06/2007
    • Internaute 9970

    belle initiative, partir d’un autre point de vue pour montrer le trauma de la société française dans ces actes qu’on voudrait banalisés
    surtout rendez nous compte du résultat
    merci rue 89

  • Bonobo35
    • Posté à 17h50 le 26/06/2007
    • Internaute 4205

    CQFD !
    Informons nous et ouvrons les yeux !

    comme le dirait le philosophe E Macias « malheur à celui qui touche un enfant “ !
    Et la Marianne Mathieu ‘ offrez leur mille colombes’

    C’est un peu cynique ,mais c’est pour ne pas gerber ! ! !

  • Anonyme

    traumatisé, oui

    un enfant en pleure ses copains de classe de quartier avec sur le visage cet incompréhension de toute cette violence même seulement verbale OUI c’est traumatisant et triste de la part d’une certaine societé acceptant que certains souvenirs puissent ressurgirent

  • Anonyme

    ce sera organisé de façon diluée afin de ne pas alerter l’opinion publique.

    Les enfants eux n’y peuvent rien et vont sans doute avoir au mieux un traumatisme léger.

    Lien

    • Anonyme

      tu as bu quoi ? ? ? tu as fumé, quoi ? ? ? : o

  • Anonyme

    « mais le jour où le peuple français se réveillera, cela risque de bouger très très fort »

    Je suis Français je suis reveillé. . .

    Et ça va chier !

    He ! Sarkome ! commence a courir !

  • Anonyme

    Info a vérifier..
    Il paraitrait que les tribunaux ont reçu des portraits de Monsieur le Président de toute la Françe (2 x A3) a affichés.

    Je sais pas si cela faisait déja, n ’ayant encore jamais mis les pieds dans un tribunal.

    C’est le culte de la personnalité ? ? , il devrait faire des petites photos pour donné à ceux qu’il rejette loin de cette terre d’acceuil afin de ne pas oublier notre Président.

    Moi j’ai honte, j’ai lû que Hortefeux a contacté le Medef et autres syndicats pour connaitre les besoins en main d’oeuvre étrangère.

    L’impression d’un retour en arrière dans le temp..

    Sarkozy a été fils d’immigrant privilégié.. et c’est bien dommage pour nous, car il a la dureté de celui qui a beaucoup à faire pour se venger ..
    De quoi me direz vous.. je voudrais bien savoir.. ! ! !

    • haggis
      • Posté à 09h10 le 27/06/2007
      • Internaute 1777

      je pense que oui, ca se faisait déjà dans les tribunaux. En tout cas il y en a dans tous les établissements scolaires et les mairies. Ce n’est pas juste lié à Sarkozy, il y a eu Chirac, et Mitterand avant lui.

      • Anonyme répond à haggis

        Petite remarque : en alsace- lorraine, en + du portrait présidentiel, il est obligatoire d’avoir une croix (oui, genre crucifix, je ne plaisante malheureusement pas)

    • hélène
      • Posté à 14h41 le 27/06/2007
      • Internaute 6511

      Vous ne savez pas encore que les français demandent un salaire trop élevé (selon les patrons)C’est la raison pour laquelle à mon avis les entreprises du batiment font croire à une pénurie de main ’ouvre en refusant de former des chomeurs (qui le demandent) Cela leur permet d’obtenir du gouvernement le droit de faire venir des travailleurs des pays de l’est qui eux acceptent de travailler plus pour des salaires moins élevés.Laurence Parisot s’est réjoui que le smic n’ait pas eu de coup de pouce et aimerait qu’on supprime tout simplement le salaire minimum Vous verrez que notre présidebnt lui fera ce plaisir

    • hélène
      • Posté à 15h02 le 27/06/2007
      • Internaute 6511

      Actuellement dans les écoles le portrait du Président n’etait pas affiché Le dernier homme d’état à avoir été affiché dans les écoles était Pétain. Tout un symbole. Je suis à peu près sur de cela J’ai fait des recherches sur internet et jusqu’ ce jour le portrait des presidents n’était affiché que dans les mairies et les préfectures mais pas dans les écoles. Cette exposition risque d’exiter les jeunes. C’est de la provocation
      . Il devrat plutôt l’afficher dans les maisons de retraite car ce sont les plus de 65 qui on élu ce Président qui a promis de débarrasser la France de la « racaille »

  • Anonyme

    Bien choisir son émigré :
    - pas de caries
    - bien musclé
    - adepte de la vie collective en foyer
    - poli ,respectueux de la hierarchie
    - non fumeur
    - ayant 600 mots de français , pas plus , ce n’est pas nécessaire
    - ne connaissant ni le code du travail (qui d’ailleurs ne sert à rien )
    - ni le vilain mot de syndicat
    - de préférence stérilisé
    - et qui n’oubliera pas de dire merçi lorsque sa mission sera terminée , sur le tarmac de l’aeroport.

    • Anonyme

      Vous avez oublié « imberbe »

      Ce que vous dites est terrible mais nous sommes sur la pente glissante du marché d’esclaves. J’ai tout le temps envie de pleurer.

  • Anonyme

    Bien choisir son émigré :
    - pas de caries
    - bien musclé
    - adepte de la vie collective en foyer
    - poli ,respectueux de la hierarchie
    - non fumeur
    - ayant 600 mots de français , pas plus , ce n’est pas nécessaire
    - ne connaissant ni le code du travail (qui d’ailleurs ne sert à rien )
    - ni le vilain mot de syndicat
    - de préférence stérilisé
    - et qui n’oubliera pas de dire merçi lorsque sa mission sera terminée , sur le tarmac de l’aeroport.

  • Anonyme

    Bien choisir son émigré :
    - pas de caries
    - bien musclé
    - adepte de la vie collective en foyer
    - poli ,respectueux de la hierarchie
    - non fumeur
    - ayant 600 mots de français , pas plus , ce n’est pas nécessaire
    - ne connaissant ni le code du travail (qui d’ailleurs ne sert à rien )
    - ni le vilain mot de syndicat
    - de préférence stérilisé
    - et qui n’oubliera pas de dire merçi lorsque sa mission sera terminée , sur le tarmac de l’aeroport.

  • Anonyme

    Bien choisir son émigré :
    - pas de caries
    - bien musclé
    - adepte de la vie collective en foyer
    - poli ,respectueux de la hierarchie
    - non fumeur
    - ayant 600 mots de français , pas plus , ce n’est pas nécessaire
    - ne connaissant ni le code du travail (qui d’ailleurs ne sert à rien )
    - ni le vilain mot de syndicat
    - de préférence stérilisé
    - et qui n’oubliera pas de dire merçi lorsque sa mission sera terminée , sur le tarmac de l’aeroport.

    • Anonyme

      les bègues qui ont le hoquet peuvent aussi s’exprimer ? ? ?

  • résiste
    • Posté à 23h16 le 26/06/2007
    • Internaute 9802

    Contre les actions musclées des forces de police, la désobéissance civique s’impose : prendre le relais des enseignants, accueillir des enfants pour des vacances au calme, loin de leur quartier. Je veux bien prendre des risques pour m’élever contre ces façons de sauvage qui ne respecte pas l’homme.

    • Anonyme répond à résiste

      Le mieux est dans ce cas de contacter le réseau le plus proche de chez toi....
      y’a du boulot cet été.... et du monde à mettre au vert !
      à+

  • Anonyme

    Lorsque les policiers sont venus
    chercher les sans-papiers
    Je n’ai rien dit
    J’avais mes papiers.

    Lorsqu’ils sont venus
    chercher les gauchistes
    Je n’ai rien dit
    Je n’étais pas de gauche.

    Lorsque ils sont venus
    chercher les musulmans
    Je n’ai rien dit
    Je n’étais pas musulman.

    Lorsque ils sont venus
    chercher les écologistes.
    Je n’ai rien dit
    Je n’étais pas vraiment écologiste.

    Lorsque ils sont venus
    chercher les pirates
    Je n’ai rien dit
    Je n’étais pas vraiment pirate.

    Puis ils sont venus me chercher
    Et il ne restait plus personne
    pour protester.

  • Anonyme

    La France m’est inconnaissable,le premier pays à défendre les droits des enfants et de quelle race qu’ils soient, se met d’un coup à en expulser,le chocolat que vous distribuez est un appât donc.L’enfant écrasé à Marseille : le chauffard policier après un jour de détention est libre ; le Marocain qui se pend parceque il doit retourner au pays : vous en faites quoi ? Sans vous rendre compte vous avez fait plus de victimes que BUSCH.De quoi est fait ce misérable pays pour que les gens affluent de tout les coins du monde ? ceuxsont des gens illettrés ,les cerveaux restent chez eux ; religieusement votre terre leur est interdite(à suivre)......................UPPERCUT

  • Raphaële Bail
    Raphaële Bail
    Journaliste
    • Posté à 09h11 le 27/06/2007
    • Journaliste 9480
      Journaliste

    La grande richesse de cette enquête est de renverser la perspective habituelle en considérant l’ensemble du corps social (et non pas simplement l’Autre - le Noir, l’Asiatique, le métèque) comme une victime potentielle. Comme le disait Benasayag lors du lancement de l’enquête : « Il ne faut pas dire “Regarde ce qu’ils LUI font”, mais bel et bien “Regarde ce qu’ils NOUS font” ».

    Lien

  • warda
    • Posté à 12h15 le 27/06/2007
    • Internaute 10930

    Première question de ma fille (8 ans) à la sortie de l’école en juin 2006 : est-ce que mes copains sans-papiers seront là à la rentrée ? Première question de la même avec un an de plus à l’annonce de l’élection du fasciste : Qu’est-ce qui va se passer pour mes copains sans -papiers ?
    Merci de ne pas oublier que oui c’est toute la société qui est touchée par les mesures d’« éloignement ».
    Faire circuler la chanson Si tu m’aimais, Iam, Saison 5.

  • Anonyme

    Honnêtement, je crois que la situation est plus compliquée que cela.

    Même si l’inversion du regard (ou plutôt le regard sur celui qui n’est pas directement regardé par le sujet) me semble très intéressante.

    Comparer l’expulsion de clandestins (qui ne sont pas tous, loin de là, des personnes relevant du droit d’asile) et la déportation d’opposants menée par le régime nazi me semble intellectuellement déplorable.

    L’exemple du conflit d’autorité (maîtresse/flic) évoqué ne se produirait pas si chacun respectait la loi.

    Si, par contre, il ne devait plus y avoir de loi du tout, il faut le dire : chacun entrerait dans notre pays, y survivrait comme il pourrait, comme dans un espace naturel ouvert au nomadisme millénaire de l’humanité, mais notre pays n’existerait plus en tant que tel.

    • Anonyme

      Bonjour.
      Pour répondre, il suffit de relire : « un clandestin choisit le risque de venir en France illégalement. Mais un enfant qui grandit ici, il est juste coupable d’être né de parents sans papiers. Il est d’abord condamné pour ce qu’il est. ». OK pour respecter des lois qui respectent l’ « homme ». De ce cas, on flirte avec le délit de sale gueule.
      Et quand on lit« Le plus jeune, âgé de 4 ans, avait été menotté. », on se trouve en droit de demander à la justice d’être plus respectueuse. Respecter des lois, il faut, mais alors que celles ci respectent les droits internationaux (de l’homme par ex).
      Comment respecter une justice qui ne vous respecte pas ?
      Stouve

  • harpo59130
    • Posté à 13h56 le 27/06/2007
    • Internaute 6442

    Le problème c’est qu’on ne croit plus vraiment à l’impartialité de la loi.
    Alors on choisit son camp et pour moi c’est souvent celui du plus faible.
    Et la violence des interventions renforce encore la défiance envers la loi.
    Une loi juste et bien expliquée devrait limiter voire supprimer ces excès.

  • Robert Marchenoir
    • Posté à 17h05 le 27/06/2007
    • Internaute 10196

    « Expulsions d’enfants : ’C’est toute la société qui est traumatisée’ “

    Non. Moi, je ne suis pas traumatisé. Ce qui me traumatise, c’est l’insupportable prétention de ce genre de psychanalyste de salon de parler au nom de l’ensemble du peuple sans lui demander son avis.

    Il va faire une enquête, prétend-il. Mais il nous en donne les résultats avant même de l’avoir commencée ! De qui se moque-t-on ?

    Ce qui me traumatise, c’est l’insupportable prétention de ces pseudo-défenseurs des droits de l’homme qui défendent en réalité le mépris de la loi.

    Ce qui me traumatise, c’est que l’on feint de se scandaliser du sort de ces pauvres petits n’enfants, en oubliant soigneusement de se scandaliser que leurs parents aient délibérement choisi de les mettre dans cette situation, de leur faire risquer le ‘traumatisme’, si traumatisme il y a, de l’arrestation et de l’expulsion.

    Les responsabilités sont claires : si des enfants sont retirés de l’école et expulsés, c’est la faute de leurs parents clandestins, et nullement celle de la police ou du gouvernement.

    Ces révolutionnaires des quartiers bobos oublient soigneusement de demdander à ces parents de dire au moins merci, merci à cette France et à ce gouvernement qui, dans leur grande mansuétude, autorisent les clandestins à inscrire leurs enfants à l’école, et gratuitement, encore.

    Si ce privilège devait s’arrêter à un moment donné, pour cause d’expulsion, il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un privilège, et nullement d’un dû.

    Mais la mentalité du gauchiste est ainsi faite qu’un avantage accordé et pas forcément mérité est aussitôt oublié, et devient... un avantage acquis ; un dû, justement.

    Finalement, en jouant ce jeu stupide, les gauchistes donnent raison à l’extrême-droite : mieux vaudrait refuser l’inscription à l’école des enfants de clandestins. On n’aurait pas, alors, sur les bras, le spectacle répugnant de gens exploitant des enfants pour mieux subvertir la loi et la justice.

    • manu2005
      manu2005 répond à Robert Marchenoir
      Afghanistan,Lybie, la france (...)
      • Posté à 20h19 le 27/06/2007
      • Internaute 1805
        Afghanistan,Lybie, la france (...)
        Amusant comme point de vue (enfin, si on s’arrête au point de vue et pas aux conséquences)
        Déjà, j’ai du mal à comprendre où vous situez la « prétention » des défenseurs.
        Donc, les « clandestins » font exprès de mettre les enfants en situation difficile.
        Et se sont eux qui les retirent de l’école et les expulsent, pas la police aux ordres du gouvernement ?
        Et en plus, ils oublient même de dire merci pour ces expulsions, preuve d’une grande mansuétude ?
        Donc, il faut être gauchiste pour s’inquiéter des traumatismes et de l’avenir des enfants ? A droite, on ne s’inquiète pas ? On les met au boulot ?
        C’est vrai que c’est répugnant tous ces gens qui s’inquiètent pour ces enfants, au lieu de les faire travailler (c’est vrai quoi, on avait des mines en France).
        Bon, je suppose que cela risque de ne pas être facile de vous convaincre que ce type de comportement, qui rappelle étrangement un période noire de l’histoire de France, n’est pas digne d’un pays dit « civilisé ».
        Le problème est assez complexe, je vous l’accorde.
        Mais, déjà, la méthode a quelque chose, qui satisfait peut-être ceux qui pensent que les immigrés sont responsables de tous leurs maux, mais en même temps risque de choquer leurs enfants(voir même les parents, si par malchance, ils se trouvent sur le chemin).
        On pourrait peut-être envisager quelque chose, certes moins médiatique, mais peut-être plus humain ?
      1. Julien Dodeler
        • Posté à 01h03 le 09/07/2007
        • Internaute 12223

        Ce qui me traumatise, c’est de lire en 2007 les mots outranciers de quelqu’un qui pense apparemment sérieusement que la société française serait sapée par des « gauchistes », dont l’unique objectif serait « d’exploiter des enfants » pour « subvertir la loi et la justice ».

        Eh oh, Robert Broiedunoir, on se réveille, Nicolas Sarkozy a été élu, vos idées sont au pouvoir, vos amis sont à l’Assemblée nationale, largement majoritaires, Brice Hortefeux veille au grain pour défendre l’identité de notre grande Nation (qui en a vu d’autres, heureusement pour elle), Madame Dati s’appliquera à expulser tous ces va-nu-pieds aux noms imprononçables (de toute façon, ils n’ont pas de noms, puisqu’ils n’ont pas de papier, n’est-ce pas monsieur Noircenoir ?), et les rafles peuvent continuer dans l’assourdissant silence d’une France paisiblement endormie, qui rêve de yachts à Malte et de nuits au Fouquet’s.

        Allez Robert Danslenoir, tombez le masque Fantomas ! On se doute que derrière ce pseudo ridicule se cache le fantôme revenu d’entre les morts de ce bon vieux Marcellin (qui lui aussi voyait des « gauchistes » partout) !

    • Anonyme

      Ce que vous proposez serait un premier pas pour la sélection des enfants inscrits à l’école. On ne permettrait que l’inscription de ceux qui sont nés de parents « français de souche », par exemple. Inadmissible !

      Par contre, l’attitude de gauche consistant à demander l’ouverture des frontières est absurde aussi tant que l’accueil et l’intégration sont impossibles à organiser.

      Cela génère un effet pervers de fond.

      D’accord pour l’asile politique et l’aide humanitaire.
      Mais c’est contre-productif d’étayer cette position par des discours benêts consistant à expliquer que l’immigration est un bienfait en général.

      C’est nier le déséquilibre évident du contexte donné.

      Pourquoi, pour ne mentionner qu’un seul détail, s’obstiner à ignorer que certains immigrés rejoignent les réseaux d’esclavagisme ou de trafics divers et n’ont ni l’intention ni la possibilité de s’intégrer dans une société républicaine ?

      Il faudrait au moins le reconnaître et envisager une évolution.
      Le discours de la gauche n’étant pas réaliste, il ne fait que nourrir le discours adverse.

      En attendant une solution politique décente, les enfants ne doivent en aucun cas être soumis au traitement indigne qu’est l’expulsion.

      • manu2005
        manu2005
        Afghanistan,Lybie, la france (...)
        • Posté à 20h39 le 27/06/2007
        • Internaute 1805
          Afghanistan,Lybie, la france (...)
          Je ne sais pas de quelle gauche vous parlez, mais je n’ai jamais lu un programme prônant l’ouverture totale des frontières.
          L’immigration a certes des bienfaits, qu’on oublie assez souvent, mais je n’ai jamais entendu (ou lu) quelqu’un ajouter « en général » (ce qui d’ailleurs manque de clarté).
          Pour ce qui est des réseaux d’esclavage et de travail (sous-payé) au noir, sans vouloir nier un lien avec le « manque de papiers », c’est un problème différent. On ne peut pas traiter tous les problèmes en même temps. Surtout, que cela ne concerne pas uniquement les « illégaux » .
          Je ne pense pas que ce soit le discours « irréaliste » de la gauche qui nourrisse le discours des extrémistes de droite, mais la tolérance inadmissible de discours racistes tenus par des élus, ainsi que des manipulations médiatiques, inadmissibles elles aussi.
          Je vous remercie, malgré vos positions politiques, de vous inquiétez du sort des enfants.
      • Patty
        • Posté à 21h02 le 27/06/2007
        • Internaute 3413

        On peut même considérer que l’asile politique n’existe plus en France ; je suis tellement dégouté que je ne sais plus quoi faire ! ! Mettre des menottes à des gosses de 4 ans ! ! !
        ces méthodes sont tellement dégueulasses que la droite chrétienne comme on en voit ici ( ille et vilaine )n’a pas voté pour ce pourri ; ils ont été traumatisés effectivement de ce qui s’est passé à Montfort. De plus, la France a écrit, voté, ratifié la déclaration des droits de l’homme, tout ce qui n’est pas en accord avec elle n’a pas à être respecté, ce ne sont pas cette bande de morts-vivants qui vont me dire ce qui est bien et ce qui est mal ! Activez vos consciences en attendant et soyez prêts, on va tout péter ! ! !

      • Anonyme

        Ils sont mignons à 5 ans mais à 15 ans en bandes encagoulés sous les préaux des immmeubles c’est une autre affaire.
        Rien à foutre d’expulser des gosses si on est pas capable par la suite de les intégrer.

        A la limite il vaut mieux avoir des immigrés adultes déjà formés et potentiellement travailleurs que des gosses qu’il faut éduqués, soignés, gardés, surveillés, amusés, tout cela à nos frais.
        Les enfants suivent les parents et pas l’inverse.

        • manu2005
          manu2005
          Afghanistan,Lybie, la france (...)
          • Posté à 07h54 le 28/06/2007
          • Internaute 1805
            Afghanistan,Lybie, la france (...)

            L’idéal se serait même de pouvoir les jeter une fois le boulot fini.
            Peut-être qu’un jour on va aussi se poser la question pour les vieux ?
            C’est vrai quoi, les gens y bossent. Bon. Mais après y restent comme vieux et faut payer pour leurs retraites alors qu’ils ne servent plus à rien. Que déjà les caisses, elles sont vides.
        • toktomi
          • Posté à 21h28 le 16/07/2007
          • Internaute 9821

          j préfrère les voirs trainer dans nos bahuts que revenir dans 15 ans un crucifix islamik ou sino-panarabisant entre les dents.

          apres on les exporteras,pour la gloire du PIB occidental :)))

          Et ta raison c est relou et ça rake de s’ encadrer des keums qu’ont depuis toujours l exemple des « égalités sociales » assurées par nos décideurs (honnetes ou pas,encagoulés en col blanc ).

          On rote pas sur son voisin kiss lève tot,alors on traite pas son voisin lève tard au karcher.

          les 2 sont d accord c est du respect parait.

      • Anonyme

        c’est vrai quoi c’est un scandale !

        25000 expulsions par an c’est completement ridicule, 250000 ce serait mieux !

        et le kerosene ca coute cher, faudrait voir a regrouper tout ca hein, avec l’europe on organisera des charters europeens

        vous me trouvez extreme ? ben renseignez vous, ces charters sont déja a l’etude, et pour ne rien vous cacher, personnellement je m’en réjouis....

        en espérant que ce ne soit qu’un début !

        les etrangers d’abords, les immigres délinquants ensuite....