Revue de commentaires 30/03/2008 à 19h00

La Sécu vue par les riverains de Rue89 : privatiser ou pas ?

David Servenay | Ex-Rue89


L’article consacré à la stratégie des assureurs cherchant à privatiser les activités de la Sécurité sociale a suscité de nombreuses réactions. Le roman d’anticipation d’Emmanuelle Heidsieck, « Il risque de pleuvoir », explique comment les assureurs pourraient obtenir les « données de santé » et introduire ainsi l’évaluation des risques individuels dans les remboursements des dépenses de soin.

Comment sensibiliser et mobiliser l’opinion ?

Premier constat : la perspective de voir la Sécu privatisée rappelle d’autres expériences récentes. Pour Phil2922, le précédent de La Poste :

« Postier, j’ai vécu la réforme des PTT en 1990 qui fut un laboratoire pour les ’requins’ financiers... Oui, l’Anarcho-syndicalisme (CNT) peut-être une réponse pour résister, car les autres syndicats ont un problème de fonctionnement démocratique, avec des permanents à vie. La Poste, sans qu’il y ait aucune opposition des syndicats institutionnels, a interdit à la CNT-PTT les possibilités d’expression qui existaient avant (panneaux syndicaux, tracts, prises de paroles...) et poursuit la casse du service public de la Poste. Pour la Sécu et d’autres secteurs professionnels les ’requins financiers’, aidés par l’apathie des salarié(e)s, poursuivent le massacre social... »

Même constat d’athénaïs, qui relève que le phénomène a été annoncé par les acteurs du secteur :

« Ce n’est hélas pas nouveau, dès la mise en place de la Sécu les patrons n’ont eu qu’une idée c’est de faire main basse sur la manne financière qu’elle représente. Bébéar, alors PDG d’AXA, l’avait très clairement dit dans les années 90. [...] Je pense que les manifs peuvent changer la donne. Le truc , c’est que ce n’est pas facile, la prise de conscience des citoyens aide à la mobilisation mais ce n’est pas automatique. Une fois que nos concitoyens auront compris, encore faut-il qu’ils admettent qu’ils peuvent peser sur les choix. »

En réponse à cette interpellation, Servais-Jean s’insurge :

« Athénaïs, s’il n’y avait que le lavage de cerveau. Et tous les ouvriers, employés, petits cadres... dont ils ont acheté le silence par la possibilité de devenir actionnaires dans leurs boites ? La droite sait où elle veut aller et fait un travail de sape surtout depuis 1945. La gauche se contente de réagir lorsque le danger est trop grand. Est-ce une bonne stratégie ? Ce n’est même pas une stratégie, c’est simplement la réaction que l’on peut avoir lorsqu’on est mordu par un chien. Hé, la gauche, faites-nous rêver, montrez nous un avenir ! “

A cette dernière exclamation, les riverains n’ont pas donné de réponse.

Derrière les débats idéologiques, quelques artifices comptables...

Serait-ce que le débat sur l’avenir de la Sécurité sociale pose d’abord des questions d’ordre comptable dans la façon d’évaluer le fameux ‘trou’ ? Premiers chiffres avancés par Les Chats :

‘Chiffres de l’ASSURANCE MALADIE issus du rapport des comptes de la Sécurité Sociale. Liste des taxes et primes non reversées comme prévu :
Une partie des taxes sur le tabac, 7,8 milliards
Une partie des taxes sur l’alcool, 3,5 milliards
Une partie des primes d’assurances automobiles 1,6 milliard
La taxe sur les industries polluantes 1,2 milliard
La part de TVA destinée à la Sécu n’est pas reversée.... 2 milliards
Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés 2,1 milliards
Retard de paiement par les entreprises... 1,9 milliard

Addition 20 milliards d’Euros. Soit un excédent pour la Sécu de 11 milliards.’

Et Marcus-Aurelius de reprendre aussitôt cette évaluation par une autre, assortie d’une explication complémentaire sur le mécanisme de la CASES, la Caisse d’amortissement de la dette sociale :

‘Bravo ! Une cinquantaine de commentaires après, on parle enfin de concret ! Petite rectification :
- Déficit 2007= 11,424 Md€
- Besoin de financement (déficit cumulé)= entre 19 et 20 Md€
- Dettes de l’Etat envers la SS= env. 10 Md€
- Autres dettes envers la SS= env. 10 Md€

Pour l’instant une partie de ces déficits est prise en charge par la CASES (caisse d’amortissement de la dette sociale, créée par l’ordonnance n° 96-50 du 24 janvier 1996 et mise en place au mois d’avril de la même année). Malgré la crise des marchés financiers, la CASES a continué, grâce à sa ressource exclusive, la CRDS, dont le montant s’est élevé à 5,7 Md€ en 2007, à amortir efficacement la dette sociale, conformément à l’objectif fixé par la loi de financement de la Sécurité sociale, soit 2,6 Md€. En douze ans, la CASES a amorti 34,7 Md€ de dette sur les 107,6 Md€ confiés par les lois successives de réforme de la Sécurité sociale. Au 31 décembre 2007, la dette restant à rembourser, représentée par la situation nette comptable, s’élève ainsi à 72,9 Md€.

On arriverai donc à une situation à zéro et non pas à un excédent.’

Marcus-Aurelius, sceptique quant à la perspective de voir le régime privatisé, conclut :

‘Pour rester dans le concret, les soit disant ’rachat, privatisation...’ c’est un peu exagéré. Il faut comprendre par là qu’il y aurait éventuellement un ’rapprochement’ entre l’Etat et les Assurances. Mais rien de ce genre n’est pour l’instant à l’ordre du jour. Ça serait un partage de compétences rémunéré par une prise minimale dans le capital (pour la faire simple…) où l’Etat resterait toujours majoritaire et maître des décisions et garant de la continuité des prestations ainsi que de l’objectif de base de la SS. Comment allumer un brasier sans feu ni bois ? ……
Restons zen !

J’ai même connu des ’walk-in clinics’ où je faisais mon propre diagnostic !

La question est donc de savoir sur quelle base ce partage de compétences’ aurait lieu. Là encore, les riverains de Rue89 ont des idées, notamment pour avoir expérimenté quelques systèmes étrangers. A.V. précise d’emblée qu’il a dû rentrer du Canada, où il était expatrié, pour faire face à un ‘gros problème de santé’ :

‘A l’époque (2000), l’OMS venait de publier une étude sur les systèmes de santé dans le monde. La France était au premier rang, le Canada au 30e, les Etats-Unis au 45e, sur environ 150 pays. Et je peux vous dire qu’il existait une différence ENORME entre le 1er et le 30e. Et à chaque fois que j’étais hospitalisé, c’était dans les meilleurs hôpitaux de Vancouver et de Montréal. Alors imaginez les hôpitaux de province. J’ai même connu des ’walk-in clinics’ où je faisais mon propre diagnostic à la place du médecin ! Pour finir, je voudrais rappeler que le PIB américain par habitant est supérieur de 50% à celui de la France, ce qui n’empêche pas les Etats-Unis d’avoir un des pires systèmes de santé du monde occidental : 45 millions de personnes y vivent sans avoir accès à des soins décents. La santé dépend donc, avant tout, d’un choix de société. Et celui que nous essayons de singer maladroitement me donne la nausée.’

Puis barbara44 nous emmène en Suisse où, dit-elle, ‘les assureurs maladie font la loi depuis un certain temps déjà’ :

‘Commençons par le compliment : il est vrai que la chaîne des urgences, la chirurgie, la biotechnologie sont de top niveau en Suisse.

1) Il y a une loi qui rend l’assurance-maladie ’de base’ obligatoire, mais ce sont des caisses privées qui assurent les gens, en fonction de l’âge, notamment (plus vieux c’est plus cher) mais les parents paient aussi pour les enfants (la gauche voudrait faire changer cela). Cette assurance de base fait l’objet d’une cotisation mensuelle obligatoire et élevée. Tous les gens qui n’ont pas les moyens de les payer reçoivent une aide de l’Etat sur la base de la déclaration fiscale. Evidemment, il faut remplir des formulaires...

2) Le lobby des assureurs maladie suisses s’est baptisé SantéSuisse’, c’est un partenaire privilégié de l’Etat. C’est lui qui va fournir des statistiques qui influeront sur des choix de santé. Pour se faire une idée de ce qui se mijote, recherchez www.santesuisse.ch. Ou avoir une idée ci-dessous des liens étroits entre assureurs privés et parlementaires : http://www.santesuisse.ch/fr/dyn_output.html ? content.vcid=6&content.cdid...

3) Les hôpitaux, y compris universitaires, sont gérés comme des entreprises privées. Ce qui relève de l’enseignement aux futurs médecins et pros de la santé émargerait bientôt au coût de l’enseignement supérieur, donc d’un autre budget que celui des assurances. L’Etat paye encore une partie des frais hospitaliers, mais se dégage de plus en plus. La médecine à deux vitesses est la clé de voûte du système. A petit budget, vitesse no 2, et vitesse no 1 -confort et maxi-sécurité- pour les assurés au bénéfice d’une complémentaire privée qui va très au-delà des mutuelles françaises, avec chambre privée, accès aux cliniques... etc.

Le pouvoir des assureurs santé est absolument hallucinant et marche main dans la main avec l’industrie du médicament, très influente sur les prix en officine et très opposé à la vente libre des médicaments même de base.”

“Le rachat des cliniques privées par des fonds de pension étrangers”

Enfin, Antoine421, qui précise son statut de “Médecin-Radiologue”, nous ramène à une autre réalité du système de santé, plus près de chez nous :

“Je fais partie des gros méchants nantis qui gagnent plein d’argent sur le dos de la Sécu. Mais je tiens tout de même à signaler un autre problème grandissant : le rachat des cliniques privées en France par des fonds de pension étrangers (exemple : la clinique des Cèdres à Toulouse).
Conséquences :
-Les cotisations de santé des Français, par l’intermédiaire de la Sécu, servent donc à financer les retraites de riches Californiens.
-Si la clinique n’est pas assez rentable elle est fermée ou revendue à bas prix, au détriment de toute logique de démographie de la santé.
-Les cliniques devant être rentables, elles ne traitent que des pathologies rentables, les autres (gérontologie, réanimation, maladies rares...) sont envoyées sur l’hôpital public, où là aussi une logique libérale est en train d’être appliquée, rendant la prise en charge correcte quasiment impossible.

A l’avenir, avec la nouvelle politique de santé, il est probable que les assurances de santé feront partie de grands fonds de pension internationaux avec une filiarisation des patients dans telle ou telle clinique appartenant aux groupes. Un patient non assuré ou exclu par son assurance verra ses chances de prise en charge correcte largement diminuer.”

Si après tout ça, vous n’êtes pas déprimés, Axior vous fera (peut-être) sourire :

“J’imagine bien l’assurance maladie privée, avec bonus/malus comme pour l’assurance auto. Un malus pour ceux qui prennent des risques, comme les méchants fumeurs, ou les familles qui préfèrent aller faire du sport le dimanche au lieu de rester sagement regarder Drucker à la téloche. Et puis des conditions strictes de remboursement pour éviter de financer les soins de ceux qui font exprès d’être malades : les diabétiques par exemple, ou les victimes du VIH...”

Pour aller plus loin :

Le rapport 2007 des comptes de la Sécurité sociale

La dernière note de conjoncture de février 2008

Recommandé par les Chats :

Deux numéros de Là-bas si j’y suis, l’émission de Daniel Mermet : Nous ne sommes pas coupables d’être malades, 26 octobre 2007
Nous ne sommes pas coupables d’être malades (2), 29 octobre 2007

Et trois livres :

Il risque de pleuvoir d’Emmanuelle Heidsieck (Seuil)
Le mythe du trou de la sécu, de Julien Duval (éditions Raisons d’agir).
Les fossoyeurs de Christian Lehmann (éditions Privé).

  • 8325 visites
  • 68 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • DBL8
    DBL8
    Retraité
    • Posté à 18h27 le 30/03/2008
    • Internaute 19562
      Retraité

    Les syndicats ne sont pas prêt de laisser la CNT exister dans les entreprises, elle (la CNT) n’est pas gérable comme les autres syndic.
    Vous voyez la CNT en fasse de patrons lui dire ses 4 vérités ? Les autres veulent garder leurs petits avantages, voyez les fonds de l’UIMM !

    • marie 75
      marie 75 répond à DBL8
      • Posté à 08h50 le 31/03/2008
      • Internaute 3563

      27 milliards d’exemption de charges des entreprise ? ? ? ?
      Et si on arrêtait cela ? ? ?
      Le trou ? Il en serait où ?
      Qu’on arrête de faire payer le « malade » !

      • Pimpampoum
        Pimpampoum répond à marie 75
        • Posté à 14h10 le 31/03/2008
        • Internaute 14244

        Malheureusement en France, nos entreprises manquent de « compétitivité »... parce que l’on veut concurrencer non pas l’Allemagne, le Royaume Uni ou les USA, mais la Chine !

        Délirant !

         
        • pierrejcallard
          pierrejcallard répond à Pimpampoum
          http://www.nouvellesociete.org
          • Posté à 05h25 le 01/04/2008
          • Internaute 3366
            http://www.nouvellesociete.org

          Si on a recours aux assureurs - ce que je ne souhaite pas - il ne s’agit pas de cacher les détails du risque au palier del’individu, ce qui fausse les données et rend la couverture plus onéreuse pour tous, mais de tenir le patient indemne des surprimes en en passant le coût à la collectivité au nom de la solidarité. Il y a des douzaines de problèmes comme celui-la à resoudre pour remette les pendule à l’heure en santé

          Lien

          Pierre JCAllard

        1 autres commentaires
  • marie 75
    • Posté à 18h35 le 30/03/2008
    • Internaute 3563

    Parler, parler, expliquer, expliquer, manifester, manisfester...
    Utiliser tous les moyens pour faire comprendre aux Français les acquis du CNR et le droit à la santé pour tous.
    Chaque citoyen est propriétaire de ce bien commun : la solidarité !
    Défendons notre bien !

  • Gallifrey
    Gallifrey
    Ecrivain
    • Posté à 18h40 le 30/03/2008
    • Internaute 8709
      Ecrivain

    Le probleme d’une privatisation, c’est qu’une entreprise privé doit faire des bénéfices. Or la santé ne peut pas degager de bénéfice.
    Le probleme, c’est que la santé a un cout, mais pas de prix. C’est un investissement, pas une charge.

    • el loco
      el loco répond à Gallifrey
      éducateur spécialisé
      • Posté à 21h54 le 30/03/2008
      • Internaute 11961
        éducateur spécialisé

      c’est faux aux états unis des groupes privé se font des fortunes colossale sur la santé des autres
      et leurs bénéfice sont en constante progression
      lorsqu’il s’agit d’exploiter la souffrance des autres a son profit il se trouve toujours quelqu’un à qui cela bénéficie !

      • pissefroid
        pissefroid répond à el loco
        râleur velléitaire
        • Posté à 13h08 le 31/03/2008
        • Internaute 26278
          râleur velléitaire

        C’est exact ! mais ces bénéfices sont un vol au détriment de la collectivité.

      • Pimpampoum
        Pimpampoum répond à el loco
        • Posté à 14h14 le 31/03/2008
        • Internaute 14244

        L’avantage pour une fois, c’est que l’on a « l’exemple » américain avec nous, si l’on peut dire, vu la situation catastrophique (pour un pays développé) au niveau santé là-bas... ce qui fait qu’en France personne n’ose évoquer la privatisation de la sécu, il/elle se ferait lyncher assez rapidement !

        Par contre, de manière plus insidieuse, on mine la sécu en prétendant qu’elle est en faillite (= même chose avec l’Etat français)

      • Gallifrey
        Gallifrey répond à el loco
        Ecrivain
        • Posté à 14h23 le 31/03/2008
        • Internaute 8709
          Ecrivain

        Lorsque je dis que l’on ne peut pas faire de bénéfices avec la santé, j’entend, on ne peut pas faire de bénéfice avec la santé en assurant correctement les gens. Aux USA, les entreprises font des bénéfices reccord, mais les gens sont mal pris en charges, sans parler des gens qui ne prennent pas d’assurances parce qu’elle est bien trop cher.
        Je dis simplement qu’une entreprise ne peut pas concilier santé et bénéfice. C’est soit l’un, comme en France, ou l’OMS juge que la France dispose du meilleure systeme de santé, mais a perte, soit comme aux USA ou les gens payent pour finalement, ne pas être soigner.

        A ce propos, il y a une chose tres drôle dans les serie américaine du style House, Grey’s anatomy, scrubs, urgence, etc... Les series hospitalieres made in USA occultent completement ce probleme de prise en charge des patients.
        Le pays de bisounours...

  • chambord-
    • Posté à 18h45 le 30/03/2008
    • Internaute 25908

    Privatisé la retraite pour celui qui a un pécule de côté et qui sera sur de pouvoir honoré les factures en cas de maladie.
    Pour ceux qui soutiennent la privatisation il devrait se dire qu’un jour ne ressemblera pas aux autres et que se croire tranquille peut apporter son lot de surprise !
    Défendons la sécu car parfois la maladie arrive et c’est trop tard, au début on résiste et qu’en ça s’éternise en mois puis en années les « fonds “ne sont plus les mêmes.

  • hogan
    hogan
    actif
    • Posté à 18h53 le 30/03/2008
    • Internaute 25474
      actif

    Je travaille depuis 10 ans pour le n°1 français de l’hospitalisation à domicile, filiale du n°1 mondial des gaz industriels. J’en suis depuis aussi longtemps le délégué syndical central CGT. L’an dernier cette entreprise, qui tire 100% de son chiffre d’affaire de ce que la sécu lui paie pour ses prestations, a reversé 12 millions d’euros au groupe pour dividendes aux actionnaires. Cela veut dire tout simplement qu’une fraction de la somme des dividendes versés aux actionnaires de ce groupe est payée par la sécu, et donc par les salariés Français...
    Notre PDG ne comprend pas ensuite que le ministère de la santé refuse d’augmenter ses remboursements, pour augmenter la rentabilité on tire sur la qualité des produits destinés aux malades et de la prestation. Je vis de l’intérieur ce que peut être la privatisation de la santé, dès que le but affiché est la croissance du chiffre d’affaire, le résultat ne peut être que négatif.
    Autre petite anecdote, deux camions transports d’oxygène qui partent d’une unité de production d’oxygène liquifié de cet immense groupe ne facturent pas leur oxygène au même prix suivant qu’il est destiné à un usage industriel ou à un hôpital public, et pourtant le produit est identique... C’est l’hôpital qui paie le plus cher bien sûr...
    Si vous en voulez d’autres j’en ai, dans le genre un même produit facturé deux fois à la sécu ( si vous voulez savoir comment on fait...demandez), il y a plein d’astuces pour arnaquer la vache à lait qu’est la CPAM...

    • hogan
      hogan répond à hogan
      actif
      • Posté à 19h14 le 30/03/2008
      • Internaute 25474
        actif

      Bon aller, j’explique. Vous livrez à un malade des produits pour, par exemple, 6 mois de traitement, l’entreprise facture la CPAM à la livraison. Quand le patient décède avant d’avoir utiliser la totalité de la dernière livraison de produits, vous les récupérez , vous reconditionnez ce qui n’a pas été sorti de son emballage (les emballages sont individuels) vous le relivrez à un autre patient et vous facturez les mêmes produits une seconde fois à la CPAM ! ! ! CQFD

      • hogan
        hogan répond à hogan
        actif
        • Posté à 19h16 le 30/03/2008
        • Internaute 25474
          actif

        Précision s’il en fallait, les produits auraient dû être jetés après avoir été récupérés, question d’hygiène...et d’éthique...

  • anti_Tsarcosy
    anti_Tsarcosy
    etudiant
    • Posté à 19h08 le 30/03/2008
    • Internaute 35242
      etudiant

    @Hogan
    Témoignage très instructif. Il est clair qu’on ne peut laisser des groupes privé faire de la santé. Il y aura à un moment ou un autre un détournement de l’argent de la sécurité sociale pour nourrir les actionnaires.
    Quand je pense au fond d’investissement qui rachète des clinique privé à tour de bras pour profiter de nos douleur et de nos maladies et vider les caisses de la secu...je fulmine.

  • DidierB63
    DidierB63
    Devant un écran
    • Posté à 19h22 le 30/03/2008
    • Internaute 30265
      Devant un écran

    Privatisation totale ? Non, je n’y crois pas.

    En effet, le droit à la protection de la santé est inclus dans le préambule de la Constitution de 1946. Celui ci fait partie du bloc de constitutionnalité institué par le Conseil Constitutionnel pour juger de la conformité d’une loi à la Constitution.

    En revanche, la Constitution ne dit rien sur le caractère universel et obligatoire d’un système de santé national.

    Alors, sans privatiser la Sécurité Sociale, on peut lui faire perdre une grande partie de son importance, tout simplement en admettant l’existence d’un système d’assurance privée parallèle et remplaçant, pour ceux qui le souhaite, la SS.
    Les textes européens admettent l’existence de la SS mais n’impose son devoir de couverture qu’à la moitié de la population active. (je cite de mémoire)

    Les souscripteurs d’une assurance privée pourraient demander à quitter le régime général de la SS (ou leur régime particulier) en vertu de ces mêmes textes européens, et ainsi priver la SS de milliards d’euro de cotisation.
    A terme, la SS ne serait plus qu’un système d’assistance pour les plus pauvres, comme cela existe au USA avec Medicaid. Et avec les injustices que cela engendre dans la qualité des soins reçus...

    Et voila. Pas de privatisation, juste un changement des règles du jeu, et cela en toute conformité avec la Constitution et les lois en vigueur.

    La seule chose qui a manqué aux gouvernements de droite jusqu’à présent pour le faire, c’est le courage et une majorité suffisamment soudée pour le faire.
    Rien ne dit que la majorité UMP de l’assemblée se laissera entrainer sur ce terrain...

    Il faut donc rester extrêmement vigilants.

    Lien

  • robindesfoix
    robindesfoix
    cherche une issue
    • Posté à 20h02 le 30/03/2008
    • Internaute 26023
      cherche une issue

    toute les société en France qui travaillent pour des organismes d’état surfactures leurs prestations vu que c’est nous qui payons ! ! ! !
    une société qui fabrique des boulons multiplie le prix par dix de celui ci s’il est destiné à une centrale nucléaire ou à l’aérospatiale
    quand c’est pour la santé alors là c’est carrément l’escroquerie
    la société n’est basé que sur le vol et le mensonge et la spéculation a tout les niveaux.

  • ohenri
    • Posté à 20h54 le 30/03/2008
    • Internaute 36000

    Je ne peux qu’abonder en disant qu’hélas la privatisation du système de santé est déjà bien engagée !
    Un certain nombre de français ne se rendent pas compte de la perte du sens de la solidarité qui a fait que nous sommes un pays « civilisé ».
    J’ai un grand père dans les années 1930,qui a du faire entrer sa femme dans une clinique,pour une occlusion intestinale,qui a été fatale,mais là n’est pas le propos.
    La « Sécu » n’existant pas encore,il a du vider son compte de toutes ses économies,et ensuite faire vaille que vaille pour repartir,quasiment à zéro.
    Voulons nous cela pour nos enfants et petits enfants ?
    Bref,actuellement des cliniques sont rachetées en France ,par une société dépendant d’un très gros groupe financier américain(fond de pension).J’ai pu constater que les médecins référents ont une certaine tendance,sinon une tendance certaine, à vous orienter vers des spécialistes privés,qui ensuite vous adresse à la clinique privée.
    Que dire des examens(radios multiples,scanner et IRM,sans de réels besoins,sinon que de rentabiliser et d’amortir le matériel acheté !
    La méthode est bien rodée,et voici que les pharmaciens veulent nous encarter,au motif d’éviter les achats de médicaments qui pourraient présenter des risques avec des prescriptions précédentes ?
    En fait ils vont ainsi créer des fichiers qui pourront,sans doute,être communiqués aux Laboratoires,ainsi qu’aux Assureurs ou Mutuelles,en vue d’aménager leurs prix ou leur primes en fonction de l’état de santé du patient !
    C’est un tableau bien noir certes,mais qui est en train de voir le jour si personne ne réagit « violemment »

    • 3-bastet
      3-bastet répond à ohenri
      électron libre
      • Posté à 15h37 le 31/03/2008
      • Internaute 35961
        électron libre

      Bonjour,
      Comme vous j’ai assisté à des réunions de famille : vendre le pavillon du grand père pour pouvoir soigner son occlusion, et c’était beaucoup plus récent... annèe 70, milieu rural.
      Dans le retard au dépistage et/ou la non observance du traitement de certaines maladies, en particulier cancer, la chéreté du traitement, le fait d’être en arrêt maladie et de ne pas avoir son salaire joue un rôle majeur. Voir les études des anthropologues de santé... Que faire quand on vous demande d’avancer le prix d’un scanner avec injection, même « si cela est remboursé aprés ». Que dire de la prise en charge de 100%.
      Les services de chirurgie des petits hôpitaux ferment, les cliniques privées gardent la chirurgie rentable. Ou adresser les patients quand il n’y a plus de place dans les hôpitaux référents. De plus la sécu refuse de payer le transport de personnes âgées, seules, non motorisée.
      Plus personne ne veut prendre en charge les patients âgé, atteints de pathologies multiples qui arrivent en « bout de course », que dans ces services hospitaliers fermés, sous le prétexte de dangerosité, on opérait avec succès...
      Non, la médecine n’est plus accessible à tous, non les meilleurs soins ne sont plus prodigués à tous.
      En prenant votre retraite, choisissez bien votre lieu de villégiature, vérifiez vos mutuelles ...
      Que donnera une privatisation de la sécurité sociale, je n’ose pas l’imaginer... La santé coûte chère, mais c’est une question de solidarité...

  • el loco
    el loco
    éducateur spécialisé
    • Posté à 21h03 le 30/03/2008
    • Internaute 11961
      éducateur spécialisé

    personnellement je ne sais pas si il y aura une privatisation totale de la sécu

    certes la sécu a comme vocation d’assurer la coordination de la santé publique par le biais de remboursement, du versement d’aide sociale, retraite ... mais elle est aussi un organe important de contrôle sociale et de ce fait son abandon entrainerais des risques important en terme de stabilité sociale, et cela nos gouvernant n’en ont jamais trop envie ; -)

    la sécu est aussi très utile aux industries pharmaceutiques en effet, en permettant le remboursement des médicaments elle participe à l’effort de consommation de ceux ci et donc de la croissance de ses industries ! !

    enfin , la sécu et ses 5 branches est un organisme paritaire et les syndicats ont d’énorme intérêt en terme de pouvoir et de financement qu’elle ne soit pas démanteler complètement le système

    je ne dit pas par contre que les inégalité ne vont pas se creuser

    ceci dit d’autres domaine du social ont un risque de voir les requins de la finance fondre sur eux ! ainsi la protection de l’enfance est régulièrement lorgné par des investisseurs privé qui aimerais bien mettre dans leurs poches les prix de journée que représente l’accueil d’un enfant dans un maison d’enfant à caractère social (environ 140 euros par jours)

    pour l’instant aucun département n’a osé franchir le pas et j’espère que cela tiendra !

  • happy15
    happy15
    journaliste
    • Posté à 21h19 le 30/03/2008
    • Journaliste 37428
      journaliste

    Au-delà des milliards d’E, des syndicats et de la loi, la meilleure façon de limiter les frais, c’est de changer de prisme. Un enfant de deux ans comprendrait que plus il y a de gens en bonne santé, moins il y a de malades. En un mot, il faut multiplier les actions PREVENTIVES, prônées en particulier par les médecines orientales. La médecine traditionnelle chinoise enseignée chez Shen et l’Ayurvéda indienne enseignée au Soleil d’Or ont la même vocation : favoriser les équilibres, car c’est le déséquilibre entre les énergies qui favorise la maladie. La médecine française, la meilleure du monde d’un point de vue curatif, masque consciencieusement les vertus des médecines dites douces. Et pour cause : il n’y a aucun médicament dans la réfléxologie chinoise ou dans l’ayurvéda. Rien que du naturel.
    En plus, c’est la clé de voûte de la lutte contre le stress, générateur de bien des maladies.

    • lyones
      lyones répond à happy15
      grand-mère en colère
      • Posté à 22h01 le 30/03/2008
      • Internaute 15046
        grand-mère en colère

      Ah la pensée magique ! ! que je sache l’espérance de vie des chinois est bien inferieure à la notre malgré leur merveilleuse medecine dite douce ! ! Mais là n’est pas la question, notre système de solidarité médicale est en danger, les grands groupes comme la générale santé s’approprient les cliniques qui rapportent,les vieux, les déments ne les interessent pas ! A nous d’aller nous faire soigner dans les hopitaux afin de montrer notre attachement au service public, malgré le personnel surchargé, les locaux parfois délabrés, et la nourriture infecte ! Soutenons les medecins qui travaillent dans les hopitaux pour des salaires nullement faramineux et qui pourraient se faire de l’or dans le privé ! ! et bien sûr, lorsque nous mettons notre bulletin de vote, songeons à tout cela !

      • ohenri
        ohenri répond à lyones
        • Posté à 10h44 le 31/03/2008
        • Internaute 36000

        Chère Mamie,Je vous suis pour la fidélité à l’Hôpital Public,à qui je dois la vie (depuis 12 ans)notamment.
        Médecins,Chirurgiens,Infirmières,aide-soignants(e),personnel en général(La Pitié).Disponibles à 100%,d’une amabilité et beaucoup de compassion.
        Nourriture infecte : NON.
        Locaux délabrés : pas partout heureusement.
        Personnel : Oui a beaucoup de travail !
        Les Salaires : Certainement trop bas.
        Les médecins : Beaucoup d’étrangers parce qu’ils sont sous payés,malgré qu’ils aient faits très souvent leurs études en France !
        Oui les grands groupes cherchent à s’approprier les cliniques,mais aussi les vieux et les déments(au sens médical du terme).Vous parlez de la Générale de Santé,il y a aussi la Sté Vitalia,qui achète des cliniques en France.Qui est Vitalia ? Une émanation du groupe Blackstone Group : voir ici : Lien
        Je citerais également l’Orpéa qui a un ambitieux programme d’extension en France et dont l’action s’est envolée depuis 2003 : voir graphique ici :
        Lien
        L’Orpéa c’est surtout de l’hôtellerie,2 infirmières pour une centaine de résidents,pas de médecin,sauf ceux venant de l’extérieur,les soins,toilettes,faits par des infirmières de l’extérieur.Un salon pour mettre,en tas,des résidents attachés à leur fauteuil roulant.
        Certains regardent la télé,parce que çà bouge,d’autres dorment.Bref la joie !

  • catapulte
    catapulte
    président de la République
    • Posté à 22h13 le 30/03/2008
    • Internaute 37430
      président de la République

    C’est une provocation, ce titre « privatiser ou pas » ? ? ? ?

    Je ne vois absolument pas pourquoi il faudrait privatiser : cela ne nous apporterait bien sûr que des inconvénients (à nous et à toute notre société).

    Alors pourquoi poser cette question : est-ce votre but ? (privatiser la sécu ?).
    Et si oui, pourquoi ? Rue89 aurait-elle finalement des acointances avec les grands groupes d’assurance ? ? ?

    C’est nouveau ? ? ?

  • cooper59
    cooper59
    nazer c pueril et con
    • Posté à 22h28 le 30/03/2008
    • Internaute 18535
      nazer c pueril et con

    j’adore le titre ! Arf ! Ca y est,la privatisation de la Secu est rentrée dans les moeurs , c’est le debut de la fin .

  • NM
    NM
    • Posté à 22h55 le 30/03/2008
    • Internaute 30545

    Je sais que Michael Moore est assez propagandiste donc à prendre avec pincée de sel, mais je conseillerai à tout le monde de voir Sicko, si vous l’avez pas encore vu. Ca explique exactement comment le système publique Américain est devenu complètement privatisé (les rouages en quelques sortes) et tout d’un coup « Il risque de pleuvoir » n’est plus prémonitoire mais une mise en garde sur la répétition de l’ histoire. Je ne crois pas que la Sécu francaise est à l’abri, mais vraimment pas, et revenant de 15 ans au Royaume Uni, j’ai un sourire jusque la a chaque fois que je vais me faire soigner ici !
    Je pense qu’il faut vraimment entamer une campagne de conscientisation et de veille permanente, avec chiffres à l’appui, un 60 Millions de consomateurs de la Secu(60 millions d’utilisateurs ? , vraimment se l’appropier. Plus que les manifs, si le gouvernment sait que les assurés savent de quoi il ressort, l’avancée pour eux sera impossible. En fait, il faut des experts bien soutenus pour que leurs analyses et leurs signaux d’alarmes soient relayés efficacement partout et que ces discussions soient présentes à toutes elections, etc. Je rêve un peu peut-etre, mais par expérience, je sais que ca marcherait.

    • skejendi
      skejendi répond à NM
      • Posté à 23h19 le 30/03/2008
      • Internaute 36927

      « Il faut des experts bien soutenus », oui je suis d’accord, le problème c’est qu’ils ne sont pas soutenus. C’est normalement le rôle de la presse et des médias que de devoir relayer ce genre d’infos. Mais la presse en tant que « quatrième pouvoir » et « contre-pouvoir » n’est pas super en forme en ce moment. Il nous faut trouver un autre contre pouvoir. Dites-moi si je me trompe mais Attac est dans cette mouvance, non ?

      • Compte supprimé 4
        • Posté à 08h25 le 31/03/2008
        • Internaute 37447

        Concernant les media, il faudrait qu une association assez forte de consommateurs ou de citoyens les sollicitent avec ces experts et aillent presenter des documentaires a heure de grande ecoute a la tele, dans des grands journaux etc.
        Si les media n acceptent pas cette demarche, alors a ce moment la il faudra les attaquer pour subjectivite, mensonge et lavage de cerveau de la population en faveur du capital :) et pourquoi ne pas attaquer le gouvernement non plus puisque dans cette direction il ne travaille pas dans l interet des citoyens.
        Quelqu un sur ce site avait meme propose une bonne idee, celle de s associer et refuser de payer les impots puisque notre argent sert a produire des sous-marins, et toutes sortes d outils militaires et n est pas investi totalement dans la sante ou l education...

        Le systeme prive sera pire, c est certain, et ne servira qu a enrichir une race de voleurs deja bien grasse (banquiers et assureurs j entends).

    • marie 75
      marie 75 répond à NM
      • Posté à 08h30 le 31/03/2008
      • Internaute 3563

      tu as raison. Ce film fait froid dans le dos, mais je mesure chaque jour, ici comme ailleurs, le poids de la désinformation organisée.

  • hagalma
    • Posté à 00h09 le 31/03/2008
    • Internaute 8451

    Ce qui me chifonne, c’est l’argumentation entendue chaque matin ou presque sur les radios : au fond, nous autres du Peuple, n’avons pas compris que si « nous » ne réformons pas, on ira dans le mur ; et donc, il va bien falloir accepter des réformes courageuses !
    Je n’ai pourtant pas l’impression ni de mal gérer mon budget, ni de manquer fondamentalement de courage. Peut-être ai-je un esprit un peu court ne me permettant pas d’appréhender les problèmes, et surtout, les solutions forcément extrêmement complexes ?
    Suis-je bête d’avoir crû que le courage en matière de soins c’est la solidarité du corps social ! Suis-je dispendieux d’avoir imaginé que cette solidarité devrait être financée par tous au prorata de ses moyens. Et puis alors suis-je une âme sensible définitivement pas dans le coup de la financiarisation que de ne pas accepter de m’asseoir sur le devenir des laissés-pour-compte que la privatisation de la Sécurité Sociale va générer.

    Le soin sera désormais un objet de consommation, au même titre que le caddy, la bagnole, l’épanouissement personnel, la forme du corps, etc. Qui ne voudrait de ce nouvel objet serait un contemplatif, un fou, un sans-job, un égaré. Le monde de la loi de l’Objet a évidemment peu à faire de ses Sujets, sauf en tant que chacun d’entre nous constitue un consommateur potentiel.

    « Les flics du détersif vous indiqueront la case où il vous sera loisible de nettoyer ce que vous croyez être votre conscience, et qui n’est qu’une dépendance de l’ordinateur neurofile qui vous sert de cerveau » Léo Ferré La Solitude

  • RENET
    • Posté à 00h25 le 31/03/2008
    • Internaute 11685

    Les Centres Régionaux sont destinataires de tous les
    malades des départements de la Région
    Partout dans la région les spécialistes, cliniques et
    hopitaux se contentent de rabattre les Malades dans les
    centes régionaux

    Se pose donc le nombre de Spécialistes payés en double
    et 40 % de medecins dans les villes qui font donc que de l’alimentaire

    Noble Métiers que nous envions, mais pas de la même
    manière car pour ces derniers, la Sécurité sociale
    est la vache a lait !

    Les cliniques crées pour faire du fric , la rééducation qui commence par doubler la durée du séjour prévu lors de l’opération ! de faire mal pour
    provoquer une demande supplémentaire, même au risque
    de fabriquer des Handicapés !

    Cette situation des Professions libérales qui sont plus fonctionnaires que les fonctionnaires, Mais avec
    des Rentes de la Sécurité sociale ! il faut en finir !

    Seul le deconventionnement permettra a ceux qui se sentent les plus forts, d’attendre les clients ! ! ! ! !

    La solution existe mais on préfére tirer sur les lampistes, dérembourser, supprimer, contrôler et
    faire payer l’Assuré jusqu’à casser le système !

    LE CADRAGE DES SOINS PAR LE SERVICE DE CONTROLE EST LE
    SEUL MOYEN D EN SORTIR !
    pour accorder les Arrêts maladie
    pour accorder les radios et Rééducations
    Déjà là le retour a l’équilibre est certain car ces
    secteurs sont devenus des vaches à lait ! au détriment
    de l’intêrêt dû aux véritables malades !

  • Axior
    Axior
    Citoyen
    • Posté à 00h28 le 31/03/2008
    • Internaute 26085
      Citoyen

    Imaginons qu’on privatise là, maintenant, tout de suite. Que deviennent tous ceux qui sont déja malades, qui ont une pension et un traitement parfois plus cher que le prix de leur pension ? Vous imaginez une compagnie d’assurances qui accepterait de les prendre en charge ?
    Et que devient la CMU ?
    Quant aux autres, n’imaginez pas que vous aurez les mêmes conditions, rentabilité oblige. Une assurance privée, c’est un buziness : il y aura des clauses.
    Fumeurs, sportifs, professionnels de santé, vacanciers, familles nombreuses, et j’en passe, vous prendrez vos risques ; ou alors il faudra beaucoup payer ...

    • Pimpampoum
      Pimpampoum répond à Axior
      • Posté à 14h21 le 31/03/2008
      • Internaute 14244

      Impossible, le gouvernement qui ferait ça d’un coup exploserait en vol, j’en prend le pari...
      C’est beaucoup plus subtile que ça, pour l’instant il s’agit de préparer mentalement la population, car elle est très très loin d’être prête à privatiser !
      Qu’elle soit de droite ou pas d’ailleurs.

  • bororo
    • Posté à 01h11 le 31/03/2008
    • Internaute 37442

    Les Français sont-ils prêts à manifester afin que la Sécurité Sociale ne soit pas privatisée ? j’en doute, malheureusement. Il n’y a qu’à voir le peu de monde présent à la dernière manifestation contre les franchises médicales, programmée pourtant en fin de journée !

  • Servais-Jean
    • Posté à 04h49 le 31/03/2008
    • Internaute 4591
      43

    Les Maîtres de forges goinfrés sont partis couler des jours heureux et même des générations heureuses, ce qu’il en reste l’UIMM, a perdu la main au MEDEF au profit des banquiers et des assureurs.

    C’est à leur tour de tondre le bestiau et vous pouvez leur faire confiance ils savent y faire. Depuis plus de soixante ans ils préparent le terrain en martelant leurs arguments tout en caressant et arrosant les politiques qui peuvent les servir.

    Et les privatisations sont présentées comme la dernière chance de sauver les entreprises publiques et la sécu de la catastrophe. Et même des dirigeants de ces entreprisent clament cette vérité.

    Sauf que ces derniers ne disent pas qu’en basculant dans le privé leur revenus seront multipliés par dix, ils gagneront en un mois plus que ce qu’il gagnent actuellement en un an.

    Et une entreprise privée devant donner aux financiers un taux de rendement de leurs placements de l’ordre de 15% et devant aussi donner aux assureurs en remerciement de leurs services comme par exemple le tri préventif des futurs patients, il est facile de savoir d’où viendront ces profits. Baisse de qualité, baisse des revenus des exécutants, choix des clients (un malade devenant un client et c’est déjà en route), les rentables d’un côté les autres.... Cela existe avec les cliniques mais il reste les hôpitaux pour les autres.

    La santé privatisée va conduire aux « hostos du coeur » et à la réouverture des hospices où la charité des dames patronnesses épouses ou maitresses des banquiers et assureurs viendront y faire leur BA.

    Mais ça devient trop long et il reste tant à dire

  • Compte supprimé 4
    • Posté à 08h36 le 31/03/2008
    • Internaute 37447

    Et pourquoi ne pas couper l herbe sous le pied des assureurs et du gouvernement et creer notre propre securite sociale citoyenne ?
    Bien sur ce n est pas aussi simple, mais l idee ne vaudrait elle pas le coup d etre tentee ?
    Cela pourrait etre une immense association de citoyens a but non lucratif ou avec un autre statut, l idee restant qu elle est la pour le bien des citoyens et pas pour son propre benefice.
    Il faudrait qu elle pense a la rentabilite uniquement en termes de fonctionnement et eviter les cas comme les a presente ici Hogan.

    Constituer nous-memes une immense association, et barricader ainsi le marche face a ces ogres toujours assoifes d argent ?
    On sait ce qui nous attend, on critique, on voit que les manif n interessent plus gand monde.
    A nous de proposer quelque chose de constructif.

    • Axior
      Axior répond à Compte supprimé 4
      Citoyen
      • Posté à 12h58 le 31/03/2008
      • Internaute 26085
        Citoyen

      Il existe déjà une telle structure. Elle a été créée par le conseil national de la résistance, présidée à l’époque par Jean Moulin. L’article 1 dit :

      « Il est institué une organisation de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent “

      Cette structure existe encore, ça s’appelle ‘la sécurité sociale’

      • Compte supprimé 4
        • Posté à 13h49 le 31/03/2008
        • Internaute 37447

        oui d accord, mais cette « Securite sociale » resterait entre les mains des citoyens et non pas de l Etat.

        ...en effet on ne peut plus se permettre de faire confiance a l Etat surtout lorsqu il est represente par tsarko pour qui tout va bien depuis son arrivee : augmentation de salaire a 20 000 euros/mois aussi nul soit-il, vacances de luxes (dans quelle mesure le contribuable y participe-t-il ?), et perspectives de marche pour son frere dans les assurances en detruisant ce fantatistique systeme de solidarite...

         
        • Axior
          Axior répond à Compte supprimé 4
          Citoyen
          • Posté à 13h53 le 31/03/2008
          • Internaute 26085
            Citoyen

          Nous sommes donc d’accord : il n’est pas nécessaire de refaire ce qui a déja été fait, il faut se le réapproprier en changeant l’Etat, et en remaniant la constitution, voire en la remplaçant, selon la volonté du peuple, pour que ce qui nous appartient ne soit plus jamais à la merci des puissances financières.

        • Pimpampoum
          • Posté à 14h24 le 31/03/2008
          • Internaute 14244

          L’Etat, c’est nous. (ou du moins sensé être)

          Rendez vous en 2012. Pour ma part mon choix est déjà fait, et ce ne sera pas l’incapable actuel. (et je ne suis pas de « gauche »)

          • Axior
            Axior répond à Pimpampoum
            Citoyen
            • Posté à 15h17 le 31/03/2008
            • Internaute 26085
              Citoyen

            Dommage (que tu ne sois pas de gauche) :)
            Mais qu’importe, puisque apparemment tu es attaché comme nous aux valeurs de la république.

            • Pimpampoum
              Pimpampoum répond à Axior
              • Posté à 15h24 le 31/03/2008
              • Internaute 14244

              Il faut de tout pour faire un monde :)

        4 autres commentaires
    • Servais-Jean
      • Posté à 23h10 le 31/03/2008
      • Internaute 4591
        43

      societe
      Non non, l’eau chaude existe déjà, faites l’économie d’un brevet

  • rms29200
    rms29200
    retraité à Brest
    • Posté à 09h13 le 31/03/2008
    • Internaute 36381
      retraité à Brest

    J’ai parcouru rapidement les commentaires : en plus de l’état qui ne paye pas ses dettes, parlons du budget de fonctionnent : à ma connaissance environ 10% chez nous contre 2,5% pour nombre de pays Européen, cela fait une belle différence.
    Je pense que là aussi il y a de l’évaporation.....
    Nous ne sommes pas en déficit comme on veut bien nous le faire croire, les malades consomment trop nous dit on et le diabétique que je suis est montré du doigt.
    Alors oui il faudra descendre dans la rue pour défendre notre bonne vieille sécu. Pour avoir des enfants en Suisse et au Brésil, je puis vous affirmer qu’ils n’ont pas du tout l’équivalent. En Suisse la secrétaire de la mutuelle qui les assure téléphone à la clinique avant une opération pour demander de revoir les tarifs qui ont été revus à la baisse ! ! ! ! Je vous laisse méditer ce système de marchandage. Bonne journée à tous. Roger de Brest (même).

  • sup à la demande du riverain
    • Posté à 09h31 le 31/03/2008
    • Internaute 22866

    Bonjour a tous,
    Hier soir F.FILLON nous expliquait savamment que c’est en faisant baisser les prix (et donc en devellopant la concurrence dans le commerce) que les français retrouveraient du pourvoir d’achat.
    Mais il a oublié de de nous dire que chaque fois que les prix baissent, les salaires baissent également, c’est mécanique (marges bénéficiaires oblige !).

    Pour la SS c’est la même chose, il ne met en avant qu’un seul argument : l’allongement de la durée de vie.

    Mais faut-il lui rappeler que si les salaires étaient décents, les français accepteraient de cotiser davantage pour préserver ce système qui est le meilleur au monde .
    Par ailleurs a-t-il oublié que la baisse du nombre de chômeurs entraîne une rentrée des cotisations et donc réduit « le trou » de la Sécu. Alors puisqu’il est si fier de la baisse « historique » du chomage comment se fait-il que le « trou » de la sécurité sociale continue de se creuser ?

    Monsieur FILLON avant de nous tondre essayez de trouver des arguments qui tiennent la route !
    Nous ne sommes pas encore complètement abrutis !

    • Pimpampoum
      • Posté à 14h29 le 31/03/2008
      • Internaute 14244

      C’est beaucoup plus compliqué que ça.
      La France est le seul pays à ma connaissance où tout a été fait pour créer des monopoles locaux de grandes surfaces : elles font la loi dans leur zones géographiques, puisqu’elles sont seules, et c’est décrété par l’Etat !

      Et pour les prix montent/baissent= les salaires montent/baissent, ce n’est malheureusement plus vrai, tant l’actionnariat tient une place importante aujourd’hui dans ces entreprises...

  • jack-no
    • Posté à 09h43 le 31/03/2008
    • Internaute 3371

    bonjour,

    la privatisation a déja commencé depuis un bon bout de temps.

    il y a eu la création de mutuelles (privées) pour completer le remboursement de la sécu.

    au fil du temps, les déremboursements progressifs, les tickets modérateurs, les forfaits journaliers, etc... ont été pris en charge par ces mutuelles. les tarifs ont augmenté en conséquence.

    aujourd’hui c’est un produit de luxe que d’avoir une mutuelle, si vous n’êtes pas salarié, à plein temps, et au dessus du smig.

    aux présidentielles, vous avez voté à 75% pour Sarko, Sego, bayrou qui avaient participés à des gouvernements destructeurs depuis 30 ans. Sarko a un frere au Medef, facile de faire la liaison. vous avez voté pour votre malheur.

  • francodiac
    francodiac
    retraité en AFN
    • Posté à 09h53 le 31/03/2008
    • Internaute 31841
      retraité en AFN

    Avant de débattre sur une éventuelle privatisation des soins de santé (une cotastrophe à mon avis) il serait peut-être bon de la part du pouvoir d’engager une bonne fois pour toutes les « reformes nécessaires » dans le régime de la santé tel qu’il est pratiqué en France. C’est là que la rigueur est nécessaire.
    Parmi les laboratoires pharmaceutiques en leur imposant de fabriquer par exemple les cachets pour une vente au détail et non par boîtes de...28 qui deviennent 56 (deux boîtes donc) pour un traitement d’un seul mois.
    Chez les médecins généralistes qui par manque de temps (ou en quête de revenus) écourtent à qui mieux mieux les visites de leurs patients , en préférant la plupart du temps les expédier chez des spécuialistes, plutôt que d’essayer d’établir un réel diagnostic.
    Les pharmaciens qui sont devenus au fil des ans de véritables supermachés de produits n’ayant souvent qu’un lointain rapport avec la santé.
    Les taxis-ambulances qui se sucrent pour des tâches bien souvent ridicules.
    Les remboursements des voyages des accompagnateurs privés de grands malades.
    Les abus des dentistes et radiologues qui pour une carie vous imposent des bridges et pour un examen de l’abdomen vous faut « la totale du corps ».Etc..
    La réforme enfin du fonctionnement de la Sécu qui, comme dans toute administration, emploie un personnel pléthorique.
    Sans oublier bien sûr de sommer tous les débiteurs de l’oganisme d’honorer leurs dettes avec l’Etat et les entreprises en premier lieu.

  • ercégé
    • Posté à 09h56 le 31/03/2008
    • Internaute 35827

    @ Bororo :
    Les Francais sont autant prêts à manifester contre la privatisation qu’ils étaient prêts à manifester pour une gestion équilibrée de la Sécu (donc pas). Face à leur silence habituel, l’Etat se permet désormais en prime de les culpabiliser pour ses déficits successifs (que ce soit celui de la Sécu ou d’autres) avant de leur annoncer bientôt la (vraie) couleur de leur non-avenir social, génial non ?

    @ anti-Tsarcosy :
    entre un détournement futur des fonds au profit des actionnaires et un détournement passé et présent des fonds au mieux par incompétence publique, c’est le choix entre la peste (payer pour attendre d’être soigné) et le choléra (se ruiner à être soigné). Je vous souhaite sincèrement (ainsi qu’à tous les étudiants) d’être un jour en mesure financièrement de « hedger » vos primes d’assurance en devenant actionnaires de ces groupes privés ...Mais il est vrai qu’il faut déjà le faire pour les dépenses énergétiques etc ...

    - - -

    Dans ce domaine comme ailleurs, nous (citoyens, contribuables, électeurs, ménages) sommes le seul agent économique désorganisé et individualiste. Pourquoi les autres agents (Etat, entreprises) super-organisés se priveraient-ils de profits faciles à nos dépens ?

    Au risque de me répéter : pas besoin de visionner le film de Moore, jetez un oeil vers certains pays européens. La nouvelle loi économique du « socialiser les pertes - individualiser les profits » est en route sans limitation de vitesse et a encore de beaux jours devant elle (cf aussi crise du subprime) !

  • Aller à la page
  • 1
  • 2