Inconscients 04/11/2011 à 12h51

Autisme : « Le Mur », docu qui dérange des psys français

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

« Le Mur » montre la mainmise de la psychanalyse sur le traitement de l’autisme. Trois psys cherchent à bloquer la diffusion du film, qu’ils jugent « partisan »

Le film « Le Mur ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » montre comment le traitement des autistes est, en France, verrouillé par les psychanalystes et les psychiatres, au détriment d’autres approches.

Sophie Robert est productrice et réalisatrice, passionnée de psychanalyse, et critique la vision freudienne de la femme comme « sexuellement psychogène ». Depuis quatre ans, elle enquête en anthropologue sur les pratiques des psychanalystes « orthodoxes », finalement assez peu connues du grand public et qu’elle juge « dogmatiques » :

« Je pensais faire un travail plus nuancé au début. Mon but était de dresser un état des lieux de la psychanalyse, de leur demander : que prenez-vous et que laissez-vous de Freud et Lacan ?

J’ai découvert qu’il y avait des dogmes qui ne faisaient pas débat, comme l’idée que toutes les femmes sont psychotiques à la naissance de leur enfant, qui est un substitut du phallus... »

Assumer leurs propos « politiquement incorrects »

Elle tourne 27 interviews, démarche des chaînes télévisées pour leur vendre une série de plusieurs fois 52 minutes et, finalement, décroche une aide de l’association Autistes sans frontières pour aboutir à un premier volet, diffusé depuis septembre sur le site de l’association. La suite est en préparation.

Bande-annonce du documentaire « Le Mur », de Sophie Robert

Face caméra, les psys assument le côté « politiquement incorrect » de leur discours. Mais une fois qu’ils voient le film, trois d’entre eux s’étranglent. Ils saisissent le tribunal de grande instance de Lille, qui nomme un huissier aux fins de faire saisir les rushes.

Leur but n’est toujours pas clair, Me Christian Charrière-Bournazel, leur avocat, n’ayant pas répondu à nos sollicitations. Mais, selon l’ordonnance sur requête que Rue89 a pu consulter, ils semblent préparer une demande d’interdiction :

  • « les rushes confirmeront que leurs propos ont été dénaturés », est-il écrit. Les saisir empêchera la réalisatrice de les « détruire afin d’échapper à toute interdiction judiciaire dont pourrait être frappée son film et plus généralement à toute action en responsabilité » ;
  • ils reprochent à Sophie Robert de s’être « présentée comme journaliste alors qu’elle est gérante de société de production » : ils oublient qu’il n’est pas besoin d’avoir la carte de presse pour réaliser un documentaire en qualité d’auteur ;
  • ils « ont découvert avec stupéfaction que leurs interviews avaient été coupées et défigurées aux fins d’un film partisan » : les coupes font partie du travail normal de documentariste, et leur choix relève de la liberté d’expression ; il n’est pas rare qu’un film d’auteur assume un parti pris ;
  • ils estiment que « la pensée et les propos des intervenants sont réduits et déformés par le sens des commentaires » : rien n’interdit le commentaire de porter sur des interviews, voire de prendre leur contrepied ;
  • ils se disent « piégés » dans un film qui ne serait pas, à leurs yeux, un documentaire mais « une entreprise polémique destinée à ridiculiser la psychanalyse au profit des traitements cognitivo-comportementalistes (TCC) ».

« A​tteinte au secret des sources des journalistes »

La réalisatrice, qui ne veut pas que les plaignants croient qu’elle a « quelque chose à cacher », a retranscrit les trois heures d’interviews avec les trois psychanalystes qui la poursuivent (Esthela Solano Suarez, Eric Laurent et Alexandre Stevens, membres de l’Ecole de la cause freudienne).

Elle vient de transmettre à l’huissier un DVD avec des images originales, brutes, des interviews avec les timecodes (marquage temporel) « afin qu’ils voient bien que, techniquement, il n’y a pas de coupe inopinée dans les séquences ».

Selon son avocat Me Benoît Tritan, demander les rushes est une « atteinte au secret des sources des journalistes » protégé par la loi du 4 janvier 2010.

L’avocat a saisi le juge en référé afin de faire annuler l’ordonnance initiale ; une audience est prévue le 15 novembre au TGI de Lille. Pour Me Titran :

« Le travail a été réalisé de façon loyale, comme en attestent les autorisations de tournage, leurs propos ont été parfaitement respectés et il n’y a aucune atteinte à la probité, sinon ils auraient poursuivi en diffamation. »

Les parents d’autistes : « Si on dénonce, on est mis au bûcher »

Le documentaire avait déjà fait pas mal de bruit dans le milieu des parents d’autistes et des associations. Cette poursuite lui donne un écho encore plus retentissant.

Delphine Piloquet, déléguée générale d’Autistes sans frontières, jure que « ça ne s’arrêtera pas là » :

« On a l’impression qu’on attaque une religion d’Etat, c’est une fatwa qui s’abat sur ce film alors que sa force c’est que ce sont les psys interviewés qui eux-mêmes disent des énormités. »

Elle rappelle que c’est par « pragmatisme » et non par « idéologie » qu’elle a sorti son fils de l’hôpital psychiatrique où il stagnait, pour le réintégrer dans « notre monde », grâce aux techniques comportementalistes.

Le point de vue de l’auteure du documentaire rejoint celui des parents dont elle entend les appels au secours :

« C’est délirant. Tous les jours, des mères m’appellent pour me dire combien elles sont déconcertées par les troubles détectés par leur psychiatre, qui font de l’endoctrinement avec la souffrance des autres sans se remettre en cause... Et si on dénonce ça, on est mis au bûcher.

La vérité, c’est qu’elle leur a extirpé ce qu’ils pensent et qu’ils ne disent pas aux parents, elle a eu le mérite de lever le voile. »

  • 97607 visites
  • 641 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Sophie Verney-Caillat
    Sophie Verney-Caillat répond à PonG
    Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
    • Posté à 15h45 le 04/11/2011
      rédacteur
    • Journaliste 50753
      Journaliste

    là c’est la psychanalyse qui fait des dégâts, mais les psychiatres qui tiennent les HP sont aussi aux sources du problème, parce qu’ils orientent et donnent des médicaments

     
    • Noun
      • Posté à 16h50 le 04/11/2011
      • Internaute 5295

      Oui ce sont les psychiatres d’orientation analytique, ou les psychiatres peu formés sur le sujet qui orientent mal et donnent des médicaments inadaptés au autistes.
      Ce sont aussi les psychiatres mieux ou bien formés sur le sujet qui orientent bien et traitent bien les patients...

    • PonG
      PonG répond à Sophie Verney-Caillat
      rationaliste fondamentaliste à (...)
      • Posté à 17h01 le 04/11/2011
      • Internaute 14407
        rationaliste fondamentaliste à (...)

      Eh oui, psychiatres bien souvent très imprégnés de psychanalyse (comme le dit Noun), ce qui fait partie du problème. Je vous accorde que pour cette raison, le titre se défend. Reste qu’il contribue (involontairement sans doute) à la confusion et à l’amalgame et surtout à la préemption de facto du préfixe psy par les psychanalystes dans le langage courant. Mais c’est vrai que pour le sens des mots, l’usage fait loi.

    • Mariepaname
      Mariepaname répond à Sophie Verney-Caillat
      journaliste sur bipolaire-info
      • Posté à 02h10 le 05/11/2011
      • Journaliste 59631
        journaliste sur bipolaire-info

      Bonjour Sophie,

      Hé bien heureusement que les psychiatres non psychanalystes diagnostiquent et prescrivent des médicaments, au contraire des pro-psychanalyse. Je souffre d’une maladie des boyaux de la tête (pour citer Coluche) et j’ai passé 30 ans dans les pattes de psychanalystes, sans diagnostic et sans médicaments, à souffrir pour rien, à me torturer pour chercher ce que mes parents avaient fait de mal, à les détester alors qu’ils ne m’avaient rien fait, tout ça pour enfin poser moi-même le diagnostic en suivant un épisode de la série Urgences (incroyable mais vrai) et avoir enfin un traitement médicamenteux à l’âge de 53 ans ! Enfin me réconcilier avec mes parents et enfin avoir une vie à peu près normale (ma maladie, la bipolarité, est inguérissable et les médicaments ne l’enrayent que partiellement).
      Pour ce qui est de l’autisme, je ne connais pas assez pour savoir si ça relève d’un traitement chimique également.

      Marie
      bipolaire-info.org

    3 autres commentaires
  • Sophie Verney-Caillat
    Sophie Verney-Caillat répond à Noun
    Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
    • Posté à 15h43 le 04/11/2011
      rédacteur
    • Journaliste 50753
      Journaliste

    vous avez raison mais ce ne peut être autrement car beaucoup sont et psychiatres et psychanalystes ....

    • Noun
      • Posté à 16h46 le 04/11/2011
      • Internaute 5295

      Si ça doit pouvoir être autrement, puisque partout où vous avez utilisez « psy » il est clair (pour qui connait la différence) que vous parlez du psychanalyste et non du psychiatre (même en cas de double casquette).

      Je ne comprends vraiment pas pourquoi vous tenez tant à entretenir la confusion.... ?

    • Veum
      Veum répond à Sophie Verney-Caillat
      doctorant
      • Posté à 17h07 le 04/11/2011
      • Internaute 23064
        doctorant

      Je soutiens en effet les remarques, les distinctions psychologue, psychiatre et psychanalyste sont absolument essentielles. Elle ne sont pas mutuellement excluantes, mais c’est toujours la part psychanalyste qui est concernée par votre article.

  • Micka FRENCH
    Micka FRENCH
    Ecossaise, un corps de rêve (...)
    • Posté à 13h33 le 04/11/2011
    • Internaute 4614
      Ecossaise, un corps de rêve (...)

    De l’Ecossaise....

    Qui au fond de la salle a levé la main pour rappeler que les « psys » n’étaient pas des médecins (le psychiatres ou psychothérapeutes, si) et que la psychologie n’était pas une science ? ? ?

    Ah, c’est vous, madame ? Merci de l’avoir rappelé....

    Micka FRENCH
    Lien
    Lien

    • Noun
      Noun répond à Micka FRENCH
      • Posté à 13h38 le 04/11/2011
      • Internaute 5295

      Un psychothérapeute n’est pas nécessairement un médecin (contrairement au psychiatre).
      Et la psychologie est reconnue comme science humaine.

    • Friedrick
      Friedrick répond à Micka FRENCH
      Dans le Social
      • Posté à 13h41 le 04/11/2011
      • Internaute 115012
        Dans le Social

      Les psychiatres sont médecins.
      Les psychologues ont un master de Psychologie (qui est une science en passant, vous confondez un domaine de la psychologie : la clinique qui demande un « art » comme la médecine avec l’ensemble de la psychologie).
      Les psychothérapeutes, tout le monde pouvait le devenir du jour au lendemain jusqu’à très récemment.
      Les psychanalystes qui suivent une analyse dans un groupe privé.

      Cependant quelque soit le titre qu’il porte (médecin psychiatre ou psychologue, thérapeute ou pas) le professionnel reste libre de son choix de cadre théorique (il existe ainsi des psychiatres ou psychologues qui travaillent avec les notions de la psychanalyse et d’autres pas).

      • lorenzino
        lorenzino répond à Friedrick
        Citoyen
        • Posté à 13h51 le 04/11/2011
        • Internaute 127457
          Citoyen

        OK, mais alors ça pose quand-même un petit problème. Les psychiatres sont médecins, donc ils sont remboursés par la Sécu. Donc ils sont bien obligés d’appliquer des méthodes reconnues comme donnant des résultats, non ?

         
        • Friedrick
          Friedrick répond à lorenzino
          Dans le Social
          • Posté à 13h57 le 04/11/2011
          • Internaute 115012
            Dans le Social

          Oui cf. mon post plus haut sur le rapport de l’INSERM.

          Le truc étant alors pour défendre la psychanalyse d’enfumer le débat en posant comme débat sans fin « qu’est ce c’est que guérir psychologiquement ? »

          Et puis un dogme de la psychanalyse précise que si l’on soigne uniquement le symptôme visible alors le conflit inconscient va créer un autre symptôme. Seul la thérapie longue psychanalytique parce qu’elle va sur les causes « profondes » peut esquiver cela...

          Le pire c’est qu’il ne s’agit pas de mauvaises questions ou de mauvaises remarques mais comme elles sont posées par des personnes qui défendent leur gagne pain plus que par souci déontologique le débat se fige et se bloque en guerre partisanes...

          • lorenzino
            lorenzino répond à Friedrick
            Citoyen
            • Posté à 22h11 le 04/11/2011
            • Internaute 127457
              Citoyen

            Ce sont de bonnes questions, mais faute de se confronter à la réalité, la psychanalyse n’apporte pas de réponse et brasse des courants d’air.

            Les psychanalystes ont inventé un truc qui s’appelle la psyché, et qui fait l’objet de leur pratique. L’ennui, c’est que ça ne se connecte à rien de concret ou mesurable. A l’époque de Freud, il n’y avait pas moyen de savoir ce qui se passait dans le cerveau. Donc, je peux comprendre qu’au début du XXème siècle, une telle théorie ait pu voir le jour. Ce qui est moins compréhensible, c’est qu’elle soit encore enseignée aujourd’hui.

        • Noun
          Noun répond à lorenzino
          • Posté à 14h01 le 04/11/2011
          • Internaute 5295

          Oui : ils recourent essentiellement à la chimiothérapie.
          Tous ne sont d’ailleurs pas forcément réellement formé à une psychothérapie, ou n’ont pas le temps de s’en servir et renvoie le cas échéant sur d’autres psychothérapeutes.

          • framboise92
            framboise92 répond à Noun
            je choisis la campagne, la (...)
            • Posté à 05h54 le 05/11/2011
            • Internaute 24519
              je choisis la campagne, la (...)

            EXACT

        • Psychosomatix
          Psychosomatix répond à lorenzino
          Blogueur
          • Posté à 12h51 le 05/11/2011
          • 175029
            Blogueur

          C’est là l’objet de la « guerre des “psys” ».
          Les psychanalystes (et cliniciens analytiques) résistent fermement aux revendications des cognitivo-comportementalistes, ces derniers appelant à une clinique contrôlée suivant les règles de l’expérimentation, « médecine » du cerveau et des modélisations cérébrales (conscientes ou non).

        5 autres commentaires
    • PonG
      PonG répond à Micka FRENCH
      rationaliste fondamentaliste à (...)
      • Posté à 14h34 le 04/11/2011
      • Internaute 14407
        rationaliste fondamentaliste à (...)

      D’accord en tout point à ceci près qu’il faut remplacer dans votre commentaire « psys » par « psychanalyste » et « psychologie » par « psychanalyse ».
      Ce n’est pas un détail !

    • Nondupe
      Nondupe répond à Micka FRENCH
      • Posté à 10h27 le 05/11/2011
      • Internaute 16772

      La médecine non plus ne peut être considérée comme science.
      La preuve : bon nombre de leurs patients meurent.

    • SandrineLaBlonde
      SandrineLaBlonde répond à Micka FRENCH
      Fluctuat Nec Mergitur
      • Posté à 10h45 le 05/11/2011
      • Internaute 167034
        Fluctuat Nec Mergitur

      Euh... les psychothérapeutes ne sont pas des médecins.
      Seuls les psychiatres ont un diplome

      • lambertine
        lambertine répond à SandrineLaBlonde
        Nulle part... ou ailleurs
        • Posté à 18h09 le 05/11/2011
        • Internaute 91509
          Nulle part... ou ailleurs

        Un psychologue clinicien a aussi un « diplôme ».

         
        • Samuel_A
          Samuel_A répond à lambertine
          Expat'
          • Posté à 18h25 le 05/11/2011
          • Internaute 112135
            Expat'

          Désormais, les psychothérapeutes également, doivent se former à Bac+5 d’ailleurs. Les anciens psychothérapeutes deviennent désormais des « psychopraticiens ». Intérêt de la chose ? Zéro, si ce n’est de foutre encore plus le boxon dans l’esprit des patients.

          Je crois que l’idée initiale était d’interdire d’exercer une profession « psy » sans formation adéquate, et que suite à la levée de bouclier des psychanalystes qui ont cru être en danger (vu que leur formation se résume souvent à avoir été analysé - un peu comme si avoir été opéré de l’appendicite permettait de devenir chirurgien), le texte a été vidé de sa substance grâce à cette catégorie non-règlementée des « psychopraticiens ».

          • SandrineLaBlonde
            SandrineLaBlonde répond à Samuel_A
            Fluctuat Nec Mergitur
            • Posté à 19h18 le 07/11/2011
            • Internaute 167034
              Fluctuat Nec Mergitur

            « ...leur formation se résume souvent à avoir été analysé - un peu comme si avoir été opéré de l’appendicite permettait de devenir chirurgien »

            Ce n’est pas si simple. Il est vrai que n’importe qui peut aller à l’urssaf s’inscrire comme psychanalyste et ouvrir son cabinet.
            Un diplome de boulanger ne garantit pas non plus qu’on va manger du bon pain (mais du pain ’mangeable »).
            Et je connais des médecins (diplomés) assez nuls...
            Ce sont donc les patients qui font la différence, dans tous les cas précités. Parfois à leur dépens, c’est sûr... mais qui va longtemps chez un mauvais médecin, un mauvais boulanger ou un mauvais psy ?

            Pour être un bon psychanalyste, il faut effectivement passer sur le divan pour faire le grand ménage dans sa tête (pour aider les autres, il faut d’abord s’aider soi-même). Aucun diplome ne peut attester que l’on a surmonté sa névrose. Voilà pourquoi un diplome serait ridicule. Toutes les théories du monde ne peuvent remplacer la pratique. (comme dans le cas de l’appendicite, lire des bouquins de chirurgie ne suffit pas pour être chirurgien. Il faut pratiquer). Et pour être psy, il faut pratiquer l’inconscient. Un seul lieu pour ça : le divan
            Toutefois, le divan seul ne suffit pas. Une bonne connaissance des mécanismes inconscients (autres que les siens propres) est indispensable.
            C’est pourquoi il existe des associations, comme l’Association psychanalytique de Paris, qui atteste de la bonne démarche de leurs psychanalystes.

        2 autres commentaires
  • big némo
    big némo
    charcutier- coiffeur et je m'en (...)
    • Posté à 13h39 le 04/11/2011
    • Internaute 86763
      charcutier- coiffeur et je m'en (...)

    je comprends que quelques uns soient fachés.....J’avais trouvé ce documentaire remarquable....Un verbiage incompréhensible, des concepts qu’ils ne peuvent expliquer....Une sorte de flou....

  • ottrot
    ottrot
    sculpteur
    • Posté à 14h00 le 04/11/2011
    • Internaute 171372
      sculpteur

    Il y a que la vérité qui blésse. Quand je pense que c’est une maman qui n’a reculer devant aucun sacrifice a aider son fils AUTISTE et a réussie à faire quelque chose de son enfant qui est d’ailleurs intelligent .Moi ,j’ai remarquer,souvent,comme pour l’aviation c’est un pêcheur,sans diplôme d’ingénieur avait fabriqué un avion et la fait volé.C’est un paysans passionner d’astronomie qui a découvert la(planète pluton) Il y a beaucoup de cas et de témoignages ou des personnes sans instruction extraordinaire ont étaient meilleurs que tout les diplômés qui souvent s’endorment sur leurs acquis.Je dit Bravo.Et il faut soutenir le courage de ces mères.

    • observeur
      observeur répond à ottrot
      Libre penseur chez les ch'tis
      • Posté à 23h11 le 04/11/2011
      • Internaute 37812
        Libre penseur chez les ch'tis

      « Il y a que la vérité qui blésse ... “ C’est faux, le mensonge aussi !

  • LienRag
    • Posté à 14h04 le 04/11/2011
    • Internaute 34767

    Il y a de sérieux problèmes de luttes de pouvoir et de clans dans la psychanalyse, mais il faut rappeler qu’elle au moins considère l’analysant comme un être humain et de penser l’humanité dans sa globalité...

    • Noun
      Noun répond à LienRag
      • Posté à 14h07 le 04/11/2011
      • Internaute 5295

      Ce point ne semble pas différer des autres approches psychothérapeutiques...

  • Barbara31
    • Posté à 14h16 le 04/11/2011
    • 174968

    Voici une interview de Sophie Robert qui nous donne plus d’info sur son doc !

    • Friedrick
      Friedrick répond à Barbara31
      Dans le Social
      • Posté à 14h25 le 04/11/2011
      • Internaute 115012
        Dans le Social

      2 : 39 : « Ils ont peurs pour leur carrière »...

      Merci pour ce lien, je ne suis donc pas le seul...

    • el loco
      el loco répond à Barbara31
      éducateur spécialisé
      • Posté à 00h05 le 05/11/2011
      • Internaute 11961
        éducateur spécialisé

      hallucinant le discours sur l’inceste paternelle qui est pas si grave ! !

  • magali pignard
    magali pignard
    personne pensant par elle meme
    • Posté à 14h24 le 04/11/2011
    • 174960
      personne pensant par elle meme

    superbe article
    en effet il ya une action de censure de ce film qui demontre l’incompétence des professionnels de santé d’approche psychanalytique/ autisme
    ce film a sucité beaucoup de réactions de l apart de professionnels etrangers et personnes autistes. reactions de professionnels etrangers et autistes / film
    Les medias français ne veulent pas diffuser par peur de polémique. Ce sont dons les médias etrangers qui s’en chargeront.
    Ce documentaire n eparle pas que de l’autisme, il parle aussi de la condition des femmes, et la suite de ce film va etre explosive par rapport à ce dernier point.

    • louverebelle
      louverebelle répond à magali pignard
      parent d'enfant autiste
      • Posté à 00h28 le 08/11/2011
      • Internaute 114864
        parent d'enfant autiste

      Oui......explosive en effet ! Ce qui me choque c’est le rôle des médias et les personnes que je connais dans le milieu qui ne se mouillent pas....n’osent pas....alors qu’ailleurs on ose, on montre, on dénonce ! « Personne n’est libre, tant que tout le monde n’est pas libre ! » (propos rapportés d’un film sur l’apartheid....ça fait réfléchir)

  • PonG
    PonG
    rationaliste fondamentaliste à (...)
    • Posté à 14h37 le 04/11/2011
    • Internaute 14407
      rationaliste fondamentaliste à (...)

    Ou quand psychanalyse ne supporte plus son propre reflet. Pathétique.

  • barbouille
    barbouille
    surfeuse
    • Posté à 14h39 le 04/11/2011
    • Internaute 62861
      surfeuse

    Le cerveau des enfants autistes est endommagé et c’est la faute à la mère.
    faudrait qu’il sorte un peu du moyen age les psy-trucs.

  • zagreu
    • Posté à 14h39 le 04/11/2011
    • Internaute 2043

    Nous étions à bout de force, à la suite de la énième crise, une nouvelle fois nous eûmes droit au Samu, aux pompiers, une nouvelle fois François se retrouva aux urgences... C’était la fois de trop. La violence était telle qu’il fallut le garder dans le service.

    Réclusion, enfermement en chambre d’isolement. Un nouveau cycle infernal commençait pour lui comme pour nous. Il ne fallait pas le voir, pour ne pas contrarier la prise en charge. Pendant ce temps là François souffrait, tous ses repères étaient tombés d’un seul coup. Lui qui était d’une propreté maniaque, c’était là une dignité que nous avons toujours tenu à lui accorder malgré la difficulté et l’investissement que cela nous demandait, le voilà enfermé, conduit à la salle de bains quand on avait le temps et puis livré à lui même alors qu’il ne sait pas se laver seul. François qui souffre toujours : lui pour qui aller à la selle tient autant du rituel que de la nécessité, lui qui ne supporte pas de manquer un seul rendez vous avec cette fonction naturelle dont l’exercice à heures fixes le rassure, voilà que personne ne se soucie de ce besoin essentiel. Voilà qu’on le repousse, que personne ne s’intéresse aussi à ses préoccupations, à son besoin de contact (vous voyez bien qu’il n’est pas autiste). Un mois s’écoule, coupé du monde, un mois en immersion totale dans l’horreur. Nous étions pour notre part à la fois soulagés, mais ce n’était en fait que physique, et torturés de ne plus l’avoir près de nous. Nous le sentions en souffrance mais certainement pas au point où il nous le dira plus tard, car il saura trouver les moyens de nous le dire. Enfin François va nous être rendu, un dimanche après midi d’abord, puis le week-end. Nous récupérions alors un enfant hagard, sale, couvert de bleus, des traces de doigts virant du carmin au jaune orangé profondément imprimées dans ses chairs. La violence ne se contient la plupart du temps que par la force, c’est un drame constant... mais quand même ! Pourtant nous étions tellement anesthésiés que nous restions inertes ; Et il y avait toujours ce même leitmotiv dans son pauvre langage :
    « Non, non, pas l’hôpital, pas l’hôpital »
    Et le dimanche soir, complètement détruits, nous l’y ramenions. Aussitôt la violence reprenait ses droits. A peine arrivé dans le service il se jetait sur des armoires réfrigérées en inox et les martelait, malgré leur solidité elles en restaient bombées. Il tapait contre les murs, contre les portes, on nous faisait évacuer pour faciliter la séparation disait-on. Et nous ? Nous nous enfuyons alors qu’on le contraignait. Un jour, alors que François n’avait jamais jusqu’à l’âge de six ans été sensible à la douleur, celle-ci lui étant totalement indifférente, s’il n’avait jamais laissé paraître un quelconque sentiment de désespoir, nous vîmes pour la première fois de son existence de grosses larmes couler le long de ses joues...

    Le médecin chef de service dut finalement avouer que François n’avait pas non plus sa place à l’hôpital. L’expérience avait duré trois mois. Elle se soldait par un échec, nous en étions toujours au même point. Nous récupérâmes une sorte de mort vivant. Les neuroleptiques avaient déjà commencé à faire leur oeuvre, François avait pris une vingtaine de kilos, lorsqu’il marchait, il lançait sa jambe gauche en l’air d’un geste totalement mécanique. Il n’y avait plus la moindre coordination dans ses mouvements. Il tenait sa tête raidie vers l’arrière, la bouche ouverte, la langue épaisse. Et tout cela pour peu de chose. Nous reprîmes nos sempiternelles promenades en voiture, seul moyen de le rasséréner. Il entrait dans une extraordinaire phase d’agitation pour peu que l’on passe à proximité de l’hôpital, difficile pourtant de l’éviter : l’autoroute passe devant. Il commençait alors à crier, à taper du pied, à vouloir sortir de la voiture, peu importe la vitesse. Je ne sais pas comment nous avons pu passer cette période sans le moindre accident. Parfois la crise survenait, brutale, désormais imprévisible. Nous n’avions plus que deux choses à faire pour la juguler, un la force, deux la pilule bleue. Et l’enfer continuait. Nos recherches d’établissement demeuraient vaines, on en avait bien trouvé un mais c’était d’un sinistre à faire peur, et encore n’y était-il inscrit qu’en liste d’attente. Cette institution excentrée trainait derrière elle une terrifiante réputation, prononcer son seul nom évoquait toutes les horreurs de l’enfermement en un lieu des plus reculés et des plus inaccessibles : dans ce département l’enfer devait rester caché. Pour y accéder il fallait cheminer durant sept à huit kilomètres après avoir quitté une première voie communale, sur une route étroite bordée de champs, de cabanes misérables, de dépotoirs sauvages et de carcasses de voitures. Dans le creux d’une vallée dont la température en été devait afficher des valeurs record, idem en hiver mais dans l’autre sens, se dressait une pinède maigrichonne. Dans la pinède même les bâtiments administratifs, constructions agrestes, agréablement climatisées. Plus loin du béton, mais pas du béton style baraquement hachélémisé, non, du béton bien lisse, bien épais, du béton guerrier, en un mot : un bunker... C’était là le Centre... Derrière les grilles (c’était la première chose que l’on voyait) derrière les portes (commande à distance avec des jolis clacs bien carcéraux), au delà des sas, des chicanes, une trentaine d’enfants polyhandicapés. Dans une salle obscure quatre autistes, pour le reste quelques dortoirs, des lieux de vie, si tant est que l’on puisse appeler cela une vie, le tout pourvu d’un mobilier de style orphelinat catho années cinquante, autant dire la misère... la colonie pénitentiaire... Ah ! c’est vrai, j’oubliais, il y avait une piscine… ! Une piscine couverte même ! Mais la piscine c’était le bunker du bunker, une sorte de tunnel sombre au fond duquel il y avait un bassin que l’exigüité des lieux empêchait même de contourner. Nous étions venus pour voir. Nous avions vu. Sur le chemin du retour, François reprit son leitmotiv désespéré :
    -« Non, non, pas l’Hôpital, pas l’Hôpital ! »

    Autres visites, autres expériences, autres révoltes. Il y avait aussi cette institution où la simple ombre d’un parent se profilant au détour d’un mur était considérée comme un viol insupportable de la part d’administratifs sûrs de leur pouvoir et de soignants sûrs de leurs compétences ! Ou encore cette grosse machine, ce grand navire échoué au milieu des plus sombres forêts du massif des Maures (Heureusement que j’étais poursuivi par la hargne revancharde de quelques personnalités varoises que j’avais sérieusement égratignées dans une série d’articles et qui siégeaient au Conseil d’Administration de l’Etablissement en question sinon, nul doute que l’on aurait tout fait pour y trouver une place pour notre fils.),véritable melting-pot où l’on faisait se fondre tous ceux dont on voulait plus ou moins se débarrasser.

    Notre quotidien était toujours aussi tragiquement difficile, nous ne savions plus comment faire avec François, au point que nous décidâmes de cesser les neuroleptiques, à la fois pour qu’il ne vive plus l’horreur des effets secondaires et que nous nous puissions retrouver un certain équilibre même si cela promettait d’être difficile. Et puis ce qui devait quand même finir par arriver arriva, un analyste se décida enfin à nous dire que, dans le fond, François présentait bel et bien des troubles à caractère autistique. Enfin nous savions où il nous fallait aller. Seulement voilà, la route ne débouchait plus que sur une impasse.
    Il n’y avait rien pour lui...
    Alors il est resté à la maison.
    Il y est toujours.
    Quinze ans plus tard.

    • zagreu
      zagreu répond à zagreu
      • Posté à 14h41 le 04/11/2011
      • Internaute 2043

      je dirais simplement : merci les psy, aujourd’hui François a 31 ans, il est à la maison de façon irréversible, sorti de sa bulle certes mais cette génération doit être considérée comme une génération sacrifiée.

      • magali pignard
        magali pignard répond à zagreu
        personne pensant par elle meme
        • Posté à 14h59 le 04/11/2011
        • 174960
          personne pensant par elle meme

        terrifiant....
        « plus jamais ça »..c’est ok pour les genocides.
        mais pour ce gachis d’etres humains tout le monde s’en fiche « ce ne sont que des autistes ». ils servent de cobayes aux medicaments. ils servent le pouvoir et le portefeuilles de fonctionnaires de la santé plus qu’incompétents, qui devrient réparer leurs fautes. Au lieu de ça ils sexercent toujrous et encore, sont invtiés toujrous et encore dans les médias..

      • louverebelle
        louverebelle répond à zagreu
        parent d'enfant autiste
        • Posté à 00h25 le 08/11/2011
        • Internaute 114864
          parent d'enfant autiste

        Pareil, j’en ai les larmes aux yeux ! ! ! ! Terrifiant oui ! c’est bien le mot qui convient !

    • PonG
      PonG répond à zagreu
      rationaliste fondamentaliste à (...)
      • Posté à 17h08 le 04/11/2011
      • Internaute 14407
        rationaliste fondamentaliste à (...)

      Très beau témoignage. J’espère que vous avez retrouvé un peu de paix et de joie avec votre fils.

      >« de soignants sûrs de leurs compétences »

      Tout est dit de l’arrogance mortifère de la psychanalyse (et sans doute pas seulement elle). Et ça se veut humaniste en plus. A hurler.

  • louverebelle
    louverebelle
    parent d'enfant autiste
    • Posté à 14h56 le 04/11/2011
    • Internaute 114864
      parent d'enfant autiste

    Oui, la psychanalyse est une secte.... !

  • louverebelle
    louverebelle
    parent d'enfant autiste
    • Posté à 14h54 le 04/11/2011
    • Internaute 114864
      parent d'enfant autiste

    Je suis ravie que cela fasse enfin du bruit autour de cette affaire où l’on cherche à noyer la vérité de ce que représente la psychanalyse pour les personnes autistes et leurs parents : Un danger réel !

    Bien sur, vu de l’extérieur, ça peut paraître drôlement ridicule, surtout le passage sur la mère Geneviève qui compare la mère à un crocodile....mais entendre dire par exemple qu’une fille qui subit l’inceste paternel devient juste un peu débile mais que c’est pas grave....là c’est tout de même ahurissant, non ?

    Le souci de la psychanalyse c’est pas tant que ça ne touche qu’un faible pourcentage de la population qui subit les travers de ces gourous de sectes....et puis qu’on s’en fiche après tout, tant que les autres n’ont pas d’enfant autiste, qu’est ce que ça pourrait bien faire....c’est que la psychanalyse se mêle de choses où non seulement elle n’est pas compétente, mais surtout, intervient dans des domaines où il n’y aurait pas lieu d’en voir ! Je prends l’exemple de l’orthophonie ou de la psychomotricité qui sont des rééducations fonctionnelles....quel besoin un orthophoniste de dire à une mère que si son enfant ne parle pas c’est parce qu’elle l’élève dans un milieu pauvre sur le plan intellectuel.... ? Quel besoin a un psychomotricien de dire que la mère ne doit pas souvent sortir au parc avec son enfant et qu’elle l’a surement enfermé entre 4 planches pour qu’il soit « gauche » ou en difficulté ?

    Maintenant, prenez le problème à l’envers.....imaginez que la psychanalyse se mêle absolument de tout ! Demain, vous souhaitez acheter une maison et on vous dit que vous êtes une femme, vous ne pouvez pas acheter de maison car vous risquez d’y faire des choses tendancieuses sur le plan sexuel à vos enfants....vous ne pouvez même plus sortir de chez vous pour acheter une baguette, « que comptez vous faire de cette baguette madame ? ? ? ? » Vous n’imaginez pas tous les domaines dans lesquels les psychanalystes interviennent....ils forment d’ailleurs des futurs professionnels chargés de poser non seulement des diagnostics, mais aussi toute la question des prises en charge de soins des personnes autistes ! Et lorsqu’un enfant perd du temps à être diagnostiqué, il perd du temps également au niveau des apprentissages....ne pas poser un diagnostic c’est faire perdre du temps à la famille, qui ne peut pas scolariser son enfant normalement....on n’en veut nulle part....et que faire ? Certaines familles subissent des signalements au niveau des services sociaux ! Et si vous voulez retirer votre enfant d’un centre de soins où le personnel n’est pas formé et ne comprend pas l’autisme....c’est préjudiciable à l’enfant ! Le gaver de neuroleptiques ? vous avez vu le film « Elle s’appelle Sabine » ? de Sandrine Bonnaire ?

    La psychiatrie française est très influencée par la psychanalyse et tant qu’elle aura l’influence qu’elle a....elle continuera ses ravages sur nos enfants !

    Je n’aurais rien contre la psychanalyse si elle se contentait de « réparer » les tourments des ménagères et des people qui ont l’air d’y trouver bcp de réconfort....et qu’elle se tenait loin, très loin de la vie de nos enfants autistes....mais pas seulement autistes....dès que vous êtes différents, vous êtes une mère, vous êtes cataloguée comme étant une mère abusive, castratrice et psychotique ! Et le père n’est qu’un pantin qui aurait juste été bon à semer et à se faire émasculer par la femme toute puissante ! Vous n’avez pas l’impression de vivre un cauchemar ? alors regardez le documentaire de Sophie Robert....et indignez vous !

    • pahpah
      pahpah répond à louverebelle
      spécialisé en pas grand chose
      • Posté à 15h09 le 04/11/2011
      • Internaute 41927
        spécialisé en pas grand chose

      Texte très juste. Il faut malheureusement connaitre les arcanes de l’incompétence de la prise en charge actuelle pour arriver à des conclusions aussi justes tant sur les prises en charge de l’autisme que sur l’insignifiance de la psychanalyse.

    • zigorhizomatique
      zigorhizomatique répond à louverebelle
      docte torrent
      • Posté à 15h42 le 04/11/2011
      • Internaute 139140
        docte torrent

      1. Je pense qu’il ne faut pas faire de la psychanalyse une discipline et une pratique homogène. Il existe des courants en psychanalyse, et des bons psychanalystes et des mauvais. En général, du peu que j’ai pu voir, les psychiatres analystes sont généralement meilleurs que les non-médecins.

      2. La question de la généralisation de la psychanalyse, on y est déjà. C’est ce que R. Castel appelait il y a 30 ans déjà le « psychanalysme », ou comment les magazines (féminins), la littérature, les journaux, les discours de tout-un-chacun s’imprègnent des présupposés de la psychanalyse tout en les vulgarisant. Qu’on ne s’y trompe pas, aujourd’hui, ce « psychanalysme » vulgarisé va de pair avec les TCC, l’AT, la PNL et autres pseudo-disciplines, dans des synthèses qui se revendiquent du « développement personnel ».

      3. Il faut se poser deux questions : 1. celle de l’autorité des experts en « psychê » 2. celle de la conception idéologique de l’être humain qu’il y a derrière cela.

      • pahpah
        pahpah répond à zigorhizomatique
        spécialisé en pas grand chose
        • Posté à 08h37 le 05/11/2011
        • Internaute 41927
          spécialisé en pas grand chose

        C’est quoi la différence entre un bon psychanalyste et un mauvais psychanalyste ?

        « Ben un mauvais psychanalyste, il voit un patient il lui dit que c’est la faute de sa mère. Un bon psychanalyste, il voit un patient et il lui dit.............................que c’est la faute de sa mère mais c’est un bon psychanalyste »

        Pardon pour la référence. C’était trop tentant

         
        • louverebelle
          louverebelle répond à pahpah
          parent d'enfant autiste
          • Posté à 00h12 le 08/11/2011
          • Internaute 114864
            parent d'enfant autiste

          Excellent ! Bonne référence ! Je vois qu’on a les mêmes..... ; -)

        1 autres commentaires
      • Samuel_A
        Samuel_A répond à zigorhizomatique
        Expat'
        • Posté à 18h34 le 05/11/2011
        • Internaute 112135
          Expat'

        Les TCC ne sont pas franchement comparables à la PNL ou à la psychanalyse. Pour une raison simple : les TCC reposent sur les théories d’une science et sur la méthodologie expérimentale. C’est énorme, parce que ça suppose qu’on vérifie que ce qu’on dit est vrai ou pas, fonctionne ou pas, en le confrontant au réel. Et que si ça marche pas, on jette. Si la psychanalyse acceptait de faire cela par exemple, il n’y aurait aucun problème (mais alors, les 3/4 des théories de Freud - et encore je suis gentil - et de Lacan seraient bonnes pour la poubelle).

      • louverebelle
        louverebelle répond à zigorhizomatique
        parent d'enfant autiste
        • Posté à 00h22 le 08/11/2011
        • Internaute 114864
          parent d'enfant autiste

        Pahpah a déjà répondu avec brio, je ne vais pas rajouter sur la différence entre un bon et un mauvais psychanalyste....j’ignorais qu’il y en avait des bons d’ailleurs....je dois vraiment jouer de malchance ! J’en ai subi que des mauvais et ma fille pareil ! Lorsque vous serez confronté au problème du diagnostic et de la prise en charge et après des non choix qui vous sont « proposés » en tant que parents et que vous devrez choisir entre l’orientation pitoyable ou la miteuse....vous m’en direz des nouvelles !

        Ce ne sont pas les journalistes de magazines féminins qui ont pris ma fille en consultation et se font fait payer leurs honoraires par la sécurité sociale que je sache ! Les psycharlatants qui se disent médecins et causent tellement de torts aux familles qu’ils ne pourront jamais passer le reste de leur vie sans penser au moins une fois à ces insanités qui leur ont été dites ! Pensez y lorsque vous voudrez généraliser sur la généralité générale ! Et qd vous croiserez un « expert » qui vous dit que l’inceste n’est pas une chose terrible que ça rendra les filles justes une peu débiles....on en reparlera !

  • pelicano
    pelicano
    intermittent
    • Posté à 14h59 le 04/11/2011
    • Internaute 156246
      intermittent

    « Les psychanalystes sont incompétents surtout de leurs propres propos » Lacan

    • magali pignard
      magali pignard répond à pelicano
      personne pensant par elle meme
      • Posté à 15h02 le 04/11/2011
      • 174960
        personne pensant par elle meme

      tout à fait daccord louve rebelle

      CE SONT AUSSI AUX PROS COMPETENTS DE S’INDIGNER.
      Je sais qu’ils ne le font pas car ils ont très peu de marge de manoeuvre, et que si ils s’opposent publquement à leurs collegues, ils risquent leur carrière. Mais à un moment donné il faut s’affirmer.

      • lorenzino
        lorenzino répond à magali pignard
        Citoyen
        • Posté à 21h45 le 04/11/2011
        • Internaute 127457
          Citoyen

        C’est vrai que si il existe des psychanalystes raisonnables, comme certains le disent ici, ca serait bien qu’ils condamnent ce qui est dit dans ces interviews. Du coup on verra bien si c’est seulement quelques délires de lacaniens, ou bien si toute la psychanalyse est derrière ces absurdités.

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3
  • 13