A LA UNE 13/07/2011 à 10h39

Profs ou instits, déprimés et mal formés, ils ont démissionné

Nolwenn Le Blevennec | Journaliste Rue89

Les postes d’enseignants de collèges et lycées ne seront pas tous pourvus à la rentrée 2011 par concours, faute de candidats, mais ils le seront par d’autres voies, selon le ministère. Les résultats viennent de tomber et, dans quatre disciplines – mathématiques, lettres classiques, lettres modernes et anglais – 978 places offertes aux Capes externes ne sont pas pourvues.

Dans un communiqué, le Snes-FSU dénonce, entre autres, « la dégradation des conditions d’entrée dans le métier ».

(De nos archives) Les jeunes se détournent de l’Education nationale (EN) : à la session 2011, ils ont boudé le concours avec 35 000 candidats de moins. Depuis septembre, de nombreux profs stagiaires ont démissionné de l’académie de Créteil, selon une source syndicale. Le rectorat parle lui de 1,6% (14 sur 833 stagiaires dans le secondaire).

La réforme de la mastérisation, qui modifie les conditions d’accès aux concours (bac+5 requis) et zappe l’année de stage, a été la goutte d’eau. Les syndicats sentent un « mal-être général dû au manque de préparation ».

Alors que le taux de chômage des jeunes actifs est très haut en France, ces trois profs ont renoncé à un CDI à vie.

Kevin, trop romantique


Kevin, 35 ans, se souvient qu’après avoir envoyé sa lettre de démission, il a reçu le coup de fil d’un « gestionnaire du rectorat ». Il se rappelle s’être dit : « Chouette, quelqu’un se soucie enfin de moi. » Cette personne l’appelait en fait pour lui dire que sa lettre avait été perdue et qu’il fallait en renvoyer une. C’est tout. Dans l’Education nationale, Kevin a eu le sentiment d’être un numéro, pendant trois ans et jusqu’au bout.

Ancien élève d’une grande école parisienne, gros lecteur à petite veste côtelée, Kevin rêvait d’autre chose. Il est devenu prof après avoir vu le documentaire « Etre et avoir ». Il se voyait devenir un prof qui change les vies. Expressions fétiches : « transmettre », « créer des liens empathiques », « je crois en toi ».

La révélation de la petite clochette

Va donc, grand romantique. Il s’est pris une claque. Kevin a beaucoup souffert de solitude d’abord. Pas de hiérarchie, pas d’équipe, pas de soutien, pas de groupe de paroles. Il était face à 30 enfants et des incertitudes :

« Que tu fasses bien ou mal, tout le monde s’en fout. Personne ne t’aide avec ta classe. »

Kevin pense qu’il avait des « qualités pédagogiques », mais manquait de formation « en gestion de classe ». Complètement perdu face à une maternelle du quartier Stalingrad :

« Je pensais que pour réunir des enfants autour de soi, il suffisait de taper dans les mains [il mime, ndlr]. Alors je tapais comme un con, mais aucun enfant ne bougeait. J’ai appris plus tard que la petite clochette marchait mieux. Si tu ne sais pas ça, ça sert à rien de continuer. »

La consolation du scoubidou

L’ancien prof admet qu’il manquait aussi de distance et de psychologie. Le pire a été son année de CE1 en ZEP. Le deuxième jour a été atroce (le premier, silence extraordinaire, les élèves le testent). Au bout de quelques semaines, il entendait tous les matins les camions-poubelles passer. Il ne dormait plus.

Un bon souvenir : une jeune élève qui a compris qu’elle avait le droit de venir au tableau et se tromper. Une autre lui a offert un scoubidou.


« Les Désarrois d’un jeune instit » de Kevin André.

Kevin a raconté tout ça dans un livre : « Les Désarrois d’un jeune instit » (éditions JC Lattès). Après publication, il a reçu « une trentaine de lettres-témoignages poignantes ».

Il pense que l’EN n’écoute pas les profs, qu’il faudrait faire « remonter les bonnes pratiques du terrain et les disséminer un peu partout » au lieu d’avoir une approche « de haut en bas ».

Aujourd’hui, il a créé Zup de Co, une association de lutte contre le décrochage scolaire :

« L’objectif n’est pas d’envoyer les gens à Polytechnique, mais de faire passer les élèves dans la classe suivante ».

Il a deux jeunes fils, Victor et Basile, qu’il gère pas mal. Il a retenu une règle de son expérience d’instit en maternelle : quand tu dis quelque chose à un enfant, il faut le faire, sinon « il n’y a plus aucun respect ».

Céline, trop rebelle


Céline en Bretagne après sa démission de l’EN (DR).

Céline exagère un peu. A l’entendre, l’EN serait proche d’un régime stalinien. L’ancienne professeure d’espagnol, qui a quitté « le navire » en 2007, décrit un système qui appuie sur les faiblesses des gens, éjecte les dissidents et fait de la rétention d’information. Cela nous fait aussi penser à la Scientologie.

L’ex-prof franco-mexicaine a donc démissionné de peur de se faire couper la tête : « C’est ce qu’ils font avec les gens qui dépassent, voilà », dit-elle. Le mot « voilà » avec un léger accent espagnol. La colère subsiste, cinq ans après.

Considérée comme une gamine mal dans sa peau

Le régime totalitaire en trois illustrations : d’abord, les rapports difficiles avec son tuteur de stage (on les appelle aussi maîtres-formateurs). Un lien qui est vécu par beaucoup de jeunes profs comme infantilisant. Céline n’arrive pas à appliquer les conseils qu’il prodigue d’un ton péremptoire (il n’a que le mot « autorité » à la bouche). Il se met à lui parler comme « une petite gamine trop grosse ».

Quand il assiste à ses cours, du fond de la classe, il lève les mains au ciel de désapprobation (certains profs acceptent de devenir formateurs sans envie, pour la prime). Céline se sent humiliée et nulle, ou l’inverse.

Deuxième anecdote : comme cela se passe mal avec son tuteur, Céline décide de se confier à une formatrice de l’IUFM. Peu de temps après, au cours d’une réunion, la formatrice met en cause sa vie personnelle :

« Vos parents sont loin, vous êtes seule. Appelez la cellule d’écoute du rectorat. »

Céline, loin de ses parents depuis ses 15 ans :

« C’est jamais de leur faute. Je me suis sentie rabaissée. Vous ne pouvez pas remettre en cause l’organisation. »

« Les anxiolytiques, tout le monde trouve ça normal »

Troisième étape : la démission. Sa santé est en jeu :

« Tout le monde considère ça normal, la première année, de prendre des anxiolytiques. Pas moi. »

Céline ne trouve aucune information sur la procédure à suivre. Les syndicats et ses collègues ne l’aident pas, « ce serait remettre en cause leurs propres choix de vie ». Ils lui conseillent une « mise en disponibilité » ou un « arrêt maladie », bref de profiter du système. Elle trouve finalement la réponse sur des forums « obscurs ».

Enfin, les rigidités de l’EN, la lecture religieuse des « BO » (bulletins officiels) par les profs, le « poids de l’autorité » lui donnent des envie d’anarchie. Sa lettre, finalement envoyée en décembre 2007, est courte, sobre et se termine par « salutations ». Quelques jours après, un « type » du rectorat l’a appelée pour proposer de prendre quinze jours pour réfléchir, « comme si j’étais une enfant, ça m’a trop énervée ».

Céline, 30 ans, vit aujourd’hui « au fin fond du Finistère » où elle élève ses enfants. Elle a raconté sa démission sur un blog sous le pseudo de Pepina. Le site, bien référencé sur Google, est connu des jeunes profs déprimés.

Anne-Sophie, trop sensible


Les yeux d’Anne-Sophie devant le groupe de presse qui l’emploie en stage (Nolwenn Le Blevennec/Rue89).

Anne-Sophie, 27 ans, connaît bien le blog de Céline, c’est l’une des premières choses dont elle parle :

« Tu l’as lu ? Dans l’Education nationale, c’est tabou d’aller mal. Heureusement, il y a Internet et les blogs. »

Cette petite blonde, perles aux oreilles, très réfléchie et qui vient du Nord de la France, n’a pas du tout le même profil que l’impulsive Céline. Elle a aussi démissionné.

Ses premiers jours de classe, Anne-Sophie les vit dans un stress qui la met de mauvaise humeur. On lui a dit que le premier cours est le moment de la « grande révélation », la sensation d’être au bon endroit est censée vous envelopper entièrement. Elle n’a pas trouvé ça transcendant du tout.

La jeune prof se rend compte que les élèves ne l’écoutent pas. Aucun. C’est encore pire, dit-elle, que le bordel :

« Je parlais dans le vide, j’avais l’impression de devenir folle. »

Les élèves, un miroir anxiogène


Anne-Sophie devant son lieu de stage. ((Nolwenn Le Blevennec/Rue89).

L’impression d’inadéquation est totale. Anne-Sophie se rend compte qu’elle manque d’aisance et de théâtralisme. Personne ne lui a appris (son premier cours d’IUFM a eu lieu deux jours avant la rentrée) à capter l’attention.

Perfectionniste, elle vit mal le fait de se sentir échouer : trente paires d’yeux la regardent et elle se demande ce qu’ils pensent d’elle à chaque moment.

Les élèves sont un « miroir anxiogène » de sa personne, dans lequel elle lit de l’ennui. Pour être un bon prof, elle pense qu’il faut une capacité à s’oublier qu’elle n’a pas. Une autorité naturelle, aussi :

« Quand les élèves sont excités, on te conseille de jouer au méchant. Moi, je tapais par exemple mon sac contre la table, au lieu de le poser. Je claquais un peu la porte. Ça marche bien, mais tu contrains ta personnalité et tu dois contrôler ta gestuelle, c’est épuisant. »

Anne-Sophie s’est trompée de voie. Elle en veut aussi à l’EN. Elle enseigne la grammaire à des sixièmes alors qu’elle a étudié les lettres. Les effectifs qui augmentent l’obligent à mettre « consciemment » des élèves de côté. Quant aux programmes, la mise en place de la méthode inductive, par exemple, est une « absurdité pédagogique » : « Les élèves sont perdus et le niveau sonore monte. »

Mais si elle décide de faire autrement, les inspecteurs le verront sur ses fiches de cours. Impossible de prendre quelques libertés.

Cartouches d’encre dans la figure

Pendant plusieurs mois, Anne-Sophie renonce à parler de ses difficultés à l’IUFM. Elle sait qu’on va lui faire comprendre que c’est de sa faute, comme à une de ses copines qui a reçu des cartouches d’encre sur le visage et qui a été accusée par ses formateurs de « mépriser son public ». Elle parle d’une « culture de la culpabilisation ». Si elle s’avoue en difficulté, il y aura aussi plus de visites d’inspecteurs et donc plus de stress. Elle se tait.

L’école est devenue insupportable. Aux vacances de février, Anne-Sophie finit par se mettre en arrêt maladie, un grand classique. Elle pense, au passage, qu’il ne serait pas idiot qu’il y ait « une médecine préventive qui vienne vers les profs, il y a urgence ».

Son congé va finalement se prolonger jusqu’à la fin de l’année, elle pense que sa vie est foutue. Elle en profitera pour passer les concours des écoles de journalisme (avec succès). Le soir où elle a envoyé sa lettre de démission, « c’était hyper-libérateur ». Elle a ouvert une bouteille de champagne.

► Article initialement publié le 27/04/2011.

Corrigé le 28/04/11 à 10h15. Céline a envoyé un mail de précisions sur sa nationalité et ne souhaite pas que la comparaison avec la Scientologie lui soit attribuée.

Corrigé le 04/05/11 à 15h38. Le rectorat de Créteil donne les vrais chiffres des démissions.

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  • Frédéric Mornais
    Frédéric Mornais
    Jardinier
    • Posté à 09h49 le 28/04/2011
    • Internaute 142823
      Jardinier

    Tout cela est très intéressant et on ne dira jamais assez que l’Éducation Nationale n’est plus la « planque » qu’elle a peut-être été, et qu’elle continue d’être aux yeux de certains.
    Toutefois je relève dans l’article quelques petites réflexions qui me font réagir. D’abord, je crois totalement infondé l’appel à davantage de « formation » des enseignants, et notamment en « gestion de classe ». J’ai pour ma part « bénéficié » d’un statut de stagiaire IUFM à 6h de cours, le reste étant réservé à ces « formations ». Elles sont pour la plupart inutiles, verbeuses, et comme le dit très bien l’article, elles incriminent l’enseignant débordé par ses élèves. Je crois qu’il n’est pas très grave que Kevin ait besoin de temps pour apprendre à se faire obéir des enfants, c’est même normal. Mais comme beaucoup de profs il veut des enfants au garde à vous dès la première heure, sans quoi il a l’impression d’être nul. Il fut un temps où les profs apprenaient « sur le tas » ; ils prenaient des classes avec une licence, se formaient par l’expérience, y parvenaient ou non, et ne s’inquiétaient pas de passer par l’IUFM (qui par bonheur n’existait pas) pour acquérir de prétendues compétences miraculeuses, sésame vers l’autorité sans douleur !
    Quant à Céline, je comprends mal ce qu’elle reproche à l’EN, si ce ne sont les griefs habituels, totalement justifiés, contre une administration kafkaïenne. Que son « tuteur » ait été incompétent, c’est quasi normal, le cas est loin d’être rare ! Quant aux anxiolytiques, je suis un peu ébahi par tant de naïveté : bien sûr que tout le monde en prend, et pas seulement dans l’EN ! C’est triste mais c’est comme ça ! Et nous touchons là à un autre problème, le vrai problème : celui d’une société anxiogène, violente, minée par l’obsession de l’efficacité. Et j’ai d’ailleurs une petite pensée pour les profs (comme moi) qui aimeraient eux aussi se payer le luxe de démissionner, mais qui n’en ont certes pas le courage, ni surtout les moyens ! Tout le monde, sauf votre respect, ne peut hélas pas avoir la chance insigne de décrocher des concours de journalisme ou autre chose... Ni se retirer du monde pour élever ses enfants. Comme Don Salluste/De Funès, « je suis prof, je ne sais rien faire ! », alors... Alors il y a des cas, oui, où un petit anxiolytique, finalement, c’est simple, hop...

  • Jaguar_
    Jaguar_
    Félin
    • Posté à 11h28 le 28/04/2011
    • Internaute 125154
      Félin

    Avoir vu qu’ils n’étaient pas à la hauteur et avoir démissionnés est vraiment une courageuse décision, salutaire pour eux comme pour les gosses qu’ils auraient eus en classe.

  • iakob
    iakob
    professeur de lettres
    • Posté à 12h47 le 28/04/2011
    • Expert 153814
      professeur de lettres

    Oui : faire ses classes est éprouvant. Après un certain nombre d’années dans l’enseignement, je me souviens du premier jour aussi. A l’époque, j’avais passé le concours deug pour être instit. Sans formation, je me suis trouvée parachutée dans une maternelle dans une zone défavorisée de Dieppe. Les petits, moi, je ne connaissais pas. Un accueil dans mon école de rattachement peu amène : la pause café édifiante. Que faisais-je dans cette galère ? Le milieu, féminin exclusivement ; après deux jours d’observation, une instit absente, je deviens « maîcresse ». Et là, une pagaille immense : le travail par groupes d’activité, le bruit des 30 élèves et plus, et puis, les pauses pipi qu’on induit par une marche éprouvante, en chantant « Le petit train s’en va dans la montagne... », un rang parfait, une marche à reculons, pour rester en contact visuel avec les enfants, et la récréation, 20 minutes, une demi-heure, je ne sais plus... Toujours est-il que pour moi cette première récréation a duré bien plus ; je suis allée voir mes collègues, et j’ai dit que je devais ranger la classe ; j’ai ouvert les fenêtres, allumé une cigarette, et oui, et j’ai fait le ménage ; ma première journée .
    Je souviens de la visite de l’inspectrice, pas pour moi, pour une collègue chevronnée, et l’angoisse de toutes, comme des enfants craignant de se faire taper sur les doigts. Je me souviens de la seule chanson que mon enfance m’avait laissée, « Frère Jacques », que je distillais avec abnégation, heureusement, j’étais remplaçante, je n’avais pas toujours le même public. Je me souviens de la visite de la conseillère pédagogique, se prenant pour l’inspectrice, qui elle-même se prenait pour le gardien des institutions. Je me souviens d’une directrice me racontant que de son bureau, l’école était intégrée dans un magma d’immeubles, elle avait vu un père secouer son enfant par la fenêtre, au 8ème étage, pour lui faire apprendre la vie. Je me souviens d’un élève, 1ère section de maternelle, deux ans, lors d’une séance de « graphisme », qui dura 3 secondes. Je me souviens de ma solitude. Et puis cela me rappelle l’étrange impression de me voir « faire la classe », et de me moquer de celle qui n’était vraiment pas à sa place. Le soir, après quelques kilomètres de route, épuisée, je ne songeais qu’au lendemain, que pourrais-je encore inventer, pour développer leur curiosité, leur approche de l’art, leur habileté manuelle, leur expression physique, leur goût pour les comptines, leurs apprentissages : en fait, ce que je préférais, c’est leur raconter des histoires, moi sur la p’tite chaise, eux assis par terre, les yeux levés sur les images. Bon heureusement, après j’ai passé le capes de lettres. Et j’aime mon métier, vraiment.

  • petitmilou
    petitmilou
    attentiste
    • Posté à 14h05 le 28/04/2011
    • Internaute 129990
      attentiste

    Je confirme que l’éducation nationale est le dernier vestige du stalinisme.Vous ètes jugés non sur votre travail,mais sur ce qui se dit de vous,les réunions de concertation ne servent qu’à entériner la parole divine (directeur ou directrice) ; une remarque se traduit par un (mauvais) coup en douce à la première occasion,et on vous laisse plus tranquille si vous vous en foutez royalement plutot que tenter coute que coute de faire ce pourquoi vous ètes là.
    Quel bonheur de ne plus en faire partie..

  • wieeinstlilimarleen
    • Posté à 14h23 le 28/04/2011
    • Internaute 6659

    => Lien

  • Ylmith
    Ylmith
    Bricoleur informatique
    • Posté à 16h00 le 28/04/2011
    • Internaute 85922
      Bricoleur informatique

    Je reste quand même admiratif devant ces jeunes qui aimeraient enseigner, si tant est qu’ils aient vraiment envie de ça plutôt que d’avoir un poste « à vie » (les 2 n’étant pas incompatibles). Quand mon frère, qui est professeur d’E.P.S., me raconte sa vie professionnelle je me dis à chaque fois qu’un des plus beaux jours de ma vie fut, sans que je le sache alors, le jour où j’ai raté le Capes pour la 3eme fois. Merci mon Dieu, tu es grand !

  • la vache a lait
    la vache a lait
    chef d'entreprise
    • Posté à 17h03 le 28/04/2011
    • Internaute 94534
      chef d'entreprise

    ça me rappelle des souvenirs, en 1981, j’ai réussi le concours à l’école Normale de Grenoble, passionné par la relation avec les enfants et ayant un trés bon souvenir de l’école primaire dans les années 60.
    Reçu le Vendredi : en classe le Lundi ! ! ! en ZEP évidemment dans une classe de CE1 dans laquelle, il n’y avait pas de livres, pas de cahier et dans laquelle les chers collègues de CE1 avait mis tous les élèves dont ils ne voulaient pas. J’avais beau chercher dans mes souvenirs, la pédagogie était absente de mon savoir faire, quel échec ! ! et quel desespoir ! ! amplifié le mois d’après en stage en école normale avec des profs inadaptés qui eux étaient incapables de nous apporter des réponses, puisqu’ils étaient formés pour les élèves d’EN débutants depuis la classe de 3 ème.J’ai donc été viré de l’école normale au bout de 2 ans parce que je refusais de faire des devoirs style 6ème et que je réclamais ( pas tout seul d’ailleurs) des vrais conseils en pédagogie.Evidemment saqué par le SNI puisque je n’étais pas adhérent
    Pour couronner le tout, ma belle soeur est bientôt inspectrice d’académie, elle est raciste, incompétente et sans aucune créativité.
    Donc, rien n’a changé, on fait des élèves qui s’ennuient et qui vont d’échec en echec, sauf si ils deviennent des bons petits soldats de la République.
    Pour information, lire : Vaneigem : Avertissement aux écoliers et lycéens, il est en téléchargement gratuit sur internet

  • Tom Joad
    Tom Joad
    Citoyen
    • Posté à 17h56 le 28/04/2011
    • Internaute 95151
      Citoyen

    De quoi s’étonnent-ils ?
    Cette situation ce sont les 68ards qui l’ont voulu.
    Il faut laisser l’enfant découvrir et aprrendre par lui-même, ben c’est pareil pour les profs, je ne vois pas où est le problème....

    Par contre, la solution elle est dans la remise en place du système pré-68, qui avait fait ses preuves.
    Que n’ai-je dit là !
    Par Zeus, je choque les bien-pensants ?
    Je m’en fout. : p

  • Tom Joad
    Tom Joad
    Citoyen
    • Posté à 17h56 le 28/04/2011
    • Internaute 95151
      Citoyen

    De quoi s’étonnent-ils ?
    Cette situation ce sont les 68ards qui l’ont voulu.
    Il faut laisser l’enfant découvrir et aprrendre par lui-même, ben c’est pareil pour les profs, je ne vois pas où est le problème....

    Par contre, la solution elle est dans la remise en place du système pré-68, qui avait fait ses preuves.
    Que n’ai-je dit là !
    Par Zeus, je choque les bien-pensants ?
    Je m’en fout. : p

    • Towelie
      Towelie répond à Tom Joad
      Ater
      • Posté à 20h40 le 28/04/2011
      • Internaute 114649
        Ater

      aah, en voilà un bon commentaire !
      Question : si c’était si bien avant... pourquoi ne se retrouve-t-on pas avec mieux que le monde actuel ? Puis le bon sens voudrait qu’on se dise que les solutions d’avant (pas idéales, encore une fois, vu notre monde actuel) étaient pour le monde d’avant, il y a quand même quelques différences, vous ne trouvez pas ?

  • caisse
    caisse
    retraitè
    • Posté à 20h50 le 28/04/2011
    • Internaute 140522
      retraitè

    l’éducation nationale à laissé se creuser un abyme entre la transformation de la société et l’adaptation de son mode d’action. Pas étonnant que les jeunes profs prennent la déflagration en pleine face.

  • caisse
    caisse
    retraitè
    • Posté à 20h50 le 28/04/2011
    • Internaute 140522
      retraitè

    l’éducation nationale à laissé se creuser un abyme entre la transformation de la société et l’adaptation de son mode d’action. Pas étonnant que les jeunes profs prennent la déflagration en pleine face.

  • caisse
    caisse
    retraitè
    • Posté à 20h50 le 28/04/2011
    • Internaute 140522
      retraitè

    l’éducation nationale à laissé se creuser un abyme entre la transformation de la société et l’adaptation de son mode d’action. Pas étonnant que les jeunes profs prennent la déflagration en pleine face.

  • profdoc
    profdoc
    Enseignante
    • Posté à 21h19 le 28/04/2011
    • Expert 153879
      Enseignante

    Je reconnais bien l’ambiance qu’il règne dans les établissements scolaires : le mal être, la solitude, les difficultés avec les élèves et les familles, l’absence de cadre et d’équipe, la frustation, la fonctionite aigüe...cela fait 7 ans que j’y travaille, 7 ans que je déplore le fonctionnement de l’institution et les moutons qui adhèrent au système...j’étouffe ! ! ! Je réfléchis à ce que je pourrais faire d’autre mais tout bas : les collègues sont complétement sourds, l’entourage ne comprend pas que je souhaite abandonner ma chère place gagnée durement et tellement sûre par les temps qui courrent. Partout où je suis passée, je suis la mauvaise fonctionnaire : j’ai tendance à dire tout haut les choses et qu’est ce que ça peut déplaire ! ! ! J’ai une étiquette de raleuse et de négative. Certes je le suis et pour cause : ceux qui ne foutent rien sont tranquilles ; ceux qui savent se mettre dans les petits papiers des chefs sont bénis et indispensables ; ceux qui se donnent à fond pour les élèves sont saqués au moindre pet de travers ou par bête jalousie ; ceux qui sont malades sont exclus ; ceux qui, comme moi, refusent de rentrer dans le moule, pour la simple et bonne raison qu’ils ne sont plus des enfants mais des adultes qui réfléchissent sont montrés du doigt : moi ça me fait râler ! ! ...Et à l’extérieur, les administrations qui gèrent les personnels sont incompétentes, transparentes, souvent injoignables, tyrannique au sujet des mutations (à moins de connaître la bonne personne)... bref jamais là, sauf pour annoncer des directives infaisables sur le terrain (pas de moyens la plupart du temps). La formation continue cette année est mise à mal, beaucoup de stage ont été annulé par manque de financement. Les inspections pédagogiques ne servent à rien : que tu fasses bien ou mal ton travail, tu avances selon la grille rigide d’indices et au pire, tu gagnes un échelon par ancienneté. Elles sont amenées à disparaître et ce sera le chef d’établissement qui notera ton travail de prof : c’est comme partout, dans ces cas-là, vaut mieux être un canon et bien docile en plus pour gagner des points...Le mal être enseignant existe pour ces raisons, et d’autres sûrement...et c’est un métier où pour être efficace, il faut avoir un sacré MORAL ! Mais c’est quoi ce bordel ! ! ? ? A croire que mal former la société de demain est un objectif de contrôle de la pensée ! Plus il seront dépourvus d’esprit critique, plus ils seront manipulables ! Ces élèves à qui on n’apprend plus rien de fondamental, que l’on entasse dans des salles de cours au mépris de la sécurité, au mépris du droit à l’instruction scolaire. Au mépris aussi de leur dignité humaine, exemple : 1200 élèves, un internat, des ateliers (objets coupants, feu, produits dangereux) et l’infirmière présente que le lundi, le reste du temps : on fait au mieux ! Allez j’arrête ici, c’est suffisant. La rentrée 2011 s’annonce catastrophique en terme d’effectifs, de formation des enseignants, des moyens alloués...laissons donc encore une génération se casser la gueule...aux parents qui n’ont rien compris et qui remettent en cause systématiquement la parole du maître, je dis REAGISSEZ et soyez plus exigeants envers l’Institution pour l’instruction de vos anfants (l’éducation est en grande partie votre affaire, à ne pas confondre) ...nous, il y a belle lurette qu’on nous écoute plus et les syndicats ne savent plus que faire de jolies banderoles...ce soir il y a Le Maître d’Ecole sur TMC ...une fiction !

    • caisse
      caisse répond à profdoc
      retraitè
      • Posté à 22h49 le 28/04/2011
      • Internaute 140522
        retraitè

      En résumé vous faites comme la majorité de vos collègues, vous vous plaignez en attendant le changement.

      • profdoc
        profdoc répond à caisse
        Enseignante
        • Posté à 08h18 le 30/04/2011
        • Expert 153879
          Enseignante

        Quel changement ? La machine est lourde à bouger ! Et ce, quelque soit la politique mise en place. Il y a derrière tout ceci des révélateurs de la société : la panne de l’ascenseur social, la montée de l’individualisme, le manque d’idées humanistes, la fragmentation communautaire, l’amenuisement de valeurs républicaines communes...l’Ecole n’est pas un sanctuaire, elle est un miroir de la société. Et les personnels en sont les premiers témoins. L’Ecole ne garantit plus l’égalité, elle renforce les disparités : comment voulez vous qu’elle représente un espoir pour la jeunesse ? La question de l’éducation ne se limite pas aux murs des établissements. La question est : quelle société pour demain ? La réponse est dans la volonté des adultes d’aujourd’hui. Alors oui je me plains mais je n’attends pas pour autant. J’agis ! Sur des questions du vivre ensemble, du respect de l’autre, de la richesse des différences, du développement de l’esprit critique...ce ne sont que des gouttes d’eau qui me coûtent personnellement parce que je me fais taper sur les doigts régulièrement...et alors ? Je subis souvent, j’ai des baisses de moral mais je continue, parce que je ne sais pas quoi faire d’autre ! Je sais que je vais tout droit vers l’écoeurement du métier, mais j’y vais ! A ce moment là, je verrai ce qu’il en est. Je ne suis pas étonnée que beaucoup baissent les bras et je crois qu’il vaut mieux suivre ses convictions en changeant de métier plutôt qu’en y restant et se perdre soi même. Je trouve mes ressources auprès des élèves qui savent rendre ce qu’ils reçoivent, à leur manière, c’est avec ça que je tiens, ça me fait dire que je ne fais pas mon travail pour rien : c’est ponctuel, ça tient souvent en une phrase, ça reste rare mais ça permet de tenir encore un peu ! C’est donner beaucoup pour un résultat moindre. C’est décourageant pour toutes les raisons évoquées précédemment. J’ai encore la foi mais je vais la perdre !

  • A la basta que sigue
    A la basta que sigue
    étudiante en journalisme
    • Posté à 13h49 le 29/04/2011
    • Internaute 151929
      étudiante en journalisme

    je pense qu’il faut creuser l’histoire de la scientologie ou du moins de la nouvelle idéologie qui petit à petit fait son chemin dans nos écoles, et nos universités. Celle de la performance, du chacun pour soit, de la recherche de gloire et de célébrité, de la concurrence, là où il ne devrait y avoir que respect, échange, enseignement, liberté.

    A côté des profs qui veulent faire leur boulot, il y a tous ceux (profs et administrateurs) qui profitent d’un système et qui poussent à bout leurs collègues, pour qui trop souvent la seule issue est la démission ou le suicide.

    Une question, que faire en cas de harcèlement moral en France ?

  • Vico_lachips
    Vico_lachips
    Etudiant
    • Posté à 15h29 le 29/04/2011
    • Internaute 153965
      Etudiant

    L’éducation n’est plus ce qu’elle était.
    Merci monsieur le président d’avoir poussé de très bons professeurs à partir en retraite (même s’ils avaient envie de continuer d’enseigner). « Réforme des retraites ».
    Merci aussi pour avoir lésiner la fonction publique et en particulier l’éducation nationale.
    Cet article témoigne de cette négligence, ce n’est pas à cause de leurs caractères ou des élèves mais bien à cause d’une formation des futurs professeurs bâclée pour pouvoir faire des économies sur un service indispensable au bon déroulement de la vie d’un individu.
    Mais enfin quand on voit qu’ils ne sont pas fichus d’en faire ailleurs.
    Ex : la TVA à 5,5 % dans les restaurants à couté plus de deux milliards d’euros à la France et nous qu’est ce qu’on a gagné sur le prix d’un menu à 25 ? 50 cts voir rien du tout. Merci.

  • Avembe
    Avembe
    Enseignant
    • Posté à 22h39 le 29/04/2011
    • Expert 50055
      Enseignant

    Bon tout ça ne m’étonne absolument pas, chui dans le métier...à mon sens , avec les discussions que g pu avoir avec notamment nombre d’administratifs qui executent les ordres, plus mon expérience de prof , ma conclusion est qu’on ne soupçonne pas lqa profondeur des dégâts et surtout le degré hallucinant de la déconnection entre les gens qui établissent les programmes carrément fumeux(fumistes) en tout cas irréalistes, ceux qui lcontrôlent leurs applications et les ...résultats...car je crois tout de même que malgré toutes les remontrances dont les profs font l’objet , faudrait ENFIN que les gens s’interrogent sur les résultats...notamment les performances désastreuses en français...qui est tout de même la base de...l’éducation ...en France...

    Sans aller dans le détail car cela me prendrait carrément ...3 jours...il serait temps que les adultes(attention je ne parle pas que des arents et des profs, j’interpelle la communauté nationale) comprennent qu’ils sont responsables de l’éducation et que la COHERENCE et la RIGUEUR constituent des ingrédients IN-DIS-PEN-SA-BLES ...

    Ce sont NOS enfants...chaque année 130 000 d’entre eux sortent du système scolaire sans diplôme...au bout de 10 ans, je crois que ça fait qqchose comme 1 300 000(et cela fait 20 ans qu’on déplore cette situation ! ! !

    Si le ministère est incapable de donner les moyens aux enseignants de faire leur boulot, y a qu’à le fermer, et les parents se débrouilleront seuls...je crois même qu’ils seront capables de trouver des solutions bien plus pertinentes...autrement plus efficaces...

    Mais on a un problème...les gens..et il est grave...alors réveillons-nous parce que lorsque la formation des enseignants est autant escamotée...imaginez donc celle des mômes...

  • ferrerbartomeu
    • Posté à 17h55 le 30/04/2011
    • Internaute 622

    Sur ces questions, je vous recommande la lecture de la dernière note d’ecole-publique.fr

    Absence, absentéisme et réaction

    Lien

  • IKOFAR
    IKOFAR
    le bruit du vent
    • Posté à 11h54 le 13/07/2011
    • Internaute 150818
      le bruit du vent

    Encore des complaintes de jeunes profs ! Vous n’étalez pas du goudron sur les routes !
    Oui, travaillez dans une entreprise publique est difficile en raison de la lourdeur de son administration, mais ce métier d’enseignant est d’abord la passion de partager, et le fait de démissionner est égoïste.
    Organiser vous et court-circuiter le rectorat ; trouvez des solutions !

  • vik75
    • Posté à 12h17 le 13/07/2011
    • Internaute 89761

    pourquoi j’enseigne en Chine ?

    _ la france est la seule qui a un stupide concours qui valide uniquement les compétences académiques....lorsque l’on a un M1 ou un M2, je crois que l’on a largement prouvé que l’on était compétent dans sa matière.
    Au quebec, en belgique, il y a pas de concours.vous êtes évalué sur vos compétences à enseigner...mais cela les syndicats n’en veulent pas

    _ être obliger d’appartenir à un syndicat et de faire de la lèche pour avoir mutation ou autres.. ;

    _ l’idée qu’en france, il y a pas de mauvais élèves mais de mauvais profs...
    _ être dans un lycée avec des racailles et être dégouter de mon job car je ne suis pas à bac+4 pour faire le flic

    bref, ici, chaque fin d’année, je suis évalué sur mes compétences, les résultats que j’ai avec mes étudiants...cela m’oblige à être sans cesse bon et c’est stimulant..

    • Neferourê paillette
      Neferourê paillette répond à vik75
      prof
      • Posté à 17h36 le 13/07/2011
      • Internaute 109763
        prof

      Je crois que le DRAME des collèges et lycées, c’est que les enseignants sont des champions de leur matière. Point. Et que non seulement cela ne suffit pas, mlais c’est même inutile. Hélas leur formation sert maintenant de modèle aux enseignants du primaire... Bouhouhou... Quand comprendra t-on, « plus haut », qu’enseigner c’est un métier ! ! ! ? ? ?
      Bonne continuation en Chine.

  • Caniveau89
    • Posté à 12h23 le 13/07/2011
    • Internaute 26147

    Pôv t’its choux, faut les nommer victimes d’honneur et les citer à l’ordre du socialisme français !

  • Renard15
    Renard15
    Militaire
    • Posté à 12h34 le 13/07/2011
    • Internaute 71790
      Militaire

    J’ai eu une expérience en tant que « prof », c’est quand je me suis retrouvé instructeur en école de gendarmerie à TULLE. Bien sûr un militaire n’est pas un « prof », ce n’est pas un enseignant. Bien « briefé » dès le départ, de l’écoute, de l’autorité, montrer, enseigner par l’exemple et ça marche bien. ATTENTION ! ! ! Je ne critique pas les témoins cités dans cet article ! C’est vrai que l’état d’esprit nous est acquis et que les élèves sont volontaires, mais ça reste des élèves qui ont tout à apprendre de leur nouveau métier.
    Et pour ceux qui guette (j’en vois beaucoup) ce n’est pas de la « pédago mili » à coups d’insultes et d’huliliation ! Ne faire aucune différence, le port de l’uniforme abolit les classes sociales, leur montrer que la culture et la couleur de peau ne sont ni un obstacle et encore moins un problème.
    Plusieurs année après je suis encore en contact avec d’anciens et d’anciennes élèves pas forcément blonds aux yeux bleus et qui n’ont pas orcément embrasser le métier des armes.
    D’un autre côté, je ne voudrais pas être prof dans l’EN.

  • sebiseb
    • Posté à 13h06 le 13/07/2011
    • Internaute 26159

    Il faut savoir pour compléter le propos que les profs sont le seuls corps de métier pour lequel il n’y a pas de médecine du travail... Et pourtant, après le cas d’école « france telecom » on sait combien le stress au travail devient un critère prépondérant dans la détérioration des conditions de travail.
    M. Châtel était DRH chez l’Oréal, il ne peut donc ignorer que les CHSCT ont désormais en charge la vigilance sur les risques psycho-sociaux dont visiblement il fait fît sur son nouveau poste !

    • Neferourê paillette
      Neferourê paillette répond à sebiseb
      prof
      • Posté à 17h33 le 13/07/2011
      • Internaute 109763
        prof

      Merci de pointer cette anomalie.
      Mais bon, c’est que ça ne doit pas être si important que ça de mettre des adultes en bonne santé devant des enfants...

      • Fred24
        Fred24 répond à Neferourê paillette
        Rural
        • Posté à 20h06 le 13/07/2011
        • Internaute 89386
          Rural

        C’est la MGEN qui ne veut pas de médecine du travail surtout.

  • jacques42
    jacques42
    technicien
    • Posté à 13h21 le 13/07/2011
    • Internaute 158762
      technicien

    Ils sont peut-être tombés dans un mauvais lycée ,où tout le monde se moquent de tout.
    L’Education Nationale est un mammouth qui peut écraser les gens.

  • TFE
    TFE
    stagiaire
    • Posté à 13h37 le 13/07/2011
    • Internaute 87746
      stagiaire

    « Complètement perdu face à une maternelle » => lol. désolé mais c’est un peu gros quand même...

    En Asie être « prof » de maternelle c’est un job d’étudiant.

    En ce qui concerne l’Education Nationale proche d’une structure stalinienne par contre, je ne peux que confirmer, hélas, l’ampleur de la bureaucratie, de l’inertie, de l’inutilité et de l’inefficacité de la chose. ça fait 20ans qu’on nous promet de dégraisser le mamouth, on attend toujours..........

    • sebiseb
      sebiseb répond à TFE
      • Posté à 14h07 le 13/07/2011
      • Internaute 26159

      Tout dépend comment on conçoit la maternelle ? Comme une simple garderie ou comme un lieu de pré-apprentissage scolaire. Et en France, n’en déplaise au ministre qui pensait encore il n’y a pas si longtemps qu’on y changeait les couches, alors que la condition pour y entrer est justement d’être propre, il y a un vrai travail très pertinent qui y est réalisé.

      Je connais pas mal de grands groupes (entreprises) privés qui n’ont rien à envier à l’EN en matière de lourdeurs (et donc qui mériterait d’être dégraissées) et de méthodes de gestion stalinienne.

      La vraie question est de savoir qu’elle école la société française veut réellement et au-delà de toute idéologie ? Et que met-on en place pour y parvenir ?
      Car à ce jour, les réformes, et ce quelque soit les gouvernements, sont soient idéologiques soient comptables...

    • Neferourê paillette
      Neferourê paillette répond à TFE
      prof
      • Posté à 17h30 le 13/07/2011
      • Internaute 109763
        prof

      Passez une semaine avec des enfants de maternelle, et après on en reparle, ça vous va ? Petite précision : un enseignant en maternelle enseigne, et les enfants apprennent.
      On pourrait filmer votre expérience ? Allez, chiche ?

  • doudou9174
    doudou9174
    conducteur.receveur
    • Posté à 15h16 le 13/07/2011
    • Internaute 140131
      conducteur.receveur

    .ça ressemble a beaucoup de situations , aujourd’hui dans le monde du « travail “ .. dévalorisation globale ... , faux semblants, poudre aux
    yeux , démerde toi , attention sans faire de vague .

    parce qu’il n’y a pas de probléme, NON , c’est vous qui .....

  • alain_a_grenoble
    • Posté à 16h22 le 13/07/2011
    • Internaute 96016
      matheux

    « Les postes d’enseignants de collèges et lycées ne seront pas tous pourvus à la rentrée 2011 par concours, faute de candidats, mais ils le seront par d’autres voies, selon le ministère. »

    Qui a démissionné le ministère ? Il y aurait plus de postes à pourvoir que de candidats au CAPES et à l’agrégation ?

    • caro
      caro répond à alain_a_grenoble
      délinquante avérée
      • Posté à 17h03 le 13/07/2011
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      effectivement, à un concours, tous ceux qui ont la moyenne ne sont pas forcément reçus. C’est ce qui s’est passé ... Il parait qu’en maths (je crois) seuls 40 % des candidats ont été reçus. Cela ne va certainement pas empêcher les rectorats de recruter les recalés sous forme de « contractuels » ... ça coûte bien moins cher que des titulaires ! et tous les postes ne seront pas pourvus ...

  • elebeau
    elebeau
    enseignant
    • Posté à 17h37 le 13/07/2011
    • Expert 72516
      enseignant

    39 ans d’ancienneté en septembre. Ni dégoûté, ni enthousiaste. Je fais le travail le plus efficacement possible, Et pour cela, il faut oublier ce que dit l’ex IUFM, oublier ce que dit l’inspecteur, et ce, en adoptant une tactique très efficace : dire oui à tout le monde ( on vous fiche la paix) et n’en faire qu’à sa tête dans le respect des textes officiels, qu’ils faut absolument connaître, car vous en apprendrez aux inspecteurs qui, la plûpart du temps, les ignorent.
    Quant à la hiérarchie, elle est la plus éculée, la plus ringarde et obsolète que l’on puisse imaginer, car fonctionnant sur le principe français le plus sacré : le mépris du haut vers le bas de l’échelle, et par des gens qui ne seraient pas fichus de tenir 6 heures en classe : mieux vaut en rire.
    Et enfin, dernier conseil : débrouillez-vous pour ne JAMAIS faire appel à la hiérarchie si vous avez des problèmes, car au lieu de vous aider ils vous enfonceront. Bref, débrouillez-vous tout seuls.
    Et dernier conseil aux jeunes : vous gagnerez mieux votre vie ailleurs, vous y serez mieux considéré, car le privé non-enseignant a redécouvert ce qu’ignorent encore nos supérieurs hiérarchiques : le respect de la personne humaine.

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 17h40 le 13/07/2011
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    « Les postes d’enseignants de collèges et lycées ne seront pas tous pourvus à la rentrée 2011 par concours, faute de candidats, »

    C’est à cause de la regionalisation du Capes.

    Je suis sûr qu’il y a plusse de candidats au niveau national que de postes à pourvoir.

    • darkpandora
      darkpandora répond à Autist Reading -
      ***
      • Posté à 13h24 le 14/07/2011
      • Internaute 163885
        ***

      Le CAPES n’est pas régionalisé. Un jour peut-être, mais pas pour le moment en tout cas.

      • Autist Reading -
        Autist Reading - répond à darkpandora
        In enculo cum vibro
        • Posté à 00h59 le 15/07/2011
        • Internaute 73535
          In enculo cum vibro

        Ah oui, j’avale des étapes.

        Je croyais que c’était fait...

        Remarquez, eux aussi avalent des étapes, ils recrutent sans concours...

  • Harry_Cover
    • Posté à 17h49 le 13/07/2011
    • Internaute 161279

    Si les parents ne confondaient pas école avec garderie, les profs seraient peut-être mieux considérés et iraient mieux dans leur tête.
    Ils leur manqueraient plus qu’une vraie formation après ça...

  • Bozars
    Bozars
    prof
    • Posté à 18h11 le 13/07/2011
    • Internaute 163831
      prof

    Bonjour,
    Cela fait maintenant presque 10 ans que je suis prof en Lycée Pro (enseignement général). Pendant l’année d’IUFM, je me disais tous les jours « je vais démissionner ». Et puis voilà, trois ans en banlieue parisienne (la vie dans le tgv), deux ans au fond du Médoc et trois ans en banlieue bordelaise, et c’est toujours mon métier. Je m’y suis fait et j’aime le faire mais je crois que c’est un métier difficile comme beaucoup d’autres et que certains s’y font (ou sont faits pour même si je n’aime pas bien cette manière de dire) et d’autres non, comme les boulangers, les médecins etc... pourquoi éviterait-on de le dire ? Il faut supporter la confrontation et la mise en question par une 30aine de personnes jeunes et beaucoup moins fatiguées que vous pendant une 20aine d’heures par semaine et ensuite essayer de préparer correctement ce que vous allez leur proposer pour peut-être faire émerger quelque chose pendant le temps que vous les voyez...et encore...ce qu’on maîtrise vraiment là-dedans... Il faut c’est vrai aussi accepter d’être fonctionnaire (il y a des contreparties) et beaucoup se lancent dans le métier sans y penser vraiment : la grosse machine de l’éducation nationale, les mutations souvent pas du tout là où on voudrait surtout au début, la hiérarchie complexe, le jargon des programmes...etc... Tout cela pour dire que devenir enseignant ça ne peut pas être simplement recycler son diplôme universitaire en réussissant un concours, malheureusement ou heureusement je ne sais pas. J’ai tout de même été très touché par les portraits de ces trois anciens profs, ils ont su d’une certaine manière faire face à leurs difficultés et je rejoins la plupart des critiques perceptibles dans leurs témoignages, elles ont fondé l’envie que j’ai eu moi aussi de démissionner un jour et que j’aurai peut-être encore un jour. Mais pour ceux qui décident de rester profs il y a de quoi faire et de quoi trouver une place au milieu de beaucoup d’absurdités, notamment face aux élèves.

  • Fred24
    Fred24
    Rural
    • Posté à 19h07 le 13/07/2011
    • Internaute 89386
      Rural

    C’est génial, les bac+5 avec capes qui manquent seront remplacé par des vacataires venus d’on ne sait où, c’est formidable l’éducation nationale.....

  • lahurlette
    lahurlette
    (citoyenne)
    • Posté à 21h28 le 13/07/2011
    • Internaute 163453
      (citoyenne)

    Comment réussir à plomber l’éducation nationale et démotiver l’entrée dans l’enseignement ? ? ? Simplissime mettez un président qui a un profond mépris pour le monde enseignant , qui met en place une réforme à la hussarde pas réfléchie et incohérente , qui veut faire des économies en supprimant la formation car il confond savoir et transmission du savoir .....
    Bref ils auront réussi à doper Acadomia au dépens de l’école pour tous ...Bonjour la rentrée , ça va être chaud !

  • soutenable lourdeur du néant
    • Posté à 22h52 le 13/07/2011
    • Internaute 134590

    il me semble que cet article a déjà été publié sur la rue

    pas super pro, le réchauffé ! !

  • femmedesbois
    femmedesbois
    dans sa forêt
    • Posté à 23h15 le 13/07/2011
    • Internaute 93115
      dans sa forêt

    Dans ma petite commune rurale, classe unique (12 élèves) avec une enseignante de près de dix ans d’expérience. Tout se passe d’abord très bien pour mon fils scolarisé en CE1 et qui a la chance de bénéficier d’un enseignement de qualité avec une prof avec qui il s’entend bien... Mais le maire du village, une sorte de mini Kim-Jung-il local, lui fait des tracas aidé par une employée municipale : accès à la cantine interdit, intimidations de tous genres... La professeur, qui a aussi des soucis dans sa vie privée craque à la fin de l’année : arrêt maladie et on lui prescrit des anti-dépresseurs...

    A la rentrée 2010, les choses vont de mal en pis, la prof fait appel à l’inspection d’académie qui réagit très mollement. L’inspectrice ne va lui rendre visite que fin novembre et lui dit qu’après tout, elle n’a qu’à se mettre en congée maladie jusqu’à la fin de l’année....
    Elle n’a droit à aucun soutien et aucune défense. Finalement, une remplaçante est nommée, elle est incompétente et je préfère retirer mon fils de cet école pour lui faire finir son année scolaire au CNED.

    Quant à la prof victime de vexations, elle est dégoutée et a fait une demande pour être remplaçante car elle ne veut plus s’investir dans une classe à l’année alors que l’enseignement pour elle était une vraie vocation. Et même, en temps que remplaçante, elle n’est pas sûre de tenir le coup...

    Cherche-t-on ainsi par tous les moyens de se débarrasse de tous les enseignants titulaires ? Cela ne m’étonnerait pas... Ces enseignants qui sont honnêtes et motivés vivent peut-être un enfer mais les premières victimes, ce sont les enfants !

    • brouettedorée
      brouettedorée répond à femmedesbois
      prof des écoles remplaçante
      • Posté à 15h32 le 14/07/2011
      • Internaute 163900
        prof des écoles remplaçante

      « finalement une remplaçante est nommée...incompétente »

      Quel jugement difficile à entendre personnellement...

      Je suis remplaçante, j’ai la même formation que mes collègues enseignants fixés dans une classe, mais je subis un mépris de la part des parents lorsque j’arrive sur un remplacement (court ou long) qui est je pense causé par les médias...

      D’abord, les premiers jours de remplacement sont toujours délicats. Il faut se fondre dans un moule pré existant et accepter de modifier ses propres habitudes au profit de celles du collègue remplacé, pour que les élèves soient le moins perdus possible.

      Ensuite, les enfants ont tendance à difficilement accepter le remplaçant, surtout si les parents en parlent de façon négative.

      Celà contribue donc à envenimer le climat de classe, du coup les apprentissages ne peuvent se faire correctement, et les résultats scolaires ne peuvent qu’en pâtir...

      Je pense qu’en adoptant devant son enfant une attitude bienveillante sur son ou ses professeurs, l’enfant sera apaisé et en confiance avec le nouvel instit.

      A méditer.

      • femmedesbois
        femmedesbois répond à brouettedorée
        dans sa forêt
        • Posté à 17h27 le 14/07/2011
        • Internaute 93115
          dans sa forêt

        Je ne parlais pas de remplaçants en général ! ! !

        toujours ces réactions de castes dans ce pays, pffff....

    • nounours07
      nounours07 répond à femmedesbois
      fonctionnaire démissionnaire
      • Posté à 15h54 le 14/07/2011
      • Internaute 156729
        fonctionnaire démissionnaire

      je peux vous dire que OUI il s’agit d’un calcul cynique venant d’en haut de très haut pour casser l’EN à tous les niveaux.

  • femmedesbois
    femmedesbois
    dans sa forêt
    • Posté à 23h20 le 13/07/2011
    • Internaute 93115
      dans sa forêt

    En tant que demandeuse d’emploi, je me suis proposé un poste de vacataire pour faire des remplacements en tant que prof d’anglais dans les collèges et lycées de mon département. j’ai refusé, j’ai une licence d’anglais que j’ai eu en 95 et mon niveau d’anglais est médiocre car malheureusement, mon dernier séjour dans un pays anglophone remonte à 94. De plus, le peu d’expérience que j’ai dans l’enseignement n’est pas vraiment encourageant, je ne suis pas faite pour ça je pense. N’empêche que l’on était prèt à me balancer dans une classe du jour au lendemain ! !

  • Utopistegosiste
    Utopistegosiste
    utopistegoiste
    • Posté à 01h44 le 14/07/2011
    • Internaute 163857
      utopistegoiste

    j’avoue je n’ai pas lu l’article sur lequel je poste, mais j’ai cherché vainement sur rue89 un espace où je pouvais poser des questions et être soutenue (si je pouvais éviter la religion pour trouver ces réponses je vous remercie d’avance).
    les vacances scolaires m’effraient, les veilles de 14 juillet tout autant. j’habite dans un quartier plutôt populaire de paris et j’avoue que je veux plus que jamais penser que je ne me trompe pas. Mais ce soir j’ai été choquée en rentrant bobo que je suis vers 1h du mat et voir en bas de chez moi des crs, des pompiers et des smartphoneurs tout à s’occuper de dégradations « festives » : voiture retournée en feu, vitrines brisées...pour la première fois j’ai assisté à cette scène. j’ai besoin d’aide ce soir pour comprendre le sens de tout cela. A part nourrir les discours des extrémistes, détruire l’espace de vie des voisins, des proches qui vivent dans le quartier etc...quel message envoyons-nous à ces personnes suffisamment désœuvrés pour qu’elles trouvent intérêt à dégrader leur propre espace de vie ? merci pour vos réponses

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