A la Une 15/03/2008 à 13h08

Affaire Borrel : les pressions des Djiboutiens en procès

David Servenay | Ex-Rue89

Deux responsables de Djibouti sont accusés d’avoir fait pression sur deux militaires, témoins clés de l’assassinat du juge français.

Elisabeth Borrel sera toujours entourée par l’absence. Elle le sait, mais s’en moque, et lorsqu’elle s’avance à la barre, elle impose le silence. La veuve du juge Bernard Borrel, assassiné en 1995 à Djibouti, s’est trouvée face à deux chaises vides cette semaine au tribunal correctionnel de Versailles. Deux chaises et un avocat représentant le procureur de la république de Djibouti et le chef des services spéciaux djiboutiens.

Tout deux sont accusés de « subornation de témoins » sur la personne de deux anciens responsables de la garde présidentielle. Compte-rendu d’audience.

Deux espions rapportent en temps réel les débats à Djibouti

La conversation
du 19 octobre 1995


Quelques heures après la découverte du corps à moitié carbonisé de Bernard Borrel, le 19 octobre 1995, à 80 km à l’ouest de Djibouti, un groupe d’hommes arrive en voiture dans les jardins de la résidence présidentielle. Il est 13h40. Voici le témoignage du lieutenant Mohamed Saleh Alhoumekani : « Je les connais tous..., Il y a le chef des services secrets, Hassan Saïd, le chef de corps de la gendarmerie, le colonel Mahdi... Un Français était avec eux... Et ce qui m’a surpris aussi, c’est la présence de deux types, condamnés pour terrorisme, et qui auraient dû être en prison.

“Le premier se nomme Adouani, et il est le responsable de l’attentat à la bombe dans le bar de l’Historil, en 1987... L’autre, c’est Awalleh Guelleh, arrêté après l’attentat du café de Paris en 1990. Les cinq hommes ont approché vers nous.

‘C’est Awalleh Guelleh qui est venu tout prêt d’Ismaël Omar Guelleh et il a parlé en langue somalie : ’Le juge fouineur est mort et il n’y a plus de traces.’ Ismaël Omar Guelleh a demandé si toutes les traces avaient été effacées, les autres l’ont rassuré et ils ne sont pas restés très longtemps.’

Un témoignage qui, révélé le 11 janvier 2000 dans les colonnes du Figaro, devait faire basculer le dossier, au moment où les juges s’apprêtaient à rendre une ordonnance de non-lieu.

L’ex-avocat de Jacques Chirac Francis Szpiner, paraît bien seul devant le banc des prévenus. Ses deux clients n’ont pas fait le voyage de Djibouti -une habitude depuis le début de l’instruction, puisqu’ils n’ont jamais répondu aux convocations des juges français. Dans la salle d’audience, deux anges gardiens accompagnent l’avocat. Deux hommes discrets : les chefs de la sécurité des ambassades de Djibouti à Paris et Bruxelles. Les ‘oreilles’ du régime djiboutien sont là pour rendre compte.

Ce procès est le premier à aborder l’affaire Borrel sur le fond. Une poignée de journalistes suivent les débats. L’histoire est simple : depuis qu’il a parlé (lire encadré), l’ancien lieutenant de la Garde présidentielle, Mohamed Saleh Alhoumekani est l’objet de multiples pressions des autorités djiboutiennes.

Objectif : obtenir sa rétractation à tout prix, car il est celui qui a fait basculer le dossier judiciaire en janvier 2000. Menaces, chantages, offres diverses (3 millions d’euros, un maroquin ministériel) : tous les moyens sont bons. (Voir la vidéo.)


Dans un premier temps, Hassan Saïd, chef du SDS (Service de documentation et de sécurité), ancien commissaire de police formé à l’école française de Saint-Cyr Mont d’Or, s’adresse à Ali Iftin. Cet ancien chef de la Garde présidentielle doit rédiger une lettre pour décrédibiliser son subordonné.

Une lettre rédigée devant notaire, avec l’aide d’un avocat français, Me Alain Martinet, qui confirmera l’intervention du chef des services secrets, Hassan Saïd. En clair, comme le dit alors un officier djiboutien, le général Fathi : ‘Il s’agit de bousiller Mohamed Alhoumekhani.’

Montebourg accusé d’être derrière le ‘complot’ qui déstabilise Djibouti

Dans cette lettre, un certain ‘M. de Brantebourg’ est désigné comme étant l’instigateur du ‘complot’. Le député socialiste Arnaud Montebourg s’est immédiatement constitué partie civile. A l’époque, l’ancien avocat, qui a défendu plusieurs ministres à Djibouti, agace le régime.

Devenu parlementaire, il préside le groupe d’amitié franco-djiboutien où il ne cesse de dénoncer les violations des droits de l’homme de l’ancienne colonie.

A la barre, l’élu socialiste est très loquace :

‘La SDS est une police politique, entretenue à grands frais par les contribuables français. (...) Je me suis retrouvé être l’auteur d’une machination pour déstabiliser l’Etat djiboutien. M. Le Loire [juge d’instruction dessaisi du dossier, nldr] m’a soupçonné d’être derrière le témoignage de M. Alhoumekhani.’ (Voir la vidéo.)

Première tentative et premier échec. Ali Iftin fuit son pays en 2002 et révèle alors qu’il a été obligé de témoigner contre Alhoumekhani sous la menace de représailles visant sa famille. Commence alors une longue série d’approches, où le procureur de la république de Djibouti en personne va tenter d’amadouer les deux exilés.

Sur un projet de lettre de rétractation, Djama Souleiman va jusqu’à écrire en marge du texte : ‘L’idéal, c’est de dire que tu as subi des pressions.’

Nouveauté : Szpiner, l’avocat de Djibouti, accepte la thèse de l’assassinat


Rencontre entre Alhoumekani et Souleiman dans un hôtel à Bruxelles (DR).

Dans ce dossier où personne ne conteste les faits (lettre, conversation téléphonique enregistrée, photo d’une rencontre dans un hôtel de Bruxelles), Me Szpiner n’a pas la tâche la plus facile. Alors, il plaide... le fond de l’affaire.

‘J’ai beaucoup évolué sur la mort du juge Borrel. J’ai d’abord plutôt cru à la thèse du suicide. Puis il faut reconnaître que celle de l’assassinat s’est imposée. Mais je n’ai jamais cru à l’implication de la république de Djibouti.’

Dont acte : pour la première fois, l’avocat valide ce que l’on sait avec certitude depuis 2003 : l’intervention d’un ou plusieurs tiers sur la scène de crime.

Puis, maître Szpiner attaque le témoignage tant décrié, en donnant une version toute personnelle de la conversation du 19 octobre 1995. Le lieutenant Alhoumekani aurait vu arriver trois personnes ce jour-là dans les jardins de la présidence : deux terroristes supposés être en prison (Awalleh Guelleh et Adouani) et un Français, Alain Romani. L’avocat oublie juste deux autres protagonistes, le maître espion Hassan Said et le colonel Mahdi, chef d’Etat-major de la gendarmerie.

L’un d’eux aurait alors dit ‘le juge fouineur est mort’. Et l’avocat d’oublier la suite de la phrase : ‘Il n’y a plus de traces.’ Et d’oublier aussi la demande formulée par Ismaël Omar Guelleh de récupérer la main-courante tenue par les militaires djiboutiens à un check-point...

Szpiner vilipende la ‘connerie des plumitifs de la défense’

Comme d’habitude, Francis Szpiner n’a pas souhaité répondre à nos questions, après avoir vilipendé à l’audience la ‘connerie des plumitifs de la défense’, puis nous avoir qualifié, à la sortie de la salle, de ‘racaille médiatique’.

En quatorze minutes, le procureur de la république Jean-Michel Desset a requis douze mois de prison avec sursis pour chacun des absents. Une peine conforme aux attentes d’Elisabeth Borrel qui veut juste que ‘la justice française fasse cesser les pressions sur les témoins’. (Voir la vidéo.)

Jugement le 27 mars.

Lire aussi :
Affaire Borrel : la famille d’un témoin-clé bannie de Djibouti
Mort du juge Borrel : ce que la France a voulu cacher
Dossier Borrel : Chirac au coeur de l’affaire d’Etat
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  • A déménagé le 8-10
    • Posté à 13h33 le 15/03/2008
    • Internaute 1001
      nc

    « Comme d’habitude, Francis Szpiner n’a pas souhaité répondre à nos questions, après avoir vilipendé à l’audience la “connerie des plumitifs de la défense”, puis nous avoir qualifié, à la sortie de la salle, de “racaille médiatique”. »

    David Servenay, quand vous et vos collègues de Rue89 allez-vous abandonner ce tic d’écriture qui vous fait dire « n’a pas souhaité répondre » et non « n’a pas répondu » voire « a refusé de répondre » comme on sent bien que c’est le cas ici ?

    Que signifie d’être « gentil » avec des gens qui ne le sont pas et surtout, ici, vous méprisent et vous insultent ?

    Par ailleurs, vous parlez de journalistes réduits à « une poignée ». Oh que c’est beau. Indifférence… ou gêne, consigne de rédac’chefs, heu de lagardères (néologisme pour « patrons de presse sakozyste ») pas pressés de parler d« une affaire où l’Etat français a joué et joue une sale rôle ?

    Ah, quand il s’agit d’aller faire du people à Petra ou de s’entasser dans ue bétaillère en Camargue...

    • David Servenay
      David Servenay répond à A déménagé le 8-10
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 13h55 le 15/03/2008
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Cher PMB,

      Sur la formule utilisée, il me semble que les vôtres veulent dire la même chose. Mais il est vrai que Me Szpiner a refusé de nous répondre (une séquence vidéo en témoigne, mais elle n’a pas d’autre intérêt).

      Deuxième point : il ne s’agit pas d’être « gentil », mais de faire son travail. Donc, de solliciter tout le monde, y compris et surtout les personnes mises en cause.

      Enfin, je vous avoue ne pas comprendre le relatif désintérêt de la presse pour cette affaire. Hormis une grande agence de presse, un hebdomadaire, une radio, une télé, un site web (ma pomme) et deux quotidiens, les médias avaient sans doute autre chose à faire... A chacun son choix, non ?

      • A déménagé le 8-10
        • Posté à 15h39 le 15/03/2008
        • Internaute 1001
          nc

        Cher David Servenay : -)

        « il me semble que les vôtres veulent dire la même chose »

        Oh non. La vôtre, qui bien sûr n’est pas la vôtre mais la formule type de x médias (donc pas de procès perso), est diplomatique, déférente, voire simplement courtoise (et ici, avec un monsieur qui n’est pas tant correct avec vous).

        Les miennes sont l’une seulement factuelle (« n’a as répondu ») l’autre factuelle et sèche (« a refusé »).

        En fait, ce qui m’énerve, c’est que la première soit employée avec les puissants, jamais avec les autres. On ne lit jamais que tel rebeu, tel gréviste de la Snèfe, telle caissière de supermarché, « n’a pas souhaité nous répondre ». Et d’ailleurs, eux répondent, eux ne savent pas que le silence est l’édredon des puissants. Parce que, dites-moi, Mougeotte, a-t-il enfin répondu à Rue89 qui lui demandait pourquoi il a viré Dupin ? Mmm ?

        Vous avouez « ne pas comprendre le relatif désintérêt de la presse pour cette affaire ». Que pensez-vous de mon hypothèse ?

        PS Et d’ailleurs, cette note fait peut réagir, elle aussi. Mme Borrel est seule...

         
        • David Servenay
          David Servenay répond à A déménagé le 8-10
          Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
          • Posté à 15h48 le 15/03/2008
          • Internaute 8946
            Ex-Rue89

          Cher PMB,

          L’hypothèse du « Sarkozysme » déférent ne me semble pas valable, dans la mesure où le président s’est engagé à soutenir le chemin de la vérité dans ce dossier. Evitons les procès d’intention.

          Je crois plutôt que c’est une raison simple : peu de journaliste connaisse bien l’affaire Borrel et ses ramifications.

          Et puis l’actualité est « ailleurs », du côté des municipales, de la politique et du pouvoir d’achat...

          Bref, pour le moment, cela n’intéresse pas les rédactions (enfin pas toutes). A suivre...

          • A déménagé le 8-10
            • Posté à 17h32 le 15/03/2008
            • Internaute 1001
              nc

            - Oh, les promesses de NS...
            - Une affaire d’état reste une affaire d’état. Et pluôt que « sarkozyste », j’aurais dû écrire d’affaires », celles qu’on peut faire avec Djibouti, certes moins conséquentes qu’avec la Chine, si on n’est pas trop curieux...

            Donc, oui, affaire à suivre.

            Ps Pour le reste de mon post vous ne dites rien. Hahaha, auriez-vous aussi un édredon ? Oui, bon, je sors ; -)

        • FabiendeMénilmontant
          FabiendeMénilmontant répond à A déménagé le 8-10
          journaleux - blogueur
          • Posté à 17h30 le 15/03/2008
          • Internaute 14145
            journaleux - blogueur

          @PMB,

          Puisque tu ne sembles pas totalement satisfait des infos de David (qui, il me semble, est plutôt bien placé pour parler d’Afrique, ayant passé pas loin de dix ans à RFI), je te signale pour complément d’info :

          • le site de l’ARDHD (censuré à Djibouti) qui est ici :
          Lien

          • le dossier Borrel sur Assassinats de coopérants (Lien) qui est là :
          Lien

          Bien que Borrel soit un magistrat (1995, Djibouti) et Kieffer un journaliste (2004, Abidjan), Bernard Kieffer, qui a rencontré à Lyon voici quelques mois la veuve Borrel m’a expliqué qu’il y a BEAUCOUP de similitudes entre les deux dossiers. C’était la première fois qu’il rencontrait la veuve Borrel. Pour ma part, n’étant point un spécialiste de l’Afrique, je n’ai travaillé qu’une fois sur l’Affaire Borrel : lors du défilé du 14 Juillet sur les Champs-Elysées… Il se trouve que l’homme qui était le chef de la gendarmerie à Djibouti en 1995 défilait à Paris ! Et était hébergé chez MAM… jusqu’au 26 juillet.

          Fabien
          Lien

        4 autres commentaires
  • cooper59
    cooper59
    nazer c pueril et con
    • Posté à 13h32 le 15/03/2008
    • Internaute 18535
      nazer c pueril et con

    je me rappelle l’article de « jeune afrique » du mois dernier avec cette hallucinante interview du president djiboutien , dans laquelle il nie evidemment toute participation a l’assassinat de Borel , plus c’est gros plus ça passe . Bel article , de quoi filer une belle migraine aux types de la rue Menier ! (ambassade djibouti)

  • freestyler
    • Posté à 18h41 le 15/03/2008
    • Internaute 32860

    L’affaire Borrel, ça me rapelle l’affaire des frégates de taïwan avec un peu près les mêmes ingrédients : Fric, politiques, barbouzes, et des morts.
    Quand le fric parle, la justice s’efface, circulez y’a rien à voir.

  • calins13
    • Posté à 19h08 le 15/03/2008
    • Internaute 35873

    Affaire Borel ( Voir le livre EIYALKI Djibouti était un chaudron de sorcière : les trafics, la corruption, l’exploitation des enfants de la rue .... edition Scali par Jacques -Marie Carlhant très interressant pour ce faire une autre idee ! ! !

  • Alexad
    • Posté à 20h00 le 15/03/2008
    • Internaute 8145

    Cette femme qui, dès le début, a dénoncé ce que les autorités appelaient suicide, a un courage remarquable.
    J’imagine qu’elle a dû avoir peur plus d’une fois pour elle et ses enfants, avant que les média et certaines trop rares personnalités ne l’entendent..

    • cooper59
      cooper59 répond à Alexad
      nazer c pueril et con
      • Posté à 10h53 le 16/03/2008
      • Internaute 18535
        nazer c pueril et con

      Mme Borrel n’a , je crois , jamais eté menacé ! il manquerais plus que ça !

      • David Servenay
        David Servenay répond à cooper59
        Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
        • Posté à 11h59 le 16/03/2008
        • Internaute 8946
          Ex-Rue89

        Raté cher cooper59,

        Elisabeth Borrel a fait l’objet de plusieurs types de menaces. D’abord sous la forme de « conseils amicaux », émanant de relations ou de professionnels connus du monde judiciaire, puis sous la forme de courrier « amicaux » avec petit cercueil, balle d’armes à feu... etc.

        Et ce, après avoir tenté de la faire passer pour folle, au début de l’affaire.

        Voyant que cela ne marchait pas, les « conseilleurs » ont cessé leurs activités depuis quelques années.

         
        • cooper59
          cooper59 répond à David Servenay
          nazer c pueril et con
          • Posté à 12h35 le 16/03/2008
          • Internaute 18535
            nazer c pueril et con

          je n’osais y croire ! Le resultat de tout ça ? Mme Borrel va aller au bout . Hallucinant cette affaire .

        1 autres commentaires
  • Claude N
    • Posté à 20h40 le 15/03/2008
    • Internaute 1424

    Mme Borrel mérite notre soutien et notre admiration. Espérons que la vérité se fasse complètement jour malgré les obstacles et que l’on en finisse avec le système de la « France-Afrique ».

  • Renard
    • Posté à 21h35 le 15/03/2008
    • Internaute 24789

    Bravo Madame et merci, vous donnez par votre opiniâtreté du courage, de l’espoir, avec tous ceux qui vous soutiennent à beaucoup de personnes victimes d’injustice.

    Votre deuil peut avoir lieu, votre conscience est en paix. Tous vos parents, amis doivent être fiers de vous, nous aussi.

    Votre Mari peut reposer en paix. Lui, Homme de justice est enfin rétabli dans la vérité. Il est certain qu’il est fier de vous.

  • Servais-Jean
    • Posté à 03h29 le 16/03/2008
    • Internaute 4591
      43

    Il me semble qu’une partie d’échec est en train de se jouer sous nos yeux.
    La Dame « suicide » vient de tomber avec la reconnaissance du meurtre à travers l’avocat de Djibouti Spitzer.

    Il y a quelques temps Djibouti a saisi le tribunal de La Haye en reconnaissant que cette procédure avait été conseillée par Chirac pour avoir accés au dossier d’instruction français ce qui a conduit à l’abandon de la thèse du suicide.

    Ce conseil de Chirac, s’il semblait judicieux se trouve être en fait une énorme ânerie dont lui seul est capable. Anerie à double détente : - La première conduisant Djibouti à reconnaître le meurtre et la seconde en posant un Président de la République comme conseillé d’un état considéré dans cette affaire comme ennemi.
    La suite de la partie sera passionnante.

    Madame Borrel a retrouvé un peu d’espoir et c’est capital. Je me permet de la saluer.

  • cooper59
    cooper59
    nazer c pueril et con
    • Posté à 12h38 le 16/03/2008
    • Internaute 18535
      nazer c pueril et con

    Szpiner qui declare « avoir beaucoup evolué » sur cette affaire ! ça , c’est a peu pres a mourir de rire ! si le ridicule tuait Djibouti n’aurait plus d’avocat ! ce serait dommage .

  • JMPJMPJMP
    JMPJMPJMP
    Paris
    • Posté à 18h19 le 16/03/2008
    • Internaute 35948
      Paris

    Je ne suis pas curieux, mais j’aimerais bien savoir (air connu) :
    La dame BORREL touche-t-elle désormais la pension de veuve de fonctionnaire maintenant que l’homicide est retenu par la justice française ?

    Quant au soi-disant témoin Ahloumekani il est prouvé depuis longtemps qu’il n’est dans cette affaire qu’un affabulateur motivé par un intérêt personnel n’ayant rien à voir avec l’affaire Borrel.

    • David Servenay
      David Servenay répond à JMPJMPJMP
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 09h37 le 17/03/2008
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      @ JMP

      Quite à reprendre l’argument ressassé depuis des années par les thuriféraires du régime djiboutien, pourquoi ne pas développer votre argument jusqu’au bout (quelle affabulation ? quel intérêt personnel ?) au lieu de vous contenter d’une simple invective.

      Quand à votre première question, je n’ai pas la réponse, mais cela me semblerait logique, puisque l’Etat (la France) a reconnu la « mort en service » du juge Bernard Borrel, d’un point de vue administratif. Mais pour devancer votre interrogation suivante (qui a fait l’objet de moult rumeurs), Bernard Borrel n’avait pas d’assurance-vie...