Tribune 28/03/2008 à 13h53

Diabète : « Les malades refusent d'être coupables »

G. Raymond et P. Vexiau | Association française des diabétiques


Dessin : Charb.

Gérard Raymond, président de l’Association française des diabétiques (AFD), et Patrick Vexiau, secrétaire général de l’association et chef du service de diabétologie de l’hôpital Saint-Louis à Paris, nous ont proposé cette tribune, en réaction au débat ouvert sur Rue89 sur la prise en charge du diabète.


BALANCE n. f. Personne qui se venge dans le bureau d’un juge de n’avoir pas été nommée ministre.

L’Association française des diabétiques (AFD) tient à exprimer sa profonde indignation suite aux propos que tenait un médecin généraliste sur Rue89 dans un récent article.

Ce médecin internaute de Rue89 déclarait, au sujet de la prise en charge des diabétiques par la sécurité sociale :

« Pourquoi quelqu’un qui a mangé et picolé toute sa vie sans faire attention serait mieux pris en charge que des patients atteints d’arthrose qui, eux, ne sont pas à 100% ? “

Ces propos traduisent une ignorance scientifique étonnante de la part d’un médecin. Le diabète est en effet une maladie favorisée par la société d’abondance et par la sédentarité liée à l’urbanisation.

Le surpoids et l’obésité touchent plus de 40% de la population adulte française. Certains ont la malchance d’avoir les mauvais gênes et parmi ces 40% de personnes, 10% développeront le diabète. On ne choisit pas ses gènes ! Considérer que ces phénomènes sont de la seule responsabilité des individus caractérise un esprit profondément réactionnaire et de plus médicalement aberrant quand toutes les études épidémiologiques prouvent le contraire.

Sida, choléra, imprudence

Nier que la société contemporaine puisse jouer un rôle dans le déclenchement des maladies, c’est considérer que tous les séropositifs sont responsables de leur contamination si elle est sexuelle, que tous les accidentés du travail sont des imprudents ou encore que toutes les victimes du choléra n’avaient qu’à mieux se laver les mains ! Ce docteur sait-il que le diabète progresse d’une façon considérable dans les pays en voie de développement, notamment en Afrique ou en Amérique du Sud, du fait de l’urbanisation massive et où on estime que le nombre de diabétiques doublera dans les vingt prochaines années ? Ce médecin peut-il affirmer que c’est parce qu’ils mangent trop ? La plateforme de lutte contre l’obésité infantile, initiée par l’UFC Que Choisir et soutenue, notamment, par l’AFD, a mis en avant l’importance de la publicité et de la composition des aliments de l’industrie agro-alimentaire dans la progression du surpoids et de l’obésité chez les enfants.

Ces ‘petits gros’ qui, si rien n’est fait, seront malheureusement les diabétiques de demain, seraient donc les futurs responsables du déficit de la sécurité sociale ? Propos stupides et injurieux

Les 3 millions de diabétiques français et les 246 autres millions dans le monde, en ont assez d’entendre de tels propos stupides et injurieux. Le diabète ne se guérit pas, il s’impose tous les jours, toute la vie. 80% du traitement est assuré par le patient lui-même.

On peut mourir des complications du diabète : amputations, cécité, maladies cardio-vasculaires, celles-ci peuvent être très graves. On peut les éviter, en retarder la venue, par une prise en charge précoce, un bon suivi du traitement et une bonne hygiène de vie.

Est-ce en culpabilisant les malades et en les faisant ‘payer’, qu’on les incitera à mieux se soigner ? Contre toutes les prétendues autorités savantes, arrogantes et méprisantes, qui heureusement représentent une minorité, les malades, responsables en permanence de leur santé, refusent en plus d’être coupables.

Dessin : Charb.

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  • Seccotine
    • Posté à 14h08 le 28/03/2008
    • Internaute 31263

    Je ne suis pas diabétique (enfin pas à ma connaissance) mais je suis totalement solidaire.
    « On peut les éviter, en retarder la venue, par une prise en charge précoce, un bon suivi du traitement et une bonne hygiène de vie »
    Là aussi, outre la tentation engendrée par la publicité à outrance, il faut encore avoir les « moyens » de pouvoir s’alimenter sinon le mieux possible, au moins le moins « mauvaisement » possible. Il me semble bien que les études démontrent que l’obésité est plus présente chez les moins bien nantis parce qu’ils sont obligés de ne pas être sélectifs dans leurs choix d’alimentation (encore que les sodas pourraient être évités à moindre frais). C’est une réflexion que je laisse aux experts décents et responsables qui ont un sens concret de la réalité du terrain chez leurs patients.

    • PIFOU2
      PIFOU2 répond à Seccotine
      Glopeur/Pas Glopeur
      • Posté à 19h13 le 29/03/2008
      • Internaute 36553
        Glopeur/Pas Glopeur

      AFD.....Glop ! Glop !

    • psyche
      psyche répond à Seccotine
      Agitateur d'inconscience
      • Posté à 19h29 le 29/03/2008
      • Internaute 33336
        Agitateur d'inconscience

      Bonjour à tous,

      Et pourquoi ne commencerions nous pas par « EXIGER » de tous les hommes politiques ,qu’ils prennent en charge le remboursement ,à titre personnel ,correspondant à chacune de leur mauvaise prise de décision !

      Après cela je pense que la France serait en excédant...

  • DidierB63
    DidierB63
    Devant un écran
    • Posté à 14h21 le 28/03/2008
    • Internaute 30265
      Devant un écran

    Est-ce en culpabilisant les malades et en les faisant « payer », qu’on les incitera à mieux se soigner ?

    La réponse est non, ben sur. Mais l’objectif n’est pas que les malades se soignent mieux.
    L’objectif est de se mettre dans la poche cette partie de la population qui trouve que la sécurité sociale coute trop cher et qu’ils ne devraient pas payer alors qu’ils ne sont pas malades.
    A terme, on peut comme ça annoncer des baisses de remboursements ponctuelles en paraissant juste.

    On tient donc un discours de « justice sociale » en opposant les malades qui auraient pu être raisonnables d’un coté et les personnes « saines » de l’autre.

    Ça craint !

    Lien

  • all
    all
    • Posté à 14h53 le 28/03/2008
    • Internaute 9005

    D’abord, il n’est pas question de « faire payer » mais de réserver l’ALD à ceux dont le diabète n’a pas été provoqué par une mauvaise hygiène de vie.
    Il y a une différence entre un diabète insulino-dépendant d’origine génétique et un « diabète gras » déclenché par une alimentation excessive et déséquilibrée.
    Il faut comprendre que si l’on mange comme un chancre toute sa vie, qu’on fume comme un pompier et qu’on boit comme un trou, le tout relié à un mode de vie de couch potato on aura plus tard des problèmes corrélés avec ces actions. Généralement à partir de 50 ans. Et ces problèmes de santé, dont le diabète, seront de la responsabilité de celui qui s’est ainsi laissé aller dans un hédonisme béat, certes favorisé par l’environnement sociétal.

    L’évolution a façonné le corps humain pour affronter des périodes d’abondance et de disette, de sorte à stocker l’énergie et la restituer plus tard. L’homme n’a pas été construit pour être engraissé à une auge, mais pour courir dans les bois et que sa joie demeure.

    La solidarité n’est pas à sens unique comme vous semblez l’entendre, à savoir que les bien portants doivent payer pour les malades et point barre. Il faut aussi s’attacher à avoir une bonne hygiène (l’information est suffisamment rabâchée dans les campagnes de sensibilisation de santé publique) pour ne pas provoquer soi-même sa maladie et devenir une charge.

    • Lavrenti
      Lavrenti répond à all
      • Posté à 15h04 le 28/03/2008
      • Internaute 24899

      Je pense que vous devriez relire la reponse de l’afd.

      Les points que vous soulevez y sont traités et pondérés sans esprit de polemique et de manière constructive.

      En ce qui concerne la nuance entre « faire payer » et « reserver l’ald », sachez que le diabete necessite un traitement quotidien qui a un cout. Le fait de ne pas beneficier d’une couverture longue durée contraint donc le malade à payer.

      Etant donné les implications médicales très lourdes d’un mauvais suivi, « faire payer » est même leger ; c’est « payer pour ne pas crever » qu’il aurait fallu ecrire.

    • Monique 91
      Monique 91 répond à all
      ( retraitée )
      • Posté à 16h14 le 28/03/2008
      • Internaute 33804
        ( retraitée )

      Je trouve vos propos scandaleux : ainsi ne seront soignés ou auront droit aux remboursements que ceux qui auront eu une bonne hygiène de vie ! !
      Les autres ( les fumeurs qui ont attrapé des cancers, les alcooliques, les diabétiques ...) on doit les laisser mourir.... vous oubliez que, s’ils fument, s’ils boivent, s’ils mangent trop, c’est parce que, c’est leur réponse aux accidents de leur vie, aux conditions de vie très dure...
      Et quel sera le régime politique qui surveillera la population ? ... je crois que nous ne serons , alors plus dans une démocratie ... mais sous un régime totalitaire !
      La solidarité existe ou n’existe pas ! ( sinon , cela s’appelle la « charité “)

      • tseaparis
        tseaparis répond à Monique 91
        • Posté à 03h38 le 29/03/2008
        • Internaute 9620

        Derrière cela il y a un projet de loi pour début 2009 en cours l’étude par l’exécutif qui consisterait à introduire une notion de « responsabilité individuelle » pour la prise en charge ou non, d’une pathologie ou de soins :
        « Ce texte, qui pourrait redéfinir les soins qui relèvent de l’assurance maladie et ceux qui relèvent de la responsabilité individuelle, serait distinct du projet de loi de financement de la Sécu (PLFSS) pour 2009 et du projet de loi sur la modernisation de l’organisation des soins, attendu pour l’automne. »
        voir l’info complète ici :
        Lien

        Les accidents d’activité sportive (ski, alpinisme par exemple) seront-ils exclus de la prise en charge par la sécu, pour cause de « responsabilité individuelle » ?
        Notre responsabilité individuelle sera-t-elle invoquée à tout bout de champ pour faire basculer les prises en charge vers l’assurance privée (comme aux Etats-Unis avec les résultats désastreux que l’on connait) et faire disparaitre par rapidement NOTRE service public de Sécurité Sociale.
        C’est fort probable.
        Pour le reste de votre remarque, nous ne sommes déjà plus en démocratie.

    • Anonyme répond à all

      « L’homme n’a pas été construit pour être engraissé à une auge, mais pour courir dans les bois et que sa joie demeure. »

      A 3, tu peux commencer à courir en zig-zag dans les bois, on va voir si ta joie demeure !

      • all
        all
        • Posté à 16h51 le 28/03/2008
        • Internaute 9005

        Les hommes, au fond, ça n’a pas été fait pour s’engraisser à l’auge, mais ça été fait pour maigrir dans les chemins, traverser des arbres et des arbres, sans jamais revoir les mêmes arbres, s’en aller dans sa curiosité, connaître.

        Jean GIONO
        Que Ma Joie Demeure

    • Monique 91
      Monique 91 répond à all
      ( retraitée )
      • Posté à 16h28 le 28/03/2008
      • Internaute 33804
        ( retraitée )

      Je ne comprends pas pourquoi « Rue 89 » a sélectionné cet article avec la phrase « la solidarité n’est pas à sens unique “ ..Car elle est une atteinte à ce que doit être l’humanisme, elle est dangereuse aussi
      Celui (ou celle ),qui boit, qui fume, qui mange trop... c’est celui qui souffre ? Donc si on est responsable de sa maladie, on doit être puni, selon l’auteur de cet article ? ?

      • tseaparis
        tseaparis répond à Monique 91
        • Posté à 04h02 le 29/03/2008
        • Internaute 9620

        En fait, l’idée de l’excutif actuel par l’introduction de cette notion néolibérale de « responsabilité individuelle » est de se défausser de la solidarité (principe républicain) en livrant une grande part de la couverture des affections de santé à l’assurance privée (comme au Etats Unis).

        Ce n’est malheureusement que la poursuite du démantèlement de tous nos services publics entâmé depuis une dizaine d’années : éducation, santé, justice, transports, Poste, etc... lesquels selon l’Accord General sur les Services, le rapport Attali et le tout récent traité de Lisbonne constituent autant d’entraves insupportables à la concurrence libre et non faussée qui fait, de facto, désormais loi fondamentale en Europe, pour ne pas dire unique... c’est-à-dire, comme vous le dîtes dans un précédent commentaire ... TOTALITAIRE.
        Totalitarisme de marché, essentiellement financier.

    • François Doutriaux
      François Doutriaux répond à all
      Juriste et enseignant chercheur
      • Posté à 16h59 le 28/03/2008
      • Expert 13463
        Juriste et enseignant chercheur

      Une telle approche est prodigieusement dangereuse.

      Prenons un autre exemple :

      W souffre de de problémes récurrents de dos, liés à une activité professionnelle manuelle, pour laquelle il a opté du fait de résultats scolaires médiocres (rien de dénigrant envers les maçons, il s’agit simplement de prendre un exemple). Résultats scolaires eux-mêmes imputables, d’aprés ses bulletins scolaires, à un travail insuffisant. Il ne sera pas remboursé de ses soins parcequ’il a indirectement « provoqué lui-même sa maladie » et est « devenu une charge » ?

      X est séropositif. Il se trouve qu’il a eut plusieurs rapports sexuels non protégés. Il a peut-être (il l’ignore puisqu’aucun moyen de protection n’est efficace à 100%) « provoqué lui-même sa maladie » et est ainsi devenu une « charge ». Eut égard au coût de la tritérapie et des méthodes alternatives, nous devons donc gentiment le laisser mourrir ?

      Y vit dans une grande ville. Il sait pourtant (« l’information est suffisament rabâchée » par les panneaux publicitaires) que la pollution de l’air y est beaucoup plus importante qu’à la campagne. Il développe une sévéré affection du systéme respiratoire, qu’il n’aurait pas contracté sans la pollution urbaine. Il ne sera pas remboursé de ses soins parcequ’il a indirectement « provoqué lui-même sa maladie » et est « devenu une charge » ?

      Z est fumeur, pas de soins remboursés (donc pas de soins du tout eut égard aux coûts) en cas de cancer de la gorge ou des poumons ?

      etc...

      Votre diatribe méne à une société entiérement réglementée, dans tous ses aspects quotidiens, par l’état et un hygiénisme plus ou moins fascisant. Appliquée au systéme social, elle revient à supprimer progressivement l’essentiel de la prise en charge sociale. On est le plus souvent peu ou prou « responsable » ou « coresponsable » de ses ennuis de santé. Quant à « l’hédonisme béat » dont vous parlez, il serait heureux de le définir : connaissez-vous beaucoup de gens dont l’hygiéne de vie soit parfaite ? QUi ne boivent pas, ne fument pas, dorment 9 à 10 heures par jour et surtout ne travaillent pas (le travail est rarement trés bon pour la santé) ?

      Etendez votre raisonnement : pourquoi indemniser des chômeurs qui n’ont pas obtenu suffisament de diplômes pour se prémunir au moins partiellement de cette sutiation ? N’ont-ils pas aprés tout « provoqué eux-mêmes » leur situation en devant des « charges » ?

      Votre approche fondé sur ce libéralisme de pacotille qui vise à responsabiliser (sinon à criminaliser) le malade, le pauvre, le chômeur, celui qui - pour une raison ou une autre - se trouve en situation de faiblesse, ressort d’un individualisme pathétique.

      Les mêmes raisonnements ont poussé le législateur vers la politique criminelle désastreuse (d’un point de vue purement objectif, sans aborder les considérations morales) que nous connaissons aujourd’hui. Vers les franchises médicales qui n’ont pourtant rien à voir avec cette justification dans leurs modalités d’application. Vers l’explosion du nombre de sans-domicile-fixe. Vers l’augmentation constante des individus qui ne bénéficient pas des soins requis par leur état. Etc..

      Selon vous, chacun est responsable de son propre fait. Totalement. Exclusivement.

      Un argument que, curieusement, on ne retrouve que chez les riches représentants de sociétés favorisées. Le plus souvent des individus qui n’ont qu’une notion fort théorique de ce qu’est l’indigence.

      Nous vivons, monsieur, en société. Cela permet de bénéficier collectivement d’une prospérité autrement inenvisageable, mais également d’assumer collectivement la protection des plus faibles.

      La solidarité est le sentiment de responsabilité et de dépendance réciproque au sein d’un groupe de personnes qui sont moralement obligées les unes par rapport aux autres. Elle conduit l’individu à se comporter comme s’il était lui-même confronté au probléme de l’autre, sans quoi l’avenir du groupe (et donc le sien) se verrait compromis.

      Ce qui suppose d’admettre un % incompressible de fraudes, d’inéquités, de déséquilibres...

      Choisir ses solidarités est effectivement le projet de société qui nous est offert depuis quelques années.

      Un « modéle de civilisation » que d’aucun considèrent comme moderne, et qui n’est pourtant que le retour à un systéme extrêmement ancien.

      Pour finir par un exemple personnel : je suis depuis quelques jours le pére de deux grands prématurés. Nous avons choisi, avec mon épouse, d’avoir des enfants alors que nous connaissions le risque important (trombopénie alloimmunitaire) qui les menaçaient. Si je vous suis bien, puisque nous avons « provoqué nous-mêmes » notre situation et fait de nos enfants des « charges » (certes temporaires) pour la société, nous ne devrions pas être remboursé des soins que requiert leur état ? Le coût individuel étant de 1250 euros par jour pendant plusieurs semaines, coût que nous sommes incapables d’assumer seuls, nous aurions donc du les laisser mourrir ? Ou être condamné par une incompatibilité génétique à ne pas avoir d’enfants ?

      Nos points de vue sur la solidarité divergent manifestement. Je crains que le votre, emprunt d’un sens de la « responsabilité » trés à la mode, aussi superficiel que contre-productif, ne méne à une conception sociale où « la charge » individuelle et « l’improductivité » sont des critères de discrimination légitimés par la loi. L’histoire nous a plusieurs fois enseigné où ce type de choix pouvait mener.

      Rassurez-vous cependant, les tenants de votre approche sont au pouvoir dans notre pays depuis bientôt six ans, et pour quatre années encore. Ils appliquent aux classes sociales modestes ou moyennes votre logique « responsabilisante ». Cette politique semble cependant, curieusement, perdre de sa rigueur au fur et à mesure que l’on s’éléve dans la hiérarchie sociale, nos élites évoluant dans un univers totalement déresponsabilisé, alors même que le coût tant collectif qu’individuel en est socialement bien plus lourd.

      J’espére simplement pour vous que vous ne sera jamais « la charge » de quelqu’un d’autre et que l’on ne considérera pas que vous êtes « responsable » de votre étât...

      Quant à votre « L’homme n’a pas été construit pour être engraissé à une auge, mais pour courir dans les bois et que sa joie demeure », c’est beau comme du créationnisme...

    • ripley
      ripley répond à all
      • Posté à 17h02 le 28/03/2008
      • Internaute 30450

      Ce qui est exact du point de vue statistique s’avére une ânerie sur le plan individuel !
      Si le diabéte de la maturité est statistiquement corrélé à un mode de vie,(pas forcément si hédonnique, ni si béat que vous l’affirmez ; les aliments bons marché étant trés largement en cause), il est grotesque de prétendre qu’une personne est atteinte du fait de son mode de vie. Tout au plus, les statistiques nous permettent de dire que l’apparition de son affection a été favorisée par son environnement et son mode de vie. Ou que cette maladie est survenue plus tôt que si le patient avait pris certaines précautions.
      Pour réécrire l’histoire, et deviner comment les choses auraient pu être dans d’autres circonstances, il faut une boule de cristal, au moins et surtout beaucoup de mauvaise foi.
      Pour ce qui est de la solidarité à sens unique, comme vous dites, c’est le fondement même de l’assurance maladie.
      Je vous accorde que la santé coûte moins cher que la maladie. Et ce n’est pas seulement à ce titre que l’une est préférable à l’autre !
      Je n’ai pas de méchanceté, et je ne vous souhaite rien de mal, mais si vous croyez que si vous respectez tous les commandements vous irez au ciel des bien-portants, vous risquez d’être déçu. Aucun malade n’a « mérité » ce qui lui échoit, et aucun bien-portant non plus.

    • Francois Toulouse
      Francois Toulouse répond à all
      • Posté à 18h01 le 28/03/2008
      • Internaute 8648

      Je ne comprend pas comment un commentaire aussi puant que celui-ci a pu être être choisi comme commentaire mis en valeur par rue89.
      Bon, c’est peut-être au nom de la liberté d’expression, du débat, et tout ce genre de chose...
      Mais cela revient à dire qu’une opinion en vaut une autre, et bien non, ce n’est pas le cas : prétendre restreindre la solidarité à des conditions de comportement individuel, c’est aller contre les choix de société qui ont été fait par nos ancêtres, par ceux qui se sont battus pour la sécurité sociale et pour nos droits.
      Tout mon soutien donc aux diabétiques, aux malades, aux pauvres, aux chômeurs, qu’ils soient ou non responsables, en tout ou partie de leurs problèmes, peu importe..

      Si nous sommes nombreux à être indignés par ce genre de propos, peut-être faudrait-il un jour penser à le manifester autrement : descendre dans la rue, user de violence, pourquoi pas ? Se faire entendre en tout cas : car il y a des choix de sociétés sur lesquels il ne faut pas transiger.

    • supprimé à la demande du riverain 25 mai
      supprimé à la demande du riverain 25 mai répond à all
      Les politocrates a la lanterne
      • Posté à 09h22 le 29/03/2008
      • Internaute 8994
        Les politocrates a la lanterne

      all
      Autre façon de voir le probléme : Il faudrait reserver les deniers publics de la securité sociale pour rééllement soigner les malades et non pour enrichir « grassement » le corps medic in al. Non contents d’être les grands beneficiaires repus du pactole des contributions santé, ces donneurs de leçons (à leurs avantages !) sont capables de racket : dessous de tables, dépassements d’honoraires, de vols : fausses déclarations de femmes enceintes, fausses ordonnances pour faire du trafic de médicaments....et de promotion d’interêts personnels : surmédications et proliférations d’actes(parcours médical !).

      Enfin une categorie de Nantis (qui mange sainement parce qu’elle en a plus que les moyens) qui s’associe a son complice le législateur,

      qui le lui rendra bien : privatisation de la santé = sociétés côtées en bourse, actions, dividendes

      pour culpabiliser les citoyens sur le systeme de santé et parvenir à ses fins : les profits. N’oublions pas du tout all, avec un soupçon d’intelligence, que pour traiter le probleme du « trou », (si trou il y a !) plutôt que d’essayer de faire cracher un peu plus le malade au bassinet, il faut traiter au préalable les problemes de fraudes, de fuites, de detournements et de manque d’intégrité.
      Cela est « paraît-il » enorme et édifiant, plus gros que le « trou », comme toutes les malversations actuelles.
      Enfin à chacun son exces, nous n’avons pas les mêmes valeurs et les mêmes possibilités ! La santé a été prise en otage depuis plusieures années : l’ethique est tombé dans le profit et ceci explique le trou et inversement.

      • folamour
        • Posté à 12h15 le 29/03/2008
        • Internaute 27480

        Il y a quelques mois dans que « choisir santé », un article mettait en cause les mammographies systématiques qui « détectent » des cancers du sein qui n’en sont pas. Il allait même plus loin : les dépistages ne font pas reculer la mortalité ! ! ! cancer du colon, de la prostate..etc, devons-nous suivre passivement les conseils d’un corps médical dont je doute de plus en plus de l’innocence ?
        doit-on en conclure que pour rentabiliser des équipements très chers les radiologues ont poussé à la consommation aux frais de la secu ? Les prescripteurs tirent des chèques en blanc sur les caisses, poussées par des labos qui assiègent les cabinets médicaux, les génériques sont dédaignés au profit de « nouvelles molécules » pas plus efficaces, mais plus chères...
        Alors, la leçon aux malades irresponsables...commencer messieurs-dames du corps médical à balayer devant votre (juteux) pas -de- porte !

  • sinago31
    sinago31
    retraité
    • Posté à 14h52 le 28/03/2008
    • Internaute 33375
      retraité

    Poser la question autrement aiderait sans doute à résoudre une partie du problème.
    Je me la pose souvent :
    Le prix des médicament est-il toujours justifié ?
    De quelle augmentation les génériques ont-ils bénéficies depuis 5 ans ?
    L’aspect médical de ces produits justifie-t-il les prix qu’ils affichent ?

    • BZH
      BZH répond à sinago31
      • Posté à 20h22 le 28/03/2008
      • Internaute 24046

      On peut aussi rajouter :

      Les médicaments proposés sont-ils aussi efficaces que cela ?

      N’y a t’il pas une autre manière de se soigner ?

  • Thiery
    • Posté à 15h05 le 28/03/2008
    • Internaute 17021

    Pas d’affolement ! Tout va bien !
    La moyenne d’age augmente ! Si si !
    C’est dans l’journal !
    Et on sait même pourquoi : C’est parce que l’on occupe mieux des vieux depuis la canicule.
    Alors ce ne sont pas quelques diabétiques qui vont nous gâcher la fête !
    10 à 15 000 mort prématurées (par assistance discrète au suicide ou défaut de soins)tous les ans.
    Sus donc à tous ces mauvais français qui partent avant l’heure de leur propre chef ou par compassion du personnel médical ou des familles.
    En les obligeant à vivre on devrait pouvoir faire avancer le shmilblick de l’Insee encore un peu.
    Vivre très très vieux mais avec son diabète bien a soi et à ses frais, ça doit être, sans doute là le but à atteindre pour notre société dite « avancée ».

    • BZH
      BZH répond à Thiery
      • Posté à 20h19 le 28/03/2008
      • Internaute 24046

      la moyenne d’age augmente faute de guerres.......ils vont nous arranger ça.

  • vol19
    • Posté à 15h14 le 28/03/2008
    • Internaute 13492

    Comme la semaine dernière, je soutiens totalement cette tribune.

    Absolument, il est indispensable de prévenir le citoyen de ces idéologies qui circulent en ce moment en Europe chez les technocrates de la santé publique en ce qui concerne la « notion de prise de risque par le patient » d’une part et de cette logique sousjacente d’« individualisation » de la protection sociale privé et donc du démantellement de la mutualisation collective de l’Etat Providence « qu’il convient de dégraisser »...
    Or aujourd’hui nous voyons les acteurs du système bancaire et financier irresponsable appeller à l’aide des banques centrales et du contribuables.

    Si nos technocrates se soucient vraiment de la santé publique et bien, qu’ils développent la médécine préventive, qu’ils posent le problème dans le sens large de l’alimentation et de l’hygiène alimentaire avec de véritables cohérence dans le choix des filières agricoles, l’industrie alimentaire, la publicité...

    C’est trop facile en dernier ressort de s’en prendre au malade et à l’individu isolé... celà relève d’une immonde lâcheté. Dommage pour ceux qui prétendent s’occuper du bien public..

  • Lavrenti
    • Posté à 16h36 le 28/03/2008
    • Internaute 24899

    Je soutient totalement le courageux combat de notre très catholique ministre de la santé Roselyne Bachelot Narquin.

    Enfin, un premier signe de la rupture tant annoncée et jusqu’ici injustement repoussée par les forces réactionnaires à l’oeuvre dans notre pays prend forme.

    Les Français doivent cesser d’être assistés et devenir responsables.

    Le fait de laisser crever quelques centaines ou quelques milliers d’individus par an est un premier pas mais il ne faut pas s’arreter là.

    Au nom de quoi, moi qui suis piéton, devrais-je payer pour les services d’urgence, de traumatologie, de réanimation, de chirurgie qui s’occupent des accidentés de la route ? Combien de pompiers mes impots et taxes paient-ils à sauver des vies d’automobilistes ?

    Les statistiques de la prevention routiere sont abondamment diffusées et commentées et chacun sait à quels risques il s’expose en prenant le volant. La responsabilité du conducteur dans l’accident qui le mutile est donc totale, même s’il n’en est pas directement à l’origine.

    Les utilisateurs d’automobiles doivent bien comprendre qu’il est injuste et absurde de faire payer les consequences de leurs choix personnels à la collectivité, c’est à dire aux individus qui ne sont pas partie prenante dans ces choix.

    L’automobiliste qui se vide de son sang sur l’asphalte est responsable de la prise de risque qui l’a amené à cette situation, il doit donc en subir les consequences sans obliger les autres à souffrir de cette situation.

    Et que les ignobles droits de l’hommistes bolcho solidaristes egalitaristes passeistes reactionnaires ne viennent pas invoquer le faux argument selon lequel les plus pauvres sont seuls à subir les consequences de ces decisions. Il ne s’agit pas de cela, seulement d’être RESPONSABLE et pas ASSISTE. C’est ainsi que la France retrouvera son dynamisme et la place qui doit être la sienne.

    Les impots doivent cesser d’être une prime à l’irresponsabilité. Ils sont là pour entretenir l’armée, la police, les juges, les prisons et constituer une assurance gratuite aux createurs de richesse qui prennent des risques et constituent l’entourage proche et la clientèle de notre vénéré président.

    C’est ça la rupture decomplexée, c’est ça la vraie France du XIXeme et du XXIeme siècles réunis !

    Cessons de vivre dans les lubies humanistes, sachons saisir le fouet du liberalisme tant qu’il est encore temps !

    Je me propose d’ailleurs de mettre en pratique au plus haut niveau ces principes sans complexes. Puisque la tres chretienne Roselyne est payée par les deniers publiques, si sa proposition de loi devait être amendée ou retoquée, je propose qu’elle soit décapitée au nom de l’exemple de l’efficacité et que sa tête soit exposée devant le ministère des finances en exemple de responsabilité assumée.

    • folamour
      folamour répond à Lavrenti
      • Posté à 13h43 le 29/03/2008
      • Internaute 27480

      Dans le même ordre « d’idée », je propose de cesser de participer au financement des études médicales, ces gosses de riches n’ont qu’à se prendre en charge...de revoir à la baisse le numérus clausus, les tarifs des spécialistes les augmentations d’honoraires des généralistes...de revoir les qualifications et les diplômes dans le sens d’une prise en charge globale du malade, au bénéfices des médecines moins prescriptives de chimie...de cesser de financer les cliniques privées, « MOI-JE » préfère l’hôpital, de supprimer les lits privés à l’hôpital, de ne plus admettre sur le marché des médicaments des molécules inefficaces, dangereuses et
      hors de prix, de limiter les invasions corporelles inutiles, les examens superflus, les installations de médecins sur la côte d’azur...de mettre sous contrôle les ordonnances, comme c’est déjà le cas des arrêts de travail,
      Allez en vrac, on peut en rajouter encore....

  • banyuls66
    • Posté à 16h37 le 28/03/2008
    • Internaute 36686

    Monsieur - et difficile de dire « docteur » - je suis diabétique de type II. Déclaré avec la ménopause et héritée de ma mère... Non, monsieur, je n’ai jamais bu, jamais mangé comme une goinfre goulue et il y a vint ans que je ne fume plus.

    Je vous propose la recherche du gêne familial et la stérilisation des porteurs de ce foutu gêne. Ainsi on n’aura plus que de vrais coupables.

    Il faudrait aussi ne pas rembourser les asthme, cancers des fumeurs (bien fait pour leur g...), les accidentés de la route (z’avaient qu’à aller à pied, na !) et tout à l’avenant.

    Vos propos sont indignes d’un médecin. et indécents pour les gens que vous essayez de faire culpabiliser.
    Juste, il serait bon que vous repreniez quelques études de médecine...

    • folamour
      folamour répond à banyuls66
      • Posté à 13h47 le 29/03/2008
      • Internaute 27480

      En effet difficile de dire ’docteur », tant les propos sont remplis de haine à travers le vocabulaire choisi...

  • daniele
    • Posté à 16h38 le 28/03/2008
    • Internaute 22776

    le problème Lavrenti nous ne voyons plus le citoyen guillotin a nos coté en ce moment,surcroit de travail je suppose.Toujours est il que la pratique de culpabiliser les malades devient indécente,et ignoble.Ne sont ils jamais malade c’est gens là ou les membres de leur famille,j’en doute mais pour eux c’est normal.

  • monat
    • Posté à 16h39 le 28/03/2008
    • Internaute 37197

    Bien sur,en suggérant la suppression de l’ADL sur le diabète,la majorité actuelle teste ,à nouveau (franchises médicales,laicité,sectes..)le degré d’indignation ou de résistance du citoyen lamda
    L’objectif, le but de ce gouvernement est de privatiser
    l’ assurance maladie et de réduire au maximum la couverture sociale et solidaire actuelle.
    N’oublions pas,que notre président revendique en permanence,son libéralisme économique et social

  • Anonyme ou presque
    Anonyme ou presque
    vieux, ou pas
    • Posté à 16h41 le 28/03/2008
    • Internaute 27050
      vieux, ou pas

    J’ajouterai au nom de la même « logique » au nom de quoi, moi qui suis et ai toujours été non fumeur, je devrais payer pour un fumeur qui développe un cancer, quand on sait qu’environ 80% des cancers du poumons et du larynx sont dus aux tabac, 50% pour ceux de la vessie, œsophage, bouche, 30% pour les cancers du foie, estomac, pancréas et rein... Il a choisi de prendre ce risque, consciemment, délibérément.
    Qu’il paye, la secu ne s’en portera que mieux... Et comme beaucoup ne pourront pas payer, il pourront toujours mourir plus vite, cela economisera d’autant sur les retraites.

    On peux aussi étendre le « raisonnement » pourquoi pas aux mineurs, peintres, chauffagistes par exemple qui l’ont bien cherché de travailler dans des conditions de sécurité minables.

    En tout cas, bonne idée aussi pour ne pas prendre en charge les accidents de la route. Il me semble d’ailleurs que la logique est déjà en marche avec l’ajout de boite noires dans certaines voitures. Ceci permettant entre autres a l’assureur de savoir si oui ou non vous étiez en excès de vitesse lors de l’accident, si oui ou non vous avez bien freiné et pris toutes les mesures nécessaires pour ne pas avoir cet accident, et donc pour avoir droit a la prise en charge.

    je précise quand même pour ceux se diront « mais quelles bonnes idées » que nous ne vivons sur la même planète...

  • Caniveau89
    • Posté à 16h49 le 28/03/2008
    • Internaute 26147

    Parlons du diabète de type 2, celui qui apparait à la maturité, vers 50 ans, chez des personnes le plus souvent en surpoids ou obèses et faisant peu d’activité physique.

    Le problème, c’est que la prise en charge à 100 % coûte très cher à la collectivité, et que cet effort ne semble pas servir à grand chose.

    Je veux dire que la prise en charge devrait considérablement réduire les risques associés au diabète de type 2. C’est ce qui est démontré dans les grandes études cliniques : régime approprié + exercice physique + médicaments... réduisent très fortement le risque de survenue de complications et de décès précoce. Malheureusement, il y a des années lumière entre les études et la vie de tous les jours. Très peu de diabétiques de type 2 font un régime satisfaisant, font de l’exercice... ce qu’aucun médecin, aucun médicament ne peut faire à leur place !
    Les médicaments ne peuvent pas tout faire, ils ne peuvent que complémenter les mesures de mode de vie.

    Finalement, beaucoup de diabétiques de type 2 sont victimes de complications après quelques années ou dizaines d’années, complications vraiment terribles pour eux (infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux, artérites, cécité, insuffisance rénale...). Ces complications sont également très coûteuses pour la collectivité.

    Oui, il me semble qu’aujourd’hui, en France, l’on peut se poser la question de la prise en charge à 100 % des soins destinés à ces patients. Non pas pour fustiger les patients qui on une grande part de responsabilité dans leur maladie, comme les fumeurs lorsqu’ils font un infarctus ou un cancer bronchique, mais parce que prendre en charge ces patients à 100 % ne sert pas vraiment à améliorer leur état de santé.
    Par contre, je serais tout à fait d’accord pour conditionner la prise en charge à 100 % à l’atteinte d’objectifs d’amélioration du mode de vie. Un sujet qui se prend en charge lui même en réduisant son poids se verrait aidé par la collectivité, et un sujet qui ne veut rien faire pour améliorer sa condition (ce qui est bien sûr son droit le plus strict) ne disposerait que d’une prise en charge « standard » de la part de la collectivité (65 %).
    Il serait intéressant de voir si un tet dispositif d’aide conditionnelle pourrait constituer un élément de motivation dans l’amélioration du mode de vie : « Aide toi et la collectivité t’aidera ! ».
    Si tel est le cas, nous serions dans un cercle vertueux bénéficiant à tous.

    • Lavrenti
      Lavrenti répond à Caniveau89
      • Posté à 17h31 le 28/03/2008
      • Internaute 24899

      Une particularité des ALD c’est que contrairement à une affection temporaire comme la grippe, on n’en guerit pas.

      Les traitements que subissent les sucrés, de type I ou II, n’ont pas pour objet d’ameliorer leur etat de santé mais de leur permettre de vivre.

      L’evolution du diabete va ensuite dependre de tout un tas d’elements, comme les dosages, les choix medicamenteux, la physiologie personnelle ou le mode de vie.

      De cette evolution vont decouler les complications du type comas, amputations, perte de la vue etc ...

      S’il n’y a pas de prise en charge des complications, cela signifie que les sucrés de type II à problème vont être abandonnés à leur deterioration plus ou moins rapide jusqu’à en crever.
      Au nom de quelle morale est il possible de justifier ce type de mesure ? Et pour l’individu qui ne se prend pas correctement en charge, quelles qu’en soient les raisons, en quoi cela sera-t-il une motivation ? Il suffit de passer une fois par un coma pour comprendre la necessité vitale de se traiter correctement ; pensez vous que le fait d’expliquer à un diabetique que puisque c’est comme ça, la prochaine fois il sera laissé à carameliser tout seul dans son coin puisse constituer une motivation ? C’est peut être valable dans une cour de recreation mais je doute que cela ait la moindre incidence sur un individu ne se prenant pas correctement en charge, pour quelques raisons que ce soit.

      Et s’il n’y a pas de prise en charge du cout des traitements quotidiens, comment pretendre honnetement que cela peut aider le sucré à améliorer son état en changeant son comportement ? Sans traitement quotidien on meurt. C’est tout. Et si on doit rogner sur les outils de controle pour pouvoir s’offrir le vital, on degrade la situation generale, c’est à dire que l’on arrive au resultat contraire de celui proclamé. Le choix serait donc pour les diabetiques pas assez riches pour se payer les medicaments qui leur permettent de vivre soit de crever, soit de vivre dans une situation considerablement degradée faute de medicaments de controle appropriés.

      Dans tous les cas cette idée de gain d’efficacité en suscitant une motivation fondée sur la suppression de la solidarité est donc fondé sur du vent.

  • Alexad
    • Posté à 17h52 le 28/03/2008
    • Internaute 8145

    Fallait pas respirer, ni consommer depuis l’utilisation des pesticides, les engrais chimiques, des hormones, des farines machins, Tchernobyl, etc. ! !

    Donc, c’est la faute des malades toutes catégories et basta ! !

    • caro
      caro répond à Alexad
      délinquante avérée
      • Posté à 18h55 le 28/03/2008
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      bin oui, il faut bien réduire le nombre de retraités ; -) Donc, plus il y aura de décès (surtout chez les « salauds » de pauvres qui n’auront pas de quoi se soigner), moins il y aura de chômeurs et encore moins de retraités, qu’on n’arrive plus à payer.

      Et puis, comme il faut aller très vite dans les réformes, il faut supprimer quelques maladies, surtout de longue durée. Quand elles ne seront plus nommées, elles n’existeront plus.

    • Chipek
      Chipek répond à Alexad
      • Posté à 15h04 le 30/03/2008
      • Internaute 9870

      Non, Tchernobyl, c’est la faute à pas de chance, le nuage s’est arrêté à la frontière.......

  • barbara44
    barbara44
    rédactrice
    • Posté à 18h48 le 28/03/2008
    • Internaute 35678
      rédactrice

    Je suis toujours étonnée de voir qu’on s’en prend systématiquement aux maladies « visibles ». Avant la fumée (même si c’est un bien pour le recul des cancers associés)

    Classer les bons et les mauvais diabètes ? Pas facile, encore que le contrôle sanguin jour après jour permette d’y voir un peu clair. Quant on a un taux supérieur à 6.5 ou 7 au lever le matin après avoir jeuné 10 heures, c’est assez clairement une tendance diabète 1 = un pancréas un peu paresseux, mais qui peut se compliquer du diabète 2 dans la journée. Ce n’est pas souvent dit en consultation, moi j’avais un toubib sympa qui me l’a expliqué, ainsi que le rôle, dans mon surpoids, d’une thyroïde elle aussi un peu paresseuse.

    Maladies visibles, disais-je : peut-être les diabétiques cèdent-ils plus au remontant du chocolat qu’à l’appel très discret du Prozac ! Au bout du compte...

    Certes, la sédentarité est une des causes du surpoids, on n’élimine pas comme quand on travaillait aux champs où qu’on chassait avec arc et flèches pour trouver sa pitance. Les heures passées devant l’ordinateur tant professionnel que ludiques y sont pour quelques choses..Si on ne devait manger que ce que que l’on peut éliminer tout en ne mettant pas à la diète son cerveau, ce serait plutôt spartiate et il ne faut pas oublier qu’un repas est bien autre chose qu’une prise de carburant.

    Mais on oublie aussi de dire que le stress est une cause majeure de surpoids. J’ai perdu naturellement 5 kilos depuis que je suis à la retraite et je pense en perdre 5 autres dans l’année, grâce au calme de la vie, à un contact plus fort avec la nature, une vie plus en phase avec elle. J’ai plaisir désormais à marcher, à condition que ce ne soit pas sur le bitume d’une ville.

  • dridri
    dridri
    RENNES
    • Posté à 18h50 le 28/03/2008
    • Internaute 37220
      RENNES

    une personne avec une bonne hygiene de vie va vivre jusqu a 100 ans en moyenne touché une retraite jusqua 100ans en moyennes.NE COUTE TELLE PAS CHER A LA SOCIETE

    une personne qui fume cotise aussi a la securité social voir meme deux fois quand on voit le pris du paquets elle mourras sans doute plus jeunes toucheras donc moins de retaite.... etc etc
    FUMER BOIRE MAL MANGER TUE ca daccord.....

    On passeras tous larme a gauche on couteras donc tous chers a la société lhopital cest pas gratuit ! ! ya peut etre la crise cardiaque rentable pour la securite social.....

    en conclusion une personne avec une mauvaise hygiene de vie mourras surment plus jeune mais en aucun cas ne couteras plus cher a la société(ce peu etre meme le contaire)

    SOIGNONS LES MALADES .

  • kekile
    • Posté à 19h28 le 28/03/2008
    • Internaute 15890

    L’idée reçue que le diabète de type 2, alias diabète de type gras est la conséquence d’une vie dissolue d’inconséquents bons vivants a vraiment la vie dure... La composante génétique n’est pas a négliger, et même en adoptant un mode de vie « sain », le risque de développer la pathologie dans la deuxième moitié de la vie reste lourd...J’ai recemment fait un stage en service d’endocrinologie-diabétologie, j’a été fort surprise de rencontrer des personnes agées de plus de 80 ans faire leur entrée en maladie, et bien souvent leur régime jusqu’alors était ascétique. L’équation Diabète de type 2 = obèse baffreur tient de la paresse scientifique.

  • Feu
    Feu
    • Posté à 19h31 le 28/03/2008
    • Internaute 31051

    « all » c’est n’importe quoi !
    Un dépressif chronique issu du stress quotidien du monde du travail va se réfugier dans le jeun ou LA BOULIMIE et va développer un diabete gras , alors pour toi il est responsable de son diabete ?

    C’est marrant ce genre de conclusion est toujours donné par ceux qui ne sont pas concernés directement et changeront dès que leur prochaine analyse révèlera aussi un diabète ou pour leurs proches.

    Lamentable en somme ton credo c’est « soyez solidaire avec moi quand ça va mal mais si j’ai pas de soucis pourquoi être solidaire des autres c’est leur faute !

  • vol19
    • Posté à 19h42 le 28/03/2008
    • Internaute 13492

    Toujours remarquable comment un discours pervers peut influer sur le cours d’une discussion...

    Que nous annonce l’actualité ? Le Monde évoque que les « mesures sociales » du gouvernement seront mis en veilleuse... ce qui ne surprendra personne. Le mot « austérité » n’est pas prononcé, mais il est bien à l’ordre du jour. Nous pourrions aussi nous questionner sur l’« idéologie » du projet gouvernemental ou du moins dans ce qui est à l’oeuvre dans l’imaginaire actuel. Le paquet fiscal n’a pas été remis en cause quand à lui ?

    Pour faire accepter une vision individualiste, libérale, il convient d’attaquer le système actuel de protection sociale, ses « mauvaises graisses » pour préparer par petites touches à faire faire le deuil du système de protection sociale. Attaquer à droite, à gauche, c’est fatiguer la proie, petit à petit et au final finir par lui faire accepter à se résigner partiellement à perdre un peu de terrain.

    Et ce que l’on attaque ce n’est pas rien : la valeur de la vie, l’euthanasie, la maladie, la solidarité etc... Ou nous emmêne t-on ? on voit bien, il suffit d’une personne.

    Toujours la même histoire avec la « mauvaise graisse hédoniste » par opposition à la maigreur musclée acétique, « qui mène son chemin d’un arbre à l’autre »... comme si, le gras, l’obésité était l’opposé de la curiosité, de la connaissance, de l’altérité. Voilà ce qui est suggéré : Gras = égocentrisme, fermeture sur soi, bêtise ? Donc l’apparition de la maladie n’est que justice divine, comme hier le Sida. De tels discours ne sont pas nouveaux, même dans certains discours scientifiques, et sont clairement de nature fachistes.

    Que vient faire Jean Giono « Que ma joie Demeure » dans l’histoire du remboursement du diabète... à moins de l’associer à JS Bach « Jésus, que ma joie demeure... ». C’est ça, comme l’a souligné un riverain, le créationisme, la justice divine s’invite dans le débat. Scandaleux !

    Pour les lecteurs de René Girard, on observera un bel exemple dans le discours qui nous est proposé à savoir, la réduction du terme de la réciprocité lors « des crises d’indifférention », lorsqu’on nous écrit que « la solidarité (matière de santé, de diabète) n’est pas sans contreparties », c’est à dire adopter des valeurs, une morale sociale... rien moins.

    • tseaparis
      tseaparis répond à vol19
      • Posté à 04h26 le 29/03/2008
      • Internaute 9620

      mais les mesures néolibérales se poursuivent en accéléré, dont la privatisation de tous les domaines du service public : santé, éducation, transports collectifs et de marchandises, Poste, etc.. etc..

      voir pour la santé et la responsabilité individuelle qui fera loi au premier semestre 2009 :
      Lien

    • Monique 91
      Monique 91 répond à vol19
      ( retraitée )
      • Posté à 14h35 le 30/03/2008
      • Internaute 33804
        ( retraitée )

      « morale sociale “ ? je ne comprends pas ! Expliqquez-moi ,

  • Chouya
    • Posté à 19h50 le 28/03/2008
    • Internaute 4169

    Cher ali, connaissez-vous une seule maladie dont on pourrait dire que la personne n’y a pas sa part de responsabilité ?
    Ainsi on pourrait dire que l’arthrose vient aux gens qui ne font pas assez de sport ! et le Rhume à ceux qui ne se couvrent pas assez ! ...
    Dans quelle société voulez vous vivre ? Policée jusque dans nos assiettes, nos chambres, nos salles de bains ?
    Ne savez-vous pas que nous ne réagissons pas de la même façon à ce que nous absorbons, ou à ce que nous subissons ? Aucun être humain n’est semblable. Il n’y a que des tendances... auquelles viennent s’adapter des mesures qui sont plus ou moins bonnes... et pas pour tout le monde.
    Vous semblez supposer que l’état de bonne santé est un état qui, en suivant les « bons conseils à la mode de l’hygiène du moment » devient maîtrisé et constant ! En tant que professionnel de la dite santé, je peux vous dire que vous vous leurrez ! Merci à la chance qui vous sourit si c’est le cas. Mais sachez que l’état de bonne santé est dans un équilibre toujours précaire et que le corps humain obéit à des lois qui nous échappent la plupart du temps.
    1 et 1 ne font pas 2 en médecine. Sinon, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus de maladies.
    Et puis, j’avoue que cette façon que vous avez de mépriser et de rejeter celui ou celle qui ne serait pas dans « vos » normes de bonne conduite, en les réduisant à des attitudes très shématiques et qui ne correspondent en rien à la réalité quotidienne des gens, je trouve que ce simpliste ressemble à un besoin du style vengeur.
    je vous plains.

    • all
      all répond à Chouya
      • Posté à 07h28 le 29/03/2008
      • Internaute 9005

      « connaissez-vous une seule maladie dont on pourrait dire que la personne n’y a pas sa part de responsabilité »

      Malheureusement, oui. La liste est longue
      C’est pour ça qu’il vaut mieux éviter de faire s’exprimer certains gènes par des déréglement métaboliques.

      • Chouya
        Chouya répond à all
        • Posté à 13h47 le 29/03/2008
        • Internaute 4169

        Les témoignages des gens atteints de diabète répondent mieux que je ne saurais le faire à votre argument superficiel... et naïf !
        Nous continuerons à être solidaires sans jugement ni condamnation rapide, parce qu’une main tendue fait partie de notre patrimoine humanitaire.
        Et de l’argent, il y en a... à voir par exemple les bénéfices des industries pharmaceutiques...

  • A déménagé le 2 mai 2011
    A déménagé le 2 mai 2011
    Délinquante au coin de la rue
    • Posté à 20h28 le 28/03/2008
    • Internaute 26137
      Délinquante au coin de la rue

    Et la migraine chronique de sarko elle coûte combien ?

  • Chat persan
    Chat persan
    Artiste en Haute-Savoie
    • Posté à 20h30 le 28/03/2008
    • Internaute 33787
      Artiste en Haute-Savoie

    Pour le moment, (mauvaise période de transition ?), le citoyen moyen paye, paye et paye : impôts tous azimuts, injuste tva, PV à tous les coins de rue, crise, salaire bas, travail à temps partiel etc. Et tout ça dans une dynamique ( ?) de baisse complète du niveau du service public , et tout ça dans un cynisme sidérant, et tout ça dans un climat du style, « hep ! vous, là-bas, oui ! vous, le fraudeur.... ! “.
    ça fait beaucoup à porter, non ?

  • otto didakt
    otto didakt
    citoyen en colère
    • Posté à 22h23 le 28/03/2008
    • Internaute 19852
      citoyen en colère

    tu seras beaucoup puni parce que tu auras beaucoup pêché...
    putain de morale qui s’installe définitivement en politique !

  • TH.
    TH.
    multicontractuel flexisécurisé
    • Posté à 22h34 le 28/03/2008
    • Internaute 34927
      multicontractuel flexisécurisé

    Le commentaire de « par all » est d’un dédain qui laisse pantois. L’exemple cité dans l’article - personnes atteintes du Sida, par exemple - aurait du être suffisant parlant pour faire réfléchir le petit maton sadique qui se cache derrière ce pseudonyme improbable.
    Saviez-vous qu’une personne qui boit sans limites ou mange avec excès n’est pas nécessairement une personne « hédoniste » ? L’angoisse, la dépression, les traumatismes se retrouvent bien souvent - pas nécessairement - dans la genèse de comportements addictifs envers les boissons ou les aliments. Le corps en effet dit bien des choses que la raison ne saurait supporter. La souffrance peut en faire un support. Votre vision automatique et bornée (« diabète gras » = hédonisme) emprunte d’un moralisme consommé laisse sur le bord de la route nombre de personnes : votre morale rigide accepte-t-elle cette injustice ?
    Mais cela ne s’arrête pas là : la logique du non-remboursement aux « fautifs » qui ont favorisé leur maladie (quelle qu’elle soit) doit être menée jusqu’au bout : Taïaut, autodafé sur le serment d’hyppocrate ! Imaginons un de ces diabétiques « gras » aux urgences car victime d’une perte de connaissance et nécessitant une opération... Grâce à sa carte de « méchant diabétique égoïste », le chirurgien reconnait en lui un de ces fameux hédonistes. Pas d’opération, exit la cigale, c’est trop cher ! Non mais. Je ne parle pas du mineur délinquant donc nécessairement responsable à vie de sa fourberie (pas de fiancement de la réinsertion), de l’automobiliste inconséquent (paraplégique et criminel ? à la rue !), etc. L’élite du Monsieur Propre sera seule bénéficiaire de la Sécu... Que nos chers coupables mentionnés ci-dessus n’auront pas manqué d’alimenter, cela va de soi.

  • lyones
    lyones
    grand-mère en colère
    • Posté à 01h01 le 29/03/2008
    • Internaute 15046
      grand-mère en colère

    Je n’ai jamais « bouffé » ni « picolé“ni ‘fumé’, je pese 58 kg pour 1m69. Jusqu’a 65 ans, bien portante, j’ai payé sans rechigner pour les biens portants ; Or on vient de me découvrir un diabete, sans doute latent mais déclenché au dire des medecins, par un deuil (deces de mon mari après une dite longue maladie !)Suis je coupable de beneficier d’un remboursement total de mes soins, bien que, je le rappelle , je paye la franchise sur mes boites de médicaments et mes consultations médicales ;
    D’autre part, le fameux régime dietetique tant proné par les medias, n’est pas financierement à la portée de tous ; allez dire au smicards, aux petits retraités ayant le minimum vieillesse d’acheter 5 fruits ou légumes par jour ! ils n’en ont pas les moyens !
    Pour conclure comme le rappellent les medecins ci dessus, le diabete gras de ceux qui ‘bouffent comme des chancres’ vient aussi d’un facteur génétique.

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