Revue de blogs 13/03/2008 à 16h47

Le calvaire de Chantal Sébire relance le débat sur l'euthanasie

Zineb Dryef | Journaliste Rue89

Elle dit vouloir mourir. Sur les photographies diffusées par les médias, une femme fragile pose. Défigurée par une tumeur, elle regarde l’objectif. Quelques centimètres de son visage ont été épargnés. Le reste n’est plus que boursouflure monstrueuse.

Chantal Sébire a 52 ans. Elle a déposé une requête auprès du président du tribunal de grande instance de Dijon pour pouvoir « terminer sa vie dans le respect de sa dignité ». Elle souffre trop et attend de la justice qu’elle autorise un médecin à lui administrer la dose médicamenteuse qui la soulagera définitivement.

Nicolas Sarkozy, destinataire d’un courrier douloureux, a raisonnablement confié à des médecins de hauts niveau le soin de vérifier si toutes les ressources de la médecines étaient épuisées.


Sur son blog, l’ex secrétaire national UMP, Jean-Luc Roméro raconte le combat de Chantal Sébire :

« En attendant, Chantal souffre de plus en plus. Alors que je l’ai vu vendredi dernier, j’ai été frappé hier par la violence de ses douleurs. Alors que j’ai tant envie d’arrêter bien des combats inutiles, et me replier sur ma petite vie sans intérêt, son combat, son humour, sa générosité me bouleversent et m’obligent à agir à ses côtés pour qu’elle obtienne enfin le soulagement.

“Cette femme diffuse un amour incroyable et c’est pourquoi il faut lui obtenir ce geste d’amour qu’elle réclame. Pour elle. Pour les siens.”

Jean-Luc Roméro renvoit à la lecture de l’argumentaire de l’avocat Gilles Antonowicz.


Gilles Devers, également avocat, clarifie d’emblée le débat : “Mourir n’est pas un droit”. Si, pénalement, se suicider n’est pas répréhensible, aider quelqu’un à mourir est puni par la loi car considéré comme un assassinat. Reste la question des soins palliatifs :

“Le législateur a confirmé les pratiques par la loi du 22 avril 2005 dont on retrouve les termes dans le Code de la santé publique aux articles L 1111-10 et suivants.

‘Cette loi reprend les principes les plus anciens de la déontologie médicale : le médecin ne peut pas provoquer directement la mort ; en revanche et face aux situations difficiles, il doit conserver une attitude thérapeutique, c’est-à-dire agir là où il peut être efficace ; et lorsque le traitement direct de la maladie devient inefficace, il s’oriente vers le relationnel et la prise en charge de la douleur.’

Maître Devers rappelle alors un cas antérieur à celui de Chantal Sébire, celui de Diane Pretty : ‘Celle-ci demandait également l’autorisation que soit pratiqué un geste euthanasique. La Cour européenne des droits de l’homme avait rejeté cette demande.’


La loi à laquelle se réfère l’avocat-blogueur est également évoquée par Ça dérange. Dans son post, il l’estime dépassée. Il republie pour l’occasion un précédent texte rédigé pendant la campagne présidentielle :

‘Le procès aux assises de la Dordogne d’un médecin et d’une infirmière qui ont aidé à mourir une malade du cancer en phase terminale fait ressurgir ce problème dans l’actualité.

Il s’agit en l’occurence d’euthanasie active puisque le docteur Tramois et l’infirmière agissante Chantal Chanel ont provoqué la mort de la malade par une injection léthale.

La question réapparaît donc dans l’actualité de savoir si la loi Leonetti n’est pas déjà dépassée et si, sous certaines conditions très encadrées, l’euthanasie active ne devrait pas être dépénalisée.’

Le blogueur rappelle les positions des uns et des autres. Celle, prudente, de Nicolas Sarkozy, pour qui ‘la fin de vie devait peut être être considérée du point de vue de la souffrance et de ses limites, plutôt que du point de vue des principes.’ Celle du PS, qui envisageait une ‘loi sur l’assistance médicalisée pour mourir dans la dignité’ et celle de François Bayrou, qui considérait alors la loi Leonetti suffisante.

Le blogueur, plutôt défaitiste, conseille à Chantal Sébire de se rendre à l’étranger : ‘ Allez en Suisse, madame, nos politiques ne bougeront pas...’


Ne leur parlez pas d’‘eutha-nazi’. Sur le blog conservateur, Le bal des dégueulasses, estimant que les structures de soins palliatifs pratiquent suffisamment bien la bonne euthanasie”, le blogueur se fait tranchant :

“Personnellement, je suis opposé à l’euthanasie de manière encore plus brutale qu’à l’IVG. Ne vous méprenez pas sur ce que je vais dire. L’IVG c’est souvent une (jeune) mère en détresse qui ne sait pas ce qu’elle fait, d’où les regrets fréquents.

‘En revanche, l’euthanasie est quelque chose de beaucoup plus dramatique. Posons-le directement : un hôpital où l’on tue n’est pas un hôpital où l’on peut soigner. Soigner, prendre soin, ’care’ et pas ’cure’.’

Dans un paragraphe accusateur, il pointe un certain mois de mai :

‘Les soixante-huitards veulent un monde aseptisé, un monde sans entre deux, un monde sans part maudite. Sexualité sans grossesse (et son corollaire la grossesse sans sexualité) et quarante ans plus tard, mort sans agonie.

Ce n’est pas tant la souffrance qui les dérange, encore moins l’énigmatique atteinte à la dignité (se faire piquer comme un chien mourrant, c’est étonant comme dignité, non ?). Ce qui les dérange dans leur idéologie, c’est l’agonie.’


Le blogueur de Nouvelles de Ruritanie demeure perplexe face à cette demande émanant d’une personne ‘consciente’. Chantal Sébire est, écrit-il, emblématique d’une époque de déresponsabilisation :

‘L’Occident christianisé condamne et réprime le suicide à rebours des Anciens païens’ qui magnifiaient Caton et Socrate. Le suicide n’a pas bonne presse, c’est la fausse solution des dépressifs et des adolescents...

‘Les pouvoirs publics s’inquiètent de son taux important en France et loin d’être compris comme une acte de liberté, le suicide est vu comme un échec et souvent depuis Durkheim comme une pathologie sociale.

Plutôt que de réfléchir à une véritable dépénalisation du suicide et surtout de son aide, les militants de l’euthanasie veulent mettre en demeure les médecins de tuer leurs patients. Fini la démarche individuelle, il nous faut un dispositif socialisé, euphémisé... la mort coocoonée. L’injection douce plutôt que la corde, le pistolet ou la mort au rat.’


L’avis de Samuel, moins polémique, correspond à une opinion courante sur l’euthanasie :

‘Légaliser l’euthanasie, c’est faire sauter une digue, et prendre le risque de se retrouver avec des comportements abominables. Imaginez, dans les maisons de retraite, la ’toute vieille, qu’en finit plus de vibrer, et qu’on attend qu’elle crève, vu que c’est elle qui a l’oseille’, qu’on pousse à ’choisir’ de partir sereinement. Parce qu’elle gêne, parce que la maison de retraite, ça coûte cher, et qu’il ne va rien rester en héritage. C’est sordide, mais des situations comme celle-là sont bien plus fréquentes qu’on ne le pense.

Il y a aussi ces malades, qui sont parfois touchés par des passages à vide où la souffrance donne envie d’en finir définitivement, et qui finalement, surmontent la maladie et guérissent. Si l’euthanasie est légale, et même si elle est encadrée strictement, il y aura des dérives.’

Il suggère également le suicide. Plus simple et moins politique.


Entre la mort de Lazare Ponticelli, dernier poilu et cette demande d’euthanasie, pour Riton de Cannes, c’est la grande confusion, les curieux parallèles :

‘La juste mort demandée et cette vie terrible accordée. Je ne peux m’empêcher de me souvenir de mon grand-père qui me racontait sa guerre, toutes ses années passées, perdues, sa jeunesse volée, ses souffrances.

Verdun, le chemin des Dames, il ne reste que sa médaille militaire, pieusement conservée, un numéro matricule et une vie gâchée. Et cette femme qui demande, qui supplie qu’on abrège ses souffrances, qu’on lui ôte cette vie qui n’en est plus une.

Qui sommes nous pour juger ? A-t-on demandé à tous ces hommes qu’on a envoyé à l’abattoir s’ils acceptaient cette sentence, s’ils étaient d’accord avec cette même loi qui les envoyait se faire tuer ? Des millions sont partis dans une certaine indifférence et une seule veut s’en aller que les passions sont déchaînées.’

Il appelle à respecter sa dernière liberté.

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  • Adarshini
    Adarshini répond à A déménagé le 2 mai 2011
    Idéaliste
    • Posté à 16h58 le 14/03/2008
    • Internaute 14044
      Idéaliste

    Il me semble que légalement, on peut ne pas mettre de sonde pour la nourrir.
    Et dans ce cas, c’est d’autant plus hypocrite.

     
    • françoise.V
      françoise.V répond à Adarshini
      p'tite lyonnaise
      • Posté à 16h31 le 15/03/2008
      • Internaute 4967
        p'tite lyonnaise

      Exact, si le malade (et/ou sa famille) refuse l’acharnement thérapeutique, ce qui est bien le cas ici.

    1 autres commentaires
  • Servais-Jean
    • Posté à 18h22 le 13/03/2008
    • Internaute 4591
      43

    Entendu sur France-Info ou Inter cet aprés-midi ;

    Christine Boutin s’est déclarée contre l’euthanasie de Chantal Sébire en arguant du fait que ce n’est pas sur des critères esthétiques que l’on peut demander la mort.
    Deux médecins ont réagit trés violemment à ces propos.

    • steed1
      steed1 répond à Servais-Jean
      Franco-Breton
      • Posté à 18h48 le 13/03/2008
      • Internaute 29140
        Franco-Breton

      la christine boutin avec ses convictions à deux balles ? celle là ?
      quelle plaie...

      • Themis13
        Themis13 répond à steed1
        • Posté à 18h51 le 13/03/2008
        • Internaute 19429

        2 balles...donc 1 de trop !

    • Les Chats
      Les Chats répond à Servais-Jean
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 21h49 le 13/03/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Mme Boutin devient de plus en plus bête, c’est l’âge ou le contact avec son supérieur bien aimé ?
      D’ici qu’elle pense que Chantal Sébire, fait du chantage pour avoir une chirurgie esthétique.

      J’ai envi d’être méchante Servais-Jean : « ce n’est pas sur des critères esthétiques que l’on peut demander la mort. » >>> dans ce cas il faudrait commencer par elle. Ok je sors !

    • Tigerente
      Tigerente répond à Servais-Jean
      • Posté à 22h36 le 13/03/2008
      • Internaute 33885

      C’est sûr que côté esthétique... Christine Boutin... est une spécialiste ! Elle est aussi belle qu’elle est intelligente, c’est vous dire !
      (Je sais, c’est gratuit, c’est facile et c’est mesquin ! Mais comment réagir autrement face à ses propos ? !)

  • jissé
    jissé
    Ingé retraité
    • Posté à 18h28 le 13/03/2008
    • Internaute 23393
      Ingé retraité

    Bonjour.

    Le débat rappelle étrangement celui sur l’avortement.
    A quand un « procès de Bobigny » ?

    Mais nos « bons cathos » et autres « bien pensants » tolèrent plus facilement la torture incontrôlée (vols secrets de la C.I.A., Bush pour la « baignoire » (comme la milice de Pétain, dans l’Hôtel Lauriston, de sinistre mémoire) etc ... que l’euthanasie encadrée.

    Ils étaient aussi (et sont encore dans certains pays/états) pour la peine de mort
    Au nom du « respect de la vie » ? ? ?

    Il y a encore peu leur hiérarchie protégeait les curés pédophiles.

    Hypocrisie ..

    Jc

    • Gevrey
      Gevrey répond à jissé
      • Posté à 18h38 le 13/03/2008
      • Internaute 27897

      Arrêtez avec ce torrent de haine, vous mélangez tout dans unn grand n’importe quoi.
      Quel lien que ce sujet avec Bush, Pétain, ...Si ce n’est votre bêtise !

      Non croyant je me suis, et depuis longtemps, rendu compte que les imbéciles et l’obscurantisme se rencontrent partout !

      • A déménagé le 8-10
        • Posté à 19h09 le 13/03/2008
        • Internaute 1001
          nc

        Gevrez, je crois que vous confondez la haine et la colère. Colère contre ces gens qui ont le culte de la mort, et de la mort douloureuse.

        Et n’allez pas décider de la bêtise des gens qui ne pensent pas comme vous, vous courrez le risque de vous voir retourner le compliment ; -)

        [edit] Ce qu’a dit Mme Boutin de Chantal Sébire dépasse l’obscénité. Et on vous aime et vous êtes digne et gnagnagna. Qu’elle aille donc vivre avec Mme Sébire, avec sa famille, sans caméras bien sûr, et ne serait-ce qu’une semaine.

        Après, elle pourra peut-être causer.

        Tous ces théoriciens/ciennes de la souffrance/ de la pauvreté, de la précarité/de la solitude/du handicap/de la prison/de la différence, envoyons-les pratiquer en stage intensif et longue durée.

        Après, ils/elles pourront peut-être causer.

  • Exilée
    • Posté à 18h29 le 13/03/2008
    • Internaute 4215

    Si c’est la volonté exprimée clairement par la personne, il faut respecter son choix. Personnellement, je suis pour l’euthanasie et j’ai le l’ai dit à mes enfants. Si un jour, je dois prendre cette décision pour moi, j’entend à ce qu’elle soit respecter.
    Vivre dans la douleur n’est plus vivre et c’est criminel de laisser survivre des gens dans des douleurs extrèmes. C’est de la torture pure et simple. Ces gens n’ont aucun coeur, qu’on se le dise une bonne fois pour toute.

  • le soudanais
    le soudanais
    ici et là
    • Posté à 18h31 le 13/03/2008
    • Internaute 16438
      ici et là

    A les entendre ces « défenseurs de la vie », l’homme est sur terre pour souffrir, ce serait là le corrélaire de la vie ; l’agonie. Bein non, je suis athée, sur terre pour en profiter le plus possible et quand je deviendrai un poids pour mes proches et la société, je ne souhaite pas m’acharner pour grapiller quelques années de souffrance. Ma vie, ma mort, pourquoi ne pas proposer ce service... ?

    Vivre à tout prix, non, pas si on ne s’en sent pas capable, libres à ceux qui ont foi en un dieu ou je ne sais quoi d’endurer de telles souffrances, mais merci de laisser le choix aux autres.

    Ces croyants qui veulent régir notre vie me fatiguent !

  • Abee
    Abee
    chasseresse
    • Posté à 18h44 le 13/03/2008
    • Internaute 25357
      chasseresse

    Contre, Pour...
    Ce qui est dérangeant c’est que l’on demande aujourd’hui de légiférer sur tout et surtout sur une situation aussi intime et personnelle.
    Ce que j’entends c’est une personne qui souffre et qui demande de la dignité et ce qui me mets mal à l’aise c’est sans doute une certaine impuissance de notre société face à cette demande, face à la question de la mort en générale (les malades, les vieux...)lorsqu’elle n’est pas « naturelle ».
    Je me garderai bien d’avoir une réponse toute faite car si je réfléchi bien ce que je veux c’est ne pas mourir ! Et être en bonne santé... Mais je crois que c’est pas possible...

  • Mirzar
    Mirzar
    / Genève
    • Posté à 18h46 le 13/03/2008
    • Internaute 24809
      / Genève

    Pour une vision précise de la situation en Suisse :

    1. le texte de la disposition pertinente du code pénal :
    Lien

    2. les explications du département de Justice et police à ce sujet :
    Lien

    Bonne lecture

    • Utilisateur désinscri
      • Posté à 20h43 le 13/03/2008
      • Internaute 28849

      pour une vision concrète et humaine du sujet -

      je vous recommande de vous procurer les bulletins trimestriels de l’ADMD (l’adresse et le contact dans mon post de tout à l’heure) dans lesquels vous trouverez les témoignages des personnes avant leur dernier voyage vers la Suisse, ceux des personnes qui les accompagnaient, le déroulement de l’aide à mourir... c’est une grande leçon pour ce qu’il y a d’humain à faire progresser en soi et autour de soi

  • Utilisateur désinscri
    • Posté à 18h46 le 13/03/2008
    • Internaute 28849

    j’ai adhéré à l’Association pour le droit de mourir dans la dignité - Lien , 50 rue de Chabrol, 75010 Paris, tél 01 48 00 04 92/16 - car j’estime que chacun a le droit non seulement à sa vie mais aussi à décider de la fin de celle-ci.

    si une personne est en pleine possession de tous ses sens, comme c’est le cas de Mme Sébire, de quel droit lui refuser le droit auquel elle a droit ?

    elle dit ne pas vouloir se suicider, je la comprends parfaitement ; le suicide est à mon sens un acte qui dépasse le courage nécessaire pour y avoir recours lorsqu’on est en état psychologique dit normal ; Freud et Bruno Bettelheim ont eu ce courage, le premier aidé par son médecin, le second, à qui on refusait de l’aide
    qu’il cherchait auprès des médecins qu’il connaissait,était obligé de s’aider soi-même ; le premier a eu le droit de mourir dans la dignité, le second a été obligé de quitter les USA et de trouver « l’asile » dans une chambre d’hôtel aux Pays Bas
    pour mettre fin à ses jours ;

    à ces deux exemples, j’ajoute celui de la mère de Jospin, qui a eu la chance de connaître le dosage « libérateur » et le grand courage de s’en servir ; sa fille en parle dans un bulletin d’ADMD, peut-être pourriez-vous l’avoir auprès de celle-ci ;

    j’ai bien peur que Madame Sébire soit obligée de sortir du pays des Droits de l’homme pour avoir le droit de mourir dans la dignité ;

  • psyche
    psyche
    Agitateur d'inconscience
    • Posté à 18h48 le 13/03/2008
    • Internaute 33336
      Agitateur d'inconscience

    Bonjour à tous,

    SCANDALEUX ! ! ! ! !

    J’ai lu quelque part....(c’était sur msn en début d’après-midi mais cela à disparu à l’heure ou j’écris).

    Le garde des sceaux Ministre de la justice Mme Dati aurait déclaré à propos de la demande de Mme Sébire qui souhaite se faire euthanasier : « il est impossible de dépénaliser l’euthanasie » ! ?

    Par contre « dépénaliser » les abus de biens sociaux et autres détournements d’argent, cela n’a posé aucun problème ! ! ! !
    Dans quelle société vivons nous ? ? ? ?
    Avoir mal au porte monnaie lorsque l’on est nantis doit sûrement être bien plus douloureux que ce que peut endurer cette pauvre femme.....

    Accordez donc à cette âme qu’elle puisse quitter dignement ce corps qui la fait tant souffrir ! ! !

    Il faut absolument légaliser l’euthanasie pour des cas extrêmes comme celui-ci ! C’est cela être une société dite civilisée ou tout du moins humaine et humaniste !

    Je ne souhaite pas à mme Dati ni à tous ceux qui pensent comme elle de supporter ne serait-ce que 10% de ce qu’endure cette femme.......(tout bien réfléchi, si je le leur souhaite et 10% au minimum !)

    • Les Chats
      Les Chats répond à psyche
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 21h29 le 13/03/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Pourtant elle qui est si soucieuse de son apparence devrait comprendre qu’une mère qui a des enfants et qui n’a même plus le désir, ni la force de continuer à les suivre, à les voir évoluer et a les voir créer leur propre famille, est une mère qui souffre vraiment. Car dans les derniers retranchements les seules personnes qui sont susceptibles de vous retenir, ce sont bien vos enfants.

    • nilocas Zarkosy
      nilocas Zarkosy répond à psyche
      Âne à la retraite
      • Posté à 10h20 le 14/03/2008
      • Internaute 13422
        Âne à la retraite

      Mais elle s’en fout royalement notre ministresse garde des « sots “ de la souffrance morale et physique de cette malheureuse personne. Du moment que Madame puisse se pavaner dans les médias toutes dents dehors en petit tailleur Prada .

  • Themis13
    • Posté à 18h48 le 13/03/2008
    • Internaute 19429

    Inspiré par le décès digne du dernier« poilu »
    ––
    Les jusqu’auboutistes anti-euthanasie ont-ils les mêmes scrupules quand ils n’hésitent pas à envoyer à la boucherie guerrière des jeunes en pleine santé qui ne demandent qu’à vivre. Le tout au nom de dieu (...tous monothéismes confondus bien sûr).
    Mme BOUTIN est discréditée depuis longtemps, ne lui faisons pas trop d’honneur en en parlant.

  • lyli
    • Posté à 19h09 le 13/03/2008
    • Internaute 35088

    Comment peut-on « achever un cheval blessé » euthanasier une bête malade et rester insensible à la souffrance d’un être humain ?
    C’est son choix, elle a le droit à ce que l’on mette fin à ses souffrances. C’est scandaleux de ne pas honorer sa demande de mourir dans la dignité ! ! !

  • isip
    isip
    en Irlande
    • Posté à 19h13 le 13/03/2008
    • Internaute 28706
      en Irlande

    oui, a l’euthanasie car c’est une methode moderne qui permet a une personne de mourrir dignement (c’est une maniere de contourner le suicide, qui peut rater).

    Cependant, au meme titre que l’avortement, on ne doit pas le banaliser. Sinon, on risque de reduire la difference entre euthanasie et meurtre.

    Je pense qu’une consultation prealable chez un psychologue ou un specialiste devrait etre imposée.

    • jissé
      jissé répond à isip
      Ingé retraité
      • Posté à 20h22 le 13/03/2008
      • Internaute 23393
        Ingé retraité

      isip

      Votre idée d’« imposer » à quelqu’un qui souffre, d’aller avec ses perfusions et sous son assistance respiratoire (un cas de figure très généralisé) « consulter préalablement » un « psy » est en effet purement géniale !

      No further comment.

      Jc

    • Les Chats
      Les Chats répond à isip
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 21h36 le 13/03/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Un psychologue ? Pour cette dame un psychologue ? Mais vous délirez ma parole.
      Vous n’avez rien compris ou vous n’avez pas lu l’article ?
      Et pourquoi pas la méthode Coué tant que vous y êtes !
      Tous les jours elle pourrait répéter : « même pas mal ! même pas mal ! même pas mal ! Pouahhh c’est du n’importe quoi, vous me sidérez.

      • marie 75
        marie 75 répond à Les Chats
        • Posté à 21h52 le 13/03/2008
        • Internaute 3563

        cette femme a le droit de mourir. personne n’a le droit de l’obliger à la douleur. Quant à Bachelot qui lui propose un 2ème diagnostic ... ce n’est pas ridicule, c’est inhumain.
        –––––––––––––
        Madame, ne demandez rien à personne. N’essayez pas d’être dans les normes de la loi. Partez en Suisse : vous y rencontrerez des humains !
        Fillon, Boutin, Bachelot, Dati .... tous des réactions politiques. Pas un engagement « d’homme » !

        C’est votre choix ... décidez de votre mort ! Vous ne ferez pas bouger ces potiches.
        Vos enfants sont là, avec vous.
        Ne souffrez plus !
        Vous avez le droit de mourir !
        Vos enfants ont le droit de ne plus vous voir souffrir !

         
        • Les Chats
          Les Chats répond à marie 75
          En grève du zèle contre le (...)
          • Posté à 21h58 le 13/03/2008
          • Internaute 24526
            En grève du zèle contre le (...)

          Inhumain oui c’est bien le mot Marie, cette équipe de guignols nous le montre tous les jours.
          Notre devoir à nous serait de nous mobiliser pour elle.

        • nilocas Zarkosy
          nilocas Zarkosy répond à marie 75
          Âne à la retraite
          • Posté à 10h24 le 14/03/2008
          • Internaute 13422
            Âne à la retraite

          Je suis athée , mais JE TE SALUE MARIE

        2 autres commentaires
      • isip
        isip répond à Les Chats
        en Irlande
        • Posté à 16h30 le 19/03/2008
        • Internaute 28706
          en Irlande

        je ne m’attendais pas a trouver autant de reaction d’hostilite concernant une rapide proposition de mettre en relation un individu qui souhaite sa propre mort et le medecin qui s’occupe de la sante mentale des gens.

        Je ne parlais pas du cas de Chantal Sebire, mais d’autres cas qui peuvent survenir dans lesquels le suicidaire fait etat d’une souffrance morale
        marginalite genante, depit amoureux, rejet de la part de la famille, racisme et discrimination

        Les Chats ( ?), j’ai bien lu cet article. Mais on ne peut ignorer que la facon dont est traitée cette affaire va influer sur la facon de considerer les futures demandes d’assistance au suicide.

        Si ta mere t’informe qu’elle va chez le medecin se faire « euthanasier » demain, tu le prendrais bien ?
        Tu vas me dire que ca n’arriveras pas. Et bien pense a quelqu’un d’autre de tes proches a qui ca pourrait arriver alors.
        Une requete d’euthanasie peut venir non pas d’une souffrance physique mais d’une affreuse souffrance morale.

    • Themis13
      Themis13 répond à isip
      • Posté à 10h31 le 14/03/2008
      • Internaute 19429

      Bien sûr ! et pourquoi pas une psychothérapie de 5 ans obligatoire...là le problème serait résolu par la nature.
      Votre bon sens isip me laisse sur le c.. !
      Un psy est-il plus compétent qu’un médecin pour décider de la mort ou de la vie ?
      L’euthanasie est un acte trop sérieux pour être laissé entre les mains de « gourous » dont la France est le dernier pays au monde à rembourser les consultations.

  • Hélène Quénot
    • Posté à 19h21 le 13/03/2008
    • Internaute 21017

    Nous parlons beaucoup ici des politiques et de la « dépénalisation » de l’euthanasie, mais je me demande comment les médecins réagissent à ces cas. Au-delà des « pour » et des « contre », c’est le rôle de la médecine qu’il faut repenser : sa fin est-elle - comme je l’ai toujours cru - de préserver l’humain, ou bien, comme il me le semble de plus en plus, de préserver la vie, comme une entité autonome et sacralisée, violemment opposée à la mort ?
    Il n’y a guère que l’Occident qui voit la mort comme un échec. Et paradoxalement, ce n’est même pas la faute des chrétiens puisque, si l’on veut bien (re)lire (correctement ?) les textes, l’histoire de Jésus, c’est celle de la victoire sur la mort.
    La science positiviste issue du XIXème siècle a été notre religion d’athées. Elle a atteint ses limites, la médecine avec. Il me semble temps de cesser de les opposer et de revenir aux (vrais ?) principes : que la science n’est ni infaillible, ni absolue. Qu’elle est au service de l’Homme. Et certainement pas l’inverse.

    • steed1
      steed1 répond à Hélène Quénot
      Franco-Breton
      • Posté à 08h22 le 14/03/2008
      • Internaute 29140
        Franco-Breton

      le personnel soignant en général est très sensible au problême.
      les bobos, les traumas, les chirurgies, la course à la guérison mais aussi parfois l’échec font parti de leur quotidien. ils sont confronté régulièrement aux limites de la médecine.
      à bien y regardé et à s’en souvenir, les titres de journaux ou quel médecin ou quelle infirmière a aidé un patient à partir sont assez nombreux.
      donc nombreux sont-ils a faire face à ce cas de conscience qui nous occupe.
      nombre d’entre eux aident leurs patients a partir dignement, dans le silence, le non dit. ça se sait mais ça ne se dit pas.
      tout le monde sait en fait, et parfois un collègue un peu trop près de dieu dénonce celui qui s’en éloigne !

    • larissaD
      • Posté à 11h24 le 14/03/2008
      • Internaute 29292

      Mais ils n’ont rien contre la mort... a condition qu’elle se passe dans l’agonie et la douleur...
      pour le reste bravo Hélène

  • JACOU43
    JACOU43
    (filouzophe)
    • Posté à 19h30 le 13/03/2008
    • Internaute 31741
      (filouzophe)

    Quand on parle d’euthanasie, on s’imagine toujours une main judeo-chrétienne qui retiendrait une quelconque avancée des choses.
    Mais légiférer à la va-vite, dans ce domaine, me paraît tout aussi dangereux que l’idée d’un pouvoir pouvant décréter que tel ou tel condamné doit être incarcéré à vie, même après avoir purgé sa peine.

    Quiconque doit être dépositaire de sa vie et de sa propre mort,dans le cas d’un acharnement thérapeutique.
    Mais qui peut raisonnablement reconnaître à quelqu’un le bien fondé de la mort de ce quelqu’un ?

    Un sujet très très complexe...

    • le soudanais
      le soudanais répond à JACOU43
      ici et là
      • Posté à 20h01 le 13/03/2008
      • Internaute 16438
        ici et là

      Ca fait tout de même des années que le sujet est étudié sous toutes ses coutures. Il revient régulièrement sur la place publique, preuve qu’une attente existe et que la société demande une évolution.

      A force de ne prendre aucune décision, on rabache toujours les mêmes arguments effectivement, alors qui aura le courage politique de faire avancer les choses ? A quand un Badinter ou une Simone Veil de l’euthanasie ?

      Combien de destins tragiques devront passer l’epreuve de la « célébrité » et de la cuverture médiatique avant qu’un travail de fond soit enfin réalisé et que des propositions concretes soit faites autres que des déclarations motivées par une foi quelconque, une pression de lobbies ou de l’opinion publique... ? Combien de proches à la vie brisée avant qu’un cadre légal définisse clairement un protocole... ?

    • William Tel
      William Tel répond à JACOU43
      à Lille
      • Posté à 21h56 le 13/03/2008
      • Internaute 24846
        à Lille

      Ce qui infirme tout à fait votre rapprochement c’est que dans un cas le garde des sceaux à légiféré et que dans l’autre elle estime pour une fois qu’une loi n’eest pas nécessaire...

  • le corvidé
    le corvidé
    En mission expiatoire
    • Posté à 19h42 le 13/03/2008
    • Internaute 34937
      En mission expiatoire

    Petite histoire intéressante sur une pratique de l’euthanasie en Bretagne au XIX° siècle.

    Autrefois, les bretons vivaient trop vieux. Aussi, lorsqu’une personne était « trop veille », un membre de sa famille allait quérir le bedeau fin de lui confier un mel béniguet (marteau béni en français). Le soir, toute la famille est réunie autour du futur défunt. La plus agée est chargée de fracasser le crâne du malheureux en récitant cette prière : « Par la sainte trinité, au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, grâce au mel béniguet de Saint Meltro, délivrance des vieillards, repose en paix car tu as bien vécu Monsieur X »
    Cette pratique a été attesté dans plusieurs villes morbihannaise dont Brec’h, Carnac, Locmaltro, Guenin et c...
    La pratique aurait également eut cours en Sardaigne (à vérifier).
    Pour ce qui est de la Bretagne, cette pratique a été attestée lors du congrès de l’Association Bretonne de 1889 par Mr Aveneau de la Grancière à Guérande puis repris dans l’ouvrage CARNAC de Zacharie LE ROUZIC.

    PS : par « trop vieux », il faut lire soit gâteaux (alzhimer ?) ou très malade ou très faible.

    • françoise.V
      françoise.V répond à le corvidé
      p'tite lyonnaise
      • Posté à 22h24 le 13/03/2008
      • Internaute 4967
        p'tite lyonnaise

      ça rappelle dans un tout autre contexte « la ballade de Narayama »...

  • coconuts
    coconuts
    salut les terriens(ennes)
    • Posté à 19h43 le 13/03/2008
    • Internaute 30353
      salut les terriens(ennes)

    On nous parle de parité bah là on l’a atteint
    CHRISTINE BOUTIN : contre
    RACHIDA DATI : contre
    et bien sur l’inénarrable ROSELYNE BACHELOT qui là aussi défend ses petits copains pharmaciens et autres industries du même nom, car vendre de la morphine par hectolitres qui ne servent plus a rien c’est toujours du pognon de récupérer

    parité dans l’abject dans la saloperie catho et autres virulentes andouilles qui non content de nous pourrir l’existence veulent aussi nous pourrir la mort

    J’ose espérer qu’un jour elles finiront sur un lit d’hôpital avec des dizaines de flacons de morphine pour lire l’étiquette des laboratoires fabricants et que à ce moment la seulement elles auront compris que la souffrance ne fait pas de quartier davantage pour les cons

    HONTE A VOUS ET A VOS SUPPLETIFS MASCULINS

  • survivant
    • Posté à 19h44 le 13/03/2008
    • Internaute 25864

    Un sujet à polémique. Bien sûr, le monde peut-être libre de sa mort, mais d’un autre côté relancer le débat sur l’euthanasie pourrait ressortir les vieux dossiers sur la peine de mort et comme certains commentateurs l’écrivent le droit à l’euthanasie pourrait engendrer toutes sortes de dérives. Cette dame, qui a envie de mourir et réclame ce droit de mourir à des politiques me semble assez déplacé, puisqu’elle l’annonce. Si sa demande est rejetée et elle le sera, pour que sa demande soit prise en compte il faudrait réformer le système actuel, elle se rendra en Suisse. Maintenant, il ne faut pas tout mélanger comme le relate le blog des conservateurs euthanasie et avortement à mettre dans le même sac. Si la Suisse à accepter l’euthanasie quiconque qui veut abréger ses souffrances peut se rendre dans ce pays pour mourir pour moi ça me convient comme ça.

    • argiope
      argiope répond à survivant
      chatouille ou pique, c'est selon
      • Posté à 20h08 le 13/03/2008
      • Internaute 34103
        chatouille ou pique, c'est selon

      Heureusement pour « survivant » que l’égoïsme crasse et une forte limitation intellectuelle ne tuent pas, ça lui permet d’être toujours en vie.
      Un tel niveau d’analyse est vraiment à pleurer.

      • survivant
        survivant répond à argiope
        • Posté à 20h44 le 13/03/2008
        • Internaute 25864

        @argiope,

        Je ne vois pas ce que l’intellect vient faire là dedans l’euthanasie est un état d’esprit il n’y a pas besoin de sortir de saint-cyr l’école pour donner son avis. Qui d’ailleurs à part pour vous de porter un jugement sur mon commentaire n’en dit pas long sur votre avis.

    • argiope
      argiope répond à survivant
      chatouille ou pique, c'est selon
      • Posté à 21h33 le 13/03/2008
      • Internaute 34103
        chatouille ou pique, c'est selon

      1. La Suisse n’a pas « accepté l’euthanasie », ni ne l’a légalisée ; il y a simplement exploitation d’un « flou juridique » du code pénal.
      Lien

      L’exploitation de ce flou permet de n’être pas punissable quand le motif d’aider qqn à mourir n’est pas égoïste ; mais cet acte n’est toujours pas légal. C’est l’association privée EXIT qui a oeuvré pour amener les milieux médicaux et politiques à prendre position de manière relativement tolérante.
      Lien

      2. EXIT ne peut aider que des personnes domiciliées en Suisse, il est impensable que les bénévoles (aucun service officiel dans ce domaine) de cette association gèrent un mouroir pour les citoyens des pays d’Europe à la législation bornée dans ce domaine.

      Autre remarque : trois pays d’Europe (la Suisse n’est pas en Europe) ont légalisé l’euthanasie : les Pays-Bas, le Luxembourg et la Belgique. Les trois des monarchies... en avance sur les républiques ?

      • survivant
        survivant répond à argiope
        • Posté à 22h07 le 13/03/2008
        • Internaute 25864

        @ argiope,

        La preuve que le sujet porte à polémique car vous-même ne donnez pas d’avis personnel vous rapportez des faits.
        Relisez mon commentaire en prenant soin de lire entre les lignes. L’euthanasie est un problème qui peut en entraîner d’autres. Remise en cause sur la loi sur l’avortement, peine de mort, voire pour les plus conservateurs remise en cause de la contraception. L’euthanasie est réalisée officieusement. Toutes les personnes ayant dans son entourage un proche atteint d’une maladie incurable le sait. Cessons de nous donner bonne conscience. Que va changer la loi ? les dérives existeront toujours avec ou sans loi. Les médecins qui soignent des incurables n’ont pas d’autres choix que d’écourter leurs souffrances. Maintenant, la chose qui pourrait être faite mais seulement à la demande du patient et non pas de la famille ni de l’entourage sans passer par une loi se serait que le patient signe une décharge qui serait portée dans un registre des décès. En quelque sorte une dépénalisation de l’euthanasie sans pour autant la légiférer et l’accepter mais la tolérer.

         
        • argiope
          argiope répond à survivant
          chatouille ou pique, c'est selon
          • Posté à 00h27 le 14/03/2008
          • Internaute 34103
            chatouille ou pique, c'est selon

          @ survivant
          J’aime votre dernier mot : TOLERER. Votre dernière proposition est exactement la démarche suivie par EXIT en Suisse.
          Lien

          Ce qui n’est pas interdit est par définition autorisé ; on n’a pas besoin de décréter une loi qui autorise de respirer l’air. Le problème, c’est que la loi française interdit de disposer de son propre corps.
          Mon avis tout de même si vous ne l’avez pas encore compris : je dénie à quiconque le droit de s’immiscer dans ce que j’ai de plus personnel, ma propre vie : j’en suis le seul maître. Chacun doit pouvoir décider de son destin. On a le droit de penser autrement, par exemple qu’un Dieu a inventé la souffrance pour la Rédemption de l’Homme : mais pas d’imposer cette vision à travers la législation d’une république laïque.

        1 autres commentaires
      • Pépé
        Pépé répond à argiope
        Ecoeuré
        • Posté à 18h50 le 14/03/2008
        • Internaute 35773
          Ecoeuré

        EXIT n’accepte pas les demandes de suicide assisté venant de l’étranger, mais il y a une autre association, en suisse allemande, DIGNITAS, qui elle les accepte.

        Ce n’est peut-être pas parce que ce sont des monarchies qu’on reconnait le droit de mourir autrement que de mort violente en CH, et en BE, mais plutôt, je crois, parce que le Pouvoir y a moins de pouvoirs. CH : démocratie directe ; B : déchirement entre la Flandre et les Wallons..... Par contre je ne connais pas assez la ND pour juger.

    • Les Chats
      Les Chats répond à survivant
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 22h15 le 13/03/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Ah oui survivant va faire chez les autres ce que je n’ai pas le courage d’appliquer chez moi. Quel manque de vision. Et vous avez pensé aux problèmes que cela engendre, ce que ça coûte de ramener un cercueil d’un autre pays ?
      Votre propre pays vous refuse le droit de mourir dignement et vous n’y reviendrez que les pieds devant ?
      Vous avez lu les réactions des autres internautes ? Pourtant ils ont des débats très pertinents.
      La fin de votre intervention dénote un individus égoïste et froid.

      • survivant
        survivant répond à Les Chats
        • Posté à 09h06 le 14/03/2008
        • Internaute 25864

        @ les chats,

        On ne donne pas la mort comme on va boire un coup au bistrot du coin où en claquant des doigts. Demander à un tiers de donner la mort est une lourde responsabilité et une prise de conscience qui peut-être irréversible pour les plus fragiles. Pour la médecine donner la mort est un échec. Pour réagir aussi légèrement mon cher « le chat » c’est que vous n’avez jamais été confronter à la mort. L’euthanasie peut s’interpréter comme un crime. Imaginez-vous que demain une personne vienne vous voir avec un shoot dans le bras et vous dise appuis sur le piston j’ai envie de crevé car je suis condamné je n’ai pas le courage de le faire moi-même. Autoriser l’euthanasie pourrait devenir à terme une façon de mourir pour x raison et non plus pour un échec thérapeutique.

         
        • Russell Crowe Show
          Russell Crowe Show répond à survivant
          Linguiste
          • Posté à 09h52 le 14/03/2008
          • Internaute 32977
            Linguiste

          Choqué par ce post ! Comment peut-on parler de l’euthanasie comme d’un crime ? Avez-vous le visage de cette pauvre femme ? Avez-vous entendu parler du lourd traitement qu’elle doit supporter au quotidien ? Dans de tels cas, je vois plus l’euthanasie comme une libération et un ultime geste de solidarité que comme un crime. Cette femme demande le droit de mourir, que préferez-vous ? Qu’on lui accorde le droit de s’en aller dignement ou qu’on la pousse au suicide ? Le crime, c’est de ne pas l’aider et de lui tourner lâchement le dos en lui disant « désolé mais c’est une trop lourde responsabilité ». Autorisons l’euthanasie une bonne fois pour toute et donnons le droit à ces gens de mettre un terme à leurs souffrances.

          • survivant
            • Posté à 13h04 le 14/03/2008
            • Internaute 25864

            @ russell crowe show,

            Ai-je dis personnellement que l’euthanasie était un crime ? Pour des personnes oui l’euthanasie peut-être interprété comme un crime. En ce qui me concerne je ne suis ni pour ni contre et lorsque j’aurai envie de crevé je ne ferai pas prendre la responsabilité à quiconque de ma mort. Il y a un bon film qui pourrait vous intéresser comme vous êtes un étudiant qui sortez de votre coquille « soleil vert » de richard Fleisher 1973 Sur ce je vous tire ma révérence et bon film.

        2 autres commentaires
    • larissaD
      larissaD répond à survivant
      • Posté à 11h32 le 14/03/2008
      • Internaute 29292

      Oui, c’est génial de partir en suisse pour aller mourir... fuir pour garder un peu de dignité...
      alors pas de problème, si tu as l’argent tu peux partir seul pour aller crever en suisse au lieu de t’éteindre chez toi, avec ta famille et tes proches... « moi ça me convient comme ça »
      bah pas moi

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