Tribune 26/11/2011 à 17h28

« Parents d'un handicapé, le succès d'“Intouchables” nous inquiète »

M. et Mme Patricot | Parents d'un enfant handicapé

Pour ce couple à la recherche d’un centre pour leur fils polyhandicapé, l’Etat peut profiter de l’engouement du public pour mieux livrer les familles à elles-mêmes.

Réactions de spectateurs à la sortie d’« Intouchables »

Une vidéo de SortiesCinema.net

Nous, parents d’un jeune homme polyhandicapé et sourd, avons obtenu, il y a quelques jours, une audience auprès d’un membre du cabinet de Monsieur Dominique Baudis, Défenseur des droits.

Nous étions reçus suite à un courrier que nous avions envoyé dénonçant le manque de structure d’accueil pour les jeunes polyhandicapés sourds, mais aussi le manque d’accompagnement des familles.

Après un entretien d’une heure et quart, nous avons compris que nous n’avions rien à faire là, que des droits, nous n’en avions pas.

En effet, la démonstration a été faite sous nos yeux d’un désengagement assumé et volontaire de l’Etat sur les questions du handicap. Voici ce que nous avons entendu : que nous étions seuls responsables – voire coupable – de ce jeune homme handicapé.

Nous avons entendu que dans les années 80, les mères des handicapés ne travaillaient pas et montaient les structures d’accueil nécessaires car, à cette époque, les parents étaient plus entreprenants. Ce qui était sous-entendu, c’est que nous ne faisons rien, et que nous attendons tout des autres (voire de l’Etat).

La langue des signes moins pratiquée

Certes, cela ne nous a pas vraiment étonnés. Depuis deux ans, nous cherchons un lieu d’accueil susceptible de recevoir notre fils. Il n’y a aucune place nulle part (et, en plus, la langue des signes est rarement pratiquée dans les centres de jour pour polyhandicapés).

Depuis deux ans, nous sommes témoins du désengagement progressif de l’Etat et d’un désintérêt de tous les politiques pour la question. Les crédits disparaissent ou, mieux, sont transférés vers des causes plus lucratives que le handicap : la vieillesse ou la maladie d’Alzheimer.

D’ailleurs, à l’occasion de la primaire socialiste, nous avons adressé un courrier à tous les candidats et à des dizaines de députés de gauche comme de droite... Ce courrier n’a reçu aucune réponse.

A la fin de l’entretien, et alors que nous allions partir, notre interlocutrice nous a tendu un article du quotidien Aujourd’hui sur le succès du film « Intouchables ». C’est sur cela que nous nous sommes quittés.

Ce film est un merveilleux filtre de la réalité

L’engouement pour ce film, qui sert même de modèle dans les plus hautes sphères de l’Etat, pose quelques questions que nous voudrions aborder ici.

Pourquoi ce film a-t-il autant de succès ? Avançons quelques hypothèses.

Tout d’abord le film raconte l’histoire d’un homme riche, travaillant dans le luxe, qui se retrouve arrêté dans sa course et paraplégique. Le public adore. Il peut s’identifier, se dire que cela peut arriver à tout le monde...

Inutile de vous dire que jamais ce film n’aurait pas eu autant de succès si l’handicapé l’avait été de naissance (ça, ça n’arrive qu’aux autres).

Ensuite il est riche, donc il peut se payer l’aidant qu’il veut, celui qui le fera vibrer et lui permettra toutes les folies dont il rêve. Là aussi, sa richesse plaît, elle soulage. Car, qui voudrait voir ou savoir que les handicapés sont, dans la réalité, maintenus en dessous du seuil de pauvreté ?

Pour conclure, il nous semble, sans pour autant nier le plaisir que certains peuvent y prendre, que ce film est un merveilleux filtre de la réalité. Une ode aux « soignants-naturels » que l’Etat rêve de voir proliférer pour mieux se désengager. Un filtre qui donne bonne conscience et qui permet au spectateur de ne pas voir ce qui se trame en coulisse.

Car, même si le film raconte une partie d’une histoire vraie (j’imagine que cet homme a souffert, même si cela n’est guère montré) la réalité d’un très grand nombre de personnes handicapées est tout autre : précarisation, absence de structure d’accueil, isolation, dépression.

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  • caro
    caro répond à ColvertLE
    délinquante avérée
    • Posté à 21h42 le 26/11/2011
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    à ma connaissance, la Banque alimentaire collecte les vivres pour les autres associations caritatives, elle ne les distribue pas directement aux personnes dans le besoin et la « pub » concernait les 2 jours de ramassages de dons alimentaires dans les grandes et petites surfaces de toute la France.
    Encore une fois, on fait appel à la générosité des citoyens pour éviter à l’état de faire son devoir, pas étonnant qu’il n’ait pas répondu à l’appel du Secours Populaire et des Restaus du Coeur !

  • DeSuisse-
    DeSuisse-
    Je pense donc je gêne !
    • Posté à 20h45 le 26/11/2011
    • Internaute 101756
      Je pense donc je gêne !

    Et encore un article pour culpabiliser celui qui le lit, un !

    Et encore un « témoignage » qui fait passer un personnage de l’Etat pour un gros méchant retardé parce-que-le-monde-n’est-plus-comme-cela-qu’il-faut-adapter-ce-que-fait-l’état-sinon-c’est-injuste en lui plaçant des mots dans la bouche qu’il n’a probablement pas prononcé !

    C’est très pénible à lire pour ces raisons-là.

    • Pakotill
      Pakotill répond à DeSuisse-
      Brouette épidémique
      • Posté à 09h12 le 27/11/2011
      • Internaute 26077
        Brouette épidémique

      Et encore un commentaire qui fait passer l’auteur d’une tribune pour un vilain-partisan-bourré-de-mauvaises-intentions-contre-un-état-qui-fonctionne-pourtant-si-bien vu de ma petite personne.

      • DeSuisse-
        DeSuisse- répond à Pakotill
        Je pense donc je gêne !
        • Posté à 12h54 le 27/11/2011
        • Internaute 101756
          Je pense donc je gêne !

        Merci de cette mise en perspective si réaliste ne concernant que votre petite personne.

  • DeSuisse-
    DeSuisse-
    Je pense donc je gêne !
    • Posté à 20h47 le 26/11/2011
    • Internaute 101756
      Je pense donc je gêne !

    Ah oui.... Et pui quel rapport avec le film ? Pas bien compris mais l’auteur doit avoir raison, je pense.

    • Pakotill
      Pakotill répond à DeSuisse-
      Brouette épidémique
      • Posté à 09h13 le 27/11/2011
      • Internaute 26077
        Brouette épidémique

      Essayez la lecture objective, ça aide à comprendre.

      • DeSuisse-
        DeSuisse- répond à Pakotill
        Je pense donc je gêne !
        • Posté à 12h57 le 27/11/2011
        • Internaute 101756
          Je pense donc je gêne !

        Cette tribune foncièrement subjective, orientée, partiale, partielle et probablement trompeuse ne mérite pas ce type de lecture. Et encore une fos, quel rapport. avec le film ?

         
        • Palamède
          Palamède répond à DeSuisse-
          citoyen français
          • Posté à 15h06 le 27/11/2011
          • Internaute 56877
            citoyen français

          « Et encore une fois, quel rapport. avec le film ? “

          Demandez-le donc à l’interlocutrice de la famille, qui a dû trouver drôle de leur en parler !

          • DeSuisse-
            DeSuisse- répond à Palamède
            Je pense donc je gêne !
            • Posté à 17h33 le 27/11/2011
            • Internaute 101756
              Je pense donc je gêne !

            Ah bon.... Donc vous trouvez aussi qu’il n’y en aucun !

        2 autres commentaires
  • doudou9174
    doudou9174
    conducteur.receveur
    • Posté à 20h55 le 26/11/2011
    • Internaute 140131
      conducteur.receveur

    d’accord avec vous Mr et Mde Patricot , les dirigeants et dominants illusionnent
    la population , touchant encore plus les personnes fragilisés .

    c’est du terrorisme intellectuel , devant étre jugé et puni .

  • sthoi
    • Posté à 21h21 le 26/11/2011
    • Internaute 5969

    C’est le problème des minorités silencieuses qui souffrent fortement mais sans faire de bruit. Votre poids électoral est bien faible , Messieurs-dames, passez votre chemin. Pendant ce temps l’état continue à fermer des lits de psychiatrie, à étouffer les budgets du handicap, à ne plus financer de centres spécialisés. Mais rassurez vous ! On va ouvrir 30 000 places de prisons, on a déjà débloqué 70 000 millions d’euros pour créer un centre de la musique qui fera plaisir à carla et aux amis du bling bling et on a rendu au riche cercle de nos donateurs une bonne partie de l’ISF. Y’a plus de sous . Désolé, pas le temps de s’y attarder, on est en campagne électorale.

    • golgoth73
      golgoth73 répond à sthoi
      IDE
      • Posté à 21h31 le 26/11/2011
      • Internaute 156149
        IDE

      entièrement d’accord... Le handicap et la « folie » ne génère aucun profit... Donc, on ferme, corculez, y a rien à voir et surtout fermez la ! Pffffffffff
      Quand est-ce que les minorités silencieuses vont réussir à enlever ces points de sutures qu’on leur met sur les lèvres ? ?

  • Lucius Sergius
    Lucius Sergius
    Citoyen
    • Posté à 21h28 le 26/11/2011
    • Internaute 28239
      Citoyen

    C’est révoltant.

    Il n’y a malheureusement rien à attendre de quoi que ce soit qui découle des autorités ou du pouvoir qui n’ont absolument plus rien de démocratique où que ce soit dans le monde occidental ou ailleurs.
    Du pognon, il y en a eu à la pelle de prêté pour un taux d’intérêt dérisoire, un vrai cadeau, pour les banques. Dont les dirigeants se sont augmentés de suite de 44%. Il y en aura encore pour les inactifs, les inutiles et les parasites détenant le pouvoir dès que l’occasion se présentera. Pour les peuples : rien. C’est la « crise ». Quel que soit le besoin ou l’urgence, ce sera : absolument rien. C’est l’orientation depuis trente ans et les « élections » ne sont plus là que pour entretenir une illusion.
    S’inquiéter qu’une fiction, un phénomène de mode, puisse donner un prétexte supplémentaire aux riches au pouvoir de supprimer des droits ou se détourner des besoins de la population en dit long sur leur nuisance présumée. C’est simplement le retour à la barbarie entourée de belles paroles avec des pitres médiatiques qui tournent des fesses pour faire passer les méfaits de sales vieux fils à papa.

  • golgoth73
    golgoth73
    IDE
    • Posté à 21h26 le 26/11/2011
    • Internaute 156149
      IDE

    L’état se désengage totalement et lamentablement de ce qui n’est pas « rentable ». L’Hopital même devient une rentabilité avec une tarification à l’acte. Les structures pour enfants/adolescents/adultes handicapés(physiques, mentaux ...) sont débordées, les places sont plus que rares, les parents et aidants sont ballotés de droite à gauche avec un « foutage » de gueule complet. Aidants qui ne peuvent évidemment pas travailler, le tout pour une somme modique perçue via la CAF... Les Maisons départementales (les MDPH) aussi appelées MDA(Maison Départementales de l’Autonomie) jouent la langue de bois, ne laissent rien filtrer de renseignements et font trainer les dossiers jusqu’à ce que les gens finissent par lacher prise... Combien de temps va t-on continuer à subir la dictature financière ? ? Il y avait eu un plan « autisme » il y a quelques années... effet d’annonce, rien ne s’est arrangé depuis, et en plus, la façon de faire et la façon d’être des français devraient s’ouvrir au monde et laisser arrviver certaines techniques de prises en charges thérapeutiques venant d’ailleurs... Ici, dans le monde des personnes en difficultés mentales et physiques, c’est l’immobilisme le plus total quand certains se payent des chambres d’hotel à XXXXXXXXXXXXXXX€ la nuit...

    • Lucius Sergius
      Lucius Sergius répond à golgoth73
      Citoyen
      • Posté à 21h32 le 26/11/2011
      • Internaute 28239
        Citoyen

      « c’est l’immobilisme le plus total quand certains se payent des chambres d’hotel à XXXXXXXXXXXXXXX€ la nuit... »

      Comme une personne à la verticalité contrariée, selon le Sun ?
      37 000 euro la piaule ?

  • teo
    teo
    toujours perplexe
    • Posté à 22h30 le 26/11/2011
    • Internaute 67373
      toujours perplexe

    Tout d’abord, je n’ai pas vu Intouchables, eu envie mais pas eu le temps.
    C’est le deuxième article parue récemment sur la Rue qui prend pour cible un film à succès ( je parle de Polisse).

    L’État se désengage, s’est bien vrai et c’est malheureux, qu’il vous en juge responsable, c’est inadmissible, mais je crois qu’il y a confusion.

    Intouchables c’est une comédie. Il traite de sujets graves sur un ton léger. Il n’est le porte drapeau ni de l’Etat, ni de l’ensemble des personnes en situation de handicap mais de ses auteurs.( Enfin, je suppose, d’après les échos que j’ai eu dans le film).

    Il est dans les esprits des gens, ils ont du bien rigoler, peut-être vu une seconde fois voire une troisième mais vont sans doute l’oublier.
    Comme beaucoup d’autres films à succès.

    Les Ch’ti n’ont pas engendrés un exode massif dans la région Nord, ni des investissements colossaux dans la Région au mieux ont-ils rendu ses habitants plus sympathiques aux yeux des Parisiens et autres (enfin, je suppose).

    Je verrai ce film un jour non pas parce qu’on y voit un millionnaire paralysé et un Noir devenus copains, mais parce que oui des fois, ça fait du bien de voir un film où il n’y pas de surenchère compassionnelle sur le pauvre type en fauteuil ou le pauvre mec des cités. Voir des personnages, humains, drôles, hauts en couleurs, vivants, caustiques, j’imagine, que sais-je est un aspect important, qui ne doit pas faire oublier qu’avant d’être handicapé ou Noir, ou à petit pois, on est une personne à part entière.

    C’est un discours assez fréquent : la double revendication, celle d’être considéré en fonction de sa singularité et celle d’être considéré comme les autres, sans le regard compatissant des gens.

    J’imagine bien qu’avoir un enfant polyhandicapé, sans être ni appuyé ni aidé pire en étant culpabilisé vous mette dans une colère noire. Mais vous vous trompez d’ennemi quand vous dites : « Les crédits disparaissent ou, mieux, sont transférés vers des causes plus lucratives que le handicap : la vieillesse ou la maladie d’Alzheimer. »

    Vos ennemis ne sont pas ces personnages de ce film, ni les personnes âgées ou les personnes atteintes de la maladie d’ Alzheimer mais pas la non-politique menée par les gouvernements successifs qui ne répondent pas aux besoins des familles.

    • Pakotill
      Pakotill répond à teo
      Brouette épidémique
      • Posté à 09h18 le 27/11/2011
      • Internaute 26077
        Brouette épidémique

      Si je peux me permettre, ce n’est pas tant le film qui inquiète ces parents que l’usage qui en a été fait en réponse à cette famille, qui comme des milliers d’autres peine à trouver une place dans un établissement adapté.

      Vous comprendrez que dans une telle situation, une telle référence laisse un goût bien amère dans la bouche de ces parents.

      • teo
        teo répond à Pakotill
        toujours perplexe
        • Posté à 13h53 le 27/11/2011
        • Internaute 67373
          toujours perplexe

        Merci, j’avais bien compris.
        C’était surtout en réaction au titre de la tribune que je réagissais.

    • fred34
      fred34 répond à teo
      CDI
      • Posté à 21h33 le 27/11/2011
      • Internaute 33182
        CDI

      « ça fait du bien de voir un film où il n’y pas de surenchère compassionnelle sur le pauvre type en fauteuil ou le pauvre mec des cités ».
      Oui, entièrement d’accord avec vous à ce sujet (et sur tout les reste)... Malheureusement, j’ai vu le film hier soir, et c’est l’unique originalité de ce film. Le reste n’est que cliché, dialogues pitoyables (les acteurs sauvent les meubles), humour à deux balles (mais qui fait rire la majorité de la salle apparemment), aucune surprise, longueurs, absence de réalisation etc... Ne perdez pas votre temps pour aller voir ça (éventuellement attendez le passage à la télé, sa juste place).

  • gigi_
    • Posté à 23h06 le 26/11/2011
    • Internaute 114828

    Les hommes politiques se moquent du sort des handicapés comme ils se moquent du sort de la population en général.
    La politique, comme le remarquait Pascal Riché dans un article récent, est devenue une profession.
    Valides et handicapés ont le même intérêt, à savoir faire pression sur les hommes politiques.

    A propos, quelques nouvelles des indignados :
     » Journaliste pour le Guardian, Katherine Ainger rapporte que dans les jours qui ont précédé les élections, une subversion du vote s’est développée. Les Indignados ont lancé une vaste campagne de critique du système électoral espagnol ou, plus profondément, des systèmes politiques occidentaux en général. Par exemple on pouvait observer le mot »urne » partout, des toilettes aux poubelles. Les Indignés, déçus par le parti socialiste (PSOE) alors au pouvoir , ont appelé les électeurs à montrer leur dégoût du système politique actuel par l’abstention, par le vote blanc ou le vote pour un petit parti. »
    source : Lien

  • David M.
    David M.
    Je suis c est tout.
    • Posté à 23h39 le 26/11/2011
    • 176457
      Je suis c est tout.

    La seule chose qui vous reste c’est la Belgique.
    Là bas les handicapés sont suivis dignement.. Mais...... Mais.... Il faut des pépètes...

  • gigi_
    • Posté à 23h49 le 26/11/2011
    • Internaute 114828

    J’ai oublié de dire le bien que je pense de cet article, dont l’analyse est juste et claire. Si il y avait plus de papiers comme ça sur le handicap, ça débloquerait peut être un peu les choses .
    Alors bravo à rue 89 d’avoir commencé, mais continuez !

  • Omelette
    Omelette
    un type.
    • Posté à 00h00 le 27/11/2011
    • Internaute 157018
      un type.

    Ça n’a pas grand-chose à voir, mais au sujet des films qui influencent l’Etat et la loi, rappelez-vous de « Indigènes » ?
    Ce (très beau) film dénonçait l’injustice faite aux combattants des anciennes colonies. Ils ne touchaient pas les mêmes pensions d’invalidité et de retraite que les Français.
    Eh bien, après ce film, la loi a été changée.
    Voilà, c’était juste pour dire que parfois, une oeuvre peut influencer les gouvernants.

    • zygzornifle
      zygzornifle répond à Omelette
      Poussière d'étoiles
      • Posté à 07h58 le 27/11/2011
      • Internaute 160367
        Poussière d'étoiles

      pour ça qu’après braquage à l’italienne il y a eu plein d’enveloppes de biftons qui circulaient et des mallettes aussi ........

      • webjoyz
        webjoyz répond à zygzornifle
        en révolte!
        • Posté à 10h26 le 27/11/2011
        • Internaute 166029
          en révolte!

        ouaip, et après higlander, ils sont tous sortis se battre avec des sabres.... muhahaha lol

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 01h02 le 27/11/2011
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Les parents d’handicapés, ils n’ont qu’à faire des braquages.
    Comme tous les parents, d’ailleurs.

    L’Etat n’a pas les couilles de prélever l’impôt, les citoyens doivent le remplacer.

    • A déménagé le 13-02-2012
      • Posté à 09h23 le 27/11/2011
      • 175908

      vu un film B sympa sans plus hier soir, Time out, quelques scènes qui pourraient inspirer le citoyen lambda

    • labrisure
      labrisure répond à Autist Reading -
      Personnage exceptionnel
      • Posté à 18h56 le 27/11/2011
      • Internaute 48949
        Personnage exceptionnel

      L’Etat prélève déjà les impôts nécessaires, tout simplement il préfère dépenser ses ressources dans des « projets idiots » pour paraphraser ma prof d’Analyse Crédit ou dans des masses salariales inutiles que ce soit dans les ministères ou dans les administrations locales.

  • LiLi_94
    LiLi_94
    Étudiante
    • Posté à 02h08 le 27/11/2011
    • 173144
      Étudiante

    Excusez moi sincèrement, mais je ne vois pas vraiment le rapport. Je pense que tout spectateur est conscient que cette situation n’est pas celle de quelqu’un appartenant à la classe moyenne. Le film met l’accent sur la richesse de l’homme tétraplégique qui contraste d’ailleurs avec la situation de Driss (Omar Sy).
    La personne qui vous a tendu l’article d’Intouchables n’a vraiment rien compris au message du film qui est loin d’encourager tous les handicapés à payer un « boy noir » comme il est ironisé dans un des commentaires.
    Puis j’aimerais revenir sur « j’imagine que cet homme a souffert, même si cela n’est guère montré » : cela n’est guère montré ? Si au contraire. Peut-être pas autant que dans la vraie vie mais je pense que cela est montré puisqu’ils font un parallèle entre l’humour de l’aidant et la tristesse de Philippe (François Cluzet) au début du film.
    Alors certes, l’Etat se désintéresse surement de la question de l’handicap. Mais je ne pense pas qu’Intouchables pourrait accroître le phénomène de quelconque manière. C’est juste un film positif, sur une histoire positive (aussi rares soient-elles). Un film.

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 07h55 le 27/11/2011
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    l’Etat peut profiter de l’engouement du public pour mieux livrer les familles à elles-mêmes..
    Politique de droite dure même baladure.....
    tout ce qui coûte et ne rapporte rien sera éliminé...
    En écoutant les gens Sarko à du s’élire tout seul car peut de monde aurait voté pour lui, bizarre quand même, quand on vote pour la droite on à une politique de droite et après on vient chialer, non on devrait être content...Les français ont une mémoire de poisson rouge au bout de quelques minutes ils ne se rappellent de plus rien et Rolexman est un bouffeur de pauvres. Si vous le réélisez en 2012 il vous en remettra plein les dents et ce sera pire car il se sentira pousser des ailes bien noires avec des serres........

  • Seingalt
    Seingalt
    amateur professionnel
    • Posté à 08h30 le 27/11/2011
    • Internaute 166244
      amateur professionnel

    « le succès d’“Intouchables” nous inquiète »

    J’ai pas bien compris : qui est coupable ? L’auteur du film ? Les acteurs ? Le public ?

    Une chose est sûre, il faut interdire cet art dégénéré de propagande bourgeoise au service du grand capital qui cherche à filtrer la réalité sociale de la classe prolétarienne pour faire accepter leur condition misérable aux masses exploitées. En bref : Omar Sy au goulag !

  • manu2005
    manu2005
    Afghanistan,Lybie, la france (...)
    • Posté à 08h59 le 27/11/2011
    • Internaute 1805
      Afghanistan,Lybie, la france (...)

    Pourquoi toujours tout mélanger et penser que apprécier « Intouchable » vous fait oublier la réalité, toute autre, d’un handicapé moins nanti...

  • ColvertLE
    ColvertLE
    Retraité
    • Posté à 09h44 le 27/11/2011
    • Internaute 84712
      Retraité

    Vous le voyez le nain influencé par un film humain et en tenir compte ? ? ?

  • Chriswow
    Chriswow
    C`è 1 forom pa 1 diksionnèr k ? (...)
    • Posté à 09h53 le 27/11/2011
    • Internaute 126218
      C`è 1 forom pa 1 diksionnèr k ? (...)

    => « Nous avons entendu que dans les années 80, les mères des handicapés ne travaillaient pas et montaient les structures d’accueil nécessaires car, à cette époque, les parents étaient plus entreprenants »
    Si les parents d’enfants handicapés se sont battus dans les années 80, c’est aussi pour que ceux d’après n’aient plus à le faire ! D’ailleurs les années 90 et suivantes ont été riches en combat. Aussi, Je crois que la personne qui vous a reçu n’avait aucun argument de bien sérieux à vous avancer.
    Étiez-vous seul lors de cet entretien ? Vous auriez peut-être dû vous faire aider par une association. Je reste persuadé que le monde associatif apporte du poids lors de rencontre avec ce type de personnage et puis les « assos » savent, par la force des choses, comment mener les débats.

    => « candidats et à des dizaines de députés de gauche comme de droite... Ce courrier n’a reçu aucune réponse. »
    Et oui les parents et amis de personnes ’handicapées sont aussi des électeurs, les parties politiques l’ont trop souvent oublié ! Il est temps de bousculer ce petit monde de politicien qui ne pense qu’à leur intérêt propre plus que collectif. J’invite à ce sujet tous ceux qui ont envie d’agir, à réfléchir à leur vote aux prochaines élections.

    => « des causes plus lucratives que le handicap : la vieillesse ou la maladie d’Alzheimer ».
    Pourquoi croyez-vous que les personnes âgées sont aussi « chouchoutées » ? Elles sont des électeurs en puissance. Il faut voir lors des élections, les minis bus devant les maisons de retraite, clubs seniors et autres….. Je suis désolé, mais il faut reconnaitre que les parents d’enfants handicapés ne savent toujours pas se faire entendre contrairement à d’autres. Pourquoi ? Je n’ai pas la réponse. Peut être sont-ils dans la souffrance et n’ont plus la force de se battre ?

    => « notre interlocutrice nous a tendu un article du quotidien Aujourd’hui sur le succès du film “ Intouchables ”.
    Hélas, la vie n’est pas un film et je ne peux que comprendre votre colère vis-à-vis cette interlocutrice qui je suppose ne sais pas de quoi est faite la réalité des handicapés que vous avez si bien décrite : “ précarisation, absence de structure d’accueil, isolation, dépression. ”. Sans oublier l’entourage qui morfle un max !

    => “ sa richesse plaît, elle soulage ”
    Voilà vous avez bien résumé mon malaise et mon hésitation à aller voir ce film.
    Encore merci pour cet article et courage.

    Un petit conseil encore : si votre enfant a 20 ans, il ressort de la compétence du Conseil Général (pas Régional attention). Prenez contact avec l’élu qui a en charge la délégation des handicapés afin qu’il vous aide à trouver une structure à proximité de chez vous et faites lui savoir par la même occasion les carences du système sur votre département. Pensez-y, car nous sommes en période électorale !

    • louverebelle
      louverebelle répond à Chriswow
      parent d'enfant autiste
      • Posté à 16h43 le 27/11/2011
      • Internaute 114864
        parent d'enfant autiste

      Dans certains domaines du handicap, comme chez les parents d’enfants autistes, par exemple, puisque je suis touchée par l’autisme de ma fille, j’ai eu beaucoup de mal à toucher des parents au début, un peu plus maintenant que nous sommes pour un certain nombre sur Facebook et que beaucoup de choses bougent par là...ceux qui sont isolés et ne bougent pas, ignorent que d’autres se battent et peuvent aller nous rejoindre....

      Le souci c’est que avant de savoir dans quoi on met les pieds, lorsqu’on apprend le handicap de son enfant ou lorsqu’on s’en doute mais que les hôpitaux et autres dispensaires (CMP, CMPP, CAMPS et autres) mettent du temps (voire jamais) pour les diagnostiquer, afin de permettre une prise en charge plus précoce pour les enfants...les parents se retrouvent souvent totalement épuisés et donc s’isolent par la force des choses dans leur coin. Et comme les institutions savent bien jouer de leur force en faisant pression sur les parents, qui vivent soit dans la culpabilité, soit dans la crainte (de perdre une prise en charge même pourrie, ou d’avoir un signalement social sur leur dos, car il y a eu aussi des plaintes à l’encontre des parents, etc)....lorsqu’ils trouvent des structures de soins, même inadaptées !

      Les combats avec l’administration pour avoir les aides et donc ne pas pouvoir travailler parce qu’on doit courir à droite à gauche pour avoir ci ou ça pour aider son enfant....et lorsqu’on a encore le temps, on pense à l’avenir de nos loulous...et voilà, la nuit, les anxiétés les angoisses, beaucoup vivent dans l’inquiétude du lendemain....et le jour suivant tout recommence.

      J’ai eu de longues années solitaires moi aussi...surendettée parce que pas d’aide appropriée, puis honte de me retrouver en surendettement, les copains et copines s’en vont, parce qu’on est forcément moins marrante....on n’a pas toujours envie de faire la bringue (comparé à avant, forcément, c’est limite une vie monacale !)....on n’a pas le temps pour aller au cinoche...pas le temps pour ci ou ça....du coup, on se lève handicap, on se couche handicap, on vit handicap du matin au soir....et la nuit, si on a le courage ou le sens de l’humour, comme moi, on va sur des sites pour tenter de parler à des parents qui sont comme nous, ou trouver des gens avec lesquels échanger, etc. J’ai bcp de mal à trouver le temps de voir des gens...et les seuls gens que je finis par voir, ce sont des gens qui sont dans ma situation....non parce que nous n’avons pas d’autre choix....mais parce que finalement, on préfère aller à l’essentiel par moment et ne plus avoir à se justifier sur sa vie et pourquoi on ne peut pas faire ci ou ça....on correspond avec des gens de partout et voilà....ça met un peu de baume au coeur...

      La richesse, je ne l’attend même pas. J’ai pas cette aspiration là. Bien sur, si je devenais riche ça m’aiderait à ne pas compter et choisir entre une ergothérapeute et une baby sitter pour aller au ciné et voir les films drôles avec les gens....ou créer une école pour ma fille et d’autres enfants...sans avoir à attendre les agréments et autres pièges administratifs qui font que les structures parentales ont souvent du mal à voir le jour....et qu’il faut être très fort pour résister à toutes ces épreuves !

      ça vanne, ça épuise, et même si on est solidaires, on a forcément aussi des moments de doutes ! Non, je ne crois pas que les personnes âgées soient mieux lotties...c’est surement parce que j’ai vu l’EPAHD où allait ma belle mère avant de décéder (on ne sait pas si c’est une négligence de cet établissement qui a précipité la mort ou pas...), que je ne veux pas voir ma fille évoluer dans un monde de non droit pourvu qu’on soit vulnérable et seul(e)....

      Les seuls candidats qui les intéressent sont ceux qui ont un poids électoral....vivants ou morts....ça ne leur pose pas de problème ! Les morts aussi ont voté durant des années avec certains ! ; -)

    • louverebelle
      louverebelle répond à Chriswow
      parent d'enfant autiste
      • Posté à 16h43 le 27/11/2011
      • Internaute 114864
        parent d'enfant autiste

      Dans certains domaines du handicap, comme chez les parents d’enfants autistes, par exemple, puisque je suis touchée par l’autisme de ma fille, j’ai eu beaucoup de mal à toucher des parents au début, un peu plus maintenant que nous sommes pour un certain nombre sur Facebook et que beaucoup de choses bougent par là...ceux qui sont isolés et ne bougent pas, ignorent que d’autres se battent et peuvent aller nous rejoindre....

      Le souci c’est que avant de savoir dans quoi on met les pieds, lorsqu’on apprend le handicap de son enfant ou lorsqu’on s’en doute mais que les hôpitaux et autres dispensaires (CMP, CMPP, CAMPS et autres) mettent du temps (voire jamais) pour les diagnostiquer, afin de permettre une prise en charge plus précoce pour les enfants...les parents se retrouvent souvent totalement épuisés et donc s’isolent par la force des choses dans leur coin. Et comme les institutions savent bien jouer de leur force en faisant pression sur les parents, qui vivent soit dans la culpabilité, soit dans la crainte (de perdre une prise en charge même pourrie, ou d’avoir un signalement social sur leur dos, car il y a eu aussi des plaintes à l’encontre des parents, etc)....lorsqu’ils trouvent des structures de soins, même inadaptées !

      Les combats avec l’administration pour avoir les aides et donc ne pas pouvoir travailler parce qu’on doit courir à droite à gauche pour avoir ci ou ça pour aider son enfant....et lorsqu’on a encore le temps, on pense à l’avenir de nos loulous...et voilà, la nuit, les anxiétés les angoisses, beaucoup vivent dans l’inquiétude du lendemain....et le jour suivant tout recommence.

      J’ai eu de longues années solitaires moi aussi...surendettée parce que pas d’aide appropriée, puis honte de me retrouver en surendettement, les copains et copines s’en vont, parce qu’on est forcément moins marrante....on n’a pas toujours envie de faire la bringue (comparé à avant, forcément, c’est limite une vie monacale !)....on n’a pas le temps pour aller au cinoche...pas le temps pour ci ou ça....du coup, on se lève handicap, on se couche handicap, on vit handicap du matin au soir....et la nuit, si on a le courage ou le sens de l’humour, comme moi, on va sur des sites pour tenter de parler à des parents qui sont comme nous, ou trouver des gens avec lesquels échanger, etc. J’ai bcp de mal à trouver le temps de voir des gens...et les seuls gens que je finis par voir, ce sont des gens qui sont dans ma situation....non parce que nous n’avons pas d’autre choix....mais parce que finalement, on préfère aller à l’essentiel par moment et ne plus avoir à se justifier sur sa vie et pourquoi on ne peut pas faire ci ou ça....on correspond avec des gens de partout et voilà....ça met un peu de baume au coeur...

      La richesse, je ne l’attend même pas. J’ai pas cette aspiration là. Bien sur, si je devenais riche ça m’aiderait à ne pas compter et choisir entre une ergothérapeute et une baby sitter pour aller au ciné et voir les films drôles avec les gens....ou créer une école pour ma fille et d’autres enfants...sans avoir à attendre les agréments et autres pièges administratifs qui font que les structures parentales ont souvent du mal à voir le jour....et qu’il faut être très fort pour résister à toutes ces épreuves !

      ça vanne, ça épuise, et même si on est solidaires, on a forcément aussi des moments de doutes ! Non, je ne crois pas que les personnes âgées soient mieux lotties...c’est surement parce que j’ai vu l’EPAHD où allait ma belle mère avant de décéder (on ne sait pas si c’est une négligence de cet établissement qui a précipité la mort ou pas...), que je ne veux pas voir ma fille évoluer dans un monde de non droit pourvu qu’on soit vulnérable et seul(e)....

      Les seuls candidats qui les intéressent sont ceux qui ont un poids électoral....vivants ou morts....ça ne leur pose pas de problème ! Les morts aussi ont voté durant des années avec certains ! ; -)

  • SIL5
    SIL5
    marié
    • Posté à 09h59 le 27/11/2011
    • Internaute 171703
      marié

    Ce film est a voir sans modération , une belle leçon de vie , de tolérance . Moi je suis handicapé suite a une maladie et je ne me plaint pas , en France je trouve que nous les handicapé on est plus tôt bien lotie , J’ai un principe simple je n’en veut a personne sur tout pas a la société , C’est aux handicapée de s’adapter et non le sens contraire . essayer de vivre le mieux possible sans emmerder qui que ce soit . Je parle pour tout handicapé que ce soit scolaire ou autres les difficultés sont la , la société n’est pas faite pour les handicapés , heureusement d’ailleurs ci non cela voudrait que nous le somme tous . Moi je m(’adapte a toute situations et ce n’est pas facile j’en convient , mais plus je me fait discret plus on m’accepte comme je suis de plus je suis un grand déconneur . L’auto dérision j’adore , Je ne demande qu’une chose le respect dans tout les sens y compris au niveau circulation pour ce garer . Pour les enfants handicapé ce sont bien souvent les parents qui dramatise les choses , l’enfant lui vie et ne demande pas que l’on en fasse plus pour lui . Je ne demande pas aux autres de comprendre ils ne peuve pas ils ne sont pas dans la situation simplement les respect et la tolérance . MERCI A TOUS ! ! ! ! ! ! !

  • manlicher
    manlicher
    paca
    • Posté à 10h02 le 27/11/2011
    • 174419
      paca

    a la fin de l’annee quand ont souhaite les voeux 99% des personnes pense a la bonne santée mais oublie que sans frics tu n’est pas grand chose surtout handicapé

  • webjoyz
    webjoyz
    en révolte!
    • Posté à 10h22 le 27/11/2011
    • Internaute 166029
      en révolte!

    ne pas tout mélanger ! !
    ce film, est un film, une histoire qui même basée sur une histoire vraie, reste une histoire ! !
    un handicapé et son aide de vie !
    et on commence à faire l’amalgame, ça arrange tout le monde, on peut ressortir les vieilles querelles, on peut taper sur les politiques, qui ne font rien, bien sur ! !
    mon neveu est handicapé et a aussi beaucoup de mal a trouver une « place »...
    le système est mal fait, tout le monde le sait !
    et ça n’est pas la sortie d’un film qui pourrait y changer quelque-chose dans un sens ou dans un autre !

  • avaroa avaroa
    • Posté à 10h39 le 27/11/2011
    • Internaute 51355
      AS

    Les dispositifs d’aide actuels servent essentiellement la logistique du chiffre imposée par les politiques ceci au détriment de l’humain qui décidément n’entre que rarement dans les cases à cocher (barrière de l’âge, barrière de handicap, barrière de sexe, barrière du revenu, etc.)
    Le cynisme c’est de nous laisser croire qu’il existe une multitude de dispositifs de protection supposés améliorer les conditions de vie du citoyen ; il faut décoder qu’ils sont là pour légitimer le travail des politiques qui investissent d’abord dans la chasse à la fraude et nous bassinent à longueur de journée que le système français est le meilleur de la planète... (sauf que les fraudeurs découverts ça ne donne pas plus d’avantages au non fraudeurs ! et pourquoi ?)
    conclusion, les dispositifs existants ne sont pas au service de tous les citoyens mais c’est bien le citoyen qui est au service du dispositif de plus en plus inique !
    à toi de rentrer dans les clous ou rien...or c’est c’est souvent rien !

  • Bête à part
    Bête à part
    parmi nous autres.
    • Posté à 11h15 le 27/11/2011
    • Internaute 504
      parmi nous autres.

    Je suis éducateur spécialisé, salarié d’une association de santé mentale qui emploie 440 personnes.
    Je travaillais dans un établissement de « psychothérapie et de rééducation » qui accueillait 127 adolescentes et adolescents présentant des troubles du comportement parfois associés à des troubles de la personnalité. Le plateau technique de cet établissement se composait d’équipes pluridisciplinaires (médecin-directeur, psychiatres, psychologues, lingères et maitresses de maison, infirmier-es psychiatriques, équipe d’ouvriers de métiers pour l’entretien du site et des locaux, éducateurs spécialisés, éducateurs techniques spécialisés, équipe pédagogique de l’Éducation nationale, trois cuisiniers et son personnel de restauration, chauffeurs et mécaniciens, consultations contractuelles de deux médecins généralistes, et le personnel administratif qui convient à une telle « entreprise ». De nombreuses personnes en formation professionnelle trouvaient là un lieu de stage exceptionnel.
    Le site présentait des lieux d’hébergement, des lieux de prise en charge « de jour », des ateliers aussi divers que plomberie, serrurerie, poterie, maçonnerie, bois, coiffure et soins du corps, travaux manuels, costumes, la cuisine était un lieu d’accueil et d’apprentissage, jardin et espace vert., un gymnase, un terrain de football, une piste, des bois...
    Un lieu extra-ordinaire, éducatif et soignant. Pour des adolescents du département, de la région, aussi de la région parisienne qu’ils résident au nord comme au sud.
    Un lieu qu’on savait unique, chargé d’une Histoire de la psychiatrie - la psychothérapie institutionnelle, et d’une réputation - comme on dit : là, « il y avait ceux que les autres ne veulent pas ».

    Puis tomba du conseil d’administration de l’association la décision de la restructuration de l’établissement : déficit de psychiatre (pas de médecin pour reprendre la direction de l’établissement), en même temps que s’imposait en « principe de réalité » la notion de coût (nous étions trop cher).
    Alors, sur base d’une classification venue des USA, on ordonna une « analyse fine des pathologies » et l’on trancha en trois l’établissement : un IMPRO (pour les « TED » - les « troubles envahissants du développement »), un ITEP (pour les « troubles du comportement ») et un Pôle Jeunes Adultes, pour les plus âgés que l’analyse « fine » autant que la réalité du présent de ces jeunes adultes (dès 18 ans) empêchaient à l’inscription dans les cases IMPRO ou ITEP.

    De là, nous avons proposé pour ces jeunes adultes de créer une structure « passerelle ». Un lieu pour ces jeunes personnes encore immatures pour le travail, ou psychotiques en attente d’une admission dans un établissement adapté, jeunes gens encore trop envahis par les chaos de l’enfance, jeunes femmes et jeunes hommes (en devenir...) fragiles relevant d’une protection et d’un accompagnement éducatif et soignant, jeunes personnes pour qui prononcer une orientation serait prématuré...

    D’abord nous avons eu des échos favorables. Le conseil général autant que les tutelles sanitaires saluaient le projet, soulignant par ailleurs l’incongru des nombreuses orientations en Belgique et le sous-équipement de structure « adulte » sur le territoire.

    C’était il y a quatre ans.
    Aujourd’hui ce Pôle Jeunes Adultes n’a toujours pas d’agrément, pas de financement propres, pas de projet.
    Notre service répond à un besoin identifié, quantifié, admis et reconnu. Nous recevons des dossiers d’admission adressés par le médico-social autant que par le sanitaire, sans que notre structure (qui comporte notamment des variantes d’hébergement : en groupe et en appartements) ait une existence officielle et pérenne. Nous sommes plus de trente salarié-es de l’éducatif et de la santé mentale, précaires. Attachés à notre projet initial, convaincus de son utilité, de sa pertinence et de la réponse au besoin incontesté qu’il incarne, nous partageons enthousiastes et investis nos savoir-faire, nos savoir-être et avons démontré au cours de ces quatre années l’intérêt collectif de notre proposition de prise en charge au travers des orientations et admissions que nous avons menées au plus proche des aptitudes et des attentes de jeunes citoyens de France « handicapés ».

    Mme et Mr Patricot écrivent : « Les crédits disparaissent ou, mieux, sont transférés vers des causes plus lucratives que le handicap : la vieillesse ou la maladie d’Alzheimer. »
    Cette semaine nous avons appris que l’ARS (Agence Régionale de Santé) accorderait les financements de nos lendemain à la condition que nous présentions un projet de prise en charge... « pour autistes adultes » ! ! !

    L’ARS, c’est UNE personne : le directeur. Qui décide de tout, tout seul, sur tout le dispositif médico-social et sanitaire, sur toute une région. Qui décide de tout, tout seul, sur base des consignes gouvernementales qui n’ont d’autre but que de détruire le système de protection sociale et sanitaire. L’ARS c’est une logique unique : comptable.

    Alors l’ARS décide.
    Elle décide de faire disparaitre nos pratiques, niant leurs bénéfices et leurs efficiences. Elle nie nos métiers et leurs diversités qui se complètent.

    L’ARS distingue en nous une masse salariale, une dépense. Elle ignore tout de nos métiers et ne s’y intéresse pas. Elle veut de « l’autisme ».
    Non pas qu’il y ait un désert de la prise en charge des personnes « autistes » sur le territoire : il y a. Au moins une association et une fondation disposent de places d’accueil.

    L’ARS aborde nos existences en terme de marchandise et de machines-outils.

    Je suis très très en colère. Une grosse colère qui rejoint le désarroi des familles comme celui des « sans ».

  • Maleks
    Maleks
    étudiante
    • Posté à 11h18 le 27/11/2011
    • Internaute 154700
      étudiante

    heu on peut aimer le film, parce qu’il est très drôle (omar sy porte le film), sans oublier que des personnes handicapées sont précaires ...

    ce film raconte l’histoire vrai de pozzo di borgo .. un homme riche .... c’est tout ... on va pas modifier la vie de Philippe pozzo di borgo ...

  • alexisgirszonas
    alexisgirszonas
    Etudiant en Master de (...)
    • Posté à 11h22 le 27/11/2011
    • Internaute 4951
      Etudiant en Master de (...)

    Je comprend le désarroi de ces parents. Je comprends ce qu’ils peuvent ressentir sachant très bien ce qu’on pu ressentir mes propres parents (même si je n’ai pas le même type de handicap) face à une administration parfois (souvent) butée, incompréhensive et enfermée dans ce cadre qu’elle applique à toutes et tous quelque soit sa situation. Evidemment, il faut dire après avoir vu ce film qu’aucune personne handicapée ne disposera jamais d’autant d’auxiliaires de vie que le personnage de François Cluzet. Evidemment, pour la plupart d’entre nous, le quotidien c’est d’être confronté au labyrinthe de la MDPH qui met parfois plus de huit mois à traiter votre dossier. Evidemment, le transport ça coûte cher (150€ par jour pour m’emmener à la fac). Evidemment, l’auxiliaire de vie me coûte plus de 1000€ par moi. Et évidemment, je suis inquiet quand je sais que dès l’année prochaine je toucherais mon premier salaire et qu’à la vue de ces réalités il me faudrait toucher plus de 10 000€ par mois pour faire face à toutes ces dépenses. Evidemment, enfin, les cinq ans de ce gouvernement (et même si la Gauche n’est pas en reste, mais la Gauche c’est par exemple le dispositif « Handiscol » de Ségolène Royal dans les années 2000), marquent un recul jamais atteint sur la situation des personnes handicapées notamment par rapport à l’application de la grande loi « cadre » du 11 Février 2005 (laquelle avait notamment pour but de rendre l’ensemble des lieux publics accessibles d’ici à l’horizon 2015, objectif sur lequel ce gouvernement est revenu cette année en Février 2011).

    Et pourtant... Pourtant, je reste persuadé que ce film qui m’a beaucoup touché est une bonne chose. Il l’est parce que pour vivre le handicap au quotidien, je sais qu’il n’aurait pas pu connaître le succès qu’il connaît aujourd’hui il y a quelques années. Quand je faisais auprès d’amis valides une blague du genre « pas de bras pas de chocolat », on me regardait l’air de dire ’quand même... ». Aujourd’hui, une salle en rigole et accepte de rire du handicap, de ce qui finalement pourrait arriver à n’importe qui du jour au lendemain. Oui, malgré tout ce film est une bonne chose car il traite sans pathos (sûrement du fait du choc de deux « mondes » sociaux « différents » qui se rencontrent et peuvent sûrement se dire les choses plus facilement, plus « cash »), de sujets sensibles tel que la toilette qui touche à l’intime ou bien encore la sexualité (sujet au combien sensible s’il en est est sur lequel notre société ne pourra plus très longtemps jeter un voile de pudeur et de honte, il faudra en parler). Des sujets que n’importe quelle personne confrontée au handicap (de près ou de loin) s’est forcément posée un jour.

    Alors oui, c’est sûr inlassablement il faut rappeler que toutes les personnes handicapées ne vivent pas dans un tel luxe et une telle opulence mais... Finalement, la force de ce film n’est elle pas cette humanité qui se dégage de cette relation qui unit ce duo et qui nous montre que quelque soit la situation, on vit les mêmes choses et on se pose les mêmes questions ?

    • louverebelle
      louverebelle répond à alexisgirszonas
      parent d'enfant autiste
      • Posté à 16h20 le 27/11/2011
      • Internaute 114864
        parent d'enfant autiste

      Oui, merci de rappeler cette réalité des MDPH qui oublient que nous ne vivons pas en mode rétroactif qu’on a des frais et que toute prise en charge coûte chère....que ce soit le transport, trouver l’aide, ou le soin en libéral...et les transports, quand ils sont sérieux ! Parce que souvent, ils arrivent en retard (30 min à 2h), quand ils arrivent...et parfois il y a des réflexions bidons....je sais que les premières années ma fille a eu des chauffeurs hyper grossiers, voire vulgaires, lui disaient de fermer sa gueule....etc. Bon, tous ne sont pas comme ça, mais voilà un peu de l’envers du décor !

      Moi j’aurais bien aimé avoir du temps pour voir le film....mais ma fille étant à temps partiel à l’école...j’ai souvent trop peu de temps pour me consacrer aux loisirs....il me faudra attendre sa sortie à la télé....

      Cela dit, oui, moi même je peux rire du handicap et même de l’autisme....j’aime bien lorsque ma fille parle avec les gens dans le bus car elle leur pose des questions vraiment marrantes et les gens parfois sont mal à l’aise et elle n’hésite pas à s’adresser aux gens, même maladroitement, oui, souvent je ris et heureusement, je conserve le sens de l’humour ! C’est même ça qui me sauve ! Bon courage pour la FAC et pour le reste ! ; -)

  • chrymaudu
    chrymaudu
    lucide
    • Posté à 12h36 le 27/11/2011
    • Internaute 122767
      lucide

    Ce témoignage est rafraîchissant, il permet de remettre des pendules d’un succès bisounours bien loin des réalités, à l’heure.

    Un peu incomplet tout de même.

    - Sur les « aidants naturels », oui on a l’impression en visionnant le film en question que n’importe qui, issu de n’importe où peut aider une personne handicapée. Or c’est loin d’être le cas.
    A commencer par la mobilisation des personnes, l’ergonomie, les soins. Ca ne s’improvise pas. Ce sont de vrais métiers, auxquels on ne reconnaît pas les spécificités.

    - La majorité des personnes handicapées vivent avec une AAH misérable - mais juste au dessus du seuil CMU, ce qui oblige souvent les bénéficaires à trancher. Très souvent faute d’argent les personnes handicapée se payent un fauteuil usé sur des années faute de pouvoir en racheter un, la sécu ne couvrant pas intégralement les frais...

    - Dans le film encore, l’aidant est repris de justice... Or dans la réalité, quand vous exercez un métier de soin, votre extrait de casier judiciaire est demandé et il se doit d’être vierge.

    - Dans votre cas, le handicap congénital est sans doute lié à une anoxie à la naissance, et ça, il est vrai que c’est moins « glamour ».

    Bref, encore un film gentillet qui donne bonne conscience à une ’masse’ ayant ainsi sans doute la sensation de découvrir et ouvrir les yeux sur « le handicap ». (sans se rendre compte qu’il y en a tellement... pour commencer !)

    • rockymountain
      rockymountain répond à chrymaudu
      sieste
      • Posté à 13h41 le 27/11/2011
      • 176520
        sieste

      Aux auteurs de l’article et à ceux comme vous qui vont encore plus loin :

      vous avez vu un film sur le handicap ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? Il semble que la majorité des gens (dont moi) y voient un film sur l’amitié et l’entraide ; L’engouement du film est lié au fait qu’il soit riche, cela plait au gens Vous avez pas l’impression d’insulter les spectateurs ?

      Ce qui est étonnant c’est qu’aucun d’entre vous n’y voit ne voit un film sur la banlieue et les problèmes que rencontrent ces habitants. Vous avez un problème avec la banlieue, ces habitants ne sont pas méritants ? (au fait vous avez vu où qu’il est repris de justice, on sait qu’il a été condamné une fois à 6 mois , à moins qu’un amalgame rapide vous fasse penser qu’il a été plusieurs fois en prison ?)

      Donc en résumé, une histoire REELLE d’un gars riche handicapé qui embauche par défi un ex-détenu (pour le casier vu que c’est lui qui paye il a du s’asseoir dessus) ce qui va déboucher sur une belle amitié, le tout traité par une comédie réussie (la salle rigole) et un peu plus profonde que ce que vous pensez (on pourrez aussi parler du rôle la gouvernante ...).

      Donc oui à un article sur le rôle de l’état actuel sur le handicap mais laissez le film tranquille.

      • louverebelle
        louverebelle répond à rockymountain
        parent d'enfant autiste
        • Posté à 16h10 le 27/11/2011
        • Internaute 114864
          parent d'enfant autiste

        Et vous avez lu l’article ou vous êtes juste venu faire la promotion du film ? Non, je pense juste que vous n’êtes pas concerné par le handicap et que vous n’avez rien compris à la cause des parents qui doivent vraiment combattre pas seulement les administrations responsables de leur isolement, mais également la société qui porte un regard plutôt léger sur le handicap, lorsqu’elle ne pose pas un regard méprisant....

        Que la salle rigole en voyant un film, c’est bien, ça prouve que le jeu des acteurs est bon....j’aime aussi beaucoup François Cluzet...mais comme j’ai un enfant autiste et que je ne peux pas aller au cinéma parce que souvent les loisirs sont conditionnés par le choix d’une baby sitter, si j’en trouve une...et que le peu de scolarité offert à ma fille ne me laisse pas le temps de faire déjà ce que je dois faire au quotidien....donc, il sera sorti à la télé ou en DVD avant que je puisse me dégager du temps pour le voir....Dommage, j’aurais aimé pouvoir rire avec les autres dans la salle....vous saisissez les allusions ou doit on vous mettre les poins sur les i ?

         
        • rockymountain
          rockymountain répond à louverebelle
          sieste
          • Posté à 18h11 le 27/11/2011
          • 176520
            sieste

          J’ai lu l’article, vous ne n’avez pas lu mon texte. Je ne critique pas les éléments qu’ils font remonter sur leur problème juste qu’ils critiquent le film et les spectateurs qui vont le voir. Le film parle un peu d’handicap, un peu de la misère dans les banlieues et montre surtout comment le développement d’une amitié va permettre à deux personnes à surmonter leur problème.

        1 autres commentaires
      • lambertine
        lambertine répond à rockymountain
        Nulle part... ou ailleurs
        • Posté à 18h29 le 27/11/2011
        • Internaute 91509
          Nulle part... ou ailleurs

        Le film s’appelle « Intouchables ». Le handicap de Philippe en fait un « Intouchable » malgré son argent et ses autres atouts (sa culture, son instruction, son humanité), comme le font pour Driss, sa pauvreté, sa couleur de peau et son casier judiciaire. Philippe et Driss semblent différents (et ces différences, surtout culturelles, font rire), mais Philippe et Driss se ressemblent plus encore. Parce qu’ils refusent la pitié. Parce qu’ils aiment la vie, coûte que coûte (oui, je sais, les pépettes, ça aide, mais ça ne fait pas tout. Mais ça aide). Parce qu’ils ont l’esprit ouvert, qu’ils voient plus loin que leur milieu. Parce qu’ils sont rebelles. Parce qu’ils portent en eux un chagrin plus lourd que le handicap ou la pauvreté (le veuvage de Philippe, la pseudo-adoption de Driss).

        Intouchable n’est ni un film sur le handicap, ni un film sur la banlieue. C’est un film sur la rencontre de deux hommes qui grandissent et s’enrichissent mutuellement.

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