AïE ! TECH 07/04/2008 à 19h35

Une hydrolienne géante mise en service au large de l'Irlande

Aïe ! Tech"
Pierre Vandeginste | Journaliste scientifique, blog Aïe ! tech


Une hydrolienne Seagen (DR).

L’énergie de la mer a franchi une étape symbolique. Seagen, la première hydrolienne de production dépassant le mégawatt vient d’être posée par 24 mètres de fond, dans le détroit de Strangford, en Irlande du Nord.

L’un des plus puissants courants de marée du monde lui permettra de produire jusqu’à 1,2 mégawatts d’électricité en pointe, pendant dix-huit à vingt heures par jour.

L’installation, partiellement émergée, comporte un pylone central, sur lequel un bras mobile portant deux hélices circule entre une position basse de production et une position haute facilitant la maintenance. Les deux hélices bipales de 16 mètres d’envergure sont réversibles, afin d’exploiter le courant aussi bien lors de la marée montante que descendante.

Bientôt une ferme de sept hydroliennes au Pays de Galles

Seagen devrait être opérationnelle dans quelques semaines et reliée au réseau électrique cet été. Elle doit alimenter un millier de foyers. Le constructeur, Marine Current Turbines, prolonge ainsi l’expérience acquise depuis l’installation en 2003 de l’hydrolienne Seaflow de 300 kW à Lynmouth, près de Cardiff. La suite ? Une ferme de sept hydroliennes totalisant une puissance crête de 10 mégawatts devrait être installée d’ici 2012 au large de l’île galloise de Anglesey.

L’installation de Seagen confirme la position de pionnier de la Grande-Bretagne en matière d’énergie de la mer. On sait qu’elle risque d’être quelque temps handicapée par un coût élevé, induit par la spécificité du milieu marin (corrosion, accessibilité…).

Mais on sait également qu’elle représente un vaste potentiel (surtout l’énergie des vagues), tout particulièrement pour une nation encerclée par la mer et qui dispose d’un « savoir-faire-sous-la-mer » développé pour l’exploitation du pétrole offshore.

Publié initialement sur
Aïe ! Tech
  • 31570 visites
  • 118 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Claude PELLETIER
    Claude PELLETIER
    Retraité dans son jardin
    • Posté à 19h41 le 07/04/2008
    • Internaute 10710
      Retraité dans son jardin

    Bravo, il suffit de faire la planche par temps calme pour senti toutes ces forces qui habitent le milieu marin et qui ne demandent qu’à être utilisée par nous. En complément, j’aurais bien aimé trouver un schéma, une infographie pour comprendre le principe et l’originalité de cette solution …

    • A.V.
      A.V. répond à Claude PELLETIER
      • Posté à 21h08 le 07/04/2008
      • Internaute 24685

      Bah, Claude ? ? ? ? ... Fais la planche au large de l’Irlande, et tu comprendras.

      • napakatbrax
        napakatbrax répond à A.V.
        • Posté à 22h18 le 07/04/2008
        • Internaute 23966

        Une info sur le montant de l’investissement ? Noter que la puissance dégagée équivaut à 10% d’une centrale nucléaire moyenne, et à 3% du futur EPR.

        D’où l’intérêt de connaître les coûts de mise en service et de fonctionnement...

        Lien

         
        • Cheyenne
          Cheyenne répond à napakatbrax
          Pieux (foi en l'athéisme)
          • Posté à 22h48 le 07/04/2008
          • Internaute 12065
            Pieux (foi en l'athéisme)

          Heu... je ne crois pas.

          Un réacteur nucléaire moyen, c’est 1000 MW en continu (24h sur 24) et donc une centrale (qui comporte de 2 à 4 réacteurs), ça peut taper dans les 4000 MW.
          Les futurs réacteurs EPR fourniront une puissance de 1450 MW.

          ...bref je sais pas où t’es allé chercher ces pourcentages, mais c’est plutôt de l’ordre du pour mille...

          • pierrejcallard
            pierrejcallard répond à Cheyenne
            http://www.nouvellesociete.org
            • Posté à 04h50 le 08/04/2008
            • Internaute 3366
              http://www.nouvellesociete.org

            Il n’y a pas petits profits, mais je crois que le solaire est plus porteur et que les éoliennes ont « le vent dans les voiles »... Enfin, pourvu qu’on avance... Lien

            Pierre JC Allard

            • Azza
              Azza répond à pierrejcallard
              Ingénieur en informatique (...)
              • Posté à 12h42 le 08/04/2008
              • Internaute 25467
                Ingénieur en informatique (...)

              Le solaire, c’est plusieurs types différent dénergie :

              - le photovolaique (conversion directe des UV en électricité : faible rendement et très fort côut de production des paneaux (a la fois en argent et en pétrole). Il faut un temps de l’ordre d’une dizaine d’années pourqu’un paneau solaire ait produit l’energie suffisente à produire un congénère.

              - le thermique passif (les paneaux sur les toit pour chauffer l’eau chaude sanitaire et le chauffage central) : très bons rendements. A généraliser d’urgence. C’est le genre d’investissement qui devrait ere soutenu massivement par l’état car très bon impact environnemental et création de milliers d’emplois à la clef. Avec l’isolation, c’est un des points clefs d’une relance écologique de l’économie.

              - le thermique « actif ». Ce sont des fermes de parabolles de taille moyenne (5/6 m) qui concentrent le soleil (comme une loupe géante) et utilisent la forte température obtenue au foyer pour faire tourner un moteur Stirling, qui active une génératrice électrique. Le refroidissement du moteur fournit de l’eau chaude. Ces fermes se développent beaucoup aux états unis, principalement dans les régions ensoleillés.

              Lien

              Le gros avantage est de pouvoir produire une énergie locale avec un faible investissement (le prix d’une grosse voiture allemande). C’est parfait pour electrifier un village isolé en région tropicale.

              Maintenant, l’energie marine, c’est un potentiel energétique beaucoup beaucoup plus important. L’energie disponible est considérable pour des investissement beaucoup plus faible que pour le soleil. Le problème principal est la tenue des ouvrages en durée. La mer est un milieu violent. Les britaniques, avec leur expérience pétrolière en mer du Nord ont une longueur d’avance sur le reste du monde. Les Hollandais sont assez bon aussi (comme les scandinaves). Le portugal a un fort potentiel en terme de gisements, mais moins de savoir faire. Il y a donc des partenariats qui se sont crées. La france est étonnament à l’écart malgré la longueur de ses côtes. EDF fait de la recherche sur le sujet mais en france, les priorités sont ailleurs (exporter du nucléaire)...

          • nono le simplet
            nono le simplet répond à Cheyenne
            nihil scio nisi scio quod nihil (...)
            • Posté à 08h29 le 08/04/2008
            • Internaute 9767
              nihil scio nisi scio quod nihil (...)

            24h sur 24 ? ?
            comme si il n’y avait pas d’entretien sur les réacteurs
            il y a parfois des arréts de plusieurs mois
            en plus pour comparer, un réacteur c’est 1000 MW c’est vrai, il n’empéche que l’allemagne a un parc éolien de 22 000 MW fin 2006 ce qui représente 22 réacteurs nucléaires ...
            et l’Allemagne est moins « favorisée » au niveau du vent que la France ( 2450 MW éoliens fin 2007 ) ou l’Angleterre ...
            c’est de plus en plus difficile de défendre le nucléaire ...

            • Cheyenne
              Cheyenne répond à nono le simplet
              Pieux (foi en l'athéisme)
              • Posté à 15h40 le 08/04/2008
              • Internaute 12065
                Pieux (foi en l'athéisme)

              Exact. Un arrêt de tranche, c’est 4 à 6 mois tous les deux ans. Mais lorsqu’un réacteur est à l’arrêt, les autres fonctionnent toujours. Donc une centrale de 4 réacteurs, même avec un réacteur à l’arrêt ça fait 3 réacteurs en marche, donc 3000 MW, 24h sur 24.

              Quand au solaire thermique actif, j’ai bossé dessus et les futurs prototypes de centrales taperont dans le 100 à 200 MW pour une surface de plusieurs km2. Pour moi, ce type de centrale est l’avenir du solaire.

              Le photoélectrique, ça serait intéressant si ça devenait rentable. Pour le moment, l’énergie nécessaire pour produire un panneau est trop importante (égale, voire supérieure, à l’énergie produite par le panneau le long de sa vie). De plus, la fabrication des panneaux et leur fin de vie sont synonymes de déchets chimiques importants.

              • Pierre Vandeginste
                Pierre Vandeginste répond à Cheyenne
                Auteur(e) de l'article Journaliste scientifique, blog (...)
                • Posté à 16h48 le 08/04/2008
                  rédacteur
                • Journaliste 8947
                  Journaliste scientifique, blog (...)

                Le panneau pholovoltaïque a de bonnes chances d’être bientôt la source d’énergie renouvelable la plus économique. Les panneaux à couche mince bon marché arrivent, de nombreux sites de production sont en construction ou programmés…

                On estime qu’un panneau PV rembourse son empreinte écologique en 2 à 4 ans. Il produit pendant environ 30 ans.

                Le bizness solaire PV grimpe à environ +50% par an, soit plus qu’un doublement tous les deux ans. Et rappelons qu’il suffit à la louche de couvrir 50% de la surface de toits en France pour obtenir notre conso d’électricité…

                Mais il est vrai que le solaire « thermodynamique » pourrait faire encore mieux que le PV. C’est une solution plutôt intéressante en version centralisée. Il semble que les multinationales la boudent parce qu’elle est beaucoup moins « verrouillable » (brevets) que le PV.

                • Cheyenne
                  Cheyenne répond à Pierre Vandeginste
                  Pieux (foi en l'athéisme)
                  • Posté à 22h22 le 08/04/2008
                  • Internaute 12065
                    Pieux (foi en l'athéisme)

                  Merci pour ces précisions. Je n’avais plus suivi l’évolution du photovoltaïque depuis déjà quelques années, n’y croyant pas.

        7 autres commentaires
    • A.V.
      A.V. répond à Claude PELLETIER
      • Posté à 21h12 le 07/04/2008
      • Internaute 24685

      En plus, tu le tiens, ton moyen de mourir dans la dignité !

    • Pierre Vandeginste
      Pierre Vandeginste répond à Claude PELLETIER
      Auteur(e) de l'article Journaliste scientifique, blog (...)
      • Posté à 23h21 le 07/04/2008
        rédacteur
      • Journaliste 8947
        Journaliste scientifique, blog (...)
      • Claude PELLETIER
        Claude PELLETIER répond à Pierre Vandeginste
        Retraité dans son jardin
        • Posté à 04h08 le 08/04/2008
        • Internaute 10710
          Retraité dans son jardin

        Superbe.
        Et une foule d’infos. Merci.

      • tempel1
        tempel1 répond à Pierre Vandeginste
        marié
        • Posté à 06h28 le 08/04/2008
        • Internaute 38373
          marié

        Il est étonnant que les pales soient fixées DERRIERE leur support ( par rapport au courant) ?

         
        • Pierre Vandeginste
          Pierre Vandeginste répond à tempel1
          Auteur(e) de l'article Journaliste scientifique, blog (...)
          • Posté à 14h14 le 08/04/2008
            rédacteur
          • Journaliste 8947
            Journaliste scientifique, blog (...)

          Les pales ne sont ni devant ni derrière, puisqu’elles fontionnent dans les deux sens (marée montante et descendante).

  • Jonas2
    Jonas2
    Les mouches ne me trouveront (...)
    • Posté à 19h49 le 07/04/2008
    • Internaute 19359
      Les mouches ne me trouveront (...)

    Si je comprends bien l’illustration, ce sont les avantages de l’usine marée-motrice de la Rance sans les inconvénients.
    Je ne suis pas plus connaisseur que ça mais je pressens qu’il y a là quelque chose de génial.

    • jissé
      jissé répond à Jonas2
      Ingé retraité
      • Posté à 13h03 le 08/04/2008
      • Internaute 23393
        Ingé retraité

      Bonjour, Jonas.

      L’installation marée-motrice de la Rance, m’avez piqué l’exemple. (aucune rancune de ma part)

      Bon, l’est normal qu’elle produise moins que l’Irlandaise mais, avantage ou inconvénient, elle consomme nettement moins en Guinness !

      Cordiale bonne fin de journée.

      Jissé

    • marie 75
      marie 75 répond à Jonas2
      • Posté à 14h32 le 08/04/2008
      • Internaute 3563

      la rance cela n’a rien donné : ca n’alimente même pas la ville de St Malo.
      Il faut espérer que ce nouveau syst. donne des résultats.

      • JMT97400
        JMT97400 répond à marie 75
        ingénieur
        • Posté à 16h10 le 08/04/2008
        • Internaute 38443
          ingénieur

        « La rance n’a rien donné »... quelle affirmation péremptoire !
        La Rance c’est 250MWe soit 3 millièmes de la puissance totale des usines françaises
        C’est environ 550GWh de production soit 1,25 millièmes de la consommation totale française d’électricité.
        Est-ce que St Malo a plus de 75.000 habitants ?

        Sachant que historiquement cette usine a été construire comme prototype en vraie grandeur pour mettre au point les groupes bulbes réversibles qu’EDF a utilisés ensuite dans de nombreuses autres usines.
        Accessoirement, quand certains pétroliers laissent échapper trop de cochonneries en mer la retenue permet de mettre des productions à l’abri....même au prix d’une baisse de la production
        Et enfin souvenez-vous du temps qu’il fallait pour faire le tour avant la route sur le barrage ?
        JMT

  • Jonas2
    Jonas2
    Les mouches ne me trouveront (...)
    • Posté à 19h54 le 07/04/2008
    • Internaute 19359
      Les mouches ne me trouveront (...)

    C’est comme qui dirait une « thalasienne » (cousine de l’éolienne). La force de l’eau sans les pbs d’ensablement. Planche et doigts de pieds en éventail garantis.

  • totoshop
    • Posté à 19h54 le 07/04/2008
    • Internaute 24558

    Juste une question : quid de l’impact sur la faune et la flore aux abords de ce pylone ?

    Elles m’effraient ces hélices.

    • A déménagé le 25 octobre
      • Posté à 20h15 le 07/04/2008
      • Internaute 33755

      Réponse par une autre question : quid de l’impact sur la faune et la flore aux abords d’une station pétrolière marine ?

    • A.V.
      A.V. répond à totoshop
      • Posté à 20h34 le 07/04/2008
      • Internaute 24685

      Et bien tous les baigneurs qui s’approcheront d’un peu trop près seront transformés en plancton. Le plancton, lui, restera plancton. Bref, que des bonnes nouvelles pour la mer.

      • Jonas2
        Jonas2 répond à A.V.
        Les mouches ne me trouveront (...)
        • Posté à 20h49 le 07/04/2008
        • Internaute 19359
          Les mouches ne me trouveront (...)

        Excellent A.V. Merci. Je n’avais pas beaucoup ri aujourd’hui.

      • Claude PELLETIER
        Claude PELLETIER répond à A.V.
        Retraité dans son jardin
        • Posté à 21h58 le 07/04/2008
        • Internaute 10710
          Retraité dans son jardin

        Toujours ce départ dans la dignité. Un de +. Que de moyens d’arriver à sa fin !

    • Weekiwachee
      Weekiwachee répond à totoshop
      Tallahassee
      • Posté à 21h00 le 07/04/2008
      • Internaute 956
        Tallahassee

      L’eau étant un milieu notablement plus visqueux que l’atmosphère, le forçage (courant, 5-6 noeuds au grand maximum) étant bien plus faible que les condidions habituelles de vent, il ne faut pas imaginer les pales tournant à la même vitesse que celle d’une héolienne.
      On peut donc « supposer » un impact très limité sur la faune et la flore.

      Le site web de TidalStream indique une vitesse de rotation de 10 m/s... ce qui ne veut pas dire grand chose,on voudrait plutot des tours/s ou radians/s. Apparemment l’hélice a un diamêtre de 10 metres, ce qui ferait environ une vitesse angulaire de 2 rad/s soit un tour complet en un peu plus de 3 secondes... ?

      Lien

      • Tespascap
        Tespascap répond à Weekiwachee
        • Posté à 10h00 le 08/04/2008
        • Internaute 21232

        Une question néanmoins : si on se met à concevoir d’énormes parcs hydroliens, ça ne risque pas de freiner les courants marins, et donc de perturber les écosystèmes, etc. ?

         
        • Azza
          Azza répond à Tespascap
          Ingénieur en informatique (...)
          • Posté à 12h49 le 08/04/2008
          • Internaute 25467
            Ingénieur en informatique (...)

          En y allant violent, cela pourrait peut être favoriser l’ensablement autour du site, au maximum.

          Pour freiner de manière significative un courant marin, même mineur, il faudrait absorber tellement d’énergie que la consommation mondiale serait largement satisfaite (voire dépassée de plusieurs ordres). On en est loin

          L’impact des gaz a effet de serre sur l’environnement et indirectement sur les courants majeurs tels que le Gulf stream sont soupçonnés être immensément plus violents. En fait, pour produit un kW d’energie à partir du fossile, on génère une anomalie energétique sur l’atmosphère largement supérieure et qui augmente avec le temps (comme les intêrets sur une dette pourtant finie en valeur)

        1 autres commentaires
      • depassage
        depassage répond à Weekiwachee
        • Posté à 14h46 le 08/04/2008
        • Internaute 38433

        a de telles vitesses la difference de densite (eau/air=1000) risque d’etre un peu plus influente que la difference de viscosite (eau/air = 30). C’est Reynolds qui me le dit (Re >> 100000). Le regime est tres turbulent.

      • Uncle McSim
        Uncle McSim répond à Weekiwachee
        Futur vieux fou
        • Posté à 16h11 le 08/04/2008
        • Internaute 38405
          Futur vieux fou

        A the-swift : c’est 16m d’envergure l’helice ! et un tour toutes les 3 secondes, ca nous donne plus de 60km/h en bout d’helice ! ! A ce rythme la, il y a pas que Reynolds qui se revolte, les sardines aussi !

    • Network 23
      Network 23 répond à totoshop
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 21h41 le 07/04/2008
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Selon Lien, qui parle en l’occurrence d’une installation en Russie,
      « L’installation n’influe pas sur son environnement. La distance entre ses pales est grande et leur vitesse est faible, à peine 2 à 3 fois la vitesse du courant, ce qui ne trouble pas la faune aquatique. »

      Je me souviens avoir lu quelque part que la faune et la flore venait parfois se planter sur les stations off-shore... abandonnées :

      « Déjà réalisées au Danemark, on prévoit en France des machines off-shore, c’est-à-dire en pleine mer, à moins de 15 km des côtes.

      Inquiets, les pêcheurs ont bloqué le port de Dunkerque lors du congrès national éolien de 1999. Mais, il semble que les éoliennes ne dérangent pas les poissons.

      Elles peuvent même au contraire avoir un impact très positif en participant à leur développement en tant que récifs artificiels attirant les poissons.

      C’est ce que démontre une étude danoise, avant et après l’implantation de son site de Vindeby. D’autres affirment cependant que les vibrations transmises à l’eau par les éoliennes “off-shore” auraient plutôt tendance à éloigner le poisson. »

      Lien
      (§ L’énergie éolienne et les dommages aux oiseaux et à la vie aquatique)

      Le plus grand danger, pour la faune aquatique, semble provenir des déchets, notamment du plastique (sacs, etc.), qui finit par être dégradé en petites billes, de la taille de perles, qui sont avalées par les poissons.
      La presse états-unienne en parlait récemment, je suis tombé sur cet article qui parle de propositions visant à obliger les Etats-Unis à mettre en oeuvre le protocole international de 1978 interdisant de jeter du plastique et d’autres déchets à proximité des côtes : Lien

    • Pierre Vandeginste
      Pierre Vandeginste répond à totoshop
      Auteur(e) de l'article Journaliste scientifique, blog (...)
      • Posté à 22h37 le 07/04/2008
        rédacteur
      • Journaliste 8947
        Journaliste scientifique, blog (...)

      L’impact est faible pour deux raisons. L’absence de barrage (contrairement à l’usine marémotrice de la Rance. Ici on ne cherche pas à canaliser le courant, on le prend là où on le trouve, un peu comme le vent dans une éolienne. Du coup, on ne crée pas de compartiments, on ne gène pas les déplacements de quoi que ce soit.

      Second point : ces hélices tournent très lentement (15 tours/mn max) et très régulièrement. Peu de chance qu’un animal qui se risque dans un endroit où le courant est si fort se laisse surprendre.

      Cette installation est sous surveillance environnementale et n’est autorisée que pour cinq ans. Après quoi une décision plus durable sera prise en fonction des constatations en matière d’impact.

      Wait and sea ; - !

    • jimmyb
      jimmyb répond à totoshop
      • Posté à 15h30 le 08/04/2008
      • Internaute 28000

      Et bien en fait, c’est justement le but de cette unique implantation, de mesurer son impact sur la faune et la flore. Mais comme le dit très justement Blaise11, quel est l’impact d’une station pétrolière... De plus les hydroliennes ont des avantages certains par rapport aux éoliennes, pas d’impact sur les paysages (cela reste de toute façon subjectif), une production inversement proportionnelle : 83% contre 30% dans le meilleur des cas, de plus les fluctuations de production sont ici prévisibles, donc la compensation peut se programmer facilement, et vu la production, elle se résume à très peu d’émissions de CO2. Peut-être que cela coutera la vie à quelques poissons, mais nous sommes dans une telle urgence écologique qu’il est déjà presque trop tard pour agir, alors si cela fonctionne et si l’impact n’est pas trop élevé, on aurait bien tord de s’en priver. Une autre étude est en cours, en Ecosse, sur des hydroliennes non pas à hélices, mais à flotteurs immergés, toujours actionnées par le courant, mais je n’ai pas de nouvelles de cette tentative, cette technique semble moins invasive pour le milieu marin, mais nous n’en avons pas les résultats.
      Il n’y a pas que le pétrole des stations qui pose problème à la faune marine, il y a aussi son transport, son raffinage, j’oubliais les dégazages sauvages. Et le nucléaire a aussi un impact, notamment par ses rejets d’eau chaude.
      Rien n’est parfait, mais de quel côté penche la balance écologique ? Un impact avéré mais modéré sur la faune marine, ou une pollution avérée et grave en terme de rejet de polluants et de CO2 ?

  • ripley
    • Posté à 19h58 le 07/04/2008
    • Internaute 30450

    Voilà qui devrait donner quelques idées à certain admiteur de nos voisins anglais.

  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 20h14 le 07/04/2008
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    - « posée par 24 mètres de fond » ? ? ? ? Et les poissons alors ?
    Comme le dit « totoshop » et la faune et la flore marine ?

    • A déménagé le 25 octobre
      • Posté à 20h34 le 07/04/2008
      • Internaute 33755

      Vous avez raison finalement, vaut mieux se poser la question avant. On voudrait encore pouvoir profiter de leur saveur à ces poissons !
      Stratégie pour la survie de not’bouffe : 1 mile avant, on dirige vers ailleurs d’autres grosses hélices afin d’éviter le courant du carnage pour un trop plein de bouillabaisse britannique.

    • A.V.
      A.V. répond à Les Chats
      • Posté à 20h39 le 07/04/2008
      • Internaute 24685

      A priori, je dirais que les poissons passeront entre les hélices. Peut-être que les plus cons se ramasseront dedans, mais c’est peu probable.
      Allons, Les Chats, dormez tranquille. Némo restera dans sa petite anémone.

    • sylvaindurand
      • Posté à 21h36 le 07/04/2008
      • Internaute 38248

      Ce n’est pas un moteur de bateau qui tournerait à grande vitesse, mais une hélice qui tourne grâce à la force de l’eau. Sa vitesse n’est donc pas très élevée, d’autant qu’il lui faut entrainer différents systèmes qui la ralentiront en créant notre énergie électrique.
      De plus, si les pales sont épaisses (afin que l’eau ait une grande force de pression sur l’hélice), et donc le poisson, à son approche, ne pourra s’y cogner, il sera repoussé par la force de l’eau.

      Bref, ce n’est pas un mixer... Après, quand à savoir si cela fait fuir les poissons en tant que tel, je doute que ça ne les face plus fuir que des cadavres de bateaux ou de sous-marin atomiques, que des nappes de pétroles ou que des montagnes de déchets plastiques comme on en trouve partout.

  • aeimnr
    aeimnr
    Association étudiante
    • Posté à 20h21 le 07/04/2008
    • Internaute 37247
      Association étudiante

    d’apres ce que je me souviens l’usine marémotrice de la rance alimente une bonne partie du nord de l’ille et vilaine (saint malo/dinard (70.000habitans a peu pres en tout))... les hydrolienes devvront être nombreuses pour arriver à une telle population alimentée...

  • Compte supprimé 5
    Compte supprimé 5
    Locataire du 35370
    • Posté à 20h22 le 07/04/2008
    • Internaute 35370
      Locataire du 35370

    - On pourrait faire çà si le nucléaire n’absorbait pas tout nos sous...

  • Stephann
    Stephann
    Etudiant Lyon
    • Posté à 20h26 le 07/04/2008
    • Internaute 29331
      Etudiant Lyon

    Super !

    Cependant l’article nous laisse sur notre faim, sans rentrer dans des considérations purement techniques, je serais intéressé de connaitre les coûts de production au KW/h des différents moyens de production d’électricité « propre ».
    Et puis également, par exemple quand vous parlez de 1,2 mégawatts, quelle est, pour comparer, la puissance d’une des éoliennes qui peuplent nos collines ?
    Ces dispositifs peuvent ils également fonctionner grâce aux courants de nos fleuves ?
    ...

    • Pierre Vandeginste
      Pierre Vandeginste répond à Stephann
      Auteur(e) de l'article Journaliste scientifique, blog (...)
      • Posté à 22h57 le 07/04/2008
        rédacteur
      • Journaliste 8947
        Journaliste scientifique, blog (...)

      Sauf erreur, les plus grosses éoliennes actuelles produisent 6 MW en crête. Voir ici : Lien

      Il existe d’autres types d’hydroliennes adaptées à d’autres situations, y compris fluviales ou intermédiaires (embouchures). Un installation est en cours en plein Nexw York. Voir ici : Lien

      « l’article nous laisse sur notre faim »

      C’est voulu. Ce « billet » provient de mon blog ou je cherche plutôt à exciter la curiosité qu’à la rasasier. C’est pourquoi je donne des liens. Ceux qui veulent en savoir plus peuvent cliquer, et suivre le jeu de piste…

      Coût au kWh : en première analyse, il restera longtemps supérieur à l’éolien et surtout au solaire, qui sera bientôt économique… du moins en tant que forme d’énergie renouvelable. La mer est un milieu hostile pour la techno… Mais d’une part les vagues représentent l’un des plus gros potentiels d’énergie existant et la mer a quelques avantages. Par exemple, en bien des endroits, les courants de marée ou les vagues sont des ressources moins intermittantes que le soleil ou le vent.

      • Azza
        Azza répond à Pierre Vandeginste
        Ingénieur en informatique (...)
        • Posté à 12h56 le 08/04/2008
        • Internaute 25467
          Ingénieur en informatique (...)

        C’est un point très important : un courant de marré peut être connu avec précision des décénies à l’avance. Il n’y a pas de risque financier associé, contrairement au vent qui fluctue avec la météo et avec l’évolution du climat.

        Les investisseurs peuvent donc prévoir leurs rentrées sur le long terme et c’est un point crucial de la faisabilité d’un investissement.

        En fait, le risque principal réside dans al tenue des installations sur le long terme. Mais ce n’est qu’un problème technologique qui devrait être quand même plus simple que celui du stockage sur 100000 ans des déchets nucléaires. Quid du risque financier associé ? Qui paiera la facture d’une fuite de matière nucléaire survenue en l’an 5690 ? et de celle de 234000 ? Comment on provisionne ça ?

  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 20h26 le 07/04/2008
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    - « Les deux hélices bipales de 16 mètres d’envergure sont réversibles, afin d’exploiter le courant aussi bien lors de la marée montante que descendante. »

    J’espère que ça va être bien balisé, sinon plus de courant.

  • helios33
    • Posté à 20h44 le 07/04/2008
    • Internaute 33580

    Il en faut 1500 comme ça pour produire autant que la centrale de Fessenheim....

    • Jonas2
      Jonas2 répond à helios33
      Les mouches ne me trouveront (...)
      • Posté à 20h54 le 07/04/2008
      • Internaute 19359
        Les mouches ne me trouveront (...)

      C’est Ἥλιος qui dit ça ! Et il en connait un rayon : -)

    • Gudule
      Gudule répond à helios33
      • Posté à 09h27 le 08/04/2008
      • Internaute 9720

      ...et il suffit d’une centrale pour mettre un beau bordel écologique.
      Vrai, ces mixeurs plongeants font pas le poids !

  • Reun_Kozh
    Reun_Kozh
    kemper
    • Posté à 20h52 le 07/04/2008
    • Internaute 38335
      kemper

    La France n’est qu’à des petits essais depuis le début du mois d’avril dans l’estuaire de l’Odet près de Quimper
    Lien
    A suivre

  • Bigseb
    • Posté à 22h16 le 07/04/2008
    • Internaute 25229

    bah ! tant qu’y a des gens qui se triturent le cerveau pour produire autrement, il reste encore (un peu) d’espoir...

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3