Face à l'industrie pétrolière, l'énergie « mortelle » des Yes Men
Le dernier gag des Yes Men, un réseau d’activistes altermondialistes qui usurpent l’identité de chefs d’entreprise pour les ridiculiser publiquement, a eu pour cible la compagnie pétrolière ExxonMobil. (Voir la vidéo, en anglais).
Mike Bonanno et Andy Bilchbaum s’étaient respectivement fait passer pour des hauts responsables d’ExxonMobil et du National Petroleum Council (NPC) lors de la plus grande conférence canadienne de l’industrie pétrolière, la GO-EXPO, le 14 juin. Après avoir alerté les 300 professionnels du secteur présents à la conférence des conséquences catastrophiques des politiques énergétiques canadienne et américaine, ils les ont rassuré en leur présentant une solution : le vivoleum.
Ce produit inventé par l’Exxon fictif que représentait Bonanno permet de tirer profit des morts causées par les changements climatiques. « L’énergie est disponible tout de suite. Tout ce dont nous avons besoin est de remonter la chaîne fossile et boucler le cycle de la vie », dit-il. « Les cadavres peuvent être transformés en énergie. »
Pour prouver l’efficacité de leur trouvaille, les Yes Men ont distribué des bougies au vivoleum « en remerciant la personne qui a rendu ces bougies possibles » et en s’excusant des « impuretés » qui pourraient y être trouvées.
Le public a sagement allumé les bougies et observé les bienfaits de cette énergie. Les activistes ont répondu aux questions des journalistes sur le vivoleum jusqu’à ce que... la police arrive. La conférence reprend ensuite avec les excuses d’un des organisateurs : « La conférence précédente n’était pas celle que nous avions programmée ».
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La preuve de vie de Roméo Langlois, bientôt libéré par les Farc ? 








Lettre ouverte à Bernard Kouchner, Ministre des affaires étrangères
Monsieur le Ministre, vous êtes perçu comme un humaniste et vous avez fait le choix de servir la France dans un autre camp que le vôtre. Homme d’action cofondateur avec entre autres le Docteur Xavier Emmanuelli, de Médecin Sans Frontières, vous prônez haut et fort un idéal d’« Ingérence Humanitaire » partout dans le monde.
C’est dans l’optique de toujours servir que vous prétendez avoir répondu « Oui » à la participation d’un gouvernement dit d’ouverture, afin semble-t-il de rester en accord avec votre vision d’un monde plus juste. Votre action en faveur du Darfour peut par certain côté nous laisser à penser que vous commencez à réconcilier notre pays avec une politique étrangère volontariste et humanitaire !
Cimetière marin Franco-comorien
Paradoxalement, alors que vous parcourez le monde pour éteindre les incendies, alors que sur les traces de notre Président de la République vous vous voulez hyper médiatique et très actif sur la scène internationale, dans un canal (Le canal du Mozambique) qui sépare l’Afrique de Madagascar, un immense cimetière marin improvisé se remplit chaque semaine de victimes innocentes de l’immigration sociale. Cette situation est l’héritage dû aux inconséquences de la France qui a cru bon, dans les années soixante-dix, de séparer des femmes, des hommes et des enfants en plusieurs entités. La France a agi avec légèreté dans l’affaire de l’Indépendance de l’Archipel Comorien, (après de nombreuses interventions plus que douteuses) semble abandonner cette nation à son triste sort.
L’archipel des Comores se trouve séparé en deux mondes aux antipodes l’un de l’autre. Les Comores continuent à revendiquer Mayotte, mais ce garde de toute revendication excessive pour pouvoir bénéficier de l’aide financière de la France. L’Archipel des Comores s’articule principalement autour de trois Iles : Grande Comore, Anjouan et Mayotte. Trois îles historiquement et géographiqment soeurs. La quatrième, Moëli, trop petite, ne semble pas intéresser grand monde. Trois îles, trois objectifs radicalement opposés :
Moroni, capitale théorique de cet ensemble se bat pour retrouver sa suprématie sur un archipel en lambeaux qui va poursuivre sa route dans un climat de corruption, menée par une équipe d’incompétents toujours à l’affût de pouvoir, Anjouan qui continue de revendiquer son « indépendance », une revendication illusoire et pas véritablement sérieuse, avec à sa tête un petit dictateur qui poursuit un long travail de sape de toutes solutions qui permettraient à ses habitants de voir le bout du tunnel et surtout d’arrêter l’hémorragie « immigrationelle » et enfin Mayotte avec une population viscéralement attachée à la France, mais qui submergée par l’immigration n’en peut plus de se retenir et risque, si ce n’est pas déjà le cas, de verser dans une hystérie social-xénophobe.
Vous, Monsieur le Ministre, qui voulez que partout on puisse agir dès que l’intégrité des Hommes est menacée, vous qui prétendez qu’aucun territoire dans le monde ne doit être interdit pour les artisans de la paix, vous qui enfin, prétendez jouer les redresseurs de torts, pensez vous intervenir pour que cesse l’échouage d’une politique incongrue qui relève de votre ministère, mais aussi de l’ensemble des responsables politiques français ?
L’île française de Mayotte est gangrenée par l’immigration massive, résultante d’un gâchis politique sans nom, perpétré par des néocolonialistes de bazar qui n’ont pas voulu ou pas su ouvrir les yeux lorsqu’ils ont commis l’irréparable. Si l’on ne peut revenir en arrière, la France doit trouver les solutions pour que dans la zone s’exerce un développement harmonieux à la fois de la fédération des Comores et de l’île de Mayotte, comme quoi ce dossier ne regarde pas seulement votre ministère. La recherche de solutions n’est pas seulement un devoir moral c’est un du à la communauté internationale. La France doit mettre en place un plan qui puisse à la fois voir la fédération des Comores retrouver des conditions humaines de vie et à Mayotte la possibilité de trouver une voie originale aux côtés de sa Métropole puisqu’elle a choisi de lier son sort à ce pays.
Mais si le chantier est immense, il doit être démarré au plus tôt pour que cesse ce massacre permanent, pour que les « Kwassas Kwassas » ne soient plus des cercueils pour des milliers de Comoriens en quête d’un avenir meilleur ou tout du moins en quête de conditions décentes de vie. Le canal du Mozambique est en passe de devenir le plus grand des cimetières français, alors si l’on peut comprendre, Monsieur le Ministre, que le Darfour soit comme vous le prétendez une priorité, il en existe bien d’autres et s’il facile d’approuver votre démarche, il le serait tout autant dans l’Océan Indien et peut être même plus facile puisque cela touche directement la France.
Signer un appel pour le Darfour bien sûr, mais que la France assume d’abord ses responsabilités dans le canal du Mozambique !
Alors je vous retourne votre appel ! !
Monsieur le ministre, il faut sauver les Comoriens qui chaque jour s’entassent dans des « Kwassas Kwassas » pour finir noyés si proches de la terre promise !
Monsieur le Ministre, n’entendez-vous pas ces milliers d’hommes de femmes et d’enfants qui crient leur misère parce que la France s’est trompée !
Pouvons-nous, sans rien faire, laisser mourir les hommes, les femmes, les enfants comoriens ?
Pouvons-nous, sans rien dire, nous résoudre à l’intransigeance du président Français qui répond par la force et fait venir tous les trois mois des troupes fraîches de métropole avec force primes pour renvoyer ceux qui ne sont pas morts de la misère ? Non ! nous ne le pouvons pas. Non ! nous ne le voulons pas. Nombreux sont les volontaires, les bénévoles qui sur le terrain, dénoncent les conditions inhumaines des expulsions de citoyens comoriens qui n’ont fait que débarquer sur une île qui a été pendant des siècles la leur et qui du jour au lendemain ne l’est plus !
Il faut Monsieur le Ministre, demander d toute urgence une conférence internationale sur les Comores et en parallèle trouver une solution pérenne entre les îles souveraines de Grande Comore, Anjouan, Moëli et Mayotte pour que se développe une vie harmonieuse dans le canal du Mozambique.
Il faut demander aux États membres de l’ONU et en priorité à la France, de prendre en son nom, les mesures nécessaires pour que cette région du monde ne voit plus périr en mer ces milliers de gens qui ne font, somme toute, que se rendre dans leurs familles.
Nous avons les moyens de sauver des centaines de milliers de vies aujourd’hui, ne perdons plus de temps. Ensemble, sauvons-les !
Philippe Tesseron
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