Figra (III) : dans la galère des femmes SDF
(Du Touquet)
Seul reportage sur la France choisi par les internautes de Rue89, « Femmes sans domicile », d’Eric Guéret, a provoqué des larmes silencieuses puis de bruyants applaudissements du public du Figra. Jour et nuit, pendant six mois, le documentariste a suivi le quotidien de femmes qui naviguent entre pavé parisien, squats et centres d’hébergement.
Elles s’appellent Marie-Thérèse, Brigitte, Stéphanie, Evelyne, Magali, Aimée, Eugénie. Elles ont 32 ou 69 ans. Et trente ou dix ans de rue. « La rue efface parfois les individus jusqu’à les faire disparaître à leurs propres yeux », dit Eric Guéret en suivant Evelyne pour une séance photomaton. Réveillée et recueillie par le Samu social, cette autre femme ne sait plus où elle est :
C’est cette scène, et d’autres encore plus douloureuses, qui ont embué les yeux du public. Avec la gouailleuse Marie-Thérèse, une « bosseuse » amoureuse depuis dix ans de son feu rouge de l’avenue de Friedland, dans les beaux quartiers de la capitale, le quotidien semble un peu plus optimiste :
Eric Guéret explore le très dur quotidien de ces femmes sans attache, et finit par recevoir des confidences sur la « cassure » que chacune porte en elle. Attendu au Figra et finalement bloqué à Washington (où il enquête sur les déchets radioactifs), le réalisateur raconte avoir été particulièrement frappé par l’état psychologique de ces femmes. « En France, les fous passifs sont dans la rue, et les fous dangereux sont en prison », dit-il :
« Femmes sans domicile » se termine sur cette recommandation du réalisateur : il faut les accompagner. Mais comment, concrètement ?
► « Femmes sans domicile », d’Eric Guéret
► Addendum le 30/03/2008 à 19h53 : ce film a reçu le prix du jury jeunes au Figra 2008.
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grand-mère en colère
grand-mère en colère
Il faut savoir qu’on a fermé la moitié des lits en hopital psychiatrique en quelques années pour faire des économies ! Effectivement les fous dangereux sont en prison, ce qui agrave leur état, et les passifs dans la rue ! Qui pourra comprendre l’incommensurable detresse de ces malades dévorés par l’angoisse ! C’est une honte, comme le dit nada alors que s’étale sur nos écrans, le luxe obscene de nos gouvernants !




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