Inconscients 04/11/2011 à 12h51

Autisme : « Le Mur », docu qui dérange des psys français

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

« Le Mur » montre la mainmise de la psychanalyse sur le traitement de l’autisme. Trois psys cherchent à bloquer la diffusion du film, qu’ils jugent « partisan »

Le film « Le Mur ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » montre comment le traitement des autistes est, en France, verrouillé par les psychanalystes et les psychiatres, au détriment d’autres approches.

Sophie Robert est productrice et réalisatrice, passionnée de psychanalyse, et critique la vision freudienne de la femme comme « sexuellement psychogène ». Depuis quatre ans, elle enquête en anthropologue sur les pratiques des psychanalystes « orthodoxes », finalement assez peu connues du grand public et qu’elle juge « dogmatiques » :

« Je pensais faire un travail plus nuancé au début. Mon but était de dresser un état des lieux de la psychanalyse, de leur demander : que prenez-vous et que laissez-vous de Freud et Lacan ?

J’ai découvert qu’il y avait des dogmes qui ne faisaient pas débat, comme l’idée que toutes les femmes sont psychotiques à la naissance de leur enfant, qui est un substitut du phallus... »

Assumer leurs propos « politiquement incorrects »

Elle tourne 27 interviews, démarche des chaînes télévisées pour leur vendre une série de plusieurs fois 52 minutes et, finalement, décroche une aide de l’association Autistes sans frontières pour aboutir à un premier volet, diffusé depuis septembre sur le site de l’association. La suite est en préparation.

Bande-annonce du documentaire « Le Mur », de Sophie Robert

Face caméra, les psys assument le côté « politiquement incorrect » de leur discours. Mais une fois qu’ils voient le film, trois d’entre eux s’étranglent. Ils saisissent le tribunal de grande instance de Lille, qui nomme un huissier aux fins de faire saisir les rushes.

Leur but n’est toujours pas clair, Me Christian Charrière-Bournazel, leur avocat, n’ayant pas répondu à nos sollicitations. Mais, selon l’ordonnance sur requête que Rue89 a pu consulter, ils semblent préparer une demande d’interdiction :

  • « les rushes confirmeront que leurs propos ont été dénaturés », est-il écrit. Les saisir empêchera la réalisatrice de les « détruire afin d’échapper à toute interdiction judiciaire dont pourrait être frappée son film et plus généralement à toute action en responsabilité » ;
  • ils reprochent à Sophie Robert de s’être « présentée comme journaliste alors qu’elle est gérante de société de production » : ils oublient qu’il n’est pas besoin d’avoir la carte de presse pour réaliser un documentaire en qualité d’auteur ;
  • ils « ont découvert avec stupéfaction que leurs interviews avaient été coupées et défigurées aux fins d’un film partisan » : les coupes font partie du travail normal de documentariste, et leur choix relève de la liberté d’expression ; il n’est pas rare qu’un film d’auteur assume un parti pris ;
  • ils estiment que « la pensée et les propos des intervenants sont réduits et déformés par le sens des commentaires » : rien n’interdit le commentaire de porter sur des interviews, voire de prendre leur contrepied ;
  • ils se disent « piégés » dans un film qui ne serait pas, à leurs yeux, un documentaire mais « une entreprise polémique destinée à ridiculiser la psychanalyse au profit des traitements cognitivo-comportementalistes (TCC) ».

« A​tteinte au secret des sources des journalistes »

La réalisatrice, qui ne veut pas que les plaignants croient qu’elle a « quelque chose à cacher », a retranscrit les trois heures d’interviews avec les trois psychanalystes qui la poursuivent (Esthela Solano Suarez, Eric Laurent et Alexandre Stevens, membres de l’Ecole de la cause freudienne).

Elle vient de transmettre à l’huissier un DVD avec des images originales, brutes, des interviews avec les timecodes (marquage temporel) « afin qu’ils voient bien que, techniquement, il n’y a pas de coupe inopinée dans les séquences ».

Selon son avocat Me Benoît Tritan, demander les rushes est une « atteinte au secret des sources des journalistes » protégé par la loi du 4 janvier 2010.

L’avocat a saisi le juge en référé afin de faire annuler l’ordonnance initiale ; une audience est prévue le 15 novembre au TGI de Lille. Pour Me Titran :

« Le travail a été réalisé de façon loyale, comme en attestent les autorisations de tournage, leurs propos ont été parfaitement respectés et il n’y a aucune atteinte à la probité, sinon ils auraient poursuivi en diffamation. »

Les parents d’autistes : « Si on dénonce, on est mis au bûcher »

Le documentaire avait déjà fait pas mal de bruit dans le milieu des parents d’autistes et des associations. Cette poursuite lui donne un écho encore plus retentissant.

Delphine Piloquet, déléguée générale d’Autistes sans frontières, jure que « ça ne s’arrêtera pas là » :

« On a l’impression qu’on attaque une religion d’Etat, c’est une fatwa qui s’abat sur ce film alors que sa force c’est que ce sont les psys interviewés qui eux-mêmes disent des énormités. »

Elle rappelle que c’est par « pragmatisme » et non par « idéologie » qu’elle a sorti son fils de l’hôpital psychiatrique où il stagnait, pour le réintégrer dans « notre monde », grâce aux techniques comportementalistes.

Le point de vue de l’auteure du documentaire rejoint celui des parents dont elle entend les appels au secours :

« C’est délirant. Tous les jours, des mères m’appellent pour me dire combien elles sont déconcertées par les troubles détectés par leur psychiatre, qui font de l’endoctrinement avec la souffrance des autres sans se remettre en cause... Et si on dénonce ça, on est mis au bûcher.

La vérité, c’est qu’elle leur a extirpé ce qu’ils pensent et qu’ils ne disent pas aux parents, elle a eu le mérite de lever le voile. »

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  • louverebelle
    louverebelle répond à magali pignard
    parent d'enfant autiste
    • Posté à 00h10 le 08/11/2011
    • Internaute 114864
      parent d'enfant autiste

    Totabsolument ! ! ! ! finie la langue de bois et de regarder ses pompes honteusement.... ! ; -) Indignons nous ! TOUTES ET TOUS !

  • louverebelle
    louverebelle répond à magali pignard
    parent d'enfant autiste
    • Posté à 00h10 le 08/11/2011
    • Internaute 114864
      parent d'enfant autiste

    Totabsolument ! ! ! ! finie la langue de bois et de regarder ses pompes honteusement.... ! ; -) Indignons nous ! TOUTES ET TOUS !

  • pahpah
    pahpah
    spécialisé en pas grand chose
    • Posté à 15h03 le 04/11/2011
    • Internaute 41927
      spécialisé en pas grand chose

    Ce film est une vraie respiration quand on travaille dans le médico-social en France.
    C’est peut-être une problématique parfois régionale comme le soulevait un riverain, mais dans la région où je vis, c’est toute la prise en charge des autistes et autres enfants TED qui est sous l’influence intellectuelle de la psychanalyse et qui sous prétexte de générosité : « il ne faut pas étiqueter l’enfant », « les TCC, c’est de l’élevage canin à coup de punition /récompense » (quelle ignorance !), « c’est la faute des parents » (A croire que la parentalité est pathogène), déresponsabilise la plupart des éducateurs, rééducateurs,soignants qui finalement ne font plus rien qu’attendre et une fois qu’il est trop tard finissent par ne pas voir la conséquence de leur (non) prise en charge puisque les enfants deviennent des adultes et changent alors de structure.
    Et qu’alors les mêmes soignants qui critiquaient les méthodes américaines à coups de Risperdal, finissent par donner du Tersian aux autistes qui à force de ne pas comprendre le monde deviennent violents envers eux-mêmes et les autres.

    Des horreurs a-scientifiques comme on les entend dans le reportage, sont légion pendant les synthèses et sont à chaque fois une excuse pour ne rien faire.
    Ce que je suspectais depuis longtemps est en train d’arriver : le changement ne peut passer que par les parents. Les professionnels (en général) en perdent de leur crédibilité et ce n’est que justice.

    • el loco
      el loco répond à pahpah
      éducateur spécialisé
      • Posté à 00h02 le 05/11/2011
      • Internaute 11961
        éducateur spécialisé

      Salut
      y a un truc qui m’avait frappé lors d’un stage dans un IME lors de ma formation d’éducateurs. c’est que beaucoup des professionnel présents présentait certains enfants ( et particulièrement les enfants autiste) comme des êtres stagnant dont il n’y avait plus qu’une chose à faire avec eux : les occuper ! ! moi je bossais et bosse dans la protection de l’enfance et je me suis fais la réflexion sur le sens alors de mettre en face de ces enfants (que l’on disais incurable) la des professionnels dont la fonction est de faire évoluer la personne qu’il a en face de lui, d’être un facilitateur du changement.
      ce film met aussi le doigt sur une faille de notre système médico social qui préfère souvent oublier sa mission principale qui est complexe et demande beaucoup d’energie (donc de personnel) pour un ersatz de celle-ci bien plus pépère et surtout finalement moins cher

      • pahpah
        pahpah répond à el loco
        spécialisé en pas grand chose
        • Posté à 00h11 le 05/11/2011
        • Internaute 41927
          spécialisé en pas grand chose

        oui oui
        une sorte de flemme face à des personnes qui de toutes les manières ne pourront jamais rien nous reprocher.
        Qui plus est il faudrait mettre des personnes formées (et ça couterait cher au court terme) alors que plus ça va et plus le niveau de ceux qui bossent avec eux baisse : de plus en plus d’AMP dont les missions sont des missions d’hygiène et d’occupationnel. Ça coute moins cher et le taux d’encadrement reste le même.
        Donc vous avez raison, c’est un bénéfice secondaire pour les institutions qui voient leur budget baisser.

         
        • AntiBobo
          AntiBobo répond à pahpah
          artisan
          • Posté à 01h18 le 05/11/2011
          • Internaute 144748
            artisan

          Privilégier les « mourroirs » que sont les « Centres spécialisés pour autistes », dirigées par des psychanalystes, coûte 1000 fois plus cher au final, à la société, que de mettre les moyens dès le départ pour sortir l’enfant de l’autisme

          - Un autiste peut couter plusieurs centaines d’euros PAR JOUR dans ce genre de centre, en hopital de jour, etc.... Bien évidemment comme RIEN ne sera fait, il végètera jusqu’à la fin de ses jours dans les « institutions » : JE VOUS LAISSE IMAGINER LE COUT SUR UNE VIE ENTIERE

          - Au contraire, un enfant autiste, diagnostiqué de manière précoce, et pris en charge IMMEDIATEMENT par des professionnels compétents (ABA, PECS...), en libéral par exemple, ne couterait que quelques milliers d’euros par MOIS, et la fréquence de cette prise en charge (selon le degré de handicap) pourrait être diminuée (voire supprimée) au bout de quelques années.... ce qui réduira d’autant le cout pour la société.

          Rien que cette absurdité budgétaire devrait faire sauter nos ministres au plafond, et les pousser à favoriser le traitement de l’autisme par des ces techniques comportementales, ne serait-ce que pour un objectif d’économies sur le long terme

          Seulement un ministre se CONTREFICHE du long terme... car personne ne sera là dans 30 ans pour faire le bilan de SA politique vis à vis de l’autisme, qui aura pourtant permit de réduire les couts dans ce domaine....
          De plus, ce ne sont pas les mêmes « enveloppes » budgétaires : Pour le traitement dans les « centres spécialisés » c’est plutôt le budget de la Santé, Sécu, etc... et pour le remboursement (partiel) des prises en charge d’enfants autistes par des psy comportementalistes (en libéral), c’est plutôt la MDPH, etc...

          DONC, il est impossible à nos « brillants » énarques de comparer ces deux postes de dépenses dans le cadre de l’autisme, et de faire un audit sur le sujet

          Nous sommes encore a des années-lumière de ce qui se pratique dans la plupart des pays anglo-saxons, scandinaves, etc... en matière de prise en charge de l’autisme

          • lorenzino
            lorenzino répond à AntiBobo
            Citoyen
            • Posté à 13h36 le 07/11/2011
            • Internaute 127457
              Citoyen

            Quelques chiffres :
            - pour les hopitaux de jour, on parle de 600 € par jour par personne.
            - pour une prise en charge ABA, il faut du 1 éducateur pour 1 personne autiste au minimum, pendant plusieurs années, ce qui revient à peu près au même prix.
            Par contre, dans le premier cas, on ne fout rien, et ça dure toute la vie, dans le second, on améliore a de bonnes chances d’aider la personne autiste pour qu’elle ait une autonomie suffisante pour vivre dans un milieu beaucoup plus ouvert toute sa vie.

            Aujourd’hui, l’Etat ne voit pas ça, parce que c’est à long terme, et qu’en plus, il ne paie que 1/10 de ce qu’il devrait faire pour les autistes. Si il y avait un place en centre pour un autiste, la facture serait monumentale !

        2 autres commentaires
      • muriel hc
        muriel hc répond à el loco
        citoyenne parisienne
        • Posté à 09h37 le 06/11/2011
        • 175059
          citoyenne parisienne

        Oui, voilà c’est tout à fait ça : dans les IME ou les hopitaux de jour où les psychiatres sont d’obédience psychanalytique (ils ne le sont pas tous ...) on ne propose aux enfants autistes (et probablement aussi aux autres mais je connais seulement bien l’autisme) que des ateliers occupationnelles : pataugeoire, lecture de contes ... Rien d’éducatif !
        Pour la simple et bonne raison qu’ils pensent que ces enfants ne sont pas éducables !
        Ces medecins pensent que les enfnats ont « choisi » d’être autistes pour se protéger de leur mère, trop pathogènes.
        A partir de là, pourquoi essayer de les sortir de leur bulle ? ? ? ?

        Si les parents cherchent à proposer des thérapies éducatives, ils sont (encore plus) méprisés par les medecins parce que cela veut dire qu’ils ne respectent pas leur enfant tel qu’il est et veulent absolument avoir un enfant « normal » ... !

        Le problème (enfin un des problèmes) est que les traitements analytiques et les ateliers occupationnels ne font en rien progresser l’enfant porteur d’autisme et qu’ensuite à 18 ou 20 ans quand il ne peut plus rester en IME ou en hopitaux de jour, il se retrouve à l’hopital psy et peut y rester très très très longtemps.

        Tout dépend de l’enfant et de son niveau (retard cognitif ou pas, degré autistique important ou pas) mais avec des thérapies éducatives, une scolarité adaptée et des parents encore debout parce que pas mis par terre par les psys et leurs discours culpabilisants, l’enfant peut avoir une vie + ou - autonome àl’âge adulte.

  • librespri
    librespri
    Etudiant
    • Posté à 15h23 le 04/11/2011
    • Internaute 126587
      Etudiant

    Ce documentaire est orienté c’est sur. Mais arrêtons la perte d’énergie. L’éducation et la prise en cherge des enfants TED doit de faire à partir dune logique de médecine et psychologie basée sur les preuves (Evidence Based Medicine-Psychology). La HAS (Haute Autorité de Santé) et l’ANSEM (Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux) vont bientôt publier des recommandations Autisme et autres troubles envahissants du développement : programme et interventions chez l’enfant (voir lettre de cadrage).
    Il serait utile de faire parler de l’autisme et des TED, pour réclamer des moyens et des prises en charges spécifiques et innovantes et non pas dans le cadre de combats de chapelles.
    Vous trouverez un exemple ici de prise en charge des enfants TED par l’activité physique ici.

    • dilettante non mélomane
      dilettante non mélomane répond à librespri
      En stand-by
      • Posté à 13h59 le 05/11/2011
      • Internaute 107984
        En stand-by

      Intéressant docu ; ent, merci
      Particulièrement :
      1) ceci, dans le passage concernant la littérature de haut niveau de preuve à prendre en compte : « La fédération française de psychiatrie a fait part de son souhait pour que soit également prise en compte la littérature française indexée dans les bases SantéPsy (Ascodocpsy) et base Freud. » (p9)

      2) et ceci (à mettre en rapport avec es définitions données en 1.2), dans le passage commençant la réflexion sur les âges pour lesquels un cadre normalisé pourrait être décrit :

      « Certains professionnels proposent de limiter le thème à certaines catégories de diagnostic (autisme infantile, F84.0 ; autisme atypique 84.1 ; éventuellement syndrome d’Asperger F84.5) ; cela permettrait de rester au plus près d’un groupe assez homogène de patients nécessitant des prises en charges elles-mêmes centrées sur des objectifs assez proches d’un patient à l’autre.
      D’autres professionnels rejettent cette idée, car il existe encore en France une trop grande hétérogénéité de pratiques diagnostiques, et certains enfants pourraient ne pas bénéficier des interventions adaptées, car le diagnostic n’aurait pas été posé en référence à la CIM-10.
      Il est à noter qu’au regard des données épidémiologiques limiter les recommandations aux catégories citées ci-dessus exclurait du champ des recommandations une très large proportion d’enfants et adolescents avec TED.
      Après débat, le comité d’organisation a proposé les critères suivants :
      · Critères d’inclusion : toute forme de TED une fois le diagnostic de TED posé ; de 2 à 20 ans. Il a été proposé comme limite inférieure l’âge de 2 ans, dans la mesure où, avant cet âge, la distinction entre un trouble du développement et un TED est difficile à poser.
      · Critères d’exclusion : autres troubles (non envahissants) du développement [...].
      Cependant à l’issue du compte-rendu du comité d’organisation, les membres représentant la Fédération française de psychiatrie réaffirment leur souhait de limiter le thème aux catégories F84.0, F84.1 et éventuellement F84.5. Sur la base des recommandations FFP/HAS 2005[20], tout en rappelant qu’une prise en charge peut débuter avant la confirmation diagnostique, ils suggèrent également de s’intéresser aux enfants de plus de 3 ans et non à la tranche d’âge 2-3 ans, afin d’éviter le “ risque d’entraîner de nombreux faux diagnostics en excès, ce qui peut être très préjudiciable pour les enfants concernés et leur famille ”.

      Après avis des instances de la HAS et de l’Anesm, les critères d’inclusion de la population seront tout enfant et adolescent avec TED, quelle que soit la catégorie de TED en référence à la CIM-10, dès le diagnostic de TED posé.

      Les enfants de moins de trois ans seront donc inclus si le diagnostic de TED est confirmé avant cet âge après diagnostic différentiel avec les autres troubles (non envahissants) du développement. » (pp. 13-14)

      [20] : « Les troubles sont suffisamment stable à partir de 3 ans pour permettre un diagnostic fiable ; pour un fort pourcentage de cas, un diagnostic [de l’autisme et de TED] peut être posé de façon fiable aussi à partir de 2 ans. En dessous de 2 ans, la fiabilité du diagnostic n’est pas établie (grade B). »

  • zigorhizomatique
    zigorhizomatique
    docte torrent
    • Posté à 15h33 le 04/11/2011
    • Internaute 139140
      docte torrent

    Ce qui me gêne profondément dans la manière de procéder de la documentariste, et probablement aussi dans l’argumentaire des psychanalystes, c’est cette opposition psychanalyse/TCC, comme si dénoncer les méthodes ou les présupposés de l’un favorisaient forcément l’autre.
    Or, si la psychanalyse dans son « dogme » relatif à l’autisme est extrêmement néfaste, je suppose que de nombreux psychiatres psychanalystes savent l’aborder avec intelligence.

    De la même manière, les TCC rencontrent des limites très rapidement. Les postulats sur le conditionnement humain nient toute forme de psychodynamique et empêchent de penser les problèmes réels des autistes, au profit de solutions presque strictement comportementales. la question du bien-être de l’enfant autiste est totalement éludée. L’efficacité du traitement ne repose que sur la réponse favorable de l’autiste aux normes sociales en vigueur. Pas sur le fait qu’il puisse s’épanouir dans sa relation à soi, aux autres et au monde. Mais de l’extérieur, il semblera bien « intégré ».
    Maigre consolation.

    • pahpah
      pahpah répond à zigorhizomatique
      spécialisé en pas grand chose
      • Posté à 15h47 le 04/11/2011
      • Internaute 41927
        spécialisé en pas grand chose

      Mais il n’est pas question de juste milieu ! le raisonnable n’est pas possible. Ce qu’il faut c’est du rationnel !
      Il est juste question de savoir quelles sont les prises en charges qui fonctionnent avec les autistes. Et la psychanalyse qui n’est pas une science ne fonctionne pas.

      Et oui les TCC, comme ABA ou le PECS ne fonctionnent pas avec tous les enfants autistes, seuls 80% semblent y répondre favorablement à différentes échelles mais c’est infiniment plus que la prise en charge psychanalytique.

      • AntiBobo
        AntiBobo répond à pahpah
        artisan
        • Posté à 19h13 le 05/11/2011
        • Internaute 144748
          artisan

        Je ne suis pas d’accord.... Sachant que le statut d’intervenant ABA ou de psychologue ABA n’est aucunement réglementé en France, n’importe quel éducateur ou simple psy peut s’improviser « Spécialiste ABA » et appater le client avec ça !

        Une ABA qui ne fonctionne pas sur un enfant autiste, est une ABA MAL FAITE, par une personne qui PENSE faire de l’ABA, mais qui se gourre totalement

        Il faut savoir que l’ABA mal faite c’est contre-productif....

        J’ai eu le test avec mon gamin il ya 1 an et demi avec un psy qui « pensait » avoir été formée en ABA.... et 15 jours après avec une VRAIE psy ABA, brillantissime, qui a pris la suite (ces deux personnes n’ayant nullement été formées au même endroit ou par les mêmes personnes)

        J’ai donc pu juger de la différence « en live ».... L’expression « le jour et la nuit » prend tout son sens... C’est vraiment ça, on est carrément plus dans la même dimension

        La première intervenante « ABA » s’est littéralement fait bouffer par mon gosse de 4 ans qui la balladait comme il voulait...

        La seconde, était extrêmement rigoureuse, carrée, elle ne lachait RIEN, elle gardait le controle total... et pourtant mon gamin l’adorait, car à côté de ça elle était ultra « renforçante » (Hé oui.... Le « peering » c’est la BASE avant de commencer quoi que ce soit avec un gamin autiste) . Elle a été capable de le faire progresser d’une manière absolument hallucinante !

        Les parents d’autistes quand ils veulent engager un psy ABA doivent impérativement s’inquiéter de savoir ou et par qui cette personne a été formée en ABA, et qui la supervise, etc... Idem s’ils veulent placer le gosse dans un Centre ABA (encore trop rares en France)

         
        • louverebelle
          louverebelle répond à AntiBobo
          parent d'enfant autiste
          • Posté à 01h02 le 08/11/2011
          • Internaute 114864
            parent d'enfant autiste

          Dans ma situation, j’ai du faire de l’ABA sans le savoir mais pas vraiment....C’était au feeling comme je dis....car ma fille ayant été diagnostiquée à 7 ans, environ....il fallait l’éduquer en attendant ! Et je pense que j’ai pas trop mal réussi ! bien sur, lorsqu’on se fait aider par des professionnels, des vrais, c’est plus efficace, mais les parents qui sont en attente de diagnostic et ne peuvent pas faire autrement et parfois ne peuvent pas se payer une spécialiste ABA car ça reste cher....et n’oublions pas que toutes les familles n’ont pas les moyens de se payer une prise en charge libérale, car déjà elles luttent pour joindre les deux bouts.....et puis privées de leur droit au travail, elles font comment ? Lorsque les aides seront réellement suffisantes et que l’on aidera correctement les parents ils pourront se payer des prises en charge sérieuses, en attendant, il vaut mieux un ABA même « d’occasion » que pas de prise en charge du tout ! Et se faire tourner en bourrique ça prouve aussi que l’enfant a de la personnalité et qu’il est capable de s’imposer et de faire le malin....et pour ça je trouve ça plutôt sain ! Après, bien sur on veut du résultat et pas payer pour avoir des rigolos qui s’improvisent pro....mais les parents peuvent suivre des formations....il y a E.D.I. formations entre autres....

        1 autres commentaires
    • STANABA
      STANABA répond à zigorhizomatique
      Crocodile Mum
      • Posté à 17h25 le 04/11/2011
      • 174984
        Crocodile Mum

      Ce qui est certain, c’est que mon fils autiste pourra librement et de manière tout à fait autonome aller s’étendre et s’épancher sur le divan de n’importe quel psychanalyste de son choix s’il le souhaite pour dire tout le mal qu’il pense de sa mère, et toute sa détresse. Il a de la chance mon fils. Il a reçu un traitement ABA intensif et précoce, qui lui permet aujourd’hui de parler, d’avoir une intelligence normale, des relations sociales apaisées, une scolarisation épanouissante, il est propre de jour et de nuit, sait faire sa toilette, manger presque de tout ou au moins supporter odeurs et textures, accepte enfin calins ,caresses, chatouilles, joue, dessine, chante et danse, rit aux éclats , nous fait des blagues. Il a 5 ans , il a la vie devant lui et il la croque à pleines dents , lui dont les psychanalystes m’avaient demandé de faire le deuil il y a deux ans et demi lorsque j’essayais de comprendre comment aider mon enfant différent. Vive les traitements comportementaux de l’autisme, assez de la psychiatrisation, des médicaments et des imbécilités psychanalytiques, faisons péter le Mur ! ! ! !

    • Mariepaname
      Mariepaname répond à zigorhizomatique
      journaliste sur bipolaire-info
      • Posté à 02h36 le 05/11/2011
      • Journaliste 59631
        journaliste sur bipolaire-info

      « L’efficacité du traitement ne repose que sur la réponse favorable de l’autiste aux normes sociales en vigueur. Pas sur le fait qu’il puisse s’épanouir dans sa relation à soi, aux autres et au monde. »

      Mais qu’est-ce que c’est que ce sempiternel procès fait aux TCC ? Normalisation, faire rentrer dans le rang, adapter à la société ? Vous avez vu cela où ? D’où tenez-vous que la TCC soit du dressage ? Si une TCC me permet de me libérer de mes TOC, de ne plus passer trois heures à me préparer avant de sortir de chez moi, et ceci en moins d’un an, je trouve que c’est autrement libérateur que de passer dix ans et deux fois par semaine sur un divan, que oui, ça, ça va m’ouvrir aux autres et au monde.
      Si je suis agoraphobe ou phobique social, donc coupé des autres et du monde, cloitré chez moi et qu’une bonne TCC me permet de ressortir en moins d’un an, oui c’est très libérateur et autrement efficace que la psychanalyse qui ne me promet même pas de guérison mais, comme le Mindfullness (encore une belle escroquerie) de supporter à terme mon état.
      Et au cours d’une TCC on ne me transforme pas en toutou de Pavlov, on me fait prendre conscience de mes pensées négatives et j’apprends à penser autrement, pour mon bien. Je ne vois pas où est le dressage. Et rassurez-vous, il ne me pousse aucun autre symptôme :)), juste des ailes :).

      Marie
      bipolaire-info

      • lambertine
        lambertine répond à Mariepaname
        Nulle part... ou ailleurs
        • Posté à 14h33 le 05/11/2011
        • Internaute 91509
          Nulle part... ou ailleurs

        Chez vous ça a fonctionné. Tant mieux pour vous.

        Mon expérience négative des TCC ne me permet pas de dire autre chose que « dans certains cas, ça marche, mais bizarrement je n’en ai jamais rencontrés » (du moins, chez qui ça a marché à long terme). Mais je ne prétends pas que ça ne marche pas (et comme je ne connais pas grand chose à l’autisme, je ne dirai pas que ça ne marche pas pour beaucoup d’enfants autistes).

  • nono le simplet
    nono le simplet
    nihil scio nisi scio quod nihil (...)
    • Posté à 15h36 le 04/11/2011
    • Internaute 9767
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)

    Mais Qui joue en première base. Le nom du type qui joue en première base. Qui ? ( Rain Man ) un film à revoir ...

  • jma14
    • Posté à 15h41 le 04/11/2011
    • Internaute 31729

    Le petit monde de la psychiatrie et de la psychologie n’en est pas à sa première erreur. Rappelons que dans les années 80-90, les psychiatres prescrivaient à grand coup de stylo des seins aux femmes qui n’assumait pas leur petite poitrine.
    Quelle belle philosophie que d’expliquer à une civilisation qu’elle avait raison de suivre bêtement les codes de la mode plutôt que d’assumer tout simplement son être ! ! ! !
    N’oublions pas que la psychiatrie, la psychologie et autres ne sont pas des sciences exactes ! Cette matière n’a que 100 ans. Elle a détroné la philosophie pour le plus grand mal.
    Nous vivons aujourd’hui dans une société qui est perdu et qui essaie de s’en sortir par la psychologie alors que la philosophie est salvatrice à elle seule.
    La philosophie n’est pas une science exacte non plus, en revanche, tous les thèmes on été étudiés à toutes les époques. Bon nombre de réponse ont été trouvées.

    • zigorhizomatique
      zigorhizomatique répond à jma14
      docte torrent
      • Posté à 15h47 le 04/11/2011
      • Internaute 139140
        docte torrent

      la principale différence, c’est que la philosophie ne se prétend pas « scientifiquement vraie », ultra-rationnelle, froide, mais juste « sage. Cependant, les “psy-” empruntent beaucoup aux philosophes. à Nietzsche, Schopenhauer s’ils sont analystes. A Marc-Aurèle, Epictète, s’ils ont des tendances cognitivistes... Tout en réclamant une supériorité de leur discours de par son aspect “scientifique”.
      La norme a remplacé la sagesse. Autrement dit, le conformisme plutôt que le bien-vivre.

      • dilettante non mélomane
        • Posté à 18h09 le 05/11/2011
        • Internaute 107984
          En stand-by

        « Cependant, les “psy-” empruntent beaucoup aux philosophes. à Nietzsche, Schopenhauer s’ils sont analystes. A Marc-Aurèle, Epictète, s’ils ont des tendances cognitivistes... Tout en réclamant une supériorité de leur discours de par son aspect “scientifique”. »

        Dire ceci revient à nier quelques centaines d’années de construction de la démarche scientifique et de réflexion sur la science.

      • Samuel_A
        Samuel_A répond à zigorhizomatique
        Expat'
        • Posté à 19h27 le 05/11/2011
        • Internaute 112135
          Expat'

        Vous savez, « science », ce n’est pas un gros mot. Cela consiste seulement à confronter ses réflexions au réel pour voir si elles sont valides ou pas.

        La philosophie, c’est bien gentil, mais ça permet de dire tout et son contraire. Une fois qu’on a étudié tous les philosophes, du point de vue de la connaissance, on en reste peu ou prou au même point qu’au départ, faute de pouvoir les départager d’une quelconque manière.

        C’est là que la science est intéressante : elle dit simplement « ok, testons, vérifions. » On mène ses expériences, et on voit là où il y a du vrai et là où il y a du faux.

        Si je dois me faire soigner pour un problème psychologique, vous faites comme vous voulez vous hein, mais moi perso, j’aime mieux que la méthode qu’on me propose ait été testée et qu’on ait des éléments concrets qui permettent de penser qu’elle fonctionne. Parce que la réflexion personnelle d’un individu, c’est bien joli, mais ça n’a guère qu’une chance sur 7 Milliards (désormais) d’être la bonne.

         
        • jma14
          jma14 répond à Samuel_A
          • Posté à 14h42 le 06/11/2011
          • Internaute 31729

          « La philosophie, c’est bien gentil, mais ça permet de dire tout et son contraire » La philosopghie n’est pas omniscient ! Il peut y avoir donc « plusieurs vérité ». Le bien être est dans la cohérence, la constance et la morale de son époque ! ! !

          La philosophie occidentale, bouddhiste... se testent également.

          La philosophie a déjà été testé depuis belle lurette et elle fonctionne, faut-il appliquer.

          La psychologie de nos jours est une forme déguisée de philosophie. C’est bien pour cela que j’ai donné l’exemple plus haut des seins cyliconés. Mais il y en a bien d’autre qui nous ont menés dans le mûr, notamment les nouvelles études sur la manière d’apprendre et l’éducation. On en voit tous les jours les effets sur vos enfants.

          La psychologie qui nous explique au quotidien que vous n’êtes pas responsable. Ou que l’entrerise tue...

          Le seul intérêt de cette matière que je voix, ce sont les médicaments qui peuvent servir un temps comme jambe de secours dans les cas les plus extrêmes.

          Désolé mais, il vaut mieux soigner les maux de l’humanité avec la philosophie qu’avec la psychologie. La philosophie a fait ces preuves depuis des siècles. Nous l’avons abandonné, voyez donc les résultats !

          • dilettante non mélomane
            dilettante non mélomane répond à jma14
            En stand-by
            • Posté à 18h31 le 06/11/2011
            • Internaute 107984
              En stand-by

            « Mais il y en a bien d’autre qui nous ont menés dans le mûr, notamment les nouvelles études sur la manière d’apprendre et l’éducation. On en voit tous les jours les effets sur vos enfants. »

            C’est un raccourci un peu rapide, évoqué par ailleurs aussi dans le fil. Il existe des moyens de vérifier concrètement de telles affirmations, sans faire appel à la philosophie.

        2 autres commentaires
      • louverebelle
        louverebelle répond à zigorhizomatique
        parent d'enfant autiste
        • Posté à 01h05 le 08/11/2011
        • Internaute 114864
          parent d'enfant autiste

        C’est la sagesse de culpabiliser les mères qui n’y sont pour rien ? Tiens donc..... !

    • Fluxion Nucléaire
      Fluxion Nucléaire répond à jma14
      Entre deux os
      • Posté à 15h49 le 04/11/2011
      • 174969
        Entre deux os

      Pourquoi pour le plus grand mal ?

      Qu’est ce qui vous fait penser que la philosophie a épuisé tous les thèmes et SURTOUT, a trouvé des réponses aux problèmes existentiels et aux pathologies mentales des Hommes ?

      • STANABA
        STANABA répond à Fluxion Nucléaire
        Crocodile Mum
        • Posté à 18h11 le 04/11/2011
        • 174984
          Crocodile Mum

        Juste un petit rappel sémantique qui a son importance dans le cas qui nous occupe, l’autisme n’est pas une pathologie mentale, c’est un trouble neurologique.

         
        • lambertine
          lambertine répond à STANABA
          Nulle part... ou ailleurs
          • Posté à 08h12 le 06/11/2011
          • Internaute 91509
            Nulle part... ou ailleurs

          L’un n’empêche pas l’autre.

        1 autres commentaires
      • jma14
        • Posté à 14h56 le 06/11/2011
        • Internaute 31729

        Depuis que nous avons abandonné la philosophie, pensez-vous que nous vivons mieux ?

        Que la philosophie ai « épuisé ces thèmes » ou pas, il y a accès de matière pour pouvoir bien vivre. Faut-il encore conserver une certaine cohérence ! J’entends par là que le mal être vient d’une confrontation et d’un manque de hiérachisation du savoir et de son non application.

        Pour pouvoir bien vivre, il faut d’abord « bien raisonner ». Je n’ai jamais dit que la philosophie guérisait la schizophrénie et autres.
        La pathologie « empêche le raisonnement cohérent », comme je dis plus haut le médicament peut aider un temps dans ce cas prècis de la pathologie à palier au manque.
        Les maux de l’existence ne sont pas pathologiques ! Seul quelques pathologies peuvent nécessiter l’étude psychologique du patient, pour le reste la philosophie est suffisante au bien être.

        Les combats de ces psychiatres montrenet bien leur faiblesse. Les querelles de chapelle sur les 4 grandes écoles de la psychologie montre bien la limite de leur savoir !

         
        • Fluxion Nucléaire
          Fluxion Nucléaire répond à jma14
          Entre deux os
          • Posté à 17h51 le 06/11/2011
          • 174969
            Entre deux os

          Parce que les savoirs doivent surement se confronter pour se construire.

          Je ne vous apprend pas qu’il existe de nombreuses querelles philosophiques. J’ai du mal à comprendre où vous voulez en venir.

        • dilettante non mélomane
          dilettante non mélomane répond à jma14
          En stand-by
          • Posté à 18h38 le 06/11/2011
          • Internaute 107984
            En stand-by

          « Depuis que nous avons abandonné la philosophie, pensez-vous que nous vivons mieux ? “

          Il me semble que vous faites un biais de sélection. D’abord la philosophie n’a pas été abandonnée. Ensuite, il y a quelques siècles, il n’y avait pas d’études systématiques de l’état de la population, ni de moyen généralisé pour la population d’accéder aux prémisses des réflexions sur ces études.

        2 autres commentaires
  • jino83
    jino83
    citoyen curieux
    • Posté à 15h48 le 04/11/2011
    • Internaute 159282
      citoyen curieux

    Finalement est ce que les psychanalystes ne devrait pas consulter un psychiatre ?

    • Lairderien
      Lairderien répond à jino83
      • Posté à 21h21 le 04/11/2011
      • Internaute 22751

      Enfin quelqu’un qui pose LA question essentielle ! : -))

      Plus j’en apprends sur les disciples de Freud, Lacan et autres, plus je me dis que ces gens ont de gros problèmes de santé mentale, avec des obsessions principalement sexuelles déviantes, qu’ils ne parviennent pas à maitriser et se persuadent du coup que tous le monde est comme eux. Brefs ce sont pour moi des gens sévèrement « azimuthés » !

      • jino83
        jino83 répond à Lairderien
        citoyen curieux
        • Posté à 23h02 le 04/11/2011
        • Internaute 159282
          citoyen curieux

        C’est aussi l’impression que ça me donne , après reste a savoir si le psychiatre n’est pas lui aussi tordu , sans doute que l’aide d’un psychologue est nécessaire pour démêler cette affaire : -)

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Lairderien
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 22h37 le 05/11/2011
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Je n’ai lu aucun livre de Michel Onfray, mais seulement quelques passages relatés dans mon hebdo « Marianne ». Je suis séduit par sa façon d’écrire extrêmement talentueuse, mais surtout par ses verdicts
        et ses diagnostics.... en particulier lorsqu’il parle des Religions.

        Peut-être que mon avis changera si je lis le livre entier de lui sur le sujet.
        (c’est pour cela que mon opinion ici est provisoire)

         
        • dilettante non mélomane
          • Posté à 23h46 le 05/11/2011
          • Internaute 107984
            En stand-by

          Vous pouvez aussi par exemple écouter ses conférences radiophoniques concernant la psychanalyse, son histoire, etc. (france inter ou collège de france, je crois). Elles sont intéressantes.

        1 autres commentaires
  • lorenzino
    lorenzino
    Citoyen
    • Posté à 15h53 le 04/11/2011
    • Internaute 127457
      Citoyen

    Pas une bonne pub, en tout cas.

    Ca fait penser à la maire de Puteaux qui a fait racheter tous les exemplaires du Canard Enchainé dans sa municipalité pour qu’on ne sache pas ce qu’elle fait.

    Résultat, tout le monde est au courant !

  • Franck63
    Franck63
    salarié du spectacle vivant
    • Posté à 15h54 le 04/11/2011
    • Internaute 120664
      salarié du spectacle vivant

    Je suis le père d’un garçon autiste (syndrome Asperger) de 18 ans.

    Avec sa mère, nous nous sommes vite rendus compte que la psychanalyse n’apportait rien à notre enfant. De plus, c’était terriblement destructeur pour la maman de s’entendre dire, séance après séance, qu’elle était responsable de cette pathologie.

    Loin de ces pratiques, nous avons rencontré des gens formidables : psychomotriciens, orthophonistes, psychiatres et aussi beaucoup de monde dans l’éducation nationale : des instituteurs, professeurs en collège et bien d’autres personnes encore, qui nous ont aidés. Merci à eux.

    Actuellement notre enfant suit une scolarité normale dans un lycée technique.

    Merci à Sophie Robert pour son travail. Il ne faut pas laisser ces gens continuer à se faire de l’argent sur la détresse des familles d’enfants autistes.

  • Orestic
    Orestic
    Dugenou
    • Posté à 15h57 le 04/11/2011
    • Internaute 172002
      Dugenou

    Pas très convaincu par le documentaire (que j’ai regardé en entier ainsi que les bonus sur les études du cerveau)... Il y a certes des abus psychanalytiques et des psychanalystes qui ne sont pas bons mais de là à tout jeter c’est aller un peu vite. Et inversement rejeter toutes les méthodes alternatives par stimulation est bien téméraire de la part des pédo-psychiatres.

    Par ailleurs, j’ai été un peu surpris par le bonus où le Docteur Monica Zilbovicius explique très clairement qu’ils sont d’accord pour dire qu’il s’agit de troubles sévères de la relation... à l’autre ; exactement ce que disent les psychanalystes. Bref, les psychanalystes et les chercheurs sont entièrement d’accord sur ce point.

    Ensuite que le dysfonctionnement des neurones du sillon temporal supérieur soient la cause ou un effet n’est pas vraiment tranché puisque l’on sait que les connections synaptiques s’adaptent et se modèlent suivant les stimulations de l’environnement. Bref, le partage entre le génétique et l’influence de l’environnement n’est pas du tout clair.

    Ils feraient mieux de travailler de concert pour avancer plutôt que de se rejeter.

    • lorenzino
      lorenzino répond à Orestic
      Citoyen
      • Posté à 16h07 le 04/11/2011
      • Internaute 127457
        Citoyen

      Certains des psychanalystes qui sont interviewés ont pignon sur rue, comme Delion à Lille ou Golse à Paris. Donc, ce que montre ce film n’est pas un épiphénomène, c’est représentatif de la profession.

      Vous avez tout à fait raison d’insister sur la variabilité des connections synaptiques qui s’adaptent en fonction des stimulations. C’est le principe de base des méthodes comportementales (principe de l’apprentissage et loi de Hebb), méthodes contre lesquelles ces psychanalystes sont justement en « combat ». Dommage, non ?

      • Orestic
        Orestic répond à lorenzino
        Dugenou
        • Posté à 16h57 le 04/11/2011
        • Internaute 172002
          Dugenou

        Ce n’est parce qu’ils ont pignon sur rue qu’ils sont bons...
        Il y a des psychanalystes ou des psychologues qui squattent les plateaux TV. Sont ils les meilleurs ? J’en doute...

        Je veux juste dire que des Zizous ou des Messis il y en a que quelques uns par génération. Après il faut faire avec le tout venant même s’ils sont devenus professionnels. Ou, si vous n’aimez pas la métaphore footbalistique, on peut dire que c’est comme les profs : on a connu un ou deux profs avec qui ça collait bien, qui nous intéressaient et nous motivaient ; et puis il y avait les autres...

        Hormis cela, sur un point de vue plus personnel, ayant vu et subit depuis plus de 40 ans les comportements « étranges » de ma mère (ainsi que d’autres femmes de mon entourage), je dois dire que j’ai une certaine affection pour le discours psychanalytique même si je n’y adhère pas totalement... ^^

         
        • lulu.sur.rue89
          lulu.sur.rue89 répond à Orestic
          Entre deux chaises, assez (...)
          • Posté à 18h07 le 04/11/2011
          • Internaute 99634
            Entre deux chaises, assez (...)

          « Hormis cela, sur un point de vue plus personnel, ayant vu et subit depuis plus de 40 ans les comportements “ étranges ” de ma mère (ainsi que d’autres femmes de mon entourage), je dois dire que j’ai une certaine affection pour le discours psychanalytique même si je n’y adhère pas totalement... ^^ »

          Ben oualà, on sait où on en est : encore un tenant de la psychanalyse qui quarante ans après n’assume toujours rien et continue à croire que sa vie est moche à cause de moman et des femmes qui sont toutes « étranges » (...). Heureusement qu’il y a eu Freud quand la bible commençait à être prise moins au sérieux et ne pouvaient plus guère servir de caution morale à la misogynie des faibles et des ratés (et des peu intellectuels, les généralisations de ce type n’étant pas preuve de grande subtilité ou d’un esprit délié et observateur).

          • Orestic
            Orestic répond à lulu.sur.rue89
            Dugenou
            • Posté à 18h48 le 04/11/2011
            • Internaute 172002
              Dugenou

            Superbe commentaire !

            Je voulais juste dire que j’étais un brin « autiste » aussi (non diagnostiqué à part par moi ^^) et que ma relation à ma mère en est une des explications possibles (à savoir une relation sans personne de part et d’autre mais plutôt d’une chose à une chose...). Ce qui ne m’empêche pas d’avoir de vraies relations de personne à personne avec d’autres mais avec difficultés quand même.

            Bon, je n’irai pas plus loin dans les détails ; j’ai déjà jeté assez d’effroi et d’incompréhension sur cette page.

            Laissons l’absence de curiosité intellectuelle continuer son épidémie...

          • lambertine
            lambertine répond à lulu.sur.rue89
            Nulle part... ou ailleurs
            • Posté à 08h15 le 06/11/2011
            • Internaute 91509
              Nulle part... ou ailleurs

            Pourquoi ? Vous êtes tellement persuadé qu’il n’y a personne dont la vie est moche à cause de « môman » ? Que toutes les « mômans » donnent à leurs enfants une éducation épanouissante ? Qu’aucune d’entre elles ne fait des erreurs, parfois tragiques ? Eh bé...

        3 autres commentaires
    • pahpah
      pahpah répond à Orestic
      spécialisé en pas grand chose
      • Posté à 16h09 le 04/11/2011
      • Internaute 41927
        spécialisé en pas grand chose

      Remarque perfide d’Einstein :

      « Ce n’est pas avec ceux qui ont créé les problèmes qu’il faut espérer les résoudre. “

      • Nondupe
        Nondupe répond à pahpah
        • Posté à 10h01 le 05/11/2011
        • Internaute 16772

        Et il savait ce qu’il disait, lui qui a, en grande partie, inventé la bombe atomique...

         
        • PonG
          PonG répond à Nondupe
          rationaliste fondamentaliste à (...)
          • Posté à 15h53 le 05/11/2011
          • Internaute 14407
            rationaliste fondamentaliste à (...)

          Si on raisonne comme ça, Thomas Edison a inventé l’iPhone.

        • John Smith de Gallifrey
          John Smith de Gallifrey répond à Nondupe
          Freelance writer
          • Posté à 09h15 le 08/11/2011
          • 175133
            Freelance writer

          Einstein a juste donné dans cette histoire la fameuse équivalence E=MC² et co-écrit une lettre un président Roosvelt pour inciter au lancement du projet Manhattan. Sur le plan théorique dans la conception de la bombe A, sa contribution est quasi ’0’, (sans être aussi péremptoire Rutherford) il ne croyait pas au départ qu’on puisse scinder l’atome que ce soit à des fin civile et militaires (il ne savait pas comment faire) - il n’a commencé à reconsidérer cela qu’après une visite de son ami Leo Szilar qui ets le co-auteur de al fameuse lettre dont je parle un peu plus haut.
          Szilar a commencé à y réflechir à cause de HG Well qui en tant qu’ecrivain SciFi en a donné l’idée et Rutherford qui malgré sa contribution notable à laphysique n’en était pas à sa première ânerie en pretendant que l’extration d’énergie était impossible. Le premier réacteur est de Szilar et Fermi.

        2 autres commentaires
    • pahpah
      pahpah répond à Orestic
      spécialisé en pas grand chose
      • Posté à 16h18 le 04/11/2011
      • Internaute 41927
        spécialisé en pas grand chose

      Encore une fois, il ne faut pas chercher à faire des comportementalistes de dangereux « programmeurs en robotique » et les psychanalystes des gens généreux qui prennent en compte l’« âme » du patient

      Les psychanalystes ont beau se positionner comme de généreux thérapeutes face à de froids éleveurs d’enfants, ce sont surtout des gens qui ont une pratique qui n’a jamais apporté de preuves scientifiques. Il ne faut pas l’oublier.

  • Fluxion Nucléaire
    Fluxion Nucléaire
    Entre deux os
    • Posté à 16h28 le 04/11/2011
    • 174969
      Entre deux os

    Les TCC et les neurosciences n’ont pas toujours été très « scientifiques » non plus, certaines études ont données lieu à des traitements totalement infondés, issues d’observations peu rigoureuses qui ont surtout permis aux compagnies pharmaceutiques de faire leur beurre...

    L’autisme au pays des sciences
    Voici un très bon article là dessus mais malheureusement je crois qu’il n’y a qu’un résumé, l’article dans son intégralité est payant...

    Je crois qu’il ne faut pas oublier que la plupart des disciplines cognitives en dehors d’une approche psychanalytique, même si elles s’appuient sur des chiffres et des observations issues de technologies telles que l’IRM ou les scanners sont toujours soumises à la subjectivité de la personne qui chiffre ou observe et interprète les résultats.

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