Tribune des droits humains 30/12/2011 à 07h42

En Suisse, les « freegans » se nourrissent de nos gaspillages

Tribune des droits humains"
Fabrice Praz | Infosud

Les « freegans » on choisi de se nourrir avec ce qu’ils glanent dans les poubelles des supermarchés, entre choix éthique et nécessité. Exemple en Suisse.


De la nourriture dans des poubelles à New York (Petrr/Flickr/CC)

« A chaque fois, c’est Noël », lance Miriam assise sur le siège passager. « ça fait une année que je fais de la récup’ et je suis toujours autant surpris par la quantité », ajoute Nico alors qu’il positionne sa voiture en marche arrière, le coffre face aux bennes prêt à engloutir les kilos de nourriture jetés par le supermarché.


Le fruit de la récup (Fabrice Praz)

On est en plein mois d’octobre, la nuit est déjà bien avancée dans cette petite ville de Suisse romande. L’air est glacial. Mais pas le temps de se refroidir, le petit groupe de cinq personnes part à l’assaut des poubelles dans une étrange harmonie.

Nico assure :

« On est des habitués. Moi, je me nourris uniquement de cette façon depuis des mois ».

Une fois par semaine, le groupe fait la tournée de leurs différents « spots » pour récupérer légumes, fruits et autres produits laitiers. En toute légalité si les containers se trouvent sur la voie publique. Pour le pain, ils préfèrent se ravitailler dans une grande boulangerie du coin qui leur donne les invendus.

« Il y en a tellement qu’on les congèle pour le reste de la semaine. »

Ils sont tous « freegans », un concept né à New- York au tournant du millénaire. Une simple contraction de « free » (libre/gratuit) et de « vegan » (végétalien).

Plutôt que de freeganisme, déchétarisme et autre glanage alimentaire inventés par les médias, le groupe préfère parler simplement de récup’. Un mode de consommation qui consiste à se nourrir en récupérant les aliments consommables dans les poubelles de supermarchés.

Mais au-delà du choix éthique - lutter contre le gaspillage de notre société de surconsommation-, cette descente hebdomadaire dans les poubelles est une nécessité pour la petite équipe. Un véritable moyen de subsistance, dû à un constat sans appel : ils ne pourraient pas s’offrir une telle quantité de nourriture en passant par la caisse enregistreuse.

« Au début je trouvais ça dégoûtant »

Loin des gratte-ciels de Manhattan, la cueillette avance. Malgré l’heure tardive, des fenêtres s’éclairent dans la barre d’immeuble voisine. Des têtes apparaissent, sûrement des curieux attirés par le jeu de lumière des lampes de poche.

« La première fois que mes amis m’ont parlé de la récup’, j’ai plutôt trouvé ça dégoûtant », confie Miriam avant d’inciser d’une main d’experte un sac-poubelle noir. Un tas de tomates s’en échappe, une bonne pioche.

« Mais ce que je craignais le plus au début, c’est que quelqu’un vienne me taper sur l’épaule et m’accuse de faire quelque chose de mal. Je crois que ça doit être mon éducation ! »

Aujourd’hui, finie l’appréhension : Miriam replonge en toute quiétude dans un autre container. Car si parfois des rencontres nocturnes se produisent, elles se passent plutôt bien.

Tout en scrutant un brocoli douteux, Nico raconte :

« Les gens sont surpris au premier abord. Mais après ils comprennent. Ils ont surtout peur qu’on s’intoxique ».

Si le régime « freegan » semble enfreindre les règles de base en matière d’hygiène alimentaire, les glaneurs s’en remettent à leur bon sens. Devant l’abondance de produits, la sélection est impitoyable. La viande et le poisson sont automatiquement écartés. Les moindres traces de pourritures sur des légumes ou des fruits les condamnent.

Pour Miriam :

« Le seul désavantage de ce régime, c’est que parfois on est obligé de se nourrir de produits non-bio ».

Les cagettes en plastique commencent à se remplir de briques de lait, d’oeufs, de café, de pizzas, de brioches, de pommes de terre…La quantité est impressionnante. Les poubelles débordent de denrées comestibles.

Si certains aliments ont légèrement dépassé la date de péremption, d’autres ont été à peine touchés, sûrement jetés car ils n’étaient plus esthétiquement présentables. La plupart sont ainsi passés directement de l’étalage réfrigéré aux ordures. Soit une masse d’invendus considérables.

« Un gaspillage qui fait mal au cœur »

En Suisse, cette gabegie s’élèverait à 250000 tonnes par an. Une réalité insoutenable pour les freegans. Miriam :

« C’est un tel gaspillage au regard de ceux qui ont travaillé dur pour produire ces aliments. Ça me fait mal au cœur. Je préfère me nourrir dans les poubelles que voir partir cette nourriture dans les centrales d’incinérations ».



Les têtes plongent de plus en plus profondément dans le ventre des containers, une main gantée agrippée au rebord et l’autre qui ausculte les profondeurs. L’équilibre est instable. Parfois, il faut intervenir pour extraire un plongeur trop aventureux.

Les minutes passent. Des sacs-poubelles à moitié vide tapissent le bitume. Les premières cagettes sont minutieusement chargées dans le coffre. Il faut être stratégique, la masse à ranger s’annonce conséquente.

« Ils cadenassent leurs poubelles »

Une fois que les quatre containers ont livré tous leurs secrets, les sacs poubelles éventrés sont soigneusement refermés puis remis dans les bennes. Par discrétion, plus que par manie :

« Si les propriétaires découvrent qu’on opère dans leur magasin, ils cadenassent immédiatement leurs poubelles. On a déjà perdu plusieurs spots ces derniers temps ».


Les lampes frontales s’éteignent. La voiture démarre péniblement avec ses dizaines de kilos de denrées dans le coffre. La pêche a été bonne, comme à chaque fois, de quoi nourrir tout un bataillon.

Mais aucune « grande bouffe » n’est au programme ce soir. De retour au quartier-général, la cueillette est triée entre les glaneurs. Et le reste ?

« Au début, on ramenait le surplus la semaine suivante dans les containers. Mais maintenant, on a créé un petit magasin gratuit. La demande est très grande ! »

Publié initialement sur
Tribune des droits humains
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  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 09h37 le 30/12/2011
    • Internaute 53186
      inconsolable

    (pêches espagnoles sur la A9)

    Vive la crise ! et joyeuses fêtes !

    ... et bonnes élections 2012...

    Dans mon village global, à l’automne, les 4x4 écrasent les pommes sur les routes pour se dépêcher de profiter des promotions de pommes chinoises formatées au super marché.

    • spartacus1
      spartacus1 répond à Anastaze
      • Posté à 09h47 le 30/12/2011
      • Internaute 26095

      Passe encore si encore elles n’étaient que formatées !

      Mais en plus elles sont farcies d’une quantité de saloperies chimiques. Déjà que les pommes françaises c’est pas la joie à cet égard, mais avec les chinoises on atteint le sommet du blues.

      • pateris
        pateris répond à spartacus1
        serial lecteur
        • Posté à 13h49 le 30/12/2011
        • 174584
          serial lecteur

        Et on nous dira que pour concurrencer les chinois, il faiut bourrer nos pommes de saletés. Big Business a hâte de pouvoir lui aussi mettre de l’antigel dans le dentifrice. Et il nous dira que c’est notre faute parce qu’on ne bosse pas assez et pour trop cher avant de se colloquer quelques millions de bonus.

  • Philippe Leclercq
    Philippe Leclercq
    dilettante
    • Posté à 08h40 le 30/12/2011
    • Internaute 64790
      dilettante

    Mon frigo est une bombe : Il recèle dans ses flancs glacés les exquises délices de l’interdit ; du pas raisonnable ; de l’illégal. C’est pas compliqué : si la dégécécéèrèf faisait une descente dans mon home-sweet-home, je me retrouverais au secret dans une geôle sombre mais réglementaire (on ne badine pas avec les règlements, à la dégécécéèrèf), histoire que ne soit pas divulguée cette information capitale : consommateur, on te trompe, consommateur, on te spolie, consommateur, on te prend pour un enfant.
    Parce que, je dois l’avouer, culpa maxima mea, je triche ; je me révolte ; je compose avec la loi. Je suis un délinquant, je génère de l’insécurité.
    Je ne respecte pas les dates de péremption.
    Parce que je n’ai pas confiance dans les fabricants d’imprimantes.
    Bien sûr qu’il y a un rapport ! Les gars qui fixent les dates de péremption sont les mêmes que ceux qui programment le logiciel de votre imprimante pour qu’il dise que les cartouches d’encre sont vides. Alors que c’est même pas vrai !
    Et les yaourts, c’est pareil : faut pas croire ce qui est écrit dessus.
    Parce que, les yaourts, ça reste bon des jours et des jours après la fameuse DLC. Même s’il y a écrit « sans conservateur » sur l’étiquette. Bon, faut pas croire non plus ce qui est écrit sur les étiquettes. Mais c’est un autre débat…
    Revenons à la DLC, et à sa cousine la DLUO. La différence entre les deux ? Si la première est dépassée, attention danger : le sort du malheureux marin de la marine en bois atteint par le scorbut n’est rien au regard de ce qui attend l’imprévoyant qui méprise la DLC ! Quant à la DLUO, ça sera juste un peu moins bon, ou un peu moins beau. Mais sans risque. Le dépassement de la DLUO, c’est comme le mariage après le premier lustre : ça peut être un peu moins bon, un peu moins beau, mais ça reste consommable…
    Enfin, ça, c’est ce que dit la Loi. Attention, hein, pas le bon sens, ou l’expérience, non : la Loi. Dura lex, tout ça.
    Mais la loi se trompe. La loi nous trompe. Les fabricants de produits alimentaires nous trompent.
    La DLC, c’est une fumisterie. A quoi ça sert, à qui ça sert, personne ne sait. Mais ça fait tourner la machine : c’est ça l’important.
    On fout en l’air des tonnes de denrées encore consommables, pour les remplacer par d’autres qui ne le sont pas moins.
    Et, petit détail amusant, ce cycle infernal permet entre autres aux grandes surfaces de faire des bénéfices supplémentaires. Il leur suffit pour cela de revendre à très bas prix les denrées périssable quelques jours avant la date fatidique à des exploitants de la misère qui vont les revendre jusqu’à l’extrême limite (« voir sur l’emballage »), tout en déduisant le manque à gagner du bénéfice imposable.
    Je vous rassure : ils ne jettent pas tout. La viande, les plats cuisinés individuels, tout ça se retrouve soit ré-emballé, soit dans les « préparations maison » du rayon traiteur.
    Il n’y a pas de petits profits.
    Tout ceci rappelle fâcheusement l’arlequin. Qu’était-ce ? Un plat. Mais quel plat ! Jusqu’à la fin du XVIIIème, les reliefs des tables nanties descendaient jusqu’à la rue en une succession de présentations qui souffraient cruellement de l’absence de frigos : revendus chez les traiteurs, ils honoraient les tables bourgeoises, dont les restes à leur tour échouaient en quelqu’échoppe trouvant profit à leur revente, et ce ballet infernal se terminait en d’infâmes gargotes où les opîmes dépouilles des fins soupers se mariaient au même plat, viandes et confitures mélangées aux légumes et aux sauces, dans un bégaiement de couleurs qui par leur variété masquaient aux yeux du vulgaire l’état de décomposition avancée des divers ingrédients : on appelait ça un arlequin.
    Sans remonter si loin, nos grands-parents ne connaissaient ni le réfrigérateur ni la DLC, et ne s’en portaient pas plus mal. Il était d’usage de goûter le beurre pour s’assurer qu’il n’était pas rance - les B.O.F. ayant mauvaise réputation - et les parures noirâtres que le boucher épluchait aux flancs des pièces de rump-steack attestaient simplement que la bête avait ce qu’il fallait de frigo. En ces heureux temps, oncques ne s’inquiétait de voir la surface d’une mayonnaise « croûter » un peu (un coup de fouet, et elle referait bien un service), et la seule précaution que l’on prît devant les conserves était de vérifier qu’elles ne fussent pas gonflée par quelqu’activité gazeuse qui les condamnaient irrémédiablement à la poubelle, car nos grand-mères assimilaient ce gonflement au gaz moutarde qui en avait rendu plus d’une veuve avant l’heure.
    C’était aussi le temps où l’on laissait les enfants s’abreuver l’été au tuyau d’arrosage, et où la pharmacopée domestique regroupait en une petite boîte métallique des comprimés d’aspirine de l’Usine du Rhône et du Mercurochrome, viatique suffisant à pallier une large gamme de désagréments qui ne nécessitaient pas l’appel aux enfants d’Esculape, lesquels venaient dans les cas graves nous faire tirer la langue et nous coller à la diète, en prescrivant des poudres mystérieuses que le potard affairé broyait en son arrière-boutique, au milieu de pots ornés de noms latins soigneusement calligraphiés…
    Revenons à nos dates : rien ne s’oppose bien entendu à la consommation de produits officiellement périmés. Enfin, si, quand même. Il est une qualité perdue, et dont la perte fut voulue, calculée, parce qu’elle participait de la soumission des masses : le bon sens commun.
    L’infantilisation du consommateur - et du citoyen - mâtinée d’une culture générale plus que lacunaire, en vient à supprimer et le libre-arbitre, et la perception des réalités. Même pour se nourrir, on ne décide plus : on obéit.

    Je vis un peu comme vivait ma grand-mère, et sa mère avant elle, et la mère de sa mère. Je coule ma lessive, je lave ma viande au gros sel quand elle commence à sentir, je conserve à la saumure le cochon de l’an dernier, j’élabore mon fromage blanc à partir de lait entier et, quand il devient trop sûr, je l’agrémente d’échalote, de poivre, de sel et de ciboulette, avec, je vous le confie, une rasade de goutte pour lui donner du corps.
    Et si les besoins de ma mercuriale me poussent à l’allée du supermarché, j’avoue ne pas faire cas des dates de péremption, ce qui me permet d’ailleurs de bénéficier de promotions intéressantes.
    Ainsi, dans mon frigo, les laitages périmés, les viandes rassises, les fromage bien faits, m’assurent une nourriture saine, goûteuse, et, selon les critères hygiénistes en vigueur, aventureuse. Mais j’exerce un choix, j’assume les risques et affirme mon goût.
    Et j’emmerde la dégécécéèrèf.

    Aux saisons de crise et de rigueur, tandis que Madame le Ministre de l’économie batifole gaiement dans les champs fleuris du néologisme (je t’en foutrais, moi, de la « ri-lance » ! Va lui dire bien en face, au pégreleux qui danse devant le buffet avec son RMI en bandoulière, ou sa retraite des vieux, ou son salaire de misère, va lui dire en face, les yeux dans les yeux, qu’il est venu le temps de la « ri-lance » ! Gaffe au coup de fourche !), il serait peut-être utile de redonner au bon peuple la liberté de décider ce qui est bon pour lui.
    Il est vrai que l’époque n’est pas aux libertés...

    • msieur_toph
      msieur_toph répond à Philippe Leclercq
      Ingénieur
      • Posté à 08h50 le 30/12/2011
      • Internaute 124601
        Ingénieur

      Très belle tirade !
      Je suis fan ... du fond et de la forme !

    • A déménagé le 13-10-2012
      • Posté à 11h29 le 30/12/2011
      • Internaute 19357
        non connue

      Bof , la DGCCRF faut pas trop compter sur eux , on les voit seulement en été pendant les vacances , pour rassurer les estivants ils vont se balader au soleil devant les caméras pour le JT de TF1 .

    • caro
      caro répond à Philippe Leclercq
      délinquante avérée
      • Posté à 11h35 le 30/12/2011
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      Merci. Super et j’espère efficace. En plus bien écrit, un régal dans tous les sens du terme ;)

      • BobCat
        BobCat répond à caro
        observateur
        • Posté à 09h46 le 31/12/2011
        • Internaute 71310
          observateur

        « un régal dans tous les sens du terme ;) »

        N’auriez-vous pas voulu écrire un « ri-gal » ?
         ; -)

    • LienRag
      • Posté à 12h16 le 30/12/2011
      • Internaute 34767

      Sympathique texte, mais il faut quand même savoir faire la différence entre un adulte en bonne santé et une personne fragile (enfants, vieillards, femmes enceintes) qui elle aura sérieusement intérêt à respecter les DLC.
      De même il faut s’y connaître un minimum sur les aliments qui peuvent porter une intoxication alimentaire dangereuse (les suisses de l’article ne récupèrent ni viande ni poisson, c’est probablement une précaution utile).

    • Le redoutable
      Le redoutable répond à Philippe Leclercq
      pas grand chose
      • Posté à 13h07 le 30/12/2011
      • Internaute 140782
        pas grand chose

      Quand j’étais étudiant, il m’arrivait de bosser pour Nestlé, pour faire du reconditionnement...
      C’est à dire, par exemple, ouvrir les boîtes de lait en poudre pour en extraire les sachets et les remettre dans d’autres boîtes (dont la langue diffèrait de la boîte d’origine, d’où la raison de ce reconditionnement) destinées à d’autres marchés... Eh bien la DLC qu’ils faisaient imprimer sur cette nouvelle boîte était calculée comme si le lait avait été ce produit ce jour-ci... deux ans de plus que la DLC d’origine...
      Devant cette incohérence et désirant comprendre, j’avais essayé de le signaler mais, à tous les niveaux, on s’en foutait... surtout que ce lait était à destination de pays arabes...

    • lonesome
      lonesome répond à Philippe Leclercq
      un parmi tant d'autres
      • Posté à 17h53 le 30/12/2011
      • Internaute 165032
        un parmi tant d'autres

      C’est beau, on dirait du veau...

    • wormlore
      wormlore répond à Philippe Leclercq
      A l'ouest
      • Posté à 18h53 le 30/12/2011
      • Internaute 111683
        A l'ouest

      Je ne sais pas s’il y a une « interdiction legale » de consommer apres la DLC.

      Ce qui est sur, c’est que c’est une forme de garantie legale pour le fabricant : la DLC correspond a la date jusqu’a laquelle le produit est « certifie » consommable. Apres cela, si tu t’intoxiques, tu ne peux pas te plaindre aupres du fabricant. Evidemment, cela interdit aussi de vendre ou de faire don du produit apres cette date puisque, en tant que distributeur, tu prends une part de responsabilite.

      Franchement, je ne pense pas que tu prennes un quelconque risque aupres de la DGCCRF ou autre organisme (a part le tien, mais je te concede sans probleme que ce risque-la est limite). Tu as ta liberte de consommer tes produits quand tu le souhaites, meme si le fabricant t’a « recommande » une date limite.

      Quite a se plaindre de libertes bafouees, choisis mieux tes combats.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 09h11 le 30/12/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Les glaneuses, du peintre Millet, dans les années 1850.

    « Plutôt que... ] ... [ .. et autre glanage alimentaire inventés par les médias »,

    Le mot « glanage » n’a pas été inventé par les médias.
    Il existe depuis le tout début du siècle passé (années 1900 à 2000) et qualifie
    dans le Nord et d’autres départements agricoles de France, le fait de passer
    ramasser après récolte, tout ou partie de ce que les machines ont « oublié ».

    Cette technique de récolte « anti-gaspi » est le fait des gens les plus modestes,
    et concerne en particulier les tubercules (pommes de terre, betteraves, etc)
    Je crois même que ces glanages sont récurrents dans le nord, crise ou pas !

    « Les glaneuses » de Millet (eau-forte) > (selon Wiki) Sur le tableau figurent trois femmes, une vieille et deux jeunes, parmi les plus pauvres de la campagne, puisque contraintes de glaner des épis de blés pour manger, et illustre ainsi la misère de la population rurale en s’inscrivant dans la veine réaliste, sans misérabilisme.
    - J’imagine que le glanage est aussi ancien que la pratique de l’agriculture.

    • lonesome
      lonesome répond à Yvon le Zébulon
      un parmi tant d'autres
      • Posté à 09h41 le 30/12/2011
      • Internaute 165032
        un parmi tant d'autres

      le droit de glanage remonte , à sa forme la plus ancienne, au moyen Age. La loi actuelle vous autorise à ramasser tout aliment tombé ou jeté sur la voie publique.

      • zygzornifle
        zygzornifle répond à lonesome
        Poussière d'étoiles
        • Posté à 10h15 le 30/12/2011
        • Internaute 160367
          Poussière d'étoiles

        moi je suis pour le glandage.......

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à lonesome
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 10h32 le 30/12/2011
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        « le droit de glanage remonte , à sa forme la plus ancienne,
        au moyen Age
         »

        Il s’agissait donc d’un DROIT établi. Merci de l’info.
        Moi je pensais qu’il ne s’agissait que de « tolérance ».

        Pour l’ancienneté de ce ramassage... je pense à la nuit des temps,
        à savoir dès que l’homme commencât à cultiver le sol pour s’alimenter.

        Le glanage ne concerne hélas pas le « sanglier » ou la « biche » qui aurait défoncé la calandre de votre bagnole au cours d’une collision.
        - Les hérissons écrasés... on peut les ramasser, si ça s’mange ( ?)

        ... qu’en 2012, on soit forcé de retourner aux méthodes du Moyen-Âge pour pouvoir bouffer, ça fait quand même un petit peu mal au cul !
        L’étape suivante, c’est le retour aux huttes en bois et en terre battue
        pour tous ceux - de plus en plus nombreux - incapables de payer un loyer.

         
        • lonesome
          lonesome répond à Yvon le Zébulon
          un parmi tant d'autres
          • Posté à 13h46 le 30/12/2011
          • Internaute 165032
            un parmi tant d'autres

          tombés sur la voie publique des aliments deviennent des « biens meubles » selon l’article 520 du code civil et appartiennent dès lors à ceux qui les ramassent. (source 60 millions de consommateurs).

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à lonesome
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 14h02 le 30/12/2011
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            [ tombés sur la voie publique des aliments deviennent
            des « biens meubles
             » ]

            Normal : L’inverse aurait été bien illogique, selon moi.

            Ça n’empêchera pas quelques hygiénistes forcenés de penser que tout ce qui est « par terre » est inconsommable, et qu’un fruit tombé d’un camion et ramassé est forcément véreux ou toxique... tant qu’il n’a pas été étiqueté AOC ou NF.

            Il y a plein de « billes » qui pensent que les articles de loi sont destinés à les protéger, et non à les mettre sous pression.

            Une fois, l’ors d’une manif ou des agriculteurs en colère avaient déversé des tonnes de fruits (pêches, poires, tomates) sur la chaussée, je me suis arrêté pour en ramasser...
            (plein d’autres automobilistes ramassaient aussi par cageots)
            ...tous les couillons qu’il y avait dans ma voiture trouvaient que ça n’était pas correct, avec des réflexions connes du genre :
            « Tu imagines que mon patron passe et me voit en train de ramasser des fruits sur la route... que va-t-il penser de moi ?  »

            • lonesome
              lonesome répond à Yvon le Zébulon
              un parmi tant d'autres
              • Posté à 17h56 le 30/12/2011
              • Internaute 165032
                un parmi tant d'autres

              En même temps un gars qui s’inquiète de ce que pense de lui son patron tu sais ce que j’en pense ?

              • Yvon le Zébulon
                Yvon le Zébulon répond à lonesome
                L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
                • Posté à 18h08 le 30/12/2011
                • Internaute 65781
                  L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

                Ouais, mais il s’agit de l’argument de « mes passagers ».
                Pas des miens : D’ailleurs, je suis allé au ramassage !

        5 autres commentaires
  • jm gruget
    jm gruget
    dans le bois
    • Posté à 09h17 le 30/12/2011
    • Internaute 150693
      dans le bois

    Autrement dit, distribuons mieux les aliments pour limiter le gaspillage et le prétendu avantage de productivité de l’intensif disparait.

    Car si l’on prend en compte le cout de production par rapport à ce qui est effectivement consommé, le « traditionnel » avec usage limité de produits phyto-sanitaires (plus sexy que déherbant ou pesticide) et un circuit court devient tout de suite immédiatement rentable.

    Sans compter bien évidemment les couts de la malbouffe pour la santé (et la Sécu !) ainsi que le bilan carbonne d’une fraise industrielle
    espagnole « poussant » dans des serres chauffées puis transportées partout en Europe, par exemple.

    Même chose que l’énergie.

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 09h32 le 30/12/2011
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    les invendus, les marchés, même les containers d’hotels de luxe,d’hyper ,de supermarchés, les aéroports ect ect

    c pas d’aujourd’hui

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 10h09 le 30/12/2011
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    En Suisse, les « freegans » se nourrissent de nos gaspillages

    Faudrait faire les poubelles de l’Élysée pour le caviar......

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 10h14 le 30/12/2011
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    En Afrique ce sont les vautours qui se gavent.......(les mêmes qu’en politique)

  • Tchoutchou
    Tchoutchou
    Employé
    • Posté à 10h21 le 30/12/2011
    • Internaute 63725
      Employé

    Au moyen-age avant l’invention de la faux, les gueux pouvaient espérer une 2 ème récolte car celles-ci étaient faites à la faucille : une technique était bien moins efficace qui laissait les plus petits épis de blé après la 1 ère moisson.

    La faux,elle coupe à ras la terre ne laissant aucunes chances aux plus petits épis. S’en suivirent les premiers exodes ruraux vers les villes ...

    Quand les plus« gros » prennent les restes aux plus« petits », un truc toujours d’actualité...

  • Martin Des Rois
    Martin Des Rois
    Etudiant salarié
    • Posté à 10h24 le 30/12/2011
    • Internaute 106878
      Etudiant salarié

    Et en France ?

    • cousinmachin
      cousinmachin répond à Martin Des Rois
      humaniste misanthrope
      • Posté à 13h30 le 30/12/2011
      • Internaute 166102
        humaniste misanthrope

      En France les grandes surfaces balance de la javel sur les aliments pour éviter que leur poubelles soient visitées...

      • zygzornifle
        zygzornifle répond à cousinmachin
        Poussière d'étoiles
        • Posté à 15h00 le 30/12/2011
        • Internaute 160367
          Poussière d'étoiles

        ouais en France il vaut mieux crever de faim que d’indigestion en faisant les poubelles......

         
        • cousinmachin
          cousinmachin répond à zygzornifle
          humaniste misanthrope
          • Posté à 15h19 le 30/12/2011
          • Internaute 166102
            humaniste misanthrope

          Fallait lire balancent, mais comme je n’ai plus le droit d’éditer...

          Merci la V2

        1 autres commentaires
  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 10h56 le 30/12/2011
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    En France

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 11h25 le 30/12/2011
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    c’est pas nouveaux tout ça ! !
    rue 89 est vraiment un journal d’actualité qui retarde un max
    comme d’hab’ le journaliste fait dans le sensationnel
    les mecs qui tombent dans les bennes
    ou aussi
    « La voiture démarre péniblement avec ses dizaines de kilos de denrées dans le coffre »
    je me demande quelle voitures ils peuvent avoir pour qu’elle « demarre péniblement » pour quelques dizaines de kilos...
    (ils auraient du mal à prendre pierre haski en stop : -)))
    en France ça exite aussi bien sur
    mais en moins organisé on voit aussi des gens sans trop de moyens qui glane le soir à la fermeture des grandes chaines de boulangerie
    là c’est du tout frais qui ne sera pas remis en vente le lendemaint
    il y a surement des gens qui s’organisent
    mais les super et hyper cadenassent leurs containes, ou les isole, ou arrose la bouffe de produits repuslsifs

    • caro
      caro répond à jyeden
      délinquante avérée
      • Posté à 11h49 le 30/12/2011
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      D’une part je me demande ce que vous venez faire sur la Rue ...
      D’autre part la « récup » existe en France aussi et même organisée. Je connais pas mal de personnes qui n’auraient pas de quoi manger sans récup Certains ont même organisé une cuisine ambulante pour participer aux fêtes « gauchos » et c’est super bon

      • jyeden
        jyeden répond à caro
        khmer vert ( age des caverne, (...)
        • Posté à 12h14 le 30/12/2011
        • Internaute 20631
          khmer vert ( age des caverne, (...)

        j’ai quand meme le droit d’etre critique envers la rue non ?
        ceux qui y écrivent font de plus en plus dans le sensationnel, l’a peu pres et le « facile »
        si vous n’avez pas vu cette dérive récentet.....
        et je sais bien que la recup’ ça existe aussi en France, je dis juste que le sujet n’est pas tres nouveaux alors que le journalisse a l’air de decouvri un phenomène de société récent
        il y avait dans le journal local (de chez moi ! !) un article la dessu il y aplus de trois ans...

         
        • Le redoutable
          Le redoutable répond à jyeden
          pas grand chose
          • Posté à 13h22 le 30/12/2011
          • Internaute 140782
            pas grand chose

          Oui, mais ça n’empêche pas, pour autant, d’en parler...
          L’information n’est pas comme la mode... ce n’est pas parce que ça a déjà été sorti il y a trois ans, ou moins, ou plus, qu’il faut mettre au placard...

          Pour ce qui est de la voiture, je peux vous garantir que ma bonne vieille 205, avec une paire de sacs de patates et les quelques packs de bière « périmée » que nous récupérions la nuit dans les poubelles du supermarché de ma petite ville, eh ben elle était sacrément poussive ! ... mais bon, c’était il y une vingtaine d’années, ça ne devrait donc pas trop vous intéresser...

        1 autres commentaires
  • Sebek
    Sebek
    Assis debout
    • Posté à 11h27 le 30/12/2011
    • Internaute 148937
      Assis debout

    Durant mes années dans un hypermarché floqué du logo à l’oiseau, j’ai pu constater à quel point le gaspillage est démentiel.

    - On ne met plus en rayon les produits dont la DLC arrive dans 1 ou 2 jours (sachant que même un produit très frais, tant qu’il n’est pas ouvert, et consommable plusieurs jours après cette fameuse DLC) ;
    - On jette systématiquement les produits déjà ouverts (même si c’est juste le paquet d’emballage), ce qui occasionne la majorité du gaspillage. En outre, le produit est considéré comme « cassé », donc invendable ;
    - Même pour une étiquette arrachée, on fout à la « casse » ...

    Et le tout se retrouve mis dans une benne géante, prête à être envoyée aux déchets. Vous voulez savoir le plus fort dans tout cela ? Certains employés dédiés à la « casse » ont ordre, s’ils trouvent un objet toxique pour l’être humain dans le caddie de la casse, de déverser son intégralité sur tous ces aliments afin de les rendre inconsommables.

    C’est déplorable, d’un point de vue humain ...

  • Venkar Djinns
    Venkar Djinns
    internaute
    • Posté à 11h48 le 30/12/2011
    • Internaute 132516
      internaute

    ça c’est du scoop !

    ....

    c’est un peu vieux comme sujet, non ? surtout que le « freeganisme » est plutôt rendu impossible dans la plupart des grandes villes du monde.

    Imaginez que vous vouliez le faire dans un petit village du guatémala, ben là vous serez bien mal vue et maltraité. C’est un sujet pour ceux qui peuvent se le permettre et encore là....

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 12h38 le 30/12/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Pâques aux tisons*
    Noël aux poubelles... ♫

    ♫ ♪ tiens...« poubelle » ça rime plutôt bien avec Noël !

    * (normal, plus de quoi pour certains de payer le chauffage)

    • zygzornifle
      zygzornifle répond à Yvon le Zébulon
      Poussière d'étoiles
      • Posté à 15h24 le 30/12/2011
      • Internaute 160367
        Poussière d'étoiles

      Surtout ne pas jouer avec la bonne bouffe

  • trouble fêtes
    trouble fêtes
    aconforme
    • Posté à 12h45 le 30/12/2011
    • Internaute 156689
      aconforme

    En Suisse ? Implicite qu’ailleurs : non.
    Gaspillage : gabegie ? Gabegie est dérivé de l’ancien français « gaber » du XI° : plaisanter ! Non pas gabegie mais pillage digne des plus arriérés barbares !

    « Tout est basé sur la base » alors que les chroniqueurs et autres médiatiques, raconteurs de racontars et balivernes, gravitant au sommet des summums sommités s’en sont depuis longtemps éloignés voire séparés, masquant le sens des mots par niaiseries et conformisme !
    Et tout est assommé au sommet ! Assommant le sommet puisqu’il accable moralement, endort tout le monde par ses mensonges impersonnels, étourdit par
    ces étourderies méthodologiques. La somme qui est sommeil ne demeure qu’au sommet. Le sommet s’avère toujours sommaire, en tout il demeure expéditif, superficiel et très rudimentaire. « On ne peut honnêtement et sans faire de tort à autrui contenter les grands, ce qui n’est point le cas pour le peuple : son désir ne heurte personne(...)qui n’est que celui de ne pas être opprimé. », nous rappelait Rousseau.
    Dès le plus jeune âge, nous avons toujours veillé d’instinct et sans que personne ne nous le dise, sans demander l’autorisation de personne, sans imiter ou se conformer à quiconque, guidés par les seules exigences de notre conscience morale à fermer les robinets, qu’aucune goutte ne goutte. La chasse d’eau retenue afin de vider le w.c. sans gaspiller outre mesure...etc. Nous l’avons toujours fait parce que nous nous sentons, sans cesse, reliés à la pauvreté, à l’univers et la Nature. Vous allez voir les trésors qui nous ont été offerts. Bien mieux que tout « responsable » irresponsable ; la base de la Société, avec une modeste intelligence, une vigilance sans défauts, veille aux biens précieux, air, eau, terre, énergies non renouvelables et respire, mâche, sans arrêt, que ses actes impliquent tous les autres et que tous les autres restent impliqués dans leurs actes. Bien sûr ce savoir ne parvient jamais aux élites autoproclamées et leurs lutrins bonimenteurs qui content et recomptent, qui « ignorent » tout et tous, séparées de tout et de tout le monde. Qui ne sont plus qu’un encombrant fardeau. Puisque qui pèse chacun de ses actes, de ses décisions ou paroles à la lancinante question « est ce que cela ne va pas être au détriment des autres humains », « de l’environnement » et qui adapte, sans cesse, sa mentalité et son style de vie aux réponses à ces questions ? Qui tend, sans interruption, vers la création de l’Humanité complète, riche de ses multiples facettes, multipliées chacune de toutes les autres, où toute exclusion devient impossible, où chacun(e) trouve enfin sa place ? Qui vit, sans le cesser, les plus hautes exigences, relier l’art à la vie quotidienne, supprimer au maximum les inégalités financières, ne penser qu’aux autres... etc ? Qui est donc comme l’être humain idéal se voit pourtant diffamé, censuré, empêché, traité comme pire que tout. Cette déchéance collective reste, principalement, imputable aux élites autoproclamées et ceux qui les soutiennent (leurs chiens de gardes entre autres !). Puisque, à l’opposé, qui se fout totalement de la Nature incontournable, de l’espèce humaine fondatrice, qui se fout froidement des autres, qui ne pense qu’à lui/elle, qui est un échec total de l’esprit, de l’amour, de la sensibilité, de l’émotion, de la compassion, se voit encouragé, incité, félicité, traité comme un dieu : normal c’est le consommateur irresponsable type ! La Religion démasquée du capitalisme n’a d’autres adeptes ! Serions nous toujours perdants ? Toujours reliés au vaste savoir commun qui ne se sait que hors des écrans et des chiffres, la pauvreté nous a offert ses multitudes cadeaux sans prix.
    1- Les êtres extraordinaires de la Cité de la Joie. Les enfants obligés de tout récupérer pour survivre doivent s’éloigner toujours de la Cité. Mais pourquoi donc ? C’est que tout y est déjà récupéré, réintroduit dans le cycle utile (et plus qu’utile au regard du monde entier) du recyclage. Les miséreux sont donc les pionniers de l’économie puisque, au pied de la lettre (comme disent les imposteurs), ils épargnent tout ce qui épargne les énergies non renouvelables et « l’horreur économique mercantile » qu’ils subissent donc mais ne l’infligent pas aux autres. Ils sont nettement en avance sur le reste de monde sachant tout de l’économe I « celle des besoins ». Et nous, au sens fort, ne savons RIEN de l’économe I. Cette épargne qui épargne (préserve, sauve) les écosystèmes et les entités humaines. Les miséreux sont les pionniers de la nouvelle civilisation. Tandis, qu’à l’opposé, les champions du gaspillage se voient comme des barbares complets, ploucs, colons clownesques, balourds, rustres, ringards achevés au regard de l’Humanité. Jamais ils ne découvrent que le gaspillage n’est que la continuation de leurs pillages passés, de leur progrès rançonneur de vrais voyous. Bref les moins « civilisés » qui soit ! Et vu leur air buté et sournois du qui-est-prêt-à recommencer, dans leur prêt à penser de leur programmes programmés par leur pro du gramme, sans doute, impossible à civiliser. Le productivisme destructeur qui atteint le fond du ridicule, pour exemple, avec la vache folle (puisque le productivisme prétend qu’il fait « économiser » le consommateur alors que la facture que le contribuable-consommateur va devoir payer pour ce productivisme en folie sera supérieure à ce que lui aurait coûté une « agriculture biologique » !) qui dévoile que leur Argent est vraiment Fou, la consommation irresponsable et que la Société n’a toujours pas commencé à d’apprendre à vivre en société. Pour un cinglant échec c’en est plus qu’un ! Vraiment toujours en insurrection face à l’Humanité ! Nous avons tout à apprendre de l’économe I des miséreux tout à désapprendre des voyous occidentaux
    2- Le second cadeau c’est « l’économie informelle » des africains qui reprennent tout en main, c’est-à-dire à la taille de l’humain. Sans matériel, machine ou pièce de rechange avec une inventivité souriante et une modeste intelligence, elle sait, cette économie I, faire entrer tout le monde dans ses activités. Chez les exclus il n’y a pas d’exclus. Tandis qu’à l’inverse, nous n’avons conservé que les techniques qui ne servent qu’à séparer les gens, à les désolidariser donc de tout et de tous, à détruire en fait la Société (les propagandistes des lieux communs sont ces casseurs là) : communication qui ne sert qu’à attaquer tout le monde, donc à démoraliser, démobiliser, démotiver - toutes actions séditieuses. Transports qui détruisent tout en éloignant chacun de chacun... etc. Bref, nous avons tout à apprendre de la solidarité africaine tout à désapprendre de l’exclusion occidentale.
    Devenir un(e) athée du capitalisme !

  • kloedreamer
    kloedreamer
    voyageuse itinérante
    • Posté à 15h31 le 30/12/2011
    • Internaute 151880
      voyageuse itinérante

    Ouais, enfin un article sur le freeganisme ! !

    Et quelques liens utiles pour ceux que ca interesse !

    Un wiki tout nouveau sur la fouille des poubelles, si vous l’agrementez avec de nouveaux lieux, on est contents (que en anglais pour le moment et seulement concernant les plus grandes villes parce qu’il est nouveau....)
    Lien

    Un tit texte qui date de 1993 (en anglais mais tres interessant)
    Lien
    une traduction que vous pourrez trouver sur Fb (bouh vade retro satanas)
    Lien

    Il y a des films qui trainent sur Youtube, mais en Turquie, le site est censure alors je peux pas vous filer les liens, desolee...

    Et un blog de freegans sur Paris vraiment trop biens
    Lien

    euh voila....(et en France, des freegans, il y en a PLEIN ! ! ! !)

  • solstice
    solstice
    pigiste
    • Posté à 15h51 le 30/12/2011
    • Internaute 38451
      pigiste

    En ces temps de trêve des confiseurs, une pensée pour nos pauvres « frouzes », obligés de faire les poubelles pour survivre : Adjani, Aznavour, Hechter, Mauresmo, Alain Delon, Patricia Kaas, Jean-Claude Killy, Yannick Noah... On raconte même que Mémé Bettencourt a du mal à trouver des lingots dans la poubelle de ses voisins quand elle va faire le plein à Genève !

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 15h55 le 30/12/2011
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    Le gouvernement distribue sa propre soupe populaire

  • Quelqu-une
    Quelqu-une
    sans
    • Posté à 16h56 le 30/12/2011
    • Internaute 168978
      sans

    Vu récemment, dans une gare : un homme - si, si, c’était un homme, un être humain - qui s’est littéralement jeté dans une poubelle pour récupérer un reste de hamburger et l’a englouti, très visiblement totalement affamé.
    Je ne pense pas qu’il se considérait comme un « freegan », un mot sans doute ignoré de lui, et de moi aussi d’ailleurs, jusqu’à maintenant.

    Je ne crois pas qu’il ait eu le loisir de se soucier du caractère bio du reste de hamburger, caractère bio dont vous faites mention à propos des valeureux freegans suisses comme étant source d’attention dans leur récolte.

    Lui, l’homme se jetant sur une poubelle de gare, pleine de détritus non comestibles, pour y manger ce qu’il y trouvait, et ceux qui sont contraints de vivre comme lui, mériterait peut-être un peu plus d’intérêt que ceux qui récupèrent dans les poubelles par « éthique », je vous cite, et font congeler le pain par la suite.
    Je ne pense pas que cet homme ait la possibilité de congeler quoi que ce soit, si ce n’est son propre corps.

    • zygzornifle
      zygzornifle répond à Quelqu-une
      Poussière d'étoiles
      • Posté à 17h17 le 30/12/2011
      • Internaute 160367
        Poussière d'étoiles

      A Nice il faut voire la misère et les personnes âgées faire les poubelles....
      après Nissa la bella c’est maintenant Nissa la poubella

      • Quelqu-une
        Quelqu-une répond à zygzornifle
        sans
        • Posté à 17h45 le 30/12/2011
        • Internaute 168978
          sans

        C’est comme cela dans toutes les villes un peu grandes. Et pour les journalistes dans leur majorité, c’est juste un « marronnier » : Il est beau le contre-pouvoir qu’il aurait dû et pu être, le journalisme !

  • geneghis
    geneghis
    aucune
    • Posté à 17h59 le 30/12/2011
    • Internaute 124740
      aucune

    Ce n’est pas un phénomène nouveau. Il y a déjà plus de 10 ans que certains restaurants mettaient leurs trop plein sur les bennes, derrière le bâtiment, à l’abri des regards, pour que ceux qui ne pouvaient pas se nourrir pouvaient se servir pour survivre.
    Il en est de même pour les chaînes de magasins. Quand on passe tôt le matin dans un magasin, on peut voir le chef de rayon enlever les fruits et légumes qui ne présentent pas très bien dans un cageot qui sera entreposé derrière pour que les démunis puissent se servir.
    Et il faut voir que ce n’est de loin pas de la m... qui rejoint les invendables. Une banane à peine mûre, une pomme tachée peut aller grossir le contenu de ces caisses.
    Dès qu’on sait cela, c’est moins déprimant de voir toute cette bonne nourriture disparaître des rayons. On sait qu’elle servira à quelqu’un...et tant pis pour les bananes que je ne mange que bien mûres.

  • geneghis
    geneghis
    aucune
    • Posté à 17h59 le 30/12/2011
    • Internaute 124740
      aucune

    Ce n’est pas un phénomène nouveau. Il y a déjà plus de 10 ans que certains restaurants mettaient leurs trop plein sur les bennes, derrière le bâtiment, à l’abri des regards, pour que ceux qui ne pouvaient pas se nourrir pouvaient se servir pour survivre.
    Il en est de même pour les chaînes de magasins. Quand on passe tôt le matin dans un magasin, on peut voir le chef de rayon enlever les fruits et légumes qui ne présentent pas très bien dans un cageot qui sera entreposé derrière pour que les démunis puissent se servir.
    Et il faut voir que ce n’est de loin pas de la m... qui rejoint les invendables. Une banane à peine mûre, une pomme tachée peut aller grossir le contenu de ces caisses.
    Dès qu’on sait cela, c’est moins déprimant de voir toute cette bonne nourriture disparaître des rayons. On sait qu’elle servira à quelqu’un...et tant pis pour les bananes que je ne mange que bien mûres.

  • Salaves
    Salaves
    Métallo
    • Posté à 18h36 le 30/12/2011
    • Internaute 5988
      Métallo

    Un vrai choix de société.
    Passer son temps à faire les poubelles ou le passer à changer la société pour éviter d’avoir à le faire ?
    On ne peut pas tout faire en même temps.

  • kakoulite
    kakoulite
    Intermediation & Imprecation
    • Posté à 19h02 le 30/12/2011
    • Internaute 126452
      Intermediation & Imprecation

    Apparement les cantines scolaires sont bien placees niveau gaspi...un bon 25 % . J ai vu un reportage sur envoyé spécial ou une des personnes en cuisine disait qu a partir du moment ou les élèves ont payes leur 2.5 euros ils remplissent leur plateau genre « demain c est la guerre », bilan sur 900 kgs de nourriture produite 197 kgs a la poubelle .

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