Tribune 21/12/2011 à 10h43

Que mangez-vous au restaurant ? Un amendement pour la confiance

Xavier Denamur | Restaurateur


Des carottes (aurélien/Flickr/CC)

Alors qu’un amendement visant à mieux informer les consommateurs sur la nature des produits alimentaires servis dans la restauration a été déposé par le député UMP Fernand Siré, les lobbies de l’industrie agroalimentaire et ceux de la restauration industrialisée commerciale et collective sont à l’œuvre pour empêcher la mise en place d’une législation qui ferait de la France le premier pays au monde où tous les clients de restaurants seraient informés sur le contenu de leurs assiettes.

Comme l’avait très bien montré un reportage du « 20 Heures » de France 2 le 30 août, tout le monde peut devenir restaurateur et proposer des plats-maison assemblés à partir de préparations industrielles sans que les clients aient la possibilité de le savoir.

Si le vote de l’amendement du député Fernand Siré a eu son petit effet en octobre en faisant croire aux consommateurs que l’on s’acheminait vers plus de transparence dans les assiettes, l’arrêté que prendra le gouvernement pour préciser son application risque fort de les décevoir.

Doucher l’attente des consommateurs comme ce fut le cas avec la baisse de la TVA de 19,6% à 5,5% aurait pourtant des effets dévastateurs pour un secteur qui a surtout besoin de restaurer son image.

Il est temps que des restaurateurs indépendants défendent ce projet qui permettra le retour d’une saine concurrence entre tous les acteurs de la restauration.

Valoriser les « bons élèves » ?

Contrairement à ce que le représentant de la plus grosse organisation patronale de la restauration Roland Héguy et le journaliste gastronomique Périco Légasse prétendaient mardi dans une émission sur la chaîne parlementaire LCP, la mise en place d’une telle législation ne consisterait pas à mettre en avant de bons élèves ou à stigmatiser certains restaurateurs au prétexte que ces derniers utiliseraient des plats tous préparés.

Il s’agirait en fait de signaler simplement aux clients la présence ou l’absence dans un plat de produits transformés à l’extérieur du restaurant.

Cette disposition ne garantirait pas la qualité gustative ou l’hygiène des plats servis mais permettrait aux clients de restaurant de savoir que pourraient rentrer dans la composition d’un plat :

  • des additifs chimiques,
  • des épaississants,
  • des stabilisants,
  • des colorants,
  • des agents de sapidité,
  • des dosages en sel, sucre ou gras importants.

La question n’est pas ici d’interdire ou de valoriser certains produits par rapport à d’autres mais d’informer sur leur nature.

La prédiction le 11 octobre à l’AFP d’un « patron d’une chaîne de restaurants qui préfère garder l’anonymat », qui consiste à dire que « ce sera un véritable cataclysme, si les cartes doivent signaler les plats qui n’ont pas été cuisinés sur place ou qui contiennent des produits surgelés », permet de prendre la température du climat qui règne dans le secteur.

Les amendements qui seront déposés et discutés au Sénat ce mercredi pourront-ils influer sur les modalités d’application que le gouvernement précisera en février prochain ?

Les débats parlementaires permettront-ils que 99% des clients de restaurants sachent enfin ce qu’ils mettent en eux et que l’opacité ne soit plus la norme dans un secteur qui permet encore à la France de rayonner dans le monde ?

Les sénateurs feront-ils le choix de défendre vaillamment l’intérêt général de 60 millions de consommateurs ou céderont-ils à une somme de petits intérêts particuliers ?

Propositions pour une plus grade transparence

En avril, j’avais longuement abordé sur Rue89 la transparence dans les assiettes, voici brièvement mes propositions en faveur d’une législation simple que certains parlementaires ont déjà entendu lors d’une avant-première au Palais du Luxembourg le 4 octobre du film « République de la malbouffe ».

Compte tenu de l’impact de l’industrialisation de notre alimentation sur notre métabolisme, espérons que d’autres représentants du peuple comprennent que du point de vue de la santé publique, il y a urgence à éclairer les consommateurs.

1

Distinguer un restaurant qui sert des plats cuisinés

Les restaurateurs réalisant entièrement leurs plats dans leur cuisine à base de produits bruts et frais (les charcuteries, les poissons fumés, les pains et viennoiseries, les condiments et à la rigueur les pâtes sortiraient du champ d’application) pourraient mettre en avant la mention globale « cuisine maison ».

Une première dérogation permettrait l’utilisation de poissons congelés à condition que cela soit signalé. D’ailleurs pour les poissons, il serait bon que l’on sache en plus s’il s’agit de « pêche » ou « d’élevage ».

Une seconde dérogation serait accordée aux restaurateurs qui mettent sous-vide ou congèlent une partie de leurs préparations réalisées selon le principe énoncé ci-dessus à condition de que cela soit signalé sur les cartes.

2

Distinguer un plat dit « fait maison »

Dans tous les cas de figure, sur les cartes de restaurants, un petit pictogramme pourrait être mis en place devant chaque plat pour signaler si le plat est « fait maison » sur place à base de produits bruts et frais et un autre bien distinct qui signalerait aux clients le fait que le plat n’est pas « fait maison » et qu’il peut contenir des additifs chimiques, des épaississants, des stabilisants, des colorants, des agents de sapidité ou des dosages en sel, sucre ou gras importants.

Les clients auraient alors la possibilité de ne pas aller plus loin ou de demander la fiche produit fournie par les prestataires extérieurs que les restaurateurs devraient tenir à disposition.

3

Définir un produit brut et frais

Devrait être considéré comme un produit alimentaire brut et frais tout produit n’ayant pas subi d’ajout chimique ou gustatif, de cuisson ou de congélation. Pour des questions d’hygiène, les légumes peuvent être lavés mais pas épluchés ou taillés. Les viandes et poissons peuvent être en revanche épluchés, déplumés, vidés ou taillés.

L’amendement déposé le 3 octobre par le député UMP Fernand Siré, Art. L. 113-7 :

« Un arrêté conjoint des ministres chargés de la Consommation et de l’Artisanat précise les modalités d’information des consommateurs par les personnes ou entreprises qui transforment ou distribuent des produits alimentaires dans le cadre d’une activité de restauration, permanente ou occasionnelle, sur les conditions d’élaboration des plats qui leur sont proposés. »

MERCI RIVERAINS ! thierry reboud
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  • big némo
    big némo
    charcutier- coiffeur et je m'en (...)
    • Posté à 11h18 le 21/12/2011
    • Internaute 86763
      charcutier- coiffeur et je m'en (...)

    ça serait bien, et a y etre on pourrait etendre ça aux boulangerie , celle qui font leur pain le matin, celle qui congele les patons, celle qui font eux meme leur viennoiserie....

    • thierry reboud
      • Posté à 12h22 le 21/12/2011
      • Internaute 20923

      Pour les boulangers, c’est déjà fait avec la loi Raffarin.

      • ring de boxe
        ring de boxe répond à thierry reboud
        jojo
        • Posté à 12h51 le 21/12/2011
        • Internaute 114594
          jojo

        Uniquement pour le pain...

        Pour toute la viennoisserie et la patisserie. Ca peut être de l’industriel (comme souvent chez les boulangers).

         
        • thierry reboud
          • Posté à 13h11 le 21/12/2011
          • Internaute 20923

          Exact : j’avais spontanément dissocié la boulangerie de la pâtisserie.

          • big némo
            big némo répond à thierry reboud
            charcutier- coiffeur et je m'en (...)
            • Posté à 13h26 le 21/12/2011
            • Internaute 86763
              charcutier- coiffeur et je m'en (...)

            j’ai entendu dire que plus de 80% des viennoiseries vendues en boulangerie n’étaient pas fabriqué par les dits boulangers mais juste cuit dans leur four.....

        • emiboot
          emiboot répond à ring de boxe
          No Homs land
          • Posté à 16h31 le 21/12/2011
          • Internaute 81944
            No Homs land

          En général, il suffit de demander. Et puis on sent quand même vite la différence...

          • ammianus
            ammianus répond à emiboot
            Guide de musée
            • Posté à 11h27 le 22/12/2011
            • Internaute 126841
              Guide de musée

            C’est sûr, encore faut-il avoir mangé autre chose que de l’industriel. Petit indice pour les croissants ; s’ils ne sont pas en forme de croissant mais tout droit, ils sont industriels. ^^

            • emiboot
              emiboot répond à ammianus
              No Homs land
              • Posté à 11h46 le 22/12/2011
              • Internaute 81944
                No Homs land

              Savez vous voisin que nous sommes le pays d’Europe (voire du monde) où les consommateurs sont les plus pinailleurs et exigeant au niveau de la qualité du pain et des viennoiseries ?
              Et c’est tant mieux : c’est quand le consommateur est exigeant que l’artisan fait du bon boulot. Après il suffit de gouter une fois un croissant artisanal après une vie de viennoiserie industrielle pour se rendre compte que c’est meilleur... plus fin, plus craquant, plus fondant, plus de goût... bref je ne m’en ferais pas pour les artisans boulangers. Ils ont passé un cap difficile avec l’industrialisation du métier, mais les meilleurs sont toujours là, parce que le consommateur est toujours là.

        5 autres commentaires
    • nono le simplet
      nono le simplet répond à big némo
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)
      • Posté à 15h23 le 21/12/2011
      • Internaute 9767
        nihil scio nisi scio quod nihil (...)

      mon boulanger pétrit jusqu’en début d’après midi et cuit son pain jusqu’à 17h environ ... et c’est pas lui qui le dit, on le voit faire :)
      ceux qui achètent leur baguette le soir en quittant le boulot ont une baguette aussi fraîche que ceux qui arrivent le matin à l’ouverture !

  • EdkOb
    EdkOb
    la France d'après...
    • Posté à 11h20 le 21/12/2011
    • Internaute 85736
      la France d'après...

    Ce matin, la langue de bois du sous-ministre au commerce (etc...), sur France-Inter, au sujet d’une signalétique sur les cartes, est bien la preuve que les lobbies vont l’emporter sur les restaurateurs qui cuisinent.

    Je me demande ce qu’il risque de se produire, si des restaurateurs qui cuisinent maison décident d’adopter sur leurs cartes une signalétique pour informer les clients ?

    Comme il n’y a rien à attendre de ce gouvernement, comme les lobbies ne vont pas disparaître après la présidentielle, comme je ne suis pas du tout persuadé que si la gauche (oui, je sais, le PS) l’emporte, cela va changer quelque chose.... alors je suppose qu’il va falloir que des cuisiniers prennent l’initiative.

    Alors, à vos fourneaux ; -)))

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 11h26 le 21/12/2011
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Faudrait interdire les plats préparés en usine, aussi bien au restaurant qu’au supermarché.

    Signaler les plats préparés, les ogm, les huiles hydrogénées ou l’aspartame, ça va cinq minutes.

    Il ne faut que de vrais restaurants, y compris et surtout comme cantines scolaires et hospitalières.

    • Pi.K
      Pi.K répond à Autist Reading -
      Vilain Parisien
      • Posté à 12h09 le 21/12/2011
      • Internaute 105016
        Vilain Parisien

      Le problème — mais je pense que nous serons au moins partiellement d’accord sur les réponses à y apporter — est que, dans l’état actuel des choses, cela engendrerait probablement des surcoûts. Reste à savoir dans quelle mesure ils sont justifiés ; toujours est-il qu’il existe le plus souvent des différences de prix assez notables entre des brasseries/restaurants « préparés » et les mêmes « frais ».

      Et je ne sais pas pour vous, mais j’ai beau être une caricature de petit bourgeois parisien (avec une notion un peu décalée de ce qui est cher), bah... aller uniquement dans des restaus « frais », je ne peux pas. Ma bourse ne peut pas suivre, ou alors très ponctuellement. Et je doute que beaucoup de gens soient prêts à assumer les coûts supplémentaires, au moins en l’état actuel des choses.

      Mais, me direz-vous, si c’est l’état actuel des choses qui bloque, changeons-le ! Mettons que vous me disiez cela, je répondrai que je suis bien d’accord, et je pense aussi que nous jugerons que cela engage plus que les restaurants. En amont, il y a de toute évidence des modes de production à revoir : réussir à combiner prix accessibles, production en grandes quantités et qualité supérieure pour rendre la bonne bouffe (bonne au sens « frais, préparée dans les règles de l’art, etc. », pas forcément la bouffe de luxe pour milliardaire bling-bling à Rolex-avant-50-ans) accessible à tout le monde dans les cantines, restaurants et compagnie.

      Je suppose que nous serons d’accord sur un autre point : une telle mutation engage aussi une lutte assez forte contre les inégalités sociales et économiques et contre la pauvreté. La bouffe industrielle, sous vide et compagnie, c’est assez largement la bouffe de ceux qui ne peuvent pas se payer L’Arpège ou Le Meurice. Et pour rendre la nourriture de qualité accessible à tous, il faut aussi que tout le monde ait de quoi se la payer.

      • Autist Reading -
        Autist Reading - répond à Pi.K
        In enculo cum vibro
        • Posté à 12h53 le 21/12/2011
        • Internaute 73535
          In enculo cum vibro

        Vous supposez fort bien.

        Et je n’ai même pas les moyens d’aller dans des « restos » plats préparés aux ogm et à l’aspartame hydrogénée...

         
        • EdkOb
          EdkOb répond à Autist Reading -
          la France d'après...
          • Posté à 13h19 le 21/12/2011
          • Internaute 85736
            la France d'après...

          Le poids des lobbies est immense, et les coûts qui y sont liés font grimper la facture, y compris écologique.

          Pourtant, des cantines scolaires se mettent doucement au bio, sans surcoût excessifs.
          Il faudrait un mouvement massif des élus municipaux pour favoriser le bio dans les cantines, pour relancer cette filière.
          Du coup, les cuisiniers des cantines retrouvent le chemin du « fait maison », comme ceux de ce village dans la Drôme, du docu « nos enfants nous accuseront ».

      • zeek
        zeek répond à Pi.K
        dubitative
        • Posté à 13h04 le 21/12/2011
        • Internaute 85764
          dubitative

        Je ne suis pas vraiment d’accord !
        « Qualité » n’est as synonyme de « cher ».

        Je sais que vous n’allez pas me croire, vous avez l’air tellement convaincu de cette fatalité.
        C’est pourquoi j’ai justement des exemples précis.

        En cette période hivernale, c’est le moment des raclettes, le fameux jambon espagnol Serrano règne en maître dans les caddies de supermarchés.
        Alors, lequel choisir ? c’est cherrrrrrrr. Allez on prend le premier prix, la marque du magasin. Ce Serrano qui n’a plus rien d’un jambon, même pas le goût, mouillé ou trop sec, rempli de sucre et colorants pour lui redonner un semblant de caractère. Inutile de mettre plus cher dans ces marques qui se revendiquent « producteurs du sud ouest », c’est la même chose, en plus cher, c’est tout !
        Et si je vous dis que pas loin de chez moi, dans le 18e, il y a une charcuterie espagnole qui fait du Serrano à 19,90 euro le kilo ?
        Les produits viennent directement d’Espagne, les jambons sèchent au plafond. A ce prix là, avec 3 euros, vous avez 10 tranches !
        Si vous ne me croyiez pas, allez y, goûtez, payez. Vous y reviendrez.
        Et des exemples comme ça j’en ai à la pelle.

        Tout est une question de volonté, les gens préfèrent la facilité.

        C’est la même chose pour les restaurants.
        A partir du moment ou manger des surgelés hors de prix au restaurant vous convient, bien idiot serait le restaurateur qui propose de la qualité à moindre coût. Parce que, ne l’oublions pas (et les restaurateurs eux-même vous le dirons) le but de la majorité d’entre eux n’est pas de faire de la qualité, mais du PROFIT.

        Combien de fois je suis allée dans des brasseries parisiennes, où on constate que, comme nous, le voisin n’a pas l’air de trouver son assiette convenable pour le prix. Mais, le parisien bobo-blasé répondra quand même « oui, oui » à la banale question du serveur : « ça a été ? ».
        Et si on a le malheur de répondre « non », le serveur vous dévisage incrédule... Faisant semblant de ne pas comprendre pourquoi vous trouvez ça trop cher 15 euros pour un hamburger et des patatoes qui sentent le congelé à 10m.

        Ce n’est donc pas une question d’argent, mais bien de volonté.
        Les bonnes brasseries qui font un effort pour cuisiner des produits frais, (au même prix que les autres brasseries, voire moins), ça existe, il faut simplement prendre le temps de les chercher.
        De même pour les produits de consommation courante, il faut simplement les chercher.

        Certes, ne cherchez pas dans vos supermarchés, vous n’y trouverez pas grand chose de qualité ! mais ouvrez l’œil lorsque vous traversez cette rue pas loin de chez vous, remplie de petit commerçants...
        ça change la vie, vous verrez !

        Avis aux amateurs et arrêtez la fatalité, c’est tellement ridiculement parisien...

         
        • geff
          geff répond à zeek
          www.ecapote.com
          • Posté à 16h03 le 21/12/2011
          • Internaute 17855
            www.ecapote.com

          donne moi l’adresse de ta charcuterie !
           ;)

          • JFR77
            JFR77 répond à geff
            Ingénieur informatique
            • Posté à 10h37 le 22/12/2011
            • Internaute 131967
              Ingénieur informatique

            Moi aussi je veux l’adresse SVP !

            • zeek
              zeek répond à JFR77
              dubitative
              • Posté à 16h01 le 23/12/2011
              • Internaute 85764
                dubitative

              Sol y Vino, rue Legendre
              Métro La Fourche/Guy Moquet

        • Pi.K
          Pi.K répond à zeek
          Vilain Parisien
          • Posté à 17h21 le 21/12/2011
          • Internaute 105016
            Vilain Parisien

          Attention, je ne dis pas que la qualité se paie forcément au prix fort. Bon, c’est le cas dans mon quartier — mon boucher me coûte une fortune, mon fromager c’est pire —, mais je sais qu’il existe des choses très bonnes à des prix parfaitement acceptables.

          Le malheur est qu’elles ne se trouvent pas en quantité suffisante pour satisfaire tout le monde : si tout Paris venait chez votre charcutier, il y aurait sans doute beaucoup de déçus, pour la bête raison que le bon jambon n’a pas l’amabilité de tomber du ciel sur commande.

          • zeek
            zeek répond à Pi.K
            dubitative
            • Posté à 15h45 le 23/12/2011
            • Internaute 85764
              dubitative

            Votre logique est complètement contraire au principe de l’offre et la demande, qui régit tous les marchés actuels...
            Lorsqu’il y a une demande du consommateur, l’offre s’accroit ! C’est comme ça que fonctionne l’économie de nos jours.
            Et je ne vous apprendrais sans doute rien en vous disant que plus la demande est forte, plus les prix baissent...
            Votre raisonnement n’est donc valable que dans un quartier où les gens sont prêt à payer un prix astronomique pour avoir un même produit qui sera moins cher ailleurs. [D’où l’emploi du terme « bobo » pour répondre à un autre commentaire.]
            En effet beaucoup de gens considèrent, à tort, que le prix fort induit la qualité. Raisonnement totalement faux.
            C’est d’ailleurs pourquoi beaucoup de commerçants affichent volontairement des prix forts pour donner l’illusion d’une certaine qualité.

        • soutenable lourdeur du néant
          • Posté à 18h14 le 21/12/2011
          • Internaute 134590

           ? ? ?

          Je ne suis ni bobo (quoique... ça veut dire quoi6), ni parisienne, mais je trouve que cette manie de manipuler ces deux mots comme des insultes à tort et à travers est un peu con (scusez du terme).

          Depuis quand le fait d’être résigné est-il « bobo » ? Les classes populaires ne peuvent-elles pas, elles non plus, être résignées ?
          n’y a-t-il qu,à paris qu’on bouffe de la mouise ?

          Venez en province, je vais vous en montrer, des restaus pourris et trop chers. À la pelle...

          Bref...

          PS : pour le reste, on est d’accord.

          • zeek
            zeek répond à soutenable lourdeur du néant
            dubitative
            • Posté à 16h00 le 23/12/2011
            • Internaute 85764
              dubitative

            Pour se plaindre de la qualité de certains restaurants et continuer à la fréquenter, il faut en avoir les moyens.

            C’est pourquoi j’évoquais les bobos (bourgeois bohème), Pi.K se revendiquant lui même « bourgeois parisien ».

            Paris n’a pas le monopole des bons comme des mauvais restaurants, je suis tout à fait d’accord avec vous.
            Simplement, plus la destination est touristique, plus la tentation de faire du profit facilement est grande.

            • soutenable lourdeur du néant
              • Posté à 16h05 le 23/12/2011
              • Internaute 134590

              ben, à côté de chez moi, un restau portguais où je vais depuis des lustres, 12 euros pour un menu complet, avec du vin... et les plats sont cuisinés sur place et à partir d’aliments frais. Si on veut éviter les trucs tout préparés (ils ne s’en cachent pas, d’ailleurs), on prend la salade au lieu du pâté en croûte pour l’entrée, et le flan au lieu de la glace en dessert...

              C’est possible de manger bien pour pas trop cher...

        8 autres commentaires
      • fabien2b
        fabien2b répond à Pi.K
        Contrediseur chronique
        • Posté à 15h29 le 22/12/2011
        • Internaute 118140
          Contrediseur chronique

        Un prix élevé ne garantit pas de trouver des produits frais, je prend pour exemple les fast food bien connus, les prix sont ils justifiés ? Combien coûte un steack et des frites fraîches ? ...A Marseille l’Authentique propose des produits frais pour des prix équivalents, allez donc y faire un tour rond point castellane juste en face du quick ^^

  • PaulTron
    PaulTron
    Ce champ sera visible par tous (...)
    • Posté à 12h05 le 21/12/2011
    • Internaute 168564
      Ce champ sera visible par tous (...)

    si les indications sont aussi lisibles que dans les supermarchés, et ce sera le cas, autant ne rien faire, car ce sera tellement clair, que personne ne s’en souciera.
    De toute façon aucune loi de ce gouvernement ne servira l’intérêt général. Il est donc inutile de pérorer sur le sujet, il faudra abolir, comme tous les autres lois, lors de l’alternative prochaine pour entamer un vrai débat.

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 12h30 le 21/12/2011
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    Que mangez-vous au restaurant ? Un amendement pour la confiance

    Je n’y vais pas c’est trop cher pour de la daube que l’on se cuisine 10X moins cher

    • EdkOb
      EdkOb répond à zygzornifle
      la France d'après...
      • Posté à 13h26 le 21/12/2011
      • Internaute 85736
        la France d'après...

      J’adore aller au restaurant.
      J’y vais rarement.
      Question de fric.
      Cependant, quand j’y vais, je veux manger quelque chose que je n’ai pas l’occasion de faire moi-même - que je ne sais pas cuisiner, (et pourtant, je cuisine pas trop mal) et qui est réellement cuisiné avant d’être servi.

      Bref, je n’irais pas manger un steack / purée (encore que, question purée, j’ai appris 2 ou 3 trucs d’un cuisinier que j’ai repris à mon compte et mes invités se régalent). Parfois aussi, les mets les plus banals sont tout simplement réinventés par des cuisiniers, c’est à la fois un métier et une passion.

      Zut, je fais du hors-sujet.

      • zygzornifle
        zygzornifle répond à EdkOb
        Poussière d'étoiles
        • Posté à 14h36 le 21/12/2011
        • Internaute 160367
          Poussière d'étoiles

        Bref, je n’irais pas manger un steack / purée (encore que, question purée, j’ai appris 2 ou 3 trucs d’un cuisinier que j’ai repris à mon compte et mes invités se régalent). Parfois aussi, les mets les plus banals sont tout simplement réinventés par des cuisiniers, c’est à la fois un métier et une passion.

        Zut, je fais du hors-sujet.
        le hors sujet est des fois plus intéressant et marrant que le sujet
        si tu as des trucs pour la purée envoie (si tu le veux bien sur) je suis sur que pas mal de monde sera intéressé

         
        • EdkOb
          EdkOb répond à zygzornifle
          la France d'après...
          • Posté à 23h29 le 21/12/2011
          • Internaute 85736
            la France d'après...

          Ail.
          Et au pluriel « aulx ».

          Je fais cuire (dans de l’eau salée) les patates à purée avec de l’ail (une tête entière décortiquée) Environ 20 mn.

          Et, cerise sur le gâteau, je fais un mélange patate et patates douces (même cuisson que les patates).

          J’utilise un pilon. Pour écraser le mélange patates + patates douces + ails + lait + crème fraiche + beurre.

          Sel, poivre, muscade.

          Dans un plat en terre cuite, au four. Chapelure faite maison.

          Il est possible d’ajouter un filet d’huile. D’olive.

          Ou de noix, mais seulement pour napper la purée sortie du four : l’huile de noix ne doit jamais être chauffée.

          Cette purée (un peu sucrée) accompagne des milliers de plats.

          Voilà.

          edit : j’écris sous le contrôle d’un chef, mais même pas peur ; -)))

          • zygzornifle
            zygzornifle répond à EdkOb
            Poussière d'étoiles
            • Posté à 08h28 le 22/12/2011
            • Internaute 160367
              Poussière d'étoiles

            super je teste après les fetes

        2 autres commentaires
  • trouble fêtes
    trouble fêtes
    aconforme
    • Posté à 13h52 le 21/12/2011
    • Internaute 156689
      aconforme

    Quand l’honnêteté disparaît, ON (l’anonyme crapuleux) installe des amendements.
    Sans honnêteté, quoi que ce soit même amendé : pas de confiance !
    D’ailleurs et d’ici...
    « –- Oui, oui il faut croire au crédit et rendre crédible croire. Oui, oui il faut croire que je suis crédible, moi, moi, moi, je , je ,je... »
    Ouf ! ! ! Comme d’habitude, les mots restent souverains. Croire ? Crédule ou crédible. Patatrac ! Boumbadaboum ! CREDIBLE : qui peut être cru, que c’est bon d’y croire, que ça lui fait du bien que nous croyons en lui. Même la moins roborative définition - crédible : à qui l’on peut faire crédit – ne parvient plus à enlever, très soudain, beaucoup beaucoup d’attrait à ce mot « croire ». Retournement de situation. « J’ai besoin que l’on croit en moi », fuse de milliards de têtes. Dès que la personne est directement concernée, vous savez, elle affûte ses convictions. CROIRE. Cela devient important alors de pouvoir croire et même, carrément, de croire en direct... sans besoin de la prise d’otages par amendements.

  • alpha3
    alpha3
    france
    • Posté à 14h05 le 21/12/2011
    • Internaute 101411
      france

    Pour eviter les surcouts c’est tres simple
    TVA 5.5 (enfin 7, ) pou rles restaurateur (ou les plats maison) et 19.6 pour les autres, du coup meme pas la peine de mettre un logo devant chaque plat, y’a qu’a mettre le taux de tva.

    Ca permettra
    1) de ne pas renier la parole sur la baisse de la tva dans la restauration (qui nest pas le rechauffage de produit industriel)
    2) de favoriser l’emploi en cuisine
    3) que le consommateur sache a quoi s’en tenir

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 14h43 le 21/12/2011
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    Que mangez-vous au restaurant ?
    Cuisinier c’est l’art d’accommoder les restes.......
    Hormis certains en haut de gamme (assez rare et très cher pour les bonnes adresses voir l’Élysée)
    Les autres on les voit le matin tôt chez Metro acheter des grosses boites de conserves, du surgelé et de la sauce en bidon et vas y roule ma poule et ce n’est pas que du resto bas de gamme qui y vas......
    Il suffit de regarder leurs poubelles au matin (il y a eu un reportage édifiant la dessus il y a quelque temps ou l’équipe de reporters faisait les poubelles)

  • nono le simplet
    nono le simplet
    nihil scio nisi scio quod nihil (...)
    • Posté à 15h16 le 21/12/2011
    • Internaute 9767
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)

    passé une fois par les cuisines d’un « restaurant » de la côte d’azur, j’ai vu les bidons de 20l de « sauce poivre », « soupe de poisson », « vinaigrette », ... bien alignés avec un bouton pressoir ...
    ça m’a donné envie de manger juste une salade avec un filet d’huile, et encore ...

  • emiboot
    emiboot
    No Homs land
    • Posté à 16h25 le 21/12/2011
    • Internaute 81944
      No Homs land

    Xavier, toujours à contre courant pour une meilleure restauration :)
    J’ai une remarque : plutôt que sur la carte, faire une carte annexe ou un affichage dans la salle - charte graphique au choix - pour renseigner le client et lui donner des trucs à lire en attendant sa commande, etc.
    Un picto extérieur genre ’ici ou vous dit tout de votre assiette’ pourrait être un plus.
    On vient aussi au restaurant parce qu’on fait confiance aux chefs, pour nous surprendre, pour nous changer. C’est sûr qu’avec 80% de ce qui est sur le menu en plat tout prêts, ça tue l’envie, même en speed à midi. C’est un critère supplémentaire pour choisir entre la brasserie de l’angle ou celle 20 mètre plus loin. Mais donner à lire une carte trop informative et donc touffue, ça tue aussi l’envie.
    Mais quoi qu’il en soit, tous ceux qui font du produits de qualité ont à y gagner, c’est évident. Ils sont une minorité, c’est évident aussi.
    Désolée de constater que si une majorité de ces chefs d’entreprises sont contre, c’est qu’ils savent à quel point ils sont ancrés dans une optique de cantine scolaire. Et au final, aux clients de faire le tri.

    • Xavier Denamur
      Xavier Denamur répond à emiboot
      Auteur(e) de l'article Restaurateur
      • Posté à 19h24 le 21/12/2011
      • Internaute 48550
        Restaurateur

      Bonne analyse et bonnes propositions. Pour ton information, mes clients conservent souvent mes menus au début du repas pour lire ma prose que tu peux imaginer à contre courant d’un mouvement profond comme l’avait dit Christine Lagarde en parlant d’un individu ayant perturbé son plan comme un fameux 1er juillet 2009... C’est dans le film République de la malbouffe que je sors en partenariat avec Rue89 le 1 er février 2012. Lors des projections en salles où je t’invite, il y aura du vrai débat maison , je te le garantis. Lien

  • Philippe Leclercq
    Philippe Leclercq
    dilettante
    • Posté à 16h28 le 21/12/2011
    • Internaute 64790
      dilettante

    J’ai toujours prétendu que le métier de restaurateur comportait une part d’éducation de la clientèle : ça fait partie de la transmission du savoir.
    Ce savoir est aujourd’hui combattu d’une part par les règles « d’hygiène » absconses, et par l’ignorance crasse générale de la chalandise.
    Un restaurateur ne peut plus faire ses fonds, ses sauces, il doit mettre les œufs en chambre froide et même la mayonnaise ( ?), le beurre clarifié est banni des cuisines, on ne peut plus faire rassir la viande (alors qu’on sait bien qu’une pièce de boeuf doit avoir au moins 21 jours de frigos pour être consommable !), et on se soucie bien plus des dates de péremption que de la qualité du produit !
    A côté de ça, la clientèle consomme en général... Ce qu’elle peut consommer chez elle : de la viande tranchée, principalement. Ça m’a toujours paru invraisemblable d’aller manger une entrecôte au restaurant !
    Cette même clientèle n’a pas même assez de bon sens pour déduire qu’un restaurant de quartier proposant plus de 3 ou 4 plats à la carte sert forcément de la conserve ou du surgelé ! Même chose pour la saisonnalité : des coquilles St Jacques au mois de juin, ça n’étonne personne !

    Les consommateurs auraient tout à gagner à une règlementation concernant les appellations et le mode de préparation.
    Les restaurateurs aussi.
    Après tout, le métier de cuisinier, à la différence entre autres de celui de rôtisseur, est bien de transformer des aliments de base, pour générer la valeur ajoutée qui rémunère son travail ?
    Parce que, franchement, entre un bête tournedos et un parfait de queue de boeuf, il y a un monde !
    On cuisine avec sa tête, son coeur et ses couilles. Pas avec un ouvre-boîte !

    Au passage, il faudrait ouvrir une pétition pour la réédition en un volume des trois ouvrages de référence de la cuisine en tant qu’art et histoire : Le manuel de l’amphytrion, La Physiologie du goût, et Le mangeur du XIXème siécle.
    Avec Le viandier en prime, ça ne peut pas faire de mal...

    • Xavier Denamur
      Xavier Denamur répond à Philippe Leclercq
      Auteur(e) de l'article Restaurateur
      • Posté à 19h31 le 21/12/2011
      • Internaute 48550
        Restaurateur

      Compte tenu de vos propos éclairant et éclairés, le 1 er février venez débattre dans les salles où sera projeté le film République de la malbouffe que je viens de produire. Les dates des projections seront en ligne sur le site vers le 20 janvier. En attendant, un trailer et quelques bonnes informations devraient vous mettre en bouche. Bon appétit.
      Lien

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 17h27 le 21/12/2011
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    t’es maboule ou quoi ? ? pourquoi je vais payer un restaut

    j’ai juste a aller dans un hyper ou super, j’ai la mème chose qu’au restaut

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 17h47 le 21/12/2011
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    « des plats-maison assemblés à partir de préparations industrielles sans que les clients aient la possibilité de le savoir. »
    Mais si je le sais, ça brisera mon rêve de penser que certains restos sont vachement bons et que les plats sont fait avec les petites mains du cuistot : D
    Quoi que dans certains cas, le gout est tellement standardisé et pas terrible qu’on a pas besoin de le demander ...

    « Pour des questions d’hygiène, les légumes peuvent être lavés mais pas épluchés ou taillés. »
    Uh ? Heu je préfère largement qu’on épluche mes patates et mes frites découpées.... Ah non pardon, épluchés et coupés avant d’arriver dans la cuisine du resto : D

    Enfin si l’idée est bonne, je trouve néanmoins dommage d’obliger à mettre des logos sur une carte dont le design pourrait s’en trouver dénaturer.
    Une simple annotation ’fait maison » serait suffisante.

    • soutenable lourdeur du néant
      • Posté à 18h09 le 21/12/2011
      • Internaute 134590

      malheureusement, une simple annotation, c’est souvent la porte ouverte au mensonge : exemple, votre « fait maison » pourrait ne signifier que le fait que 30% du plat ait été fait à partir d’ingrédients bruts, « naturels ».

      Il faut toujours se méfier des labels. C’est pour ça que rien ne battra l’obligation de mettre la liste complète des ingrédients quelque part : ça, ça ne trompe pas...

       ; -)

      • jerom5a
        jerom5a répond à soutenable lourdeur du néant
        étudiant ingénieur
        • Posté à 16h33 le 22/12/2011
        • Internaute 73955
          étudiant ingénieur

        C’est clair ! Un amendement par-ci, un autre par-là, et hop, la loi est bouclée ! Et on pourra continuer à servir du cassoulet en boite micro-ondé « maison » pour peu qu’on lui ai ajouté un brin de persil par dessus pour lui donner un aspect plus comestible !
        Sans blague, c’est une super idée. Mais il y aura jamais les contrôles pour assurer qu’il n’y a pas de tricherie (déjà pour l’hygiène yen a pas assez). Et puis ya les amendements...

    • Xavier Denamur
      Xavier Denamur répond à Keldan
      Auteur(e) de l'article Restaurateur
      • Posté à 19h38 le 21/12/2011
      • Internaute 48550
        Restaurateur

      Même si j’affiche depuis longtemps sur mes cartes « Le vrai fait maison » , des beaux logos bien exécutés par un graphiste patenté, chacun son métier, ne viendraient pas pourrir mes menus. D’ailleurs, j’en déjà un que j’avais mis en ligne sur ma précédente tribune où j’abordais cette thématique Lien

  • soutenable lourdeur du néant
    • Posté à 18h05 le 21/12/2011
    • Internaute 134590

    Quel scandale ! À l’heure où l’étiquettage des produits alimentaire est devenu une évidence, on voudrait obliger nos chers restaurateurs (la profession la plus honnête au monde, c’est bien connu), à ne plus nous refourguer de la merde avec assez de gouaille pour tenter de nous faire croire que c’est la recette à Mamie ?

    Mais que deviendront les plats dégueus et les gastros du lendemain, si on est obligé de dire aux clients toute la merde qu’on touille dans nos cuisines ! ! !

    Tout se perd !

    Bref. Pour ma part, ça fait longtemps que je ne fous plus les pieds au resto : pour ces exactes raisons. Je suis pas conne au point de me faire bullshiter et de dire amen à un escroc alors que je n’ai aucun moyen de vérifier...

  • MOJO JOJO
    MOJO JOJO
    hell's angel et bandidos
    • Posté à 18h20 le 21/12/2011
    • Internaute 170253
      hell's angel et bandidos

    A QUAND LA LOI POUR ALLER CHIEZ MOULER. ZAPPONS LES GRANDES CHAINES DE RESTAURATIONS. WAKE UP

  • pemmore
    pemmore
    geek
    • Posté à 19h54 le 21/12/2011
    • Internaute 121073
      geek

    La solution est relativement simple pour tout produit acheté fini ,pas de récupération de tva s’ils veulent garder une tva à 5,5% ,ils seraient très intéressés à cuisiner du frais.
    Pour le poisson vaut mieux du poisson congelé que d’élevage.

  • 22decembre
    22decembre
    Social-libéral... C'est pas (...)
    • Posté à 20h27 le 21/12/2011
    • Internaute 137595
      Social-libéral... C'est pas (...)

    À l’auteur de l’article : vous êtes restaurateur, avez-vous mis en place ce que vous proposez ?

    Vous pouvez marquer sur une ardoise les choses qui changent d’un jour sur l’autre. Le faîtes-vous ?
    Vous pouvez faire certains plats devant le client, le faîtes-vous ? J’ai mangé un jour dans une pizzaria où on voit le pizzaïolo étaler la pâte et mettre sa tomate et ses légumes, c’est presque mieux que de la manger !

    • Xavier Denamur
      Xavier Denamur répond à 22decembre
      Auteur(e) de l'article Restaurateur
      • Posté à 08h00 le 22/12/2011
      • Internaute 48550
        Restaurateur

      Bonjour,

      Naturellement, j’applique à mes affaires ce que je préconise. Je ne travaille que des produits bruts et frais et quand c’est possible du bio, local et de saison.
      Chaque jour sur l’ardoise nos suggestions du jour sont affichées où l’on stipule si les légumes sont bio (de la ferme cueilli le matin et servi le soir ou le lendemain) ou pas (adresses de nos fournisseurs aux dos de la cartes) , provenance de nos viandes etc... SI vous désirez voir ma carte en PDF , envoyez moi votre mail à xavier@cafeine.com
      Pour faire les plats devant le client, nos cuisines ne sont pas vraiment ouvertes mais mes chefs ( l’un à plus de 20 ans de maison, l’autre 10 bientôt) montrent régulièrement à des clients curieux comment ils font leurs recettes à partir du passe plat où ils ont une vu sur la salle. Dans ma première affaire, on peut sans difficulté observer le chef bosser de l’extérieur de la cuisine.
      Le 7 janvier prochain, sur W9 passera à 20H30 un reportage « Panique en cuisine » où plusieurs séquences ont été tournées chez moi.
      Sinon le film que je viens de produire vous éclairera sur la cohérence entre mon discours et mes actes. Lien

  • Illuminati
    Illuminati
    insurgé
    • Posté à 22h11 le 21/12/2011
    • Internaute 63113
      insurgé

    ÉNORME ! Une loi UMP utile, éthique et contre les dérives des industriels ?

    Passera jamais.

    • Xavier Denamur
      Xavier Denamur répond à Illuminati
      Auteur(e) de l'article Restaurateur
      • Posté à 08h02 le 22/12/2011
      • Internaute 48550
        Restaurateur

      On peut avoir de grosses craintes à ce sujet, ce n’est pas pour autant qu’il faille lâcher l’affaire.

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