20/06/2007 à 15h38

Duflot, Hammadi, Coppel, les fumeurs : le film du 18 joint

Arnaud Aubron | Les Inrocks (et ex-Rue89)

« Moi, j’ai bien envie de me fumer un joint... » Rien de particulier a priori en ce 18 juin au parc de La Villette, à Paris. Sauf que cette quadra plutôt sympathique s’adrese à un représentant des forces de l’ordre. Membre de la brigade des stupéfiants de surcroît. Et que ce dernier ne réagit pas le moins du monde.

Bienvenue à la 31e célébration de L’Appel du 18 joint, lancé en 1976 dans les colonnes de Libération et repris depuis 1993 par le Circ contre la prohibition du cannabis.

Musique, discours politiques et bronzing entre deux pétards, l’ambiance est décontractée. La foule clairsemée, comme chaque année. La police veille, surveille, mais n’intervient jamais.

Côté politique, outre la désormais traditionnelle présence d’Olivier Besancenot (LCR), l’intervention de la secrétaire nationale des Verts a été particulièrement remarquée. Très à l’aise sur un sujet dont elle semble maîtriser l’ensemble des enjeux, Cécile Duflot appelle à un débat ouvert et à la fin de « l’hypocrisie française » :

Egalement présent, Razzye Hammadi, leader du Mouvement des jeunes socialistes, qui rappelle l’engagement de son parti sur cette question :

Enfin, la sociologue Anne Coppel, figure de proue du secteur de la réduction des risques liés à l’usage de drogues, est venue rappeler les enjeux de société derrière la question de la prohibition :

A lire :
« Pas d’usager en prison »
L’interview de Jean-Pierre Galland, porte-parole du Circ

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  • Anonyme

    de toute façon avec m.sarkozy je ne me fait pas d’illusion La tendance est à la répression et elle le restera pendant 5 longues année.Si la légalisation leur fait si peur pourquoi n’autorise t’il pas les consommateurs a cultiver 1 ou 2 metre carre de façon qu’ils aient de quoi fumer pour l’année .Mais comme j’ai déjà entendu de la bouche d’un politique il y a quelques année, se serai dommagable aux habitants des cites car c’est bien connu il vivent pour la plupart de la revente de cannabis, qui entre parenthese se fait de plus en plus rare au profit des drogues plus dur. En effet il est souvent plus façile de trouver 1 ou 2 gramme de cocaine que 10 gramme de cannabis .Alors je dis vive la répression,vive m.sarkozy,vive la france, bientot numero 1 au niveau des cocainomane ,heroinomane ,et autre camé irrecuperable .Laissons les consommateurs de cannabis cultiver leurs jardins et arrètons de les stygmatisés.STOP A L’HYPOCRISIE DE LA DROITE DECOMPLEXE

  • olivier p
    olivier p
    face à la mer
    • Posté à 18h40 le 20/06/2007
    • Internaute 625
      face à la mer

    Le journal Politis relate aussi l’évènement, c’est peut-être bien de le préciser, vu la rareté actuelle : Lien

    Le comble est quand même atteint quand c’est la ministre de l’Intérieur, gaulliste traditionnelle, qui fait la une en matière de drogues, les fameux tests salivaires, un jour de 18joint !

  • Anonyme

    La politique actuelle du tout répressif. C’est la droite dure pleine de complexe : anti jeune anti- pauvres, anti-drogue anti-immigrés. Tout cela montre bien l’étroitesse d’esprit du gouvernement actuel composé d’opportunistes, plus réactionnaires les uns que les autres. Tony Blair, beaucoup plus progressiste et intelligent avait ouvert la voie en Angleterre vers la dépénalisation. En France, la référence actuelle c’est Pétain, je suis triste de voir écrire celà ...

  • Anonyme

    Depenaliser pour controler ce traffic est une chose.Nous tous approbons que cesse cette forme de commerce qui isole aussi certaines citees d un possible integration sociale...mais soyons prudent ne pronons pas la liberte de fumer ,je suis choquee de cette ignorance ou normalisation...le cannabis chez des gens psychologiquements fragils est tres dangereux outre les premiers symptome de paranoia ,la schizophrenie est a redouter,ce probleme est serieux et grave et beaucoup de jeunes ou ados sont des des hopitaux pour cette raison ou totalement marginalises s etant desociabilises .J ai decouvert cela il y a peu avant je n entendai que des discours reac et incense ou beta nostalgique ne prenant pas en compte la situation actuelle comme un taut d absenteisme record en college et lycees, des melanges de produits chimique tres toxiques alors que le consomateur croit en quelque chose de naturel....Soyons protecteurs en tenant compte des realitees sans dire trop de betises pour alimenter des idees partisanes ! Vive la liberte ,la sante,le bien etre ,est ce que tout ça passe par le cannabis...non trop de risques ! ! ! soyons responsables et prudents,evitons la mafia et protegeons egalement ,sortons de nos illusions sur ce produit et nous gagnerons en conscience ! On peut etre ignorant en 1980 ; 1970 1990 mais depuis l info est là et nous devons en tenir compte.

    • Anonyme

      N’importe quoi ! ! ! ce qui est dangereux c’est la dose ! ! une drogue en elle meme n’est pas « dangereuse » c l’abus et la dose qui fait le poison ! !

      • Anonyme

        Ok, ce qui est dangereux, c’est la dose, mais aussi la COMPOSITION

         
        • Anonyme

          peu importe la composition puisque c la dose qui fait le poison ! ! !

          • Anonyme

            Non.
            Il y a un réel risque sanitaire lié à la prohibition.
            Le cannabis est (sous toutes ses formes) de plus en plus « coupé » et mélangé avec des produits nocifs.

            Fumeur depuis de longues années, il m’est arrivé d’avoir par exemple les doigts qui enflaient en me préparent un joint avec de la résine de mauvaise provenance. Etant conscient du danger que cela peut représenter sur les poumons (entre autre), je l’ai évidement jeté. Mais il est très peu probable que tout le monde fasse pareille.
            Chose qui n’arriverait pas si les usagers pouvaient cultiver eux même de petites quantitées en toute légalité, garantissant ainsi la qualité du produit !

            Je ne comprends pas qu’un débat sur un tel sujet de société ne puisse être ouvert, sans hypocrisie.

            Le plus ironique là dedans étant certainement le positionnement de M. Sarkozy, qui, de temps en temps n’hésite pourtant pas à s’en griller un... (ce point je ne pourrais évidement pas vous le prouver, mais c’est pourtant vrai, je sais de quoi je parle.)

            • Anonyme

              au sujet des « doigts qui gonflent », a mon avis c une réaction simple comme le cerveau aime à les crées, je veux dire que c un SIGNAL t’indiquant d’arreter de fumer ! ! tes doigts te servant a rouler,ton cerveau court-circuite cette zone de ton corps, je pense qu’il a du le faire également avec tes poumons en provoquant une bonne toux ! ! Ecouter son corps dans l’instant car il a toujours raison . quant a sarko qui s’en grille un..humhum j’attends de voir ca

        3 autres commentaires
    • Sebly
      Sebly
      Intermittent de la recherche
      • Posté à 22h21 le 26/06/2007
      • Internaute 9810
        Intermittent de la recherche

      Alors dans ces cas là prohibons aussi l’alcool.
      Et justement le problème que vous soulevez est bien celui de la consommation de produits coupés/frelatés vendus sans aucun contrôle ! Une dépénalisation pourrait régler ce type de problème. Encore pour rappel, la répression n’a fait qu’augmenter les possibilités de trouver d’autres substances bien plus dangereuses (cocaine) ! Ce que vous évoquez pourrait se révéler encore bien pire !

    • Anonyme

      Je serais plus d’accord avec l’un des commentaires précédents. La légalisation a de nombreux avantages (rentrée d’argent pour l’état, cultivation supplémentaire, policiers en plus pour autres choses, prisonniers en moins...), la liste peut être longue (cf : en Hollande, le cannabis est aussi utilisé à terme médical).

      Pour votre commentaire, il est vrai que le cannabis peut faire ressortir chez certains individus des maladies déjà existantes. Ce n’est pas le cannabis qui fait devenir marginal, associable ou schizofrène, mais le comportement de la personne. Si une personne est mal dans sa peau, dans sa tête, la drogue (alcool, extasy...) ne améliorera pas les choses. Mais ce n’est qu’une façon de provoquer, d’oublier son mal-être.
      Dans le pire des cas, une personne malade utilisera le cannabis pour faire ressortir un peu plus sa maladie, en pensant la calmé. En aucun cas, le cannabis est acteur, mais il est un composant additionner et utiliser pour « oublier » sa maladie.

      Si effectivement, Mr le Courageux Anonyme, vous pensez qu’il y a trop de risque, j’espère que vous ne buvez jamais une goutte d’alcool, ni fumez de cigarettes. Ce sont des drogues « légales », mais reste des drogues qui peuvent provoquer, surtout pour l’alcool, les mêmes effets.
      (cf : sur un science & vie spécial drogues, le cannabis et l’alcool agissent sur la même partie du cerveau).

    • LowLeveLiQ
      • Posté à 17h20 le 23/07/2007
      • Internaute 13025

      Certes, certes... Fumeur régulier, j’ai pourtant cessé de verser dans l’angélisme sur le sujet (les bienfaits de l’age). Donc oui : troubles mémoriels, respiratoires (jusqu’à preuve du contraire, j’ai toujours besoin de ma Morlbara pour fumer mon splif, mais aussi risques sur le plan « social », notamment pour les jeunes, lycéens etc...
      Mais un peu de logique : on peut appliquer EXACTEMENT le même raisonnement si on parle d’abus d’alcool, de médicaments, de jeux videos, de TF1 (sauf pour les rapports sociaux, là ca aide plutot...)
      Le problèmes de nos politiques toujours inefficaces et souvent criminelles c’est le « focus » : on lutte contre la « drogue », pas contre la « toxicomanie ». C’est tres différent et ca dépasse dailleurs tres largement le seul cas du cannabis. Quel est le probleme principal qui est posé par la consommation d héroine par exemple ? Oui, je sais, le consommateur reduit considérablement son espérance de vie... Mais est ce vraiment ca qui rend cette pratique inacceptable ? Ou n est ce pas plutot lmes probleme qui découle des conduites toxicomaniaques ? Délinquence pour pouvoir payer sa consommation, desociabilisation, marginalisation, problemes de santé publique et diffusion du HIV...
      Elle est là l’hypocrisie : dire qu il faut continuer à lutter contre le « produit car c’est mal » empeche du reste toute action pédagogique intélligente. Envoyer des flics dans les collèges pour dire « fumer pas, c’est pas bien » c’est super... Envoyer quelqu’un qui va leur dire : « je sais bien que bcp d’entre vous fument, je sais que c’est pas tres grave... Je sais aussi quels effets ca peut avoir sur vos etudes si vous abusez » à mon avis c’est mieux.
      L’autre aspect tres tres important c’est les politiques à l’echelle mondiale : vouloir a tout prix éradiquer le pavot d’un pays comme le Laos par exemple, c’est cautionner les actions criminelles d’un des régimes les pires de la planète (cf un papier dans libé il y a un moment)

  • Anonyme

    De plus, la politique Sarkozy qui se veut remettre la France au niveau des pays de l’Europe du Nord prônant leur super système politique, pourrait également accepter un système de légalisation régulée de chanvre, comme justement aux Pays-bas où une personne majeure à le droit d’avoir en sa possession un maximum de 5g de marijuana.

  • Leclere gérald
    Leclere gérald
    paysagiste
    • Posté à 08h28 le 21/06/2007
    • Internaute 9130
      paysagiste

    Dépénaliser daccord, mais surtout ne pas banaliser la consomation qui est, au mème titre que l’alcool, nocive.
    Un joint, c’est bien. Plusieurs joints, la gueule dans le foin.

    • Anonyme répond à Leclere gérald

      Bravo pour votre comparaison avec l’alcool... Il me semblait pourtant que la consommation de ce dernier était libre... Je ne vois donc pas le rapport...

  • Anonyme

    Bonjour à tous,

    Ne nous leurrons pas, la prohibition du cannabis fait partie du fond de commerce politique de ces 37 dernières années et rien ne changera, surtout pas avec monsieur Sarkosy.

    Quant à la gauche, n’en parlons même pas : de 1981 à 2002, il y a eu des tas de gouvernements qui auraient pu faire quelque chose, mais on voit bien où on en est aujourd’hui.

    Bref, picolez et bouffez des médicaments, vous risquez moins socialement qu’en fumant un joint.

    Cannabiquement,
    Irie

  • Anonyme

    Surveiller et punir

    La question du cannabis et de sa diabolisation est un problème ancien qui fait appel à des questions de morale notamment celle relative aux plaisirs, hormis les plaisirs consumeriste, les autres doivent se réaliser dans la discrétion voir la honte. Le plaisir est subversion encore aujourd’hui.

    L’hypocrisie règne en maître depuis longtemps beaucoup d’institutions campées sur des lois rigides nous organise dans l’anticipation de la fraude.
    On sait tous qu’un contrôle fiscal débouchera nécessairement sur une amende, une policier pourra toujours verbaliser en faisant le tour d’une auto neuve (si vous n’avez pas d’extincteur par ex), chacun peut trouver des exemples dans son quotidien pour y remarquer sa peur devant l’autorité parce que nous ne sommes jamais certain d’être en règle. Pour ceux qui en subissent la punition des millions vivent dans la Peur d’un contrôle qui de fait exercera une pression dans notre liberté de paroles et d’actions.

    Je ne ferai pas l’apologie des drogues quelqu’elles soient avant d’être un phénomène de société elles sont pour le domaine privé et chacun doit être libre de ses obédiences , admettons qu’elles représentent un véritable danger social comme il est dit plus haut la cause est ailleurs, mais regardons une des conséquences de la prohibition.
    Le roi du Maroc en échange de finances à accepter de contraindre son pays à stopper la culture du cannabis (principale richesse agricole) d’au moins 40%, c’est vrai que c’est efficace le marché français souffre aujourd’hui de pénurie, mais un nouveau marché avec l’amerique se développe pour le shit marocain(plus important producteur qualitatif et quantitatif) dont la parité avec la coke échangé aux caraïbes incitent les trafiquants à inonder notre marché de ce produit dont les conséquences sur le comportement tant des trafiquants que des usagers sont très violentes.
    On pouvait lire dans les journaux il y a environ 10 ans l’ampleur de l’économie (à hauteur de 50%) lié au shit dans certaines cités défavorisées avec un taux de chômage de 60%. Les socialistes de l’époque ne voulaient pas se risquer à y toucher les R.G était conscient du risque d’explosion en supprimant ce trafic, des milliers de familles en dépendent.
    La droite qui à suivi était d’une rare imbécillité dans la gestion de cette situation car brutalement les pressions se sont concentrées sur les symptômes et non sur la maladie celle de la pauvreté qu’on a laissé se développer depuis 30 ans.
    Résultat aujourd’hui le trafic continu avec cette coke qui génèrent des sommes délirantes rien à voir avec le cannabis et une violence sans commune mesure des réseaux mafieux ultra-riches.
    Et parlons culture il y a une différence fondamentale entre ces deux produits, l’un plus hédoniste et « cool » maintenant encré dans les moeurs, l’autre le dopant pour les excités de la performance commerciale et du divertissement.
    Rappelons nous du mouvement subversif des Blacks Panthers, bien sur il y avait la prohibition de la marijuana mais pas suffisant pour les mettre au placard définitivement alors la CIA en a manipulé certain afin qu’il trafique la coke pour cette fois les liquider et les enfermer.

    • olivier p
      olivier p
      face à la mer
      • Posté à 12h12 le 21/06/2007
      • Internaute 625
        face à la mer

      Les législations concernant les drogues sont mises en oeuvre, quoiqu’on en pense.

      En 1991, 34 311 « usagers simples » de produits illicites ont été interpellés. En 2006, ces « usagers simples » auront été 112 224, deux sur cinq ont été en garde à vue. En 2006, le nombre total de personnes mises en causes directement pour Infractions à la Législation sur les Stupéfiants est de 152 124 (usages simples, usages reventes, trafics sans usages, autres). Le cannabis est mis en cause à hauteur de 90%. La part des usagers de cannabis est donc considérable, vue la culture des résultats statistiques, le fait d’atteindre des objectifs sans autre réflexion à moyen terme et sur les usages humains de substances.

      Concernant les alcools (parfois associés aux médicaments), la moyenne des interpellations pour ivresse publique et manifeste (IPM) en France sur la période 2001-2004 est de 65 552 par an.

      En 2005, sur 11 387 829 contrôles d’alcoolémies au volant, 359 229 ont été positifs, 80 622 étaient supérieurs à o,8 g/l de sang. Il faut également savoir que 21 035 tests de stupéfiants ont été faits, 7 973 ont été positifs.

      En outre, la prise d’un médicament susceptible d’altérer l’aptitude à la conduite est retrouvée chez environ 10 % des accidentés de la route. 80 969 délits de conduite sans permis ont été constatés.

      La question de l’harmonistation, d’un équilibre des droits et des obligations des usagers de produits psychoactifs se pose concrètement. Elle se pose globalement (tous les produits, les polyconsommations...), et en remettant à leur juste place l’influence des produits, le comportement des citoyens et l’environnement contextuel des usages. Liberté, égalité, fraternité.

      Il convient, au delà des législations et des réglementations d’insister sur la recherche, la diffusion des informations et le principe d’éducation, les responsabilités intergénérationnelles... le savoir vivre avec des usages de drogues quelque soit l’âge, le sexe, l’ancrage social et territorial...

      Est-ce que les drogues, légales ou non, sont des produits comme les autres ? Je ne suis ni partisan d’un monople d’État (quid de ceux des alcools et tabacs ?), ni d’une tolérance « type Pays Bas » concernant le cannabis. Il me semble qu’un système à but non lucratif, réglementé mais associatif, certains proposent des « clubs sociaux de cannabis » (Lien), soit plus raisonnable pour un pays comme la france ; et ce, en attendant une révision des conventions internationales, revendiquée par des pays comme la Bolivie ou des fondations (Lien). C’est également une manière d’aborder ce qui pourrait faire émerger une cohabitation, une régulation, des différences européennes.

      Pacifier, laïciser les guerres aux drogues... c’est aussi rompre avec une duplicité que la France incarne assez bien, les résistances sont tenaces.

      Si nous prenons en compte la situation des prisons, du VIH et du VHC, de la peine de mort dans le monde, alors nous pouvons considérer que le changement de la politique des drogues concerne non seulement du sens (il n’y a pas que les drogues dans la vie) sur l’humanité, mais elle est aussi une urgence humanitaire qu’il faut prendre au sérieux.

      • Anonyme répond à olivier p

        Bonjour olivier,

        N’oublions pas que cette augmentation dramatique des personnes interpellées pour simple usage de cannabis est liée à la mise en place d’objectifs à atteindre par la police sous le précédent gouvernement (qui était ministre de l’intérieur à l’époque ? Au hasard ...) : il est plus facile de mettre en GAV un fumeur cool qui ne fait de mal à personne que d’aller arrêter un gros truand ou un escroc de haut vol, c’est toujours un « baton » de plus dans les stattistiques d’affaires résolues.

        Au sujet de ces fameux tests salivaires, ils restent positifs plusieurs jours après avoir inhalé de la fumée de cannabis, pas seulement fumé, juste inhalé (genre, vous allez à un concert et vos voisins s’en grillent un gros sous votre nez, dommage pour vous, à la sortie vous êtes positifs ...).

        De plus,quand on pense qu’ils virent positifs à 1 ng/l alors que l’on parle d’ivresse cannabique à partir de 40000 ng/l, on est en droit de se demander quelle est leur but exact, traquer le conducteur cassé et donc dangereux pour lui-même et pour les autres, ou traquer les fumeurs en général ? Personnellement ma conviction est faite.

        Cannabiquement,
        Irie

      • Dany-de-montreuil
        • Posté à 19h09 le 24/06/2007
        • Internaute 8897

        Bravo Olivier, rien à ajouter !

         
        • Sebly
          Sebly répond à Dany-de-montreuil
          Intermittent de la recherche
          • Posté à 22h31 le 26/06/2007
          • Internaute 9810
            Intermittent de la recherche

          Si, une chose à rajouter : une loi qui est enfreinte par plus de 100000 personnes / an est-elle encore juste ?

        1 autres commentaires
  • Anonyme

    Le cannabis n’est pas une drogue à proprement parler, bien plutôt cette « huile d’allégresse » telle que décrite dans le Psaume 44 : le THC, liposoluble, est reconnu par les récepteurs cannabinoïdes présents dans l’ensemble du système nerveux en tant que succédané de l’anandamide, neurotransmetteur associé au sentiment de félicité.
    De plus en plus de psychiatres suggèrent à leurs patients, souvent culpabilisés par le discours public, de ne pas cesser leur consommation mais de la maîtriser en la pondérant.

    La cannabis reste a contrario un drogue puisque il entraîne une dépendance réelle, mais la vie est par essence fondée sur l’(inter-)dépendance : se nourrir physiquement et spirituellement, partager
    physiquement et spirituellement.

    Le mythe du rasta « cassé » ou « foncedé » aura beaucoup nuit à la réputation d’un produit qui n’empêche nullement de travailler ou de penser, au contraire. L’excès en est nuisible comme s’agissant de n’importe quel produit, alimentaire ou psychotrope.

    A cet égard, une France déprimée se voit la première consommatrice mondiale de psychotropes de synthèse, dont des études récentes ont montré le risque qu’il présentent à induire des comportements suicidaires. Nombre de nos grands esprits, dirigeants ou penseurs, ont en outre reconnu avoir oeuvré sous l’empire de telle ou telle molécule.

    Quant aux cancers à venir liés à la qualité souvent catastrophique des produits issus du commerce illégal, le législateur s’apercevra trop tard de leur impact sur les finances nationales.

    Aussi une démocratie qui laisse 50% de sa jeunesse sur le carreau législatif, avec tous les risques sanitaires, sociaux et psychologiques liés au trafic, est-elle digne de son statut ?

    La légalisation représente à court terme un impératif de salut public.

    • Anonyme

      Tout à fait d’ accord. Comme d’habitude le citoyen lambda paie pour la minorité qui fonce bourré en voiture en grillant un feu rouge.
      alors interdisons la voiture en mettant en prison les fans de tuning, interdisons le pinard en mettant en prison les viticulteurs, interdisons les feux verts en mettant en prison les feux orange.

  • Anonyme

    Il faut arrêter de pourrir le débat sur le cannabis
    Qu on sensibilise la jeunesse sur le risque des drogues est normal
    Mais qu on stygmatise le cannabis en tant que schyzodéclencheur ou qu on présente l herbe d aujourd hui comme vingt fois plus puissante que dans le passé est jouer le jeu des états prohibitionnistes et qui ne veulent pas le moins du monde au moins accepter le cannabis dans la pharmacopée mondiale
    Il résout des petits et grands maux on le sait mais provoque des accidents malheureux quant mélangé à l’alcool ou en voiture on le sait aussi. Le danger ce n est pas la skunk qui ne sort pas de laboratoires de chimistes fumeux mais de breeders qui sélectionnent et font les meilleurs croisements avec les meilleurs caractéristiques possibles comme le fait un passionné de la culture de tomates Sélections sur plusieurs générations choix de la plus grande plante de la plus résistante au parasite et le tout bio en plus
    Alors certes l herbe est plus forte mais il n y a plus qu à en mettre moins pour le même effet
    C est pourquoi il faut encourager l autoproduction à petite échelle et la régularisation du marché
    Car le vrai danger c est quoi de l herbe coupée au silice ou au billes de verre ou la résine mélangé à des graisses animales du henné ou de la parafine. Les gens aujourd’hui consomment un produit très dangereux le cannabis de marché noir Comme le tord-boyaux maison disponible sous la prohibition américaine et tellement frelaté qu il était parfois mortel
    C est là le vrai danger, laisser ce marché à des gens sans scrupules qui profitent de la lâcheté des états et empoisonnent le produit jusqu à sa réputation

  • Anonyme

    Un petit tableau dans le courrier international (p44) de cette semaine m’a enfin ouvert les yeux...
    « The Lancet » m’apprends que le petit pétard que je fume occasionelement le soir chez moi est plus nocif que les solvants, le LSD, les stéroides, le GHB ou l’ecstasy.
    Amis fumeurs mettons nous tous au GHB...
    on s’est planté...

  • Anonyme

    Intéréssant de noter que le rapport 2006 du Trend (un dispositif français composé d’un réseau d’observateurs constitué d’associations d’usagers, d’associations de réduction des risques ou de structures de « première ligne ») n’a AUCUN CHAPITRE SUR LE CANNABIS. Pourquoi d’après vous ?

  • Anonyme

    ce n’est pas en interdisant que le probleme sera reglé ! la tolérance zéro est un très beau concept américain mais nous sommes français avant tout ! de nos jours on est considéré comme un camé pour la majorité des français si on fume juste quelques petard et ce n’est pas comme ça que l’on veut etre jugé ! il faut instaurer un vrai débat pour notre condition et de toute façon l’humain aime braver l’interdit,c’est peut etre pour ça que nous sommes l’un des pays les plus consommateur de cette douce plante qui est tout sauf une drogue !

  • Anonyme

    Pourquoi ?

    Pourquoi diaboliser les pauvres fumeurs de cannabis qui ne font de mal à personne ?
    N’est ce pas contraire aux droits de l’homme ? En partant du fait que l’on ne nuit à personne en fumant un joint chez soi le soir, que bientot la motié des jeunes avoue fumer de temps en temps, et que les lois sur la prohibition sont violés des centaines de milliers de fois par jour, ces lois ne sont-elles pas tout simplement inutiles et infondées ?
    Quels sont les interets d’un gouvernement à maintenir en place cette prohibition, à negliger les problèmes de santé publique ? Je vous le demande !

    Canabiquement votre....

  • maxfoxx
    • Posté à 00h11 le 17/07/2007
    • Internaute 12712

    Le cannabis, aujourd’hui rentrée dans les meurs en Europe, mais aussi en France devrait soulever un débat. Mais les politiques, peureux comme ils sont, ne veulent surtout pas se mouiller à ce sujet, croyant peut être que Napoléon (celui qui avait dit non, préférant faire la guerre) risquerait de se lever de sa tombe pour fouetter nos dirigeants politiques en s’écriant : « Bande d’hashichins ! ! ».
    Arrêtons un peut ! Napoléon est bien mort et nous sommes au 21ème siècle. Allons nous attendre de laisser mourir nos enfants dans l’avenir avec des drogues beaucoup plus nocives (tel que l’héroïne) en ne les informant pas, en les laissant aux mains de dealeurs qui proposent d’autres drogues bien plus nocifs ?
    Nous sommes un des pays (voir le pays)qui consomme le plus de cannabis (cette drogue que vous aviez voulus nous cacher messieurs du gouvernement) !
    BIENVENUE EN FRANCE, BIENVENUE DANS LA PROHIBITION, BIENVENUE AU 21ÈME SIÈCLE ! Ce n’est qu’un début...
    MAX FOXX.

  • toktomi
    • Posté à 00h29 le 17/07/2007
    • Internaute 9821

    tiens jvai voir si rachida et roselyne ont trouvé un dossier de réformes de la part de sarko.
    shit ET alcool,bien sur.et médocs dans les prisons :)

    j ai cru entendre l ot jour que ce serait 0 gr au volant (normal)

  • Anonyme

    Tout à fait d’accord avec « Chantemanche “.

    Je pense aussi que la légalisation du cannabis ne

    pourra venir... que de la droite. Vous verrez...

    Un peu comme la suppression de la ‘ double peine .

    Il faut pour cela un véritable chef d’Etat

    commandant à sa majorité.

  • Amanyte
    • Posté à 11h02 le 26/09/2007
    • Internaute 17687

    Euh ... quelqu’un aurait des feuilles ?