Grand entretien 08/01/2012 à 11h16

Fukushima : « On a fait semblant de découvrir les dangers nucléaires »

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

Bernard Laponche, spécialiste de l’énergie atomique, déplore l’hypocrisie et le déni de l’Etat autour des trop nombreux risques nucléaires.


Bernard Laponche chez lui à Paris, le 6 janvier (Audrey Cerdan/Rue89)

Bernard Laponche est l’un des rares ingénieurs français capable d’opposer des arguments pragmatiques aux promoteurs du nucléaire. Malgré ses 73 ans, ce consultant international spécialiste des questions de maîtrise de l’énergie, membre fondateur de l’association Global Chance et coauteur d’un récent essai « En finir avec le nucléaire, pourquoi et comment » (Seuil), a gardé intacte sa capacité d’indignation.

Il nous a reçu chez lui pour évoquer longuement le rapport sur les évaluations complémentaires de sûreté, remis au Premier ministre cette semaine par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Cet ancien conseiller technique de Dominique Voynet, entré au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) à sa sortie de Polytechnique, se sent de moins en moins seul à penser que l’industrie nucléaire est trop risquée et qu’au nom de la simple comparaison entre les risques qu’elle nous fait courir et les bénéfices qu’elle nous procure il vaudrait mieux s’en passer.

Rue89 : Est-ce qu’avec ce rapport de l’ASN, la question du nucléaire est en train de devenir moins « idéologique » ?

Bernard Laponche : On a souvent entendu dire que les antinucléaires étaient idéologiques. Moi j’ai toujours constaté que ce sont plutôt les pronucléaires qui le sont. J’appuie ma position sur des arguments expérimentaux, physiques.

En France, il y a une espèce de croyance, entretenue par EDF, le CEA, la recherche... que le nucléaire est sûr et hypermoderne. Les choses changent et beaucoup de gens se disent maintenant : « Si ça foire comme ça au Japon »...

Le roi est nu, par un excès d’arrogance

L’avenir du nucléaire se fera aussi sur un calcul : si sortir du nucléaire s’avère moins cher et moins risqué que d’y rester, cela basculera. Jusqu’ici nos arguments étaient considérés comme farfelus ou exagérés, maintenant ils sont vus comme valables, y compris au Parti socialiste, et même à l’UMP, certains nous écoutent.

Vous parlez d’un « bloc nucléaire », est-ce un lobby ?

Je suis contre le mot lobby car c’est beaucoup plus que cela. C’est l’Etat, la haute administration, avec le corps des Mines et même l’Ena, donc la plupart des politiques qui sont pronucléaires. Sans parler du pouvoir du CEA, qui est un Etat dans l’Etat car il est à la fois dans le civil et le militaire, Areva qui a de l’argent pour se payer des publicités dans les médias, EDF tentaculaire... C’est un bloc, difficile à fissurer, qui commence à se fissurer aujourd’hui.

Le nucléaire a été monté en épingle en France comme étant quelque chose de super important, et aujourd’hui, on s’aperçoit que le roi est nu, par un excès d’arrogance.

L’ASN et l’IRSN sont-ils indépendants à vos yeux ?

A l’intérieur de cet Etat pronucléaire, ils ont un rôle de contrôle, qui n’ira jamais jusqu’à une remise en cause du nucléaire. C’est comme l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), à la fois chargée de contrôler le nucléaire, et aussi de le promouvoir, en somme de vérifier qu’on ne fait pas n’importe quoi avec.

L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) fait un très bon boulot de recherche et d’expertise. Ce sont surtout des ingénieurs qui trouvent dans la complexité du nucléaire des sujets de recherche passionnants. J’ai fait partie de cette « race », je les comprends.

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a tendance à se prendre pour Dieu le père en disant « Moi, je suis juge ». Ils ont le pouvoir de dire au gouvernement s’il faut arrêter les centrales, mais ne l’ont jamais fait.

Où sont les experts vraiment indépendants alors ?

En France, si vous êtes un universitaire et que vous êtes antinucléaire, votre carrière est foutue.

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Il y a bien le Groupe de scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire (GSIEN), créé dans les années 70 par des physiciens militants du Collège de France, et puis Wise Paris, avec Mycle Schneider et Yves Marignac, et l’association Global Chance, des labos indépendants comme la CRIIRAD et l’Acro, certains membres des CLI, mais cela fait peu de monde et peu de moyens. Le recours à l’expertise indépendante et à la contre-expertise devrait être systématique et rémunéré.

C’est comme dans le médicament, où l’on s’aperçoit que les experts sont liés aux labos et ne sont pas indépendants. Si vous êtes dans un labo et que vous n’avez l’aide d’EDF ni de personne, vous n’êtes pas reconnu comme expert.

Après Fukushima, « l’improbable est possible », ce qui nous oblige à augmenter le niveau de sûreté des centrales. Mais jusqu’où peut-on anticiper l’imprévu ?

Ces expressions « l’improbable est possible » ou bien « l’impossible peut se produire » paraissent brillantes mais sont en fait assez vaseuses. Cela me met en colère car les gens qui les utilisent font semblant de découvrir avec Fukushima que le nucléaire est dangereux.

Il y a déjà eu un « après Tchernobyl », un « après Three Mile Island »

Disons plutôt que Fukushima n’a pas été prévu pour recevoir une vague de 15 mètres de haut, ce qui nous amène à imaginer un séisme à Fessenheim....


Le dossier électronucléaire

Il n’y a pas que ça. A Three Mile Island, il n’y a eu ni tsunami ni tremblement de terre.... Ça veut dire qu’il peut y avoir des causes multiples à un accident grave, des causes internes ou externes, quelqu’un qui devient fou... Bref, quelle que soit la cause, on peut se retrouver dans l’impossibilité de refroidir le réacteur.

Là on nous dit qu’il y aura un « après-Fukushima ». Mais il y a déjà eu un « après Tchernobyl », un « après Three Mile Island ». A chaque fois, on va nous faire le coup ! Or ces accidents ont été décrits dans les années 70 par le bouquin de la CFDT ( « Le dossier électronucléaire » paru au Seuil en 1975), par « Les jeux de l’atome et du hasard » (de Jean-Pierre Pharabod et Jean-Paul Schapira, paru en 1994), qui est une merveille d’explication et de pédagogie... Donc, ou bien ces gens-là sont incompétents, ce que je ne pense pas, ou bien ils racontent des histoires. On sait très bien et depuis longtemps que l’accident grave peut se produire.

Les gens de la sûreté n’ont pas à faire les surpris, ils savaient très bien les risques qu’il y avait. Ils pensaient que ça se produirait moins ou moins souvent, mais après ces trois accidents graves, on ne peut plus nous faire le coup.

Quel sera le prochain d’après vous ?

Je pense que ça peut-être une agression informatique, c’est ce qui me paraît le plus facile. C’est arrivé en Iran l’an dernier avec Stuxnet. Je pense plutôt au sabotage informatique qu’à une intrusion physique comme l’a fait Greenpeace.

Qu’est-ce qui manque dans ce rapport de l’ASN selon vous ?

Il n’y a presque rien sur les piscines de La Hague. Les piscines sont sous un toit de tôle : ni tsunami, ni avion, un simple bazooka suffit, et il y a une centaine de cœurs là dedans !

Séisme et inondation sont une partie des problèmes de sûreté possibles, concentrer son rapport là-dessus permet de ne pas parler des autres sujets. Dans le rapport de Global Chance intitulé « Le déclin de l’empire français », et réalisé avant Fukushima, on ne parlait pas de séisme ni d’inondation.

Le problème de Fessenheim, vulnérable aux séismes et inondations, est connu depuis bien longtemps, il est réveillé par Fukushima... On ne peut pas dire que Fukushima nous fait découvrir ces problèmes. C’est une malhonnêteté intellectuelle au minimum.


Bernard Laponche chez lui à Paris, le 6 janvier (Audrey Cerdan/Rue89)

Vous trouvez ce rapport crédible ?

Je le trouve ambigü : le chapeau du rapport, ce qui apparaît comme « l’avis » de l’ASN c’est que la sécurité nucléaire est « satisfaisante », et qu’il n’y a pas lieu d’arrêter les centrales.

En plus, on voit bien les limites d’un exercice qui repose essentiellement sur les déclarations des exploitants et qui demande aux contrôleurs de faire leur propre critique. La sûreté nucléaire a besoin d’un examen critique extérieur beaucoup plus approfondi et indépendant du milieu nucléaire.

Que veut dire « satisfaisant » alors qu’il y a une foule de travaux à faire ? Quel sera le degré de satisfaction après ? C’est sans fin. C’est surprenant de dire « il y a plein de choses à faire mais tout va bien ». Que va en tirer Monsieur Fillon ? Il va dire « tout va bien mais on va être extrêmement vigilants sur les ordres que l’ASN va donner à EDF » ?

Mais qui va surveiller que si le travail n’est pas fait, EDF sera sanctionné ? Tout est écrit au futur, je cite : « L’ASN prendra des prescriptions patati patata.... “. De temps en temps, l’ASN demande des travaux supplémentaires, car il y a des incidents réguliers, et l’ASN demande à EDF de faire quelque chose. Je n’ai pas mémoire de sanctions ou d’arrêts, la plupart des rapports se concluent par : ‘EDF va veiller à ce que...’

L’ASN a un pouvoir assez arbitraire

Quand on a constaté en février 2011 que les diesels des centrales avaient des problèmes de coussinets et risquaient de ne pas démarrer, on a demandé à EDF de les changer. Quand les deux diesels posaient problème, à Tricastin, je pense que l’ASN aurait dû demander l’arrêt de ces réacteurs.

Autre exemple, les 34 premiers réacteurs, type Fessenheim, ont une seule enceinte de confinement, et puis les gens de la sûreté ont dit à un moment qu’il en fallait deux et les réacteurs suivants en ont deux. Qu’a-t-on fait pour les centrales qui n’en avaient qu’une ? Rien. S’il en faut deux, il en faut deux partout.

Le problème est que quand l’ASN dit que les choses sont satisfaisantes, il n’y a pas de critère, elle dit que les choses sont satisfaisantes, point. C’est un pouvoir assez arbitraire.

EDF va devoir faire des travaux qui vont coûter cher et prendre du temps, sait-on s’ils vont vraiment être réalisés ?

Vous aurez beau améliorer les centrales, la technologie date des années 50 à 70. Quand les politiques vont voir la somme que ça représente, que ça coûte beaucoup plus que les 10 milliards d’euros annoncés, ils vont peut-être se demander si ça vaut le coup, car c’est un puits sans fond. Peut-être vont-ils alors réfléchir à un scénario à l’allemande.


En finir avec le nucléaire (Seuil)

La réalité des choses va finir par peser, et quel que soit le résultat de l’élection en mai prochain. La prise de conscience du risque se double de celle des coûts. Si le nucléaire est beaucoup plus cher que prévu, ce qui est pratiquement sûr, alors les forces économiques obligeront à changer de cap. Et les industriels français regardent Siemens, qui a définitivement tourné la page du nucléaire, et n’est pas considéré comme un fou furieux.

Je pense que le Japon va abandonner le nucléaire, or c’est LA grande nation d’Asie, un modèle. Si deux grandes nations comme l’Allemagne et le Japon laissent tomber le nucléaire, les industriels français vont commencer à réfléchir autrement.

Et puis les Chinois, qui sont très pragmatiques, vont se demander si ça coûte cher, si c’est vraiment sûr... Il se peut que l’évolution mondiale fasse qu’on se dise que le nucléaire n’est pas si brillant qu’on pensait. Ca peut se jouer sur la réalité économique, les investisseurs vont peut-être vouloir investir dans d’autres formes d’énergie.

Oui mais nous ne sommes pas le Japon ni l’Allemagne : en France, 75% de l’électricité provient du nucléaire, alors parler de ‘sortie’, est-ce réaliste ?

On peut sortir en 20-25 ans, avoir zéro centrale en fonctionnement à cette échéance. Dans ce scénario, et pour le bon sens économique, il faut une politique d’économie d’électricité. En France, on gaspille beaucoup avec le chauffage électrique, qui ruine les gens et ne les chauffe pas beaucoup. En France on parle du nucléaire comme si c’était toute l’énergie, mais en réalité, la contribution du nucléaire à l’énergie finale c’est seulement 17%.

Quand on se heurte à EDF en France, on perd

Il faut surtout faire des économies d’énergie en général et d’électricité en particulier, on la gaspille car on en a beaucoup. La question énergétique ne se limite pas au nucléaire, loin de là. Il faut économiser du pétrole, en faisant des transports collectifs électriques.

La part des transports dans la consommation d’électricité n’est que 3%. C’est génial et personne ne le sait. On peut multiplier par trois tous les transports électriques collectifs, et c’est ce qu’il faut faire. L’électricité c’est très bien pour faire des métros, des trams, des trolley bus.... Ça nous rend moins dépendants au pétrole. Sur la voiture électrique, je suis plus réservé car la technologie n’est pas au point.

Les deux tiers de la consommation d’électricité en France est dans les bâtiments. Consommation du chauffage électrique, encore une spécialité française, mais surtout des usages spécifiques, électroménager, audiovisuel, informatique, dont nous consommons beaucoup plus que les Allemands.

La direction générale de l’Energie a toujours été contre le chauffage électrique mais elle s’est heurtée à EDF et quand on se heurte à EDF en France, on perd, même si on est le corps des Mines.

Comment faire pour que les gens mettent leur ordinateur en veille ?

On pourrait interdire les appareils qui ne sont pas efficaces, faire une vraie politique de bonus-malus sur l’électroménager performant. Ou encore interdire les panneaux publicitaires lumineux dans le métro, qui consomment l’équivalent de deux ménages.

Sortir du nucléaire risque de mettre en péril des centaines de milliers d’emplois ...

Si la sortie se fait sur vingt-cinq ans, ça laisse le temps à EDF de se convertir. Et puis, fermer les centrales ne veut pas dire la fin du nucléaire, car il y a la gestion des déchets qui sera un bazar sans fin, et aussi le démantèlement de toutes les installations nucléaires qui demandera des emplois très qualifiés.

On a fait du fric avec l’électricité, sans penser à la suite

L’enfouissement est moralement inacceptable : faire des trous dans la croûte terrestre, je ne pense pas que ça marche. Il va falloir les stocker à sec, en subsurface hyperprotégée, c’est un boulot énorme.

Le démantèlement des centrales, c’est pareil, il faut mettre au point des techniques.

On a fait du fric avec l’électricité, sans penser à la suite. Dans les années 60, les déchets nucléaires étaient considérés comme un problème d’ordure. Ce qui intéressait les ingénieurs c’était de construire, pas de prévoir le démantèlement. On a repoussé, jusqu’à maintenant. Si on arrête Fessenheim aujourdh’hui, il faudra commencer à démanteler dans dix ans. Chinon, Saint-Laurent et Bugey, les premières centrales à graphite-gaz peuvent l’être dès maintenant.

Et puis rappelons que l’Allemagne a créé 300 000 emplois dans les renouvelables.

Il existe un énorme potentiel d’emplois dans les économies d’énergie. La Société d’économie mixte (SEM) Energies Posit’if qui vient d’être créée en Île-de-France va appliquer un système vraiment sioux : elle finance et fait réaliser les travaux de réhabilitation énergétique des bâtiments et se rembourse sur les économies d’énergie réalisées. C’est la réponse à grande échelle vers la transition énergétique et c’est pourvoyeur d’emplois.


Bernard Laponche chez lui à Paris, le 6 janvier (Audrey Cerdan/Rue89)

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  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 11h32 le 08/01/2012
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    Areva qui a de l’argent pour se payer des publicités dans les médias

    et voila pour rue 89 ! ! ! !
    dans le lobby, laponche oublie la quasi totalité des agens edf, qui sont fiers de leur travail et y croient au nucleaire, et sincèrement
    en plus ça en jette de bosser dans une centrale
    quand on dit ça, les gens n’osent meme pas demander ce que « l’elecritien » peut y faire. On croit que tout y secret y compris le nettoyage des chiottes

    • cactusun
      cactusun répond à jyeden
      retraité
      • Posté à 12h42 le 08/01/2012
      • Internaute 50486
        retraité

      Quel rapport avec le sujet abordé ?

    • Bretagne
      Bretagne répond à jyeden
      Sceptique
      • Posté à 13h01 le 08/01/2012
      • Internaute 74906
        Sceptique

      Ce qui est marrant c’est que le PS ne parle jamais de l’aristocratie ouvrière CGT-CFDT qui n’est pas prête à mettre à l’ordre du jour de serais ce que l’hypothèse de l’abandon gradué du nucléaire civil. Alors Laponche ? pourquoi tu tousses ?

  • Sixpatte-
    Sixpatte-
    Sur Mars
    • Posté à 11h48 le 08/01/2012
    • Internaute 77583
      Sur Mars

    Ce qui est vrai avec le nucléaire l’est avec le reste. Hiérarchisation des priorités :
    Le fric ou la bougie ( ou ce que vous voulez ), le couteau sous la gorge.

    • cactusun
      cactusun répond à Sixpatte-
      retraité
      • Posté à 12h44 le 08/01/2012
      • Internaute 50486
        retraité

      Lorsque la vie est en jeu, il ne s’agit plus de hiérarchisation mais de simple responsabilité.

    • pablico
      pablico répond à Sixpatte-
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 19h49 le 08/01/2012
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Soit acceptons les priorités fallacieuses.

      En contre partie personne n’a jamais expliqué les conséquences d’un accident nucléaire sur :

      -la France,
      -l’Europe,
      -les populations (maladies)
      -l’environnement, (terre, rivière qui est fait paire avec la centrale)
      -l’économie...

      ce serait la moindre des choses.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 12h31 le 08/01/2012
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Tous les arguments développés par B. Laponche ne datent pas d’aujourd’hui et de Fukushima, en effet B. Laponche a été ingénieur au Commissariat à l’énergie atomique (Service de physique mathématique à Saclay de 1961 à 1973 et Département des programmes de 1977 à 1979) et responsable syndical à la CFDT dans les années 70.
    En 1976 la CFDT réalise un documentaire « Condamné à réussir » à propos de l’usine de La Hague, B. Laponche à l’époque était le « conseiller scientifique » de ce documentaire. Sur fond d’opposition à la privatisation, il illustrait les conditions de travail, et traitait des dangers d’irradiations et faisait part de l’inquiétude des agents. Ce document d’origine syndicale pour montrer le travail des agents de La Hague a fait le tour du monde pour finir comme argumentaire par les antinucléaires.
    En 1998 et 1999, B. Laponche a été conseiller technique de Dominique Voynet, ministre de l’aménagement du territoire et de l’environnement, pour les questions énergétiques et la sûreté nucléaire.
    Ceci étant dit le débat peut (re)commencer

    • Bretagne
      Bretagne répond à padiran
      Sceptique
      • Posté à 12h49 le 08/01/2012
      • Internaute 74906
        Sceptique

      Bon commentaire, bien foutu et bien informé.

      Je rejoins Padiran sur ce genre de personnage qui viennent vous conter, la retraite venue, au chaud de leur veste de tweed et bien chaussé dans leurs Church, que après tout il ont passé leur vie à lutter contre le nucléaire... Tout ça est un peu suspect et opportuniste.

      je n’ai pas croisé ce monsieur à Plogoof, dans la Hague ou sur le champ de bataille de Malvil, mais c’est le charme du style Nouvel Obs’ c’est de moderniser ce que la droite fait mal ou avec maladresse. Que cet escroc se retrouve sur le site des jésuites anti-nucléaire n’est pas un hasard, l’ambiguïté des partis de gauches a toujours accompagnée la croissance du tout nucléaires, qu’ils soient civils ou militaire ; et cela dans le secret le plus total, sans débat démocratiques des assemblées etc.

      En 1979,( sorti en allemand en 1977) Robert Jungk sortait ’’l’ETAT ATOMIQUE, les retombées politiques du développement nucléaire’ edition Robert Laffont’, en 1987 il y eut ANATOMIE D’UN NUAGE, livre anonyme en fait de Jean Pierre Baudet, réédité aux ed. Ivréa. Il y était question des mensonges d’état et de la maîtrise que constitue le carcan nucléaire ; un Etat dans l’Etat. On a donc pas attendu le messie Laponche pour nous ouvrir les yeux !

      Méfions-nous de ’’l’abandon du nucléaire’’ dont certains bureaucrates du PS aiment à babiller, en bonne conscience, et en période d’élection, tout cela nous l’avons delà entendu avant Flammenville et le reste...

      • hgo04-
        hgo04- répond à Bretagne
        Citoyen Lambda
        • Posté à 12h58 le 08/01/2012
        • Internaute 40134
          Citoyen Lambda

        Il n’est pas retraité, il est consultant à l’ADEME, organisme chargé de « vendre » l’image des énergies renouvelables.. C’est dire..

         
        • Bretagne
          Bretagne répond à hgo04-
          Sceptique
          • Posté à 13h07 le 08/01/2012
          • Internaute 74906
            Sceptique

          c’est pire ! il n’arrête jamais ce mec !

          • El Niño
            El Niño répond à Bretagne
            • Posté à 14h47 le 08/01/2012
            • Internaute 17512

            Et vous ? Bien planqué derrière votre clavier à écrire des choses sans rien connaître du sujet ?
            Que connaissez-vous de B. Laponche ? Avez-vous lu ses livres ? Savez-vous que ce bonhomme est très lié à l’association Negawatt, qui organise - en sa présence et qualité de « maitre de cérémonie » - des conférences un peu partout en France depuis peu ? Qu’elle propose un scénario de transition énergétique affiné depuis plus de 10 ans ?
            Et que dire de Global Chance ? Sa participation ne date pas d’hier et ce monsieur en tweed plein d’humour a dans sa besace des arguments imparables : son engagement n’a rien de neuf.

            • jyeden
              jyeden répond à El Niño
              khmer vert ( age des caverne, (...)
              • Posté à 15h19 le 08/01/2012
              • Internaute 20631
                khmer vert ( age des caverne, (...)

              bien sur planqué derrière son clavier
              tu veux qu’il vienne directement sur l’ecran ?
              ce genre de rhétorique fumeuse surgit à chaque fois que les gens sont dépassés

        3 autres commentaires
      • padiran
        padiran répond à Bretagne
        Chroniqueur Grolandais
        • Posté à 14h16 le 08/01/2012
        • Internaute 5159
          Chroniqueur Grolandais

        Je vous rejoins dans votre commentaire à l’exception du terme « escroc » accolé à . B. Laponche . Celui ci n’a jamais caché ses convictions anti nucléaires ce qui pour un polytechnicien bercé dans la chapelle des élites françaises est à respecter à défaut d’en partager l’idée.

         
        • BBH40
          BBH40 répond à padiran
          enseignant
          • Posté à 14h50 le 08/01/2012
          • Expert 121923
            enseignant

          POLYTECHNICIEN à la Française, serviteur de l’État, mais jamais entrepreneur.
          Les allemands ont aussi les idées, et, ingénieurs, ils ont le courage de les mettre en ouvre d’où l’industrie d’énergies alternatives.
          Notre ingénieur a préféré monayer son savoir comme consultant que comme agissant.
          La CFDT est ds une mauvaise passe :
          • Sea france leur idée est de faire une SCOOP, quand on leur donne l’astuce du financement, il la refuse.
          • Nucléaire, il sait mettre son intelligence contre, il n’a rien fait pour construire autre chose.
          Curieux, faut se ressaisir à la veille des élections, les idées ça va, ce qui compte c’est le comment (sérieux ! .

          • padiran
            padiran répond à BBH40
            Chroniqueur Grolandais
            • Posté à 21h05 le 08/01/2012
            • Internaute 5159
              Chroniqueur Grolandais

            Un polytechnicien c’est un couteau multi-lames et les Français sont excellents pour en fabriquer (avec les suisses). Après il faut savoir utiliser tout le potentiel de l’outil. Avec un polytechnicien, ont fait les meilleurs traders, c’est dire ceux qui sont capables de concevoir les meilleurs algorithmes financiers pour produire des aberrations économiques ou des fusées pour aller que Mars. Le polytechnicien est comme le centralien ou l’HEC ; c’est un objet multi fonctionnel pour le pire et parfois le meilleur.

        • Bretagne
          Bretagne répond à padiran
          Sceptique
          • Posté à 15h44 le 08/01/2012
          • Internaute 74906
            Sceptique

          Si Laponche n’avait pas été du côté de la fausse critique, il n’aurait pas fait carrière ; il a donc passé un pacte pour éviter les impacts.

          Escroc est employé ici au sens JOUER SUR LES DEUX TABLEAUX, avec finesse en soustrayant tout secret aux citoyens, or Laponche en a encore sous le pied, comme tous ces repentis d’ écornifleurs.

          Mais aurais je du parler d’escroc intellectuel ? ( ça passe mieux )

        3 autres commentaires
      • Rolleyes
        Rolleyes répond à Bretagne
        Sans commentaires
        • Posté à 14h13 le 08/01/2012
        • Internaute 156253
          Sans commentaires

        Hum ? Je ne vois pas ce qu’il y a de pas respectable dans les informations complémentaires que donnait Padiran.

        Ce n’est peut-être pas la vocation de tout le monde de se lancer dans le militantisme anti-nucléaire (ou anti-autre chose) et sa parole a peut-être plus d’impact, précisément auprès des gens qu’il faut convaincre, en ayant une position plus mesurée.

        Par exemple, moi qui n’ai pas de position tranchée sur le nucléaire, j’ai trouvé ses arguments plutôt convaincants, et je ferai assez facilement lire cette interview à mes connaissances pro-nucléaire.

        Enfin je dis ça, je ne dis rien.

         
        • El Niño
          El Niño répond à Rolleyes
          • Posté à 14h49 le 08/01/2012
          • Internaute 17512

          Et bien lisez son bouquin (celui en photo dans l’article).
          Votre coeur balancera définitivement de son côté.

        1 autres commentaires
      • Sophie Verney-Caillat
        Sophie Verney-Caillat répond à Bretagne
        Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
        • Posté à 14h49 le 08/01/2012
          rédacteur
        • Journaliste 50753
          Journaliste

        Quel dommage que vous l’ayiez traité d’escroc dans votre commentaire, sinon je l’aurais peut être sélectionné....

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à Sophie Verney-Caillat
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 15h02 le 08/01/2012
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          Vous avez raison, Sophie (je fais mon fayot)
          Désormais, il faut peser chaque mot, et le mot escroc est une insulte, car il définit quelqu’un qui n’a pas d’état-d’âme.
          - Comme la « tronche pas catholique »...de feu Georges Frêche.

          Au fait, Sophie... puisque vous faites partie du staff de Rue89, (V2)
          ...pourriez vous m’expliquer pourquoi mon avatar a disparu ?

          J’ai envoyé un email à la technique, et je n’ai pas de réponse.
          Peut-être qu’une intervention de votre part serait plus efficace.
           ; -)))

          • Autist Reading -
            Autist Reading - répond à Yvon le Zébulon
            In enculo cum vibro
            • Posté à 15h08 le 08/01/2012
            • Internaute 73535
              In enculo cum vibro

            Il te suffit de le remettre, ton avatar.

            T’es le seul à ne pas l’avoir fait.

            • Fantomax
              Fantomax répond à Autist Reading -
              escroc
              • Posté à 15h21 le 08/01/2012
              • Internaute 157606
                escroc

              Non, le sien est volontairement bloqué parce qu’il est moche.

            • Yvon le Zébulon
              Yvon le Zébulon répond à Autist Reading -
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
              • Posté à 15h46 le 08/01/2012
              • Internaute 65781
                L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

              Voilà ce que j’ai ▼ quand je clique sur mon pseudo :

              « Cette erreur (HTTP 500 Erreur interne au serveur) signifie que le site Web que vous visitez a rencontré un problème de serveur qui a empêché l’affichage de la page Web ».

              Dans de telles conditions, comment réinstaller mon avatar,
              vu que je semble ne plus avoir accès à mon compte Rue89.

          • Léon-777
            Léon-777 répond à Yvon le Zébulon
            Artiste
            • Posté à 16h22 le 08/01/2012
            • 174813
              Artiste

            Votre perte d’avatar étant bien plus importante que les dangers du nucléaire, merci pouir ce HS qui remet les choses en perspective...

            • Yvon le Zébulon
              Yvon le Zébulon répond à Léon-777
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
              • Posté à 20h02 le 08/01/2012
              • Internaute 65781
                L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

              Je trouve le débat plus facile à suivre en identifiant
              les intervenants, et les avatars sont là pour celà.

              Occupez vous donc de vos oignons !

        • Cyprien Luraghi
          Cyprien Luraghi répond à Sophie Verney-Caillat
          En Gordini
          • Posté à 17h57 le 08/01/2012
          • Internaute 101150
            En Gordini

          « Que ce grand échalas au regard de bisounours serein se retrouve sur le site des jésuites anti-nucléaire »

          Vous modifiez comme ça sans lui dire (il n’y verra que du feu) et le tour est joué.

        • lebondoscié
          lebondoscié répond à Sophie Verney-Caillat
          Clair-obscurantiste
          • Posté à 21h23 le 08/01/2012
          • Internaute 150550
            Clair-obscurantiste

          Puni, Bretagne qui parle pas comme y faut. le sabot, le sabot, le sabot ...

        • lebondoscié
          lebondoscié répond à Sophie Verney-Caillat
          Clair-obscurantiste
          • Posté à 17h23 le 09/01/2012
          • Internaute 150550
            Clair-obscurantiste

          Puni Bretagne qui parle pas bien le français. Comme à l’école bretagne, le sabot, le sabot, le sabot ...

        9 autres commentaires
      • elmkor
        elmkor répond à Bretagne
        être vaut mieux qu'avoir
        • Posté à 18h59 le 08/01/2012
        • Internaute 154051
          être vaut mieux qu'avoir

        L’intérêt de l’article n’est pas dans les arguments développés par Bernard LAPONCHE contre le nucléaire que tout citoyen informé correctement connait depuis Fukushima. La catastrophe au Japon, qui est loin d’être réglée, a eu le mérite de libérer la parole sans que les défenseurs du nucléaire ne puissent user de leur influence pour verrouiller les informations qui dérangent comme cela a été fait pour les précédentes catastrophes dont celle de Tchernobyl.
        Le problème du nucléaire en France provient bien de l’organisation de notre état et de ces organismes de formation ( ENA, corps des mines...) et de contrôle (ASN, CEA, AIEA...) qui sont noyauté par le lobby du nucléaire et de faite, qui n’ont jamais émis le moindre doute sur la sécurité du nucléaire et qui n’ont jamais infligé de sanctions même lors d’incidents graves. Les décideurs de droite ou de gauche, ont verrouillé le système afin qu’aucun raisonnement intelligent viennent jeter le trouble sur cette industrie.
        Il ne faut pas oublier que si la France est le premier pays du monde qui a développé le tout « électrique » (dont le chauffage des batiments) c’est bien parce que l’énergie nucléaire était vendue comme pas chère alors que le coût du démantèlement et de l’entretient n’a jamais été pris en compte. Un mensonge que l’on va payer au prix fort puisque les vrais chiffres annoncés pour démanteler notre parc (58 réacteurs plus les sites annexes) se situe autour de 750 Milliards d’euros. La grande Bretagne a, elle, annoncé 110 Milliards pour le démantèlement de son parc de 18 réacteurs. Vous allez me dire que le différentiel est trop important. Certes, mais n’oubliez pas qu’ hormis les centrales, divers réacteurs expérimentaux et sites industriels nucléaires civils ou militaires seront aussi à démanteler. Le premier de grande taille à être démantelé en France est l’usine d’extraction du plutonium de Marcoule (UP1), pour un coût estimé de 5,6 milliards d’euros (fourchette basse).
        EDF annonce le chiffre de 15 Milliard de provision pour le démantèlement du parc mais la cours des compte à chiffré à 3 Milliards les fonds effectivement disponible. Et le fiasco des EPR n’est pas comptabilisé...

         
        • newsome
          newsome répond à elmkor
          • Posté à 01h35 le 09/01/2012
          • Internaute 93179

          « La grande Bretagne a, elle, annoncé 110 Milliards pour le démantèlement de son parc de 18 réacteurs. »

          Il sort d’où, ce chiffre ?
          Je l’ai effectivement vu repris en diverses occasions, mais j’aimerais avoir la source originale : quel est l’organisme officiel qui l’a calculé ?
          J’ai cherché sur le site de la NDA (Nuclear Decommissioning Authority) britannique et j’y ai pas trouvé d’estimation du coût de démantèlement. Aucontraire, il semble que cet organisme en soit au stade des consultations.

        • HabitantDuMonde
          HabitantDuMonde répond à elmkor
          Plus de télé depuis 19 ans.
          • Posté à 11h33 le 09/01/2012
          • Internaute 116611
            Plus de télé depuis 19 ans.

          Bonjour elmkor.

          « Le problème du nucléaire en France provient bien de l’organisation de notre état et de ces organismes de formation ( ENA, corps des mines...) et de contrôle (ASN, CEA, AIEA...) qui sont noyauté par le lobby du nucléaire et de faite, qui n’ont jamais émis le moindre doute sur la sécurité du nucléaire et qui n’ont jamais infligé de sanctions même lors d’incidents graves. Les décideurs de droite ou de gauche, ont verrouillé le système afin qu’aucun raisonnement intelligent viennent jeter le trouble sur cette industrie. »

          Je pense que l’on doit ajouter le fait que l’industrie civile du nucléaire en France est un effet de décisions de défense. En effet, le choix Français de se munir de l’arme nucléaire ( De Gaule ) a impliqué historiquement toute cette activité de raffinement, production de combustible etc.

          La gestion des déchets et du démantèlement sont d’une part des gouffres financiers et d’autre part sans solutions connues à ce jour. Ces deux inconnues sont en fait connues depuis longtemps (j’ai bossé au CEN-SCK de Belgique en 1998 dans la section téléopération et démantèlement. Ces conclusions étaient déjà connues. Anecdotiquement : même le stockage en couche profonde plastique argileuse est sujet à... migration osmotiques d’isotopes (c60) radioactif. Pas besoin de fissures, de tremblement de terre etc !) Ces deux inconnues sont tellement colossalement problématiques que la conclusion purement civile est connue aussi depuis longtemps : arrêt.

          Alors pourquoi bon-sang persiste-t’on dans cette voie ! ? Car des critères non économiques, non énergétiques, non civils motivent toute la politique nucléaire civile : les critères militaires. Rester dans le champs argumentaire purement civil, ne permet pas de comprendre cet acharnement pro-nucléaire civil.

          A+

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 12h43 le 08/01/2012
    • Internaute 53186
      inconsolable

    L’hypocrisie ne porte pas sur le nucléaire uniquement mais sur le coût de l’énergie en général.

    Qui peut croire d’un baril de Brent peur valoir 101.93 $ ? .... quand on sait qu’il a fallu quelques millions d’années pour le produire.

    Non seulement cette hypocrisie a des fondements idéologiques mais c’est la condition sine qua non de la survie de la civilisation dominante actuelle dont le pillage des énergies est le moteur existentiel.

    « La liberté, c’est la liberté de dire que “deux et deux font quatre”. Si cela est admis, tout le reste suit. »

    • cactusun
      cactusun répond à Anastaze
      retraité
      • Posté à 12h48 le 08/01/2012
      • Internaute 50486
        retraité

      Si on suit votre raisonnement (que j’apprécie), on devfrait diviser la totalité des réserves mondiales par le temps qu’il a fallu pour les constituer, afin d’obtenir le niveau de production acceptable. Avec cette façon de calculer, il faudrait probablement multiplier le prix de cette ressource par plus de 1000.

      • Anastaze
        Anastaze répond à cactusun
        inconsolable
        • Posté à 14h13 le 08/01/2012
        • Internaute 53186
          inconsolable

        Ou changer de civilisation... celle-ci ne date que du XIXe siècle et a épuisé en deux siècles plus que l’homme n’avait jamais consommé depuis son apparition.

        Malheureusement les civilisations ne se changent pas, elles disparaissent une fois leur source de développement épuisée.

        Jusqu’à maintenant, leur influence n’était que régionale, et « fabriquait » de très beaux sites touristiques. Aujourd’hui qu’elle est mondialisée, l’adaptation de l’homme va être intéressant à suivre.

        Dans ce contexte, les mensonges concernant le nucléaire ne sont que de pathétiques combats d’arrière garde.

    • Seingalt
      Seingalt répond à Anastaze
      amateur professionnel
      • Posté à 18h27 le 08/01/2012
      • Internaute 166244
        amateur professionnel

      « Qui peut croire d’un baril de Brent peur valoir 101.93 $ ? .... quand on sait qu’il a fallu quelques millions d’années pour le produire. »

      Raisonnement absurde. Il a fallu le même délai pour produire du pétrole ou pour produire une pomme. Treize milliards d’années, l’âge de l’univers, sans qui tout cela n’existerait pas.

      • Anastaze
        Anastaze répond à Seingalt
        inconsolable
        • Posté à 14h11 le 09/01/2012
        • Internaute 53186
          inconsolable

        Vous êtes mal informé.

        En fait, les pommes poussent sur les arbres et tous les ans de nouvelles pommes poussent. Les arbres où poussent les pommes, s’appellent des pommiers. Quand des pommiers meurent d’autres poussent, à partir des pommes ça s’appelle une énergie renouvelable..

        Le pétrole ne pousse pas sur les arbres, ce qui est brulé est brûlé... c’est ça qui est absurde. Ça s’appelle une énergie fossile... comme l’énergie nucléaire.

         
        • Seingalt
          Seingalt répond à Anastaze
          amateur professionnel
          • Posté à 18h24 le 09/01/2012
          • Internaute 166244
            amateur professionnel

          Mais si vous trouvez absurde de consommer une ressource qui ne se renouvelle pas, alors cela ne s’applique pas qu’au pétrole : c’est vrai aussi pour la pierre, les métaux, le béton etc.
          Quant à la pomme, elle a besoin de l’énergie solaire pour pousser. Et le soleil n’est pas non plus renouvelable, ce qui est brulé est brûlé.

        2 autres commentaires
    • Crepitus
      Crepitus répond à Anastaze
      Retraité
      • Posté à 18h49 le 08/01/2012
      • Internaute 85789
        Retraité

      Et si j’ai envie de dire que le résultat de deux et deux dépend de mon humeur, ou du taux de l’humidité de l’air, ou de je ne sais quoi : n’en ais-je pas la liberté.

      • Anastaze
        Anastaze répond à Crepitus
        inconsolable
        • Posté à 13h50 le 09/01/2012
        • Internaute 53186
          inconsolable

        Non parce qu’il n’y a pas de liberté hors de la réalité.

        Vous pouvez affirmer que 10 et 10 font 100 si vous précisez que vous êtes en base 2, ou en base 3 que 2 et 2 font 11 etc...

        Votre liberté est aliénée à « font », c’est ce qui différencie un homme libre d’un interné en hôpital psychiatrique....

         
        • Crepitus
          Crepitus répond à Anastaze
          Retraité
          • Posté à 14h21 le 09/01/2012
          • Internaute 85789
            Retraité

          Je dis que je suis libre d’affirmer ce que je veux ne veut pas dire que cela implique que j’ai raison avec cette affirmation, surtout si elle est manifestement absurde.

          • Anastaze
            Anastaze répond à Crepitus
            inconsolable
            • Posté à 15h01 le 09/01/2012
            • Internaute 53186
              inconsolable

            C’est parce que vous avez admis que deux et deux font quatre, que vous pouvez vouloir dire autre chose, mais la liberté ce n’est pas « vouloir », la liberté c’est « pouvoir ».
            « Vouloir » c’est le désir et le désir peut être une aliénation.
            Vous aurez beau « vouloir » tout ce que vous voudrez sur deux et deux ça ne vous rendra pas plus libre pour autant, et en plus ça fera quand même quatre.

            Le grand Spinoza avait en son temps démontré dans sa proposition XVII de l’Éthique que même « Dieu agit par les seules lois de la nature et sans être contraint par personne ».

        2 autres commentaires
  • hgo04-
    hgo04-
    Citoyen Lambda
    • Posté à 12h52 le 08/01/2012
    • Internaute 40134
      Citoyen Lambda

    Je n’ai pas tout lu, méa culpa..

    Mais j’ai fait une simple recherche sur le net.. Quelle source d’informations que le net ! ! !

    Ainsi j’y ai appris quelques petits trucs :

    Bernard LAPONCHE : Physicien nucléaire.. Personnage ayant enfin l’envergure pour que son avis soit écouté. Mais bon, dire qu’une centrale nucléaire est une source de danger, tout le monde le sait.
    Non ce qui me dérange c’est la suite :

    « »« Depuis l’an 2000, il exerce des activités de consulting dans les pays de l’Europe et du Bassin méditerranéen, notamment pour le compte de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et de l’Agence Française de Développement (AFD)3 » » »

    ADEME..
    Ses missions :
     » »« Missions

    Actrice du développement durable, l’ADEME participe à la mise en œuvre des politiques publiques en matière d’énergie et de protection de l’environnement. Elle intervient, depuis la recherche jusqu’à la diffusion de l’information, dans les domaines suivants :

    la prévention de la pollution de l’air ;
    la limitation de la production des déchets ;
    la maîtrise de l’énergie ;
    la promotion des énergies renouvelables ;
    le traitement des sols pollués ;
    la réduction des nuisances sonores ;
    le management environnemental.
     » » »

    Promotion des énergies renouvelable. Et voici donc M LAPONCHE employé par le lobby des énergies renouvelables faire des critiques contre le nucléaire dont il a participé, par ailleurs, à son élaboration..

    Je ne remets pas en questions toutes ses observations scientifiques, ni même en doute ses critiques, mais tout de même... Il est payé par les concurrents du nucléaires pour critiquer le nucléaire, en mettant bien en avant ses capacités sur ce sujet..

    Quelque chose me pique les yeux, la...

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à hgo04-
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 14h53 le 08/01/2012
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Il a été à la fondation de l’ancêtre de l’Ademe, l’AFME, et a toujours prôné les économies d’énergies comme étant le B-A-BA d’une politique énergétique, mais si ça vous gêne qu’il soit consultant, et que de ce fait il est assimilé à un « lobby » alors qu’il a précisément fait attention aux mots et réfuté celui de « lobby nucléaire », ça vous regarde. Il a sa cohérence, a quitté l’industrie nucléaire pour les économies d’énergie, un parcours plutôt louable, non ?

      • Bretagne
        Bretagne répond à Sophie Verney-Caillat
        Sceptique
        • Posté à 16h41 le 08/01/2012
        • Internaute 74906
          Sceptique

        « Il a sa cohérence, a quitté l’industrie nucléaire pour les économies d’énergie, un parcours plutôt louable, non ? »

        Ben voyons... cela ouvre des carrières très flexibles ; vous irez loin, chère madame ! On commence par être Directeur des Ressources Humaines de Peugeot et puis on termine au Restos du Coeur...pour soigner les victimes.

      • hgo04-
        hgo04- répond à Sophie Verney-Caillat
        Citoyen Lambda
        • Posté à 21h26 le 08/01/2012
        • Internaute 40134
          Citoyen Lambda

        Economie d’énergie ? ? mais je suis tout à fait ok sur ce sujet, et nous avons bien du retard.. mais il est comme le sénateur DOMINATI, employé et payé par le lobby des énergies renouvelables. Et à ce titre son rapport au nucléaire est le même que ceux qui sont consultants dans une entreprise pharmaceutique et qui nous vante telle aspirine plutot qu’une autre ...

        Il a quitté le nucléaire pour être consultant dans le lobby ENERGIE RENOUVELABLE, pas économie d’energie.. C’est une nuance.. Mais cela n’enlève pas, il est vrai, la dangerosité du nucléaire. Sauf que, par son nom son expérience et ses connaissances, ce qu’il dit est bien plus porteur que si c’était Eva Joly qui le disait.. Et en cela, le lobbying fonctionne

    • El Niño
      El Niño répond à hgo04-
      • Posté à 14h58 le 08/01/2012
      • Internaute 17512

      Encore une fois, vous vous trompez sur la personne.
      Renseignez-vous sur Negawatt, allez à leurs conférence : vous verrez que les renouvelables prônées par Laponche ne sont pas celle de EDF ou Total qui rêvent d’installer dans le Sahara des millions de m² de photovoltaïque.

      Et la position de Negawatt est clair là-dessus : pas de PV dans le désert, pas de gaz de schistes dans leurs scénarios.

      Svp, ne confondez pas l’ADEME et EDF leurs idéologies sont très divergentes et leurs promotteurs mus par des motivations bien éloignées.

    • piecam
      piecam répond à hgo04-
      capenoule
      • Posté à 18h27 le 08/01/2012
      • Internaute 60079
        capenoule

      De toute évidence vous ne savez pas ce qu’est l’ADEME pour employer le terme de lobby. Elle ne fait que des recommandations qui ne sont que peu suivies d’effets. Elle n’impose rien.
      Si cela était le cas, toutes les constructions neuves seraient à énergie passive minimum, dans le cadre des économies d’énergie.
      Si cela était le cas, avant de construire des centrales nucléaires, on aurait raisonné en coût global » comme prôné par l’ADEME, c’est-à-dire englobant avec le prix de la conception/réalisation, les coûts de l’entretien/maintenance durant la vie du bâtiment et de sa « déconstruction ». Chose évidemment refusée par les promoteurs du nucléaire, car cela nous montrerait que l’énergie nucléaire est, au final, extrêmement chère. D’ailleurs, les rognages sur l’entretien et la maintenance sont secret-défense et le coût de la « déconstruction » largement sous-évalué , les quelques retours venant de l’étranger le montrent.

      En quoi faire du management environnemental, c’est être concurrent du nucléaire ?
      En quoi être consultant pour le traitement des sols pollués, c’est être concurrent du nucléaire ?
      En quoi être conseil de promoteurs, publics ou privés pour la réalisation de construction HQE, c’est être concurrent du nucléaire ?

      • hgo04-
        hgo04- répond à piecam
        Citoyen Lambda
        • Posté à 21h16 le 08/01/2012
        • Internaute 40134
          Citoyen Lambda

        Donc, si je résume, il touche de l’argent et n’influence personne ? ? c’est bien cela que vous dites ? ? Et il fait des commentaires négatifs sur le nucléaire alors qu’il a bien aidé à le développer.
        Commentaires, par ailleurs, inutiles puisque dire que le nucléaire est dangereux est du même acabit que dire que la voiture est dangereuse aussi..
        Mais bon, commentaires fait par lui, homme d’expérience et scientifique, cela accroche mieux que faits par le clampin de base d’EELV, non ? ? En cela, il influence bien plus, et donc fait ce qu’on lui demande de faire.

        Je maintiens LOBBY, car quand les sociétés travaillant dans l’énergie renouvelable, accrochent des scientifiques en tant que consultants, et des politiques dans le même style, c’est faire du lobbying (quel mot horrible..)..
        Le sénateur Philippe DOMINATI aussi ne doit être qu’un pâle sympathisant.. et pourtant combien influent..

        Mais dans l’ensemble, oui : le nucléaire c’est dangereux.. Et ? ?

        Qque les promoteurs des E.R (énergies renouvelables) nous fournissent de l’électricité de façon constante, en quantité et au même prix que les centrales, et promis, je change de fournisseur...

        Mais la... ce n’est pas prévu, n’est ce pas ? ?

        Et concernant les hommes, simplement les hommes, on a vu où nous mènent les consultants des industries pharmaceutiques.. Vous croyez que les consultants des ER sont plus « honnêtes » ? ? Ils ne font que donner leurs avis, plus ou moins appuyés, comme ici,..

         
        • la-grande
          la-grande répond à hgo04-
          Etudiant
          • Posté à 23h38 le 08/01/2012
          • Internaute 62165
            Etudiant

          Savez-vous que l’ADEME ne vend rien ? Donc la considérer comme une société faisant partie d’un lobby...

        1 autres commentaires
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