A debattre 06/04/2008 à 21h04

Outrages à agent : peut-on encore parler aux policiers ?


Infosignalée par
un internaute

Les procédures pour outrage se multiplient devant les tribunaux, et les militants accusent la police de « faire du chiffre ».





Au commissariat de Nanterre en 2006 (Olivier Culmann/Tendance floue).

Naomi Campbell a passé sept heures au poste, à Londres, ce week-end, pour avoir craché sur un policier. La top model réputée forte en gueule n’est pas la seule à avoir maille à partir avec les forces de l’ordre. En France, les affaires invoquant l’outrage à agent se multiplient, et le nombre de cas soumis aux magistrats ont explosé en quelques années. La plupart du temps, pas de projection de salive, mais de simples paroles prononcées lors d’opérations de police.

A Rue89, pour la seule semaine dernière, nous avons été sollicités à trois reprises à ce sujet. Jean-Jacques Reboux, éditeur et auteur familier de Rue89 dont nous avons déjà publié le témoignage, nous a ainsi contacté :

« Après beaucoup d’hésitations, je vais publier le 20 juin un petit livre intitulé ’Lettre au garde des Sceaux : pour une dépénalisation du délit d’outrage’. L’ouvrage va sortir une semaine avant mon procès pour outrage, le 27 juin. Je cherche à recueillir des témoignages de gens ayant été condamnés pour outrage.

“Histoire d’étayer mon propos, j’ai besoin d’exemples -autres que ceux, nombreux, que je connais. J’avais pensé à publier, non pas une tribune, mais une ‘petite annonce’ ( !) sur Rue89, qu’en pensez-vous ? ‘

L’auteur hésite, craignant de se retrouver noyé sous un flot d’infos’. Mais il a déjà tranché sur la signature du livre : sa lettre ouverte sera co-écrite avec Romain Dunant, un militant de la CNT et du Réseau éducation sans frontières. Le 14 février, ce dernier a en effet été condamné à 800 euros d’amende pour ‘outrage’ pour avoir comparé au régime de Vichy le ministère de l’Intérieur, du temps où Nicolas Sarkozy l’occupait.

Jean-Jacques Reboux s’interroge et souhaite ouvrir le débat : où commence l’outrage ? Faut-il considérer, à l’instar de Romain Dunant, le militant du Doubs, qu’il commence ‘dès qu’on essaie de parler de son travail avec un policier dans l’exercice de ses fonctions’ ? Deux adolescentes interpellées en marge des manifestations lycéennes

Au même moment, le Web se mobilise au sujet de deux adolescentes scolarisées au lycée Utrillo, à Stains, et qui ont été interpellées mardi 1er avril en marge des manifestations lycéennes. Les deux élèves, dont l’une est majeure, ont été placées en garde à vue jusqu’au lendemain matin au commissariat de la gare du Nord, à Paris, après une rixe avec des policiers en civil dans le métro à la fin de la manifestation.

C’est ce que nous raconte un enseignant du lycée, qui nous écrit en regrettant que la mobilisation des profs n’ait pas été plus forte, notamment pour assurer la sécurité des élèves :

‘Une fois de plus, la réponse donnée aux citoyens qui utilisent leur droit démocratique de manifester est la violence. Sans même savoir les raisons qui les ont amenés à choisir tel ou tel manifestant pour les interpeller, nous devons tous condamner pour leurs méthodes violentes et injustifiables les policiers qui sont intervenus à la station Vaneau.

Les passagers du wagon, dont ces deux jeunes lycéennes revenant de manifester, ont eu raison de protester. ’L’outrage à agent’ qui leur est aujourd’hui reproché ne découle que de cette réaction humaine et citoyenne. C’est le droit de parler qui est entravé ce soir par ces comportements de police et demain par la justice si elles devaient être condamnées.’

Les deux lycéennes sont sorties depuis quelques heures à peine du commissariat, lorsqu’à Aix, mardi 2 avril, Philippe Chouard est interpellé en train de distribuer des tracts pour la manifestation ‘contre l’immigration jetable’, qui avait lieu samedi 5 avril un peu partout en France. Il est d’abord appréhendé par un vigile, puis par la police municipale, appelée sur les lieux par ce vigile.

Militant des droits de l’homme, cet ingénieur retraité, également ‘officier de réserve’, comme le précisent volontiers les sites militants, a passé la nuit au poste. Motif ? Là encore, ‘outrage à agent’. Son avocate, Me Claudie Hubert, résume sa version des faits :

‘Il a fait valoir son droit à se trouver sur la voie publique auprès du vigile. Ensuite, mon client a refusé de les suivre les deux agents de la police municipale, et il a finalement été interpellé pour ses propos contre les policiers. L’enquête est en cours, il a été libéré mais sera convoqué ultérieurement. Toutefois, j’ai tout lieu de penser qu’il n’y a pas eu outrage.’

La parole du prévenu contre celle du policier

Comme souvent dans ces affaires, c’est la parole du prévenu contre celle des policiers. Cette avocate, qui travaille ‘sur des cas de nature très différente’, ne saurait pas dire précisément si le nombre de cas d’outrage augmente dans son secteur géographique.

Du côté de la magistrature, on estime que le nombre de cas ‘pas seulement d’outrage mais même de rébellion’ est ‘en pleine explosion’. Emmanuelle Perreux, juge et présidente du Syndicat de la magistrature, constate ainsi ‘une forte augmentation du nombre de poursuites pénales’ :

‘Nous n’avons pas de statistiques nationales, mais j’avais fait une étude auprès du parquet de Bordeaux il y a trois ans, dans laquelle je constatais déjà une hausse de 70% du nombre de cas soumis au tribunal de grande instance de Bordeaux. Depuis, la progression est flagrante.’

Vice-procureur au parquet de Bordeaux, Denis Chausserie-Laprée acquiesce :

‘Il y a eu ces dernières années une augmentation notable du seul fait d’outrage ou de rébellion, en général dans des affaires qui font suite à un contrôle de police ou à une intervention des services de police.

Mais il est surtout intéressant de constater que les parquets sont désormais saisis de ce seul fait-là, alors que, par le passé, on poursuivait parfois pour outrage à l’occasion d’une autre infraction, plus importante.’

Intérêt statistique : le taux de résolution des affaires augmente

Pour Denis Chausserie-Laprée, le climat a changé :

‘Avant, on observait plutôt une volonté d’apaisement des forces de l’ordre. Ce n’est plus le cas. On peut s’interroger sur l’intérêt statistique des poursuites pour outrage, à l’heure où l’on réclame un taux de résolution de plus en plus élevé : ce sont des affaires rentables, puisqu’une poursuite pour outrage à agent est par définition aussitôt résolue.’

Souvent, les peines pour outrage se résument à une amende. Mais la magistrature rappelle ainsi que, de plus en plus souvent, ces délits débouchent sur des peines de prison avec sursis. Un magistrat du parquet précise toutefois :

‘Une peine de prison avec sursis sera souvent prononcée selon le passé du prévenu, sachant qu’il s’agit souvent de profils plutôt jeunes et souvent issus des quartiers sensibles.’
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  • machinchose
    machinchose répond à damon99
    • Posté à 09h43 le 07/04/2008
    • Internaute 8651

    le problème n’est pas de généraliser. Le problème est que l’on constate la multiplication des témoignages, la multiplication (factuelle) des procédures, la multiplication des présences, que tout le monde a été témoin d’une scène au mieux dérangeante, entre des flics et des individus, au pire scandaleuse. Tout bon parisien aura vu plusieurs fois des deux dans sa vie.

    Quand je suis arrivé à Paris j’ai adoré la police parce que j’étais jeune et que, perdu, j’avais demandé à un agent mon chemin et qu’il m’avait salué d’abord puis aidé. La politesse, la disponibilité, m’avaient fait forte impression. (je m’en souviens encore). Aujourd’hui, alors que j’ai parfois plus l’air d’un militant UMP que d’un rebelle trotskiste je n’ai plus confiance.

    Il m’est arrivé, un jour, il y a des années une petite aventure :

    ce n’était pas la police mais la douane. Une autorité. Sur un parking en vacance. trois jeunes préparent leur sac (dont moi). Nous avons eu droit à la fouille au corps et du vehicule. Eh bien, alors que nous n’avions rien ni rien fait (ce qui fut constaté) je peux vous assurer qu’au bout de quelque minutes je tremblais comme un coupable. Voilà l’impression que provoque l’autorité dans notre beau pays. La confiance a sauté.

    Je ne vous parle pas des interpellations de la BAC la nuit...

  • Chloé Leprince
    Chloé Leprince répond à damon99
    Auteur(e) de l'article Rue89 Rue89
    • Posté à 09h44 le 07/04/2008
      rédacteur
    • Internaute 74
      Rue89

    Bonjour

    Vous avez raison, damon 99 : le témoignage côté policiers serait nécéssaire dans ce dossier, et nous ne manquerons pas d’y revenir. Les syndicats de police ont été contactés dimanche, mais, justement : c’etait un dimanche...
    Etes vous vous-même policier ?

    • machinchose
      • Posté à 09h59 le 07/04/2008
      • Internaute 8651

      il y avait eu un reportage passionant sur france culture, l’émission de 13 h 30 sur le des flics affligés par la nouvelle politique du chiffre qu’on voulait leur imposer et qui décrivaient les terribles dérives qu’elle impliquait.

      peut être celle ci d’emission :
      Lien

    • Sinouhé
      • Posté à 10h15 le 08/04/2008
      • Internaute 22732

      Chère Chloé Leprince.

      Comme disait Coluche : « Les gardiens de la Paix aux lieu de nous la garder ils feraient bien de nous la foutre ».

      Aux Policiers et Gendarmes,

      Le problème : Actuellement toutes les nouvelles recrues sont choisis et formater pour servir la répression et permettre l’application de lois antidémocratique,antisociale, et liberticide.

      Ces pauvres Femmes et hommes sont a leurs insu les joués d’un système qui les programmes pour devenir de bons chiens de garde aux ordres d’un pouvoir mal saint.

      Franchement, je me demande comment ont peut s’endormir le soir tranquillement et le jours même avoir participé a combattre une manifestation pour la paix dans le monde ou pour la libération du Tibet, ou encore protégé la flamme de la discorde et pour cela cogné sur les manifestants .

      Policier en tous genre je vous plain, même si aujourd’hui vous vous drapez dans l’outrage afin de vous protégez .
      Les réveils sont difficile et le matin devant la glace l’image est comme vos actions « trouble ».

      Je respecte par ailleurs la fonction et l’action de ceux qui s’inscrivent dans une logique normale et qui correspond aux besoin d’une société qui organiste une police afin de protégé la liberté et le respect de chacun.

       
      • Les Chats
        Les Chats répond à Sinouhé
        En grève du zèle contre le (...)
        • Posté à 15h58 le 08/04/2008
        • Internaute 24526
          En grève du zèle contre le (...)

        Pas sûr qu’ils le vivent bien Sinouthé :

        Lien

        Il (UNSA) ajoute « s’interroger sur l’augmentation de la pression hiérarchique liée à l’instauration de quotas d’interpellations ou de contraventions » et il demande une « augmentation du nombre de psychologues » dans la police.
        Une cinquantaine de policiers se sont donnés la mort en 2006 comme en 2007, selon les chiffres officiels, souvent avec leur arme de service.

        Ce n’est pas une augmentation du nombre de psychologues qu’il faut mais supprimer l’instauration des quotas, anti démocratiques.

      1 autres commentaires
  • Galletas
    Galletas répond à damon99
    • Posté à 10h15 le 07/04/2008
    • Internaute 29045

    Tout à fait d’accord.

    J’ai déjà eu l’occasion et curieusement de manière équitable, d’être confronté à des vrais têtes de cons, genre cowboy et au contraire à d’autres flics qui placent le dialogue comme véritable outil de leur intervention.

    J’imagine qu’en fonction des services auxquels ils sont rattachés, ils n’ont sûrement pas les même méthodes, ni le même état d’esprit. Mieux vaut tomber sur un motard que sur un type de la bac, tout le monde en conviendra.

    Le problème que pose l’article sur l’augmentation du nombre d’outrages dénote significativement l’obligation de ces fonctionnaires à faire du chiffre. Et l’une de ses expressions les plus simples : le contrôle de police qui lui aussi a augmenté de manière exponentielle.
    Moi qui ai les cheveux longs et la barbe, qui roule en 205 et ne fais pas 30 ans, j’ai le droit à en moyenne à 1 contrôle par mois. Délit de faciès classique...

    Alors face à ces faits, et face à la dégradation constante de l’image de la police auprès de l’opinion publique qui en est la conséquence indirecte, qu’attendent les bons flics pour élever la voix ? faire un moratoire ou je ne sais quoi d’autre ? Car au bout d’un moment, ils ne réussiront plus à limiter la casse...

    • machinchose
      machinchose répond à Galletas
      • Posté à 10h28 le 07/04/2008
      • Internaute 8651

      ça c’est un truc qui m’a toujours sidéré.

      Je peux vous garantir que si vous vous faites couper les cheveux vous ne serez plus inquiété.

      Cette « expérience » de vie a été faite par plusieurs personnes et elle est tout simplement terrible dans ce qu’elle dit de notre société.

    • Les Chats
      Les Chats répond à Galletas
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 22h45 le 07/04/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Il faut que cette politique du chiffre soit supprimée, si c’est pour se faire du fric sur le dos des gens sans aucune conscience, c’est plus que malhonnête pour des gens censés faire respecter la loi.
      Finalement ils sont aussi pourris que les voyous qu’ils pourchassent, du moins pour ceux-là.
      Certains jeunes sont rentrés dans la police pensant avoir tous les droits sur eux ?
      Mais par définition un policier devrait connaître le droit et le respecter, il devrait aussi avoir une formation psychologique.
      Pourquoi de telles affaires comme celle de « intrepide77 » est arrivée et a dégénérée ainsi ?
      Pourquoi un homme de son âge est resté 7 heures sans boire ni manger ?
      Pourquoi il se retrouve à poil avec fouille au corps si ce n’est pour l’humilier ?
      Pourquoi aller jusqu’à exiger son ADN ?

      Sans compter que ces méthodes coûtent cher à la société. Y aurait-il une société d’analyse d’ADN qui aurait besoin d’argent ? Et dans ce cas à qui appartient cette société ?

      On est dans la folie douce là !

      Serions-nous devenu un peuple barbare qui se moque du droit et des devoirs de chacun ?
      Serions-nous devenu un pays mafieux qui se fait du fric sur le dos des citoyens et leur impose un viol psychique ?

      Ne devait-il pas y avoir une caméra lors d’un interrogatoire ? Je croyais que c’était obligatoire.

      Si la police continue à ce tarif là, elle va se pourrir elle même et se décrédibiliser.

      Les flics corrects doivent dénoncer ces pratiques et lutter contre, car ils seront les premiers a en subir les conséquences, les gens finiront par les mettre dans le même sac.

      Oui il y a des flics bien, alors bougez-vous, témoignez même sous couvert d’anonymat, mais ne laissez surtout pas les imbéciles guider la marche à suivre et pourrir la profession dans l’intérêt de tous.

       
      • wieeinstlilimarleen
        • Posté à 13h39 le 08/04/2008
        • Internaute 6659

        La folie douce, les droits et les devoirs ?

        « Pourquoi un homme de son âge est resté 7 heures sans boire ni manger ?
        Pourquoi il se retrouve à poil avec fouille au corps si ce n’est pour l’humilier ?
        Pourquoi aller jusqu’à exiger son ADN ? »

        7 heures sans manger, en quoi est-ce choquant ? Si vous diner à 20 heure en ayant déjeuné à midi, ça vous fait plus de 7 heures sans manger. Je ne crois pas qu’il s’agisse d’une situation dramatique.
        Sans boire, ce n’est guère confortable, bien évidemment. Mais là encore, ce n’est pas en soi dramatique. Lorsqu’une personne est gardée à vue, elle n’est de toute façon pas en situation de confort. Elle est mise à disposition, elle n’est pas en train de louer une chambre d’hôtel où elle pourrait aller et venir.

        Vous questionnez la légimité d’une fouille de sécurité impliquant la nudité. Soit. C’est un point de vue qui peut se défendre. La suppression de cette fouille pourrait se justifier, si la loi ne disposait pas que le gardé à vue est sous la responsabilité de la police.
        En effet, il ne faudrait pas ensuite, comme selon l’habitude, reprocher à la police qu’untel gardé à vue s’est suicidé avec une lame de rasoir/cutter qu’il portait dissimulée sur lui.

        Pourquoi exiger l’ADN ? Pourquoi s’en priver. L’ADN, depuis qu’il est employé à permis à la fois d’avancer dans des enquêtes criminelles au point mort, à la fois d’innocenté des individus parfois déjà condamnés que tout jusque là accablait.
        Permettre de mettre sous les verrous des violeurs et d’innocenter des victimes d’erreurs judiciaires, ça me semble être une raison suffisante pour exiger la signalisation génétique.

        • Les Chats
          Les Chats répond à wieeinstlilimarleen
          En grève du zèle contre le (...)
          • Posté à 16h14 le 08/04/2008
          • Internaute 24526
            En grève du zèle contre le (...)

          Visiblement vous n’avez pas lu le témoignage de « intrepide77 » interpellé pour outrage à cause d’une place de stationnement réservé à l’hôpital, car vous parlez des procédures en général qui concerneraient des cas bien précis.
          Vous le précisez vous même dans votre dernier paragraphe où vous parlez de violeurs, criminels.
          Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Qui pourrait être contre ces investigations concernant ce genre d’affaires ?

          • wieeinstlilimarleen
            • Posté à 21h23 le 08/04/2008
            • Internaute 6659

            Comment pensez-vous que ces cas que j’ai évoqué, qui se sont déjà produits à plusieurs reprises, se sont révélés ?

            Figurez-vous que les analyses ADN importantes pour ces affaires sont parfois apparues au détour d’une procédure pour un fait mineur (une conduite en ivresse manifeste, des violences volontaires simples).

      3 autres commentaires
  • mathieu-s2
    mathieu-s2 répond à damon99
    • Posté à 11h00 le 07/04/2008
    • Internaute 18461

    Tout à fait d’accord avec Damon99

    Il faut mettre les choses à plat.

    Nous avons probablement une police bien plus républicaine que dans beaucoup de pays ;

    Mais les temps Tsarko-Hortefeux (mais auparavant il y avait Pandraud-Pasqua) ne font aucun bien à l’image de nos flics bien-aimés.

    C’est curieux... Les profs réussissent à ê« tre populaires contre Darcos.

    Mais les flics échouent à se faire reconnaitre par l’usager...
    A creuser...

  • FdT
    FdT répond à damon99
    En pleine décroissance
    • Posté à 11h20 le 07/04/2008
    • Internaute 24641
      En pleine décroissance

    Je comprends bien votre désarroi et votre sentiment d’injustice ressenti face à cette généralisation où l’on met tous les flics dans le même panier. Néanmoins nous devons bien reconnaître que la police vit actuellement une grave crise et cela se répercute sur le comportement totalement inadmissible de certains agents. Nous en sommes arrivés à un tel point que pratiquement tout monde a au moins une connaissance ayant subi un traitement dégradant de la part des représentants des forces de l’ordre.

    J’ai comme l’impression que la Police n’est pas fier de son métier et c’est pour cette raison que beaucoup de gars sont extrêmement susceptibles et réagissent de manière disproportionnée à des situations anodines. Seuls des gens blessés, manquant de confiance en eux, doutant de la mission de leur métier manifestent ces comportements anormaux...un policier devrait tirer fierté, satisfaction et une grande force de sa capacité de gérer un conflit de manière sereine et dans le plus pur respect de la loi et de l’éthique...

    • wieeinstlilimarleen
      • Posté à 13h43 le 08/04/2008
      • Internaute 6659

      Les mécontents s’expriment en plus large part que les satisfaits.

      Par ailleurs, le rôle de père fouettard de la police implique que la plupart de ceux ayant eut maille à partir avec ont toutes les raisons de ne pas l’apprécier.
      En général, la police ne vient pas pour présenter ses voeux de bonnes années et pour dire que tout va bien.

      Exemple idiot, lorsqu’un individu fait du tapage et gêne ses voisins, la police tarde à se déplacer car elle a plus prioritaire à traiter. Elle se déplace, ne constate aucun tapage car l’individu bruyant n’a pas eu de difficulté à la voir arriver. L’individu bruyant nie les faits, crie au scandale, se persuade lui-même qu’il n’a rien à se reprocher. La police repart, le tapage recommence. Le voisin gêné estime que la police ne sert à rien, n’est pas foutue d’arriver à temps.

      Résultat : deux mécontents, l’un estimant la police prodigieusement inquisitrice, l’autre estimant la police prodigieusement inutile.

      Faut-il vraiment s’inquiéter de cela ?

      Plus encore, peut-on croire qu’une police puisse être populaire ?

      C’est pourtant flagrant que la plupart des citoyens exigent l’application des lois que lorsqu’elles ne déservent pas leur intérêt.

       
      • Galletas
        • Posté à 19h21 le 08/04/2008
        • Internaute 29045

        En traînant sur le site officiel de la PN, on tombe là dessus :

        -La déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, inscrite dans le préambule de constitution française, a défini la philosophie de l’action policière. Son premier article affirme que « la sûreté fait partie des droits inaliénables et imprescriptibles de l’homme “ et le douzième que ‘ la garantie des droits de l’homme et du citoyen nécessite une force publique instituée pour l’avantage de tous et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.’

        En l’occurrence, le rôle du père fouettard que tu attribues à la police est implicitement compris dans cette définition. Oui ce rôle est nécessaire mais le soucis porte sur le fait que dans beaucoup de témoignages des lecteurs de rue89, les flics revêtent systématiquement la tenue du Père Fouettard (en ce qui me concerne, lors de mon rdv mensuel de contrôle de police, j’ai régulièrement le droit à : ‘alors il remonte à quand le dernier joint ?’ : présumé coupable, peu importe de quoi d’ailleurs).
        Et la question est de savoir pourquoi elle est de moins en moins appréciée cette police.

        Après tout, pourquoi ne viendrait-elle pas présenter ses vœux lors d’un contrôle ? pourquoi ne pourrait-elle pas faire preuve d’humour et amener la discussion au delà des simples questionnements suspicieux ?
        C’est ce que faisait la police de proximité, et heureusement ce que peuvent faire encore certains flics de la PN.

        Oui la police doit être populaire, c’est d’ailleurs implicite dans le préambule plus haut : ‘la garantie des droits de l’homme et du citoyen nécessite une force publique instituée pour l’avantage de tous’.
        Polis, Police, Cité : des hommes, des femmes, des lois et les moyens de les faire respecter, certes, c’est l’un des rôles attribués à la Police. Cela doit-t-elle l’empêcher de le faire avec un visage humain ?

        Le rôle de la Police a pris un tournant depuis les années 90 : intervention et répression plutôt que prévention.
        Je me demande encore pourquoi la tenue du flic est passé du ‘3 pièces-képi à un uniforme paramilitaire (treillis, casquette souple, flingue bien en vue...).

        Ce qui est grave, c’est de voir que la représentation que la population se fait de la police est de plus en plus négative...Et là ça craint !

      • Les Chats
        Les Chats répond à wieeinstlilimarleen
        En grève du zèle contre le (...)
        • Posté à 16h55 le 09/04/2008
        • Internaute 24526
          En grève du zèle contre le (...)

        - « En général, la police ne vient pas pour présenter ses voeux de bonnes années et pour dire que tout va bien » ............Et pourquoi pas ? ? ? ? ?
        Et rien ne l’empêche d’avoir un peu d’humour ou de savoir l’apprécier ! ! Ce serait une preuve d’intelligence et d’ouverture d’esprit.
        Un flic qui voit des menteurs, des violeurs, des assassins partout N’EST PAS UN BON FLIC ! Il ne sait pas faire preuve de discernement et n’a pas de bonnes capacités psychiques nécessaires pour être un bon flic.
        En général ces flics là ne dépassent jamais le stade de flic de base.

      2 autres commentaires
  • Jean-Jacques Reboux
    Jean-Jacques Reboux répond à damon99
    Ecrivain et éditeur
    • Posté à 11h53 le 07/04/2008
    • Internaute 20796
      Ecrivain et éditeur

    Je suis d’accord avec vous : il ne s’agit pas de dire que tous les policiers en tenue sont soit d’infâmes fascistes, soit d’indécrottables têtes brûlées, soit des racistes invétérés… Mais, tout de même, le constat est pour le moins accablant…
    Depuis un an et demi que je m’intéresse de près au sujet de la coercition policière et de l’un de ses corollaires, l’outrage (tout flic coupable de violences porte systématiquement plainte contre sa victime pour outrage), j’ai aussi eu l’occasion de recueillir des témoignages de policiers dénonçant le comportement outrancier de leurs collègues. Pour être précis, j’en ai rencontré… quatre. Trois au Sénat, lors d’une journée contre les violences policières organisées par les Verts (deux syndicalistes, un ex-truand devenu flic « pour voir ce que ça faisait d’être de l’autre côté » et qui a depuis démissionné), le quatrième étant un officier de police qui allait un jour jusqu’à m’écrire (authentique) : « Moi, c’est au kärcher que je nettoierais bien volontiers les rangs de la police de ces gens dangereux ! »
    Mais ce sont là des EXCEPTIONS.
    Deux raisons à cela, à mon avis.
    1°) Il ne fait pas bon, dans la police, dénoncer l’inacceptable, tant l’esprit de corps est développé.
    2°) Il faut s’interroger sur les raisons profondes qui peuvent pousser quelqu’un à « entrer dans la police » (à part le fait de vouloir échapper au chômage), je veux parler de la police « en tenue », celle qui porte l’uniforme et est au contact constant avec les citoyens, de plus en plus traités comme des délinquants en puissance. Ces raisons sont, me semble-t-il, bien éloignées des bons sentiments idéalistes qui peuvent pousser un jeune à devenir « gardien de la paix » (en gros, défendre la veuve et l’orphelin). Le port de l’uniforme, le fait d’être assermenté, donc d’être un citoyen au-dessus des lois, induisent un comportement d’arrogance et de toute-puissance qui sera plus ou moins exacerbé en fonction du comportement « pousse-au-chiffre » du ministre de l’Intérieur en exercice, auquel il faut ajouter, bien entendu, les objectifs actuels d’un Brice Hortefeux concernant la chasse aux sans-papiers… La question (l’une des questions) étant : « Peut-on encore (mal) parler aux policiers ? » et , aussi : « Peut-on encore croire, en France, aux vertus républicaines de la police ?
    C’est le sujet (complexe) d’un livre de Maurice Rajsfus (Portrait physique et mental du policier ordinaire) qui va sortir en mai. C’est aussi la raison pour laquelle nous avons, avec Romain Dunant (“outrageur” du président de la République ! On se croirait revenus au temps de Baudelaire !), décidé d’écrire cette “Lettre au garde des Sceaux pour une dépénalisation du délit d’outrage”.
    Evidemment, en ces temps où l’on réinvente l’outrage au drapeau, où il est question de dépénaliser le droit des affaires, on va nous rire au nez place Vendôme, place Beauvau et à l’Elysée, mais au moins nous aurons essayé.

    • renini
      renini répond à Jean-Jacques Reboux
      enseignante
      • Posté à 13h37 le 07/04/2008
      • Expert 25216
        enseignante

      Vous avez raison .Le sujet de l’article c’est : peut-on parler(mal ) AUX policiers ? et non peut -on parler mal DES policiers ?
      Il y a une nuance !

    • kkadim
      kkadim répond à Jean-Jacques Reboux
      service public rhone alpes
      • Posté à 09h50 le 09/04/2008
      • Internaute 24768
        service public rhone alpes

      je partage votre avis ; je ressent un malaise devant l’évolution voulue de la police par nos politiques : autrefois nous avions des « gardiens de la paix », vous le rappelez, aujourd’hui on parle de « force de l’ordre » ; les mots ne sont pas neutres. j’avais été profondément choqué par le changement de tenue des policiers : souvenons nous pour les plus anciens ( pour les autres regardez un classique du cinéma : LA PANTHERE ROSE, vous y verrez les tenues des agents de police en vous distrayant ) : les policiers portaient certes un uniforme mais « civilisé » : AUCUNE ARME N APPARAISSAIT, au contraire aujourd’hui les policiers déambulent en tenue paramilitaire avec un attirail digne du plus pervers des sadomaso autour de la taille. les historiens ont montré que le costume est un langage, une façon de dire quelquechose. et puis il y eut la militarisation des grades : finit les inspecteurs, les commissaires ( qui sont des grades civils dans la fonction publique ), maintemant on se donne du commandant, lieutenant etc.. en résumé nous avons ici le résultat d’une évolution voulue : UNE MILITARISATION. or les historiens, eux encore, montréerent qu’une des évolutions fondamentales de la pacification des sociétés est le passage de l’utilisation de l’armée pour le maintient de l’ordre, à des forces relevant de la sphére civile : ce fut par exemple, en France, la création des CRS. eh oui ce fut un progrés.

  • Bon Scott
    • Posté à 09h49 le 07/04/2008
    • Internaute 24531

    2 « Colucheries »

    Les gardiens de la paix, au lieu de la garder, ils feraient mieux de nous la foutre !

    La police : Si on peut plus donner des coups de poing dans la gueule, des coups de pied dans les couilles et des coups de genou dans les fesses, comment voulez-vous qu’on interroge ?
    Des fois, ils ne parlent même pas notre langue.

  • marie 75
    • Posté à 09h51 le 07/04/2008
    • Internaute 3563

    Un truc un peu différent, mais pas hors sujet...
    Du rapport de la police et du citoyen

    De la difficulté de poser une main courante quand un UMP excité - sur un marché, avant le 1er tour - tape sur un militant PS dans une rue parisienne, lors de la distribution de tract durant la campagne municipale....

    On finit par y arriver ...
    Mais faut appeler le chef...
    Faut se renseigner à la PP...
    Faut demander quelle est cette révision du code civil...
    Faut être regardé de travers quand on demande si c’est un chgt de texte récent UMP et faire face à l’agressivité qui (au nom d’UMP) - brusquement - monte alors ....
    Faut .... pas être seul pour aller plainte ...
    Il faut faire réf. au maire en place (de gauche) qui est au courant des faits ....
    C’est arrivé à un des mes proches...
    J’étais avec lui...
    Nous étions 3 ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! dont qq qui connaissait les textes !
    Qui protège qui ?

    Bilan : « On voudrait ne plus prendre de main courante » ... surtout quand c’est un ump qui tape ! ! ! ! ! !
    Et on fait tout pour « alléger » l’écrit...

    ––––––––––––––––––––––-
    Autre souvenir, dans le même commissariat, pour un papelard passe-partout, avant l’élection Chirac/Jospin :
    - « il faut savoir pour qui voter, il ne faut pas se tromper ... J’espère que vous vous en souviendrez ... “, in french in the text... au comptoir du comissariat.

    Répondre qu’un fonctionnaire doit obéir au devoir de réserve ... c’était courir à l’injure à agent de la force publique.
    Ca se sentait ...
    On fermait sa gueule ! ! ! !
    Car on a une gueule de droite ou de gauche, et moi ... je ne respire pas à droite (et cela se voit).

    • la panthère verte
      • Posté à 11h43 le 07/04/2008
      • Internaute 32620

      Dans l’entre deux tours de la dernière élection présidentielle, mon plus jeune beau frère est interpellé, menotté et conduit au poste pour possession d’un malheureux gramme d’herbe psychoactive prohibée...
      Après quelques heures de garde à vue, il est interrogé et la police lui propose, sur le ton de la détente, d’oublier tout cela si il promet de voter pour Sarkokon...
      Selon une tradition familiale, il leur a répondu « plutôt crever »...sur ce, il a terminé son temps légal de garde à vue avant d’être relâché...
      Cela fera bientôt 20ans que je suis abonné aux contrôles de police (il semblerait qu’il soit écrit anarchiste mon front), les premières années, je jouais profil bas ; oui monsieur l’agent, bien monsieur l’agent. Maintenant c’est fini, je leur parle d’égal à égal, généralement on voit tout de suite à qui on a affaire. Les policiers respectables sont dès lors respectés ; par contre, les autres montent sur leurs grands chevaux, et moi je ne lâche rien...et bien croyez moi, cette technique marche souvent bien mieux que la bonne volonté, quand on a rien à se reprocher, être poli est une marque de faiblesse aux yeux des imbéciles (avec ou sans képi).

      • Les Chats
        Les Chats répond à la panthère verte
        En grève du zèle contre le (...)
        • Posté à 23h00 le 07/04/2008
        • Internaute 24526
          En grève du zèle contre le (...)

        - « Les policiers respectables sont dès lors respectés ; par contre, les autres montent sur leurs grands chevaux, et moi je ne lâche rien...et bien croyez moi, cette technique marche souvent bien mieux que la bonne volonté, quand on a rien à se reprocher, être poli est une marque de faiblesse aux yeux des imbéciles (avec ou sans képi). »

        Tout à fait « la panthère verte » toujours rester poli sans s’écraser.

  • Akron
    • Posté à 09h58 le 07/04/2008
    • Internaute 5399

    J’aime beaucoup ce terme « représentant des forces de l’ordre », l’ordre est symboliser par ceux qui nous gouvernent. Mais la police et la gendarmerie ne sont-il pas en premier lieu responsable de la sécurité du peuple francais et de la république ?
    un peu comme les crs sont l’armée du peuple et de la république.

    Il serait peut-etre temps que ces « représentants » reprennent leurs roles de gardien du peuple plutot que gardien d’un systeme politique.

    Dommage que l’histoire ne servent pas de leçon a certain...

    • Les Chats
      Les Chats répond à Akron
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 23h04 le 07/04/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      C’est comme « trouble à l’ordre public » qu’on met à toutes les sauces.
      Ce serait plutôt trouble au désordre public.

      Lien

  • Alt-Z
    Alt-Z
    Désolé
    • Posté à 09h56 le 07/04/2008
    • Internaute 34267
      Désolé

    J’ai appelé quatre fois la police dans ma vie. Dont une fois, où je me trouvai en vrai danger, et les pressai d’intervenir rapidement, point sur lequel mon interlocuteur d’alors fit tout pour me rassurer. Le danger prit forme et je dus y faire face seul ; car des quatre fois jamais ils ne vinrent.
    Ah oui, je suis jeune, et ça s’entend dans ma voix.

  • Alt-Z
    Alt-Z
    Désolé
    • Posté à 10h05 le 07/04/2008
    • Internaute 34267
      Désolé

    Je mets bien sûr cela en balance avec les cinq fois (si je compte bien) où j’eus à subir des brimades - intrinsèquement injustes mais qui l’étaient d’autant plus que j’étais, à une exception près, exempt de reproche - de la part de cette même police.

    Il est vrai, pourtant, que tous les gardiens de la paix ne sont pas des tisonniers de la haine. Une fois que j’étais avec un ami, un agent nous interpelle pour un contrôle routier :
    « - Tout de même, je suis content de voir que vous n’arrêtez pas que des Arabes !
    - Monsieur, je n’arrête que des voitures. »

  • La Goutte
    • Posté à 10h26 le 07/04/2008
    • Internaute 35111

    Une expérience relativement identique m’est arrivée, alors que je prenais des photos d’une opération des stups. Après avoir refusé de ranger mon appareil - je pensais qu’il s’agissait d’une rafle - j’ai été, aini qu’un autre photographe amateur, amené au poste. Pas de garde à vue, mais audition et retenue de quatre heures.
    Témoignages à lire sur :

    Lien

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 10h37 le 07/04/2008
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    Vous parlez à votre clébrad vous ?

  • nilboufri
    • Posté à 10h54 le 07/04/2008
    • Internaute 38243

    Le 17 avril 2007 je fus condamné par le tgi de marseille a 6 mois de prison avec sursis avec une mise a l’épreuve de 5 ans et un total d’amendes de 1400€.(je ne compte pas les frais d’avocat).
    Je suis dispo pour apporter des détails à Jean-Jacques Reboux,

  • FdT
    FdT
    En pleine décroissance
    • Posté à 11h24 le 07/04/2008
    • Internaute 24641
      En pleine décroissance

    Non on ne peut plus. En France il est conseillé de ne surtout pas essayer de communiquer avec des agents de police car les dérapages peuvent arriver de manière complètement imprévisible et prendre des proportions effarantes. Personnellement j’ai compris cela et j’en reste au stricte minimum : Bonjour, au revoir, et je réponds aux questions éventuellement posées. En cas de verbalisation injustifiée je n’essaierai même pas de d’exprimer mon désaccord et encore moins mon indignation, j’utiliserais les recours légaux disponible par la suite...

    Face à la police on a forcément tort, l’arbitraire le plus complet règne ! Il suffit de voir les affaires dignes d’une police totalitaire qui se sont produites en France. Parmi les victimes certaines portent plaintes et il faut voir les tracasseries administratives que cela comporte, le temps que cela met pour faire aboutir une plainte et entamer une procédure judiciaire et quand on y parvient la grande gifle dans la figure que de voir les abuseurs écopés de peine que je qualifierais de symboliques au regard des dommages psychologiques et parfois physiques endurés par les victimes (du moins quand les policiers sont reconnus coupables...)

    Quand on a à faire à la police bien souvent on a l’impression d’avoir en face de soit des gens mal dans leur peau, en permanence sur la défensive, près à saisir n’importe quel prétexte pour se montrer irrespectuer voire justifier une agression verbale ou physique. Il serait temps que la Police recrute des gens psychologiquement stable et non pas des excités frustrés prêt à bondir à la moindre provocation réelle ou imaginaire...

    Dernier point il est bon de signaler qu’ils s’en prennent à n’importe qui. Nul n’est épargné. Retraité, femme enceinte, chirurgien, infirmière, avocat, enfants, instituteur...tous les profils socio-économiques sont présents dans les bavures...je n’ose même pas imaginer ce que doivent endurer les jeunes de banlieues...

  • patrick114
    patrick114
    psychiatre à st anne
    • Posté à 11h04 le 07/04/2008
    • Internaute 33205
      psychiatre à st anne

    hélas ça date pas d’aujourdhui j’en connais un 25 ans en arrière ça lui a couté 1500fr la claque multiplié par 3 pandores et qu’il a payé
    alors de nos jours avec l’augmentation du pouvoir d’achat les flics qui savent se servir de leurs dix doigts aimes bien faire des p’tits travaux au blak quand au autres dois bien falloir qui augmentes leur paye

  • Essem
    • Posté à 11h29 le 07/04/2008
    • Internaute 11189

    Bonjour
    Je me demande si le changement de relations face à des forces de l’ordre ne serait pas encore plus important ou plus grave avec la gendarmerie. Pour moi la méfiance, et le rappel permanent des libertés, envers la police est une réaction plutôt saine dans une démocratie.
    J’ai grandi dans un village et les relations avec la gendarmerie ce sont toujours bien passées car, je pense, ils ont toujours été proche des gens. Il y avait une relation de confiance car ces personnes faisaient partie intégrante de nos populations.
    Mais depuis quelques temps, avec l’arrivée des petits nouveaux, ces relations changent lentement.
    Une simple plaisanterie(courtoise bien sur) lors d’un contrôle peut dégénérer le gendarme se sentant attaqué. Alors je ne plaisante plus et essaie de les éviter le plus possible.
    ce genre d’alertcations se multipliant et c’est un jour la violence régulière qu’ils auront en face d’eux.
    Alors je ne sais pas si ça ce passe partout, mais cela m’inquiète beaucoup et cela inquiète également l’adjudant chef du village(proche de la retraite) car en homme intelligent il ressent bien ce qui se passe.

    L’apprentissage de ces nouveaux aurait-il changé ? Ou alors est-ce plus profond, cela viendrait-il de cette nouvelle société d’individualistes où le sens des relations normales avec l’autre n’existe plus.
    C’est une sacré gangrène que l’individualisme provoque dans une société.
    Et cela n’est pas prêt de changer car les mots sacrés aujourd’hui sont croissance et pouvoir d’achat où je te marche dessus si tu ne me rapportes rien, des mots finalement très égoïstes.
    Je suis seul et je veux tout et finalement j’en crève !

  • bap8thina
    bap8thina
    infirmière
    • Posté à 11h40 le 07/04/2008
    • Internaute 27497
      infirmière

    Dans un pays ou le président traite un inconnu qui lui montre une attitude déplaisante de « pauvre con »,(pour faire « comme tout le monde ») il me paraît difficile de tracer une frontière entre le parler franc et l’outrage. Il faut un minimum de respect mutuel pour pouvoir parler d’outrage. En écoutant les policiers traiter de pire que rien des jeunes ( souvent dans le métro j’ai assisté à des scènes écoeurantes) il me paraît surréaliste de demander aux jeunes de s’exprimer comme il faut, a des policiers qui tutoient et utilisent une langage grossière, vulgaire et insultante. Ils auront la réponse de la sorte - et si leur réponse est considéré comme ’outrage’ c’est une fois de plus la faleuse fraternité, l’égalité et la liberté qui prennent un coup. L’hypocrisie devient de plus en plus la règle !

  • TARPON
    • Posté à 11h46 le 07/04/2008
    • Internaute 27263

    Il aurait mieux fait de « recuperer » le crachat et de le vendre sur ebay.D’ailleurs si Monica Lewinsky avait été moins gourde (ou plus) aujourd’hui elle pourrait vendre du « Clinton juice » ,qui sait... un futur president.La police ne sait pas s’adapter à notre monde moderne .

  • MèreEvé
    MèreEvé
    témoin
    • Posté à 11h48 le 07/04/2008
    • Internaute 10713
      témoin

    Attitude face à un gamin en contre-exemple.
    Il y a trois ans, mon fils (10 ans à l’époque) rentre à la maison complètement chamboulé, il s’est fait agresser par des « grands » au terrain de basket, coup de poing dans le ventre, vol du ballon et de la casquette. (Paris 20e)
    Je l’emmène, avec la maman et le copain avec qui il était, à la Brigade des Mineurs de Belleville, dont nous dépendons.
    L’officier refuse de nous entendre ensemble, ce seront donc des dépositions séparées de chaque enfant. Ils sont un peu déstabilisés. Mon gamin relate ce qui est arrivé. La jeune femme qui prend la déposition me demande si nous voulons vraiment porter plainte. Elle dit devant le petit qu’« on ne peut pas poster un flic dans chaque parc », que « porter plainte ne ferait qu’augmenter les statistiques », que « ça ne sert à rien ». J’ai insisté pour la plainte par principe. Pendant que nous attendions d’être reçus, j’avais fait lire aux 2 enfants la plaquette en libre-service qui parlait de racket, qu’il fallait alerter les forces de l’ordre…

    Aujourd’hui, mon fils m’explique comment ils s’y prennent avec ses potes pour ne pas se faire racketter. Il s’était fait « taxer » ses gants récemment à Bercy où il fait régulièrement du skate-board. Donc pour le téléphone portable, il m’a expliqué que si des « grands » approchaient, il le mettait dans la capuche de son sweat-shirt, parce qu’ils ne pensent pas à les fouiller à cet endroit… Voilà où nous en sommes aujourd’hui. Et je ne vois pas comment je peux lui donner confiance en la police…

    Ma contribution est peut-être une digression, mais j’espère aussi un éclairage sur l’image qu’un jeune « ordinaire » peut avoir de cette police qui se sent de plus en plus agressée par les jeunes. On se demande pourquoi…

  • cowboysolitaire
    cowboysolitaire
    doctorant
    • Posté à 12h08 le 07/04/2008
    • Internaute 31738
      doctorant

    Petite anecdote personnelle du temps où j’étais jeune conducteur (il y a 4 ans).
    Je sortais en bagnole d’une autoroute, et j’aperçois au rond-point en bout de bretelle un gros dispositif de gendarmerie. N’étant pas de nature à chercher les emmerdes j’arrive à vitesse très réduite ; un premier gendarme me fait signe explicitement du bras de passer. A peine 10 mètres plus loin un autre me fait de grands signes et m’arrête. Voilà ce type qui se jette sur ma voiture, j’ouvre la fenètre et il commence à me vociférer dessus : « Vous êtes malade ? » Assez surpris je lui demande pourquoi, il me répond que j’ai failli écraser son collègue (celui qui m’avait dit de passer) et que je vais être verbalisé. Je lui explique que l’avais très bien vu, que je roulais à 10, et qu’il m’avait fait signe de passer, rien à faire. Papiers, alcootest, puis il m’emmène dans le fourgon pour me coller son pv, pour le motif de « non-réduction de la vitesse en raison des circonstances » fondé sur je ne sais plus quel article du code de la route. 90 euros quand même pour une infraction absolument imaginaire. Je ne me suis pas révolté car j’ai vite compris qu’ils attendaient la moindre occasion de m’alourdir la note. Heureusement pour moi j’ai pu les jours suivants faire jouer des connaissances pour ne pas avoir à payer mais j’ai rencontré quelques temps après un étudiant à qui le même peloton de gendarmes d’autoroute (alsacien) avait fait subir la même mise en scène...
    C’est pour moi une truanderie pure et simple, j’ai vraiment eu le sentiment d’être le pigeon jeune conducteut qu’ils attendaient pour faire leur chiffre.
    Révoltant. Je sais bien qu’il ne faut pas généraliser mais après celà j’ai eu du mal à rester objectif.

    • Les Chats
      Les Chats répond à cowboysolitaire
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 22h16 le 08/04/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Ils mettent en bande maintenant pour faire leur coup ?
      Lamentable et légèrement mafieux.
      C’est d’autant plus grave qu’habituellement les gendarmes sont beaucoup plus sympas que les flics.
      Voilà donc les jeunes recrues qui pourrissent leur réputation.
      Les jeunes foutraient-ils les valeurs de la sociétés en l’air du moins pour certains ou pour beaucoup ?

  • troma
    • Posté à 13h25 le 07/04/2008
    • Internaute 38257

    Entendu samedi aprèm’ à Paris, fin de manif contre l’ immigration jetable, face à nos chers gardiens de la paix , des jeunes, pour certains moins de 20 ans, et des moins jeunes, scandant à l’ unisson : « un flic : une balle, Sarkozy : une rafale » ... J’ attends la suite des évènements avec impatience, en espérant qu’ on aura un beau mois de mai, dans la rue...

    • Bardamu
      Bardamu répond à troma
      difficile
      • Posté à 14h20 le 07/04/2008
      • Internaute 25491
        difficile

      Un tel humanisme fait chaud au coeur.

    • Les Chats
      Les Chats répond à troma
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 23h13 le 07/04/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      C’est violent quand même ce n’est plus la même jeunesse et plus les mêmes flics non plus.
      La suite des évènements dépendra des préfets, mais comme ils sont nommés par le président, on peut s’attendre au pire.
      Sark’OR n’est pas De Gaulle.

  • Chele
    • Posté à 14h35 le 07/04/2008
    • Internaute 15104

    FAIRE DU CRÂNE, FAIRE DU BÂTON
    Il y a quelques années, j’ai vu un long reportage, fait dans la banlieue nord de Paris, sur un dérapage classique aboutissant à une accusation d’outrage. Depuis, je fais plus attention au phénomène de l’outrage. Ou plutôt du faux outrage. Dans le film, des parents qui surveillaient les gamins de leurs fenêtres étaient descendus quand 2 policiers étaient devenus agressifs avec les gamins qui jouaient simplement au ballon. Parmi tous ces parents, bien des gens d’une normalité effarante, qui électricien, qui professeur d’histoire... Ils avaient été clairement agressés (force baffes et insultes de la part des policiers) et se retrouvaient accusés d’outrage. L’outrage était en fait simplement constitué du fait que les parents étaient descendus et avaient demandé des explications ! Evidemment, côté flics, avaient fleuri des accusations d’insultes et de comportements violents qui n’avaient jamais eu lieu. Et comme les agents sont assermentés, tu peux dire ce que tu veux, c’est la parole du flic qui prime. Les citoyens lambda se sont retrouvés avec des amendes, dont une de plus de 1000 euros (pour le professeur d’histoire, youpi).
    Régulièrement, j’entendais des choses similaires. Des citoyens classiques, genre retraité en loden, chauffés à blanc par un flic qui se rend compte qu’il est tombé sur un « bon client » et qui le pousse jusqu’à ce qu’il dérape. Ensuite, le flic « habille » l’outrage avec de fausses insultes et hop, ça fait un bâton dans la statistique. Un bâton qui vaut autant que l’arrestation d’un gros dealer après 6 mois d’enquête et de pistage. Tout ça pour une histoire de stationnement. Super économique, l’outrage. Le rapport crime commis/temps de police investi/bâton de statistique est absolument imbattable. Alors pourquoi se gêner.
    Le témoignage - voir plus bas - du CRS Djamel est édifiant, on dirait une copie conforme de ce que j’ai entendu dans mon entourage.
    Je fais un petit tour sur le web, et je tombe que le site de Regarde à Vue. Très intéressant. La parole d’anciens policiers ou de policiers en exercice qui expliquent la dérive. Ça rapporte plus de chopper des citoyens lambda pour des raisons fumeuses que de courir après le grand banditisme. Il faut faire du chiffre, du crâne, du bâton.
    En plus, dans le cas de l’outrage, ça rapporte de l’argent immédiatement, youpi.
    Voici le site. Ecoutez et lisez attentivement chaque témoignage, je vous assure que c’est passionnant :
    Lien
    Maintenant, je sais que chaque flic, même si je suis bien callée sur mon passage piéton est mon ennemi potentiel et certainement pas là pour me protéger. Après tout, j’ai le profil idéal pour faire un bâton de statistique puisque je suis une citoyenne lambda et pas une criminelle.
    Chele

    • Les Chats
      Les Chats répond à Chele
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 23h37 le 07/04/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Plus je parcours les messages plus je suis dégoutée.
      Vous devriez remettre le lien au début.
      Si ça ne vous dérange pas je le fais.

  • William Tel
    William Tel
    à Lille
    • Posté à 14h51 le 07/04/2008
    • Internaute 24846
      à Lille

    Article très pertinent car il montre comment un « état de droit » peut devenir un état autoritaire, et museler, de fait, la liberté d’expression. En définitive, peut-on attendre d’une profession qui consiste à obéir et exécuter (des ordres, je vous rassure, enfin pour le moment) qu’elle produise des hommes capables d’argumenter pour répondre aux interrogations légitimes des citoyens ? Les policiers doivent avoir bien souvent du mal à se convaincre eux-mêmes du bien-fondé de leur action pour se sentir « agressés » à la moindre remise en question... Si la mission confiée aux forces de police consistait bien à protéger les citoyens et à faire respecter la loi, on peut penser qu’elles n’auraient pas si mauvaise presse...
    Or, c’est bien-là que la proposition de M. Reboud est la plus judicieuse car il expose implicitement le contre-emploi qui est fait aujourd’hui des « agents de la paix. » Proposer la dépénalistaion des « outrages » à l’heure où on dépénalise le droit des affaires, c’est pointer la dérive fascisante de l’usage des forces de l’ordre en France, aujourd’hui.
    Il faudrait fonder un collectif pour soutenir ce projet.

    • Les Chats
      Les Chats répond à William Tel
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 23h16 le 07/04/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Excellente idée William !

  • Bardamu
    Bardamu
    difficile
    • Posté à 15h01 le 07/04/2008
    • Internaute 25491
      difficile

    (A M. Reboux, plus haut sur le fil, mais j’ai la flemme de remonter !)

    Cher Jiji (je peux vous appeler Jiji ?), auriez-vous l’esprit de l’escalier ?

    Quand vous avez narré ici-même vos extraordinaires aventures sur le mode épique (en gros, vous avez dit merde à un flic et vous vous êtes retrouvé au poste...), j’avoue avoir gentiment daubé votre lyrisme échevelé, mais à l’époque vous n’aviez pas autrement réagi...

    Un remords tardif ?

    D’autre part, vous me reprochez mon anonymat : sur un site internet c’est un peu comme si, un jour de carnaval, vous essayiez à toute force de regarder sous les masques. C’est donc une faute de goût.

    D’autant plus que je vous soupçonne un peu, à dire le vrai, d’apparaître sous votre nom en ces lieux non pas dans un souci d’honnêteté et de probité candide, mais en raison d’un ego fortement surdimensionné...

    Simple procès d’intention, me direz-vous, mais il rejoint le vôtre, quand vous m’imaginez indéfectiblement solidaire de notre belle police nationale.

    Ce n’est pas le cas, et j’ai eu l’occasion, affligé que je suis d’un tempérament plutôt vif, de m’accrocher avec force pandores plus souvent qu’à mon tour.

    La différence avec vous, c’est que, de même que je ne cours pas m’inscrire au Ku Klux Klan chaque fois que j’ai des mots avec un noir, je ne me sens pas obligé d’évoquer le régime de Vichy chaque fois que je me prends le bec avec un membre des forces de l’ordre...

    • William Tel
      William Tel répond à Bardamu
      à Lille
      • Posté à 16h27 le 09/04/2008
      • Internaute 24846
        à Lille

      Le ton de votre réponse entend vous placer au-dessus de la mêlée et nous rassure quant à la dimension de votre propre ego...
      L’impertinence du ton n’assure pas la pertinence de la critique. C’est toujours la pose distante du sage qui rappelle au bon sens. Ce qui est aussi une solution de facilité. Pourtant convoquer Vichy ou Pétain pour éclairer notre époque n’est pas plus simplificateur que de se réferer à mai 68, aux Trente Glorieuses ou au gaullisme.

  • ker
    ker
    • Posté à 15h35 le 07/04/2008
    • Internaute 12793

    Si tu te tais, refus de cooperer. Si tu ne bouges pas, refus d’obtemperer, si tu te casses, delit de fuite. Si tu leur reponds tranquilement, c’est que tu te fous de leur gueule et c’est l’outrage. Je suis pour la suppression de cette police professionnel et le retablissement d’un service militaire long pour remplacer les flics lambda par des citoyens qui bossent et ont le sens des realites sociales. Au moins que l’on s’occupe nous meme du devenir de nos impot au lieu de payer des gens incontrolles et du renseignement qui travaille pour les petits presidents tyranniques (mitterantds, chichi et sarkozy).

  • benflasherbe
    benflasherbe
    La musique est un bruit qui (...)
    • Posté à 16h07 le 07/04/2008
    • Internaute 24491
      La musique est un bruit qui (...)

    Les flics et le pouvoir, Hortefeufeu le sinistre ministre de l’identité nationale, asservi par ces clowns assoiffés de bière et autres spiritueux pour OUBLIER leur peur du quotidien ! ! ! !
    Ils me font pitié ! ! !

    Alors, la flicaille : Que pensez-vous de ces onze mois de gouvernance (Répression) de Tsarkoko VOTRE président ? ? ?

    A votre place j’aurais honte d’avoir le rôle que vous avez ! ! ! !

    Sérieux : Pourquoi ne vous rebellez-vous pas contre ces sinistres TsarkokoNazis ? ? ?
    Histoire de redorer votre blason ?

    Pathétique.

    Sans les mettre tous dans le même sac, bien sur.

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