tribune 28/03/2009 à 13h09

Départementalisation de Mayotte : les frontières coloniales renforcées ?

Emmanuel Blanchard et Marie Duflo | historien et secrétaire générale du Gisti

Pendant plusieurs semaines, les mobilisations aux Antilles ont fait la une de l’actualité. Cette longue épreuve de force a notamment débouché sur l’annonce par le président de la République de l’organisation prochaine d’« Etats généraux de l’outre-mer » accordant une large place à la « gouvernance » et au « modèle d’organisation de ces territoires ».

Ce coup de projecteur inhabituel sur la France d’outre-mer rend d’autant plus criant le silence sur la consultation des Mahorais qui doivent se prononcer le 29 mars sur la question suivante :

« Approuvez-vous la transformation de Mayotte en une collectivité unique appelée “département”, régie par l’article 73 de la constitution, exerçant les compétences dévolues aux départements et aux régions d’outre-mer ? »

Il est paradoxal de constater que cette « départementalisation », selon le mot forgé par Aimé Césaire en 1946 lorsqu’il était rapporteur du projet de loi qui transforma la Guyane, la Guadeloupe, la Martinique et la Réunion en départements, ne fasse pas débat : la classe politique mahoraise et métropolitaine est quasi unanime à se réjouir de la victoire annoncée du « oui ».

Or, Aimé Césaire lui-même avait depuis longtemps compris que ce processus, « ruse de l’histoire » chargée de « détruire la colonisation » et de « donner le salaire des Français », était porteur des déceptions et du malaise identitaire que les grèves des dernières semaines ont rappelés.

Au moment de la décolonisation, les Comores suscitent peu d’intérêt

Même si l’histoire de la colonisation des Comores est différente dans sa chronologie et ses logiques de celle des Antilles, il serait étonnant que la départementalisation apporte dans l’océan Indien les solutions aux maux qu’elle fut impuissante à résorber dans les Caraïbes.

Les quatre îles principales de l’archipel des Comores (Mayotte, Grande Comore, Mohéli et Anjouan) sont progressivement et successivement devenues des protectorats, puis des colonies françaises, entre 1841 et 1912.

Longtemps rattachées administrativement à la « Grande île » voisine (Madagascar), elles ne faisaient pas partie des « joyaux de l’empire » et firent l’objet de peu d’attentions administratives et politiques. L’exploitation économique de l’archipel était mineure au regard de son importance maritime et stratégique.

Quand la France dut abandonner sa dernière base militaire à Madagascar (Diego-Suarez, 1973), les Comores devinrent un des enjeux cruciaux d’une « Françafrique » se constituant sur les décombres de l’ancien empire colonial.

C’est alors, au cours d’une tardive « décolonisation », que la « volonté » des populations fut instrumentalisée au service d’intérêts stratégiques.

L’ONU finit par mettre ses critiques en sourdine, la France en profite

En 1974, à l’inverse de ceux des autres îles des Comores, les habitants de Mayotte votèrent contre l’indépendance.

En dépit de liens étroits et de communes racines historiques et culturelles, les rapports politiques entre les quatre îles étaient ponctués de rivalités diverses, accentuées au début des années 70 par les enjeux de prééminence liés au tardif processus de « décolonisation ».

Le décompte par île n’aurait cependant pas dû avoir d’incidences : en droit international, les référendums d’autodétermination devaient en effet s’effectuer dans le cadre des frontières coloniales.

De ce fait, entre 1975 et 1995, l’Assemblée générale des Nations unies adopta une vingtaine de résolutions réaffirmant la « souveraineté de la République fédérale islamique des Comores sur l’île de Mayotte ».

A partir du milieu des années 90, face à la désagrégation de l’Union des Comores, dans laquelle les services français ont joué un rôle décisif -que l’on se rappelle les coups d’État successifs fomentés par Bob Denard et ses sbires-, l’ONU a mis ses critiques en sourdine.

La souveraineté française sur Mayotte n’a pourtant jamais été explicitement reconnue au plan international mais la partition de l’archipel était devenue possible. Le gouvernement français ne manqua pas de saisir cette occasion : alors que pendant vingt ans la circulation entre les îles de l’archipel était restée libre, la France chercha, à partir de 1995, à « boucler » les entrées à Mayotte.

Entre Anjouan et Mayotte, l’un des plus grands cimetières marins

Elle le fit d’abord par l’instauration du « visa Balladur », quasiment impossible à obtenir ces dix dernières années depuis l’une des îles des Comores indépendantes, puis par la militarisation des côtes mahoraises.

Il s’agit d’empêcher la circulation des habitants des autres îles, interdits de séjour sur un sol qu’ils considèrent comme le leur et sur lequel ils ont, bien souvent, des attaches nombreuses. Au cours des cinq dernières années, les effectifs de la police et de la gendarmerie, épaulés par trois radars et quatre vedettes, ont presque triplé.

La force des liens familiaux et économiques multiséculaires est cependant telle que ni les refus de visa, ni les poursuites en mer ne peuvent empêcher les échanges. Les soixante-dix kilomètres qui séparent l’île d’Anjouan de celle de Mayotte sont ainsi devenus un des principaux cimetières marins de la planète : entre 3 000 et 6 000 personnes y auraient perdu la vie depuis 1995.

Pour les Comoriens présents sur le sol mahorais, l’accès à un droit au séjour est extrêmement rare même lorsqu’ils vivent sur place depuis bien longtemps. Leur vie s’apparente à celle de « sans-papiers » souvent exploités, victimes de graves discriminations, notamment pour l’accès à l’éducation et aux soins.

Chaque année depuis 2006, au mépris de toutes les règles de droit, ce sont plus de 16 000 personnes (comoriennes pour la plupart) dont plus de 2 000 mineurs, qui ont été expulsées après avoir été traquées et enfermées dans des conditions qualifiées « d’indignes de la République » tant par la Commission nationale de déontologie de la sécurité que par la Défenseure des enfants.

Une égalité des droits avec la France métropolitaine en trompe-l’oeil

Le processus de départementalisation est souvent perçu comme la possibilité d’introduire l’égalité des droits et de mettre fin à la législation et aux pratiques d’exception.

Les adaptations locales vont pourtant vider la départementalisation d’une grande partie de sa substance en matière de droits nouveaux. Le « Pacte pour la départementalisation de Mayotte » est explicite à ce sujet : l’introduction de droits nouveaux et de prestations sociales sera progressive.

Les minima sociaux seront plafonnés à un niveau qui ne pourra pas, dans un premier temps, dépasser 25 % de celui en vigueur dans l’Hexagone. Cette période de transition est justifiée par l’argument selon lequel la « départementalisation ne doit pas conduire à une déstabilisation de l’économie et de la société mahoraises ».

Les étapes vers le nouveau statut de l’île, conduites à marche forcée depuis 2000, ont pourtant déjà profondément déstabilisé la société mahoraise.

La départementalisation risque d’aggraver ce processus, en particulier auprès des résidents qui continuent de se référer à la seule justice des cadis (juges coutumiers de droit musulman) et se défient des administrations dirigées par des expatriés symboles d’un pouvoir lointain et étranger.

La « déstabilisation » de l’île est aussi le fruit d’une situation coloniale vieille de 160 ans et dont il est permis de se demander si la départementalisation vient la parachever ou l’infléchir.

Le sort des « non-Mahorais » ne va pas s’améliorer avec la réforme

Au sujet de la guerre menée à Mayotte contre les « non-Mahorais », le « Pacte pour la départementalisation » est à nouveau très clair :

« Les règles de droit de l’entrée, de l’éloignement et du séjour sur le territoire national, spécifiques à Mayotte, ne sauraient être affectées par la départementalisation. »

Yves Jego, secrétaire d’État à l’Outre-mer, répète depuis plusieurs mois que la départementalisation de Mayotte devra avoir pour contrepartie « davantage de fermeté dans la lutte contre l’immigration clandestine ».

De son côté, le préfet de l’île, Denis Robin, en appelle au « civisme » des Mahorais, en affirmant :

« L’efficacité de [la politique actuelle] ne peut reposer uniquement sur l’État. Les Mahorais doivent apporter leur concours à cette politique par une attitude civique et responsable. »

De tels propos risquent d’apparaître comme des encouragements à la chasse aux « non-Mahorais » et ne peuvent qu’aggraver les tendances xénophobes et les crispations identitaires.

Le Pacte pour la départementalisation parle « d’inventer un nouvel avenir qui inscrira pleinement Mayotte dans sa géographie » et rappelle que le « développement passe en partie par des échanges avec les îles de l’océan Indien ».

Or, le processus de départementalisation, dénoncé par l’Union des Comores, entrave et complique les évolutions et les coopérations institutionnelles.

Comment envisager un avenir harmonieux sans l’abolition du si meurtrier « visa Balladur », sans le respect du droit à la circulation au sein de l’archipel des Comores et des droits fondamentaux de tous ?

A défaut, la départementalisation sera avant tout une nouvelle étape dans le harcèlement policier et militaire d’une partie de la population de Mayotte, indûment considérée comme « étrangère ».

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  • Hemenate
    • Posté à 13h55 le 28/03/2009
    • Internaute 856

    La question de la départementalisation concerne avant tout les mahorais, qui se prononceront sur la quesiton par référendum.
    Je me demande donc à quelle conclusion mène cette tribune, sinon à considérer que des non-mahorais doivent s’immiscer dans le débat et apporter la lumière à des mahorais bien incapables d’analyser eux-mêmes où est leur intérêt.

    D’autre part, la partition de la nation comorienne est effectivement problématique, mais encore une fois quelle conclusion tirer de cette tribune ?
    Forcer Mayotte a devenir indépendante contre l’avis des mahorais ?

    Bref pour une fois la population locale va pouvoir se prononcer directement par référendum.
    Je trouve donc paradoxal de se placer sous le saint-patronnage de l’anti-colonialisme pour expliquer que les mahorais, qui selon vous se dirigent vers le « oui », sont incapables de saisir l’enjeu de ce référendum...

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à Hemenate
      journaleux - blogueur
      • Posté à 14h34 le 28/03/2009
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      Concernant en son temps le statut de la Calédonie, l’ensemble des Français avait été consulté… sans doute à tort. Là ne peuvent voter que les Mahorais déjà recensés, soit une partie de la population. Et tous sont clairement orientés vers le OUI.

      Comme indiqué dans les liens (en rouge) de ceci :
      Lien
      1/l’ONU n’a laissé de côté la question de Mayotte qu’en septembre 2008 (pourtant sur son bureau depuis… 1994, avant le « visa Balladur »)
      2/la France a été condamnée, pas plus tard qu’en mars 2009, pour falsification d’actes administratifs, pour avoir -une fois de plus- rendu majeur un mineur afin de l’expulser plus aisément.

      Ce ne sont pas les bonnes paroles de M. Jégo sur la régularisation des sans-papiers (hier vendredi matin) qui vont arranger les choses… et le CRE de Mayotte est toujours aussi délabré. Le prochain, à ma connaissance, n’a toujours ni plans ni crédits.

      CONTRAIREMENT AUX AUTEURS DE LA TRIBUNE :
      • je ne suis pas historien
      • je ne suis pas au Gisti

      …ce qui ne m’empêche pas d’être inquiet, et en colère.

      • EulChe
        EulChe répond à FabiendeMénilmontant
        Humaniste hère
        • Posté à 15h18 le 28/03/2009
        • Internaute 26715
          Humaniste hère

        Du côté des mahorais, la départementalisation est comprise (et expliquée par les barons politiques locaux) comme une manne financière (RMI notamment) qui ne changera rien à la vie des locaux, ce qui est bien entendu faux.

        La question qui demeure est la ou les raisons qui font que la France s’intéresse à ce petit bout de terre sans ressources (à part ses bananes mais bon...).

        Une présence dans le golfe du Mozambique en est une. Est-ce la seule ?

  • Una Liutkus
    Una Liutkus
    Agent de voyage à la retraite
    • Posté à 14h23 le 28/03/2009
    • Internaute 7082
      Agent de voyage à la retraite

    Intéressantes informations sur un confetti de l’ancien empire colonial. Les confetti n’y sont pas un signe de la fête mais des larmes d’ailleurs. La départementalisation orientée vers la France métropolitaine ne peut certainement pas faciliter l’intégration dans la région géographique qui semble être la solution d’avenir !
    Parions que dans cinq ans tout sera pareil.

    • pablico
      pablico répond à Una Liutkus
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 14h34 le 28/03/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      c’est un territoire en jachère, il n’y a même pas de cadastre...

      si l’on départementalise, c’est qu’il doit y avoir un sacré enjeu géopolitique...

      • FabiendeMénilmontant
        FabiendeMénilmontant répond à pablico
        journaleux - blogueur
        • Posté à 14h40 le 28/03/2009
        • Internaute 14145
          journaleux - blogueur

        Aussi un enjeu local, pablico. Car pour donner un RMI, au quart de sa valeur française, il faut faire entrer des sous dans les finances locales. Le cadastre est en cours de réalisation. Comme le recensement.
        Bientôt, puisque la départementalisation passera demain, il faudra payer des impôts, et des taxes locales.
        Cela permettra, comme en France, de décharger sur les dépenses locales, du RMI aux réfections des routes…
        Certains potentats locaux ont tout compris, même au parti communiste local, qui du coup s’est détaché du français, s’alignant entre autres sur le MoDem !
        En France, les médias « mainstream » n’ont pas suivi les débats à l’Assemblée et au Sénat, en février, qui tombaient en même temps que le NIET de Khadafi à l’Union africaine, et dont tu trouveras un résumé ici :
        Lien

  • d.antoniovski
    d.antoniovski
    citoyen qui réfléchit
    • Posté à 14h39 le 28/03/2009
    • Internaute 43167
      citoyen qui réfléchit

    Merci pour toutes ces informations.

    Le seul correctif que je voudrais apporter, est que depuis que l’on parle de cette campagne, tout est fait pour que le « oui » l’emporte. Je n’ai vu qu’un seul sujet sur le « non » au journal de France 2, et encore, il donnait envie de voter « oui » !

    Je vais me faire lyncher peut-être, mais je pense que les Mahorais (je vis à la Réunion, où ils sont relativement nombreux et mal aimés) veulent de la départementalisation principalement pour les aides sociales.

    Car qu’attend une île à 98% musulmane pratiquante et attachée à ses traditions ancestrales, dont la majorité de sa population ne parle pas français, d’un Etat si lointain et si peu intéressé par son sort ?

    Certes, les mentalités ont évolué, la jeunesse mahoraise est plus moderne et prête à revoir son jugement sur la polygamie, ainsi que sur l’émancipation de la femme, mais la départementalisation est-elle pour autant le remède-miracle ?

    C’est au peuple mahorais de décider de son avenir. Je lui souhaite bonne chance.

    PS : Merci à la Rue de traiter ce sujet. Je reconnais mon inculture sur la question.

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à d.antoniovski
      journaleux - blogueur
      • Posté à 14h41 le 28/03/2009
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      Le billet de Bruno Testa dans le JIR de vendredi
      (Adieu les cadis, vive les caddies !)
      était, comme bien souvent, fort bien torché…

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à d.antoniovski
      journaleux - blogueur
      • Posté à 17h23 le 28/03/2009
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      Sur l’Etat civil et la (non) libre circulation (et les impôts), je t’invite à lire ceci :
      Lien
      qui deviendra payant dans cinq jours.
      Sur l’immigration, il y a eu cela ce matin :
      Lien
      [valable une semaine, payant après]
      expliquant des parties du Pacte, comme l’impossibilité d’effectuer un recours suspensif pour les personnes qui font l’objet d’un arrêté de reconduite à la frontière, la possibilité pour les forces de l’ordre d’effectuer des contrôles d’identité sans réquisition du procureur dans les zones situées à moins d’un kilomètre des côtes -ce qui concerne la majorité des villages mahorais-, ou encore des règles plus sévères concernant le regroupement familial, les mariages mixtes et les reconnaissances de paternité.

      • d.antoniovski
        d.antoniovski répond à FabiendeMénilmontant
        citoyen qui réfléchit
        • Posté à 09h36 le 29/03/2009
        • Internaute 43167
          citoyen qui réfléchit

        Merci pour ce complément d’informations. J’ai également lu d’autres billets concernant les relations tendues entre Mayotte et les Comores. C’est chaud !

        Je constate juste que l’origine de tout ce boxon c’est bien cette décision de 1974 ! Je n’arrive pas à comprendre qu’on parle d’immigration clandestine alors qu’il s’agit d’un même peuple !

        Les événements de l’an dernier où mahorais et blancs manifestaient contre la régularisation massive de « sans-papiers » comoriens était une situation ubuesque résultat d’une improvisation gouvernementale.
        Car dans cette histoire il ne faut pas perdre de vue que c’est la Mère le gouvernement de l’époque qui est en grande partie responsable de cet état de fait qui perdure encore aujourd’hui.

        C’est comme si demain, on décidait de faire un référendum sur l’indépendance des Antilles et que les guadeloupéens disaient « oui » et que les martiniquais disaient « non ». Je n’ose l’imaginer !

        Alors je comprends que ce vote en faveur de la départementalisation apparaisse comme un épilogue heureux de tant d’années de tensions mais je doute qu’il résolve les problèmes créés.

        Je rappelle qu’en tant que domien depuis 1946 donc connaissant une économie sous perfusion, assistée et paternaliste pour ne pas dire colonialiste mis en exergue lors des récents événements de février, la départementalisation dans ces conditions est au mieux un pis-aller, au pire, un cadeau empoisonné...ne criez pas trop tôt : « Merci Sarko ! »

  • Suhrkamp
    • Posté à 15h20 le 28/03/2009
    • Internaute 70673

    L’argent-braguette et le RMI arrivent à Mayotte !
    Et on se demande pourquoi ils vont voter OUI !
    Tu passes du tiers-monde africains à la vie française (enfin presque) ! En plus des prestations sociales, il ne faut pas oublier l’éducation, les infrastructures, financées par l’Europe, le grand manège ! Bref adieu l’Afrique, sa misère !
    Les Mahorais étaient avant la colonisation française, les larbins des comoriens, les parias, les sous-hommes. Pour ça qu’ils ont pas voulu de décolonisation, ne plus aller ramper chez les anciens maîtres. Maintenant la situation c’est inversée, ce sont les comoriens qui viennent mendier un job à Mayotte ! Si il y en a qui croient qu’ils y a une solidarité inter-îles, ils se trompent ! La haine de l’esclave, douce vengeance...
    Ils sont musulmans ? Bah, pas plus que dans nos banlieues...
    Le Général a dit : « décolonisation pour tous ! ». Seules les confétis comme la Réunion, les Antilles ont pu rester à bord du bateau France. Mais il était pas chaud le Général pour que les populations musulmanes intègrent la France. Les Algériens pro-Français s’en souviennent.
    Bienvenu aux Comoriens !

    • Union pour le Mépris Populaire
      Union pour le Mépris Populaire répond à Suhrkamp
      emppapaouté par sarkozy
      • Posté à 01h21 le 29/03/2009
      • Internaute 49627
        emppapaouté par sarkozy

      Comment se fait-il que les électeurs Français de Métropole ne soient
      jamais consultés ? On nous cache quoi ? .
      Les Anglais ont été plus intelligents.
      Ils ont viré toutes leurs ex colonies, leurs danseuses qui leur coûtait un max.
      Ils n’ ont gardé que des accords de coopération.
      Qu’ attend sarkozy pour sabrer ? .
      Les Antilles pourraient être indépendantes, avec une Banque Centrale
      Antillaise indépendante qui pourrait dévaluer un franc Antillais nouvellement
      crée pour exporter ses bananes et son rhum à des prix défiant la concurrence. Les Békés pas d’accord doivent être indemnisés par la
      nouvelle Banque Centrale Antillaise
      et le FMI
      dont elle dépendra .
      Les DOMTOM nous coûtent déjà un pognon d’enfer, et à l’ heure des
      économies, le sarko va nous rajouter Mayotte et sa cohorte d’assistés
      vanupieds.
      Ce sarko est complètement incohérent. A virer d’urgence.

      • d.antoniovski
        d.antoniovski répond à Union pour le Mépris Populaire
        citoyen qui réfléchit
        • Posté à 02h52 le 31/03/2009
        • Internaute 43167
          citoyen qui réfléchit

        « Les Antilles pourraient être indépendantes, avec une Banque CentraleAntillaise indépendante qui pourrait dévaluer un franc Antillais nouvellement créé pour exporter ses bananes et son rhum à des prix défiant la concurrence. Les Békés pas d’accord doivent être indemnisés par lanouvelle Banque Centrale Antillaise
        et le FMI dont elle dépendra “.
        Vous n’avez pas trouvé plus con comme idée ?

        Demander à la République d’assumer ses responsabilités vis à vis de TOUS ces départements et régions en les traitant équitablement et en respectant leurs spécificités ne serait pas plus judicieux ?
        Utopique certes, mais pas autant que votre Banque Centrale...

        Et puis j’en ai marre d’entendre ce genre de phrase : ‘les DOM/TOM nous coûtent un pognon d’enfer’. Ce sont des départements au même titre que ceux de la Métropole. Nous avons le même fonctionnement institutionnel à quelques exceptions près. Nous payons des impôts et nous participons à l’activité économique. Ce ‘pognon d’enfer’ va dans les deux sens.
        Pourquoi ne dit-on pas que les Ardèches ou le Cantal coûtent un ‘pognon d’enfer’, pourquoi aux départements métropolitains économiquement sinistrés on ne leur propose pas l’indépendance afin d’arrêter de vous emmerder ?

        C’est à cause de toutes ces réflexions à 0.30 centimes d’euros qu’on crée des clichés et des fausses vérités qui perdurent.

        J’ai de plus en plus de mal à garder mon calme à la lecture de certaines réflexions qui ont des relents de pensées racistes.

        Et puis si on vous emmerde tant que ça, z’aviez qu’à pas venir nous coloniser !

        Ouvrez vos livres d’histoire avant de la ramener...

    • Juanita Pablo de Tagéno
      Juanita Pablo de Tagéno répond à Suhrkamp
      Epouse virtuelle de Tagada
      • Posté à 10h40 le 29/03/2009
      • Internaute 65591
        Epouse virtuelle de Tagada

      Cher étudiant
      L’Etat Français a toujours été à Mayotte, pour preuve ses services déconcentrés parmi lesquels on peut citer :
      la Préfecture,
      les Affaires Maritimes,
      l’Insee,
      Jeunesse et Sports,
      la Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement,
      les services de Police et de Gendarmerie,
      la Direction du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle,
      le Vice-Rectorat (rectorat et Inspection Académique),
      la Direction de l’Agriculture et de la Forêt,
      les Affaires Sanitaires et Sociales,
      les Douanes,
      Météo France,
      l’Equipement
      etc ...
      La départementalisation de Mayotte permettra de sortir de l’ambiguïté et de faire face aux responsabilités.

      (souces : site internet de la Préfecture de Mayotte)

      • Suhrkamp
        • Posté à 15h18 le 29/03/2009
        • Internaute 70673

        chère épouse virtuelle,
        vous confondez je crois administration et infrastructures.
        Des infrastructures, ce sont des ponts, un reseau de canalisation, un nouveau port, etc. cela relève de l’ammenagement du territoire et coûte des dixaines de millions d’euros, financés le plus souvent par l’impôt allemand, francais, etc. C’est autre chose que d’avoir un bureau des douanes.
        Mais les Mahorais auraient tord de ne pas en vouloir. C’est distribué généreusement. La Réunion avec ses chantiers pharaonniques, comme le nouveau port, la route en corniche, le basculement des eaux,est-ouest, sait comment si prendre pour pomper les sous : loby des députés, sénateurs et co. Les mahorais auront l’occasion de défendre des dossiers à Paris, en Europe et jouer sur la culpabilité des méchants ex-colons. L’argent va pisser, soyez-en sur.
        Et eux, qu’est-ce qu’ils vont faire ? Pas grand chose, 30, 40 % de RMI, c’est l’horizon. On ne peut pas industrialiser une petite île. Leur seule contribution sera humaine : faire plein de nouveaux Francais(es) ! Qui sait, dans 50 ans le/la présidente de la république très généreuse sera Mahorais(e) !

  • désactivé à la demande du riverain
    • Posté à 07h02 le 29/03/2009
    • Internaute 73962
      ...

    On devrait faire voter tous les pays africains francophones pour savoir s’ils veulent redevenir français et bénéficier du système social français. Je crois qu’ils voteraient non, car , si on se fonde sur les blogs de Rue89, ce système social français est abominable d’injustice !

    • Juanita Pablo de Tagéno
      Juanita Pablo de Tagéno répond à désactivé à la demande du riverain
      Epouse virtuelle de Tagada
      • Posté à 10h36 le 29/03/2009
      • Internaute 65591
        Epouse virtuelle de Tagada

      Paul Marie Juan chéri Mayotte est devenue française en 1841 !
      Donc non on ne va pas faire voter les pays Africains, même s’ils sont francophones, car ils ne sont pas dans le cadre législatif d’une départementalisation française ...
      Allez il est l’heure d’aller à la messe, passe ton manteau et arrête de faire des propositions à 10 balles.

  • Anonyme

    Emmanuel Blanchard et Marie Duflo

    Les français n’ont pas leur pareil pour se mettre dans des situations inextricables !
    Vouloir s’accrocher à ces miettes de l’ex-empire colonial est pathétique !
    Cette France multi-ethnique est en faillite et dans le déni !
    Elle emprunte chaque mois les milliards qu’elle ne gagne plus depuis des décennies pour verser les minimas sociaux à des millions d’assistés en âge de travailler...
    Pendant qu’on saupoudre le tiers monde de milliards d’euros, nos hôpitaux ne reçoivent pas l’argent nécessaire pour fonctionner, les fonctionnaires ’pas ceux du gouvernement’ gagnent à peine de quoi vivre décemment. Les retraités (ceux qui ont travaillé au moins 40 ans) font les poubelles des supermarchés... Nos banlieues sont à la dérive... mais c’est pas grave, y a bien pire en France : il va falloir se serrer encore plus la ceinture... au vu de l’Etat du département français le plus déshérité : Mayotte, mais qui se distingue comme la France par sa surnatalité !
    Pauvre France !

  • A déménagé le 11-01-2012
    • Posté à 12h36 le 21/10/2011
    • Internaute 134733
      non connue

    Une chose à méditer sur le « problème colonial » :

    « L’effort budgétaire global de l’Etat pour l’Outre-mer prévus par les programmes des différents ministères s’élève en 2012 à 13,8 Mds€ en autorisations d’engagement et 13.4 Mds€ en crédits de paiement auxquels s’ajoutent 2.96 Mds de dépenses fiscales. En 2011, l’effort budgétaire de l’Etat représentait 13.7 Mds en autorisations d’engagement et 13,3 Mds en crédits de paiement.
    La politique transversale de l’Etat Outre-mer vise à favoriser le développement économique et la création d’emplois dans les territoires ainsi qu’à améliorer les conditions de vie de ses habitants.
    Outre la mission Outre-mer, les principaux contributeurs à l’effort budgétaire de l’Etat sont les missions “ enseignement scolaire ”, “ relations avec les collectivités territoriales ”, “ défense et sécurité ”. »

    De combien est le plan d’austérité ?

    La france ou « l’art de foutre de l’argent à l’eau ».

  • A déménagé le 11-01-2012
    • Posté à 12h45 le 21/10/2011
    • Internaute 134733
      non connue

    Pourquoi la france ne continue t’elle pas comme elle l’a fait suite à la « décolonisation partielle » et comme la chine et les USA le font : s’implanter dans des pays « souverains » plutot que de payer, payer, payer ?

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    Mon post se veut un petit peu sarcastique mais reflète en partie ma pensée.