Sauver la France 19/12/2011 à 18h38

J'ai essayé d'acheter français, je suis presque ruinée

Zineb Dryef | Journaliste Rue89

Rue89 a voulu prendre François Bayrou au pied de la lettre et, pendant une semaine, favoriser le « made in France », du poulet à l’ampoule en passant par les collants.


Des sabots made in France (Audrey Cerdan/Rue89)

Cet été, ma tentative de rembourser la dette en donnant un peu d’argent à l’Etat a malheureusement tourné court, et voilà que la France risque de perdre son triple AAA.

Pour éviter que la situation ne se dégrade davantage, j’ai décidé de consommer responsable en respectant ce mantra un peu culpabilisateur, relancé par François Bayrou, et occupant désormais tout le débat public : « Achetez Français ! »

« Mais bien sûr ! », ont renchéri Nicolas Sarkozy et son ancien ministre Yves Jégo, qui se targuent d’avoir eu l’idée les premiers – une idée vieille de cinquante ans.

Les sites « Made in France »

On ne compte plus les sites spécialisés dans le recensement des produits fabriqués en France, parmi lesquels :

Si un label « Origine France Garantie » existe, il ne concerne qu’une quinzaine d’entreprises, autant dire rien.

Je m’en remets donc à Google. L’examen sommaire des premières réponses à la requête « made in France » permet de tirer trois conclusions (non définitives mais tout aussi sommaires) :

  • le made in France souffre d’anachronisme, les packagings font poussiéreux, pas très contemporains (un peu comme acheter du bio à La Vie Claire) ;
  • le made in France est encore un peu chauvin – les sites ressemblent à des blogs de frontistes ;
  • le made in France est plus courant qu’on ne le croit – ces sites ont établi des listes importantes de « produits français ».

Pour acheter français, je ne me suis pas appuyée sur ces listes (trop facile). J’ai préféré aller de commerce en commerce pour repérer les produits fabriqués en France. Cette dernière méthode ayant l’avantage de faire parler les commerçants.

Au bout d’une semaine, je me suis aperçue que comme pour les voitures, la plupart des produits dits « made in France » sont en réalité un assemblage de pièces d’origines diverses. La difficulté du « consommer français » réside dans l’impossibilité pour le consommateur de retracer l’origine de toutes les composantes d’un produit.

Ma maison : chronophage

Et ma tasse ? Elle vient d’où ma tasse ? De Chine. Ma théière ? De Chine. Mes couverts ? Pareil. Mon mug ? Ah, ouf ! Il est français. Et il coûte 25 euros.

J’ai besoin d’ampoules. J’en ai marre de retourner les produits dans tous les sens pour trouver le « made in » qui n’y est que rarement. Je m’en remets à nouveau à Google. Sur le site de Phillips, je découvre qu’il y a près de dix usines en France. De fabrication d’ampoules.

Au supermarché, je vérifie quand même : « made in Poland ». Je pense à une erreur. J’en prends une seconde : « made in China ». J’ai plus de lumière, j’achète étranger, tant pis. Premier échec.

Pour le bricolage, le « made in » suivi d’un pays asiatique est majoritaire. Quelques surprises. Au rayon « clous » où jamais les provenances ne sont indiquées, j’ai acheté des punaises fabriquées par la « clouterie française » – je suppute qu’elles sont françaises.

Contrairement à une idée reçue, il existe bien de l’électroménager français, mais il est plus cher. Un confrère de La Dépêche qui a eu la même idée ruineuse que moi écrit :

« Entre une machine à laver Brandt polonaise à 499 euros et une française à 600 euros, le choix est vite fait. »

Etre belle : coûteux

Beaucoup plus que l’alimentaire, le « made in France » d’un produit de beauté est un vrai argument de vente.

Les produits de supermarché sont souvent fabriqués en Allemagne ou au Royaume-Uni. A l’exception des produits L’Oréal, les marques françaises sont davantage représentées en pharmacie ou dans les corners un peu « luxe » des grands magasins (ou spécialisés).

Comme je n’ai besoin de rien cette semaine (je ne vais pas m’acheter des nouveaux savons uniquement pour un reportage), je fais un petit inventaire dans ma salle de bain.

Quand j’ai fini, je me dis que si François Bayrou passait par là, il me tiendrait pour responsable de la désindustrialisation de la France :

  • brosse à dents chinoise ;
  • dentifrice italien ;
  • dentifrice néerlandais ;
  • tampons hongrois (tous les tampons sont hongrois d’ailleurs) ;
  • vernis américain ;
  • crèmes belge et allemande ;
  • démaquillant anglais ;
  • papier toilette, coton et coton-tiges européens (« made in EU ») ;
  • déo bio thaïlandais (oui, c’est vrai) ;
  • baume pour les lèvres anglais ;
  • shampoing américain ;
  • crème pour les cheveux anglaise ;
  • éponge italienne...

Mes produits français sont ceux qui m’ont coûté le plus cher, mais je les aime : maquillage, parfum, savons (de Marseille), crème.

Manger : facile

Sur la plupart des produits vendus en grande surface, il n’est pas du tout indiqué sa provenance. On trouvera parfois « made in France » ou « fabriqué en France » qui signifie qu’à 69%, votre produit a bien été assemblé en France. La mention « élaboré en France » indique que le produit a été fabriqué dans un atelier de production situé en France mais que les ingrédients ne sont pas forcément tous d’origine française. Sur une journée, j’ai essayé de déterminer l’origine de mes repas et de mes courses.

Petit déjeuner

  • café : d’après un site « made in France », ma machine Nespresso est française, les capsules aussi mais le café est étranger ;
  • thé : il est évidemment étranger ;
  • sucre : « Saint-Louis ». L’entreprise est on ne peut plus française mais rien sur l’emballage – si ce n’est le nom – ne permet de déterminer l’origine. Pourtant, il s’agit bien d’une entreprise française, installée en France. A l’usine d’Etrepagny (dans l’Eure), on transforme des betteraves provenant des régions alentours ;
  • pain : « La France est un grand producteur de farine, mademoiselle. Votre pain est français », me répond la boulangère.

Viandes

Elles sont parfois chères à l’achat lorsqu’elles sont produites en France, plutôt qu’en Europe. Leur origine doit être affichée. Ce mardi, je suis à Meyssac, en Corrèze. Je demande au boucher la provenance de ses viandes. Il est surpris :

« Les gens viennent ici parce que c’est du produit régional !

– Mais c’est cher, non ?

– Ah, au supermarché ce n’est pas les mêmes prix. Mais ce n’est pas non plus le même produit. »

La grande surface du coin propose des viandes d’origines française et européenne. On compare les prix :

  • côte de veau découverte : 27,26 euros le kilo en boucherie contre 18,20 euros en grande surface ;
  • poulet fermier : 14,60 euros contre 10,60 euros ;
  • escalope de poulet : 19,22 euros le kilos contre 9,95 euros.

Sinon, les produits « français » vendus uniquement en boucherie (des conserves, de la purée, des moutardes, etc.) vantés par le boucher coûtent en moyenne 30 à 40 centimes de plus que ceux vendus dans un supermarché « moyen » et pas toujours « made in France ».


Chez le boucher à Meyssac (Audrey Cerdan/Rue89)

Fruits et légumes

Sans forcément traîner dans les rayons bios, on trouve des fruits et des légumes français dans toutes les grandes surfaces – y compris (même si un peu moins) dans les low cost. Est-ce vraiment plus cher d’acheter des produits frais français ? Oui et non, puisque ça dépend vraiment des produits.

Dans une étude rapportée par La Croix, je lis que le « kilo de fraises étrangères est bien moins onéreux que celui de fruits cultivés en France (5,99 euros contre 7,45 euros), tout comme pour la pêche (2,4 euros contre 2,58 euros) mais que la production française est en revanche moins chère en ce qui concerne le kilo de carottes (1,22 euro contre 1,45 euro), de haricots verts (3,07 euros contre 3,64 euros) ou même de nectarines (2,62 euros contre 2,67 euros). »

Poissons

« Et vos poissons, ils viennent d’où ? » Le poissonnier se marre : on ne lui pose jamais la question. Alors que pour les viandes, l’origine est clairement un gage de qualité, pour le poisson – à l’exception des huitres et du saumon –, peu s’intéressent à l’origine de leur pêche.

Au rayon poisson frais d’une grande surface, sur une vingtaine d’espèces (poissons et crustacés) proposées, seules quatre ou cinq étaient françaises. Je cherche une explication. Elle est simple, le poissonnier me la fournit : les Français consomment énormément de poisson. La pêche étrangère, moins chère, est plébiscitée par les consommateurs « qui ne regardent pas l’origine », me fait-il observer.

M’habiller : très coûteux


Des vraies charentaises (Audrey Cerdan/Rue89)

Certaines marques dont on imagine qu’elles sont forcément 100% françaises (Comptoir des Cotonniers, Zadig et Voltaire, Monoprix, Camaïeu...) sont 100% fabriquées « ailleurs ». Les baskets Springcourt ou Le Coq Sportif, qui affichent un marketing très hexagonal (bandes tricolores...), sont fabriquées en Thaïlande ou en Chine.

Mais prenons les véritables charentaises ou toutes ces pantoufles qu’une commerçante corrézienne m’a présentées. « Tout cela est bien français », mais dieu que c’était laid. En matière de vêtements, le « made in France » connaît donc deux écueils :

  • le luxe : la plupart des vêtements et souliers fabriqués en France sont plus chers que la moyenne ;
  • ou la laideur : le côté terroir appliqué au textile, c’est très vite folklorique. Il reste les espadrilles.

Je trouve des collants fantaisie d’une marque française. Prix : 33 euros. Soit trois fois le prix des Dim, symbole de la délocalisation (roumaine) mais en quantité dans mon placard.

Il faut bien admettre qu’en matière de vêtements, si mes emplettes sont nos emplois, le taux de chômage s’explique.


Des collants français (Audrey Cerdan/Rue89)

Me droguer : jouable

« Bonjour ! Vous avez des cigarettes françaises ?

– Gitanes, Gauloises, Lucky Strike, Pall Mall.

– Ah, tant que ça ?

– Mais non ! Avant, c’était fabriqué en France. Mais là, il n’y a plus rien. »

Ce buraliste, éprouvé par la grève de la distribution, est un peu au désespoir. Au-dessus de sa tête, on aperçoit quand même une réclame pour du tabac du Sud-Ouest. Bref, c’est affreusement dur de fumer français. Autant arrêter. J’arrête.

Et la drogue ? J’appelle Arnaud Aubron, ex-rédacteur en chef de Rue89, désormais aux Inrocks et toujours spécialiste des drogues. Il prépare un dictionnaire et il me confirme que le sujet est sérieux :

« Ça devient de plus en plus risqué de transporter de la drogue alors on essaye de localiser la production. C’est une tendance de fond, on tend à relocaliser du Sud vers le Nord, ce qui est assez exceptionnel dans l’industrie. Si on peut parler d’industrie...

Pour le cannabis, c’est facile, beaucoup de gens produisent eux-même ce qu’ils vont consommer.

On trouve de l’ecstasy fabriquée en France mais c’est plus rare que l’herbe. La cocaïne est distillée dans des labos français. C’est un peu comme pour les voitures ; les pièces sont importées mais assemblées en France, alors on dit qu’elles sont fabriquées en France. »

Il me fait remarquer qu’on se drogue beaucoup avec des médicaments, détournés de leur usage premier : « Et là, c’est du made in France. »


Du tabac made in France (Audrey Cerdan/Rue89)

Informatique, téléphonie

C’est mort. Dans une boutique Orange, le vendeur, consterné par ma question, m’a fait répéter. « Bien sûr que non. » Pareil pour les ordinateurs, les appareils photo, les lecteurs MP3, etc. Tout se passe à l’Est.

Et vous ? Achetez-vous français ? Si oui, pourquoi ?

MERCI RIVERAINS ! Kafé kmao
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  • jeffrey
    • Posté à 20h03 le 19/12/2011
    • Internaute 113358

    corde de guitare Philippe Bosset faites près de Metz...

  • Voynich
    Voynich
    Dilettante
    • Posté à 20h03 le 19/12/2011
    • Internaute 168958
      Dilettante

    J’avais appris en cours d’éco que la richesse d’un pays était définie par sa production, sa « valeur ajoutée » en quelque sorte.
    De là à me dire que (outre l’aspect insidieux des intérêts sur la dette) la dette elle-même ne peux être résorbée par un pays qui ne produise rien ou presque, dépensant son argent dans d’autres pays que ce soit par l’import de produits bas prix ou par la délocalisation de ses emplois et donc de ses salaires, il n’y a qu’un pas.
    Ce message visant à soutenir l’économie française ne devrait-il pas plutôt être dirigé vers les grandes entreprises que vers les consommateurs ? Après tout, ce sont elles qui fournissent ou non des emplois aux français et qui décident comme le démontre l’article à quels produits ils auront accès...

    • Mlle
      Mlle répond à Voynich
      maman-géo
      • Posté à 20h41 le 19/12/2011
      • Internaute 157663
        maman-géo

      Ce genre d’article doit être dirigé vers les consommateurs ET vers les entreprises puisqu’il faut que la demande trouve une réponse par l’offre des entreprises. Mais ces dernières doivent aussi proposer/offrir des produits avant que les clients les réclament ; car s’il n’y a pas ce que veulent les clients ils vont aller voir ailleurs donc se tourner vers des produits étrangers.
      C’est la loi de l’offre et de la demande « tout simplement »

      • Yvonne57
        Yvonne57 répond à Mlle
        On vous la joue comment ?
        • Posté à 07h43 le 20/12/2011
        • Internaute 61627
          On vous la joue comment ?

        euh.... pour ce qui est de la demande, faut-il encore que les gens puissent se la permettre, hein
        Je veux bien acheter français, 100% pur jus, mais me manque les moyens de le faire ! Et on ne peut pas décemment espérer que les prix de produits français baissent en sabrant les salariés, tout de même !
        Finalement, c’est le serpent qui se mord la queue, c’t’histoire !

  • Gallifrey
    Gallifrey
    Ecrivain
    • Posté à 20h04 le 19/12/2011
    • Internaute 8709
      Ecrivain

    Moi, mon fauteuil roulant est italien....

  • webjoyz
    webjoyz
    en révolte!
    • Posté à 20h05 le 19/12/2011
    • Internaute 166029
      en révolte!

    pour le fromage et le pinard, ça reste Français quand même ?
    dites moi que oui... lol

    • beaulande
      beaulande répond à webjoyz
      Des nuées de sens
      • Posté à 21h42 le 19/12/2011
      • Internaute 115981
        Des nuées de sens

      Faut voir....
      Les produits phyto... plutot allemands
      La cuverie : italienne
      Les tracteurs : italiens
      les bouchons : portugais
      L’acier des outils viticoles : indien
      Finalement le picrate il n’est pas si français.

      • solstice
        solstice répond à beaulande
        pigiste
        • Posté à 21h58 le 19/12/2011
        • Internaute 38451
          pigiste

        tsss tsss, quel mauvais esprit : il reste les tonneaux en chêne, les meilleurs sont français...

         
        • beaulande
          beaulande répond à solstice
          Des nuées de sens
          • Posté à 07h01 le 20/12/2011
          • Internaute 115981
            Des nuées de sens

          Haha ! j’assume. Les moins chers viennent de l’est. Je vous concède le raisin qu’est ben dcheu nous.

        1 autres commentaires
  • Contestatairieux
    Contestatairieux
    (un de ces fameux travailleurs (...)
    • Posté à 20h07 le 19/12/2011
    • Internaute 37969
      (un de ces fameux travailleurs (...)

    Heuu, non, le coq sportif, c’est made in Portugal ! C’est un pays européen qui a fait le choix de l’industrie textile. C’est pour ça d’ailleurs qu’à défaut, j’achète du made in Portugal. Et la qualité n’est pas la même-plutôt très bonne- et les prix non plus, mais faut savoir ce que l’on veut.
    Ceci dit, cet article me fait penser à un autre, dans le même genre=> « not made in china “
    Il reste des usines brandt en France ? ? Ah bon ? Sinon, c’est espagnol et c’est fabriqué en Espagne (je le sais, vu que je me suis renseigné pour acheter de électroménager).
    Encore une fois, faut faire des choix. Nous, Européens, ne nous sommes pas que des consommateurs qui achetons le tout-venant. Enfin, j’espère. Soyons responsables dans nos actes d’achats. Perso, j’essaie.

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 20h07 le 19/12/2011
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    D’abord ne devrait on pas imposer de dire « fabriqué en France » et pas « Made in France » ? Ensuite pour les aliments il faudrait arrêter d’acheter tout sous cellophane en grande surface et reprendre l’habitude d’aller au marché guère plus cher et tellement meilleur !
    Le pb c’est pour les objets fabriqués ... Peut être qu’un jour les Chinois auront des salaires décents ... Mais les Français auront perdu leur d’avoir faire ... Merci les entreprises du CAC qui ont encore fait des bénéfices faramineux sans investir ici

  • Mačak Crni
    Mačak Crni
    Etudiant en Grèce
    • Posté à 20h10 le 19/12/2011
    • Internaute 89684
      Etudiant en Grèce

    Au fait, si les autres pays se mettent aussi à surfer sur la vague du « produire et acheter domestique », qu’est-ce qui va se passer pour les investissements direct à l’étranger que reçoit la France, qui sont les seconds au monde après la Chine ? C’est bien beau de se poser en victimes de la mondialisation quand on en est en fait l’un des premiers bénéficiaires, ça permet juste d’écarter la question du partage des richesses en France. Le pire, c’est que les français tombent dans le panneau. Bon, en même temps, s’il n’y avait que là-dessus qu’ils se trompent...

    • MarxForEver
      MarxForEver répond à Mačak Crni
      L'argent n'existe pas
      • Posté à 22h33 le 19/12/2011
      • Internaute 124072
        L'argent n'existe pas

      Merci de votre intervention !

      Vous avez tort sur un point : le français ne voit rien de cet argent, rapidement planqué dans les paradis fiscaux.

      Mais vous avez 100 fois raisons de rappeler l’hypocrisie consternante du discours des élites françaises présentant la france comme une victime de la mondialisation, alors que c’est le 2ème pays au monde derrière les USA par le nombre de ses entreprises multinationales. Tout comme les USA, la France est moins victime de la mondialisation, que de la malhonnêteté, de la cupidité, de l’avarice de ses riches, qui sont prêts à sacrifier le pays et la planète entière à leurs intérêts en se figurant qu’ils pourront aller se planquer le moment venu dans une quelconque île des Caraïbes. fiaskozy et ses copains ne sont pas des victimes de cette crise, car ils ont participé à son engendrement !

      Maintenant, si tout le monde se met à consommer local, effectivement ces riches seront ruinés. Mais çà fera des parasites en moins.

  • jllprod
    jllprod
    ne fait que passer
    • Posté à 20h10 le 19/12/2011
    • Internaute 161948
      ne fait que passer

    En même temps, on pourrait renouveler l’expérience et essayer d’acheter 100% anglais, ou 100% allemand, par exemple ... on aboutirait sans doute au même résultat.
    Peut-être que l’on pourrait commencer par acheter autre chose que du 100% jetable.

    • solstice
      solstice répond à jllprod
      pigiste
      • Posté à 22h01 le 19/12/2011
      • Internaute 38451
        pigiste

      Bof, moi, la gastronomie anglaise ou allemande, ça ne me tente pas du tout... l’italienne, ça oui....

      Mais oui, cent fois oui, cessons d’acheter du jetable !

  • Gremeline
    Gremeline
    Etudiante/Salariée
    • Posté à 20h19 le 19/12/2011
    • Internaute 98344
      Etudiante/Salariée

    Voilà, vous venez de mettre le doigt sur le véritable problème (qui semble pourtant évident, mais apparemment de nombreuses personnes raisonnent à l’envers) : le problème n’est pas de consommer français.
    La problème est de PRODUIRE français.
    Hors pour avoir les moyens de faire le premier, il faut que le second existe.
    Ce qui est de moins en moins courant...
    Alors, Monsieur Bayrou serait bien gentil d’arrêter de vouloir culpabiliser les français... les véritables responsables ce sont nos politiques qui ont laissé filer l’industrie française et qui n’investissent pas un kopeck dans la recherche !

    • h31nz3
      h31nz3 répond à Gremeline
      voila
      • Posté à 04h17 le 21/12/2011
      • Internaute 122595
        voila

      qui voudrait investir en france avec des salariés aussi peu compétitif et des syndicats qui ferait rire n’importe quel citoyen du monde

  • wildbretschütze
    wildbretschütze
    joyeux chasseur
    • Posté à 20h21 le 19/12/2011
    • Internaute 124291
      joyeux chasseur

    En tant que chasseur, bon c’est pas très vendeur comme on dit, mais il y a je crois bien, encore quelques produits français tels que les armes Verney-Carron ( abordables ), Chapuis ( là, il faut quand même avoir plus de thune ), les cartouches Tunet, Armistol je crois. Allez vive la Chasse et les Chasseurs !

  • blackbear-
    • Posté à 20h21 le 19/12/2011
    • Internaute 117716

    Blackbear habite en Suisse et mange français dans la mesure du possible.
    Poulet des Landes en grande surfaces, beurre Sarkosy, etc....
    Viande Halal chez mon arabe du coin, que de la viande française, car on n’a pas le droit d’abattre Halal en Suisse, viande meilleure gustativement et surtout moins chère que les carcasses de vieilles laitières DU PAYS.
    Ici en Suisse on vente le « DuPays », qui sauf les légumes et fruits locaux, exception faite des tomates, sont Insipides et trop chers.
    Pour le reste en Suisse on trouve de tout et de partout, pas de problême car les marges bénéficiaires elles des intermédiaires sont bien Made In Switzerland.... exagérément trop élevée.
    Une bouteille d’une huile d’olive italienne connue, achetée en supermarché en Italie à 5€, on la trouve à la Coop pour presque 20SFR.

    • beaulande
      beaulande répond à blackbear-
      Des nuées de sens
      • Posté à 21h45 le 19/12/2011
      • Internaute 115981
        Des nuées de sens

      N’oubliez pas le canard wc SUISSE.

      • blackbear-
        blackbear- répond à beaulande
        • Posté à 08h09 le 20/12/2011
        • Internaute 117716

        Oui je les vois tous les jours sur le Léman.
        Saviez vous que le bon chocolat du maître chocolatier avec ses pincettes pour poser l’amande, est en fait fabriqué, du moins pour ce qui est du chocolat noir ....en France ?
        Et ses Pyrénnéens dont on nous inonde en pub....et bé en Suisse, on les trouve pas. Comme le Nestlé dessert non plus....
        Par contre la Suisse fait du camenbert suisse, du brie suisse de l’edam suisse, de la mozzarelle suisse, ..MEILLEURS à ce qu’ils prétendent.

         
        • beaulande
          beaulande répond à blackbear-
          Des nuées de sens
          • Posté à 09h08 le 20/12/2011
          • Internaute 115981
            Des nuées de sens

          Tout à fait l’usine se trouve dans les Pyrénées à Oloron Ste Marie. Ils y fabriquent toutes sortes de chocolats, réintroduits en Suisse.
          N’oubliez pas non plus le jus de pomme SUISSE. Non mais !

        1 autres commentaires
  • Qzxcd
    Qzxcd
    Expatrié
    • Posté à 20h27 le 19/12/2011
    • Internaute 114892
      Expatrié

    Cet article serait intéressant si le contenu ne jouait pas le jeu de l’innocence infantile.
    Il est évident que des produits produits en France seront plus chers que des produits provenant de l’étranger où main d’oeuvre sans protection sociale et sécurite de l’emploi inexistante font que de fait, ces mêmes produits couteront moins cher.
    Cet aspect que semble découvrir l’auteur de l’article au grès de ses achats est tellement irritant que je me dispenserais d’un commentaire qui se risquerait à être insultant.

    Pour tout de même apporter élément de plus à ce commentaire, je pense que personne de doute de cette problématique de surcoût des produits français. Le problème est de savoir comment les promouvoir face à des produits dont la qualité ne semblera pas forcément moindre, sans tomber dans l’exès de croire que l’on peut encore trouver de la microélectronique made-in-france.

  • inspecteur crouton
    inspecteur crouton
    troll de tram
    • Posté à 20h28 le 19/12/2011
    • Internaute 118828
      troll de tram

    Ah moi, j’achète tout en France.
    Bon, sauf quand je suis à l’étranger, bien sûr.

  • bjone
    bjone
    dev 3D
    • Posté à 23h17 le 19/12/2011
    • Internaute 62791
      dev 3D

    « Entre une machine à laver Brandt polonaise à 499 euros et une française à 600 euros, le choix est vite fait. »

    Exemple à la con : vu la durée d’un équipement électroménager ; le choix n’est pas vite fait : sur 10 ans, ça fait 10€/an d’écart soit que dalle ; même quand on est pauvre.

    Dire que le choix est vite fait démontre bien la connerie du consommateur lambda.

    Ce serait vite fait si la prod française est inférieure en qualité et en maintenabilité (si le design « fr » est techniquement obsolète), mais si ça se vaut en qualité absolue ou que le rapport qualité/prix est équivalent vaut mieux foutre les 100€ de plus.

    Maintenant on peut aussi faire le comparatif entre du polonais et du chinois. Et entre du polonais à 600€ et du « full » chinois (fabricant inconnu au bataillon) à 500€, je préfère aider les polonais à payer leurs F16 ;)

    Néanmoins il existe de la prod de qualité en Chine, mais faut test à mort, sur du matos peu testé comme l’électroménager, il vaut mieux malheureusement faire un choix cliché de grande marque (qui utilisera en partie des composants made in RPC)...

    Le problème que l’on a en france, c’est que l’on a abandonné la prod dû au fait que les gens préfèrent économiser 10€ par an et font le choix pavlovien du moins cher sans évaluer le reste.

    • vaugoubert
      vaugoubert répond à bjone
      • Posté à 10h22 le 20/12/2011
      • Internaute 31921

      Entièrement d’accord avec vous. Si on n’a absolument pas les moyens, naturellement, la question ne se pose pas, mais autrement...
      En gros, les gens qui ont les moyens font leur économie de 10€/an mais paient quelques impôts sur le revenu en plus et tout le monde (y-compris les pauvres) participe au financement des chômeurs générés par cette merveilleuse économie via les différentes prélèvements sociaux, TVA...

      L’exemple de la boucherie est pour le coup totalement con. On y achète généralement pas la même viande qu’au supermarché, certes c’est plus cher, mais c’est meilleur. L’auteur de l’article vote vert mais achète sa viande en hyper ? Super !

  • viva zebda
    viva zebda
    Ni maître, ni croquettes
    • Posté à 20h33 le 19/12/2011
    • Internaute 25029
      Ni maître, ni croquettes

    Après pour la filière bovine
    Un animal né en France (pas tous évidement ) est ensuite engraissé en Italie pour une question de coût ,et ne revenir au pays que pour être abattu français ...en toute légalité....

    Pour être sûr d’acheter de la viande locale , je passe en direct avec l’éleveur, issu de l’agriculture paysanne ,(a taille humaine).... lui, il a bien connu la bête... !

    • herve trezen
      herve trezen répond à viva zebda
      bientôt les vacances
      • Posté à 23h03 le 19/12/2011
      • Internaute 79316
        bientôt les vacances

      Vous dites une chose un peu fausse.

      3/4 de la production de viande (boeuf, porc, volaille) est concentrée dans 3 régions (Bretagne Pays-de-Loire, Basse-Normandie). Vous pensez bien que les poulets sarthois ne sont pas envoyés à « engraisser » en Italie ! En fait, on ne transporte pas les animaux vivants sur des centaines de kilomètres, ni les produits laitiers frais. Difficilement délocalisable, donc...

      Je trouve qu’elle exagère un peu, l’auteure. Il y a plein de produits français qu’on consomme sans s’en rendre compte. Les produits d’entretien, les fournitures de bureau. les médicaments... Et faut pas pousser, on mange de la bouffe produite en France à 99% si on veut.

      En plus, il faut arrêter de voir uniquement la consommation des ménages. La plupart des produits professionnels sont fabriqués en Europe de l’Ouest, dont une bonne partie en France (parce que la Chine, question fiabilité...). La France est dans la course pour l’outillage, par exemple, ou les appareils de mesure.

      • cousinmachin
        cousinmachin répond à herve trezen
        humaniste misanthrope
        • Posté à 11h30 le 20/12/2011
        • Internaute 166102
          humaniste misanthrope

        Déjà viva zebda ne parlait que des bovins, pas des poulets sarthois...

        Ceci dit la France est exportatrice de jeunes bovins à engraisser pour l’Italie et la Grèce (moins maintenant peut-être), mais ils sont consommés là-bas.

        Détrompez-vous aussi on trimballe des animaux vivants sur des milliers de kilomètres en Europe, du nord-pas de calais à la plaine du Pô par exemple.

        D’accord sur le reste.

  • Glups29
    Glups29
    Etudiante en marketing
    • Posté à 20h46 le 19/12/2011
    • 176672
      Etudiante en marketing

    Sinon, depuis 1994, il y a l’association « Produit en Bretagne » qui favorise les entreprises locales et donc une production locale, et des emplois locaux, en Bretagne. Le logo (Le phare Jaune sur fond bleu, avec la Bretagne derrière) s’applique sur des produits, mais aussi des services.
    A ce jour, plus de 280 entreprises sont adhérentes, avec un cahier des charges strict à respecté. C’est bien l’exemple de succès pour montrer qu’il est possible de consommer local. Après, c’est sur, dans le contexte de mondialisation actuel, il est évident que tous les fournisseurs de ces entreprises ne sont pas français, mais, l’idée est là, et on adhère !

    • Bob Moog
      Bob Moog répond à Glups29
      Voltage Controlled
      • Posté à 11h17 le 20/12/2011
      • Internaute 136928
        Voltage Controlled

      Ouais mais c’est bidon ce label. Par exemple le cidre Kerisac dispose de ce label alors que c’est fait dans le 44 ; -)

      • ragondine
        ragondine répond à Bob Moog
        du poitou
        • Posté à 13h50 le 20/12/2011
        • Internaute 10036
          du poitou

        Ah bon le 44 ne serait pas en Bretagne diantre ! ! !

         
        • Bob Moog
          Bob Moog répond à ragondine
          Voltage Controlled
          • Posté à 18h01 le 20/12/2011
          • Internaute 136928
            Voltage Controlled

          Ben non, sinon on n’a qu’à dire qu’on peut aussi acheter québécois ou belge, c’est un peu comme si c’était français non ?

          Plus sérieusement, bien sur que le 44 fait partie culturellement parlant de la Bretagne. Mais sur le plan économique ce département ne rentre pas dans le financement de la région (qui participe à ce label).

          De toute façon ce genre d’initiative est purement tourné vers les touristes parisiens d’origine bretonne étudiants en marketing, et qui se gavent de far ou de crêpes industrielles l’été parce qu’il fait trop mauvais pour aller à la plage.. Le seul label qui compte c’est le bon sens, celui qui vous dicte de ne pas faire appel à un artisan qui est à 50 bornes de chez vous ou d’acheter votre viande au cul terreux un peu plus bas.

        1 autres commentaires
      • ragondine
        ragondine répond à Bob Moog
        du poitou
        • Posté à 13h50 le 20/12/2011
        • Internaute 10036
          du poitou

        Ah bon le 44 ne serait pas en Bretagne diantre ! ! !

      • Albert Fulor
        Albert Fulor répond à Bob Moog
        • Posté à 15h27 le 20/12/2011
        • Internaute 25568

        La région Pays de la Loire s’était bien essayée à créer un label « produit en Pays de Loire », incluant la Loire-Atlantique. Ce fut un échec.
        De plus, la volonté de cette région administrative d’utiliser des produits traditionnels emblématiques pour sa propre communication institutionnelle peut avoir des résultats désastreux pour les producteurs.

         
        • Bob Moog
          Bob Moog répond à Albert Fulor
          Voltage Controlled
          • Posté à 18h04 le 20/12/2011
          • Internaute 136928
            Voltage Controlled

          De toute façon ces labels ce sont des trucs marketing à la con. Pas besoin de label, il suffit de faire des produits de qualité en Loire Atlantique comme ailleurs.

        1 autres commentaires
      • pemmore
        pemmore répond à Bob Moog
        geek
        • Posté à 22h24 le 20/12/2011
        • Internaute 121073
          geek

        C’est pétain qui a décidé que nantes était dans les pays de la loire ,et c’est sans doute des nostalgiques de la collaboration qui ont repris ces découpages.
        Mais ne dites jamais à un Nantais qu’il n’est pas Breton .
        Il faudra qu’on rêgle ce douloureux problême un jour
        C’est comme si vous retiriez paris de l’île de France.

    • Dimit29
      Dimit29 répond à Glups29
      ?
      • Posté à 12h01 le 20/12/2011
      • 177822
        ?

      ce label n’est souvent que du marketing. Vendre des noix de pétoncles péruviennes congelées sous le label « coquilles st jacques à la bretonne -produit en bretagne » c’est n’est que du marketing, ces produits sont simplement des matières premières étrangères de qualité incertaine assemblées en Bretagne. Je suis Breton, je respecte l’économie locale et de ce fait, j’évite de me faire avoir par ce genre de marketing mensonger. La première bonne résolution serait de supprimer le marketing et de supprimer la publicité et d’informer correctement et véritablement le consommateur

      • Bob Moog
        Bob Moog répond à Dimit29
        Voltage Controlled
        • Posté à 18h08 le 20/12/2011
        • Internaute 136928
          Voltage Controlled

        Je plussoie. On aura fait un grand progrès quand on se sera débarrassé de ces charlatans de vendeurs d’étiquettes. Nous on ne veut pas des belles étiquettes, on veut de la bouffe.

    • Albert Fulor
      Albert Fulor répond à Glups29
      • Posté à 15h16 le 20/12/2011
      • Internaute 25568

      Ce label ne garantit pas non plus l’absence d’OGM dans le filière (généralement produits hors de France).

    • Albert Fulor
      Albert Fulor répond à Glups29
      • Posté à 15h23 le 20/12/2011
      • Internaute 25568

      Le label ne garantit pas non plus le respect du droit du travail, ni une relation saine et équitable avec les fournisseurs.

  • Vert_de_Terre
    Vert_de_Terre
    pirate > robot > ninja
    • Posté à 20h54 le 19/12/2011
    • Internaute 105517
      pirate > robot > ninja

    Gavons nous de fromage et de pinard la conscience tranquille ! ^^

  • ERIC.BRESIL
    ERIC.BRESIL
    Autodidacte citoyen du monde
    • Posté à 20h54 le 19/12/2011
    • Internaute 99757
      Autodidacte citoyen du monde

    Le commentaire sélectionné est un peu lourd dans le contexte.
    Comparer l’ Homme avec un produit, fut-il « bio », est toujours facile, mais ne méne jamais à rien. Pour ce qui est du second degrè, meme analyse. De toute façon, cela fait 30 ans que la France laisse partir son industrie, croire que l’ on peut revenir en arrière d’ un coup de baguette magique reste de la demagogie politique pure et simple.

  • Vinny
    • Posté à 20h58 le 19/12/2011
    • Internaute 26623

    Bof bof, au final si on résume bien vous n’avez pas essayé de trouver tant de produits que ça, vous vous êtes contenter de regarder la provenances de produits déjà possédés et achetés sans vérifier, je peux faire la même chose chez moi avec probablement le même résultat, nous ne serons pas plus avancés sur l’offre de produits manufacturés français pour autant...
    Pour finir, concernant le lave-vaisselle, la différence de prix annoncée n’est pas à ce point significative, et il n’est pas si évident de choisir le moins cher, il y a peut-être des différences de gamme et de qualité générale de produit non ?
    Franchement, il faut bosser plus que ça pour faire un article sur ce sujet, vous ne croyez pas ?

  • Chem Assayag
    Chem Assayag
    Ecrivain, blogueur, agent (...)
    • Posté à 21h06 le 19/12/2011
    • Expert 175360
      Ecrivain, blogueur, agent (...)

    mon article sur le sujet en ces mêmes lieux

    Lien

  • Fantomax
    Fantomax
    escroc
    • Posté à 21h13 le 19/12/2011
    • Internaute 157606
      escroc

    On est bien d’accord qu’on peut bénéficier de dérogations pour la culture, hein ?

  • Penelope Sweetheart
    • Posté à 21h31 le 19/12/2011
    • Internaute 164730
      perplexe

    le problème n’est plus d’acheter français ou autreparien , mais d’acheter plus intelligemment et d’arrêter de se laisser prendre à tous les pièges de la consommation.

  • bleunbrug
    bleunbrug
    bien situé
    • Posté à 21h32 le 19/12/2011
    • Internaute 124086
      bien situé

    Ma banque est française, je suis très fier...

    • herve trezen
      herve trezen répond à bleunbrug
      bientôt les vacances
      • Posté à 23h07 le 19/12/2011
      • Internaute 79316
        bientôt les vacances

      Les banques françaises prouvent qu’on peut faire aussi pire que les autres, non ?

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