Inconscients 04/11/2011 à 12h51

Autisme : « Le Mur », docu qui dérange des psys français

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

« Le Mur » montre la mainmise de la psychanalyse sur le traitement de l’autisme. Trois psys cherchent à bloquer la diffusion du film, qu’ils jugent « partisan »

Le film « Le Mur ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » montre comment le traitement des autistes est, en France, verrouillé par les psychanalystes et les psychiatres, au détriment d’autres approches.

Sophie Robert est productrice et réalisatrice, passionnée de psychanalyse, et critique la vision freudienne de la femme comme « sexuellement psychogène ». Depuis quatre ans, elle enquête en anthropologue sur les pratiques des psychanalystes « orthodoxes », finalement assez peu connues du grand public et qu’elle juge « dogmatiques » :

« Je pensais faire un travail plus nuancé au début. Mon but était de dresser un état des lieux de la psychanalyse, de leur demander : que prenez-vous et que laissez-vous de Freud et Lacan ?

J’ai découvert qu’il y avait des dogmes qui ne faisaient pas débat, comme l’idée que toutes les femmes sont psychotiques à la naissance de leur enfant, qui est un substitut du phallus... »

Assumer leurs propos « politiquement incorrects »

Elle tourne 27 interviews, démarche des chaînes télévisées pour leur vendre une série de plusieurs fois 52 minutes et, finalement, décroche une aide de l’association Autistes sans frontières pour aboutir à un premier volet, diffusé depuis septembre sur le site de l’association. La suite est en préparation.

Bande-annonce du documentaire « Le Mur », de Sophie Robert

Face caméra, les psys assument le côté « politiquement incorrect » de leur discours. Mais une fois qu’ils voient le film, trois d’entre eux s’étranglent. Ils saisissent le tribunal de grande instance de Lille, qui nomme un huissier aux fins de faire saisir les rushes.

Leur but n’est toujours pas clair, Me Christian Charrière-Bournazel, leur avocat, n’ayant pas répondu à nos sollicitations. Mais, selon l’ordonnance sur requête que Rue89 a pu consulter, ils semblent préparer une demande d’interdiction :

  • « les rushes confirmeront que leurs propos ont été dénaturés », est-il écrit. Les saisir empêchera la réalisatrice de les « détruire afin d’échapper à toute interdiction judiciaire dont pourrait être frappée son film et plus généralement à toute action en responsabilité » ;
  • ils reprochent à Sophie Robert de s’être « présentée comme journaliste alors qu’elle est gérante de société de production » : ils oublient qu’il n’est pas besoin d’avoir la carte de presse pour réaliser un documentaire en qualité d’auteur ;
  • ils « ont découvert avec stupéfaction que leurs interviews avaient été coupées et défigurées aux fins d’un film partisan » : les coupes font partie du travail normal de documentariste, et leur choix relève de la liberté d’expression ; il n’est pas rare qu’un film d’auteur assume un parti pris ;
  • ils estiment que « la pensée et les propos des intervenants sont réduits et déformés par le sens des commentaires » : rien n’interdit le commentaire de porter sur des interviews, voire de prendre leur contrepied ;
  • ils se disent « piégés » dans un film qui ne serait pas, à leurs yeux, un documentaire mais « une entreprise polémique destinée à ridiculiser la psychanalyse au profit des traitements cognitivo-comportementalistes (TCC) ».

« A​tteinte au secret des sources des journalistes »

La réalisatrice, qui ne veut pas que les plaignants croient qu’elle a « quelque chose à cacher », a retranscrit les trois heures d’interviews avec les trois psychanalystes qui la poursuivent (Esthela Solano Suarez, Eric Laurent et Alexandre Stevens, membres de l’Ecole de la cause freudienne).

Elle vient de transmettre à l’huissier un DVD avec des images originales, brutes, des interviews avec les timecodes (marquage temporel) « afin qu’ils voient bien que, techniquement, il n’y a pas de coupe inopinée dans les séquences ».

Selon son avocat Me Benoît Tritan, demander les rushes est une « atteinte au secret des sources des journalistes » protégé par la loi du 4 janvier 2010.

L’avocat a saisi le juge en référé afin de faire annuler l’ordonnance initiale ; une audience est prévue le 15 novembre au TGI de Lille. Pour Me Titran :

« Le travail a été réalisé de façon loyale, comme en attestent les autorisations de tournage, leurs propos ont été parfaitement respectés et il n’y a aucune atteinte à la probité, sinon ils auraient poursuivi en diffamation. »

Les parents d’autistes : « Si on dénonce, on est mis au bûcher »

Le documentaire avait déjà fait pas mal de bruit dans le milieu des parents d’autistes et des associations. Cette poursuite lui donne un écho encore plus retentissant.

Delphine Piloquet, déléguée générale d’Autistes sans frontières, jure que « ça ne s’arrêtera pas là » :

« On a l’impression qu’on attaque une religion d’Etat, c’est une fatwa qui s’abat sur ce film alors que sa force c’est que ce sont les psys interviewés qui eux-mêmes disent des énormités. »

Elle rappelle que c’est par « pragmatisme » et non par « idéologie » qu’elle a sorti son fils de l’hôpital psychiatrique où il stagnait, pour le réintégrer dans « notre monde », grâce aux techniques comportementalistes.

Le point de vue de l’auteure du documentaire rejoint celui des parents dont elle entend les appels au secours :

« C’est délirant. Tous les jours, des mères m’appellent pour me dire combien elles sont déconcertées par les troubles détectés par leur psychiatre, qui font de l’endoctrinement avec la souffrance des autres sans se remettre en cause... Et si on dénonce ça, on est mis au bûcher.

La vérité, c’est qu’elle leur a extirpé ce qu’ils pensent et qu’ils ne disent pas aux parents, elle a eu le mérite de lever le voile. »

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  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 13h14 le 04/11/2011
    • Internaute 53186
      inconsolable

    C’est un grand classique...

    • lorenzino
      lorenzino répond à Anastaze
      Citoyen
      • Posté à 13h46 le 04/11/2011
      • Internaute 127457
        Citoyen

      Comparer les psychanalystes français à des médecins moyen-âgeux est assez pertinent. Il n’y a qu’à regarder le petit laïus sur ce qu’ils pensent des neurosciences, vers la minute 48’, c’est édifiant.

      Je plussoie.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 13h21 le 04/11/2011
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « toutes les femmes sont psychotiques à la naissance de leur enfant, qui est un substitut du phallus... »

    ► Ce qui explique pas mal de choses...

  • l'as de Madrid
    l'as de Madrid
    bloggeur
    • Posté à 13h22 le 04/11/2011
    • 174689
      bloggeur

    Le documentaire est un art complexe... S’approprier des questions « scientifiques » à travers un film n’a jamais été simple, sans polémique. Le récent documentaire de la Raspouteam sur le massacre du 17 octobre 1961 est lui aussi victime de cette relation difficile entre l’histoire et l’art. Un article à lire sur le sujet pour compléter celà :
    Lien

    • lorenzino
      lorenzino répond à l'as de Madrid
      Citoyen
      • Posté à 13h26 le 04/11/2011
      • Internaute 127457
        Citoyen

      Heu, l’As, est-ce que tu as regardé le documentaire dont il est question avant de répondre ? C’est vrai que c’est un art complexe, mais quel rapport vois-tu entre la psychanalyse et la science ?

      Pseudo-sciences

  • lorenzino
    lorenzino
    Citoyen
    • Posté à 13h23 le 04/11/2011
    • Internaute 127457
      Citoyen

    Les plans sont relativement longs, je ne vois vraiment pas comment la réalisatrice aurait pu déformer quoi que ce soit.

    Et c’est bien ce qui est effrayant, ils ont vraiment dit ça, ils le pensent vraiment !

    • A déménagé le 6-04-2012
      A déménagé le 6-04-2012 répond à lorenzino
      non connue
      • Posté à 14h07 le 04/11/2011
      • 174577
        non connue

      Personnellement, je suis convaincu qu’il est très facile de dénaturer le message d’un entretien, même avec des longs plans. Il suffit d’enlever une petite introduction explicative, ou une précaution de langage au début de l’entretien.

      En ce sens, la remarque de l’article « les coupes font partie du travail normal de documentariste » est plus que tendancieuse, car chacun sait que c’est exactement là que peut résider une manipulation.

      En revanche, la réalisatrice a la bonne réaction : fournir l’ensemble de l’entretien pour qu’on (enfin les parties concernées) puisse savoir si oui ou non les coupes dénaturent les propos. C’est là le cœur du sujet.

      On aurait aimé voir dans cet article un début de réponse à ce sujet, de même qu’une estimation de la représentativité de ces propos dans le milieu concerné, au lieu de laisser crier sans raison apparente, et a priori, à la « religion d’état ».

      Peut-être que les conclusions de l’article (qui prend clairement parti pour la réalisatrice) sont justes. Mais en l’état, je ne vois dans cet article que des arguments fallacieux, un peu de sensibilité (les griefs de parents d’autiste), et le présupposé que quelqu’un qui crie à la manipulation a forcément quelque chose à cacher. Dommage.

      • El Gaucho
        • Posté à 14h12 le 04/11/2011
        • Internaute 138618
          thésard

        Commentaire très juste.

      • lorenzino
        • Posté à 15h32 le 04/11/2011
        • Internaute 127457
          Citoyen

        On peut gloser du métier de réalisateur autant qu’on veut, mais avez-vous vu le film ?

        Prenons cette phrase : « Le père est là pour dire l’interdit et en même temps protéger l’enfant. C’est-à-dire protéger l’enfant du désir incestueux de la mère. “. J’ai du mal à imaginer un contexte dans lequel cette phrase n’est pas complètement débile.

      • Samuel_A
        • Posté à 15h47 le 04/11/2011
        • Internaute 112135
          Expat'

        Vous avez effectivement raison. On peut manipuler en coupant juste une phrase. Cela étant, connaissant la psychanalyse et son dogmatisme habituel, je serais très surpris que ce soit la réalisatrice qui ait été malhonnête.

      • Sophie Verney-Caillat
        Sophie Verney-Caillat répond à A déménagé le 6-04-2012
        Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
        • Posté à 15h55 le 04/11/2011
          rédacteur
        • Journaliste 50753
          Journaliste

        Bonjour,
        ne me dites pas que les coupes ne font pas partie du travail de documentariste, tout de même ! la spécificité de ce docu là semble être que les interviews étaient vraiment longues (2 heures en moyenne) et le projet de départ assez large, d’où à mon avis le fait que les interviewés ont été surpris du choix final. Ils ont l’impression d’en avoir beaucoup dit et que le peu qui a été gardé n’est pas ce qu’ils auraient souhaité, certes mais cela fait partie du jeu. A eux de prouver maintenant qu’elle a déformé leur propos, et là je leur souhaite bon courage.
        Pour ce qui est des autres cas, il semble que les personnes interrogées soient divisés, certains comme Aldo Naouri ont fait savoir qu’ils ne souscrivaient pas à la thèse de l’auteur, donc sont plutôt contents que la parole se libère...
        Et pour la sensibilité, désolée qu’il y en ait chez les parents...

         
        • A déménagé le 6-04-2012
          • Posté à 00h38 le 05/11/2011
          • 174577
            non connue

          Bonjour,

          Je vous remercie d’avoir pris la peine de répondre à mon commentaire. Votre réponse montre par endroits une fausse mauvaise foi ironique et acerbe qui sied bien à mon commentaire légèrement outrancier ; -)

          Mais pour vous faire comprendre mon indignation : imaginez ressortir du coiffeur avec la boule à zéro et vous plaindre auprès d’une amie, qui vous répond « Et bien quoi, son métier n’est-il pas de couper les cheveux ? » Vous protestez, jusqu’à vous entendre répondre « Mais, à la fin, vous n’allez pas me dire qu’il n’aurait pas dû vous couper les cheveux ? » Je pense que quelle que soit la coupe que vous aviez demandée (mi long ou 5mm...) vous serez choquée par l’argument.
          En effet, en coiffure comme en documentaire, l’art consiste à couper au bon endroit, en respectant l’idée première. Les mauvaises coupes font partie du jeu... jusqu’à un certain point !

          Par ailleurs, je ne critique pas la sensibilité des parents, ni même celle de l’auteur. Je crains les argumentations jouant trop des sentiments.
          Si le sujet avait été « critique de la psychanalyse dans le traitement de l’autisme », pourquoi pas ; mais là vous êtes quand même en train de jeter l’opprobe sur des personnes qui se plaignent d’avoir été manipulées, précisément en utilisant le montage qu’ils dénoncent (via la vidéo et via le commentaire de la fin)...

          Encore une fois, je ne juge pas sur le fond. Vous semblez avoir vos raisons de penser que les propos n’ont pas été déformés. Moi, je vous reproche d’essayer de nous convaincre sans même nous donner ces raisons. Deux ou trois exemples eurent été mieux que ces mauvais arguments (je pointe celui qui me semble le plus grossier, mais je n’en pense pas moins des autres).

          Après, peut-être que si j’étais plus au fait de ces courants de psy (chanalyse, chiatrie, chopatologie...) j’aurais mieux apprécié votre attaque. Il se trouve que, n’y connaisant rien, c’est d’abord la forme de l’attaque qui m’a choqué.

          Mais ne vous en faites pas, je m’en remettrai !

        1 autres commentaires
      • AntiBobo
        • Posté à 00h38 le 05/11/2011
        • Internaute 144748
          artisan

        Je vous invite avant de vous permettre de juger les « griefs des parents d’autistes », de commencer par vous renseigner sur :

        1) ce qu’est l’autisme (au delà des clichés genre Rainman, Code Mercury et je ne sais quoi d’autre)

        2) Ce que « propose » la France dans le traitement de l’autisme, business hyper lucratif, dont les psychanalystes (ou les psychaitres ou psychologues qui se réclament de cette obédience) ont capté depuis longtemps tout l’interêt.... En effet, ces gens là ne rendent des comptes à PERSONNE (pas même aux parents !), et ne sont nullement soumis à une obligation de moyens.... L’autiste est pour eux une source inépuisable de revenus.... Un enfant autiste mal pris en charge va rester leur patient ttttrrrrrèèèèsssssss longtemps !

        Quels sont les résultats en matière de traitement de l’autisme par la psychanalyse ? ? ? Ou sont les autistes qu’elle a soit disant guéris ? ? ? Ou sont les chiffres ? Les stats ? les rapports ? ?

        Il n’y a RIEN ! ! ! C’est juste une clique qui s’engraise depuis des décennies sur l’autisme, qu’elle considère comme une psychose, alors qu’on sait aujourd’hui que la cause est neurologique, génétique, etc...

        3) Comparez maintenant avec les techniques éducatives et comportemantales comme l’ABA par exemple : Elles sont utilisées depuis des décennies dans la plupart des pays industrialisés, sauf.... en France, à cause du lobby psychanalytique qui n’est pas prêt de lâcher un tel bifteck, et qui fera TOUT pour les discréditer !
        Pourtant les chiffres, les stats, les rapports, les études existent sur les progrès obtenus grâce à ces techniques. On a des rapports depuis des décennies, provenant de tous les pays....
        L’ABA par exemple peut prouver l’évolution très rapide d’un enfant autiste... Les psy ABA établissent des rappoprts très détaillés, filment les séances, etc... Ils peuvent démontrer qu’un enfant autiste a fait des progrès absolument incroyables en quelques mois ou quelques années (Acquisition de la propreté, du langage, hausse du Q.I, comportement social totalement adapté, etc...)

        Que propose la psychalanyse ? RIEN ! Des parents qui auraient mis leurs enfants dans des « Centres spécialisés », pourraient attendre 10 ou 20 ans, sans constater AUCUN résultat (ce qui est fort logique quand le gosse autiste est la plupart du temps, shooté au médocs, enfermé dans sa chambre, subit des violences ou abus de la part d’autres « malades », s’automutile, se tape la tête dans les murs, est ligoté à son lit,...et dont le personnel ne se soucie guère en fait)

        Allez parler aux parents qui ont mis leurs gosses dans ces centres ! Regardez l’état de leur enfants, qui parfois devenus adultes ne savent même pas marcher ou parler ! ! ! ....

        Regardez le reportage sur le fils autiste de l’acteur Françis PERRIN... Cet enfant qui à 10 ans va à l’école come tous les autres enfants, à une vie quasi normale.... Cet enfant que des tarés de psychnalystes avaient vu à l’age de 2 ans, et avaient diagnostiqué qu’il ne parlerait ou ne marcherait JAMAIS.... (et regardez comment l’ABA l’a sauvé)

        PS : Pour info, certains de ces psychanalystes du « MUR », sont les inventeurs du « Packing », technique abjecte qui consiste à enfermer un enfant autiste dans des draps glacés ou mouillés.... Et qui ne donne évidemment AUCUN résultat si ce n’est traumatiser l’enfant et satisfaire le sadisme de certains

         
        • anne-e
          anne-e répond à AntiBobo
          run
          • Posté à 05h43 le 05/11/2011
          • Internaute 125461
            run

          il fautdrait en dire un peu plus sur la methode aba qui n’est pas non plus une panacé et peut être vécue comme très intrusive. ne pas voir que l’enfant autiste mais l’équilibre familial la fratrie....

          • pahpah
            pahpah répond à anne-e
            spécialisé en pas grand chose
            • Posté à 08h35 le 05/11/2011
            • Internaute 41927
              spécialisé en pas grand chose

            ABA n’est pas la panacée et effectivement ne convient pas à tous les autistes. mais c’est aujourd’hui la réponse la plus adapté&e à cette pathologie et croyez bien que le jour où apparaitra une méthode avec de meilleurs résultats, les professionnels consciencieux laisseront ABA de côté. En attendant la psychanalyse n’est que de la patamédecine.

        • carogege72
          carogege72 répond à AntiBobo
          dépassée
          • Posté à 16h30 le 05/11/2011
          • Internaute 168058
            dépassée

          petite précision : un enfant autiste ne sera jamais » guéri », ce n’est pas une maladie .

        3 autres commentaires
    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à lorenzino
      Fonctionnaire. A voté!
      • Posté à 15h53 le 04/11/2011
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire. A voté!

      Bin oui, mais c’est l’usage maintenant quand vous citez l’énorme connerie, comme de juste foutrement révélatrice sur sa pensée profonde, lâchée par Untel (Hortefeux et les Auvergnats, Ramadan et l’homosexualité) ou les clichés et fautes de syntaxe dans un bouquin : le prêt-à-tout ou le tâcheron des lettres, pris les doigts dans la confiotte, rétorque : « mes propos ont été sortis de leur contexte, et toc ! » Ca mériterait de figurer dans un nouveau dictionnaire des idées reçues.

      « Contexte » : n. m. un propos débile ou compromettant a toujours été « sorti de son contexte » par celui qui le relève.

    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à lorenzino
      Fonctionnaire. A voté!
      • Posté à 15h54 le 04/11/2011
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire. A voté!

      doublon

    • Nivine
      Nivine répond à lorenzino
      Consultante
      • Posté à 23h20 le 05/11/2011
      • Internaute 108970
        Consultante

      Ce qui est vraiment effrayant c’est qu’on laisse ces personnes dont la santé mentale pose vraiment question, sévir , se multiplier, et bousiller des vies innocentes...
      Si vous êtes fou à lier, que vous ne voulez pas vous faire enfermer, autorisez vous de vous même, devenez psychanalyste : personne ne vous ennuyera !

      • Chipek
        Chipek répond à Nivine
        • Posté à 05h35 le 06/11/2011
        • Internaute 9870

        Ce qui m’a particulièrement frappée c’est que les psychanalystes disent « C’est comme ça ! » et que la doctoresse du bonus dit « On ne sait pas (tout) »
        Grande différence ! ! ! ! !
        Ma grand mère aurait dit en entendant ces psychanalystes « mieux vaut entendre ça qu’être sourd ! ! ! ! ! »
        Signé : une femme qui vient d’apprendre être extrêmement frustrée de ne point avoir de pénis ..........

  • Friedrick
    Friedrick
    Dans le Social
    • Posté à 13h26 le 04/11/2011
    • Internaute 115012
      Dans le Social

    Je me permets une remarque pour compléter cet article.

    En tant que psychologue clinicien et que formateur dans le social, je suis sensible à ces problématiques et à ces méthodes d’accompagnement d’enfants autistes.

    Pour ma part, à l’université les cours de clinique préconisaient essentiellement « la psychanalyse » comme seul recours. Heureusement que les autres domaines de la psychologie venaient mettre un peu de pluralité dans l’approche thérapeutique ! Ceci étant, je n’étais pas dans une fac « hard psychanalyse lacanienne » (Rennes 2 par exemple).

    Au sortir de la fac, pour trouver du boulot. Deux possibilités, tu es pro psychanalyse (de préférence tu fais des séminaires payants avec des lacaniens qui eux n’ont pas tous été sur les bancs de la faculté mais sont membres d’un cartel de psychanalystes) soit tu ne bosses pas ou très très difficilement (ce fut mon cas).

    Encore maintenant, alors que j’ai un petit statut professionnel remettre en cause le modèle institutionnel psychanalytique signifie se mettre en danger professionnel au risque de perdre son emploi.

    Pourtant, les modèles comportementaux sont intéressants à condition ne pas en attendre un guérison complète (je trouve que les asso de parents d’enfants autistes les présentent souvent de manière excessive même si je comprends leur rage vis-à-vis du modèle médical). Ces modèles demandent d’ailleurs beaucoup plus d’éducateurs bien formés qu’un cadre hospitalier.

    Alors des efforts sont faits depuis plusieurs années (les centres de ressources autismes par exemple sont moins connotés psychanalyse) mais que faire lorsque le modèle est rigide du fait du verrouillage des dispositifs par des psychanalystes ?

    Oui, les psychanalystes sont en guerre. Il y a quelques décennies la psychanalyse était subversive, aujourd’hui elle est tenue pour l’essentiel par des gardiens du temple soucieux de préserver leur capital-patient.

    L’intérêt raisonnable de l’enfant est loin...

    • lorenzino
      lorenzino répond à Friedrick
      Citoyen
      • Posté à 13h39 le 04/11/2011
      • Internaute 127457
        Citoyen

      Au moins c’est clair dans le film, puisque l’un le dit clairement : les psychanalystes sont en combat contre « l’envahissement des méthodes comportementales ».

      Le problème, c’est que ces méthodes n’envahissent rien du tout aujourd’hui, comme tu le décris concrètement. C’est un phénomène qui commence à peine, et qu’ils espèrent tuer dans l’oeuf grâce à leur situation de monopole.

      • Friedrick
        Friedrick répond à lorenzino
        Dans le Social
        • Posté à 13h50 le 04/11/2011
        • Internaute 115012
          Dans le Social

        Il faut noter que ce problème ne concerne pas que l’autisme hein...

        Rappelez-vous le rapport de l’INSERM sur l’efficacité des psychothérapies que les psychanalystes avaient fait interdire...

        Ou la campagne de prévention sur la dépression...

        Honnêtement être psy et consciencieux c’est un petit sacerdoce quotidien...

      • Noun
        Noun répond à lorenzino
        • Posté à 13h57 le 04/11/2011
        • Internaute 5295

        Oui, enfin les TCC (pour prendre un des modèles alternatifs) c’est pas non plus ni complètement nouveau, ni marginal...

         
        • Friedrick
          Friedrick répond à Noun
          Dans le Social
          • Posté à 13h58 le 04/11/2011
          • Internaute 115012
            Dans le Social

          Nouveau, non. L’article le précise bien (30 ans aux US).

          Pour le marginal, tout dépend dans quel coin de France tu es...

          • Noun
            Noun répond à Friedrick
            • Posté à 14h11 le 04/11/2011
            • Internaute 5295

            Oui en effet c’est assez géographique, ou du moins ça dépend beaucoup d’où les gens ont été formés.
            Mais disons que le ton de l’article pourrait laisser à penser que l’hégémonie psychanalytique en France rendrait tout recours à une alternative psychothérapeutique extrêmement difficile, ce qui ne me semble pas être le cas (mais en effet peut-être que je n’habite pas au bon endroit...).

            • PonG
              PonG répond à Noun
              rationaliste fondamentaliste à (...)
              • Posté à 14h29 le 04/11/2011
              • Internaute 14407
                rationaliste fondamentaliste à (...)

              C’est clairement exagéré en effet. Surtout en ce qui concerne l’autisme qui est sans doute l’une des pathologie pour laquelle les positions de la PK ont été le plus battue en brèche. Il faut dire que le passif est énorme, ne serait-ce qu’avec l’immense escroquerie avérée qu’a été Bruno Bettelheim.

            • Samuel_A
              Samuel_A répond à Noun
              Expat'
              • Posté à 17h54 le 05/11/2011
              • Internaute 112135
                Expat'

              Hmmmm pour ce que j’en ai vu, le « pouvoir » de la psychanalyse est quand-même bien réel. Au sens où, pour commencer, c’est ancré dans les cerveaux, même de ceux qui ne se veulent pas spécialement psychanalystes, mais qui sans le savoir en reprennent bien des thèses qui restent pourtant à démontrer.

              Les psys TCCistes sont effectivement rares, et les psychanalystes, qui sont une large majorité en France, font tout pour leur mettre des bâtons dans les roues.

              Je me souviens qu’à Amiens, les TCCistes ont fait des pieds et des mains pour avoir un Master sciences du comportement similaire à celui de Lille : ils avaient les étudiants motivés, la maquette, les profs, les crédits. Il leur manquait juste un truc, l’accord d’une majorité de collègues. Hélas, la majorité des collègues étaient psychanalystes et ont refusé. Par principe. Ils n’ont jamais pu donner un seul argument rationnel à leur refus. Ils n’ont jamais voulu en donner non-plus. « Non, on veut pas. Pourquoi ? Parce qu’on veut pas ! » a été la seule réponse donnée aux enseignants et aux étudiants.

              Dans la plupart des facs, il faut aussi noter combien « clinique » ou « psychopatho » sont synonymes avec « approche psychanalytique ». Les cours de clinique axés sur autre chose qu’une approche purement analytique sont rares, et généralement pas nommés clinique. À vrai dire les seuls cours de TCC que j’ai jamais eu étaient intitulés « méthodologie expérimentale ».
              Ce n’est pas les seuls cours que j’ai eu sur le cognitivisme ou le comportementalisme, mais alors ce n’était plus de la clinique.

              Toute la clinique, pendant 3 ans de licence, a été vue sous l’angle exclusif de la psychanalyse. Et jamais aucun de ces profs n’a eu ne serait-ce que le courage d’admettre que c’était UNE approche parmi d’autres possibles. La confusion entre « méthodologie clinique » et « méthodologie psychanalytique » a toujours été faite, volontairement.

              Au total, j’ai eu 1 module sur les TCC pendant ma licence. Contre au moins 6 modules sur la clinique psychanalytique et au moins 3 modules rien que sur le test de Rorschach (qui est d’ailleurs plutôt d’inspiration psychanalytique).

              Il y a quelques facs où c’est différent (Lille notamment) mais il semblerait qu’en France, cette situation soit majoritaire.

              Les psychiatres et psychologues d’obédience psychanalytique sont une large majorité parmi les psys, aussi bien dans les hôpitaux que dans les facs, et ils verrouillent tout.

        4 autres commentaires
    • El Gaucho
      El Gaucho répond à Friedrick
      thésard
      • Posté à 14h30 le 04/11/2011
      • Internaute 138618
        thésard

      Ne généralisez pas une situations particulière !
      Certaines fac -du type de Grenoble II, mais c’est une tendance à l’oeuvre...- mettent petit à petit de côté l’approche psychanalytique, au profit d’approches standardisées -ce que n’est pas le cas de la psychanalyse-, ne demandant pas de réflexions de la part des futures praticiens.
      Ils apprennent à maîtriser des techniques, à réciter des protocoles face aux patients... On les incite à arrêter de se poser trop de questions, et ça fait bien longtemps qu’on ne leur demande plus d’avoir lu Lacan.
      Je rappel au passage que de nombreux jeunes psy cliniciens d’orientation psychanalytique galèrent plusieurs années avant de trouver un boulot...vous n’êtes donc pas victime de votre orientation, rassurez-vous !
      En outre, les psy cliniciens d’orientations psychanalytique qui travaillent en centre hospitalier n’ont aucun intérêt financier à maintenir cette pratique, puisqu’ils ne sont pas -heureusement- payés à la consultation. Je crois que, au fond vous confondez largement la psychanalyse et la psychologie d’orientation psychanalytique , qui ne s’adressent pas aux mêmes publics et ne sont pas toujours exercés par les même praticiens.

      Vu le discours ambiant depuis qq années, la psychanalyse reste plus que jamais subversive. Dans les fac de psycho elle est marginalisée, comme dans toutes les fac de sciences humaines on marginalise les approches non formalisées, on met de côté la réflexion au profit d’approches se voulant neutres (ce qui est une absurdité ! !) et qui ignorent le débat.

      Concernant l’autisme : le but est-il une adaptation du comportement de l’enfant autiste aux exigences de notre vie en société ou le but est-il d’apaiser la souffrance ? Répondez à cette question, et vous saurez quelle orientation choisir, entre la psychanalytique ou béhavioriste.

      • big némo
        big némo répond à El Gaucho
        charcutier- coiffeur et je m'en (...)
        • Posté à 17h09 le 04/11/2011
        • Internaute 86763
          charcutier- coiffeur et je m'en (...)

        que cela soit dans un cas ou dans l’autre, le psychanalytique n’est pas la bonne réponse......et je crois que le béhavioriste est un peu daté non ?

      • Nykho777
        Nykho777 répond à El Gaucho
        Etudiant psy
        • Posté à 20h57 le 04/11/2011
        • Internaute 84727
          Etudiant psy

        « Ne généralisez pas une situations particulière ! “
        => çà veut dire quoi ? qu’on doit laissé comme çà ?

        Comment peux tu dire que les approches standardisé ne permet aucune réflexion ? (non mais sérieux, tu t’es penché un peu sur le sujets pour voir ? , c’est pas parce que tu as pas sur y réfléchir dans cette approche qu’il y a aucune réflexion)

        Trouver du boulot lorsqu’on psy c’est dure mais lorsqu’on est pas analytique c’est encore plus dur ... tu sais mieux que personne que la psychanalyse a encore une grosse emprise dans beaucoup d’institution.

        Je me rappelle encore d’une prof de cette orientation qui a accueilli ces étudiants en expliquant qu’il était les meilleurs.

        tu utilise le terme réflexions à plusieurs reprise, tu pense sincèrement réfléchir plus que les autres ? surtout en faisant une opposition Psychanalytique vs béhavioriste... à moins que tu refoule le terme cognition.

        Le problème est là c’est de voir des psychologues sortir et penser qu’il sont meilleurs que les autres parce qu’ils ont une approche analytique, de voir des prof clairement craché sur les autres branches de la psychologies (social, cognitif notamment) mon directeur de thèse aurait voulu travaillé avec un psychanlyste (il a très vite laissé tomber)

         
        • Nondupe
          Nondupe répond à Nykho777
          • Posté à 22h07 le 04/11/2011
          • Internaute 16772

          Etudiant psy, et sûr de ses croyances, mais thésard en en fôtes d’ortografe...d’après ce que je lis...

          Courage. Encore quelques années de rééducation, et ce sera lisible.

          • Nykho777
            Nykho777 répond à Nondupe
            Etudiant psy
            • Posté à 08h04 le 05/11/2011
            • Internaute 84727
              Etudiant psy

            et sinon dans le fond ? (il y aura toujours des gens comme toi qui s’amuseront à caricaturer sans s’intéressé au fond.) L’orthographe est ma bête noir mais je sais faire attention quand il le faut ce qui m’a permis d’aller jusqu’en thèse.

            • Nondupe
              Nondupe répond à Nykho777
              • Posté à 12h01 le 06/11/2011
              • Internaute 16772

              Trouver du boulot en tant que psy n’est pas dur. Si on est bon.
              Regarde les stats concernant l’obtention d’un emploi stable et tu verras (environ 1 1/2 -2 ans)
              Mais c’est vrai que certaines filières sont peu adaptées au marché de l’emploi. Et l’expérience compte beaucoup. Parce que quand on sort de la fac, on sait des choses, mais on ne sait pas bosser. Tout reste à apprendre. Le plus dur.
              N’en faisons pas le résultat d’une cabale des psychanalystes sur les autres. Ca frise la parano.

              Quand au fond du débat sur le thème, je pense qu’il n’y en a pas. Le sujet est biaisé dès le départ et encore plus quand on apprend que le film est sponsorisé par des associations de parents...pour soutenir leur thèse.
              il n’y a pas débat possible face à des gens dans le déversement émotionnel de leur propre souffrance.
              Alors, on fait avancer le schmilblic en se marrant...

          • Olaff
            Olaff répond à Nondupe
            Scientifique
            • Posté à 13h47 le 08/11/2011
            • Internaute 172300
              Scientifique

            et oui, quand on manque d’arguments pour répondre on attaque les personnes

            vieille et honteuse technique

        4 autres commentaires
      • Valdo Lydeker
        Valdo Lydeker répond à El Gaucho
        journaliste, auteur
        • Posté à 12h13 le 05/11/2011
        • Journaliste 7922
          journaliste, auteur

        Enfin ! Cela devient de plus en plus dur de défendre la psychanalyse, son apport singulier et son respect des êtres, fussent-ils délirant, face à une psychiatrie totalement normative qui ne s’attaque qu’aux symptômes, à coup de médicaments et de TCC. Consternée de voir des réactions aussi pavloviennes contre l’analyse...

         
        • LienRag
          LienRag répond à Valdo Lydeker
          • Posté à 16h45 le 05/11/2011
          • Internaute 34767

          Il est clair que face aux dérives autoritaires des mandarins de la psychanalyse, la réponse est nettement plus à chercher dans l’anti-psychiatrie ou la psychanalyse institutionnelle (d’ailleurs j’ai jamais bien pigé les divergences entre Bonnafé et Deleuze, si quelqu’un peut m’expliquer ?) que dans les TCC...
          Mais le potentiel subversif d’une psychanalyse libérant réellement l’analysant me semble parfaitement expliquer la violence de l’attaque menée contre elle...

          Et il ne faut pas oublier que les scientologues, qui ont déclaré une véritable guerre à la psychanalyse, ne sont pas des enfants de chœur et disposent de moyens non négligeables, même si généralement ils n’en font pas étalage...

          • El Gaucho
            El Gaucho répond à LienRag
            thésard
            • Posté à 17h29 le 05/11/2011
            • Internaute 138618
              thésard

            bien d’accord !

          • dilettante non mélomane
            dilettante non mélomane répond à LienRag
            En stand-by
            • Posté à 18h19 le 06/11/2011
            • Internaute 107984
              En stand-by

            « d’ailleurs j’ai jamais bien pigé les divergences entre Bonnafé et Deleuze, si quelqu’un peut m’expliquer ? »
            => Je vous renvoie au bouquin que je cite par ailleurs.

        • Nonne grata
          Nonne grata répond à Valdo Lydeker
          actrice
          • Posté à 17h26 le 05/11/2011
          • Internaute 113045
            actrice

          > face à une psychiatrie totalement normative qui ne s’attaque qu’aux symptômes

          la voix de ses maîtres (et vous vous croyez libre probablement ?)

        4 autres commentaires
      • Samuel_A
        Samuel_A répond à El Gaucho
        Expat'
        • Posté à 18h12 le 05/11/2011
        • Internaute 112135
          Expat'

        Je ne vois pas ce qui vous permet de dire que l’obédience psychanalytique oblige de « penser » davantage qu’une approche cognitive ou comportementaliste.

        Si vous croyez qu’un comportementaliste se contente d’envoyer des chocs électriques et des bonbons, retournez à la fac et reprenez tout depuis le début, vous n’avez visiblement rien retenu des nombreux cours de TCC que vous avez apparemment reçu.

        Vous avez d’ailleurs bien de la chance parce que dans ma fac, l’approche psychanalytique était archi-majoritaire, à tel point que la TOTALITÉ de mes cours de « clinique » ou de « psychopatho » étaient d’obédience psychanalytique, et que le SEUL et unique cours de TCC que j’ai jamais eu s’appelait « approche expérimentale du comportement ». Pire, AUCUN prof de psychanalyse n’a jamais osé avouer à ses étudiants que son approche était une parmi d’autres. Si bien que certains ont pu réellement croire que la seule « clinique » qui existait était la clinique psychanalytique.

        Maintenant, si pour vous, processus standardisés et normes sont des gros mots, si vous considérez que le soin de gens ayant un problème psychique peut être fait totalement en freestyle grâce à la « pensée » de canapé jamais prouvée, jamais démontrée, jamais vérifiée, jamais validée, si vous considérez qu’avoir des techniques élaborées, précises et qui marchent sont des mauvaises choses, j’en suis bien triste pour vos patients.

        Vous me répondrez que les TCC ne s’attachent qu’aux symptômes et pas aux causes : vous aurez tort et vous prouverez que vous n’aurez rien compris. Pour ma part, ce sont des cognitivo-comportementalistes qui m’ont fait prendre conscience des causes profondes de mon anxiété sociale extrême (mais les causes que nous avons trouvé sont assez éloignées du désir de forniquer avec sa génitrice, j’en conviens).

        Concernant l’autisme : Si vous croyez que l’on peut être heureux enfermé toute sa vie dans une institution, à s’auto-mutiler et à ne rien comprendre du monde qui nous entoure, éloigné de toute vie sociale, et que ça vaut mieux que de pouvoir enfin comprendre et s’adapter au monde dans lequel on vit, je plains vos patients, bis.

      • lorenzino
        lorenzino répond à El Gaucho
        Citoyen
        • Posté à 13h17 le 07/11/2011
        • Internaute 127457
          Citoyen

        Il y a plusieurs faits très concrets qui étaient la mainmise des psychanalystes sur beaucoup de points :
        - Lienéd’Amiens,|la cabale de la faculté d’Amiens,] relatée par Samuel_A un peu plus haut
        - l’affaire du CROSMS de Paris, où un quarteron de psychanalystes a bloqué les budgets destinés à des écoles ABA du plan autisme 2008, il a fallu une intervention de Valérie Letard pour annuler leur décision !
        - sans parler du déni du rapport de l’INSERM par l’ineffable Douste Blazy, l’ami des laboratoires Servier et de l’Ecole Freudienne

        On n’arrive pas à ça sans une organisation bien implantée un peu partout dans les rouages de la santé.

    • PonG
      PonG répond à Friedrick
      rationaliste fondamentaliste à (...)
      • Posté à 14h26 le 04/11/2011
      • Internaute 14407
        rationaliste fondamentaliste à (...)

      Bravo pour votre honnêteté. Et c’est un farouche anti-PK qui vous dit ça.

      • Sophie Verney-Caillat
        Sophie Verney-Caillat répond à PonG
        Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
        • Posté à 15h47 le 04/11/2011
          rédacteur
        • Journaliste 50753
          Journaliste

        « anti-PK » kezako ?

         
        • PonG
          PonG répond à Sophie Verney-Caillat
          rationaliste fondamentaliste à (...)
          • Posté à 16h54 le 04/11/2011
          • Internaute 14407
            rationaliste fondamentaliste à (...)

          doublon

        • PonG
          PonG répond à Sophie Verney-Caillat
          rationaliste fondamentaliste à (...)
          • Posté à 16h56 le 04/11/2011
          • Internaute 14407
            rationaliste fondamentaliste à (...)

          Désolé. C’est un raccourci pas très aimable pour « psychanalyse » (psy-ka, PK), très usité sur le forums rationalistes où l’on ne goutte pas beaucoup la discipline, c’est un euphémisme. J’ai dû les fréquenter un peu trop. :)

          Au passage, puisque vous vous intéressez au sujet, il peut être utile de se pencher sur l’hostilité quasi unanime et assumée (voire revendiquée) des rationalistes pour la psychanalyse (c’est long à écrire, non ?).
          A ce titre, un coup d’oeil sur le volumineux et sévère dossier que l’AFIS (Association Française pour l’Information Scientifique) lui consacre est assez éclairant.

          • jmdesp
            jmdesp répond à PonG
            glossateur
            • Posté à 18h13 le 04/11/2011
            • Internaute 165270
              glossateur

            L’opposition des rationalistes à la psychanalyse est une longue histoire, depuis la genèse du critère de Popper pour identifier ce qui est ou n’est pas une proposition scientifique.

            • PonG
              PonG répond à jmdesp
              rationaliste fondamentaliste à (...)
              • Posté à 13h13 le 05/11/2011
              • Internaute 14407
                rationaliste fondamentaliste à (...)

              Oui et justement, ça ne se sait pas assez. Il faut voir qu’historiquement la PK s’est positionnée du côté des Lumières et contre l’obscurantisme. Or ce positionnement est une véritable imposture. Pourtant, la PK conserve cette onction de rationnalité qu’elle s’est elle même donnée et que lui dénient bien évidemment les rationalistes. Mais pour le grand public, rien n’y fait. Remarquez que quand je dis grand public en fait je me trompe. Le grand public n’y trave que pouic, s’en cogne et c’est bien normal. C’est plutôt le commun d’une certaine élite (si j’ose l’oxymore) éduquée et mollement gauchisante qui marche à fond et a toujours marché. Les milieux journalistiques en sont l’exemple type (non je ne dis pas ça pour vous Sophie Verney-Caillat :) ).

        4 autres commentaires
  • Noun
    • Posté à 13h31 le 04/11/2011
    • Internaute 5295

    L’article entretien confusion et amalgame entre psychiatrie et psychanalyse, notamment à travers l’utilisation du diminutif « psy ».
    C’est regrettable.

    • PonG
      PonG répond à Noun
      rationaliste fondamentaliste à (...)
      • Posté à 14h32 le 04/11/2011
      • Internaute 14407
        rationaliste fondamentaliste à (...)

      Absolument. Merci de changer le titre, d’appeler un chat un chat et de parler des psychanalyste quand il s’agit des psychanalystes et non des « psys ».

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