Les chiens américains digèrent mal la cuisine chinoise
C’est une affaire qui n’a tué « que » quelques milliers de chats et chiens aux Etats-Unis. Mais elle a fait suffisamment de bruit pour ajouter un contentieux aux délicates relations sino-américaines. Le coupable est la mélamine, une substance chimique utilisée dans la fabrication d’assiettes plastique ou de colle. Une entreprise chinoise en a mis dans du gluten de riz exporté aux Etats-Unis et utilisé dans la fabrication d’aliments pour animaux domestiques... Une centaine de marques en avaient utilisé et ont dû rapatrier leurs produits.
L’affaire fait grand bruit, et, cette semaine, le New York Times s’inquiétait de a faiblesse des contrôles, et appelait à renforcer les pouvoirs de la Food and Drug Administration (FDA) avant que ce ne soient des milliers de personnes qui soient empoisonnés par des produits contaminés de la même manière.
La Chine a très vite réagi, arrêtant les coupables, et appelant à une plus grande supervision de la chaîne aimentaire chinoise. Le fabricant qui avait utilisé de la mélamine avait cherché à accroître son profit. L’affaire est embarrassante et atteint sérieusement l’image de marque des produits chinois aux Etats-Unis.
Il y a de quoi s’inquiéter en effet. Lorsque j’étais correspondant à Pékin, j’avais subi un empoisonnement alimentaire, et, pour me remonter le moral, mon assistante m’avait traduit tous les articles de la presse chinoise qui touchaient à ce sujet sur une semaine. Un cauchemar qui vous donne envie d’arrêter immédiatement de manger. Pour quelques yuans de plus, certains producteurs sont prêts à tuer père et mère, ou du moins à les empoisonner...
Ce qui est en cause, ce n’est pas tant l’appât du gain, qui est après tout le moteur de la croissance chinoise actuelle : c’est l’absence d’éthique, et surtout l’absence d’Etat, un comble dans un pays autoritaire.
L’Etat chinois n’a pas les structures de contrôle, est trop perméable à la corruption, trop traversé de contradictions (le centre contre les provinces, les ville contre les campagnes...) pour qu’il n’y ait pas des abus de ce genre. Seule la réaction internationale, et le risque de se voir fermer des marchés peuvent amener un changement interne. Il est urgent.
C’est d’autant plus regrettable que, malgré tout ce qui précède, on mange évidemment divinement bien en Chine !
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La preuve de vie de Roméo Langlois, bientôt libéré par les Farc ? 








Ce genre d’affaires est malheureusement prévisible dans le Chine d’aujourd’hui, où les réglementations ne sont pas respectés où la contrefaçon gangrène tous les secteurs d’activités.
On peut craindre d’autres affaires de ce type, il est grand temps que les autorités Chinoises fassent le ménage dans tous les domaines de contrefaçon, notemment tout ce qui touche la sécurité des personnes, c’est à dire à peu près tous les produits.
On parle de nourriture contrefaite, de médicaments contrefaits.
Une bonne chose cependant, le retentissement de ce genre d’affaire devrait nuire un peu plus à la marque « made in china » ce qui en retour forcera les autorités Chinoises à réagir. C’est la dure loi du marché.




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