A 84 ans, Mugabe candidat au despotisme éternel au Zimbabwe
Son pays est en ruine, il a 84 ans et il règne depuis 28 ans... Et pourtant, Robert Mugabe se présente pour un sixième mandat, samedi, à l’élection présidentielle au Zimbabwe, et a fait en sorte de ne pas pouvoir perdre !

Le président Mugabe après avoir voté, samdi à Harare (Howard Burditt/Reuters)
Deux candidats se présentent contre le « père de l’indépendance » de l’ex-Rhodésie : son éternel rival Morgan Tsvangirai, et un ancien membre du parti au pouvoir, Simba Makoni, exclu pour s’être proclamé candidat contre la président sortant. Les deux hommes participent à cette élection sans illusion, après une campagne marquée par l’intolérance de la Zanu-pf, le parti de Mugabe, et par la perspective de la fraude organisée par l’administration aux ordres du pouvoir. Le gouvernement zimbabwéen a refusé la présence d’observateurs occidentaux, privilégiant les observateurs russes, iraniens ou vénézuéliens.
La question à l’ordre du jour au Zimbabwe n’est donc pas tant de savoir qui gagnera l’élection de samedi, mais quand et comment Robert Mugabe finira pas abandonner le pouvoir. Naturellement en fonction de son age, par une révolution de palais tant son entourage semble aujourd’hui divisé, ou plus violemment encore si son peuple décide un jour qu’il en a trop subi sous la férule de cet homme élu pour la première fois en 1980 porteur de tant d’espoirs, et qui a tant déçu. Le spectre des événements du Kenya et des violences post-électorales de janvier est dans tous les esprits.
Un quart de la population du pays s’est déjà enfuie à l’étranger pour survivre, errant dans les villes sud-africaines en quête de petits boulots alimentaires ; le pays vit avec une inflation sans équivalent de ... 100000% (si ça a encore un sens !) ; et autrefois grenier à blé de l’Afrique australe, il reçoit aujourd’hui une aide alimentaire vitale pour une bonne partie de la population. L’économie s’est écroulée, et aura besoin d’un sacré ballon d’oxygène pour redémarrer, mais aussi et surtout de confiance.
Les pressions internationales sur le Zimbabwe ont échoué ; les pays africains, et en particulier l’Afrique du Sud, ont reculé devant l’obstacle et toléré les outrances d’un homme qui a mené son pays et son peuple dans l’impasse. Les Zimbabwéens sont donc seuls dans un huis-clos avec un despote octogénaire qui n’aura connu, dans sa vie, que la guerrilla marxiste mâtinée d’éducation jésuite, et 28 ans de pouvoir absolu entamé par une répression sanglante au Matabeleland et poursuivie par une fuite en avant suicidaire. Ses successeurs, un jour prochain, auront tout à reconstruire sur un champs de ruine.
► A lire : Robert Mugabe, libérateur du Zimbabwe devenu oppresseur.
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La preuve de vie de Roméo Langlois, bientôt libéré par les Farc ? 








C’est nous les Africains
Qui revenons de loin
Nous venons des colonies
Pour sauver la Patrie
Nous avons tout quitté
Parents, gourbis, foyers
Et nous avons au cœur
Une invincible ardeur
Car nous voulons porter haut et fier
Le beau drapeau de notre France entière
Et si quelqu’un venait à y toucher
Nous serions là pour mourir à ses pieds
Battez tambours, à nos amours
Pour le pays, pour la Patrie
Mourir au loin
C’est nous les Africains.
I
Nous étions au fond de l’Afrique
Gardiens jaloux de nos couleurs,
Quand sous un soleil magnifique
A retenti ce cri vainqueur
En avant ! En avant ! En avant !
II
Pour le salut de notre empire
Nous combattons tous les vautours
La faim, la mort nous font sourire
Quand nous luttons pour nos amours
En avant ! En avant ! En avant
III
De tous les horizons de France
Groupés sur le sol africain
Nous venons pour la délivrance
Qui par nous se fera demain
En avant ! En avant ! En avant !
IV
Et lorsque finira la guerre
Nous reviendrons dans nos gourbis ;
Le cœur joyeux et l’âme fière
D’avoir libéré le pays
En criant, en chantant : en avant !
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