Sauver la France 19/12/2011 à 18h38

J'ai essayé d'acheter français, je suis presque ruinée

Zineb Dryef | Journaliste Rue89

Rue89 a voulu prendre François Bayrou au pied de la lettre et, pendant une semaine, favoriser le « made in France », du poulet à l’ampoule en passant par les collants.


Des sabots made in France (Audrey Cerdan/Rue89)

Cet été, ma tentative de rembourser la dette en donnant un peu d’argent à l’Etat a malheureusement tourné court, et voilà que la France risque de perdre son triple AAA.

Pour éviter que la situation ne se dégrade davantage, j’ai décidé de consommer responsable en respectant ce mantra un peu culpabilisateur, relancé par François Bayrou, et occupant désormais tout le débat public : « Achetez Français ! »

« Mais bien sûr ! », ont renchéri Nicolas Sarkozy et son ancien ministre Yves Jégo, qui se targuent d’avoir eu l’idée les premiers – une idée vieille de cinquante ans.

Les sites « Made in France »

On ne compte plus les sites spécialisés dans le recensement des produits fabriqués en France, parmi lesquels :

Si un label « Origine France Garantie » existe, il ne concerne qu’une quinzaine d’entreprises, autant dire rien.

Je m’en remets donc à Google. L’examen sommaire des premières réponses à la requête « made in France » permet de tirer trois conclusions (non définitives mais tout aussi sommaires) :

  • le made in France souffre d’anachronisme, les packagings font poussiéreux, pas très contemporains (un peu comme acheter du bio à La Vie Claire) ;
  • le made in France est encore un peu chauvin – les sites ressemblent à des blogs de frontistes ;
  • le made in France est plus courant qu’on ne le croit – ces sites ont établi des listes importantes de « produits français ».

Pour acheter français, je ne me suis pas appuyée sur ces listes (trop facile). J’ai préféré aller de commerce en commerce pour repérer les produits fabriqués en France. Cette dernière méthode ayant l’avantage de faire parler les commerçants.

Au bout d’une semaine, je me suis aperçue que comme pour les voitures, la plupart des produits dits « made in France » sont en réalité un assemblage de pièces d’origines diverses. La difficulté du « consommer français » réside dans l’impossibilité pour le consommateur de retracer l’origine de toutes les composantes d’un produit.

Ma maison : chronophage

Et ma tasse ? Elle vient d’où ma tasse ? De Chine. Ma théière ? De Chine. Mes couverts ? Pareil. Mon mug ? Ah, ouf ! Il est français. Et il coûte 25 euros.

J’ai besoin d’ampoules. J’en ai marre de retourner les produits dans tous les sens pour trouver le « made in » qui n’y est que rarement. Je m’en remets à nouveau à Google. Sur le site de Phillips, je découvre qu’il y a près de dix usines en France. De fabrication d’ampoules.

Au supermarché, je vérifie quand même : « made in Poland ». Je pense à une erreur. J’en prends une seconde : « made in China ». J’ai plus de lumière, j’achète étranger, tant pis. Premier échec.

Pour le bricolage, le « made in » suivi d’un pays asiatique est majoritaire. Quelques surprises. Au rayon « clous » où jamais les provenances ne sont indiquées, j’ai acheté des punaises fabriquées par la « clouterie française » – je suppute qu’elles sont françaises.

Contrairement à une idée reçue, il existe bien de l’électroménager français, mais il est plus cher. Un confrère de La Dépêche qui a eu la même idée ruineuse que moi écrit :

« Entre une machine à laver Brandt polonaise à 499 euros et une française à 600 euros, le choix est vite fait. »

Etre belle : coûteux

Beaucoup plus que l’alimentaire, le « made in France » d’un produit de beauté est un vrai argument de vente.

Les produits de supermarché sont souvent fabriqués en Allemagne ou au Royaume-Uni. A l’exception des produits L’Oréal, les marques françaises sont davantage représentées en pharmacie ou dans les corners un peu « luxe » des grands magasins (ou spécialisés).

Comme je n’ai besoin de rien cette semaine (je ne vais pas m’acheter des nouveaux savons uniquement pour un reportage), je fais un petit inventaire dans ma salle de bain.

Quand j’ai fini, je me dis que si François Bayrou passait par là, il me tiendrait pour responsable de la désindustrialisation de la France :

  • brosse à dents chinoise ;
  • dentifrice italien ;
  • dentifrice néerlandais ;
  • tampons hongrois (tous les tampons sont hongrois d’ailleurs) ;
  • vernis américain ;
  • crèmes belge et allemande ;
  • démaquillant anglais ;
  • papier toilette, coton et coton-tiges européens (« made in EU ») ;
  • déo bio thaïlandais (oui, c’est vrai) ;
  • baume pour les lèvres anglais ;
  • shampoing américain ;
  • crème pour les cheveux anglaise ;
  • éponge italienne...

Mes produits français sont ceux qui m’ont coûté le plus cher, mais je les aime : maquillage, parfum, savons (de Marseille), crème.

Manger : facile

Sur la plupart des produits vendus en grande surface, il n’est pas du tout indiqué sa provenance. On trouvera parfois « made in France » ou « fabriqué en France » qui signifie qu’à 69%, votre produit a bien été assemblé en France. La mention « élaboré en France » indique que le produit a été fabriqué dans un atelier de production situé en France mais que les ingrédients ne sont pas forcément tous d’origine française. Sur une journée, j’ai essayé de déterminer l’origine de mes repas et de mes courses.

Petit déjeuner

  • café : d’après un site « made in France », ma machine Nespresso est française, les capsules aussi mais le café est étranger ;
  • thé : il est évidemment étranger ;
  • sucre : « Saint-Louis ». L’entreprise est on ne peut plus française mais rien sur l’emballage – si ce n’est le nom – ne permet de déterminer l’origine. Pourtant, il s’agit bien d’une entreprise française, installée en France. A l’usine d’Etrepagny (dans l’Eure), on transforme des betteraves provenant des régions alentours ;
  • pain : « La France est un grand producteur de farine, mademoiselle. Votre pain est français », me répond la boulangère.

Viandes

Elles sont parfois chères à l’achat lorsqu’elles sont produites en France, plutôt qu’en Europe. Leur origine doit être affichée. Ce mardi, je suis à Meyssac, en Corrèze. Je demande au boucher la provenance de ses viandes. Il est surpris :

« Les gens viennent ici parce que c’est du produit régional !

– Mais c’est cher, non ?

– Ah, au supermarché ce n’est pas les mêmes prix. Mais ce n’est pas non plus le même produit. »

La grande surface du coin propose des viandes d’origines française et européenne. On compare les prix :

  • côte de veau découverte : 27,26 euros le kilo en boucherie contre 18,20 euros en grande surface ;
  • poulet fermier : 14,60 euros contre 10,60 euros ;
  • escalope de poulet : 19,22 euros le kilos contre 9,95 euros.

Sinon, les produits « français » vendus uniquement en boucherie (des conserves, de la purée, des moutardes, etc.) vantés par le boucher coûtent en moyenne 30 à 40 centimes de plus que ceux vendus dans un supermarché « moyen » et pas toujours « made in France ».


Chez le boucher à Meyssac (Audrey Cerdan/Rue89)

Fruits et légumes

Sans forcément traîner dans les rayons bios, on trouve des fruits et des légumes français dans toutes les grandes surfaces – y compris (même si un peu moins) dans les low cost. Est-ce vraiment plus cher d’acheter des produits frais français ? Oui et non, puisque ça dépend vraiment des produits.

Dans une étude rapportée par La Croix, je lis que le « kilo de fraises étrangères est bien moins onéreux que celui de fruits cultivés en France (5,99 euros contre 7,45 euros), tout comme pour la pêche (2,4 euros contre 2,58 euros) mais que la production française est en revanche moins chère en ce qui concerne le kilo de carottes (1,22 euro contre 1,45 euro), de haricots verts (3,07 euros contre 3,64 euros) ou même de nectarines (2,62 euros contre 2,67 euros). »

Poissons

« Et vos poissons, ils viennent d’où ? » Le poissonnier se marre : on ne lui pose jamais la question. Alors que pour les viandes, l’origine est clairement un gage de qualité, pour le poisson – à l’exception des huitres et du saumon –, peu s’intéressent à l’origine de leur pêche.

Au rayon poisson frais d’une grande surface, sur une vingtaine d’espèces (poissons et crustacés) proposées, seules quatre ou cinq étaient françaises. Je cherche une explication. Elle est simple, le poissonnier me la fournit : les Français consomment énormément de poisson. La pêche étrangère, moins chère, est plébiscitée par les consommateurs « qui ne regardent pas l’origine », me fait-il observer.

M’habiller : très coûteux


Des vraies charentaises (Audrey Cerdan/Rue89)

Certaines marques dont on imagine qu’elles sont forcément 100% françaises (Comptoir des Cotonniers, Zadig et Voltaire, Monoprix, Camaïeu...) sont 100% fabriquées « ailleurs ». Les baskets Springcourt ou Le Coq Sportif, qui affichent un marketing très hexagonal (bandes tricolores...), sont fabriquées en Thaïlande ou en Chine.

Mais prenons les véritables charentaises ou toutes ces pantoufles qu’une commerçante corrézienne m’a présentées. « Tout cela est bien français », mais dieu que c’était laid. En matière de vêtements, le « made in France » connaît donc deux écueils :

  • le luxe : la plupart des vêtements et souliers fabriqués en France sont plus chers que la moyenne ;
  • ou la laideur : le côté terroir appliqué au textile, c’est très vite folklorique. Il reste les espadrilles.

Je trouve des collants fantaisie d’une marque française. Prix : 33 euros. Soit trois fois le prix des Dim, symbole de la délocalisation (roumaine) mais en quantité dans mon placard.

Il faut bien admettre qu’en matière de vêtements, si mes emplettes sont nos emplois, le taux de chômage s’explique.


Des collants français (Audrey Cerdan/Rue89)

Me droguer : jouable

« Bonjour ! Vous avez des cigarettes françaises ?

– Gitanes, Gauloises, Lucky Strike, Pall Mall.

– Ah, tant que ça ?

– Mais non ! Avant, c’était fabriqué en France. Mais là, il n’y a plus rien. »

Ce buraliste, éprouvé par la grève de la distribution, est un peu au désespoir. Au-dessus de sa tête, on aperçoit quand même une réclame pour du tabac du Sud-Ouest. Bref, c’est affreusement dur de fumer français. Autant arrêter. J’arrête.

Et la drogue ? J’appelle Arnaud Aubron, ex-rédacteur en chef de Rue89, désormais aux Inrocks et toujours spécialiste des drogues. Il prépare un dictionnaire et il me confirme que le sujet est sérieux :

« Ça devient de plus en plus risqué de transporter de la drogue alors on essaye de localiser la production. C’est une tendance de fond, on tend à relocaliser du Sud vers le Nord, ce qui est assez exceptionnel dans l’industrie. Si on peut parler d’industrie...

Pour le cannabis, c’est facile, beaucoup de gens produisent eux-même ce qu’ils vont consommer.

On trouve de l’ecstasy fabriquée en France mais c’est plus rare que l’herbe. La cocaïne est distillée dans des labos français. C’est un peu comme pour les voitures ; les pièces sont importées mais assemblées en France, alors on dit qu’elles sont fabriquées en France. »

Il me fait remarquer qu’on se drogue beaucoup avec des médicaments, détournés de leur usage premier : « Et là, c’est du made in France. »


Du tabac made in France (Audrey Cerdan/Rue89)

Informatique, téléphonie

C’est mort. Dans une boutique Orange, le vendeur, consterné par ma question, m’a fait répéter. « Bien sûr que non. » Pareil pour les ordinateurs, les appareils photo, les lecteurs MP3, etc. Tout se passe à l’Est.

Et vous ? Achetez-vous français ? Si oui, pourquoi ?

MERCI RIVERAINS ! Kafé kmao
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  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 18h44 le 19/12/2011
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    y te reste le pinard mon vieux : et ça fait déjà pas mal ! ! !

    • solstice
      solstice répond à jyeden
      pigiste
      • Posté à 18h54 le 19/12/2011
      • Internaute 38451
        pigiste

      Ouep, mais pas du bon car les châteaux bordelais changent de mains en ce moment... La Chine est partout !

      • Penelope Sweetheart
        Penelope Sweetheart répond à solstice
        perplexe
        • Posté à 21h23 le 19/12/2011
        • Internaute 164730
          perplexe

        Déjà que de nombreux château bordelais sont propriétés japonaises.

         
        • blackbear-
          • Posté à 07h51 le 20/12/2011
          • Internaute 117716

          surtout qu’en On peut mettre de « château » àpeut près partout.
          Une arrière cour, négligée avec une carcasse de 2 pattes qui rouille avec quelques poules qui y nichent et c’est un « Château ».
          Les vrais bordelais, par exemple vous en trouverez en Toscane où ils produisent de sacré grands crus et à des prix....

        1 autres commentaires
      • h31nz3
        h31nz3 répond à solstice
        voila
        • Posté à 03h56 le 21/12/2011
        • Internaute 122595
          voila

        « pas du bon », une récente étude a montrer que le vin au nord de la chine avait un meilleur cru que les vins francais...sur les 5 premiers vins, il y’en a 4 venant de chine.

    • fredgg84
      fredgg84 répond à jyeden
      • Posté à 19h27 le 19/12/2011
      • Internaute 92172

      tampons hongrois (tous les tampons sont hongrois d’ailleurs) ;
      Ils ont du cul les hongrois

    • récidiviste
      récidiviste répond à jyeden
      ex papycool
      • Posté à 07h09 le 20/12/2011
      • Internaute 137266
        ex papycool

      J’ai moi aussi comparé chez les prostituéés, et Là aussi, celle qui viennent de l’Est sont moins cher.
      Il faut dire aussi qu’à part quelques marginales, les asiatiques ne se sont pas trop penchés sur la question........

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 18h54 le 19/12/2011
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Je paye même plus en francs de toute façon.

  • solstice
    solstice
    pigiste
    • Posté à 18h53 le 19/12/2011
    • Internaute 38451
      pigiste

    Très marrant : c’est vrai qu’entre Louboutin et l’espadrille, il n’y a pas franchement (j’ai fait exprès) d’entre-deux.

    Mais au-delà du gag, on peut quand même privilégier le local, même en habillement et pour pas cher : vide-greniers et autres friperies vous permettront de donner une seconde vie à un produit qui, même s’il n’a pas été fabriqué dans l’hexagone, ne sera pas détruit en France.

    Après, étudiante créative, je me suis fait mes fringues (pas les jeans mais beaucoup du reste moi-même). Je ne saurais trop conseiller aux jeunes filles de se lancer, quitte à se contenter de customiser des fripes : c’est jouissif quand vous épatez les bourges avec des trucs qui ne vous ont rien coûté ou presque.

    Dans les vide-greniers : faites une razzia sur les boîtes à boutons de grand-mères : le bouton, c’est LE truc qui fait le chic d’une tenue basique mais c’est très cher en mercerie : pour 10 euros, vous dégottez une fortune virtuelle en boutons rares, marrants, à recycler à l’infini en désassortissant harmonieusement.

    Pour la bouffe, le marché (surtout les fins de marchés) sont une excellente manière de manger bon, local et pas cher.

    Après, l’informatique hi tech, c’est cher, il y a aussi des alternatives en seconde main tout-à-fait valables.

    Mais j’ai bien ri, c’est français et gratuit ; -)

    • degaulle
      degaulle répond à solstice
      france
      • Posté à 19h06 le 19/12/2011
      • 173212
        france

      FAUX : les fringues sont à 99% produite hors de l’hexagone et si d’aventure nous voulions nous habiller made in france, deux solutions 1° s’appeler Lagardère ou D assaut, soir se balader nu (ce qui a son charme) pour avoir bossé 30ans dans le textile (1970-2000) je pense connaitre le marché.
       », étudiante créative, je me suis fait mes fringues » et le tissu il venait des Vosges ? le fil à coudre et la fermeture à glissière ? la doublure ? les boutons ? ? Italiens ma chère demoiselle......quand à l’informatique, deuxième main ne signifie pas made in france.

      • Mlle
        Mlle répond à degaulle
        maman-géo
        • Posté à 19h25 le 19/12/2011
        • Internaute 157663
          maman-géo

        Exact mais il est vrai que trouver des tissus variés fabriqué en France est loin d’être évident ou alors prohibitif. De plus la machine à coudre est rarement fabriquée en France.
        Par contre je rejoins solstice pour ce qui est e la récup et de la custo car ce sont des vêtements qui ont une seconde vie et donc à la place on n’achète pas des vêtements venant d’Asie.

         
        • degaulle
          degaulle répond à Mlle
          france
          • Posté à 20h50 le 19/12/2011
          • 173212
            france

          Halte au feu ! ! ....Je suis complétement ok avec solstice pour ce qui est de « donner une deuxième vie » aux fringues, mais je dis qu’aujourd’hui (malheureusement) se fringuer made in france est impossible. J’abonde dans le sens de l’article.

        • Yvon
          Yvon répond à Mlle
          marié
          • Posté à 21h33 le 19/12/2011
          • Internaute 22452
            marié

          J’adore acheter chinois...et faire les boutiques à Belleville ou dans le 13ème...Les assiettes « grain de riz » , les bols, les cuillères, les plats, les wokes et les tasses sont magnifiques...j’en ai pour mon café et d’autres pour mon thé. J’en ramène pour mes voisins qui découvrent ! J’achète aussi du gingembre ( très bon en infusion pour le mal de gorge ) et je mange asiatique le plus souvent possible ( les soupes sont délicieusement parfumées et pas chères ). Mon Pc est un Lenovo qui marche hyper bien..j’avais même envie d’essayer un scooter chinois comme celui d’un de mes amis.J’ai été déçu par une pince multiprise...mais l’importateur FRANCAIS voulait un prix tellement bas...que ma pince ne serre pas !
          PS : je pratique l’aviron et les nouveaux skiffs chinois sont géniaux. Je crois que je vais déménager pour habiter Beijing !

        2 autres commentaires
      • FericJaggar
        FericJaggar répond à degaulle
        La réalité, c'est ce qui (...)
        • Posté à 19h58 le 19/12/2011
        • Internaute 67506
          La réalité, c'est ce qui (...)

        Ben, si vous aviez lu, vous auriez vu que c’est ce qu’elle disait : même si ce n’est pas fabriqué en France, ça n’y sera pas détruit

         
        • Mlle
          Mlle répond à FericJaggar
          maman-géo
          • Posté à 20h33 le 19/12/2011
          • Internaute 157663
            maman-géo

          J’ai très bien lu ce qu’elle disait et c’est pour ça que j’ai écris « je rejoins solstice »

          • doudoune
            doudoune répond à Mlle
            Nian-nian
            • Posté à 08h12 le 20/12/2011
            • Internaute 170383
              Nian-nian

            Il répondait à degaulle donc le commentaire commençait pas un « FAUX » péremptoire, et totalement injustifié en l’occurrence.

        2 autres commentaires
      • emiboot
        emiboot répond à degaulle
        No Homs land
        • Posté à 00h07 le 20/12/2011
        • Internaute 81944
          No Homs land

        Elle a dit que : plutôt qu’acheter étranger en France, elle bidouille. C’est du recyclage, et c’est malin, parce qu’elle ne dépense pas pas français, voyez ?
        Le problème qu’elle soulève, c’est pas qui fabrique, mais qui met à la poubelle, et c’est un problème pertinent vs la société de consommation telle qu’on la vit et telle que la fantasme certains politiques.

      • Alain Jpeg
        Alain Jpeg répond à degaulle
        Echange modo Vs yaourt nature
        • Posté à 00h18 le 20/12/2011
        • Internaute 78455
          Echange modo Vs yaourt nature

        C’est pas donné mais pas besoin d’être boloré pour se payer des fringues Seyes fabriqués en France. Pour l’écharpe au moins... C’est du commerce équitable et du coton bio si je ne m’abuse, et en plus c’est de saison.
        Lien
        Lien

    • pablico
      pablico répond à solstice
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 21h17 le 19/12/2011
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      cette liste n’est pas exhaustive
      on peut acheter français : les centrales nucléaires, les réacteurs nucléaires, les rafales, le tgv et un bout d’air bus..
      mais on n’a pas assez de place dans le jardin, pour acheter tout ces produits 100% français, si les banques veulent bien nous prêter l’argent...

        Merdrrrre merdrrre UBU est roi chez nous !

      pourquoi c’est foutu : Lien

      • MarxForEver
        MarxForEver répond à pablico
        L'argent n'existe pas
        • Posté à 22h44 le 19/12/2011
        • Internaute 124072
          L'argent n'existe pas

        z’avez oublié les porte-avions et les sous-marins. Mais là faut aggrandir le cabanon.

    • Galletas
      Galletas répond à solstice
      • Posté à 11h01 le 20/12/2011
      • Internaute 29045

      Conseillez également aux jeunes hommes de se lancer :)

  • soutenable lourdeur du néant
    • Posté à 18h57 le 19/12/2011
    • Internaute 134590

    Euh, Nespresso est Nestlé... Et Nestlé est l’ennemi numéro 1 des producteurs de café dans le monde.

    On résume : du café made in France, cE’st, par définition, pas possible (j’Espère que vous voyez pourquoi). Nestlé est la pire entreprise agro-alimentaire au monde. Le café de Nestlé est le produit agro-alimentaire sur lequel l’intermédiaire (Nestlé) fait le plus de marge : env 80% de bénéfices.

    Les capsules et systèmes Nespresso sont ce qu’il y a de pire en termes des intérêts :
    - du producteur
    - du consommateur
    - de l’environnement (les capsules en alu, bravo !)

    Bref, vous raisonnez à l’envers. Vous le dites vous-même, vous voulez des gadgets (votre Nespresso) et du bourrage de crâne publicitaire (votre regret d’un ’packaging poussiéreux »)
    Consommer avec conscience n’Est malheureusement pas possible dans ces conditions.

    Oh, et, au fait, bouffer du poisson, au rythme où s’épuisent les réserves mondiales, n’Est pas bien malin non plus...

    • Mlle
      Mlle répond à soutenable lourdeur du néant
      maman-géo
      • Posté à 19h04 le 19/12/2011
      • Internaute 157663
        maman-géo

      Nespresso récupère les capsules en alu pou les recycler.
      Perso je conseille la cafetière italienne qui a une durée de vie nettement supérieure à la Nespresso et qui à l’usage coûte moins cher pour un café aussi bon. Mais bon c’est sur que ça fait vieillot par rapport à la cafetière dernière génération

      • samuel90
        samuel90 répond à Mlle
        Etudiant
        • Posté à 19h26 le 19/12/2011
        • Internaute 154905
          Etudiant

        Je ne crois pas que tout les utilisateurs de dosettes s’amusent à les faires recycler ; -) D’autant qu’il n’y a pas que le groupe Nestlé qui commercialisent ce genre de dosette mais aussi Casino, Tassimo... Et je ne crois pas que ces entreprises proposent elles aussi ce système de recyclage.

      • solstice
        solstice répond à Mlle
        pigiste
        • Posté à 21h41 le 19/12/2011
        • Internaute 38451
          pigiste

        A Paris, il y a UN point de recyclage des dosettes, autant dire que l’argument recyclage tient plus du greenwashing que de l’intérêt de Nestlé pour l’écologie ; -)

        Mais il y a des machines qui font un expresso (avec un x, pas deux s) délicieux et sans dosette. La mienne est fabriquée en Italie, c’est pas frenchie mais c’est mieux que rien !

        Et je n’ai pas jeté ma bonne vieille cafetière italienne, un peu de nostalgie...

      • emiboot
        emiboot répond à Mlle
        No Homs land
        • Posté à 00h10 le 20/12/2011
        • Internaute 81944
          No Homs land

        « Mais bon c’est sur que ça fait vieillot par rapport à la cafetière dernière génération »
        « Vieillot » c’est un jugement de valeur. En revanche : pratique, ne tombe pas en panne et coûte moins cher pour l’acheteur, ça c’est du factuel. Ne descendez pas vos propres arguments, bon sang.

         
        • Mlle
          Mlle répond à emiboot
          maman-géo
          • Posté à 11h30 le 20/12/2011
          • Internaute 157663
            maman-géo

          Je ne descendais pas mes arguments je faisais le parallèle avec le jugement de l’auteur concernant le packaging des produits français.
          Il y a un autre argument pour les cafetières italiennes : il suffit de changer le joint quand il est usé pour qu’elle fasse encore quelques années.On ne peut pas en dira autant des cafetière « électrique »

          • emiboot
            emiboot répond à Mlle
            No Homs land
            • Posté à 20h11 le 20/12/2011
            • Internaute 81944
              No Homs land

            Bien vu, et surtout merci vous dites plus clairement un truc que je disais mal :
            Au delà du lieu de fabrication, il y a la qualité de fabrication, l’obsolescence programmée du matériel gris et brun, et la logique baisée qui veut qu’il est plus rentable de vendre beaucoup de volume de merde plutôt qu’un petit volume constant de matériel de qualité.
            Quelque uns pensent à une taxe - ou une variation de la TVA - sur les trajets de nos objets et sur l’alimentaire : si produire des yaourts mis en boite en France, avec des fruits marocains et du lait italien, dans des pots polonais, ça doit revenir plus cher que le même process mais produit moins loin, alors il ne fera pas un pli que l’agroalimentaire cessera de faire joujou avec des gros camions et va se rapprocher de ’son cœur de cible’. Le portemonnaie, toujours.

        2 autres commentaires
      • soutenable lourdeur du néant
        • Posté à 18h28 le 20/12/2011
        • Internaute 134590

        une bonne vieille italienne, comme vous dite, durera 50 ans sans jamais moufter...

        et puis, pour ceux qui veulent leur expresso (et je ne leur jette pas la pierre, j’en ai un à la maison qui fait la gueule tout la journée si il ne l’a pas au réveil), une bonne vieille machine à café de comptoir, avec pshitt pour le lait et tout le barda. La nôtre nous a coûté env 130 dollars (100 euros), et elle sert tous les jours depuis 3 ans...
        N’oublions pas que nous y mettons le café que nous souhaitons (bio et équitable, tant qu’à faire...)

        Plutôt que de recycle rdes capsules inutiles, autant éviter d’en faire l’usage en premier lieu, mais je crois qu’on est bien d’Accord là-dessus...

         ; -)

      • RiGeL
        RiGeL répond à Mlle
        (métrologue)
        • Posté à 08h55 le 21/12/2011
        • Internaute 119344
          (métrologue)

        Quand bien même l’intégralité des dosettes seraient recyclées, ce qui, bien entendu, est très loin d’être le cas, le recyclage de l’aluminium est un procédé extrêmement gourmand en énergie, donc plutôt négatif environnementalement parlant.

        Quant au fait de manger du poisson, il ne faut surtout pas s’en priver. La plupart des poissons sont maintenant des poissons d’élevage nourris aux antibiotiques à doses massives, les rares poissons sauvages baignent dans des océans gavés de pollution, et à vrai dire, d’ici une vingtaine d’années, il ne devrait plus en rester assez pour nourrir grand monde. Et on ose encore dire aux enfants que le poisson c’est bon pour la santé !

    • h31nz3
      • Posté à 04h00 le 21/12/2011
      • Internaute 122595
        voila

      nestlé n’est meme pas francais en plus, c’est suisse... et les actionnaires viennent de partout et en majorité des USA

  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 18h58 le 19/12/2011
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    Même des français 100 pour 100 , on n’en trouve plus !
    C’est fabriqué avec toutes sortes d’assemblages dont on ne connait même plus les origines, c’est dire !

    • Didav
      Didav répond à Charles Mouloud
      Graphiste / Webdesigner
      • Posté à 19h20 le 19/12/2011
      • Internaute 137231
        Graphiste / Webdesigner

      Je ne saurais dire mieux... Français avec des origines corses et italiennes, le tout mélangé à des allemands, puis des anglais, un ou deux espagnols et peut être bien un soupçon de colons français de ci de la...
      Je suis Franco-européen élaboré en France donc : D

    • Didav
      Didav répond à Charles Mouloud
      Graphiste / Webdesigner
      • Posté à 19h24 le 19/12/2011
      • Internaute 137231
        Graphiste / Webdesigner

      edit : doublon

    • trouble fêtes
      trouble fêtes répond à Charles Mouloud
      aconforme
      • Posté à 21h07 le 19/12/2011
      • Internaute 156689
        aconforme

      Réclamons le « fabriqué sans obsolescence programmée » plutôt que leur démagogie électoraliste ! Parce que leur 100% pur porc, pur halal, pur karsher : la nausée !

      • emiboot
        emiboot répond à trouble fêtes
        No Homs land
        • Posté à 00h12 le 20/12/2011
        • Internaute 81944
          No Homs land

        + : bon sens.

      • RiGeL
        RiGeL répond à trouble fêtes
        (métrologue)
        • Posté à 08h59 le 21/12/2011
        • Internaute 119344
          (métrologue)

        Alors là, c’est plus du rêve, c’est du délire ! Et puis quoi encore ? tu ne voudrais pas que les multinationales fassent des produits bon marchés et solides ? Si ? Il est mignon ! Et comment elles font, alors, les multinationales, pour te piquer ton blé ? ? ? Parce que leur butr, à la base, c’est quand même celui là, pas de te rendre la vie meilleure, faudrait pas confondre.

         
        • trouble fêtes
          trouble fêtes répond à RiGeL
          aconforme
          • Posté à 10h31 le 21/12/2011
          • Internaute 156689
            aconforme

          Pourquoi multinationales ? Les nationales sont tout aussi prédatrices, le pire c’est quand elles osent le développement durable. Quand à rendre la vie meilleur il me semble que l’article présent est du à des politiciens qui prône la consommation de « produit en France » soit national ! Restes donc dans le sujet, Mignon !
          « Parce que leur butr, à la base, c’est quand même celui là, pas de te rendre la vie meilleure, faudrait pas confondre. »
          Oui, je t’ai attendu pour en prendre compte, mon mignon !

          Le problème, est de faire des gesticulation entre made in ceci made in cela, que démagogie. Sur le moyen terme la pensée tombe en miettes : Le court terme est le plus grand gaspillage possible (et qui dit gaspillage dit pillage !) : imprévoyant, il augmente tous les risques d’irresponsabilité. Aucune étude sur les conséquences de ses choix n’est possible : c’est du travail bâclé, c’est de la tâche pas sérieuse. Se méfier du court terme : royaume privilégié des escrocs et des imposteurs.
          « La consommation, elle, reste l’acte le plus irresponsable, le plus antidémocratique (et le plus privatif) qui soit. Désormais, seul un délinquant peut oser de la consommation béate. Con-sommation : con, c’est qui participe, qui est avec. Avec cette sommation, qui n’est que la mise en somme mathématique qui fuit son résultat. C’est un alignement de chiffres qui ne veut pas connaître le total. C’est le comble de l’inculture que la consommation, le symbole de la bêtise entêtée. Tout baigne dans l’inconscience, le refus sournois de l’Autre et de savoir les conséquences de ses actes. C’est bien un des mots les plus dévalorisant et attristant qui soit. Tout y est déprécié : que du médiocre et de la mesquinerie à être consommateur. “Quand tout sera ‘consommé’ (c’est-à-dire détruit, consumé, éteint) que ferez- vous ?’, les trouvent incapables de répondre quoi que ce soit. Après la consommation il n’y a que le néant. Trouver un politique qui prône de consommer le range parmi les ennemis n° 1 de la Société (du Nous-collectif). Consommer est donc franchement nihiliste ! La société de consommation est une société d’occupants. Changer de mentalité au point de refuser, avec tout l’honneur et la grandeur d’un résistant, le moindre acte irresponsable de consommation, nous permettra nos premiers rapports humains depuis longtemps. Le capitalisme aura été la plus grande arriération jamais vue. ”

        1 autres commentaires
    • Fantomax
      Fantomax répond à Charles Mouloud
      escroc
      • Posté à 21h09 le 19/12/2011
      • Internaute 157606
        escroc

      Mouaif. Pas une grosse prise de risque, hein.

    • Lib-bzh
      • Posté à 07h04 le 20/12/2011
      • 172729

      En tout cas, être français c’est loin d’être une référence
      Ce sont les régions qui malheureusement donne l’appellation de france
      Alors être 100 pour 100 français ne changera pas grand chose
      Par contre revendiquer son pays (comprendre sa région) est plus noble ^^

      • Charles Mouloud
        Charles Mouloud répond à Lib-bzh
        Bras gauche de la Vénus de (...)
        • Posté à 13h39 le 20/12/2011
        • Internaute 12542
          Bras gauche de la Vénus de (...)

        Le régionalisme et le nationalisme sont les deux revers d’une même pièce.

  • daoud01
    daoud01
    ingénieur
    • Posté à 18h58 le 19/12/2011
    • Internaute 150428
      ingénieur

    Il reste le pot belge, la gomme arabique et les capotes anglaises made in France.

  • Psicarpax
    Psicarpax
    Voleur de miettes
    • Posté à 18h58 le 19/12/2011
    • 175858
      Voleur de miettes

    « J’ai essayé d’acheter français, je suis presque ruinée » : une bonne occasion pour demander une augmentation de salaire.

  • alexbesn
    alexbesn
    Apprenti
    • Posté à 19h17 le 19/12/2011
    • Internaute 119875
      Apprenti

    Je lance un appel. Je cherche des polos d’une marque Made In France, LVX polo :

    Lien

    Impossible de les contacter, je ne sais pas si ça existe toujours.

    Si quelqu’un a une piste je suis intéressé.

  • Keuta
    Keuta
    baroudeur souterrain
    • Posté à 19h01 le 19/12/2011
    • Internaute 78917
      baroudeur souterrain

    je trouve ça un peu abusif surtout au niveau de l’alimentaire, d’une boucherie à l’autre les prix peuvent varier du simple au double, en général les prix sont similaire à la grande distribution, surtout chez les producteurs (je parle sur les marchés bien sûr). De même pour les fruits & légumes, chez les producteurs on trouve des prix équivalents à la grande distribution, et même moins cher, et d’un qualité autre. Encore faut-il prendre le temps d’aller sur le marché, et de savoir guetter le meilleur vendeur (souvent celui avec le stand le plus modeste).

    • Mlle
      Mlle répond à Keuta
      maman-géo
      • Posté à 19h09 le 19/12/2011
      • Internaute 157663
        maman-géo

      Pour faire un tour régulièrement au marché de ma ville c’est surtout beaucoup plus cher que la grande distrib. Par contre dans la petite ville vers chez ma mère le marché vaut vraiment le coup.
      Il y a marché et marché tout dépend d’où on est

      • solstice
        solstice répond à Mlle
        pigiste
        • Posté à 21h47 le 19/12/2011
        • Internaute 38451
          pigiste

        Vrai : dans une grande ville ou un quartier chic, le marché est un vrai attrape-bobo : D

    • Gilles31
      Gilles31 répond à Keuta
      Gaucho
      • Posté à 11h20 le 20/12/2011
      • Internaute 57081
        Gaucho

      A Toulouse, autour du Faubourg Bonnefoy, plusieurs boucheries, certaines excellentes avec barbaque made in locale, ont des prix similaires, voir inférieurs à la grande distribution.
      Le kilo d’entrecôte est à 18-20 € , comme au supermarché (moisn cher qu’au casino), alors que c’est du bœuf..... et de la vache laitière en grande surface. Là faut être NAZE de chez NASE pour aller au Auchan ou au Leclerc

  • galdwin
    galdwin
    je comprends pas la question
    • Posté à 19h02 le 19/12/2011
    • 176187
      je comprends pas la question

    Je trouve votre article vraiment intéressant, ça met le doigt sur pas mal de choses et ca me donne envie de tester à mon tour et de voir mon pourcentage de consommation pur France

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