sur le terrain 17/03/2008 à 13h25

« Je prendrai mes médicaments et je mourrai »

Guillemette Faure | Journaliste

La justice française a refusé la demande de suicide assisté de Chantal Sébire. En Oregon, c’est possible depuis dix ans.



Un couloir de l’hôpital Lariboisière, à Paris (Gilles Coulon/Tendance floue).

Ray Carnay avait pris ses dispositions pour mourir. Quand je l’avais rencontré l’an dernier, dans son petit pavillon à Eugene en Oregon, il m’avait montré son texte sur son ordinateur. « Je remercie tous ceux qui sont venus… “ Un texte minutieusement écrit qu’il voulait enregistrer sur un CD pour qu’il soit diffusé à ses funérailles. ‘ Ça va être une sacrée cérémonie…’

Dans son petit pavillon, il m’avait expliqué toute son organisation. Il voulait que soient présents un rabbin, parce qu’il est juif, et un pasteur ‘ pour tous mes amis chrétiens’ ... Ses fils et ses amis seraient là, il les préviendrait quatre jours avant sa mort. Il prendrait alors les médicaments que lui aura prescrits un médecin. ‘ Je tomberai dans le coma et je mourrai en quelques heures.’

Un patient sain d’esprit, avec un pronostic vital de moins de six mois

Quand on s’est rencontré, Ray, un veuf de 84 ans, ne pesait plus qu’une cinquantaine de kilos. Un disque passait un enregistrement d’une cérémonie où il avait chanté à Chicago en 1948. Sa voix de baryton avait envahi le salon. Dans son fauteuil, Ray accompagnait l’air en bougeant les lèvres. Aucun son. Un des effets de son cancer de la gorge.

Il avait alors un pronostic vital de moins de six mois, une des conditions pour avoir recours à la loi ‘ mort dans la dignité’ de l’Oregon, et pouvoir obtenir d’un médecin une ordonnance pour un cocktail mortel. Le médecin, autre condition, a aussi jugé Ray sain d’esprit, mentalement capable de prendre cette décision.

Votée en 1997, la loi d’Oregon, unique aux Etats-Unis, est entrée en vigueur en 1998. Depuis, elle a permis le décès de plus de 300 habitants de l’état. Près de 500 autres ont demandé les médicaments mais ne les ont pas utilisés.

Beaucoup moins que ce à quoi on s’attendait, d’après George Eighmey de l’association Compassion and Choices qui défend le droit au suicide assisté. ‘ Il n’y a pas eu de morts en masse, comme le prédisaient les adversaires de la loi’ . Pas plus qu’il n’y a eu de mouvement massif d’immigration de tous les seniors suicidaires du pays.

Et contrairement à ce que les détracteurs annonçaient, la loi n’est pas devenue la solution de ceux qui ne peuvent pas s’offrir de traitements médicaux : parmi les 46 personnes qui y ont eu recours en 2006, un seul n’avait pas de couverture médicale.

‘ Ce sont les plus indépendants qui prennent les médicaments’

George Eighmey m’avait expliqué qu’il arrivait ‘ assez bien à deviner quels sont ceux qui prendront les médicaments’ . Cela n’a pas grand-chose à voir avec leur niveau de douleur, selon lui, ‘ ce sont les plus indépendants, ceux à qui l’idée d’avoir perdu le contrôle de sa vie est la plus insupportable’ . C’est effectivement en ces termes que Ray Carnay parlait du temps qu’il lui restait. ‘ J’ai la possibilité de décider.’

Sur le mur de l’escalier de son petit pavillon, il y avait des photos de George et Barbara Bush, les parents du président américain, des bristols d’invitation à des cérémonies républicaines. Si la loi sur le suicide assisté a d’abord été défendue par des démocrates progressistes, ses partisans sont nombreux aussi dans les rangs du parti républicain.

Dans les efforts que mène Compassion and Choices pour faire adopter des lois similaires dans d’autres états, il y a ‘ une forme de droite avec laquelle on peut travailler’ note Florent Morellet, un Français qui préside l’antenne new-yorkaise de l’association : c’est la frange libertaire du parti républicain, formée de gens qui ne supportent pas que le gouvernement mette son nez dans les affaires privées, et ne les laisse pas choisir eux-mêmes les conditions de leur mort.

Malgré une opinion publique favorable, aucun autre état n’a imité l’Oregon

L’Oregon est pour le moment le seul état aux Etats-Unis où cette pratique est autorisée, une première que George Eighmey explique par la présence d’une population peu pratiquante en matière de religion et le goût de cet état pour l’expérimentation (c’est là par exemple que fut autorisé en premier le vote par correspondance, tandis qu’une autre loi oblige tous ‘ les détenus à travailler autant que les contribuables’ ).

Malgré une population américaine favorable au droit à mourir, aucun autre état n’a adopté la même loi. Florent Morellet explique ce décalage par la passion qu’inspire le projet de loi chez ses adversaires. ‘ Pour les 25 % de gens qui sont contre, c’est une question qui prime en politique’ , alors que les trois quarts d’Américains qui y sont favorables ne choisiront pas un candidat politique en fonction de sa position sur le sujet.

En attendant, les associations de défense du ‘ droit à mourir dans la dignité’ ont revu leur communication, d’abord en bannissant le mot suicide. Un sondage Gallup indique que 58% des Américains sont favorables au ‘ suicide assisté médicalement’ . Mais quand on leur pose la question en remplaçant la formule par ‘ l’aide médicale à mourir’ , le pourcentage passe à 75%.

La loi de l’Oregon s’intitule ‘ la mort dans la dignité’ , et l’association Compassion and Choices est née de la fusion de deux groupes militants ‘ Compassion in Dying’ (la compassion dans la mort) et ‘ End of Life Choices’ (les choix de fin de vie). ‘ On a gardé les mots compassion et choix, et enlevé ceux qui dérangeaient’ , ironise Florent Morellet.

‘ Ce que je vais faire, c’est bien me suicider’ , disait Raymond Carnay en mai. Il est mort le 5 octobre 2007. Sans prendre ses médicaments.

 ? Mis à jour le 17/03/2008 à 15h24, après l’annonce de la décision du tribunal de Dijon de rejeter la demande de Chantal Sébire.

 ? Mis à jour le 17/03/2008 à 16h54, l’association Compassion and Choices nous a précisé que Ray Carnay n’avait pas pris ses médicaments.

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  • françoise.V
    françoise.V répond à flixp
    p'tite lyonnaise
    • Posté à 18h14 le 17/03/2008
    • Internaute 4967
      p'tite lyonnaise

    Le suicide n’étant ni un crime, ni un délit...

    • R2PH
      R2PH répond à françoise.V
      • Posté à 22h41 le 17/03/2008
      • Internaute 5835

      Le respect palliatif restant un débat à ouvrir

      (J’entend pas par là : Un article polémique à rédiger tous les deux ans)

      [J’ai pas écrit maronnier non plus, ça va maintenant]

  • Impots-utiles.com
    Impots-utiles.com
    http://www.impots-utiles.com
    • Posté à 16h39 le 17/03/2008
    • Internaute 35603
      http://www.impots-utiles.com

    Enfin un peu de morale dans ce gouvernement... ça fait du bien , car tellement rare.
    « la certitude de mourir malgré tout, mais quand ? et comment ? »
    et oui mais c’est notre lot à tous... alors pour vous la dignité c’est le suicide assisté ? ?
    étrange... je croyais que c’etait attendre son heure jusqu’au bout avec courage, comme la plupart...
    je ne savais pas qu’on avait remis ses lettres de noblesse au suicide depuis quelques temps... cela semble très tendance ...mais oui vous avez tous raisons, piquons nos vieux
    le problème principal vient manifestement de la peur des gens face à la mort, on ne sait comment réagir alors on s’appitoie face à la souffrance ... mais tous les gens souffrent , la plupart de mes proches sont pas partis dans la joie et la bonne humeur ... ça a été long mais ils ont été courageux et son restés dignes jusqu au bout ( la piquouze c’est bon pour les animaux)
    Il y a grand probleme de morale dans ce pays...
    oui suivons donc le bel exemple des états unis , reconnues depuis longtemps comme etant les chefs de file de la haute morale philosophique, ou la peine de mort et la vente d’arme regnent en maitre...

    • Les Chats
      Les Chats répond à Impots-utiles.com
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 16h56 le 17/03/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      « je croyais que c’etait attendre son heure jusqu’au bout avec courage, comme la plupart...
      ... ça a été long mais ils ont été courageux et son restés dignes jusqu au bout » ....Pervers !
      Encore un qui mélange tout.

    • jimmyb
      • Posté à 09h16 le 18/03/2008
      • Internaute 28000

      Je vous remets un post que j’avais déjà écrit sur ce sujet, vous me direz où est la dignité, et pourquoi il fallait aller jusqu’au bout.
      « J’avais un oncle que j’ai beaucoup aimé, à 57 ans, il a commencé à souffrir de la maladie d’Alzeimer, puis de Parkinson. Au bout de cinq longues années, il se faisait changer ses couches, il fallait lui donner à manger, tout doucement, de même pour boire car il faisait des fausses routes, il souffrait horriblement d’escarres car il ne pouvait plus se déplacer. Plusieurs fois il s’est trouvé en attaque cérébrale, et plusieurs fois un “médecin” l’a ranimé in extrémis. La nuit il hurlait parfois la seule phrase qu’il répétait inlassablement depuis des mois : “Je veux mourir, laisser moi mourir”, il ne disait plus que cela, son esprit s’était focalisé sur la dernière chose importante, sans doute les derniers temps n’avait-il même plus conscience de ce qu’il disait. J’ai vu mon oncle pleurer la première fois que l’aide médicale l’ac changé et lavé. Je l’ai vu pleuré après chacune de ces attaques cérébrales lorsqu’il rouvrait les yeux sur le fait qu’il était toujours en vie. 5 ans de calvaire ininterrompu, pour un homme qui ne se reconnaissait plus dans une glace, mais que la douleur tordait dans son lit. Et il n’est pas mort seul, ma tante est morte d’épuisement en le soignant malgré l’aide que nous avons essayé de lui apporter, son cœur était trop fatigué. J’avoue que plusieurs fois, j’aurais voulu prendre son oreiller et le maintenir sur son visage afin de le soulager enfin. La, même une loi ne lui aurait pas permis de mourir, car il n’avait plus toute sa tête, et pourtant, n’aurait-il pas mérité qu’on le soulage de ce corps qui n’était plus qu’une douleur le condamnant à vivre ? Quelle faute avait-il commis pour être ainsi condamné à souffrir 5 longues années, au nom de quoi, pour quelle raison devait-il souffrir ? »

      La loi de l’Oregon n’a concerné depuis son application en 1998 que 300 personnes, à peine 33 personnes par an. Il est déplorable de voir encore des gens accepter la douleur comme si elle était salutaire, rédemptrice, ou je ne sais encore quelle stupidité. Mais la douleur qu’ils acceptent n’est pas la leur, mais celle des autres. C’est un choix personnel de vouloir mettre fin à ses souffrances et cette attitude existe dans la nature, pourquoi refuser ce droit à ces quelques personnes concernées, la mise en coma artificiel et le soulagement des douleurs même si cela abouti à la mort n’est qu’une hypocrisie destinée à se donner bonne conscience. Donner ce droit ne veut pas dire que tous y auront recours, on le voit, c’est même le contraire, on peut choisir de rester en vie comme on devrait pouvoir choisir de mourir. Nul ne peut dire à notre place de quel côté penche la balance entre le poids de la souffrance et l’envie de rester en vie. Certains choisiront de se battre jusqu’au bout, d’autres préfèreront laisser enfin ce corps prison de douleurs.
      Mais ce n’est pas à nous d’en décider pour eux, nous devons juste accepter ce choix et les aider du mieux que nous pouvons à franchir ce cap. arrêtons avec ces relents de morale judéo-chrétienne, que ceux qui en sont convaincus se l’appliquent à eux-mêmes, mais pas aux autres, qu’ils leur laissent leur libre arbitre. Au nom de la religion, certains se font sauter dans la foule et trouvent cela formidable eux aussi, leurs parents, amis, leaders, aussi trouvent cela formidable. Alors je ne veux pas me cacher derrière des préceptes religieux pour refuser à un être de le délivrer d’une vie qui n’est que souffrance inutile à chaque heure du jour et de la nuit. Pour ceux qui se réclament de Dieu, qu’ils m’expliquent alors pourquoi des malades incurables ont soit-disant été guéris à Lourdes où ailleurs, si la douleur et la souffrance doivent être subies sans broncher, pourquoi Dieu a-t-il trouvé utile de les guérir ? Pourquoi ne leur a-t-il pas plutôt expliqué que c’était très bien de souffrir et que c’était normal, qu’il fallait l’accepter pour leur bien ?
      Lorsque nous avons mal à la tête, n’essayons-nous pas tous autant que nous sommes de nous soulager, ne prenons-nous pas ce qu’il faut pour ça ? Hypocrites que nous sommes, ces personnes qui n’ont plus rien à espérer d’autre que de ne pas voir se lever une journée de plus pour ne plus sentir comme Chantal cette tumeur qui vous ronge chaque jour, chaque minute, chaque seconde, un peu plus, nous voudrions les obliger à subir encore et encore, jusqu’à ce qu’en fin, leur mal daigne les tuer ? Au nom de quel ignominie, de quelle inhumanité devons-nous accepter cela ?

  • marigae
    • Posté à 16h51 le 17/03/2008
    • Internaute 9147

    Il n’y aura jamais aucune loi pour prendre en charge l’ensemble des cas tant la dimension de la douleur est « subjective ».
    Alors au lieu de nous dire que « ailleurs c’est possible », faites du journalisme de terrain et d’investigation ici pour aller voir combien de personnes partent en Euthanasie indirecte sans faire de tapage, sans gros procès ou sans grosse condamnation.
    A-t-on perdu la raison, le sujet est-il réellement de rendre l’euthanasie simple dans tous les cas ? Est-ce vraiment le problème qui est posé ? Il semble que cela ne soit pas là le problème.
    La « loi », l’inscription dans le marbre, l’institutionalisation, mais de quoi, mais pourquoi !

    Personne ne débat réellement de notre peur de la fin de vie et de la douleur ? La majorité projette sa propre peur et sa propre histoire familiale en utilisant opportunément le cas de cette personne.
    Personne ne rappelle que la majorité des fins de vie ne sont pas aussi tragiques mais pour autant douloureuses.

    Alors si votre seule peur est cette souffrance finale et que vous souhaitez dès maintenant savoir qu’une loi vous donnera le droit de l’abréger...et quelles assurances...si vous souhaitez que la société vous absolve a priori d’une décision dans tous les cas tragiques...soit. Je ne pense pas que cela résoudra réellement le problème, mais je comprends que cela soit difficile.

    • Les Chats
      Les Chats répond à marigae
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 17h10 le 17/03/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Mais c’est l’intéressée saine d’esprit qui le demande, ce n’est pas un tiers et là est toute la différence.
      De quel droit on déciderait pour elle ?

      • marigae
        marigae répond à Les Chats
        • Posté à 18h39 le 17/03/2008
        • Internaute 9147

        Justement « de quel droit » ? Justement pourquoi a-t-elle demandé l’avis de la justice ? Il semble que dans le cas d’espèce elle disposait d’autres alternatives. Il semble que dans le cas d’espèce cette personne ne voulais pas être responsable de cette décision.
        En admettant que ces « il semble » soient faux, je ne prends pas l’espace de réaction comme une arène ou comme si j’étais « juré ». Je trouve que l’article propose une opinion sur la base d’une comparaison rapide, mais ne pose pas le problème. Par ailleurs je ne suis pas « ni pour ni contre » une loi, je crois juste qu’il n’y pas de « loi » parfaite pour ce problème. Et , car sur un tel sujet je ne pense pas que personne puisse avoir raison ou tord, j’ai tendance à préfer que la communauté des Hommes ne statuent pas trop loin et trop définitivement sur une affaire aussi floue que celle là.

         
        • Les Chats
          Les Chats répond à marigae
          En grève du zèle contre le (...)
          • Posté à 19h04 le 17/03/2008
          • Internaute 24526
            En grève du zèle contre le (...)

          Ne jouez pas sur les mots au lieu de « de quel droit » j’aurais pu dire « à quel titre » ou au « nom de quoi ».

          Quand vous dites : « Justement pourquoi a-t-elle demandé l’avis de la justice ? » tout simplement pour dédouaner la personne qui lui administrerait la dose nécessaire.
          Vous dites « personne ne peux avoir raison ou tors » mais on ne veux pas régler le problème au cas par cas, à défaut de loi ce serait pourtant la meilleure solution.
          On n’a pas à avoir tors ou raison, dire cela c’est décider pour elle.
          Elle souffre terriblement, elle est en fin de vie due à la maladie, si la souffrance est terrible et constante, on pourrait accéder à son souhait tout simplement.
          « je ne suis ni pour ni contre » c’est confortable mais à supposer qu’il faille se prononcer pour l’aider ? On peut ne pas avoir d’opinion effectivement, moi ce n’est pas la loi ou l’abscence de loi qui me gêne le plus, c’est tout simplement qu’on accède pas à sa demande.
          Ce n’est pas nous qui comptons dans cette affaire c’est elle, elle et ce qu’elle peut endurer au quotidien.
          Faut-il vraiment intellectualiser si la souffrance est si insupportable ?

          • R2PH
            R2PH répond à Les Chats
            • Posté à 23h31 le 17/03/2008
            • Internaute 5835

            Ta-ra-ta-ta !

            De quel droit, c’est « De quel droit ? »
            En l’espèce, s’il n’existe pas il faut le créer

        2 autres commentaires
  • ignatus
    • Posté à 16h52 le 17/03/2008
    • Internaute 10488

    Le législateur refuse de se pencher sur le problème en estimant qu’en créant un précédent il perdrait en quelque sorte la face,sans doute non encore débarrassé de l’emprise judéo-chrétienne.Ce n’est pas la première fois qu’il fait montre d’un manque de courage.Et puis par ces temps électoraux..., il est toujours difficile de prendre des décisions. Pas toutes hélas, si l’on se réfère aux derniers soubresauts politico-justiciaires en matière de rétroactivité
    Certains pensent que« avec une loi bien encadrée....“Il en existe beacoup de Lois bien encadrées qui attendent leur décret d’application. Là,il serait question d’implication.
    Que penser réellement d’une médecine qui a le pouvoir de maintenir une vie en sursis même en sachant que le peu de temps qui reste au patient sera un temps de grande soufrance.Comme bien souvent la parole du principal concerné n’est pas prise en compte.
    J’ai eu à accompagner dans mon travail d’aide soignant un vieux monsieur qui me griffait dès qu’il me voyait remplir de boisson énergétique chocolatée,une poche en plastique accrochée à la tête de son lit et dont l’extrémité était reliée à son tube digestif via un petit tuyau transparant.Je pense qu’il m’en voulait terriblement. Il se savait perdu, ne pesait plus qu’une quarantaine de kilos et était couvert d’escarres.
    Comment peut-on refuser à une personne de mourrir dans la dignité ; quand on obligeait il y a peu de temps encore dans notre pays des hommes à mourrir pour le pays .....au champ d’horreur.
    Comment peut-on refuser à une personne de mourrir dans la dignité ; quand on expulsait hier encore un étranger vers son pays ‘natal’ (sans jeu de mots) sachant qu’il risque d’y perdre sa vie.

    • marigae
      marigae répond à ignatus
      • Posté à 16h58 le 17/03/2008
      • Internaute 9147

      Votre expérience a été difficile apparemment.
      Pour autant l’indignité n’est pas la souffrance ! Pour autant la souffrance ne doit être ni une fatalité, ni à totalement rejeter.

      • Les Chats
        Les Chats répond à marigae
        En grève du zèle contre le (...)
        • Posté à 17h05 le 17/03/2008
        • Internaute 24526
          En grève du zèle contre le (...)

        « la souffrance .....ni à totalement rejeter » mais de quoi parlez-vous ? Que connaissez-vous de la souffrance ? Il me semble qu’elle est mesurable, si elle est insupportable, douloureuse jour et nuit ? De quel droit obligerait-on les gens à vivre cela au quotidien jusqu’au dernier souffle ?
        C’est égoïste et pervers.

         
        • marigae
          marigae répond à Les Chats
          • Posté à 18h44 le 17/03/2008
          • Internaute 9147

          « égoiste » « pervers » ? ?
          Il y a un malentendu et un jugement.
          Je ne suis pas jurée dans le procès de cette dame ? Je ne lui refuse rien. Je ne nie pas la souffrance ni de cette dame ni de quiconque qui l’exprime. Je dis juste que la souffrance de fin de vie est un vrai problème, mais je ne pense pas que cela soit à la société d’instituer la mort comme une solution possible.

          • jimmyb
            jimmyb répond à marigae
            • Posté à 09h46 le 18/03/2008
            • Internaute 28000

            C’est quoi la solution alors dans son cas, attendre que la tumeur lui ouvre le visage, qu’elle daigne ensuite la tuer ? Ce qu’elle demande comme d’autres, c’est d’avoir le droit de mourir sans devoir se pendre, se jeter sous un train ou autre. C’est qu’une loi puisse lorsqu’on ne peut plus rien espérer, que les médecins s’accordent à dire que plus rien ne peut être tenté et que la fin de vie est proche, que l’on veut soi-même abréger ses souffrances inutiles, donner à un médecin le droit de vous faire mourir, rien de plus. Le droit de disposer de sa propre vie, pas donner ce droit à un tiers, celui de dire soi-même que l’on veut que notre chemin s’arrête là.

        2 autres commentaires
  • Nonoche
    • Posté à 17h08 le 17/03/2008
    • Internaute 35711

    Pour ceux qui sont valides et aptes à se suicider comme des grands, (ce qui est le cas de Mme Sébire) la question ne se pose même pas, et ne fait que brouiller le débat sur d’autres cas autrement plus épineux.

    • ClaireChar
      ClaireChar répond à Nonoche
      • Posté à 17h39 le 17/03/2008
      • Internaute 16497

      C’est un débat tellement difficile mais je vous rejoins pleinement sur ce point.
      Je vois pas bien le point commun entre ce vieux monsieur de 84 ans, destiné à mourir dans les 6 mois, Vincent Humbert qui ne pouvait se donner la mort seul ou Mme Sébire qui aussi forte soit sa souffrance n’est pas amené à mourir dans les 6 prochains mois avec certitude.
      Alors je comprends très bien son désir de partir, je comprends très bien ses souffrances, mais pourquoi ne fait elle pas cela toute seule ?
      Pour reprendre les propos précédents qui indiquent qu’une grande partie des personnes qui se suicident sont sauvés, c’est vrai mais 1- la plupart du temps ce sont des appels de detresse plus qu’une véritable volonté de mourir, 2-il y a effectivement quelqu’un pour les emmener chez le samu ce qui ne sera pas le cas pour mme sébire.
      J’ai malheureusement quelques proches qui se sont suicidés et aucun ne s’est raté.
      Bref je vous rejoins sur l’idée que cela trouble le débat pour ceux qui malheureusement n’ont aucune porte de sortie.

      • françoise.V
        françoise.V répond à ClaireChar
        p'tite lyonnaise
        • Posté à 18h06 le 17/03/2008
        • Internaute 4967
          p'tite lyonnaise

        Pour Madame Sebire, ça n’est pas si simple, le medecin situe bien le problème : la limite entre le suicide assisté et l’euthanasie.
        Lien

        S’agissant en général de l’aide au suicide par la fourniture d’un produit, il y a quelque chose dans l’article de trés interessant : 500 personnes qui ont reçu le produit ne l’ont pas utilisé ! Contre 300 utilisateurs.
        Voilà me semble-t-il une preuve chiffrée que cette aide médicale n’est pas assimilable à un assassinat, ni meme à une incitation au suicide.

         
        • marigae
          marigae répond à françoise.V
          • Posté à 08h15 le 18/03/2008
          • Internaute 9147

          Je ne comprends pas votre raisonnenement « 500 personnes » ont eu une ordonnance et n’ont pas demandé l’injection ? MAis ce n’est pas le sujet, ce n’est pas l’ordonnance où le médicamenent qui est interdit. C’est juste que dans le cas de Mme Sébire personne ne lui refuse l’autoeuthanasie et je ne crois pas que les lois, même celles de l’Oregon, autoriseraient un tel cas. Une fois de plus, il ne faut pas s’enflammer, mais ce n’est pas la loi qui résoudrait ce cas. Par contre l’ampleur des peurs et des projections exprimées, déplacées sur un tel sujet, me pose question.

          • françoise.V
            françoise.V répond à marigae
            p'tite lyonnaise
            • Posté à 10h47 le 18/03/2008
            • Internaute 4967
              p'tite lyonnaise

            Je pense au vu de l’article (mot prendre) qu’il ne s’agit pas d’une injection (euthanasie active)mais d’une absorbtion volontaire du produit (suicide aidé).
            Et en France, justement, cette aide par ordonnance est interdite.

        2 autres commentaires
    • Anne Honym
      Anne Honym répond à Nonoche
      • Posté à 16h28 le 18/03/2008
      • Internaute 23916

      Ou bien, la question posée par Mme Sébire affine le débat : le problème, c’est de partir dans la dignité, pas simplement de partir. On ne cherche pas juste à abréger des souffrances, c’est plus subtil à mon sens.
      Quelle dignité y a-t-il à vivre ses dernières heures en se tordant de douleur dans son lit parce qu’on a pris des médicaments qui tuent, mais lentement et/ou dans la douleur ? Peut-on partir serein si l’on a peur de « se rater » ? Peut-on partir avec les siens à côté qui vous regardent souffrir encore plus que d’habitude et ne peuvent qu’attendre atrocement que ça finisse ?
      J’ai connu quelqu’un qui souffrait énormément, heureusement il était validé même s’il était grandement diminué ; il a cherché à se suicider, mais ça l’a rendu paraplégique en plus du reste. Je n’ai aucun doute sur le fait qu’un médecin aurait permis qu’il s’en aille tranquillement, en toute « sécurité ».
      Combien de suicides n’aboutissent-ils pas mais laissent des séquelles ? Ces personnes qui souffrent déjà n’ont vraiment pas besoin de ces préoccupations en plus de la difficulté de leur choix.

  • nitapanico
    nitapanico
    commercant
    • Posté à 17h46 le 17/03/2008
    • Internaute 35369
      commercant

    pourquoi tant de bruit elle prend ses medicaments toute seul et choisie sa destinee en femme libre personne ne peut le faire pour elle .Sinon place a lecatombe on liquide la bellemere etc

    • jimmyb
      jimmyb répond à nitapanico
      • Posté à 09h58 le 18/03/2008
      • Internaute 28000

      Bien sûr que ce doit être son choix, mais où que ce soit que ceci est permis, il n’y a eu aucune hécatombe. Il n’est pas question par une loi de donner à qui que ce soit le droit sur la vie et la mort d’un tiers, mais de donner le droit à une personne de demander avec l’accord de ses médecins qu’on puisse abréger ses souffrances en l’euthanasiant.

  • ClaireChar
    • Posté à 17h54 le 17/03/2008
    • Internaute 16497

    En revanche autant je ne soutiens pas la cause du cas particulier de Mme sébire, autant je je rejoins absolumment ceux qui craignent les risques de dérives d’une telle loi.
    Pour moi utiliser cet argument c’est un peu comme ceux qui pour défendre la peine de mort prenne l’argument des erreurs judiciaires.
    je ne crois absolumment pas que la peine de mort soit mal parce que ça entraîne des risques d’erreurs judiciaires, c’est absolumment pas le problème, la peine de mort est dramatique parce qu’il n’est pas du rôle de l’état de répondre oeil pour oeil dent pour dent à des crimes aussi horribles soient ils.
    et bien là j’ai le même sentiment, je ne crois pas que pour un état autoriser le suicide assisté soit une bonne chose d’un point de vue moral mais absolumment pas pour les risques de dérive que cela comporte (je pense que cela serait très marginal voir inexistant) mais juste pour le principe de ne pas laisser croire aux gens que maintenant on peut vivre, ne pas souffrir, ne pas être malheureux, choisir sa mort et partir tout ça avec la garantie que l’Etat va vous permettre ça.

    • ClaireChar
      ClaireChar répond à ClaireChar
      • Posté à 17h56 le 17/03/2008
      • Internaute 16497

      Pardon dans ma première phrase il fallait lire « je ne rejoins absolumment PAS ceux qui craignent les risques de dérives d’une telle loi. »

      • R2PH
        R2PH répond à ClaireChar
        • Posté à 00h42 le 18/03/2008
        • Internaute 5835

        Moi, si
        C’est qu’il existe une CONTRAINTE de bénéfice
        Dans notre monde devenu libéral
        (Donc : De droite)

        C’est la raison pour laquelle il est des plus légitime
        Que l’on s’adresse à la majistrature suprême
        Pour plaider sa cause

        Après, ça dépend de
        Qui endosse le costard
        Qand est la prochaine échéance électorale
        Qui est « mon » public
        Segmentation/CRM... efficacité

        Hélas

  • Anonyme

    Que de vibrations négatives dans cette salle habituellement réservée à la candeur enfantine. Tout d’un coup de cherche à croiser votre beau regard mais hélas trois fois hélas ma seule raison de demeurer en ce lieu s’est envolée....je rentre chez moi un peu triste.

  • neopilina
    neopilina
    Mangeuse de cacahuettes
    • Posté à 18h29 le 17/03/2008
    • Internaute 35984
      Mangeuse de cacahuettes

    Je suis triste, pas triste de la décision, elle ne me surprend pas. Je suis triste, qu’ici dans mon pays nos dirigeants (tous : droite, gauche, milieu, extrême) soient si lâches qu’ils laissent au petit peuple et au média la « décision ». Cette femme a du montrer son martyr à l’opinion pour que l’Opinion décide que son cas devait être étudié. C’était compliqué ? Non, je crois pas, il existe une solution, laisser la décision aux professionnelles, qu’il s’agisse de constituer un groupe de Sages qui donnerais un avis ou autre chose, mais une vrais solution qui soit digne et arrête de nous poser en juge nous l’Opinion. Mais pour aujourd’hui, peut-être qu’un brave toubib, osera, encore une fois, braver la justice et prendre les risques à la place de nos politiques et s’exposer médiatiquement pour qu’une femme meure dignement ou ne meure pas. La prochaine fois, j’aimerais que ce soit sans Nous, qui ne savons que ce que notre cœur nous dit. « Nous ne devons pas être gouvernés par nos émotions, ont n’est pas des hommes, Bordel ! ! ».

  • cimabue
    • Posté à 18h47 le 17/03/2008
    • Internaute 15237

    S’emparer d’un cas particulier est dangereux, et une telle jurisprudence est inconcevable
    Avant de penser à mourir dans la dignité, il faudrait pouvoir rester digne de son vivant, même si ce vivant offre à voir monstruosité,ou simplement en miroir ce qui nous terrifie dans l’image de l’autre...blessé, meurtri....pourvu que l’on soit épargné ! ! ! c’est à peu pres ce que nous pensons
    Ensuite il y a encore au 21ème siecle des tumeurs ouvertes à la peau ! ! ! ...messieurs les chercheurs, dites nous que vous cherchez
    Ensuite , dites mois comment vous envisagez le scenario : Chantal est vivante, presente, un matin , un groupe de soignants sera là...ça se pratique en Hollande
    la mort comme un acte medical, un soin,
    jusqu’où irons nous ?
    et maintenant, je me place dans le cas de Chantal
    Je sais qu’il me faudra du courage, je l’aurai ou pas
    Mais je ne crois pas devoir demander à quiconque de me remplacer dans cette liberté, la seule : en finir

  • barbara44
    barbara44
    rédactrice
    • Posté à 18h51 le 17/03/2008
    • Internaute 35678
      rédactrice

    Madame,
    Permettez moi de vous appeler Chantal,

    Nous discourons de votre désir, puisque vous êtes devenue au mieux un emblême - vous y étiez prête - et au pire un cas.

    Mais je voudrais penser à vous, en attente de délivrance. Vous nous avez montré votre visage, et cela valait mille discours ; j’aurais voulu imposer mes mains autour de votre tête, sans la toucher, juste pour envoyer un peu de tendresse et de neutralisation, car quoi faire d’autre ?

    Je ne sais quand vous pourrez partir, ce sera pour bientôt je pense. En lisant l’hommage à Ray dans ces colonnes de rue89, je souhaite vous dire ce que je ferais en pensant à vous, un de ces jours, puisque là où vous allez, le temps et l’espace n’existent pas (plus ou pas encore...)

    Je disposerai dans mon jardin ou sur une petite table et en losange : une bougie allumée à l’angle supérieur, un brin d’encens à main droite, un coquillage plein un joli caillou à main gauche et un coquillage rempli d’eau juste devant moi. C’est juste un petit autel aux quatre éléments. Et je penserai à cette traduction libre d’un vieux soufi, Ib’n Arabi, qui disait :
    que mon coeur soit une synagogue pour le juif,
    une cathédrale pour le chrétien,
    une mosquée pour le musulman
    et un pré vert pour la gazelle.

  • marigae
    • Posté à 19h39 le 17/03/2008
    • Internaute 9147

    Si une majeur partie de ce « débat » concerne le cas d’actualité il faudrait rappeler que :
    Cette dame peut être, et je crois meme qu’elle est, à domcile. Elle a des « soins » quotidiens(les guillements pour dire que je suis pas entrain de dire qu’elle ne souffre pas, mais juste que ce qui est fait pour diminuer sa douleur lui est proposé).
    Elle est en mesure de procéder à une autoeuthanasie non violente. Elle ne l’a pas fait. Sa démarche est autre.
    Il s’agit donc d’un cas particulier et certaines lois étrangères qui permettent plus explicitement l’euthanasie ne le permettraient pas forcément dans le cas d’espèce.

  • Thomas GREDAT
    • Posté à 20h04 le 17/03/2008
    • Internaute 23794

    Des personnes ont donc refusé à Chantal Sébire le droit d’abréger, dans la dignité, des souffrances horribles. Elle aurait sans doute encore la force de vivre si elle avait l’espoir de guérir et de mener une vie normale. Cet espoir étant mort, ses souffrances sont absurdes, puisque sans autre but que celui d’être subies jusqu’au terme naturel de sa vie. Elle voulait, en persone autonome, disposer d’une vie dont elle est seule dépositaire. D’autres ont décidé pour elle.
    Je souhaite à ces personnes de ne pas avoir un jour à subir le même supplice.

    • Soleilsol
      • Posté à 23h55 le 17/03/2008
      • Internaute 33117

      Justement, c’est parce qu’ils ne sont pas à la place de Chantal Sebiré, tous ces gens bien portants qui font la morale, et débattent si oui ou non elle doit continuer de supporter des souffrances intolérables, et d’attendre la mort dans ces conditions.
      Les gens qui veulent le droit à l’euthanasie le demandent pour que tous les malades incurables, dans la souffrance, aient le choix d’une mort digne et non du suicide. Les opposants au droit à l’euthanasie, ne veulent pas y recourir —c’est leur droit— mais veulent surtout interdire à ceux qui ne pensent pas comme eux, d’avoir le droit d’y accéder.

      • marigae
        marigae répond à Soleilsol
        • Posté à 08h09 le 18/03/2008
        • Internaute 9147

        Bonjour,

        Il faut savoir que dans la plupart des pays ou états où l’euthanasie est plus souple qu’en France, il n’est pas certain que le cas de Mme Sébire ferait l’objet d’une acceptation. N’oubliez pas que Mme Sébire est en mesure de réaliser un authoeuthanasie simple et souple.
        Il faut croire que personne ne veuille l’entendre, mais personne ne l’empeche de mourir dans la dignité. Par contre les « pro » exploitent ce cas. Alors aujourd’hui le piège se referme un peu sur elle, mais rien de la pousse à aller en Suisse et elle peut toujours faire ceci chez elle.
        Donc là voilà l’horreure de la réalité de ce moment. Les voici les cris de tous ceux qui se projettent à cette place. Le voilà le piège qui se referme.
        La loi n’y fera rien.

         
        • Soleilsol
          Soleilsol répond à marigae
          • Posté à 20h26 le 21/03/2008
          • Internaute 33117

          C’est pourtant pas difficile à comprendre, Mme Sébire voulait pouvoir choisir le moment de son départ, dans la dignité et surtout entourée des siens : c’est différent de se suicider dans la solitude, sans aucun proche présent dans les derniers instants, car ces derniers pourraient être soupçonnés et inquiétés par la justice. Contrairement aux gens euthanasiés légalement, les suicidés sont autopsiés, le traitement est donc différent : intégrité du corps dans le premier cas, enquête, découpage et analyse dans le second.Et oui, je trouve qu’il vaut mieux etre capable de se projetter à sa place car cette empathie permet plus de tolérance et d’ouverture que ceux qui font la morale, et veulent imposer LEUR morale à tous. C’est sûr il faut un minimum compatir pour comprendre ses demandes et ne pas raisonner froidement en disant « elle est en mesure de s’auto-euthanasier, qu’elle le fasse mais sans se faire récupérer ».

        1 autres commentaires
  • ripley
    • Posté à 20h35 le 17/03/2008
    • Internaute 30450

    Je ne souhaite vraiment pas qu’une loi autorise en France l’assistance au suicide. Mourrir dans la dignité, ça implique des moyens, et c’est celà qu’il faut mettre en avant. Calmer la douleur, donner des moyens d’autonomie et de dignité au malade, et ça coûte cher.
    Il y a des cas, c’est indiscutable, ou la situation est inextricable. Et là, chacun doit prendre ses responsabilités. Il est légitime de répondre à la demande d’une personne qui souffre, mais c’est un acte grave, et ceux qui l’assument doivent être prêts à rendre compte. Si vraiment c’était la seule issue, si tout à été fait pour que le malade puisse vivre la fin de sa vie, et que rien n’a pu le soulager de son dégoût de la vie, alors la justice ne peut rien reprocher aux aidants.
    Mais une loi qui autorise à tuer, je n’en veux pas : j’aurais peur qu’un jour, la société ne me donne plus d’autre issue, qu’on m’assassine sous prétexte de mettre fin à mes souffrances, et qu’elle renonce à se donner les moyens de tenter de me soulager.
    Ceux qui souhaitent voir une loi régir ces situations sont encore plus optimistes que moi : ils n’imaginent pas qu’on puisse un jour faire un mauvais usage de cette permission, qu’on se débarrasse d’eux d’une maniére expéditive, alors qu’ils seront affaiblis et vulnérables.
    Pour conclure, la loi de l’Orégon demande que le patient soit sain d’esprit ; or la question se pose également pour les grands dépressifs, pour qui la vie est une insupportable épreuve, et qui revendiquent parfois le droit de ne pas la subir plus longtemps. Sont-ils sains d’esprit ? Leur espérance de vie, quelle est-elle ?
    Cette loi ne répond donc pas aux « besoins » de tous les patients.
    Un dernier mot, je travaille dans le milieu de la santé, et j’ai déjà été confrontée à ces questions. Mon expérience, c’est que lorsque surgit cette demande du patient, c’est presque toujours un défaut de soins qui en est la cause, et qu’on peut donner une mort digne à un malade sans l’achever. C’est un lourd investissement, et j’espère que le moment venu, cet effort sera fait pour moi.

    • R2PH
      R2PH répond à ripley
      • Posté à 00h25 le 18/03/2008
      • Internaute 5835

      « .../...et j’espère que le moment venu, cet effort sera fait pour moi. »

      Te le souhaite autant qu’à moi.

      Au collège, nous avions souscrit à un « pacte des justes »
      Entre potes qui ne se savent plus, aujourd’hui
      C’était sincère
      A l’époque le mot « respect » n’était pas un phénomène de mode : Il ne s’employait pas

      Mais maintenant il ne nous faut plus qu’espérer
      Fort

      Et [Comprendre/Respecter/Aimer]
      Mme Sébir
      Comme nous nous aimerions

  • alexkid57
    alexkid57
    ambulancier en moselle
    • Posté à 20h54 le 17/03/2008
    • Internaute 36053
      ambulancier en moselle

    Je voudrais tout d’abord adresser mes plus sincères pensées à Madame Sébire, qui doit souffrir énormément, comme personne ne pourrait l’imaginer, et qui ne peut rien faire pour ne plus devoir supporter ce calvaire.
    Nous sommes libres, libres de nos choix, de nos souhaits, à condition qu’il ne portent préjudice à quiconque. Mais sommes nous vraiment libres ?
    Je suis ambulancier, je vois des gens qui souffrent de la maladie qu’ils subissent dans leur corps, dans leur être, avec pour seul espoirs qu’il guérissent un jour. Certains y arrivent, d’autres non, et s’endorment à jamais. C’est un métier difficile, quand on le fait par volonté, on s’attache forcément à certains de nos patients que l’on transporte, on est heureux de les voir guérir et on a l’impression de perdre un proche lorsqu’on les voit mourir.
    J’ai décider de faire ce métier, suite au décès de ma mère, à l’âge de 57ans des suites d’un cancer. Je la voyais partir et revenir avec l’ambulance et j’y ai pris goût.
    On ne se rend compte de la souffrance des gens que lorsqu’on les cotoit au quotidien. Madame Sébire souffre, elle le sait, nous le savons tous, il n’y a plus rien à faire pour la sauver, et ce n’est pas parce que l’on va demander à d’autres médecins d’examiner son dossier qu’un miracle va se produire ! Il n’y a malheureusement plus rien à faire pour lui rendre une vie digne.
    On peut vivre avec un rein en moins ou un morceau d’intestin en moins mais pensez vous que l’on peut vivre devisagé comme l’est madame Sébire, sans parler de sa souffrance ? Et des politiques de dire que ce n’est un problème esthétique ! Quel être humain ayant une conscience peut prononcer un discours pareil ? ? ?
    Lorsqu’une personne se suicide, elle demande à elle même de se donner la mort, et il n’y a pas tout le temps de vrai raisons. Ici, madame Sébire demande qu’on l’aide à mourir, parce qu’elle ne peut le faire, ce n’est pas un assassinat, c’est simplement obéir à une demande faite par un être humain qui est condamné et qui sait qu’il n’y a plus aucun éspoir.
    Qui sont ces gens qui disent qu’elle n’a pas le droit de mourir ? Que ferions nous si nous étions à sa place, si notre femme, notre mère ou notre enfant souffrait comme Madame Sébire ? Accepterions nous que l’on refuse d’aider notre proche à mourir ?
    J’ai vu ma mère souffrir, elle savait et nous savions qu’elle était condamné, nous ne voulions pas la perdre car nous l’aimions et elle nous aimait mais dans les derniers moments, nous attendions qu’elle s’endorme à jamais pour qu’enfin elle ne souffre plus.
    Nous devons nous élever contre cette injustice que la France fait subir à Madame Sébire, les gens qui refusent d’accepter sa demande se disent sûrement qu’elle va s’eteindre peu à peu. C’est inhumain ! il faudrait peut être essayer de lancer une pétition nationale, je n’ai pas les compétences pour le faire moi-même, mais j’espère que quelqu’un qui peut le faire et qui lira mon message mettra en place cette pétition.
    Nous ne pouvons pas laisser cette femme souffrir ainsi comme le fait le gouvernement Français de part ses lois.

    Madame Sébire, je pense beaucoup à vous, j’espère que votre demande sera enfin acceptée pour que vous puissiez quitter votre famille, que vous aimez et qui vous aime, dans la dignité.

    • survivant
      survivant répond à alexkid57
      • Posté à 22h07 le 17/03/2008
      • Internaute 25864

      @ alexkid57,

      Votre commentaire soulève une certaine émotion et votre démarche de pétition ne fera pas long feu. Il y a des pour et des contre rien n’y changera tout du moins sans loi. Eh ! oui nous vivons dans une démocratie judéo-chrétienne régie par des lois rien ne bougera sans référendum populaire où par un référendum parlementaire et aboutir quoi qu’il en soit par une loi. Si vous voulez changer la société Française il faudrait faire une révolution anarchiste pour être complètement libre de votre vie. Mais, là n’est pas le cas. Il s’agit de Chantal Sébire qui a voulu relancer le débat sur l’euthanasie c’est sur le 1er article du 13 mars 2008 que je me réfère car il s’agissait d’euthanasie et non pas de suicide assisté comme le relate cet article. Qui d’ailleurs si une loi venait à être votée je crois que le terme de suicide assisté serait le plus approprié. Le suicide est un acte volontaire de son âme et conscience et j’irai jusqu’à dire responsable dans le cas d’un suicide assisté. Tandis que l’euthanasie reste un acte médicale, et c’est pour cette raison que je pense et je peux me tromper que si une loi était votée le terme suicide assisté serait le mieux approprié. Pour approfondir ma pensée. C’est que nous ne pouvons pas ne pas penser aux autres malades du cancer. Quelque soit la phase dont-ils peuvent se trouver le terme d’euthanasie dans une loi pourrait oter toute espérance de vie pour ces malades qui n’auraient selon eux leur vie entre les mains de la médecine comme c’est le cas aujourd’hui vous me direr oui mais voilà à ce jour l’euthanasie active est interdite. Pour qu’une loi soit la plus juste possible c’est de laisser le malade décider seul de son suicide et c’est là que je trouve que toute la différence fait la part des mots et des actes entre suicide et euthanasie.

  • kestiontoi
    kestiontoi
    travailleur forcé
    • Posté à 20h54 le 17/03/2008
    • Internaute 30798
      travailleur forcé

    « Si le médecin constate qu’il ne peut soulager la souffrance d’une personne, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, qu’en lui appliquant un traitement qui peut avoir pour effet secondaire d’abréger sa vie, il doit en informer le malade,[...], la famille ou, à défaut, un des proches. La procédure suivie est inscrite dans le dossier médical. “

    Quel courage !
    ‘peut avoir pour effet secondaire d’abréger la vie’
    L’agonie dans la douleur n’est-elle pas la base de notre culture chrétenne ?

  • R2PH
    • Posté à 22h59 le 17/03/2008
    • Internaute 5835

    Il y a les idées
    Il y a les personnes

    Chaque fois con a placé une idée au delà de l’humain
    A chaque fois
    Mort et souffrance
    Infligées
    Avec un argumentaire pour justificatif
    Je n’ai dit ni argument,ni justification

    Il y a les idées
    Il y a les personnes

    Il y a le respect des personnes - Evident
    Même souffrantes - Pas gagné

    Car une personne qui souffre, voyons nous
    Qui est présumée « diminuée » (Par rapport à qui ?)
    Ne peut faire preuve de discernement
    Ne peut faire acte de volonté
    Ne « peut » être respectée

    « Peut » ?
    C’est pas possible, ou on peut pas vouloir ?

    Qu’on édite la statistique des souffrances invincibles
    Con savoure la véritable masse de souffrance con inflige !

    PUTAIN ! ! !

    En temps de guerre on achève l’ennemi maltraité par soi
    Par RESPECT
    Et on en fait de l’humanisme romanesque ou cinématographique

    Comme ça on demanderait l’autorisation de sa dignité
    Sans réflexion ?
    Sans entretient avec ses proches ?
    Sans regrets ?
    Sans amour de la vie ?
    Sans amour ?
    Sans souffrance de chaque instant ?
    (10 puissance -33 secondes selon Plank)

    Impossible de légiférer pour tous ?
    Ben.. Non !
    Chaque souffrance extrême est individuelle
    (Et cependant, on légifère bien pour 65 millions de personnes au prétexte de 35 schizophrènes enchristés)

    Il y a les idées
    Il y a les personnes
    Il y a des personnes
    Il y a des personnes
    Il y a des personnes
    Il y a des personnes
    Il y a des personnes
    Il y a des personnes

    Et j’ai bien pris soin de ne pas associer
    Même par mégarde
    Boutin et Esthétique

    Il y a des malades et il y a des malades
    Et il y a des personnes

  • redany
    redany
    Ingé. QSE
    • Posté à 21h31 le 17/03/2008
    • Internaute 35314
      Ingé. QSE

    J’aime beaucoup les personnes qui défendent bec et ongle que parce que’une loi soit transgressée, cela empècherai le législateur de faire cette loi.

    « tu ne tueras point ! » Voilà une loi qui est transgressée tous les jours, nous n’aurions pas dû la faire ! ! ! ! !

    Voyez votre raisonnement ne tient absolument pas.

    Vivre en société, c’est faire des lois. Aider les personnes faibles, comme Chantal. Notre système médical ne l’a t elle pas aidée ? Bien sur que oui. Donc, devant sa limite, le système médical devrait se retirer et laisser à la loi, la possibilité de aider chantal. Je dis bien la possibilité : faut-il vérifier si il n’y pas manipulation !

    Nous avons tuer, guillotiner des années durant. Merci à mes parents d’avoir voté pour que cette loi disparaisse.

    Je voudrais en retour, voter à un référendum qui nous consulterai sur un projet de « loi d’accompagnement pour l’abbrogation de souffrance physique », par déclaration auprés du Président de la République de chaque cas, et un jugement par la justice sur la non-manipulation de la personne à accompagner.

    Chantal, si vous partez en Suisse, je suis désolé au nom de ma nationnalité française, de ne pas avoir fait tout mon possible pour vous aider.

    Sauf à avoir exprimé ce soir mon humble avis.

  • Islande
    Islande
    Lucidement Utopique
    • Posté à 23h39 le 17/03/2008
    • Internaute 15333
      Lucidement Utopique

    Je suis perplexe je l’avoue face votre demande de mourir Madame. Alors donc parce qu’on souffrirait on ne saurait assumer la responsabilité de ses actes ?
    Ce n’est certainement pas simple de se suicider avec tout ce que cela englobe de culpabilité et d’abandon pour celui qui part ainsi... Vos proches souffrent sans aucun doute énormément face à ce que vous vivez. Nous demander à nous de mettre fin à vos jours est peut-être un moyen d’atténuer la douleur de la perte, l’absence, le trou béant de votre disparition, en permettant aux vôtres de garder une image d’une femme combative (il faut l’être sans aucun doute pour vivre dans un monde où l’apparence prime et en souffrant ce que vous dites souffrir), d’une mère qui ainsi aura fait quelque chose de sa mort. Une manière de laisser une trace dont les vôtres pourraient être fiers. Mais ne le sont-ils pas déjà ?
    Mais à mon sens Madame malgré votre courage, vous détournez le débat sur votre cas particulier d’autant plus que vous le dites vous même vous avez les moyens de mettre un terme a votre existence... certes peut-être moins glorieuses selon l’idée que l’on se fait du suicide. Mais le droit de mourir dans votre cas précis vous l’avez Madame.
    L’accompagnement des personnes qui souffrent et qui sont clouées sur un lit d’hôpital existe déjà (non je ne dis pas qu’elles souffrent moins ou plus que vous, je ne sais hiérarchiser les souffrances) ; mais je vous l’accorde les structures sont bien trop peu nombreuses. Par votre intervention, les passions se déchaînent (comme a chaque fois on y va tous de nos bonnes intentions, pour ne pas dire plus) comme si au final il n’y avait rien pour accompagner les personnes qui souffrent et qui ne peuvent rien. Or ce n’est pas vrai, mais il faut des moyens extrêmement couteux. Sommes nous tous prêts à consentir à ce coût ?
    Je serai bien triste le jour où des médecins répondront à votre demande que je résume ainsi (évidemment de manière caricaturale) : « Je ne veux pas me suicider mais je veux mourir, je ne veux pas être responsable de la souffrance des miens, aidez moi a partir sans culpabilité (ou une culpabilité moindre), je leur ai déjà fait assez de mal comme ça »...
    Je ne veux pas Madame être responsable de votre mort. Je souhaiterais pouvoir avec vous réfléchir à un monde où vous souhaiteriez qu’on atténue vos souffrances sans mettre fin à vos jours car nos regards ne seraient plus les mêmes…

  • hyperchleuasme
    • Posté à 00h24 le 18/03/2008
    • Internaute 29950

    C’est juste que peut-être les informations complètes sur les meilleures techniques de suicide sont difficiles d’accès. Forcer les gens à se rater même quand ils ne sont pas de simples ados mal dans leur peau, c’est pas chic du tout.

    • marigae
      marigae répond à hyperchleuasme
      • Posté à 08h33 le 18/03/2008
      • Internaute 9147

      C’est pas seulement « technique » la mort d’autrui...il faudrait « réussir sa mort » ! ! ! Sans façon.

  • OlivierP
    • Posté à 00h24 le 18/03/2008
    • Internaute 36069

    Une fois de plus, la question est posée : a t on le droit de vie ou de mort sur quelqu’un ?
    Dans le cadre de la peine de mort, il est certain qu’il y a toujours un risque de se tromper. Et l’abolition de cette peine en France est tout à son honneur. Dans le cas présent nous parlons d’une personne demandant une mort libératrice. Il faut donc penser le cadre. Un medecin ? , un juge ? , un psychiatre ? , la famille ? ou plutôt un collegial de ces personnes ? . Il faudra aussi s’inspirer de ce qu’il se fait ailleurs, le recul de l’expérience avec le temps. Y a t il eu des dérives ? , si oui, lesquelles.
    Quoi qu’il en soit, il faut que la France réflechisse, il faut que nos députés et sénateurs légifèrent pour enfin sortir grandi par un texte incontournable. Qu’ils décident aux noms des français qu’ils représentent en leur âme et conscience sans être influencés par quelques courants religieux ou politiques.
    Personnellement j’ai peur de la mort et je ne suis pas pressé, et j’espère que le jour venu cela se passera vite, à moins qu’une loi inconstestable me rende plus serein pour le moment venu.

  • Parisienne de Xian
    • Posté à 04h06 le 18/03/2008
    • Internaute 31442

    D’accord avec « Ripley »,

    Je suis pour la mort dans la dignité et pour autant il faut éviter l’écueil de la peine de mort !

    le personnel soignant / aidant ne doit pas être tenu responsabled ’voir exécuté son rôle d’exécutant de la décision d’autrui.
    - la souffrance d’un être conscient et volontaire doit pouvoir être abrégée dans les meilleures conditions possibles, dites « humaines »
    - Comment garder une méfiance abaolue vis-à-vis des pseudo volontaires, dont la famille reluque l’héritage, mais aussi ceux qui coûtent cher à la Sécu,

    • marigae
      • Posté à 08h23 le 18/03/2008
      • Internaute 9147

      Il semble que les « pro » (systématiques) euthanasie, aient besoin que soit écrit dans le marbre « si jamais vous avez très mal et que c’est très dur, vous pourrez faire comme vous avez appris à le faire avant, demander à ce que cela soit abréger ». Il semble que les « pro » forcenés n’en ont rien à faire du fait que les cas sont rarrissimes d’une impossibilité de le faire accompagnée d’une demande repetée. Les « pro » forcenés ne veulent pas entendre les cas où des gens sont revenus sur leur demande...Non les « pro » forcenés veulent bien utiliser le cas de Mme Sébire de manière exagerée pour défendre une cause qui n’en est pas une.

  • sophiedumont68@gmail.com
    • Posté à 09h30 le 18/03/2008
    • Internaute 29510
      étudiant

    Le terme « dignité » est un terme fourre-tout extrêmement subjectif, chacun a sa conception de la dignité et ce n’est pas une association militante qui peut imposer la sienne.
    On est stupéfait de lire qu’il faut être « judéo-chrétien » pour s’opposer à l’euthanasie ...les droits de l’homme dont le premier est celui de vivre sont une philosophie laïque et il semble que l’abolition de la peine de mort ne soit pas prônée uniquement par des croyants. A en croire M.Hamamoto (premier commentaire) la droite aurait une philosophie de vie et la gauche une philosophie de mort ... ça mériterait un débat.

    • Clarence
      • Posté à 09h43 le 18/03/2008
      • Internaute 2860

      Sophiedumont68 : « Le terme “dignité” est un terme fourre-tout extrêmement subjectif, chacun a sa conception de la dignité et ce n’est pas une association militante qui peut imposer la sienne. On est stupéfait de lire qu’il faut être “judéo-chrétien” pour s’opposer à l’euthanasie. »

      CLAP CLAP CLAP CLAP CLAP CLAP CLAP ! ! !

      Ah ben mince ! , lire votre message à temps m’aurait évité de poster le mien, là, juste au-dessous...

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