figra 2008 29/03/2008 à 16h58

Figra (III) : dans la galère des femmes SDF

Augustin Scalbert | Journaliste Rue89

(Du Touquet)

Seul reportage sur la France choisi par les internautes de Rue89, « Femmes sans domicile », d’Eric Guéret, a provoqué des larmes silencieuses puis de bruyants applaudissements du public du Figra. Jour et nuit, pendant six mois, le documentariste a suivi le quotidien de femmes qui naviguent entre pavé parisien, squats et centres d’hébergement.

Elles s’appellent Marie-Thérèse, Brigitte, Stéphanie, Evelyne, Magali, Aimée, Eugénie. Elles ont 32 ou 69 ans. Et trente ou dix ans de rue. « La rue efface parfois les individus jusqu’à les faire disparaître à leurs propres yeux », dit Eric Guéret en suivant Evelyne pour une séance photomaton. Réveillée et recueillie par le Samu social, cette autre femme ne sait plus où elle est :



C’est cette scène, et d’autres encore plus douloureuses, qui ont embué les yeux du public. Avec la gouailleuse Marie-Thérèse, une « bosseuse » amoureuse depuis dix ans de son feu rouge de l’avenue de Friedland, dans les beaux quartiers de la capitale, le quotidien semble un peu plus optimiste :



Eric Guéret explore le très dur quotidien de ces femmes sans attache, et finit par recevoir des confidences sur la « cassure » que chacune porte en elle. Attendu au Figra et finalement bloqué à Washington (où il enquête sur les déchets radioactifs), le réalisateur raconte avoir été particulièrement frappé par l’état psychologique de ces femmes. « En France, les fous passifs sont dans la rue, et les fous dangereux sont en prison », dit-il :

« Femmes sans domicile » se termine sur cette recommandation du réalisateur : il faut les accompagner. Mais comment, concrètement ?

« Femmes sans domicile », d’Eric Guéret

Addendum le 30/03/2008 à 19h53 : ce film a reçu le prix du jury jeunes au Figra 2008.

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  • nada
    • Posté à 17h33 le 29/03/2008
    • Internaute 25026

    Les fous, passifs ? Je ne les trouve pas folles, au contraire ! C’est quoi la folie, c’est d’avoir des choses qu’on vous propose et de les acheter, lire ou écouter « foule sentimentale » de Souchon. La folie c’est ce gouvernement qui ne recule devant aucune dépense, emmène sa maman, sa clique de voyoux dispendiaires et nous fait croire que c’est de notre faute ! Quand ces pustules voudront regarder le peuple et sa souffrance et lui accorder le bénifice du doute, ne serait-ce que l’élégance qu’ils s’accordent entre eux et en « bonne “intelligence, on vivra sur une autre planète !

    • Aïda Lesdixdoigts
      Aïda Lesdixdoigts répond à nada
      Musicienne
      • Posté à 08h05 le 31/03/2008
      • Internaute 27056
        Musicienne

      Bonjour,
      PREPAREZ VOUS A TRAVAILLER POUR EUX
      A faire passer à votre carnet d’adresse
      Pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417.120 euros, soit 60 mois x 6952€.
      > > > > C’est la nouvelle indemnité chômage des députés !
      Repris ce matin sur RMC par JJ BOURDIN qui souligne que les élus de la gauche à la droite sont tous d’accord.
      > La plupart des médias n’en parlent pas ! ! > A l’issue des 5 ans d’indemnités,
      les députés non réélus percevront à vie 20 % de ce traitement soient 1390 € par mois. >
      Alors, faîtes des efforts, travaillez pour payer des impôts qui serviront à payer les ’golden parachute’ de nos députés.
      > Mais pourquoi 5 ans ? C’est précisément le temps d’une alternance législative.
      Ce vote intervient au moment où les candidats nous parlent des efforts que devront consentir les Français
      pour réduire la dette et dénoncent le train de vie dispendieux de l’Etat ! L’information sur la nouvelle indemnité
      « chômage »des députés a été relevée par le Canard Enchaîné’ le 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre
      , le 1er Mars 2007. Curieusement, ce sont les seuls médias à en avoir parlé. Silence total du côté des télés,
      radios ou des autres journaux, habituellement pressé de dénoncer les parachutes en or de certains
      grands patrons (Certes avec raison). > Pourquoi se taisent-ils sur cette affaire ?
      Sans doute parce que cette loi a été votée en douce, par tous les groupes politiques, UMP, PS, UDF et PCF,
      qui savent parfaitement s’entendre lorsqu’il s’agit de s’octroyer des avantages sur le dos des Français.
      > Avant de quitter son perchoir, Jean-Louis Debré a fait voter à l’unanimité et dans le silence complet,
      une loi pour que désormais, un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois
      son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour, selon info sur site Assemblée nationale, de 5178 €, soit 6952 € bruts.
      Chaque député non réélu coûte donc aux Français 417.180 euros sur 5 ans ! Sans parler de ce qu’il leur coûtera ’ à vie ’ !
      Ces indemnités ont été attribuées aux députés et définies par l’ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958.
      L’indemnité de base est calculée par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l’État
      classés dans la catégorie présentement dite hors échelle. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du
      traitement le plus élevé de cette catégorie, ce qui correspond au traitement d’un conseiller d’État ayant moins d’une
      année d’ancienneté dans son grade. S’y ajoute l’indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %.
      Selon l’article 2 de l’ordonnance précitée : ’L’indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction’.
      Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l’indemnité parlementaire
      (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l’indemnité de résidence). >
      Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :
      > Indemnité de base : 5 400, 32 €. Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 euros >
      Indemnité de fonction (25 % du total) : 1390, 58 €. - Soit brut mensuel 6 952,91 euros- >
      Retenues obligatoires devant être déduites du brut mensuel, diverses retenues
       : - Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1153,08 €.
      - Contribution exceptionnelle de solidarité : 55,62 €. C. S. G. et
      contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55€. Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 €. >
      Soit net mensuel 5177,66 euros. > Avant de quitter la présidence de l’Assemblée Nationale, Jean-Louis Debré
      nouveau président du conseil constitutionnel, a fait un joli cadeau à ses amis députés de tous les partis !
      Bien entendu cette généreuse ’indemnité chômage’ est totalement inconditionnelle, et l’heureux bénéficiaire
      de cette jolie rémunération de 5 ans n’est tenu à aucun engagement, comme par exemple : justifier de la recherche
      d’un nouvel emploi, d’une visite mensuelle à l’ANPE, ou d’une activité justifiant cette « Aide Sociale »...
      bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires. Voilà de quoi crève la République, de la corruption de ses élites,
      car évidement aucun parti n’a protesté, vu que tous bénéficieront des largesses de M. Debré.
      > > > > Si vous êtes scandalisé et refusez d’être pris pour un C...,
      diffusez au moins ce message. Sinon contentez-vous de payer !

      =

      • ladonnaèmobile
        • Posté à 16h10 le 01/04/2008
        • Internaute 4403

        J’aimerais savoir si les cotisations versées par les parlementaires suffisent à couvrir les allocations versées aux députés non-réélus, ou s’il faut puiser aussi dans les contributions des non-députés.

        En tous cas, quand on voit que nos députés prévoient qu’ils ne retrouveront pas de travail, cela devrait nous rassurer : nous avons enfin des parlementaires réalistes qui connaissent la dure loi du marché du travail ! ils vont désormais soutenir les demandeurs d’emploi et expliquer à l’ANPE-ASSEDIC qu’il faut maintenir les allocations ! ! !

  • sery
    • Posté à 17h33 le 29/03/2008
    • Internaute 25622

    billet incoherent me laissant sans autre commentaire

  • fredmanquilitleweb
    • Posté à 17h54 le 29/03/2008
    • Internaute 28055

    il faut savoir qu’il y a des malades psychiques qui n’arrivent pas à réintégrer un appartement car ils n’arrivent plus à être autonomes, du coup ils vivent dans des hopitaux psychiatriques, en tout cas moi j’en ai vu au moins un...

    • weby_love
      • Posté à 19h51 le 29/03/2008
      • Internaute 30018

      Super ! !
      Et alors ? ? T’en a vu un et alors ?
      Quel interet a dire ca ? Y’a t_il un double discours ?

  • lyones
    lyones
    grand-mère en colère
    • Posté à 19h04 le 29/03/2008
    • Internaute 15046
      grand-mère en colère

    Il faut savoir qu’on a fermé la moitié des lits en hopital psychiatrique en quelques années pour faire des économies ! Effectivement les fous dangereux sont en prison, ce qui agrave leur état, et les passifs dans la rue ! Qui pourra comprendre l’incommensurable detresse de ces malades dévorés par l’angoisse ! C’est une honte, comme le dit nada alors que s’étale sur nos écrans, le luxe obscene de nos gouvernants !

    • sabaudia
      sabaudia répond à lyones
      • Posté à 19h16 le 30/03/2008
      • Internaute 8229

      et pendant ce temps là...voir la photo

      Lien

      • ladonnaèmobile
        • Posté à 16h20 le 01/04/2008
        • Internaute 4403

        Oui, Sabaudia, électeur lambda... Nous nous indignons des dépenses somptuaires de nos élus, mais à part s’indigner en privé, que faisons-nous pour que cela cesse - que pouvons nous faire ?

  • thélonious
    • Posté à 19h12 le 29/03/2008
    • Internaute 11749

    L’auteur de ce dommentaire a malheureusement raison : les fous vivent en ce moment leur pire période depuis la guerre où, pour mémoire, 50000 patients de psychiatrie sont morts de faim.

    Et là, depuis une quinzaine d’années et les plans Juppé (avec notamment la fermeture de nombreuses écoles d’infirmières), c’est une catastrophe silencieuse (sauf pour quelques uns, soit qui en souffrent directement, soit parce qu’ils travaillent en psy, comme c’est mon cas)

    Aujourd’hui, des hopitaux continuent de fermer des lits, encore et encore, alors qu’on en manque cruellement.

    Le seul traitement, sauf dans quelques services exceptionnels, c’est une piquure mensuelle pour traiter (on ne dira pas « assomer », quoi que ce soit parfois plus juste) ce qu’il y a de plus vif, de plus visible, de plus criant chez les patients.

    Et c’est tout.

    Alors les patients ne viennent plus, une piqure par mois, c’est pas un soin, ça n’engage personne. Et un patient qui ne vient plus, c’est un patient de moins, vite oublié, vite tombé, pour de bon, pour de vrai, dans l’oubli.

    L’oubli s’appelle aussi la rue. C’est ce que rappelle, apparemment, ce documentaire.

    Qui est ministre de la santé, au fait ?

    • Thiery
      Thiery répond à thélonious
      • Posté à 19h20 le 29/03/2008
      • Internaute 17021

      C’est Bachelotte mais elle est occupée actuellement ; elle est chez Drucker ce dimanche .
      on peut pas être partout !

  • bloqué le 24.09.09
    • Posté à 19h20 le 29/03/2008
    • Internaute 25106

    Oui lyones et thélonious, je ne travaille pas dans la santé, mais il suffit d’oberver ceux qui dorment sur nos trottoirs, sous la pluie, pour voir que les gouvernements récents ont décidé de ne plus soigner les malades psychiatriques. C’est plus économique de les laisser dormir dehors.

    • tizzi
      • Posté à 20h18 le 30/03/2008
      • Internaute 29726

      Il suffit de lire tes commentaires pour comprendre que tu as échappé à la camisole de force depuis la fermeture de ton asile...

  • Cosette
    Cosette
    Délinquante amoureuse
    • Posté à 19h26 le 29/03/2008
    • Internaute 33774
      Délinquante amoureuse

    C’est à pleurer de rage quand on voit ça !
    Bien sur qu’on est au courant.

    Quand on voit les millions d’euros que le gouvernement gaspille pour ses frais de bouches, de maquillage, de reception (pour Mme Dati) entre autre ! ! !

    Tout ce faste est à vomir !

    Et les 138 000 euros de Mr Estrosi ? !

    Cet argent là serait bien utile pour héberger toutes ces femmes et les autres !

    Je suis révoltée (une fois de plus) de voir ça !

    Et miss Boutin ? elle est ou ?

    • DBL8
      DBL8 répond à Cosette
      Retraité
      • Posté à 09h16 le 30/03/2008
      • Internaute 19562
        Retraité

      Le plus révoltant, c’est de voir qu’aux portes de Paris, il est construit des bureaux ! !
      Pourquoi ne pas faire des logements sociaux ? !
      Il ne suffit pas de le crier sur tous les toits qu’ils en faut, encore faut-il faire suivre ses paroles par des actes ! !
      Pourquoi encore des bureaux ? n’y en a-t-il pas asses ? Et tous ceux qui ne sont pas occupés ? Que vont-ils devenir ?
      Ce sont des JANUS ! !
      C’est comme dans les communes ou des locaux destinés aux commerces sont obligatoires lors de la construction de logements, alors que personnes ne veut ouvrir des commerces dans ses communes, car les taxes sont trop fortes. D’ailleurs, ceux existants ferment.

  • adu
    adu
    libre
    • Posté à 20h19 le 29/03/2008
    • Internaute 36052
      libre

    je me fais l’avocat du diable :
    Elles s’appellent Magalie,Marie,Brigitte..........
    Ou est Rachida et Ramatoulay,, ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

  • fredmanquilitleweb
    • Posté à 20h31 le 29/03/2008
    • Internaute 28055

    pour revenir à la remarque que je trouve déplacé, il y a des gens qui ne peuvent pas vivre dans l’autonomie, il faut l’accepter et les respecter, mon propos est un témoignage, il montre que parfois vivre en appartement ce n’est pas du domaine du possible.... Les gens ne le savent pas alors c’est pourquoi j’ai voulu en témoigner...

  • - ToRDReLoRDRe -
    - ToRDReLoRDRe -
    cHieN de TaLus
    • Posté à 20h38 le 29/03/2008
    • Internaute 35470
      cHieN de TaLus

    continuons la fabrication du pire des mondes, roulez jeunesse...

  • capucine
    • Posté à 22h44 le 29/03/2008
    • Internaute 916

    Si, le vrai problème reste l’offre de logement.
    Pour ceux qui nécéssitent des soins psy, le logement est nécessaire pour qu’ils puissent se réaliser.
    Et pour ceux qui ont besoin d’un accompagnement vers une resocialisation à terme un logement est nécessaire.

    Ainsi, pour les deux cas, là où le bas blesse reste l’offre de logement.
    En relogeant facilement toutes les personnes qui sont dans les centres d’hebergement en capacité de vivre de manière autonome, et il y en a, on laisserait évidemment beaucoup plus de place pour ceux qui y sont encore loin.

    Le système social mis en place à partir de la rue se bloque, s’embolise au final par le manque de sortie, du fait d’un manque d’offres de logement.

  • sitoihien
    • Posté à 22h48 le 29/03/2008
    • Internaute 21237

    Dans un des 7 pays les plus riche de la planète,le pouvoir de droite et de gauche trouve normal que des gens dorment dehors ! ! ! le monde est a l’envers.

    • DBL8
      DBL8 répond à sitoihien
      Retraité
      • Posté à 09h23 le 30/03/2008
      • Internaute 19562
        Retraité

      Il ne le trouve pas normal, ils laissent les assoc. s’en occuper. Et ça les arrangent bien, car cela revient très cher et ils sont incapables de s’en occuper.
      Après plusieurs années dans la rue, le retour à la vie normale (civilisée ?)est très difficile pour ses gens là, ils ne se sentent plus libres.
      Beaucoup retourne à la rue par manque de prise en charge de la part de la société.

  • w4rning
    • Posté à 23h05 le 29/03/2008
    • Internaute 37354

    et nous... Quid de nous...

    A s’apitoyer, à pleurnichouiller, ô pauvres d’eux...

    Urgence ? Y’a t’il urgence ?

    Des êtres humains dorment à la rue... Depuis combien de temps ? Depuis combien d’années ? Coluche, les resto du coeur, 1986, ça ferai maintenant 22 ans ? L’abbé Pierre, fondation d’emmaüs, 1949, 59 ans bientôt ?
    Ou plus... qui sait. Depuis que l’homme s’est épris du concept de propriété peut être... Alors, urgence ? ça fait au moins 50 ans qu’il y’a urgence en France ?

    En hiver... Urgence ? IL fait froid en hiver... Depuis combien de temps, depuis combien de millénaire ? Urgence ?

    Et nous de s’apitoyer, et nous de pleurnichouiller, et nous de dire Amen à ces porteurs de charité hystérique que sont les acteurs du marché de la misère, j’ai nommé Emmaüs, les restos du coeurs, médecin du monde, et j’en passe... Et nous, d’un double mouvement, de leur tendre la main tout en mettant en place le nécessaire pour qu’ils restent à leurs places, à leur place de pauvre, leur place de niveau 0 sur l’échelle sociale, qu’ils soient SDF, prisonniers, prostitués, déviants. Et nous de nous rappeler, chaque matin en les croisant sur nos trottoirs « Allons travailler, cette vie n’est pas pour moi ».

    Et nous de participer activement, chaque jours, par nos larmes, par nos émois, à la pérennisation d’un système qui érige la misère comme anti-modèle.

    La psychiatrie ? Parleriez vous de psychose ordinaire ? Cette folie pré-décompensation structurée comme moyen de défense à la rue, autant que l’alcool ou que la prise de drogues, pour tenir, pour survivre, pour ne voire le réel qu’a travers un filtre d’altération ?

    ...

    Et ça disserte, et ça pleure, et ça fait perdurer le marché de la misère, l’anti-modèle, la raison intrinsèque qui nous lie à une excellente raison de se lever le matin : allons bosser, ça n’arrive pas qu’aux autres d’être à la rue. Et ça fait en sorte que le clochard du coin de la rue ne trouve d’autres raisons que d’y rester puisque telle est sa fonction sociale, du moins telle est celle que nous lui avons réservé.
    ...
    Applause...
    ...
    Un acte révolutionnaire ? Stoppons net le marché de la misère, arrêtons de caresser dans le sens du poil le charitable palliatif.
    Républicains ? Quid de la solidarité nationale ?
    L’Etat, des responsabilités ? Alors pourquoi pleurez vous ?

    • thélonious
      thélonious répond à w4rning
      • Posté à 11h57 le 30/03/2008
      • Internaute 11749

      Même si votre raisonnement se tient d’un certain côté (ne pleurons pas, c’est à l’état de tout faire), le fait est qu’il est jalonné d’inconguités dérangeantes.

      « Cette folie pré-décompensation structurée comme moyen de défense à la rue », par exemple, c’est complètement déconnant. De même que de parler de « psychose ordinaire ».

      La folie est franchement du coté de l’extraordinaire, et c’est bien une part de son drame : le commun, rapidement, n’y retrouve plus ses billes, sa façon de penser le monde, de le sentir, de le parler.

      Pour autant cet extraordinaire, ces extraordinaires, il y a ce qui nous lie résolument en tant que sujets humains et à cet égard, les fous n’ont pas moins besoin d’un logement que les autres, leur corps pas moins de soins, et leur vie psychique pas moins un besoin vital de contacts avec d’autres humains.

      Ces simples constats n’appellent pas, je crois, aux pleurs - même s’il y a là matière à se désespérer du genre humain, mais à pousser le débat partout où il peut être porté, de sorte que l’on force les politiques à prendre leurs responsabilités.

      Veut-on effectivement se débarasser au moindre prix de tous ceux qui ne sont plus productifs ?

      Et si on ne le veut pas effectivement, alors pourquoi agit-on comme si on le voulait ?

      C’est ce qui se passe en 2008 avec le (très mauvais) traitement réservé à la souffrance psychique en France.

  • liliane
    liliane
    terrienne
    • Posté à 00h05 le 30/03/2008
    • Internaute 29861
      terrienne

    Drôle de raisonnement, je veux bien croire qu’il y ait des cas psychiatriques, mais certainement pas autant ! C’est la rue qui rend fou, oui, et non pas les fous dans les rues ! ! ! C’est pas après, c’est avant, qu’il faut agir, avec interdiction de mettre les gens à la rue pour non paiement des loyers quand il y a des problèmes financiers réels.

    • DBL8
      DBL8 répond à liliane
      Retraité
      • Posté à 09h28 le 30/03/2008
      • Internaute 19562
        Retraité

      De nombreuses communes de la région Parisienne ont refusés « la mise à la rue ». Mais, qui paye à leurs place ? Car il faut bien en arriver à cette question, lorsque les loyers ne sont payés, ce sont les autres locataires qui payent pour eux, et pour beaucoup de ses locataires, c’est très difficilement faisables au vu de leurs ressources.
      Alors que faire ? !

    • hycare
      hycare répond à liliane
      Gigoteuse d'univers
      • Posté à 12h28 le 30/03/2008
      • Internaute 8129
        Gigoteuse d'univers

      Je trouve pour ma part cet article et ce qu’il nous montre à voir et donc à penser, pertinent.

      Je travaille « en psychiatrie » avec des personnes atteintes de troubles graves de la personnalité et du comportement. Je ne sais pas si ces personnes sont « actives » ou « passives ».
      Je suppose que par « actif » l’auteur veut faire entendre que leurs actions les ont conduites en prison et par « passif » celles présentant des troubles auto destructeur via ce qu’on nomme un « délire ».( ce qui n’exclue pas du tout le « délire » pour les « actifs »).

      J’ai l’exemple d’une personne qui lorsqu’elle va très mal , pense qu’elle peut sauver des vies , voire même la terre entière ce qui entraine une conduite sociale pour le moins « décalée ». Ainsi elle pense pouvoir voler ou passer à travers un flot de voitures sans être toucher.

      Une autre personne vit (et souffre) en permanence dans sa tête avec des personnes qui l’ont marqué ou traumatisé et dont les voix l’envahissent et ne lui permettent pas de vivre dans notre réalité.

      Ce ne sont pas les exemples qui manquent.
      Pour l’instant ces personnes sont suivies, et très bien prises en charge.

      Mais, et cela rejoint cet article, elles disposent d’un appartement et ont donc une inscription sociale.

      Seulement depuis quelques semaines l’appartement d’un de ces patients a été vendu...Le nouveau propriétaire a l’intention d’augmenter son loyer d’autant qu’il est très bien situé (au centre d’une ville importante en province).
      Quid de l’avenir de cette personne ?
      L’allocation Adulte Handicapée (AAH) est bien en dessous du seuil de pauvreté (629 euros environ dans le meilleur des cas) et a donné lieu à une manifestation jamais vu en France ce samedi...
      Si cette personne ne peut retrouver un logement qu’adviendra t-il ?
      Bien entendu le service qui la suit fera tout ce qu’il peut, quitte à ce qu’elle retourne en service psychiatrique.
      Ce qui serait une régression dû en l’occurrence à un problème locatif...
      Mais pour combien de temps : les lits d’hospitalisations se réduisent comme peau de chagrin, les infirmiers qui partent à la retraite ne seront pas remplacés (un sur deux...)
      L’HAD (l’hospitalisation à domicile) ne peut se faire sans personnel...

      Pour ceux qui ne le savent pas la psychiatrie est aussi soumise à la T2A (en gros : tarification à l’activité) ce qui est un non sens. (dû au Plan Hôpital 2007, en cours le Plan Hôpital 2012, ou comment détricoter un service publique)

      La psychiatrie ce n’est pas des petits bobos à l’âme, c’est bien plus grave.
      Les personnes dont il est question sont extrêmement fragiles, sensibles et la société se doit de les protéger.

      Ce pan de la société, le côté des « fous » comme vous dites, liliane, est un révélateur, un indicateur de la tolérance et du bon fonctionnement d’une société équilibrée mais surtout civilisée.

      Pour rappel les premières personnes à subir la solution finale préconisée par les nazis ont été les « handicapés mentaux ».

      Or le « handicap mental » n’épargne aucun milieu social...

  • patrick114
    patrick114
    psychiatre à st anne
    • Posté à 11h16 le 30/03/2008
    • Internaute 33205
      psychiatre à st anne

    elles sont pas folles , la rue c’est les portes de l’enfer qui est les centres et les hopitaux psy ,et je sais de quoi je parles , mais bon la france est un pays pauvres elle a les pauvres qu’elle mérite et comme tout le monde s’en fout
    si non des lieux de vie adapté avec un peu de douceur , de respect et de confiance faut être archi diplomé et blindé de tunes pour faire ça

  • kane85
    kane85
    Dort avec toutes ses dents
    • Posté à 11h39 le 30/03/2008
    • Internaute 35160
      Dort avec toutes ses dents

    Nous avons un problème de logements depuis que l’état a décidé de laisser le privé reconstruire la France après guerre.

    Ca a créé toute une population de rentiers mais aussi de personnes n’ayant que ça pour vivre.

    Je connais un couple qui n’a qu’une petite retraite et, à part leur logement, n’ont comme biens qu’un studio qu’ils louent pour vivre (enlevez leur la rentrée de loyer et ils ne s’en sortirons plus).

    On ne peut pas demander aux propriétaires de supporter le poids des impayés et des déprédations des logements qu’ils louent.

    C’était à l’état de reconstruire la France. Et de ce fait nous aurions des logements à des prix indexés sur le « vrais » pouvoir d’achat et les loyers reviendraient dans les caisses si vides du gouvernement.

    Il continue à ne pas s’impliquer aujourd’hui alors que ça devrait encore être SA priorité. La dernière loi qui exonère ceux qui construisent pour louer est une aberration... c’est encore favoriser les même au détriment des personnes cherchant à se loger.

    En se déchargeant sur le privé, la France est entrée en plein dans le capitalisme, puis, on a passé la « cinquième » en libérant les prix... résultat : des loyers exorbitants et des gens à la rue.

    Cette façon de faire faire son travail par les autres n’est donc pas nouvelle.

    La recherche a de moins en moins d’argent parce que c’est plus facile d’avoir des « telethon » et de faire travailler des associations.

    Les restos du coeur existent parce que c’est encore les mêmes qui mettent la main à la poche ou qui donnent de leur temps gratuitement.

    Finalement, dans le domaine du social, c’est à se demander où va l’argent du budget qui lui est destiné...

  • DBL8
    DBL8
    Retraité
    • Posté à 13h32 le 30/03/2008
    • Internaute 19562
      Retraité

    « l’état a décidé de laisser le privé reconstruire la France après guerre »
    Vous êtes sûr de ce que vous écrivez ? ?
    Et les logements sociaux dans la banlieue Parisiennes ? Qui les a construit ? Des bailleurs privés ?
    NON ce sont les communes !
    D’ailleurs à voir ses constructions, cela ne fait aucun doute. Ce sont des murs de béton avec des trous pour fenêtres.
    Les archi. qui les ont pondus n’ont certainement pas à y habiter ! !

  • bavarde33
    bavarde33
    fonctionnaire/écrivaine
    • Posté à 14h20 le 30/03/2008
    • Internaute 32726
      fonctionnaire/écrivaine

    moi aussi, suis écoeurée de voir le comportement de nos dirigeants...le mépris qu’ils ont vis à vis de notre société et encore pire leur insolence et leur incompétence à la gérer.. ! ! ! ils se pavanent nous donnent des leçons d’économie et de conduite dans notre vie au quotidien...et se comportent comme des nantis...qui n’ont plus besoin de rien...blasés de tout ! !

    le problème c’’est que 53 % des français doivent penser différemment de nous, puisqu’ils ont mis en place ces mounaques... ! ! nous les 47 autres % on se maintient ; on essaie de vivre et d’aider avec nos petits moyens... on essaie de gueuler mais ça ne change pas grand chose.... ! ! mais il faut quand même continuer à l’ouvrir ; ..on va peut être arriver à entamer le % des 53 %..... ! ! merci éric guéret pour ce moment d’émotion... ça remet les pendules à l’heure ! ! !

    • ladonnaèmobile
      • Posté à 16h31 le 01/04/2008
      • Internaute 4403

      Bavarde 33, vous dites « merci éric guéret pour ce moment d’émotion.. » - depuis quelques temps, je me dis que nous en savons déjà bien assez sur toutes les horreurs que nous laissons se perpétuer. Il serait temps qu’on passe à une autre forme d’information : un docu sur une initiative même petite, même limitée, qui nous donne un peu d’espoir d’arriver à changer quelque chose, qui nous sorte de notre fatalisme « quelle misère... quelle horreur... mais nous n’y pouvons rien, n’est-ce pas ? ? ? » Il me semble que pour entamer le pourcentage des 53%, comme vous dites, il faut qu’on s’y mette... pas qu’on s’émeuve. Des idées, quelqu’un ?

  • kane85
    kane85
    Dort avec toutes ses dents
    • Posté à 14h24 le 30/03/2008
    • Internaute 35160
      Dort avec toutes ses dents

    Paris ? ? Quant ont été construits ces immeubles ?

    « Ce sont des murs de béton avec des trous pour fenêtres. » : c’est vrais qu’il vaux mieux pas d’immeuble du tout ou des logements privés avec des loyers exorbitants n’est ce pas ? Dans le genre 500 euro les 30 M2 (pour un étudiant).

    - On m’a dit un jour : Paris et sa couronne = 15% de la population Française. Ceci pour me justifier qu’il y ait tout pour Paris...
    - Et donc dis je : 85% de la population n’a droit à rien ! !
    - « Si vous le prenez comme ça ! ! »
    - « Oui, je le prend comme ça »

    En dehors de ça, voyez quels ont été les grands travaux de relogement entrepris juste après guerre et surtout par qui... ce n’est pas pour rien que l’abbé Pierre a commencé à ameuter la population dans les années 50... c’est parce que tout un tas d’ouvriers travaillaient et ne pouvaient pas se loger. déjà ? ?

    • DBL8
      DBL8 répond à kane85
      Retraité
      • Posté à 17h43 le 30/03/2008
      • Internaute 19562
        Retraité

      À Romainville (93) c’est ce que les étudiants ont, et peut-être moins en surface, dans les logements que la commune a fait construire pour eux.
      Faire des logements correctes et ayant une architecture autre que celle qui a été faite dans les années 50/80, ne demande pas beaucoup plus de fonds, regardez ce qui ce fait actuellement !
      Vous écrivez comme une personne qui n’a pas connu cette époque et qui en parle au travers de ses lectures, apparemment, elles ont des manques.
      Vous devriez en changez, lisez de tout pas simplement que celles conformes à vos idées.

      • kane85
        kane85 répond à DBL8
        Dort avec toutes ses dents
        • Posté à 14h19 le 31/03/2008
        • Internaute 35160
          Dort avec toutes ses dents

        désolée de vous décevoir quant à mon âge : je suis retraitée. J’ai connu.

        S’il vous plait, ne préjugez pas de mes lectures, vous seriez peut être étonné de la quantité et de la diversité de celles-ci : plus de 2000 livres persos et 3 empreints par semaine à la médiathèque... ceci sur tout les sujets possibles... c’est une « tare » de famille : lire, lire, lire... histoire, archéologie, géographie, philosophie, mathématiques, physique, chimie, biologie, art, romans, fictions, légendes, politique (j’ai adoré le « prince » de Machiavel ; « l’art de la guerre » de sun tzu est génial aussi).... je dois en oublier...

        Vous semblez ne défendre que l’aspect architecture. Les conceptions étaient différentes dans les années 50. De plus les notions d’économies d’énergies, de luminosité, d’isolation n’étaient pas encore au gout du jour.

        Il est anormal de payer 500 euro et plus pour 30 M2 ou moins. Que ce soit payé à la commune ou au privé. L’état s’aligne sur les prix du marché après avoir favorisé le marché. Facile !

        C’est là dessus qu’il faut se battre. Il faut que les loyers soient abordables pour tout le monde. Et donc que l’état propose des habitations correctes pour des prix correctes.

        Qui dit correcte ne dit pas palace. Qui dit correcte dit :
        - une surface décente (au moins 30 M2)
        avec douche lavabo toilettes cuisine et place pour se coucher.
        - l’électricité, eau, chauffage à charge ou pas mais avec une installation aux normes.
        - Et ceci ne dépassant pas 25% des revenus (comme dans les années 50/60)

        Voilà ce qui devrait être proposé par l’état.

        Libre à ceux qui veulent plus et plus beau de se tourner vers le privé.

        Beaucoup trop de gens payent plus pour beaucoup moins. Il suffit de voir les articles de presse faits régulièrement sur ce sujet.

        On ne devrait pas avoir à payer une fortune (souvent plus de la moitié des revenus) pour un taudis.

         
        • ladonnaèmobile
          ladonnaèmobile répond à kane85
          • Posté à 16h44 le 01/04/2008
          • Internaute 4403

          Kane85, je suis bien d’accord avec votre description des minimas de logement.
          J’ajouterai que de nombreux demandeurs d’emploi sont cloués dans leur logement actuel de peur de ne pouvoir satisfaire aux exigences des bailleurs (loyers plus élevés que leur loyer actuel, exigences de garanties des bailleurs). Or, trouver un emploi demande souvent de pouvoir se « délocaliser ». Je parle par expérience directe, j’ai des cas concrets à l’appui. Il faudrait aussi développer des systèmes de logement temporaire correspondant à la vie des intérimaires.
          Par ailleurs, « privé ou public ? » : Au cours de ma vie, moi et les miens n’avons jamais pu bénéficier du « public », mais nous avons réussi à trouver des logements privés à des tarifs acceptables : tous les proprios ne sont pas des salauds. Echange de bons procédés : nous avons toujours payé notre loyer en priorité.

        1 autres commentaires
  • expat
    • Posté à 14h57 le 30/03/2008
    • Internaute 25627

    Un probleme du monde occidental qui ne s’arrange pas avec le temps.
    J’ai vu la meme chose en Australie et en Grande-Bretagne !

  • lili25
    lili25
    déchaînée
    • Posté à 23h08 le 30/03/2008
    • Internaute 36235
      déchaînée

    Effectivement, il y a en amont un problème de logements comme beaucoup d’entre vous le soulignent. Mais ce problème-là reste malgré tout « secondaire » ou en tout cas, il fait partie d’un problème plus global : celui de la fabrication des exclus par une société fondamentalement inégalitaire... et qui a besoin de ses exclus comme contre-modéle de la majorité. Voilà ce que je ne veux pas devenir... être « à la rue » (dans tous les sens du terme), pour cela je me dois de...travailler, acheter, me laver, voter, être émue devant tant de misère... faire des dons aux assos caritatives et humanitaires, qui malgré toutes les bonnes volontés et les revendications nécessaires concernant la misère, reproduisent ce système inégalitaire et déresponsabilisent l’état, sans remettrre fondamentalement en question ce système qui crée la misère et l’exclusion.
    De même, croyez-vous que les prestations sociales, le RMI... sont faits pour lutter contre la misère ? ? ? Que nennni, c’est à la fois pour que les bénéficiaires réinjectent cet argent en consommant, mais aussi pour museler le peuple... « Tenez braves gens, un revenu minimum, sans travailler, ça existe pas dans beaucoup de pays, alors ne vous plaignez pas ! ça pourrait ETRE PIRE ! ! , En tout cas, c’est DEJA PAS SI MAL... ».
    Alors, si malgré tout ce qui existe, vous ne faîtes pas votre place... c’est qu’il y a beaucoup de mauvaise volonté et sûrement pas mal de folie... Allez, on vous offre une ptite place au soleil en hôpital psychiatrique ? ? ? ?

  • Révolutiona
    Révolutiona
    Hawwah
    • Posté à 08h39 le 31/03/2008
    • Internaute 31103
      Hawwah

    Cet état, ce n’est pas nouveau...
    Pourquoi en effet, parler de « folie », d’« état psychiatrique » ?
    C’est seulement une « désocialisation », une perte du contact avec la vie dite normale : le travail, le domicile, la famille, les amis...
    Et je crois que la descente « aux enfers » se fait rapidement. Ces gens ont été « abandonnés » par leur entourage : disputes, désaccords, et tout s’enchaîne.
    Souvent un licenciement provoque une rupture de couple, et l’un peut se retrouver sans logement.
    Comment remonter la pente, quand il n’y a rien à se raccrocher ?
    Pourquoi ces gens arrivent-ils à vivre ainsi, alors que d’autres passent directement par la case « suicide » ?
    J’admire ces travailleurs sociaux qui partent en plein hiver dans la nuit servir des soupes chaudes et essaient de convaincre ces « malheureux » à accepter un hébergement.
    Il faudrait plus d’établissement spécialisé de réinsertion, mais cela a un coût.
    C’est vrai, comme le signale un internaute plus haut, il vaut mieux que les politiques aient leur « petit pécule » à vie, pendant que d’autres connaissent la chaleur du bitume.
    A revoir...

  • ClaireChar
    • Posté à 16h37 le 31/03/2008
    • Internaute 16497

    Je suis assez perplexe par les différents commentaires qui consistent à déplorer l’abandon que subissent ces femmes ou tous les sans abris de façon générale, alors que nos gouvernants se régalent et dépassent l’argent

    Ok mais quid de nous ?
    Si au lieu de construire des bureaux on construit des logements sociaux si au lieu d’autoriser les expulsions on décide de laisser les gens rester dans les apparts dans payer (et donc que l’état prend en charge le loyer non payé)
    bref pour tout ce ci il faut augmenter considérablement les impôts

    Personnellement je n’ai aucun souci avec le fait d’augmenter les impôts je trouve ça normal mais quid de tous les bons samaritains qui ont posté des messages ? vous êtes tous prêts à payer plus d’impôts pour financer ?
    parce que le nerf de la guerre c’est ça

  • ClaireChar
    • Posté à 16h39 le 31/03/2008
    • Internaute 16497

    Pardon j’ai lancé le message trop vite

    Concrètement tout ceci est une question d’argent

    Alors combien d’entre vous ont renoncé à l’écran plat, à la chemise trucmuch et au dernier ipod à la mode pour finalement donner le même montant à Restos du coeur ou autres ?
    Car au final y’a que ça qui compte

    il faut donner

    • ladonnaèmobile
      • Posté à 15h59 le 01/04/2008
      • Internaute 4403

      ClaireChar a dit : « combien d’entre vous ont renoncé à l’écran plat, etc...pour donner... »
      Justement, je viens de lire qu’un des hommes les plus riches de France a déclaré qu’il ne donne pas, alors qu’il admet que ses revenus viennent encore « d’augmenter en flèche ». Il explique : « les biens pour les riches augmentent plus vite que les biens de consommation courante - et comme nous nous comparons entre nous.... » et il citait : « les montres de collection, l’immobilier, le marché de l’art... »
      Ce fou-là ne relève pas d’un traitement psychiatrique, n’est-ce pas ?
      Je me suis aussi demandé : « Et à mon échelle, est-ce que je ne lui ressemble pas ? »
      Liberté, Egalité, Fraternité.

  • lili25
    lili25
    déchaînée
    • Posté à 17h53 le 31/03/2008
    • Internaute 36235
      déchaînée

    Il faut « donner »... non, c’est à l’état d’assumer les pauvres engendrés par le système ! Combien de logements auraient pu être construits avec l’argent perdu avec le paquet fiscal ? Entre autres... et de tte façon, comme je l’ai précisé plus haut, ce n’est pas qu’une question de logements, mais de la place de chacun dans la société et surtout de la fabrication des exclus de toute sorte par le système en place.