A debattre 11/03/2008 à 17h05

La gauche doit-elle s'inspirer de la méthode Zapatero ?


La victoire du PSOE a de quoi faire envie à un PS en plein marasme. Mais le modèle est-il exportable ? L’avis de nos experts.


Zapatero lors d’une conférence de presse lundi (Susana Vera/Reuters).

La victoire sans bavures du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) aux élections de dimanche pourrait donner à réfléchir à la gauche française, toujours à la recherche d’un leader, d’une stratégie et d’un programme.

Mais peut-être le modèle Zapatero n’est-il pas si facilement exportable en France... Nous avons posé la question à quelques uns de nos chroniqueurs, blogueurs et autres riverains connaissant bien le sujet. P.R.

ELODIE CUZIN JOURNALISTE, CORRESPONDANTE A MADRID
Bâtir une « marque de fabrique »

La gauche française, dans son positionnement actuel, pourrait difficilement calquer exactement le modèle socialiste espagnol. « Baisser les impôts, c’est de gauche », avait ainsi déclaré Jose Luis Rodiguez Zapatero avant d’être élu, une phrase que l’on imagine mal prononcée aujourd’hui par l’un des représentants du socialisme français.

Il se référait alors plutôt aux impôts directs. Depuis son accession au pouvoir il y a quatre ans, le gouvernement espagnol a bien mené une politique économique basée sur une orthodoxie libérale modérée.

Pour redistribuer de la richesse, il faut avant tout en créer : tel pourrait être le credo du gouvernement Zapatero, qui a dégagé en 2007 un excédent budgétaire de 20 milliards d’euros. Une cagnotte qu’il compte en partie utiliser pour relancer l’économie et l’emploi face au ralentissement qui affecte l’Espagne depuis fin 2007.

La gauche française pourrait en revanche imiter plus facilement la « marque de fabrique » du mandat Zapatero, en adoptant des mesures sociales progressistes, des initiatives chocs et symboliques telles que le mariage et l’adoption pour les homosexuels, le divorce-express, le renforcement de l’égalité homme-femme, la loi contre les violences machistes, etc. Le premier ministre espagnol se décrit d’ailleurs lui-même comme féministe.

Enfin, la gauche française pourrait aussi faire sienne sa conception de l’aide au développement. Après la régularisation massive de travailleurs étrangers en 2005, le gouvernement socialiste espagnol s’est concentré sur le développement de sa politique de coopération internationale en Afrique. Il a depuis commencé à financer des formations professionnelles et des ateliers d’apprentissage sur place. L’immigration illégale avait baissé de 62% dans les six premiers mois de 2007.

FREDERIC SAWICKI PROFESSEUR DE SCIENCES POLITIQUES A LILLE II
La gauche doit avant tout
définir des priorités

L’Espagne est trop différente de la France pour que Zapatero puisse constituer un modèle pour la gauche française. Le très faible niveau de développement de l’Etat-providence en Espagne, la faible régulation du marché du travail, le conservatisme moral de la société espagnole, la centralité de la question régionale dans le débat politique permettent en quelque sorte à la gauche espagnole d’apparaître de gauche à moindre coût.

Comment ? En augmentant très faiblement les dépenses sociales, en mettant au premier plan les réformes de société (droits des femmes, laïcité, droits des homosexuels…) et les question institutionnelle (accroissement de l’autonomie régionale). Sous cet angle, Zapatero est d’ailleurs très proche de Tony Blair.

En France, les électeurs de gauche, mais pas seulement (on l’a vu avec la mobilisation des chauffeurs de taxi, des pharmaciens, des avoués…), ne sont pas prêts à soutenir des politiques de réduction drastique des dépenses publiques (du moins celles qui les concernent directement) et le dilemme des partis de gauche est précisément de ne décevoir aucune de ces attentes.

Tant que des priorités claires n’auront pas été définies, aucun héros ne sera en mesure de sauver la gauche. Zapatero ? Y a pas d’héros !

JEAN-FREDERIC SCHAUB HISTORIEN, DIRECTEUR D’ETUDES A L’EHESS
Une histoire opposée à celle
de la gauche française

Il ne peut y avoir de modèle Zapatero pour la gauche française, parce que la réalité politique espagnole est antithétique de celle qui prévaut en France. Parmi les héritages historique, il en est un qui demeure systématiquement oublié : le Parti communiste espagnol n’a jamais été une force électorale de poids en Espagne, pas plus à partir de 1978 [la chute du franquisme, ndlr] qu’en 1936 [la guerre civile, ndlr].

Le PSOE est hégémonique à gauche dans la longue durée du XXe siècle. Il renaît dans les années 70 sous le parrainage du SPD allemand, dans une stratégie diamétralement opposée à celle de l’union de la gauche mitterandienne.

L’anticommunisme virulent de Felipe Gonzalez a marqué tout l’après-franquisme et favorisé le recentrement social-démocrate de l’ensemble du PSOE....il y a trente ans. Le résultat, c’est que ce parti n’obtient jamais moins de 40% des suffrages aux élections générales (législatives) depuis 1982.

L’autre différence majeure porte sur la structuration territoriale du pays. Sans revenir en détail sur la question de la Catalogne, du Pays Basque et de la Galice, on peut dire, en gros, que le PSOE présente un profil autonomiste, que nous pourrions considérer en France comme une tendance girondine ou décentralisatrice.

De fait, le jacobinisme ou le centralisme de gauche est inaudible en Espagne. Il s’agit, on peut le regretter, d’un monopole de la droite, dont Aznar a abusé et qu’il a converti en épouvantail.

Au total, l’expérience du PSOE est opposée à la trajectoire du PS sur deux points essentiels : le rapport décomplexé à la social-démocratie et une grande souplesse sur la question de l’unité nationale. Dans ces conditions, un parallèle franco-espagnol pour la gauche française me semble infondé.

ALEX VICENTE CORRESPONDANT A PARIS DU QUOTIDIEN CATALAN AVUI
Il n’y a pas au PS de leader
comparable à Zapatero

La gauche française était restée perplexe après la première victoire de Zapatero en 2004. C’était comme si les socialistes de cette Espagne catholique, et très en retard en matière de démocratie jusqu’il n’y a pas si longtemps, avaient doublé la patrie des droits de l’homme, si sûre de ses valeurs et de sa modernité éternelle...

Je pense que cela a obligé les socialistes français à se remettre en cause, et à remettre en cause leur programme. Mais l’aggiornamento, un mot tabou dans le PS, n’est pas encore officiellement engagé en France. Le sera-t-il lors du congrès de l’automne ? Le modèle Zapatero est un modèle social-démocrate très pragmatique, qui assume le libéralisme économique et même le renforce (le vice-président Pedro Solbes, ancien commissaire européen des Finances, ne s’en cache pas).

Mais il essaie de le contre-balancer par des mesures de redistribution sociale ( « chèque-bébé », aides au logement...). Zapatero insiste également beaucoup sur les droits individuels (mariage et l’adoption pour les homosexuels, égalité hommes-femmes , congé paternité...).

Il n’existe pas, au sein du PS français, de leader comparable à Zapatero : une figure consensuelle au sein de son parti, qui évite les confrontations et préserve les équilibres internes. Pour l’instant cette figure n’existe pas dans le PS français. Mais elle n’existait pas non plus dans le PS espagnol.

Quand il a été élu en mars 2004 : Zapatero était alors une figure grise et mal aimée, choisie par défaut après les attentats d’Al-Qaeda à Madrid. C’était son accès au pouvoir qui a permis de découvrir son potentiel.

PHILIPPE MARLIERE MAITRE DE CONFERENCE, UNIVERSITY COLLEGE LONDON.
Libéral jusqu’au bout des ongles

Sans faire de bruit, José Luis Rodríguez Zapatero est devenu un leader crédible de la social-démocratie européenne. Sur un plan personnel, Zapatero est l’anti-Blair ou l’anti-Royal : il est effacé, simple, modeste. Cette « authenticité » qu’il cultive à l’envi lui vaut la sympathie de la plupart des Espagnols. A l’inverse de ses deux collègues, Zapatero n’est pas un personnage autoritaire. Il a certes su placer des hommes liges aux postes-clés du PSOE, mais sans heurter les militants comme ont pu le faire Tony Blair ou Ségolène Royal. Zapatero est celui qui incarne le mieux aujourd’hui la « Nouvelle social-démocratie » : un courant pragmatique, centriste et résolument libéral. Sur le plan économique, le premier ministre espagnol ne se distingue guère des autres partis de centre-gauche au pouvoir. Son action s’inscrit dans le cours d’une politique modestement redistributrice, reposant sur un « Etat allégé » et faisant la part belle à l’initiative privée. A l’instar du blairisme, les résultats macroéconomiques apparaissent bons, mais sont assez trompeurs : 2,88 millions d’emplois ont été créés et le produit intérieur brut a progressé pendant quatre ans d’environ 3,5% chaque année. Le revers de la médaille de ce néolibéralisme de gauche a été l’aggravation de la précarité et l’augmentation du nombre de travailleurs pauvres. Sur ce plan, le zapatérisme ne se démarque pas nettement du blairisme, même si l’Espagnol ne se hasarderait pas, comme l’a fait le Britannique, à vanter la supériorité tout terrain du secteur privé sur le public ou encore à tresser des lauriers aux entrepreneurs, aux stars du show biz ou aux joueurs de football…

José Luis Rodríguez Zapatero est aussi un vrai libéral sur le plan politique et culturel : légalisation du mariage homosexuel, lois accélérant la procédure de divorce, facilitant l’avortement et pénalisant davantage la violence contre les femmes. Avec le très timide Pacs, le PS est en retard sur le PSOE en ce qui concerne l’égalité entre les sexes. Ni Jospin, ni Royal, très conservateurs sur ces questions, n’auraient fait ce que Zapatero a achevé sur ce terrain. L’« Espagne catholique » est aujourd’hui un pays plus pluraliste et plus tolérant que la France laïque.

Zapatero est un des rares leaders politiques qui a tenu ses promesses : retrait des troupes en Irak et, comble du courage pour un social-démocrate nouvelle manière, il a régularisé plusieurs centaines de milliers de travailleurs étrangers clandestins ! Zapatero ne peut être un modèle pour une gauche française de gauche car sa politique sociale et économique ne rompt pas avec le consensus néolibéral de la social-démocratie européenne. Néanmoins, son action concrète pour l’égalité entre les sexes devrait faire rougir de honte les conservateurs du PS en France !

STEPHANE MICHONNEAU MAITRE DE CONFERENCE, UNIVERSITE DE POITIERS.
Sur certains dossiers, Zapatero
est moins frileux que le PS

La question que posée est délicate : elle suppose un modèle zapatériste qui n’existe probablement pas. Ce modèle n’existe que dans la mesure où l’état piteux de la gauche française oblige à se tourner vers l’étranger. Sinon, je suis bien certain que pas un regard ne serait jeté sur l’Espagne...

Enfin, la gauche est une notion relative à la droite. Or, la droite espagnole ne ressemble pas du tout à la droite française : pas de bonapartisme en Espagne et une démocratisation disons inachevée du PP qui lui fait manquer une partie clé de l’électorat de centre-droit, c’est-à-dire les « autres droites » qui se sont historiquement constituées en Catalogne et au Pays basque dans la tradition démocratique d’opposition au franquisme. CiU (Catalogne) et PNV (Euskadi) représentent à eux deux 18 députés, c’est-à-dire ce qui manque au PP pour gouverner.

Pour ce qui est du PSOE, je retiens une très grande tradition de libéralisme des moeurs (politique d’intégration de l’immigration, mariage des homosexuel avec adoption, féminisme et lutte contre les violences domestiques) qui sont très loin de la frilosité du PS, en effet.

Même si c’est l’objet de tensions, Zapatero est très attentif aux sensibilités régionalistes : en Espagne, on semble avoir compris que Etat et nation étaient dissociés, avoir assumé l’ère post-nationale en somme. Le type de gouvernance qui associe les régions et l’Europe dans le jeu du pouvoir est très habile même s’il est conflictuel (ce qui est normal puisque la forme de l’Etat est objet de débat politique, contrairement à la France).

Enfin, Zapatero encourage une relecture du passé par des lois mémorielles incomplètes mais courageuses. On aimerait voir le PS regarder en face le passé de la colonisation et ses liens avec le projet républicain...

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  • jide
    jide
    http://jide.romandie.com
    • Posté à 17h27 le 11/03/2008
    • Internaute 22641
      http://jide.romandie.com

    Plutôt que de s’inspirer de l’étranger, la gauche française ferait bien de faire un bilan douloureux mais nécessaires.
    Le grand-écart permanent entre le centre pro-libéral et la gauche du PS anti-capitaliste est beaucoup trop large pour être tenable sur le long terme. Le P« S » doit se couper en deux, pour d’un coté venir gonfler les rangs du nouveau parti anticapitaliste qui -j’espère- va voir le jour dans de bonnes conditions, et de l’autre se « recentrer » avec pourquoi pas des accords avec le MoDem...
    Au plus grand bénéfice de toute la gauche...

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    • pablico
      pablico répond à jide
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 17h59 le 11/03/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      en France il y a plusieurs gauches, c’est là tout le problème.De la gauche soft à la gauche la plus dure, cela fait beaucoup de courants et de mécontents.
      Il manque donc un leader charismatique.
      Où est-il ? ? existe-t-il ? on le cherche encore car on en devine pas la queue d’un seul.

    • Abdelkrim Bourguignon
      Abdelkrim Bourguignon répond à jide
      Bras Gauche de Jeanne Calmant
      • Posté à 18h00 le 11/03/2008
      • Internaute 32642
        Bras Gauche de Jeanne Calmant

      J’imagine très bien Manuel Valls reprendre la tête du PS.

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à Abdelkrim Bourguignon
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 18h39 le 11/03/2008
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « ....J’imagine très bien Manuel Valls reprendre la tête du PS..... »

        ==> S’il fait comme il a fait à Evry, va y’avoir des batailles de banlieue entre bandes différentes, rue de Solferino
        .

      • picouick
        picouick répond à Abdelkrim Bourguignon
        no pasaran ... joder ! pues (...)
        • Posté à 19h47 le 11/03/2008
        • Internaute 28660
          no pasaran ... joder ! pues (...)

        manuel valls,dominique strauss-khan,pierre moscovici l’aile droite du ps actuel par contre emmanuelli, mélanchon etc eux représentent la (vrai ?)gauche socialiste je ne sais pas quoi penser de laurent fabius qui était dans la même ligne que DSK et qui se retrouve plus à gauche (opportuniste ? repentance ?)
        je crois en tous cas que le parti socialiste doit choisir son chemin, mais ce sera dans la douleur ...soit il revient à ses sources (ouvriers, employés) soit il rentre dans le sillage du MODEM (bobo, sociaux démocrate,)mais dans tous les cas il y laissera quelques plumes.
        je ne vois pas pour l’instant un leader au PS (mais peut-être suis-je aveugle)
        picouick

      • Les Chats
        Les Chats répond à Abdelkrim Bourguignon
        En grève du zèle contre le (...)
        • Posté à 22h00 le 11/03/2008
        • Internaute 24526
          En grève du zèle contre le (...)

        Ah non pas lui. Je vois que les socialistes n’ont pas encore compris la leçon.
        Pourquoi croyez-vous que la LCR a fait un bon score dernièrement ?
        J’ai un ami qui avait monté une association en parallèle des syndicats.
        Il avait écrit à tous les ministres et députés droite et gauche et bien à gauche seul Laurent Fabius avait répondu. Et son patron JM Ayrault lui a même mis des bâtons dans les roues en lui interdisant d’afficher sur les panneaux prévus alors que cette association était reconnue par la préfecture.
        Alors cette gauche là pour recommencer avec ces éléphants aux antipodes de nos préoccupations ? Non merci.

    • Tophee
      Tophee répond à jide
      en haut a gauche
      • Posté à 18h24 le 11/03/2008
      • Internaute 2159
        en haut a gauche

      Je suis tout a fait d’accord avec vous. Une scission permeterais de faire apparaitre d’un cote un parti de gauche, de l’autre un parti de centre gauche comme semble le vouloir Segolene Royale.
      De cette facon, les idees de gauche pouraient entrer dans le debat, alors qu@aujourd’hui elles sont tue pour ne pas effrayer les centriste.

      Cela permeterais aussi de faire le compte parmis les electeur socialiste. Savoir combiens penchent vers le centre ou vers l’aile gauche permeterais de presenter un programme en fonction des attentes reelle des electeurs.

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à Tophee
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 18h41 le 11/03/2008
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « ....les idees de gauche pouraient entrer dans le debat.... »

        ==> vraiment, vous m’interessez,
        c’est quoi des « idées de gauche » ?
        (à part mettre l’homme avant le fric, ça, je connais)

         
        • Joseph Loiseau
          Joseph Loiseau répond à Pierrrrre
          Etudiant en Histoire à Paris 7 (...)
          • Posté à 19h47 le 11/03/2008
          • Journaliste 22139
            Etudiant en Histoire à Paris 7 (...)

          dans le désordre comme ça me vient :

          la légalisation des sans papiers, taxer les super profit pour redistribuer les richesses, autoriser le mariage et l’adoption pour les homosexuels, interdire les délocalisations pour les entreprises qui font des profits, ...

          bon je vais pas y passer 3 jours (d’aileurs je pourrais sans doute pas c’est vrai !) mais lisez le programmme d’un parti à la gauche du PS pour les trouver ; -)

          • Un compte supprime
            • Posté à 03h08 le 12/03/2008
            • Internaute 21837
              nc

            Ca fait plaisir de lire un lyceen qui a compris ce dont il s’agit. Je commencais a croire que plus personne ne savait de quoi est faite la gauche...

        • jide
          jide répond à Pierrrrre
          http://jide.romandie.com
          • Posté à 20h18 le 11/03/2008
          • Internaute 22641
            http://jide.romandie.com

          Ben... L’homme avant le fric, ça me parait être une bonne base. Un concept simple qui peut se décliner a l’infini. Pourquoi chercher autre chose, tous est la !

          Lien

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à jide
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 21h44 le 11/03/2008
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            ...« Un concept simple qui peut se décliner a l’infini... »

            ==>un peu comme des herbes de provence, ça peut se mettre dans tous les plats, même dans les lentilles à la fraise.

        • Kereven
          Kereven répond à Pierrrrre
          • Posté à 20h57 le 11/03/2008
          • Internaute 29900

          Vous semblez penser que seule la droite a des idées...

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à Kereven
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 21h41 le 11/03/2008
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            « ....Vous semblez penser que seule la droite a des idées... »

            ==> « être de gauche, être de droite, c’est être hémiplégique »
            Raymond Aron

            • Les Chats
              Les Chats répond à Pierrrrre
              En grève du zèle contre le (...)
              • Posté à 23h32 le 11/03/2008
              • Internaute 24526
                En grève du zèle contre le (...)

              Pourquoi vous arrêter en si bon chemin ? Il était marxiste du moins très sympathisant. En tout cas il n’aurait pas accepté la société d’aujourd’hui sans s’élever contre.

              • Bardamu
                Bardamu répond à Les Chats
                difficile
                • Posté à 23h35 le 11/03/2008
                • Internaute 25491
                  difficile

                Raymond Aron marxiste ?

                 ?

              • Pierrrrre
                Pierrrrre répond à Les Chats
                → → → → → → → le marché autant (...)
                • Posté à 16h05 le 12/03/2008
                • Internaute 23078
                  → → → → → → → le marché autant (...)

                Raymond Aron, copié/collé de Wikipédia :

                « ....il devient à partir de la montée des totalitarismes un promoteur ardent et rare du libéralisme, à contre-courant de son milieu intellectuel – alors dominant –, pacifiste et de gauche....
                ..... Ses convictions libérales et atlantistes lui attirent de nombreuses critiques des partisans de la gauche, comme de ceux de la droite....
                Raymond Aron dénonce dans son ouvrage le plus connu, L’Opium des intellectuels, l’aveuglement et la bienveillance des intellectuels à l’égard des régimes communistes. ....

                • Les Chats
                  Les Chats répond à Pierrrrre
                  En grève du zèle contre le (...)
                  • Posté à 18h41 le 12/03/2008
                  • Internaute 24526
                    En grève du zèle contre le (...)

                  Vous vous gardez bien, comme d’habitude de mettre le lien, ainsi vous ne prenez qu’une partie du texte.
                  Alors pour les internautes je vais le mettre, ils se feront leur propre idée sur la question :

                  Lien

        10 autres commentaires
      • Dominique Alain
        Dominique Alain répond à Tophee
        • Posté à 20h49 le 11/03/2008
        • Internaute 1287

        L’union fait la force !

        Des idées à l’extrême gauche, il y en a ! Des idées au centre...il y en a aussi, mais elles changent tout le temps selon le sens du vent !

        Mais l’union fait la force. Face à la dévorante UMP, il est nécessaire d’un parti fort et fort parce que sur une position claire, sur un projet de société ambitieux et ancré dans son époque, comme l’ont été ceux de 1936, de 1946, de 1968, de 1981, de 1997.

        Le parti doit incarné une vision, un idéal de société pour concilier le progrès social et le progrès économique.

        la Gestion des Ressources Humaines le sait bien : un salarié heureux est un salarié qui produit mieux.

        Alors qu’en économie, on peut jouer sur les peurs : peur du chomâge, peur de ne pas atteindre les objectifs, la rentabilité nécessaire, mais on peut aussi faire confiance, responsabiliser, reconnaître les talents...

        C’est dans cela que le socialisme moderne doit s’inscrire. Une façon moderne de concevoir la relation au monde du travail, sans peur du chômage, sans peur de mal faire.

        Un Homme (ou une femme) libéré de ses peurs est capable de donner le meilleur de lui même pour le projet dans lequel il s’incarne.

        Dominique ALAIN

         
        • Jana
          Jana répond à Dominique Alain
          bretonne en Normandie
          • Posté à 22h23 le 11/03/2008
          • Internaute 13372
            bretonne en Normandie

          @ Dominique Alain

          svp.. n’y voyez pas d’agressivité, juste un clin d’oeil :

          - libérez la femme de ses parenthèses.

          • Dominique Alain
            Dominique Alain répond à Jana
            • Posté à 05h13 le 12/03/2008
            • Internaute 1287

            Bien vu pour la femme en parenthèses.....ihihhiih

            Dominique Alain...

        2 autres commentaires
      • Dominique Alain
        Dominique Alain répond à Tophee
        • Posté à 20h49 le 11/03/2008
        • Internaute 1287

        L’union fait la force !

        Des idées à l’extrême gauche, il y en a ! Des idées au centre...il y en a aussi, mais elles changent tout le temps selon le sens du vent !

        Mais l’union fait la force. Face à la dévorante UMP, il est nécessaire d’un parti fort et fort parce que sur une position claire, sur un projet de société ambitieux et ancré dans son époque, comme l’ont été ceux de 1936, de 1946, de 1968, de 1981, de 1997.

        Le parti doit incarné une vision, un idéal de société pour concilier le progrès social et le progrès économique.

        la Gestion des Ressources Humaines le sait bien : un salarié heureux est un salarié qui produit mieux.

        Alors qu’en économie, on peut jouer sur les peurs : peur du chomâge, peur de ne pas atteindre les objectifs, la rentabilité nécessaire, mais on peut aussi faire confiance, responsabiliser, reconnaître les talents...

        C’est dans cela que le socialisme moderne doit s’inscrire. Une façon moderne de concevoir la relation au monde du travail, sans peur du chômage, sans peur de mal faire.

        Un Homme (ou une femme) libéré de ses peurs est capable de donner le meilleur de lui même pour le projet dans lequel il s’incarne.

        Dominique ALAIN

  • Thomas GREDAT
    • Posté à 17h31 le 11/03/2008
    • Internaute 23794

    Premier constat, commun à vos experts : il n’y a pas de Zapatero français. La gauche n’a pas de leader. Mitterrand est loin, et n’a pas de successeur.
    Ce que je retiens : « pour redistribuer les richesses, il faut d’abord les créer. » Voilà, à mon avis, ce que notre gauche doit intégrer. La réussite sociale n’est pas honteuse, la gauche doit la valoriser pour toucher un électorat qui veut réussir et à qui « on » a promis la réussite.
    Cela passe par des mesures propres à booster les entreprises qui créent vraiment de l’emploi et des richesses en France : l’artisanat, les PME-Pmi et les TPE. Pas les grandes entreprises, qui réclament toujours plus et continuent de se plaindre que ce qu’on leur donne n’est pas assez.
    Il n’y a pas d’Etat-providence en Espagne : vrai. Mais y en-a-t-il encore un en France ?
    Une mesure à prendre : légaliser le mariage homosexuel. Nous sommes en retard de ce point de vue, tout comme de celui de l’égalité hommes-femmes. Notre société doit se moderniser.
    Conclusion, tout à trac : bien sûr que le modèle espagnol n’est pas exportable. Ce qui compte, c’est de réfléchir à ce que font nos voisins, afin que cela nous aide à créer un modèle français.
    Du reste, contrairement aux apparences, l’avenir est à la social-démocratie. L’ultralibéralisme en France a des accès de rage qui ressemblent aux spasmes de l’agonie. Merci à Sarkozy d’aider le peuple de gauche à resserrer les rangs !

    • Axior
      Axior répond à Thomas GREDAT
      Citoyen
      • Posté à 18h54 le 11/03/2008
      • Internaute 26085
        Citoyen

      « pour redistribuer les richesses, il faut d’abord les créer. »
      En France nous avons des richesses. La meilleure façon d’en créer d’autres c’est d’investir intelligeamment, en les distribuant aux consommateurs, c’est à dire ceux qui les ont créées, les travailleurs, pour impulser une dynamique commerciale.
      Celà passe par une augmentation des salaires et des retraites, et non pas par une confiscation du travail par ceux qui en ont déja un et qui n’aspirent qu’à en être correctement rémunéré afin de profiter aussi un peu de leurs loisirs.
      Travailler autant pour travailler mieux et gagner plus.
      ou encore :
      Gagner plus pour travailer mieux

    • jide
      jide répond à Thomas GREDAT
      http://jide.romandie.com
      • Posté à 20h29 le 11/03/2008
      • Internaute 22641
        http://jide.romandie.com

      « pour redistribuer les richesses, il faut d’abord les créer. »

      Ça c’est pas un programme de gauche, c’est un programme social-démocrate.
      Si la distinction était clairement faite, ce serait une très bonne chose pour la gauche ET pour la social démocratie.

      Lien

    • Feu
      Feu répond à Thomas GREDAT
      • Posté à 23h53 le 11/03/2008
      • Internaute 31051

      Oui, mais qu’est ce la réussite sociale ? l’objectif de chacun est très souvent différent ainsi que sa définition, ça peut aller d’un p’tit bout de jardin pour faire ses légumes ou ses fleurs jusqu’à la présidence de la république ( comme un que je connais ...)
      Autrement oui, le systeme libéral sauvage actuel n’est basé que sur gestation de la peur pour entretenir le rendement au détriment de le vie : le fric d’abord l’individu ensuite (peut-être !) or sans individu point de fric possible !

    • Network 23
      Network 23 répond à Thomas GREDAT
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 13h01 le 12/03/2008
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Juste une remarque : tous ces observateurs de la vie politique (« experts », donc...) mentionnent les initiatives faites en soutien du droit des minorités (en l’occurrence, homosexuelles ou féminines).

      Tous oublient la loi sur l’identité de genre, qui n’a pas, je crois, d’équivalent dans le monde, et reconnaît aux transexuel-le-s le droit administratif de changer de nom. Carla Antonelli est chargée du groupe Trans au PSOE, groupe de travail dont on imagine mal l’existence en France.

      Lien

      Lien (point de vue un peu plus critique sur la loi)

  • freestyler
    • Posté à 17h32 le 11/03/2008
    • Internaute 32860

    La gauche à la Zapatero, c’est comme les démocrates aux USA ou les travaillistes en GB, c’est de la droite light qui se couche devant les lois du libéralisme et du capital et qui saupoudre un peu de social par ci par là.
    D’autre part, être un leader et charismatique n’empêche pas d’être un con doublé d’un incompétent. J’entend toujours le même couplet sur les socialistes francais qui refuseraient de se moderniser et tout les clichés qui vont avec. Je pense que la france est un des derniers pays où il existe une véritable gauche ; alors voir « des centres gauches “ jouer les girouettes aux élections et qui baisse leur froc pour un mandat, ça suffit ! Sous couvert d’ouverture politique, ils ne font que dévoiler leur véritable ligne politique à savoir celle du libéralisme diamétralement opposé au socialisme.
    Ce qui est écoeurant, c’est que tout est fait pour faire passer pour ringards ceux qui défendent une autre forme d’économie et une autre façon de faire de la politique.
    Si il y a bien quelquechose à faire au PS, ce serait déjà de foutre dehors les carriéristes, et les libéraux qui tentent de faire une OPA sur le parti socialiste.

    • Kereven
      Kereven répond à freestyler
      • Posté à 21h03 le 11/03/2008
      • Internaute 29900

      « Ce qui est écoeurant, c’est que tout est fait pour faire passer pour ringards ceux qui défendent une autre forme d’économie et une autre façon de faire de la politique. »

      C’est une manière d’imposer un système bancal.
      Il est de bon ton de dire que la gauche n’a pas d’idée et de considérer comme bon tout ce qui découle du libéralisme, même s’il est frappant que cela est mauvais. C’est faire l’autruche tout simplement.

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à freestyler
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 16h11 le 12/03/2008
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « ....la france est un des derniers pays où il existe une véritable gauche.... »

      ==> un atout, ou une tare ?

      • William Tel
        William Tel répond à Pierrrrre
        à Lille
        • Posté à 16h28 le 12/03/2008
        • Internaute 24846
          à Lille

        Un espoir.

         
        • Pierrrrre
          Pierrrrre répond à William Tel
          → → → → → → → le marché autant (...)
          • Posté à 18h40 le 12/03/2008
          • Internaute 23078
            → → → → → → → le marché autant (...)

          « ...Un espoir.... »

          ==> celui du retour d’illusions envolées ?

          Ca ne vous suffit pas, la moitié de l’Europe ruinée par la mise en pratique des solutions socialistes ?

          De plus, le socialisme sans goulag, , ça n’a jamais existé ça ne peut exister, c’est technique :
          Le socialisme est administré, il génère des solutions qui ne peuvent correspondre au désir de tous.. et donc, Goulag nécessaire pour punir les récalcitrants, les « profiteurs ».

          Si vous avez UN SEUL contre exemple, donnez le moi.

          • William Tel
            William Tel répond à Pierrrrre
            à Lille
            • Posté à 09h09 le 13/03/2008
            • Internaute 24846
              à Lille

            Il y a beaucoup de partis socialistes dans le monde, nombreux sont ceux qui ont exercé le pouvoir sans avoir recours au « goulag »
            D’ailleurs, la démocratie libérale la plus puissante du monde a réinventé le camp de concentration avec Guantanamo. Les crimes d’état en URSS étaient eux aussi accomplis au nom de la liberté et de la démocratie, on l’oublie trop souvent.
            La dictature et la violence d’état envers les opposants politiques ne sont pas l’apanage des régimes « socialistes », loin s’en faut. Pinochet a été soutenu jusqu’au bout par Tatcher, qui ne passe pas pour une bolchévik...
            Bref, vos amalgames sont douteux et grossièrement idéologiques.

        2 autres commentaires
  • NouNouiLL
    • Posté à 17h43 le 11/03/2008
    • Internaute 25838

    Tiens celui que je prefere est le 3 ème...

    Mais quand même avec quelques réserves...
    Le rapport décomplexé avec le libéralisme ambiant, n’est toujours pas si décomplexé que ça.
    On peut se rappeler l’affaire endesa, de même je m’étonnerais que le gouvernement ne crache pas sur les méchantes délocalisations, notamment en matière agricoles, le dumping social, entre la France et l’espagne, etc...
    Bref comme Sarko qui fait mumuse dans les usines industriels francaises de manière bien démagogique.

    Sinon ce que l’on peut reprocher a l’article général, c’est que du fait de la question tout de même un peu idiote, toute les réponses sont donc négatives ... La question nous rappelle cette volonté de comparaison à l’extreme avec l’etranger comme dans l’épisode fort barbant du tout « modèle scandinave », la « flexsécurité » ...
    Bref on aurait pu faire plus équilibré.

  • Garp
    Garp
    citoyen d'en bas
    • Posté à 17h46 le 11/03/2008
    • Internaute 5083
      citoyen d'en bas

    La gauche n’est d’aucun pays particulièrement tant qu’elle place l’homme au coeur de son projet de société avant l’argent .

    • Jana
      Jana répond à Garp
      bretonne en Normandie
      • Posté à 18h34 le 11/03/2008
      • Internaute 13372
        bretonne en Normandie

      @ Garp

      D’accord.

      Il est bien question de rapport à l’argent, autant si non plus que les étiquettes de « boutiques » et de « chapelles »
      en querelles stériles et larvées..

      L’argent, comme moyen nécessaire, un moyen à gérer,

      ou l’argent commme but.. à tout prix.

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à Garp
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 18h36 le 11/03/2008
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « ....placer l’homme au coeur de son projet de société avant l’argent ..... »

      ==> le socialisme serait donc placer l’homme avant tout ?

      ça me rappelle le Gaullisme qui place la France avant tout,

      ...c’est tout aussi pipeau.....

      • Kereven
        Kereven répond à Pierrrrre
        • Posté à 21h07 le 11/03/2008
        • Internaute 29900

        Placer le profit avant tout c’est mieux. Comme ca on pollue, mais on s’en fout, on exploite mais ce n’est pas nous qui sommes exploités... Ca c’est du projet de société !
        L’homme n’est qu’un moyen et l’argent sa finalité !

        Comme disent les ecritures : au commencement était le dollar et par un mauvais taux de change, l’homme est apparu : -)

         
        • Pierrrrre
          Pierrrrre répond à Kereven
          → → → → → → → le marché autant (...)
          • Posté à 21h46 le 11/03/2008
          • Internaute 23078
            → → → → → → → le marché autant (...)

          « ....Placer le profit avant tout c’est mieux. Comme ca on pollue.... »

          ==> les sociétés qui ont le plus pollué la planete sont les sociétés socialistes.

          • Thomas GREDAT
            • Posté à 04h00 le 12/03/2008
            • Internaute 23794

            Les Etats-Unis, par exemple !

            • Pierrrrre
              Pierrrrre répond à Thomas GREDAT
              → → → → → → → le marché autant (...)
              • Posté à 09h49 le 12/03/2008
              • Internaute 23078
                → → → → → → → le marché autant (...)

              ....
              l’explosion du réacteur de Tchernobyl.

              les industries lourdes d’Europe centrale anciennement communistes (République démocratique allemande, Pologne, Tchécoslovaquie...) ont engendré une pollution chronique du sol et de l’air, nocive pour les forêts, l’agriculture, la santé humaine et le patrimoine culturel.
              les industries des pays communistes ont été destructrices sur une trés plus grande échelle, certaines des catastrophes qui y ont eu lieu n’ont jamais eu d’équivalent ailleurs.

              En europe,Un problème majeur reste les fortes émissions polluantes des ex-pays communistes de l’Europe de l’Est, responsables d’un état sanitaire des forêts très préoccupant en Europe centrale

              –––––––––––––-

              Selon la Xinhua News Agency, le média officiel du régime communiste chinois, la Chine possède un fort taux de malformations chez les nouveaux nés. Il y a 4 à 6 pour cent de naissances d’enfants déficients dans l’ensemble des nouveaux-nés
              Des experts du Centre national pour la santé des femmes et des enfants ont dit que les principales raisons de l’accroissement du taux de naissances d’enfants déficients étaient la pollution, et une mauvaise hygiène de vie

              –––––––––––-

              Selon Byon Byung-seol, chercheur à l’Institut coréen de l’environnement (cité dans Wikipédia), les activités industrielles affectent gravement la santé des habitants et des écosystèmes qui payent l’absence de mesures anti-pollution.
              De plus, des zones immenses de forêts ont été dévastées (passant de 97 726 kilomètres carrés en 1970 à 75 330 kilomètres carrés en 1998) favorisant les glissements de terrain et les inondations en cas de fortes pluies.

              Jasper Becker, un journaliste, fait le récit de ce drame humain dans son ouvrage Hungry Ghosts grâce au recueil de témoignages dans la province du Henan. 1960 est sans doute l’année la plus sombre de l’histoire de Chine. Les paysans ont été les principales victimes de la famine. Les corps gisent dans les champs en friche, les survivants sont trop faibles pour les enterrer. Ils sont à quatre pattes pour chercher des graines sauvages à manger. D’autres sont accroupis dans les mares et fossés pour chasser les grenouilles et ramasser des herbes. Alors que c’est l’hiver, les gens sont légèrement vêtus, les vêtements tenus par des brindilles d’herbes et fourrés de paille. Certains avaient l’air en bonne santé, le visage bouffis par les oedèmes, les autres étaient d’une maigreur squelettique. Les plus faibles s’écroulaient sans un mot ou dans leur sommeil. Il régnait un silence inhabituel car il n’y avait plus de bœufs : abattus, plus de chiens : mangés, les poulets et les canards avaient été confisqués par les cadres du Parti, il n’y avait plus d’oiseaux ; pourchassés et tués. Plus de feuilles et d’écorce sur les arbres, les rats et les souris mangés ou morts de faim. Plus de cris de bébés, les femmes n’arrivaient plus à donner naissance. Les enfants les plus jeunes étaient sacrifiés, surtout les jeunes filles, car on donnait leurs rations aux aînés. Il n’y avait plus de bois aux portes et aux fenêtres : utilisés comme combustibles pour les petits hauts fourneaux. Plus d’édredons : mangés ou confisqués. On ne pouvait pas faire du feu, car on ne pouvait plus manger à la maison avec les cantines collectives. Les plaques de cuisine, les poêles et les casseroles : fondus. Quand ils arrivaient à faire des galettes avec des herbes, ils étaient battus. Deux fois par jour, ils faisaient la queue devant la cantine pour un bol de gruau mélangé avec des patates douces et des navets, des épis de maïs moulus et mauvaises herbes. Les vieux étaient toujours à l’arrière et n’avaient plus rien. Les cadres du Parti étaient mieux lotis. Les premiers à mourir étaient les paysans riches et ceux trop faibles pour travailler. On cachait les morts pour conserver les rations. Mao avait envoyé des équipes de cadres pour partir à la recherche des cachettes. On battait ceux qui mangeaient des graines dans les champs. La famine provoque la réapparition du cannibalisme sur une grande échelle : les familles échangent les enfants pour les manger (yizi er shi : échanger les enfants pour se nourrir, expression chinoise ancienne), les humains se transformaient en loup la nuit et taillaient des pièces dans les cadavres pour manger. Ceux qui se révoltaient étaient abattus. La période de famine fut appelée les Trois Années de Désastres Naturels à l’époque, car elle était officiellement imputée aux intempéries qui sévirent à ce moment et amplifièrent la crise agricole.
              Mais il est avéré que la famine était bien plus due à une mauvaise politique économique qu’aux phénomènes naturels et à la polution (encore qu’on puisse se demadersi le communisme n’est pas à mettre au rang des pollutions intellectuelles, plus dangereuses que toutes les autres)....40 MILLIONS DE MORTS générés parcette pollution....

              ––––––––––-

              l’héritage Soviétique :

              graves accidents dans des centrales et à bord de vaisseaux nucléaires,
              réseau de villes secrètes dédiées à la fabrication d’armes, i
              mmersion ou enfouissement de déchets sans contrôle… C’est sur ce secteur de l’héritage environnemental soviétique que la communauté internationale, qui se sentait directement menacée par les risques de contamination nucléaire à ses frontières, s’est le plus mobilisée au cours des années 1990.
              Dans les premières années qui ont suivi la fin de l’Union soviétique, elle a en particulier consacré ses efforts à aider les Nouveaux Etats indépendants à se « dénucléariser ».

              ––––––-

              Cimetières de sous-marins nucléaires en Russie

              L’Union soviétique avait construit au total 247 sous-marins nucléaires et cinq navires de guerre à propulsion nucléaire. Les deux tiers étaient affectés à la Flotte du Nord, devenue ainsi du temps de l’Union soviétique la plus grosse flotte nucléaire du monde, et un tiers à la Flotte du Pacifique.

              192 sous-marins ont été désarmés (dont 116 pour la Flotte du Nord et 76 pour la Flotte du Pacifique), mais seulement 91 d’entre eux ont été démantelés (c’est à dire notamment délestés de leur moteur, et parfois de leur combustible nucléaire).

              Les autres, soit 71 unités, attendent leur démantèlement, conservant à bord propulseurs et résidus de combustible nucléaires (chiffres 2004). Ils contiendraient 30 fois la quantité de combustible nucléaire du réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl lorsqu’il a explosé en 1986.

              ––––––––

              Mourmansk :

              La Flotte du Nord est répartie sur cinq bases navales dans la péninsule de Kola (située entre le mer de Barents et la mer Blanche). La plus importante, Mourmansk, est également un centre de production de sous-marins nucléaires. En dépit d’une aide étrangère importante, notamment américaine et norvégienne, les infrastructures pour démanteler les navires et surtout stocker leurs déchets restent insuffisantes. La construction d’une unité régionale de démantèlement est en cours dans la baie de Saïda (projet russo-allemand pour le stockage à long terme de 120 réacteurs). Elle sera opérationnelle en décembre 2008 mais ne résoudra pas la question du stockage du combustible, qui demeure la plus épineuse à résoudre, surtout lorsqu’il s’agit de combustible liquide.

              En juin 2007, la fondation norvégienne pour la protection de l’environnement Bellona a lancé un appel au président russe, Vladimir Poutine, à propos des risques d’explosion nucléaire spontanée sur le plus grand site d’Europe pour le stockage de déchets radioactifs et de combustible radioactif usagé, situé à 100 km de Mourmansk et à seulement 45 km de la frontière russo-norvégienne, dans la baie d’Andreïeva. Selon un rapport d’experts et de scientifiques russes, un accident de ce type pourrait répandre dans l’atmosphère pas moins de 20 millions de curies.

              –––––––

              Océan Pacifique :

              La Flotte du Pacifique, quant à elle, se trouve dans une situation encore plus défavorable : les sous-marins désaffectés sont disséminés le long de la côte, parfois à plus de 1 000 km de la plus proche installation de démantèlement. Le principal problème réside dans le remorquage de ces navires vers les chantiers, car ils sont généralement en très mauvais état. Le Japon, directement concerné par les risques de pollution dans cette zone, est le principal bailleur de fonds de ces opérations.

              –––––––-

              Océan Arctique :

              Autre risque de contamination, les vingt réacteurs de sous-marins nucléaires et le réacteur de brise-glace qui auraient été immergés depuis 1965 dans l’océan Arctique, au Nord de la Sibérie orientale. Selon certaines estimations, les déchets de la mer de Kara représenteraient les deux tiers de tous les matériaux nucléaires immergés dans le monde.

              ––––––-

              Le polygone d’essais nucléaires de Semipalatinsk au Kazakhstan

              Le polygone de Semipalatinsk est le premier et l’un des principaux sites atomiques soviétiques. Entre 1949 et 1989, l’Union soviétique y fit exploser un total de 468 bombes atomiques dont 125 dans l’atmosphère et 343 sous-terre. Le site, qui s’étend sur 18 540 km2, a été fermé en 1991 par les autorités kazakhes, mais il n’est pas clos et les habitants des villages voisins y envoient paître leurs troupeaux. En 1997, l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) a confirmé que le site présentait de graves risques pour la santé publique. En effet, et selon plusieurs études concordantes, la proportion de personnes atteintes, notamment de cancers et de maladies mentales, dans les zones proches du polygone serait de 35 % supérieure à la moyenne du Kazakhstan.

              –––––––––-

              D’autres risques de contamination radioactive…

              La production d’uranium et le stockage de déchets nucléaires ont engendré d’importants risques de contamination radioactive. Celle-ci touche plusieurs régions de Russie et d’Asie centrale. Par exemple, le lac Karatchaï qui borde le complexe industriel Mayak près de Tcheliabinsk dans l’Oural témoigne de la négligence passée de l’industrie nucléaire. Il est considéré actuellement comme l’un des endroits les plus pollués au monde. Les déchets nucléaires immergés dans le plan d’eau totaliserait 120 millions de curies, avec des quantités de strontium-90 et de cesium-137 sept fois supérieures à celles relâchées par l’explosion de Tchernobyl. Les déchets de 50 années de production, de traitement et de stockage d’uranium s’y trouvent en effet entreposés

              –––––-

              Que fait la communauté internationale ?

              C’est dans le domaine du nucléaire militaire que la communauté internationale s’est le plus mobilisée. La Russie a d’ailleurs fait appel à elle, du moins pour l’aider à décontaminer la région Nord-Ouest. Toutefois, les sommes en jeu sont tellement importantes qu’il faudra attendre encore de longues années avant d’espérer aboutir à un résultat satisfaisant.

              A titre d’exemple, la fondation Bellona a évalué le coût du démantèlement, de la sécurisation des dépôts et de la réhabilitation complète des sites à 1,6 milliard de dollars pour la région de Mourmansk et 845 millions pour celle de Tchéliabinsk.

              –––––––
              Provenance des textes : copiés/collés divers sur internet

              • Jana
                Jana répond à Pierrrrre
                bretonne en Normandie
                • Posté à 11h20 le 12/03/2008
                • Internaute 13372
                  bretonne en Normandie

                @ Pierrrrrrrrrrrr

                Bonjour,
                Vos billets m’intéressent, mais pourquoi vous prenez vos grands rrrrrrrrrr.
                Ces infos que vous donnez, je pense que beaucoup ici les connaissent.
                Pour ceux qui ne les connaissent pas, pourriez seulement indiquer les liens. (à mes yeux les longs copié/collé sont une forme de pollution des blogs, et c’est dommage)

                Et quant à la planète, il est, hélas, difficile de décerner le premier prix de pollution

                • Axior
                  Axior répond à Jana
                  Citoyen
                  • Posté à 14h29 le 12/03/2008
                  • Internaute 26085
                    Citoyen

                  Si, il a raison, pendant que les pays occidentaux font des efforts démesurés pour faire du bien à la planète, les méchants communistes sont en train de tout détruire.
                  Aux USA, ils voyagent en charrette à cheval et leurs industries fonctionnent à l’eau de cologne. Pourtant ils aimeraient bien avoir des belles voitures comme les méchants russes et les perfides chinois, mais ils font attention, ils ont raison.
                  En France c’est pareil, notre armement est principalement constitué de lance-pier(rrrr)res, et nos armées se déplacent en mules. On aurait bien aimé faire des essais nucléaires comme les méchants communistes, mais on a préféré préserver l’aspect idyllique de Moruroa pour que les travailleurs français (en grande majorité des agriculteurs bio) puissent aller se ressourcer sous les palmiers, en s’y rendant en ballon ....

                  • Les Chats
                    Les Chats répond à Axior
                    En grève du zèle contre le (...)
                    • Posté à 15h04 le 12/03/2008
                    • Internaute 24526
                      En grève du zèle contre le (...)

                    En tous cas ceux qui polluent le moins aujourd’hui sont les pays nordiques, de toutes façons eux sont champions en tout.
                    Axior j’en profite pour vous dire que je vous avais fait une réponse à votre remarque sur l’article net...machin

                    • Network 23
                      Network 23 répond à Les Chats
                      identité perdue dans mes papiers (...)
                      • Posté à 16h18 le 13/03/2008
                      • Internaute 23367
                        identité perdue dans mes papiers (...)

                      Champions en tout ?

                      Certains d’entre eux utilisent l’énergie nucléaire, donc question environnement... (Lien)

                      Enfin, leur modèle de Welfare State a quand même inclus, pendant des décennies, une des politiques eugénistes les plus actives de la planète, avec les Etats-Unis et l’Allemagne nazie... (Lien)

                      Quant à leur « flex-sécurité », on en rigole encore !

                • Pierrrrre
                  Pierrrrre répond à Jana
                  → → → → → → → le marché autant (...)
                  • Posté à 16h15 le 12/03/2008
                  • Internaute 23078
                    → → → → → → → le marché autant (...)

                  « ....(à mes yeux les longs copié/collé sont une forme de pollution des blogs, et c’est dommage).... »

                  ==> vous avez entièrement raison, et j’essaye d’éviter, mais là, j’ai craqué.

                  « ....Et quant à la planète, il est, hélas, difficile de décerner le premier prix de pollution.... »

                  ==> justement, énoncer longuement la liste impressionnante des pollutions générées par le communisme était nécessaire pour l’attribution de ce premier prix

                  • Axior
                    Axior répond à Pierrrrre
                    Citoyen
                    • Posté à 16h21 le 12/03/2008
                    • Internaute 26085
                      Citoyen

                    Dans ce cas gardons nous de vous répondre de la même manière, parce que s’il fallait énoncer la liste des pollutions générées par le capitalisme, Rue89 serait obligé de s’abonner à un serveur beaucoup plus puissant.

                    • Les Chats
                      Les Chats répond à Axior
                      En grève du zèle contre le (...)
                      • Posté à 18h44 le 12/03/2008
                      • Internaute 24526
                        En grève du zèle contre le (...)

                      Bien vu !

                    • Pierrrrre
                      Pierrrrre répond à Axior
                      → → → → → → → le marché autant (...)
                      • Posté à 18h52 le 12/03/2008
                      • Internaute 23078
                        → → → → → → → le marché autant (...)

                      Les pays capitalistes administrent la pollution et la combattent,

                      les pays communistes la nient, la négligent, et n’en n’ont jamais tenu compte.

                      Il est exact que l’énoncé des pollutions observées dans les pays capitaliste prendrait plus de place, en comparaison du seul mot qui résumerait toute la pollution des pays communistes :

                      « communisme »....

              • William Tel
                William Tel répond à Pierrrrre
                à Lille
                • Posté à 16h37 le 12/03/2008
                • Internaute 24846
                  à Lille

                Où est le rapport entre ces régimes totalitaires et le socialisme démocratique des pays européens ?
                Il faudrait alors donner le Reich ou le franquisme comme exemples de politique de droite...
                Réfléchissez juste à vos comparaisons avant de copier-coller des informations indubitables avec vos préjugés idéologiques.

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