Entretien 07/04/2008 à 22h03

John Monks : « Nous ne reculerons pas sur les salaires »

Peggy Corlin | Journaliste

L’anglais John Monks, secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES), est la voix des syndicats des 27 pays européens face aux employeurs et aux institutions européennes. Défenseur du modèle social scandinave, il dresse un tableau sombre de la situation du marché du travail européen. Rencontre en cinq points.


« Nous ne reculerons pas dans cette campagne sur les salaires »

La priorité des priorités, c’est le pouvoir d’achat des Européens. Les grèves se sont multipliées ces derniers mois, et pas seulement en France. En Roumanie, les salariés de l’usine Dacia du groupe Renault sont depuis plus de dix jours en grève, réclamant une hausse de 50% de leur salaire. A l’appel de la CES, des milliers de travailleurs européens ont défilé samedi dans les rues de Ljubljana, la capitale slovène. A quelques mètres, les ministres des Finances européens appelaient à modérer les hausses de salaires alors que l’inflation a atteint la semaine dernière les 3,5%. Pour les grands argentiers, il est nécessaire de lier ces augmentations aux gains de productivité. Tout en reconnaissant que la situation devient préoccupante, John Monks plaide, lui, pour une répartition plus équitables de ces profits. « les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres », constate-t-il. Faisant peu de cas du discours de la banque centrale européenne, le syndicaliste appelle à une gestion plus « flexible » du pacte de stabilité et de croissance qui lie les économies de la zone euro.


* Depuis l’interview, l’inflation est passée à 3,5%.


Les entreprises doivent assumer les garanties de flexsécurité »

Dans un rapport récent, la CES dénonce la dégradation de l’emploi en Europe. La Commission européenne a beau se réjouir des quelque 6,5 millions d’emplois crées sur les deux dernières années, John Monks réfute cette logique quantitative au nom des exigences qualitatives du concept de flexsécurité.

La flexsécurité est encensée partout en Europe mais, pour le syndicaliste, encore faut-il prévoir des éléments de sécurité pour les travailleurs. « Les entreprises européennes ont sans aucun doute les moyens » d’investir dans ces garanties sociales, véritables coussins d’air dans les périodes de changement difficiles.




« L’Europe sociale ne fait pas partie des priorités de la présidence française de l’UE »

Dans ce contexte économique délicat, la France s’apprête à prendre les rênes de l’UE. Au menu de la présidence française : climat, immigration, énergie et Europe de la Défense. Pas de social en vue. Pourtant, selon une enquête réalisée par Touteleurope.fr, l’Europe sociale arrive en seconde position des attentes des Français vis-à-vis de la présidence française, après l’environnement. Les Français restent attachés à ce volet de la construction européenne malgré l’étroite marge de manœuvre que les Etats membres laissent à l’UE.

Face à l’inquiétude des syndicats, Xavier Bertrand a promis en février de « relancer l’Europe sociale ». « Cela ne fait pas partie des priorités », nuance cependant John Monks, qui se montre réaliste sur la marge de manœuvre dont disposera le gouvernement français en matière sociale.




« J’espère que l’Angleterre va bientôt se montrer plus mûre sur la question sociale européenne »

Le temps de travail et la situation des travailleurs intérimaires seront des points que la présidence française prévoit d’aborder. Les négociations sur le travail temporaire permettront peut-être de sortir de l’ornière la question du temps de travail. Le dossier est sur la table depuis 2004, mais les Etats s’écharpent sur la question des dérogations (dites « opt-out ») à la durée légale de 48 heures. Les Anglais, en tête, ne veulent pas revenir sur la possibilité de dépasser, par consentement mutuel entre l’employeur et le salarié, le seuil fixé par la législation européenne. John Monks évoque le manque de maturité sociale de son gouvernement qui lui a fait bénéficier d’un régime d’exception dans les négociations sur le traité européen simplifié, le traité de Lisbonne.




« Les Français sont durs avec eux-mêmes »

Disert sur ses compatriotes, le chef de la CES l’est moins lorsqu’il s’agit d’évaluer la situation sociale française. L’Europe sociale se construit actuellement sur l’échange de « bonnes pratiques » entre pays, telle que la flexsécurité à la danoise. Quelles bonnes pratiques échangerait John Monks avec ses collègues français ?


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  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 22h21 le 07/04/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Ils ne comprennent que la peur . A quand une grève générale qui bloquerait toute l’ Europe EN MÊME TEMPS . ne fusse qu’une HEURE , pour un premier avertissement !

    Difficile à mettre en œuvre, bien sur , mais pas INIMAGINABLE ni complètement IMPOSSIBLE , non ?

    • Kakayak
      Kakayak répond à Numerosix
      • Posté à 22h53 le 07/04/2008
      • Internaute 37650

      La lutte contre ce capitalisme ne peut qu’être mondiale. Il faut profiter de cette année 2008 pour faire la révolution en France (contre la politique inégalitaire fiscale du Gouvernement)en Chine, aux USA, ainsi que dans toute l’Europe. Que l’année 2008 soit le printemps des peuples !

      • www.laguerredesmots.com-yannick
        www.laguerredesmots.com-yannick répond à Kakayak
        pays de gex
        • Posté à 08h05 le 08/04/2008
        • Internaute 24872
          pays de gex

        Aaaah, je suis de tout coeur avec vous.
        A titre d’exemple de ce qui se passe : Au début, le respect des droits de l’homme était assuré par le peuple qui se basait justement sur la fameuse déclaration.
        Puis une organisation internationale a été créée pour s’en charger, tout le monde s’est dit cool, on a plus rien a faire. Et, à part dire c’est pas bien, l’organisation ne fait rien non plus.
        La sécu, pareil.
        Juste pour dire : Si nous voulons que nos droits soient respectés, c’est à nous de les faire respecter, et ça sert à rien d’attendre sur une institution ou un élu ( qui ne représente que la moitié du pays )
        Révolution !

        Pour ceux qui se disent, oui mais on met quoi après ? Ne vous inquiétez pas les alternatives sont nombreuses et beaucoup plus démocratives

    • Sacha25
      Sacha25 répond à Numerosix
      • Posté à 08h05 le 08/04/2008
      • Internaute 24877

      La mondialisation n’est pas assez avancée pour que ça ait le moindre petit effet
      La force du patronat, après le coup reçu en mai 68 repose sur informatisation, robotisation, délocalisation

      A mon avis, le modèle de société qui s’appuie sur « tu gagneras ton pain à la sueur de ton front » atteint ses limites. Il est temps de s’en débarrasser

    • Caius
      Caius répond à Numerosix
      Expert en management
      • Posté à 10h04 le 08/04/2008
      • Internaute 35080
        Expert en management

      Difficile à mettre en oeuvre ? Pas si sûr, c’est une question de volonté des syndicats.

      Le 40e anniversaire de Mai 68 semble une bonne occasion pour un mouvement social d’envergure couvrant toute l’Europe, et qui permettrait d’aboutir à des accords de Grenelle version 2008.

    • kkadim
      kkadim répond à Numerosix
      service public rhone alpes
      • Posté à 16h21 le 08/04/2008
      • Internaute 24768
        service public rhone alpes

      le point principal est là : une gréve générale est quasi impossible au niveau européen, c’est la raison pour laquelle on nous impose cette europe vide de tout humanité ( dans tous les sens du terme ). pour y parvenir il faudrait « prendre conscience “ et pour celà avoir acces à la communication : or celle ci est complétement confisquée par les possédants, y compris les médias dit public. il n’est qu’a voir l’outrance des propos pour caractérisé, dénigré serait plus exact, systématiquemnent la moindre gréve.

  • Network 23
    Network 23
    identité perdue dans mes papiers (...)
    • Posté à 22h43 le 07/04/2008
    • Internaute 23367
      identité perdue dans mes papiers (...)

    La « flexsécurité » alors que la réforme du Code du travail, qui casse toute la jurisprudence et envoie de nombreuses professions vers des codes spécialisés (l’apprentissage assimilé à un stage, les dockers au droit marin, etc.), est un doux rêve.

    Voir l’entretien filmé de Gérard Filoche, inspecteur du travail :

    Lien

    • skejendi
      skejendi répond à Network 23
      • Posté à 11h52 le 08/04/2008
      • Internaute 36927

      oui. y a d’ailleurs un bon article de filoche sur le code du travail dans le monde diplo du mois dernier

      • marie 75
        marie 75 répond à skejendi
        • Posté à 14h39 le 08/04/2008
        • Internaute 3563

        les analyses et les propostions de filoche sont tjrs intéressantes

  • manu13
    • Posté à 23h17 le 07/04/2008
    • Internaute 37915

    Si même M. Monks, de la CES, se met à protester...
    Mieux vaut tard que jamais.

    htpp : //journalduntraducteur.wordpress.com

  • Antoine 92
    Antoine 92
    Psychologue
    • Posté à 23h39 le 07/04/2008
    • Internaute 3189
      Psychologue

    L’europe est en marche.

    A quand un mouvement social européen qui permettrait aux différents peuples d’Europe d’agir pour la première fois dans le même sens et ainsi symboliser par l’action son unité ?

  • SiDi
    SiDi
    En état de choc
    • Posté à 00h15 le 08/04/2008
    • Internaute 24795
      En état de choc

    En français correct, on dit « la marge de manœuvre que se donnera », et non « dont disposera ».

    Rappelons qu’avant la déconvenue sur le ridicule budget 2008, tout le monde disait que la France avait des moyens d’agir. Et du jour au lendemain, c’était la faute aux autres.

  • Servais-Jean
    • Posté à 00h47 le 08/04/2008
    • Internaute 4591
      43

    Quand les patrons disent que l’inflation tournant autour de 3,5%, il ne faut pas trop augmenter les salaires et qu’ils s’augmentent eux-mêmes de 40 ou 50% ils ne sont plus crédibles.
    Et la voix des salariés prend de l’ampleur.

    • dalun
      dalun répond à Servais-Jean
      • Posté à 01h05 le 08/04/2008
      • Internaute 29964

      Et les voix des salarié(e)s , ouvrier(e)s ,....,prennent de l’ampleur .excusez moi mais si c’est toujours par catégorie , ça ne marche pas . d’ailleurs ceux qui s’augmentent(40 .50) le font de manière concertée...bien sur les syndicats européens doivent s’entendre .et assez rapidement ce serait bien !

  • Lairderien
    • Posté à 01h53 le 08/04/2008
    • Internaute 22751

    Peut être que la grogne qui se cristallise autour du pouvoir d’achat dans toute l’Europe, sera le catalyseur qui, enfin fera prendre conscience aux peuples qui composent l’Europe que nous devons être solidaire et forcer les syndicats à s’entendre pour une réaction réellement commune face à nos dirigeants gouvernementaux et surtout patronaux, lesquels savent s’entendre pour redistribuer la richesse exclusivement dans leurs poches, en ne nous laissant que le minimum incompréssible pour faire tourner la machine à leur avantage.

    Verront nous un jour une grève générale en Europe ?

    Ne révons pas trop, mais l’espoir fait vivre !

  • patdu49
    patdu49
    chomiste du maine et loire
    • Posté à 10h05 le 08/04/2008
    • Internaute 34595
      chomiste du maine et loire

    je partage pas mal l’avis de ce syndicaliste, dailleurs j’en touche un mot dans certaines de mes vidéos ci dessous.

    au DANEMARK le RMI est à 1200€ net + allocs logements

    les salaires bas, sont à 1700€ net d’impots sur le revenu, et seul 4% des travailleurs sont à ce tarif bas.

    bref un partage des richesses bien + équitable, une politique beaucoup + humaine démocratique, transparente.

    patrick

    • uaybalam
      uaybalam répond à patdu49
      • Posté à 18h24 le 08/04/2008
      • Internaute 15404

      certes ! ! !
      mais quel est le cout de la vie la-bas ?
      je sais que la vie est chere , mais ce serait sympa qu’on puisse comparer a conditions egales ...
      quoiqu’il en soit , il est certain que le mot SOCIAL a un sens dans des pays scandinaves ...
      de plus les chomeurs, RMistes ou autres écartés de la vie sociale ne sont pas consiérés comme des fainéants ou renegats ! ! !
      On ne leur donne pas des os a ronger par rapport au train de vie de l’etat qui lui meme montre l’exemple !
      pas comme ici ou notre Ve republique ressemble a s’y méprendre à la Période de 1788 qui mena a 1789 ...

      Ah ! ça ira, ça ira, ça ira ! ! ! ....

  • Castaneda
    • Posté à 10h21 le 08/04/2008
    • Internaute 38390

    Je m’étonne que vous traduisiez de manière récurrente « british » par anglais dans les sous-titres des vidéos proposées.
    Sir Gordon Brown, premier ministre du gouvernement britannique est écossais, n’est-ce pas ?

    • ThomasLefebvre
      ThomasLefebvre répond à Castaneda
      Rapatrié
      • Posté à 10h57 le 08/04/2008
      • Internaute 247
        Rapatrié

      J’approuve, c’est d’ailleurs un Anglais (Blair) qui avait accepté la Charte des Droits Fondamentaux dans le TCE et un Ecossais (Brown) qui l’a retirée pour le RU dans le traité de Lisbonne...

      Enfin bref, c’est tres bien d’entendre Monks.

    • Peggy Corlin
      Peggy Corlin répond à Castaneda
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 13h34 le 08/04/2008
      • Journaliste 12457
        Journaliste

      Sorry ! Loin de moi l’idée de vouloir faire un amalgame. C’est une erreur de traduction, merci de l’avoir relevée.

    • Erka
      Erka répond à Castaneda
      • Posté à 19h03 le 08/04/2008
      • Internaute 5196

      Quant a moi je m’étonne qu’on donne du « Sir » a plus ou moins n’importe quel britannique médiatique/friqué/politicien (cochez) alors qu’a ce que je sache, les titres de noblesse ne sont pas censé être utilises en France pour distinguer quelqu’un.

      Ou alors qu’on commence a donner du Dr. ou du Pr. ou du Herr Doktor Professor, par exemple, comme aux US ou en Allemagne. Ça me ferait bien rire, y aura plus que les énarques qui auront droit a un « monsieur » tout bête.

      Mais cette jubilation a utiliser le mot « Sir » je trouve cela pathétique.

  • expat
    • Posté à 10h32 le 08/04/2008
    • Internaute 25627

    interssant de vouloir lier les augmentations de salaire aux gains de productivite, il y a du retard a rattrapper, il n’est pas sur du tout que les cadres et patrons aient augmente leur productivite (par contre leur salaire....), par contre on a abondamment quantitfie les gains de productivite des ouvriers et leurs seules recompenses ont ete

    augmentation des cadences

    travail de nuit generalise (y compris la ou c’est inutile)

    augmentation de la charge de travail

    explosion du chomage

    augmentation de la proportion d’entre eux payes au salaire minimum

    qui dit mieux ?

    • kkadim
      kkadim répond à expat
      service public rhone alpes
      • Posté à 16h30 le 08/04/2008
      • Internaute 24768
        service public rhone alpes

      même chose dans les services publics : quant ON annonce non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, nous savons d’avance que celà ne touchera que marginallement les directions, et pas du tout les ministéres ; à la base il faudra faire autant (quand c’est pas plus ) avec moins, pour un salaire bloqué. et le top il y a quelques années c’est que la salaire minimum de la fonction publique était le plus légalement du monde inférieur au smic....
      et généralement pour les travaux les plus durs.
      bah pour l’instant nous constatons.. nous sentons bien que le systéme ne fonctionne plus, mais que faire....

      • uaybalam
        uaybalam répond à kkadim
        • Posté à 18h26 le 08/04/2008
        • Internaute 15404

        Ah ! CA IRA , CA IRA , CA IRA ! ! !
        LES ARISTROCRATES A LA LANTERNE ! ! ! ...
        ON LES PENDRA ! ! !

  • gribouillemoqueur
    • Posté à 11h47 le 08/04/2008
    • Internaute 36141

    En parallèle aux propose de John Monks, la BCE vient de renouveler ses inquiètudes sur l’inflation en Europe et demande aux gouvernements des pays européens de ne pas céder au revendications salariales des syndicats.
    Quoiqu’il en soit, cela nous rappelle que les politiques monétaristes et en général, les politiques de l’offre sont toujours d’actualité.
    Cependant, quel peut être effectivement, l’intérêt d’augmenter les salaires si cela peut se traduire par un regain d’inflation qui annulerait le gain réel en pouvoir d’achat pour les salariés.
    Néanmoins, alors que des affaires d’entente entre entreprises sur les prix émergent assez régulièrement dans l’actualité, le magazine UFC ne cesse dénoncer dans la téléphonie mobile et dans le secteur de la grande distribution des prix anormalement élevés par manque de véritable concurrence dans ces secteurs.
    En conclusion, est-ce qu’une politique de pouvoir d’achat en faveur des salariés ne suppose t-il pas en préalable une véritable politique de la concurrence volontariste de la part des gvts en faveur d’une vraie dérégulation des marchés, des biens et services afin de réduire la répércussion sur les prix de toute augmentation de salaire et, donc limiter les effets inflationnistes là ou la concurrence est manifestement défaillante ?

    • skejendi
      • Posté à 12h23 le 08/04/2008
      • Internaute 36927

      je ne pense pas qu’une « véritable politique de la concurrence volontariste de la par des gvts en faveur d’une vraie dérégulation des marchés » soit la solution car en France, le gouvernement est à la solde du medef, et quoi qu’il fasse en façade, les entreprises s’entendront toujours entre elles sur les prix. Le gouvernement et le medef n’ont aucune envie que ça aille mieux. Ils sont dans une logique de profit à court terme. Pour que ça aille mieux, il faudrait créer des emplois, et pour créer des emplois, il faut investir à long terme (genre recherche, etc.). Mais voilà, ça coûte de l’argent et ça ne rapporte pas tout de suite. Donc ils préfèrent exploiter les gens qui bossent en leur agitant le spectre du chômage pour que ces derniers s’écrasent (y a rien de péjoratif dans ce que je dis, la plupart du temps les gens qui bossent sont coincés par des emprunts à payer, des gosses à élever, etc.). Marx ne disait-il pas que les chômeurs sont l’armée de réserve du capitalisme ?

      • gribouillemoqueur
        • Posté à 12h47 le 08/04/2008
        • Internaute 36141

        Vous avez tout à fait raison de dire que le gvt français ne fait pas grand chose sans l’avis du Medef. Mais ça n’enlève rien à la nécessité de mettre de la concurrence là, où manifestement, il n’y en pas. La politique de ce que j’appellerais, des champions nationaux, visant à accorder des rentes sur le territoire au nom de la constitution de grandes entreprises internationales françaises, a échoué pour certaines ou n’est plus nécessaire pour les autres. Il n’en demeure pas moins qu’elle réduit le pouvoir d’achat des consommateurs français. On rappellera que plus de concurrence aura deux effets , le premier sur les prix, donc le pouvoir d’achat, le second sur les quantités produites et donc sur l’emploi.
        Malheureusement, on le voit, sur le dossier de la quatrième licence pour la téléphonie mobile, le domaine de la grande distribution que l’UFC a encore une fois épinglé en dénonçant des monopoles locaux de certains hypermarchés, le gvt enterre les problèmes plus qu’il n’agit.

         
        • skejendi
          • Posté à 13h21 le 08/04/2008
          • Internaute 36927

          je comprends ce que vous dites. Mais il y a quelque chose qui m’échappe. Admettons qu’une concurrence accrue baisse les prix, augmente le pouvoir d’achat, augmente les quantité à produire et permette de créer des emplois. Si les produits achetés en grande distribution sont des produits importés, où la création d’emplois va-t-elle avoir lieu ? Pas en France. D’ailleurs, c’est là que Mitterrand s’est planté lors de son premier mandat, il a redonné de l’argent aux Français et à l’époque tout est parti dans les magnétoscopes qui n’étaient pas fabriqués en France. Eclairez-moi.

        • kkadim
          kkadim répond à gribouillemoqueur
          service public rhone alpes
          • Posté à 16h42 le 08/04/2008
          • Internaute 24768
            service public rhone alpes

          il faudrait sortir de cette religion de la sainte concurence qui résoudrait tout : en matiére de transport par voie ferrée le systéme le plus rentable, le plus efficace, le moins cher est celui du monopole ; toute les tentatives de mises en concurence se soldérent par des échecs. il appartient donc d’être pragmatique et d’étudier les choses au cas par cas et ne pas s’enfermer dans des discours idéologiques fermés ; de ce point de vue le discours libérale est aussi ridicule et irréaliste que le discours marxiste-communiste. il m’a toujours semble que le concept de marché etait une pure fumisterie. faites le tour d’un vrai petit marché, bien réel, et oh surprise, tous les prix se tiennent. le marchand a tôt compris que le meilleur moyen de perdurer et de ne pas flinguer ses concurents, qui feront de même à son encontre. la concurence n’existe pas. tout simplement.en fait la seule concurence qui existe c’est celle mise en place par les possédants (le marchand pour simplifier ) entre les producteurs de richesse ( le salariés, qui crée lui seul la richesse réelle et durable, contrairement à la spéculation ) : ainsi des travailleurs chinois utilisés pour briser nos salaires.
          bon c’est un peu simple, voire simpliste, mais je ne suis pas un génie de la pensée humaine non plus.

          • uaybalam
            uaybalam répond à kkadim
            • Posté à 18h30 le 08/04/2008
            • Internaute 15404

            c’est comme ouvrir les autoroutes a la concurence ! ! !
            y a deux autoroutes pour descendre a Marseille ? ou pour monter a Lille (de paris) ? ? ? ?
            nous laisse t’on le choix de faire marcher la concurence ?
            PS ; jsuis pas parisien et j’ai pas de voiture non plus ... / un choix ....
             ; -)

        3 autres commentaires
    • Frater
      • Posté à 14h59 le 08/04/2008
      • Internaute 6897

      Accroître la concurrence et déréguler, pourquoi pas, mais cela ne risque-t-il pas d’accentuer la pression sur les salaires ? En effet, plus de concurrence veut souvent dire plus de compétitivité et donc réduction de la masse salariale. Du coup, on se retrouve avec des produits moins chers, mais avec moins d’argent pour les acheter. C’est un peu le syndrome Wall Mart aux USA.

      Je dis une bêtise ?

      • gribouillemoqueur
        • Posté à 21h14 le 08/04/2008
        • Internaute 36141

        En théorie la fixation des prix (donc de la marge) et des salaires sont deux processus indépendants.
        En Economie, j’ai tendance à dire que l’effet direct sur la production donc sur l’emploi doit être supérieur aux éventuels effets indirects.
        On peut ajouter pour l’éventuel effet via les marges, le salaire s’insère dans la structure des coûts de toutes les entreprises d’un secteur. Une marge inférieure à un concurrent n’est donc par la résultante d’un certain niveau de salaire car ce niveau se salaire est en théorie le même chez les concurrents mais bien de l’inefficacité de l’entreprise elle-même.
        Dans l’histoire récente, la pression à la baisse des salaires vient davantage de l’arrivée de nouveaux concurrents extérieurs. Mais si les conditions économiques changent, le chantage à l’emploi pour faire pression sur les salaires est toujours stérile à LT à la fois pour les salariés et pour l’entreprise.
        Si on ne peut s’adapter avec des salaires plus élevés dans un secteur économique donné, il vaut mieux abandonner ce secteur et développer de nouvelles activités que d’entrainer les salariés dans un processus de restructuration perpétuel dont la conclusion est toujours la même, frustration pour les salariés et perte inéluctable de leur emploi.

  • gribouillemoqueur
    • Posté à 13h37 le 08/04/2008
    • Internaute 36141

    Il faut raisonner aujourd’hui à l’échelle Européenne. Il faut le répéter et le répéter, la trés grande majorité de nos échanges se font à l’intérieur de l’Europe car le commerce international est majoritairement un commerce intrazone. Quand on évlaue l’impact des délocalisations sur le chômage nous arrivons à un maximum de 12%, probablement 8% du chômage total. Votre voiture est allemande, française, Italienne, vous allez chez un coiffeur français, votre opérateur de téléphonie mobile ou votre fournisseur d’accès à internet est français, les frais bancaires paient le salaire d’un chargé de clientèle français. Faudrait arrêter de nous bassiner avec un T Shirt payez 10€ dans la boutique du coin de la rue sur lequel le producteur chinois perçoit même pas 2€ mais qui aura engraisser le vendeur, le commerçant , le transporteur de 8 € qui resteront en France ou en Europe.
    j’énonce une réalité économique pas une version médiatique volontairement spectaculaire. Les statistiques sont disponibles, il serait temps d’arrêter de tirer des conclusions économiques sur des hypothèses de base qui sont manifestement fausses.

    • skejendi
      • Posté à 13h54 le 08/04/2008
      • Internaute 36927

      ne vous énervez pas ;). Je demandais juste des informations... Si je vous ai bien compris, il va donc falloir attendre que tous les pays européens fassent leur révolution sociale pour qu’on arrête de niveler par le bas. Apparemment, c’est déjà en route cf la manifestation de 55 syndicats de 29 pays européens en slovénie samedi dernier.

      • gribouillemoqueur
        • Posté à 14h12 le 08/04/2008
        • Internaute 36141

        Excusez-moi, mais c’est vrai que c’est une remarque qui revient toujours. On s’éléve sur la main mise du Medef et ça ne dérange personne de reprendre leurs arguments car dès qu’on parle augmentation de salaire, on nous répond contrainte extérieure, risque de délocalisation et augmentation des importations des produits chinois. Personne n’est là pour dire si j’achète plus à la chine, je pourrais peut être lui revendre plus de centrales. C’est aussi ça le commerce international après tout. C’est un sytème ou les avantages comparatifs font qu’on arrivera toujours à vendre quelquechose à nos partenaires dans un processus structurel d’équilibre des balances commerciales même si la Chine a quelques particularités sur le sujet....
        Mais pour arriver à votre remarque, je crois qu’il ne faudra peut être plus attendre trés longtemps car les mouvements sociaux en europe de l’est se multiplient en faveur d’augmentations de salaires. Nous sommes engagés dans un effet de convergence des niveaux de vie au niveau européen qui commencent à faire réfléchir les évétentuelles envies de délocalisation vers ces pays. Les salariés pourraient reprendre la main si la fameuse contrainte extérieure n’est plus là comme une épée de Damoclès. Bientôt on dira, vous voulez délocalisez en Pologne, allez-y, avec 17% d’augmentation de salaire par an, on verra bientôt revenir si c’est pour importer ce qu’on produit là-bas.....

         
        • Olif _archipolak
          Olif _archipolak répond à gribouillemoqueur
          varsolidaire a la bonne cause
          • Posté à 15h21 le 08/04/2008
          • Internaute 34150
            varsolidaire a la bonne cause

          oui, alors 17% d’augmentation par an en Pologne pesons nos mots... la aussi les indicateurs disent ce qu’ils veulent (ce sont les tres gros salaires qui expolosent encore une fois). Meme si la question du niveau de vie tend a aller dans le bon sens en europe centrale (pologne = europe centrale dediou !) les aquis sociaux y sont encore au moyen age ! Donc si ca pete par ici pour plus d’equite europeenne, les salaires peseront, mais le social aura plus de retard a rattraper.

          • gribouillemoqueur
            • Posté à 20h07 le 08/04/2008
            • Internaute 36141

            On peut toujours voir le verre à moitié ou le verre à moitié plein. Ce qu’il faut retenir c’est 1)le mouvement de convergence, l’Espagne est passé par là en moins d’une vingtaine d’années, 2) les forces au fameux moins-disant social s’estompent et espérons que l’Europe devant cette évolution ira en l’accompagnant.

          • gribouillemoqueur
            • Posté à 20h07 le 08/04/2008
            • Internaute 36141

            On peut toujours voir le verre à moitié ou le verre à moitié plein. Ce qu’il faut retenir c’est 1)le mouvement de convergence, l’Espagne est passé par là en moins d’une vingtaine d’années, 2) les forces au fameux moins-disant social s’estompent et espérons que l’Europe devant cette évolution ira en l’accompagnant.

        3 autres commentaires
    • kkadim
      kkadim répond à gribouillemoqueur
      service public rhone alpes
      • Posté à 16h44 le 08/04/2008
      • Internaute 24768
        service public rhone alpes

      petite erreur : les frais bancaires ne paient pas le salaire de votre chargé de clientéle, il augmentent les profits des actionnaires de la banque ; et c’est pas une nuance.

  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 13h42 le 08/04/2008
    • Internaute 21378
      Précaire

    - 1% d’augmentation des allocations familiales, 1,1% pour les retraites alors que l’inflation est à 2,4% (plus pour l’alimentation). Première perte.
    Les économistes ultra-libéraux nous disent que les prix ne peuvent pas augmenter bien longtemps. car les salaires eux ne seront pas augmentés. Seconde perte.
    - Il y a 5 ans, les mêmes ont votés un savant calcul pour fixer le taux du livret A, en fonction de l’inflation : 4%. Et bien, c’est trop, on change les règles, sarko I décide que ça sera 3,5%. Et qui utilise le livret A ? ènième perte (sic).

    C’est le salarié qui est la variable d’ajustement, l’argent est plus facile à prendre chez les pauvres que chez les riches, les banques doivent récupérer leurs pertes des subprimes.

  • abhörsen
    abhörsen
    Mais moi je vous aimais
    • Posté à 15h50 le 08/04/2008
    • Internaute 38296
      Mais moi je vous aimais

    C’est bien beau de se dire qu’il faut un contre pouvoir au Medef, mais, syndiqués Français, où êtes-vous ? Pourquoi cette peur de se syndiquer ?

    Les patrons sont presque tous syndiqués, eux, et le Medef est un réel pouvoir économique. Les syndicats de salariés, pour pouvoir contrer ce gigantesque rouleau compresseur, doivent pouvoir se targuer de la force de tous leurs adhérents.

    Oui, je sais, j’entends ce discours tous les jours (oui, parce que je suis syndicaliste, mais vous vous en êtes peut être doutés ?) : pourquoi tous les syndicats ne sont-ils pas unis ?
    Ben, parce qu’on est tous différents, avec des attentes différentes. On n’aime pas tous la même musique, on n’est pas tous de la même religion, on ne choisit pas tous le même mode de vie (couple, célibat, avec ou sans enfants etc), pourquoi devrait-on choisir les mêmes priorités au travail ?

    Alors, faites valoir votre voix, syndiquez-vous !

    • kkadim
      kkadim répond à abhörsen
      service public rhone alpes
      • Posté à 16h50 le 08/04/2008
      • Internaute 24768
        service public rhone alpes

      pourquoi si peu de syndiqués ? Eh bien n’étant plus syndiqué depuis plus de dix, tous mes directeurs me considérent comme toujours syndiqué ( et j’ai changé de région entre temps ), donc comme un élément dont il faut se méfier.
      si j’ai abandonné c’est parce que c’était trop lourd , j’ai décidé qu’une fois le boulot fini, il était réellement fini, je ne voulais plus ramené les histoires de travail à la maison. c’est peut être égoiste, mais quand vous avez faillit vous choper un ulcére du fait du harcélement vous vous dites que vous n’avez qu’une vie.

      • abhörsen
        abhörsen répond à kkadim
        Mais moi je vous aimais
        • Posté à 18h25 le 08/04/2008
        • Internaute 38296
          Mais moi je vous aimais

        En fait je ne parlais pas des élus, mandatés etc, mais des syndiqués, qui ne sont pas obligés de s’investir, ni même de faire connaitre leur appartenance à un syndicat.

        Mais je comprend votre position d’ex-investi. Peu de personnes s’investissent dans mon entreprise, je cumule donc pas mal : délégué syndical, représentant syndical au CE, délégué du personnel, membre du CHSCT.
        C’est très lourd, et je sais que mes prises de positions à l’encontre de la direction de mon entreprise font de moi un indésirable : je suis grillé à vie, épuisé, avec des crises d’hypertension. Et c’est du sacerdoce : je fais au minimum 70h/semaine, au détriment de ma vie de famille.
        Mais le syndicalisme est aussi une drogue : quand on a commencé, on ne peut plus se taire devant le mépris, l’indifférence, la méconnaissance du droit, les harcèlements etc...J’ai bien peur de ne pas pouvoir décrocher....

  • survivant
    • Posté à 15h50 le 08/04/2008
    • Internaute 25864

    Allez les copains arrêter un peu de flipper les ultra libéraux européens et mondiaux ont du souci à se faire car n’oublions pas qu’une nouvelle confédération internationale des syndicats est en place depuis le 31 octobre 2006 (CSI) ce qui conforte la CES et les syndicats nationaux. La CES commence à mettre le débat des salaires, des emplois sur le tapis c’est un appel du pied aux salariés européens pour une harmonisation sur la durée du travail hebdomadaire, un smic, un code du travail européen qui doit s’élargir à l’échelle mondiale. Ne laissons pas cette chance nous passer sous le nez luttons pour l’avenir de nos enfants et faire cracher dans le bassinet tous ces milliardaires. Sinon c’est à poil qu’ils vont se retrouver si nous luttons tous ensemble.

  • NuklearCocroach
    NuklearCocroach
    ex GeneralSubverciòn
    • Posté à 16h14 le 08/04/2008
    • Internaute 36938
      ex GeneralSubverciòn

    Ils ne cèderont pas sur les salaires,mais ils ont déjà cédé sur le code du travail,notamment en france ou il est en cours de démantèlement à la grande satisfaction du patronat et de ses amis au pouvoir,alors je veux bien qu’ils aillent se faire plaisir en Slovénie et s’autocongratuler d’être là , mais ça ne changera rien tant qu’ils ne changeront pas leurs slogans contre une action concrète.Il y’a dix ans quand je militais parmi eux,je leur disais déjà ça et on me qualifiait de « trop avant-gardiste ».Moi je dis que le syndicalisme réformateur sert d’alibi à des trouillards qui s’adressent à d’autres trouillards.et plus ils s’embrouillent dans leur contradictions et plus la dévastation sociale progressera.Alors s’ils leur reste un peu de dignité humaine,c’est MAINTENANT qu’ils doivent lancer le merdier,pas quand il sera trop tard et qu’on aura plus d’autre choix que de se plier au fait accompli.Faut pas avoir peur de la liberté comme ça,le prix à payer pour la garder est déjà suffisamment élevé comme ça.Spécial dédicace aux centrales syndicales...

    • survivant
      • Posté à 21h41 le 08/04/2008
      • Internaute 25864

      Vous venez de gâcher la fête « nuclearcocroch » avec votre commentaire. Imaginez-vous le pauvre type qui vient de rentrer de la mine à bord de sa bagnole dans son petit pavillon équipé de tout le matériel dernier cri payé à crédit obligés de cirer les pompes de son patron pour garder sa place. Un beau matin, en partant au charbon il se rend compte qu’un plombier polonais payé à coups de pompes dans la gueule l’a remplacé. Son dernier espoir les réformateurs, qui ne sont pas des détracteurs mais des négociateurs ; Eux ! les syndicats, ceux à qui il a passé son temps de travail à leur cracher dessus. Ils vont le sauver pour ne pas qu’il retourne à l’âge de pierre, pour qu’il puisse continuer sa petite vie tranquille. Ce n’est pas de la liberté dont il a peur puisqu’il ne sait pas ce que veut dire la liberté pour lui la liberté se résume au matériel et à l’argent. Ce n’est donc pas avec ce genre d’individu qu’il faut s’attendre à une révolution. Laissons les entre amis se faire gracieusement entuber par le capitalisme et luttons avec des personnes qui savent ce que veut dire manger de la vache maigre.

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 16h54 le 08/04/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Pendant longtemps, la CGT n’a pas voulu adhérer à la CES et depuis qu’elle l’a fait, on voit l’attitude lamentable de cette Confédération, dès qu’un conflit perdure...

    Oui, la situation des salarié(e)s se dégrade en Europe, et si elle s’améliore un jour, ce ne sera sûrement pas grâce à la CES... ! !

    Lien

  • uaybalam
    • Posté à 18h16 le 08/04/2008
    • Internaute 15404

    personnellement, ce qui me fatigue le plus , c’est lorsque je me plaint de mes conditions de travail ou de mon salaire , mon responsable me dit toujours :
    Ya pire ailleurs ...
    taka partir j’en ai des dizaines dehors qui veulent ta place...
    heureusement que tu travailles pas en chine ...
    etc ...
    quand est-ce qu’ils vont faire du « positivisme » en France ?
    rien n’est jamais suffisant , il leur en faut plus tous les mois , et les taches de travail s’accumulent d’annees en annees ! ! !
    comme je repond a mon responsable : taka aller bosser en chine et tu verras qu’ils feront tout ce que tu demandes... et sans se plaindre(pour l’instant)...
    Et là, il me repond que je fais du mauvais esprit , pas compatible aevc l’esprit de la société ...
    Et c’est partout pareil ! quelque soit le secteur d’activté ! ! !
    On se fout vraiment de notre gueule ! ! !

  • Erka
    • Posté à 19h01 le 08/04/2008
    • Internaute 5196

    Quant a moi je m’étonne qu’on donne du « Sir » a plus ou moins n’importe quel britannique médiatique/friqué/politicien (cochez) alors qu’a ce que je sache, les titres de noblesse ne sont pas censé être utilises en France pour distinguer quelqu’un.

    Ou alors qu’on commence a donner du Dr. ou du Pr. ou du Herr Doktor Professor, par exemple, comme aux US ou en Allemagne. Ça me ferait bien rire, y aura plus que les énarques qui auront droit a un « monsieur » tout bête.

    Mais cette jubilation a utiliser le mot « Sir » je trouve cela pathétique.

    • uaybalam
      uaybalam répond à Erka
      • Posté à 19h04 le 08/04/2008
      • Internaute 15404

      Pour Hortefeux ; c’est Herr ubersturmfuhrer ! ! !

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