Le Bild français annoncerait son lancement au plus tard le 14 juillet
L’annonce du lancement de la déclinaison française du quotidien allemand Bild aura lieu au plus tard le 14 juillet. L’information provient des luxueux locaux de la future rédaction, dans le VIIIe arrondissement de Paris. Les rumeurs alarmistes couraient pourtant depuis mardi et la tenue du conseil d’administration du groupe Springer, qui n’avait pas validé le lancement du quotidien à cinquante centimes d’euros.
Des rumeurs qui faisaient état d’une association avec une télévision française -TF1 ou Direct8-, une condition sine qua non à la réussite du projet du propriétaire du plus grand journal outre-Rhin. « Springer n’a besoin de personne pour se lancer », rétorque-t-on à la direction du journal à Paris. « Maintenant, qu’il discute avec d’autres médias pour partager les coûts et les risques, c’est évidemment possible. »
Mais du côté de la direction, on fait au contraire état de très bonnes prévisions. Selon une vingtaine d’études qualitatives et quantitatives, la fourchette basse des ventes espérées avoisinerait les 800000 exemplaires par jour. En attendant un développement sur Internet, qui ne sera cependant pas d’actualité avant début 2008.
Doté d’un budget de 120 millions d’euros, le quotidien populaire est en gestation depuis deux ans. Et le mouvement s’est accéléré en début d’année avec le débauchage d’une quarantaine de personnes. Président d’Axel Springer France, Robin Leproux a placé à la direction de la rédaction Rémy Dessart, qui aura pour adjoint Didier Pourquery. L’Express, Voici, Le Parisien, L’Equipe... les têtes chercheuses du groupe ont ratissé large pour composer l’équipe des rédacteurs en chef. A l’arrivée, trois cents journalistes seront recrutés.
Le Parisien, justement, s’inquiète de l’arrivée de ce concurrent, qui devrait faire son apparition dans les kiosques entre septembre et décembre. Le groupe Amaury, propriétaire du quotidien parisien, a d’ailleurs lancé une contre-offensive avec le projet « Kill Bild » (qui a ensuite changé de nom : « Kenzo » puis « T9 »). Pourtant réputé plus haut de gamme, Le Monde s’inquiète également et réfléchit à un « Monde Compact ».
La version française du Bild comptera également cinq bureaux en région, d’une quinzaine de journalistes chacun. D’où la méfiance avec laquelle la presse quotidienne régionale regarde aussi naître ce rival.
D’autant que dans un contexte peu reluisant pour la presse écrite, l’expérience polonaise du Bild a de quoi effrayer. Lancé en Pologne il y trois ans, le nouveau quotidien s’est placé en tête des ventes en quelques mois à peine. L’objectif en France est identique.
Reste toutefois un problème majeur à régler : la diffusion. Sauf à établir son propre réseau de distribution, Springer devra se « contenter » des 30000 points de vente des NMPP (Nouvelles messageries de la presse parisienne), qui ne comptent pas se développer aussi vite que le voudrait le groupe allemand.
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Ex Socialiste encore de gauche
Ex Socialiste encore de gauche
L’idée d’un quotidien payant mais a prix réduit , semble séduisante pour plusieurs raisons :
Elle permettrait de déconseillier les francais avec une vrai presse , dont la survie ne dépend pas uniquement des recettes publicitaires , et surlequelle les lecteurs ont un véritable moyen de pression : ne pas l’acheter...
Quand au contenu , je ne connais pas le Bild , mais la dénomination de « quotidien populaire » me fait un peu peur ,... , parle t’on d’une info bas de gamme , et a sensation ? ou alors d’une presse d’opinion comme peuvent l’être libé , le monde ou le figaro...
âpres je penses que la solution passe effectivement par une réduction du prix de vente , mais également par la diversification des modes de distribution : perso non fumeurs je ne vais pas souvent au bureau de tabac, donc moins de chances pour moi d’acheter le journal , il faut vraiment que j’aille au tabac pour ca...
vendre les journaux dans la rue , comme on distribue le 20 minutes pourrai etre la solution...




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