Entretien 22/06/2007 à 20h22

Bruno Julliard (Unef) : « La ministre a l'air très peu ouverte »

Julien Martin | Ex-Rue89

Changement de ton radical entre les organisations syndicales étudiantes et la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Valérie Pécresse a mis un coup d’arrêt à l’enthousiasme qui entourait les négociations, en présentant son avant-projet de loi sur la réforme des universités. Président de l’Unef (Union national des étudiants de France), Bruno Julliard fait part de sa « déception » de ne pas avoir été entendu. Et n’est pas très optimiste quant à une inflexion de la position de la ministre, ce vendredi après-midi, à l’occasion de la réunion du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser).

Quelle a été votre réaction à la découverte de l’avant-projet de loi ?
De la déception et de la colère. De la déception parce que le texte est très éloigné de toutes les discussions que nous avons eues lors des concertations ces trois dernières semaines. Et puis surtout de la colère sur le fond parce que c’est un texte dangereux pour notre service public de l’enseignement supérieur. C’est une douche froide ! Au vu de l’investissement qui a été le nôtre, on s’attendait à toute autre chose.

Ne regrettez-vous pas votre enthousiasme manifesté très tôt dans ces négociations ?
On dit avant tout qu’il y a besoin d’une réforme de l’enseignement supérieur dans notre pays, pour améliorer la visibilité des diplômes, pour lutter contre les inégalités, pour accroître l’efficacité des universités... Nous avions décidé de faire des propositions, d’avoir une attitude très constructive, et maintenant l’avant-projet de loi qui nous est présenté n’est pas acceptable. On ne regrette pas d’avoir joué le jeu, on regrette surtout que le gouvernement ne saisisse pas une chance quasi unique de voir la totalité de la communauté universitaire favorable à une réforme des universités.

Quelles mesures vous paraissent les plus contestables ?
Il y a d’abord le recul démocratique : seules vingt personnes devraient siéger dans les conseils d’administration avec uniquement trois étudiants, alors même qu’on augmente les compétences des universités. Nous sommes également très inquiets quant à l’organisation des inégalités entre les universités avec l’autonomie optionnelle, où chaque université pourra elle-même décider de son degré d’autonomie. On conteste aussi la sélection à l’entrée des masters, et nous n’avions jamais discuté de cela au cours des négociations. Enfin, nous redoutons une précarisation des personnels avec la modification de leur recrutement.

Que comptez-vous faire avant la session parlementaire de cet été ?
La ministre doit annoncer quelques amendements cet après-midi lors du Cneser. D’après la discussion de ce matin entre les organisations syndicales étudiantes, la ministre a l’air très peu ouverte à accepter nos revendications, ce qui est très inquiétant. Mais avant la présentation du texte mercredi en Conseil des ministres, l’ensemble des organisations syndicales étudiantes rencontrera le président de la République, mardi à 18 heures.

Le risque de manifestations étudiantes est-il important ?
En tout cas, c’est une évidence qu’il existe des risques d’opposition au texte. Mais on ne sait pas encore quelle forme prendra cette opposition. On est bientôt au mois de juillet et il n’y a plus d’étudiants dans les facs, c’est donc difficile d’organiser une mobilisation. Mais, en l’état actuel des choses, ce texte est totalement inacceptable et nécessitera certainement des mobilisations étudiantes.

► Mis à jour le 23/06/2007 à 8h45 : Après huit heures de négociations, le texte a finalement été rejeté dans la nuit de vendredi à samedi par le Cneser, instance consultative, par 19 voix contre, 12 pour et 4 abstentions. Les quelques amendements consentis par Valérie Pécresse n’ont pas convaincu les représentants de la communauté universitaire présents. Pour démontrer leur opposition totale, la FSU suivie par le Sgen-CFDT et la CGT, ainsi que les étudiants de l’Unef et de la Fage, ont même quitté la salle avant le vote.

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  • désinscrit-
    • Posté à 16h46 le 22/06/2007
    • Internaute 736

    L’Etat de grâce est finit pour tout le monde alors ? ?

    Ils se sont bien fait ... rouler dans la farine ! ! ... Enfin les prochains sont prévenus.

    • Anonyme répond à désinscrit-

      Quand je lis ce que M.JULLIARD dit de Mme Pécresse je m’étrangle de rire. Venant d’un professionnel, d’un fonctionnaire de la contestation, d’un syndicaliste prompt à lever les foules contre le CPE mais étrangement silencieux lorsque mme Royal faisait la même proposition je crie à l’imposture. Que vous le vouliez ou non cette réforme sera mise en place : 53% des français la veulent et l’auront. Tous les mouvements qui prendront cette réforme pour prétexté à blocage des rues seront plus qu’impopulaires. La réforme passe aussi par la réforme de l’UNEF-ID : Active contre les gouvernements de Droite, silencieuse,complice source d’emplois fictifs pour les hiérarques de gauche : Fini vos pseudos-AG à main levée : Tout devra se faire à bulletin secret. Au fait je ne suis pas courageux anonyme comme écrit dans l’intitulé mais ne désire pas perdre mon temps à m’inscrire sur ce site partisan et écervelé ! ! !
      Reliez directement votre site à celui du PX et du PCF cela sera plus rapide pour juger de votre honnêté intellectuelle et de votre objectivité LOL

      Le Corsaire

      • Anonyme

        En tout cas il y a encore du boulot à faire puisqu’au lieu de

        « prendront cette réforme pour prétexté à blocage »

        il eut été mieux de mettre « prétexter à blocage »

        C’est là que ça bloque...

        Le vengeur masqué

      • Anonyme

        pas 53 pour cent des francais, mais plutôt 35 à 40 pour cents tout au plus
        BBZ

  • Anonyme

    Et bien Mr Julliard n’a pas changé depuis le CPE... Toujours aussi rétrograde et manipulateur !
    Espérons que le gouvernement arrive à appliquer ce pourquoi il a été élu, ce n’est pas à un groupuscule comme l’UNEF de diriger la politique universitaire française ! Ils font assez de dégats comme ça au quotidien !
    La qualité ne peut venir que de la sélectivité, ne pas comprendre ça, c’est condamner des générations de plus à l’échec !

    Lien

    • Anonyme

      « la qualité ne peut venir que de la sélectivité »... hum, soit mon cher, mais de quelle sélection s’agit-il ?

      des gens rentables financièrement ?
      de la loi du plus fort ?
      de la capacité à s’adapter ?

      ou encore... d’être un bon bachoteur ?

      « ne pas comprendre ça, c’est condamner des générations de plus à l’échec »...

      Ne pas comprendre que l’intérêt d’une société est de favoriser les différentes formes d’intelligences et non pas de sélectionner l’« élite » sur des critères normalisés, c’est condamner un système à la stagnation conservatrice.

      merci de me diffuser...

      • Anonyme

        Et si pendant la campagne nous étions passé dans la 4éme dimension et qu’en fait rien n’avait changé ?

        Lien

  • Anonyme

    il parle de trois étudiants tout aussi ionquiétant sion plus que dire des 8 enseignants chercheurs en tout sur 20 personnes dans ce conseil instance dirigeante d’une Universitré qui peut couvrir 40 000 étudiants ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
    qui doit diriger l’Université des communiquants ? des extérieurs sans aucune connaissance de ce qui se passe en terme de formation et de recherche ?
    c’est effrayant cette conception

  • Penchour
    • Posté à 17h50 le 22/06/2007
    • Internaute 427

    Hé bien voilà un des textes que ce gouvernement fera passer en catimini pendant les vacances (avec d’autres), histoire de ne pas faire de vague. Cette façon de procéder me fait penser à ces entreprises qui déménage leur matériel le W.E., laissant leurs (ex) employés decouvrir des locaux vides le lundi matin. Le problème, c’est que ce qui est déjà criticable dans le cadre d’une entreprise l’est encore plus dans l’exercie de la « démocratie » (moins démo que cratie pour le coup ..). Si c’est tout ce que la droite a retenu du mouvement anti-CPE, il doit pas y avoir beaucoup d’aînés parmi eux ...

  • Anonyme

    Complètement incohérent ces gauchos...
    Immobilisme
    Copier ce qui marche (mieux) ailleurs...il oppose quoi à ça... ?

    Nos avantages acquis qui font qu’on est les moins bon !

    • Gastlag
      Gastlag
      flâneur | identi.ca/gastlag
      • Posté à 17h28 le 22/06/2007
      • Internaute 8274
        flâneur | identi.ca/gastlag

      Ailleurs ça marche mieux parce que il y a deux à trois fois plus de fric par étudiant.
      Sarkozy n’est sûrement pas immobiliste, il est réactionnaire.

      • Penchour
        Penchour répond à Gastlag
        • Posté à 17h48 le 22/06/2007
        • Internaute 427

        Et surtout 10 fois moins d’étudiants (puisque les études sont payantes)

      • Anonyme répond à Gastlag

        Toujours la même rengaine ! Toujours les mêmes procès d’intention !

         
        • Penchour
          • Posté à 12h39 le 26/06/2007
          • Internaute 427

          Toujours les mêmes commentaires absconts

        1 autres commentaires
    • désinscrit-
      • Posté à 19h26 le 22/06/2007
      • Internaute 736

      Et surtout, si vous avez un temps soit peu suivi l’actualité, Julliard était assez content des premières discussions et favorable à la réforme des universités.

      Le problème c’est que le texte est différent de ce que proposait la ministre lors des entrevues
      Toujours pareil ces droitoss, ils ne regardent que le bout du chemin, pas la route pour y arriver ! !
      Et arrêtons d’essayer de copier ce qui se fait ailleurs, dans un autre contexte. Si on pouvait être un peu novateur et en accord avec la situation ici, ça serait déjà bien.
      ça commence à me gonfler qu’on veuille toujours (à droite comme à gauche) copier ce qui se fait en Allemagne, Suède, Etats-Unis, etc... On a toujours pas de pétrole, mais on a plus d’idées ou bien ? ?
      • Anonyme répond à désinscrit-

        et moi
        ça commence à me gonfler qu’on veuille toujours (à gauche surtout) ne pas voir ce qui fonctionne bien ailleurs (Allemagne, Suède, Etats-Unis, etc...) ou du moins beaucoup mieux qu’en France .
        Sous prétexte qu’on est plus intelligent et qu’on est les seuls a avoir des idées géniales.

        De ce fait ,on est con ,médiocre et toujours en retard de trois combats.(Voir le classement de nos universités dans les palmarés internationaux )
        Bien sur ,on dira :
        Moins de moyens financiers (mais on fait tout pour ne pas en avoir)
        Moins de personnels
        les critéres de comparaison sont idiots.

        C’est commode pour ne pas avoir à avouer que faute de sélection à l’entrée beaucoup de nos étudiants n’ont pas leur place en université et seraient rejetés ailleurs .

        Notre inelligensia est tellement formidable et remplie d’excellentissimes bonnes idées géniales que personne ne veux nous les copier .

         
        • Anonyme

          Nos universités sont peut-être parmi les moins bonnes du monde, mais parce que les meilleurs étudiants sont dans les ENS, l’X et Centrale (et autres écoles d’ingénieurs, etc.). Le système universitaire doit être repensé, mais il y a une grosse différence entre les Lettres et sciences humaines et les sciences. Or les classements portent sur les universités de sciences, autrement dit les parents pauvres de la recherche. De plus, on juge souvent de la performance des universités en terme de nombre de publications. Or, tout le monde le sait, les universités américaines publient énormément mais des contenus très inégaux. Je ne dis pas qu’en France c’est merveilleux, mais qu’il faut se méfier des critères de classement, qui s’ils montrent que la France à des universités médiocres c’st parce que nous formons des chercheurs mais les universités ne sont pas directement des centres de recherches (on a le CNRS pour ça, qui est autrement plus reconnu, par exemple). Les universités françaises ne sont pas du tout à mettre sur le même plan qu’une université américaine : pas les mêmes équipements, ni les mêmes objectifs, ni les mêmes conditions de travail sans parler des budgets...

          • Di
            Di
            • Posté à 17h51 le 23/06/2007
            • Internaute 8231

            Les moins bonnes ? Certainement pas ! Par contre, qu’elles soient les plus pauvres, avec les locaux les plus désuets, les plus mal entretenus, je veux bien le croire ! Si nos impôts allaient en priorité vers l’éducation et la recherche, au lieu de payer des salaires faramineux à nos politiques avec des 60 mois d’indemnité à tous les Députés sortants, par exemple, et des budgets pour le fonctionnement de l’Elysée frisant la folie, ça irait peut être mieux ! Mais non, leur idée, chaque fois, c’est de laisser pourrir la situation, pour mieux faire passer la privatisation comme étant « la seule solution » !

        • Anonyme

          Ce qui est amusant, c’est de voir qu’en Allemagne on réfléchit à des réformes basée sur le modèle français ! ! A croire que l’herbe semble toujours plus verte ailleurs !

        3 autres commentaires
      • Anonyme répond à désinscrit-

        et moi
        ça commence à me gonfler qu’on veuille toujours (à gauche surtout) ne pas voir ce qui fonctionne bien ailleurs (Allemagne, Suède, Etats-Unis, etc...) ou du moins beaucoup mieux qu’en France .
        Sous prétexte qu’on est plus intelligent et qu’on est les seuls a avoir des idées géniales.

        De ce fait ,on est con ,médiocre et toujours en retard de trois combats.(Voir le classement de nos universités dans les palmarés internationaux )
        Bien sur ,on dira :
        Moins de moyens financiers (mais on fait tout pour ne pas en avoir)
        Moins de personnels
        les critéres de comparaison sont idiots.

        C’est commode pour ne pas avoir à avouer que faute de sélection à l’entrée beaucoup de nos étudiants n’ont pas leur place en université et seraient rejetés ailleurs .

        Notre inelligensia est tellement formidable et remplie d’excellentissimes bonnes idées géniales que personne ne veux nous les copier .

         
        • Di
          Di
          • Posté à 13h01 le 24/06/2007
          • Internaute 8231

          Ridicule ! Notre intelligentsia, au contraire est accueillie à bras ouverts AILLEURS, et surtout aux USA où les têtes pensantes formées içi sont particulièrement appréciées ! ! ! Ca prouve qu’on n’est pas aussi nuls que vous le prétendez ! Ce qui est VRAIMENT NUL, içi, c’est le manque d’opportunités dans le monde du travail et la frilosité des investiseurs lorsqu’il s’agit d’investir dans de nouvelles idées. Notre président devrait en toucher deux mots à ses potes ! Ce qui est vraiment nul içi, aussi, c’est les budgets ridicules pour l’éducation et la recherche.

    • Anonyme

      Stupide analyse, déduite certainement d’une pensée unique de la Sarkozie. Gauchos ? Insupportable réflexion. Nous avons le droit de critiquer et de proposer des solutions constructions sans se faire insulter au moindre désaccord.

  • Anonyme

    Face à de vrais défis, l’UNEF ne se soucie que de sa place et de la possibilité de placer ses hommes, avec la même logique que les syndicats qui ne représentent qu’une petite minorité de salariés mais ne se soucient pas de l’avenir de l’entreprise dans laquelle ils interviennent mais uniquement de leurs petits avantages. Ce type d’attitude corporatiste et égocentrique n’amène rien de bon. IL faudrait rappeler à Juliard, qui n’a pas du mettre les pieds ailleurs qu’au siège du PS et en tout cas pas en FAC de puis longtemps que la sélection à l’entrée des 3èmes cycles existe depuis vingt ans.

    • Anonyme

      un master est composé de deux ans et pour l’instant la selection s’opère au bout de la première année et pas après la licence

    • brezoneh
      • Posté à 18h21 le 22/06/2007
      • Internaute 9578

      3ème cycle = ancien DEA, DESS.. soit le M2 actuel. Le gouvernement veut instaurer une séletion en M1 !

      • Vingtras
        Vingtras répond à brezoneh
        Membre des 47%
        • Posté à 20h57 le 22/06/2007
        • Internaute 8509
          Membre des 47%

        Et après il nous dit que c’est Julliard qui n’a pas mis les pieds dans une fac :)))))))))

    • Anonyme

      Je reagis a la non representation des syndicats :
      il y a plus d’adherents aux syndicats que d’adherents aux partis politiques
      il y a plus de participation aux elections sociales dans les entreprises que dans les elections politiques.
      Tout le monde accepte que le petit president represente 53% des votants et non 0,2% des français au vue du nombre d’adherents a l’UMP.

      Ou est l’arnaque ?

  • Anonyme

    Quand on lit que le PS doit mettre à jour son logiciel, on s’aprçoit que l’UNEF devrait passer de l’âge du boulier à celui de l’informatique. Mai 68 et un odctorat pour tous, çà n’existe pas, quelqu’un pourrait-il lui passer le message, notamment de la part des étudiants non-ma^¨istes qui font des études pour trouver un job et gagner leur vie et qui n’ont pas un siège qui les attend au chaud au PS pour les récompenser de réciter un programme trotskiste dans les facs.

  • Alexad
    • Posté à 17h24 le 22/06/2007
    • Internaute 8145

    Une lecture assidue du Journal Officiel s’impose cet été sur les plages ! !

    • métalo du sud
      métalo du sud répond à Alexad
      • Posté à 19h09 le 22/06/2007
      • Internaute 9463

      Bonjour Alexad,je pense que si vous lisez les publications qui vous intéresse cet été de plus sur les plages,et dans le JO il sera trop tard,NICO et VALERIE aurons réussi leur coup ; alors anticipez .

  • Anonyme

    pour qui se prend cet étudiant attardé (27 ans et en fac) qui ne représente que quelques étudiants qui ne pense qu’à pourrir la vie de ceux qui veulent bosser ,

    si Julliard espère se faire caser par sa copine Ségolène après ses longues études c’est raté car il lui a sans doute échappé qu’elle avait perdu les élections et qu’en plus elle avait menti sur ses projets.

    alors Bruno Julliard terminez vos études, à 27 ans vous coutez cher au contribuable, et laissez les autres travailler

    • Anonyme

      un étudiant coûte moins cher qu’un agriculteur avec la PAC.
      Mais bon, sans agriculteur, on ne mange pas. Et sans étudiant, ben bon courage pour demain.
      La sélection, bonne idée. Un smic par mois l’inscription en fac, très bien.
      Un autre point scandaleux de cette loi. Les professeurs et maitres de conférence ne seront plus recrutés par leurs pairs réunis en commission, mais par le président de l’université. Vive le copinage.
      En plus cette réforme promet l’autonomie. On a vu ce que ça a donné lors des transferts de compétences aux régions. Plus de choses à payer mais l’Etat garde les impôts qu’ils percevaient pour cela. De toute façon, Sarkozy a dit dans 20 minutes fin avril qu’il souhaitait arrêter de subventionner les filières d’échecs. Plus d’histoire, plus de philosophie, de sociologie, de géographie. Très bien on va pouvoir être commerciaux, mais dans vingt-cinq ans la France sera à la ramasse.

      • Anonyme

        manifestement vous ne savez pas comment marche actuellement le recrutement.
        Un problème se pose lorsque la corruption permet de gagner plus qu’elle ne coûte.
        c’est le cas lorsque 2 labos ont une majorité dans votre commission « d ’experts » comme vous dites.
        Et ce n’est pas le cas pour le président d’université qui risque + gros et gagne moins à prendre de mauvaises décisions-

        plus généralement la nature des commentaires des personnes contre cette reforme est affligeante

  • Anonyme

    La France est la championne dans au moins un domaine : la grève. Ce moyen d’expression est en mutation.
    Il va falloir parler de « grève préventive », déclenchée non sur des actes, mais sur des suppositions, des intentions prêtées, du « délit de sale gueule de droite ».
    Par définition, tout ce qui pourrait

    • freedom
      freedom
      quand le sage montre la lune, l (...)
      • Posté à 09h35 le 23/06/2007
      • Internaute 9166
        quand le sage montre la lune, l (...)

       ? ? ? ?

  • Anonyme

    « ... la ministre a l’air très peu ouverte ... »

    pour un étudiant de longue date il devrait savoir que l’on dit « l’air très peu ouvert »... c’est de l’air (l’apparence, la perception que l’on a) qu’il s’agit pas de la ministre... Mais M. Julliard manque peut-être de temps pour étudier.

    • david.d
      • Posté à 17h59 le 22/06/2007
      • Internaute 7138

      Est-ce bien le cadre pour faire ce genre de remarques si ce n’est pour témoigner d’une aversion envers B. Julliard sans argumenter sur le fond ?

      Tout dépend de ce qu’il a en fait voulu dire...
      « avoir l’air » peut aussi simplement signifier « paraître » et dans ce cas s’accorde avec le sujet.

    • Anonyme

      « L’adjectif qui suit l’expression “avoir l’air” peut s’accorder de deux manières. »

      Renseignez-vous avant de critiquer :
      Lien

  • Anonyme

    Vous vous attendiez à quoi ? Les élections sont passées !

    • El Fredo
      • Posté à 17h47 le 22/06/2007
      • Internaute 9452

      C’est comme pour le service minimum : Sarkozy avait certifié que le gouvernement ne légifèrerait que si les partenaires sociaux n’aboutissaient pas à un accord avant la fin de l’été. Résultat : l’avant-projet de loi est déja prêt et sera bientôt soumis au parlement.

      • Anonyme répond à El Fredo

        Ben oui, il semble de plus en plus clair que la conception qu’a ce gouvernement de la négociation relève du slogan : « Cause toujours, tu ne m’intéresses pas ! »

        Comment s’appelait le ministre qui a mené la « négociation » sur la réforme des retraites déjà ? Ah oui, un certain Fillon ... aïe aïe aïe ...

        Julos

  • Anonyme

    Il faut préciser que Bruno Julliard représente une minorité d’étudiants, donc s’il vous plait arrêter de médiatiser cet illégitime à outrance.

    Concernant les universités, l’UNEF s’est toujours opposé à l’ouverture vers les entreprises. Autrement dit, la future destination des étudiants. Cela revient à interdire aux lycées de parler de la fac, ce qui serai bien évidemment abérant.

    L’autonomie des université doit avant tout favoriser cette ouverture afin que les étudiants puissent préparer leur entrée sur le marché du travail ou puisse créer leur propre entreprise à la fin de leurs études. C’est tout de même le but de l’enseignement supérieur que de d’accompagner les étudiants dans le monde du travail et donc intrasèquement de l’entreprise, non ?

    Il faut arrêter de donner du crédit à des gens comme Julliard qui considère que l’autonomie représente la popérisation de l’université et de la recherche ou le pillage par les entreprises des résultats de la recherche universitaire.

    La recherche n’est pas financer par nos impôts dans le seul but d’obtenir de belles publications dans des revue scientifiques luent par un microcosme mais de développer de nouvelles technologies et de nouveaux principes qui puissent à terme être mis ou appliqué sur le marché et donc à disposition de tous. Et cela, seul la coopération entre universités et entreprises peut le réaliser.

    • C. Creseveur
      C. Creseveur
      D'actualité, de dessin surtout
      • Posté à 19h53 le 22/06/2007
      • Internaute 7715
        D'actualité, de dessin surtout

      Mêmes causes, mêmes effets. En 87 tous les étudiants étaient dans la rue pour les mêmes réformes.
      Il me semble qu’en France l’enseignemnt supérieur fonctionne un peu à l’envers avec 25% de ses étudiants en BTS, STS, IUT, grandes écoles, et 75% à la fac. Ce devrait être le contraire, puisque la fac où on fait ses « humanités » n’a pas pour vocation de reçevoir le monde de l’entreprise.
      Si la question se pose c’est naturellement parce qu’on envoie 80% d’une classe d’âge au bac. Maintenant il faut bien faire quelque chose de cette population, qui file en fac faute de mieux, et en sort la plupart du temps sans qualification.
      Il ne faut pas s’étonner que les facs explosent.
      L’autonomie est la réponse du marché. Elle n’est pas celle d’un pays développé qui doit lui-même supporter le poids financier de la formation de sa population, de manière équitable.
      L’objectif de l’autonomie est uniquement comptable pour le gourvenement Sarkozy : il s’agit de se défausser, à la manière d’une grande entreprise d’ailleurs, d’un secteur coûteux.
      Avec une telle réforme les choses se simplifieront radicalement : les facs qui ont un potentiel de rentabilité subsisteront. Les autres disparaîtront.
      L’ethnologie ? Pas rentable = poubelle ! La philosophie ? Pas rentable = poubelle ! Les sciences humaines en général ? poubelle !
      Et dans les sciences : les mathématiques = pas rentable : poubelle ! etc.
      Vous trouvez peut-être ça moderne. Pour ma part je ne suis pas convaincu un grand progrès.

      • Anonyme répond à C. Creseveur

        Votre raisonnement est un peu simpliste. A titre d’exemple, au Japon les humanités sont le marché le plus intéressant pour les universités privées, car les études de sciences requièrent beaucoup de matériel coûteux. Le problème n’est pas d’avoir un diplôme en philo plutôt qu’en mécanique. Le problème est d’avoir des diplômés qui ne rejettent pas l’entreprise et qui soient capables de s’y adapter. Malheureusement, ce n’est pas si courant que cela en France.

         
        • C. Creseveur
          C. Creseveur
          D'actualité, de dessin surtout
          • Posté à 19h46 le 23/06/2007
          • Internaute 7715
            D'actualité, de dessin surtout

          Bien sûr qu’il est simpliste. Surtout si vous pensez que le mieux ce sont les facs privées comme au Japon.
          Aussi je comprends que ce qui vous intéresse le plus dans la formation de l’étudiant c’est sa future docilité.
          Mais personne ne vous empêche d’être un bon employé servile, ni de retourner au Japon !
          Au MEDEF ils adorent les gens comme vous.

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      • Anonyme répond à C. Creseveur

        « L’autonomie est la réponse du marché. Elle n’est pas celle d’un pays développé qui doit lui-même supporter le poids financier de la formation de sa population, de manière équitable. »

        Ah ? Preuve, argument ?

         
        • C. Creseveur
          C. Creseveur
          D'actualité, de dessin surtout
          • Posté à 19h52 le 23/06/2007
          • Internaute 7715
            D'actualité, de dessin surtout

          La preuve ?
          Allez faire un tour dans les facs de France, et vous saurez ce que c’est que la déshérence.
          L’Etat choisit ses dérives budgétaires (le paquet cadeaux fiscal pour les 15 000 foyers les plus aisés). En revanche l’enseignement supérieur n’est pas une priorité.
          A titre d’information on dépense en France 40 000€ par an pour un élève de polytechnique, contre 2000€ pour un étudiant en Fac.

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      • Anonyme répond à C. Creseveur

        Je suis d’accord avec vous sur presque tout, sauf concernant les études de maths que vous considérez menacées aussi, parce que non rentables. Je n’y crois pas trop dans la mesure ou les maths (et ce, dès le lycée –> cf la terminale S)sont considérés comme la discipline « reine » menant à toutes les filières dites « nobles » (c.a.d rentables !)
        Bien entendu, ça ne suffit pas pour me rassurer !

        Julos.

      • Anonyme répond à C. Creseveur

        dans toute cette réforme il y a aussi une chose dont personne ne parle vraiment : Que vont devenir tous ces étudiants à bac+10 en fin de thèse de philo en particulier qui ne trouveront aucune autre solution que le départ vers d’autres pays qui ont depuis longtemps compris que la rentabilité immédiate c’est bien mais que la réflexion approfondie c’est encore mieux....les USA sont même preneurs des têtes bien faites françaises. Que Penser d’un gouvernement qui est prêt à saborder, à sacrifier une génération entière de chercheurs hors du commun reconnus de façon internetionle et qui ont accepté des salaires de misères.Savez-vous combien gagne un ATER par mois ? Renseignez-vous ? il faut s’indigner à tous les niveaux.

         
        • Anonyme

          Bravo pour cette remarque ô combien vraie concernant les chercheurs en sciences humaines et en particulier philosophie qui seront sacrifiés sur l’autel de la rentabilité....Qui va s’en occuper, s’en offusquer ? je connais des bac+12( ! ! !) normaliens, agrégés, bientôt docteurs et qui se demandent ce qu’ils feront dans les années à venir...sinon aller voir ailleurs puisque eux aiment leur pays mais leur pays ne leur fera pas la place qu’ils méritent

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