06/07/2011 à 09h59

Les « polyamoureux », ces « indignés » de la monogamie

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89


Un roi et ses deux reines (Marthe Poulain).

Françoise Simpère, journaliste et auteure de romans, notamment érotiques, est tombée dans le « polyamour » par hasard, dans les années 70. Elle en est devenue la théoricienne, avec son livre « Aimer plusieurs hommes », publié en 2002 et republié après augmentation en 2009 (éditions Autres mondes), et le « Guide des amours plurielles pour une écologie amoureuse » (Pocket).

Joueuse, cette croqueuse d’hommes et mordue de la vie a inventé le terme de « lutinage », un art d’apprendre à aimer au pluriel qui est aussi une invitation à s’aimer soi-même. Elle n’est pas à la tête du « mouvement » du polyamour, qui se développe notamment sur Internet, mais reste sa meilleure communicante.

Rue89 : Comment êtes-vous venue au polyamour  ?

Françoise Simpère : C’était deux ans avant mon mariage, il y a 35 ans. Lorsque mon mari a été tenté par une autre, j’ai réalisé que je n’étais pas jalouse. J’ai trouvé logique qu’il puisse avoir d’autres élans et n’ai pas pensé une seconde que ça pourrait changer l’amour qu’il avait pour moi.

J’ai été élevée dans une famille classique, monogame. Quand j’ai eu ma première relation hors-mariage, par pur désir, je me suis dit : « Qu’est ce qui m’arrive ? » Et en même temps j’étais ravie.

Depuis, c’est devenu naturel : si on rencontre quelqu’un qu’on trouve intelligent, pour lequel on a de l’affectivité, ça peut arriver aussi qu’on ait du désir. Pourquoi mettre une barrière ? Il ne faut pas sous-estimer le sexe – les relations qu’on a avec quelqu’un avec qui on ne fait pas l’amour ne pourront jamais être les mêmes qu’avec quelqu’un avec qui on fait l’amour ; ni le surestimer – quand une relation dure, le sexe passe au second plan.

Qu’est-ce que l’amour pluriel ?

C’est le fait d’aimer de façon affective, sexuelle et intellectuelle plusieurs personnes à la fois. Ce sont des relations apaisées et égalitaires. Un «  pluri  », on peut lui sauter au cou sans qu’il baisse son pantalon ni que sa copine vienne vous écorcher.

Est-ce un mouvement large dans notre société ?

Quand j’ai écrit « Aimer plusieurs hommes », j’ai reçu énormément de courriers de gens tentés par ce mode de vie. Je vois de plus en plus de jeunes concernés maintenant. Je suis ravie de ne plus être la seule porte-parole de ce mouvement, car je saturais un peu.

Pour moi, le « pluriamour » est une réponse dans la vie privée à ce qui se passe dans la vie publique. J’aimerais que les valeurs véhiculées par les « pluriamoureux », l’écoute, l’échange, la tolérance, remplacent celles de cette société capitaliste dure et possessive.

Vous dites que l’idée selon laquelle si on va voir ailleurs, c’est qu’on n’aime plus son partenaire, est à la fois «  périlleuse et sexiste  ». Pourquoi ?

Un couple solide est un couple qui partage un projet de vie. Mais ne pas avoir envie d’aller voir ailleurs est terrifiant, ça veut dire que le jour où je rencontre quelqu’un, je ferme mon regard, mes oreilles. C’est l’amour aveugle !

Personne ne peut tout vous apporter, et moi je suis ravie de pouvoir déléguer certaines missions à d’autres. Par exemple, beaucoup d’hommes ont besoin viscéralement qu’on les brosse dans le sens du poil, et je ne sais pas le faire.

Néanmoins, comment ne pas faire souffrir l’autre ?

Ça n’est jamais facile car ça va à l’encontre des valeurs dominantes de la société. Parfois, on n’assume pas, alors on arrête. Moi je suis restée avec mon mari même si j’ai parfois eu envie de le fuir. Cependant, il y a des choses que j’ai envie de vivre avec certains hommes et pas avec d’autres, pourquoi blesser les uns en racontant ce que je fais avec les autres ?

Et comment assumer face à la société ?

D’abord, on n’a pas besoin de raconter sa sexualité à tout le monde. Moi je ne l’ai pas cachée car je suis journaliste et j’avais envie de faire connaître ce mode de vie.

A un moment, je me suis demandé si c’est moi qui étais folle ou les autres. Je suis allée voir un psy qui en six mois m’a fait comprendre que j’étais comme ça et les gens pensent ce qu’ils veulent de moi.

Le polyamour peut-il faire durer le couple ?

Je crois que oui car beaucoup de gens divorcent lorsqu’ils font une autre rencontre, alors qu’ils aiment encore leur partenaire officiel. Je leur dis : ne faites rien avant un an, le temps que la passion hormonale soit passée. Quand des hommes veulent quitter leur femme pour moi, je leur dis  : « Doucement, on en reparle dans six mois. » Aucun n’a divorcé.

Je connais des femmes qui ont des enfants avec deux hommes, des hommes qui vivent seuls et à qui ça fait plaisir que d’autres hommes s’occupent de leur amoureuse... Il faut accepter qu’on n’est pas unique.

Le polyamour est-il universellement partagé selon vous ?

Je pense qu’on est faits pour aimer plusieurs personnes. Jamais personne n’a su me répondre à la question :

« Pourquoi serait-il mieux de n’en aimer qu’une seule ? »

Le pluriamour est libertaire, anarchiste et révolutionnaire, au sens où il s’agit d’organiser soi-même sa vie, en faisant super attention à l’autre. J’ai rencontré quelques pluri chez les « indignés », preuve qu’on se retrouve dans une contestation du monde.

Quand je suis à des « cafés poly » je me dis que si les gens en couple monogames s’interrogeaient autant sur le lien qu’ils ont avec leur époux, il n’y aurait pas de divorce.

Le sexe est-il différent chez les polyamoureux ?

Le pluri dédramatise les relations sexuelles en général. Il est moins frustré et moins obsédé. En payant dans un club échangiste, le couple monogame achète le droit de coucher avec d’autres devant son partenaire. Moi je n’aurais pas forcément envie que tout le monde me voie jouir avec tout le monde !

Nous, les pluri, vivons la sexualité comme un jeu formidable. Il y a des délires sexuels qu’on a envie de faire avec certains, et puis on est contents de rentrer à la maison. Avoir plusieurs amoureux, c’est avoir plusieurs sexualités avec chacun, découvrir des choses de soi. Moi je suis plus dans le registre de l’amitié amoureuse que dans la passion charnelle et dévastatrice. Je peux avoir des amants depuis plus de vingt ans que je ne vois que deux fois par an.

Pensez-vous qu’on est tous des polyamoureux qui s’ignorent mais que la morale nous empêche de franchir le cap ?

Le pluri peut être monogame de temps à autre, contrairement au monogame pour qui il n’y a qu’un seul modèle possible. On peut vivre tout selon les périodes de la vie. C’est beaucoup une question d’acceptation sociale. Dans les années 60, les divorcés ont été mis à l’index... comme les pluri aujourd’hui. Mais dans cinq ou dix ans, si le monde change comme je l’espère, ce ne sera plus hors-norme.

Comment sait-on qu’on est poly ou pas ?

On se sonde, on essaie, ce n’est pas un chemin facile, mais quand on voit les gens qui y sont arrivés, qu’on les voit apaisés, sereins, joyeux, sensuels, ça donne envie.

Maintenant c’est la monogamie qui me semble bizarre, je me demande pourquoi on impose ça alors que ça ne marche pas dans un cas sur deux.

Les pluri se fréquentent-ils entre eux, et que disent-ils aux monogames ?

D’abord, on ne peut vivre qu’entre soi, car on est ultra-minoritaires, je ne sais pas, peut-être 2% de la population. On fréquente beaucoup de monogames et de gens qui sont dans l’adultère et préfèrent ne pas le dire.

Parfois, on se fait un dîner entre pluri, c’est très bisounours et ça ne finit pas du tout en partouze, il y a une pudeur, surtout chez les jeunes. Quand certaines me disent « ne touchez pas à mon mari », je leur réponds de ne pas s’inquiéter, j’emprunte mais je rends toujours les maris.

Comment vos filles acceptent-elles votre mode de vie ?

Elles ont été élevées là-dedans, elles ont compris intuitivement. La peur des enfants n’est pas qu’on ait plusieurs amoureux mais que leurs parents divorcent. Si elles sont monogames, elles savent que le prince charmant est une illusion, et ça les arme dans la vie. Je remarque qu’elles sont fidèles à leurs ex, ce que je trouve plutôt bien.

Sur le Net, il y a des réseaux de rencontres de polyamoureux ?

Polyamour.info est un forum et pas un site de rencontres, mais il est probable que quelques relations s’y sont nouées, c’est normal. J’ai entendu parler de sites de rencontres où les gens s’affirment « open », mais je ne les connais pas.

Les réseaux sociaux ont surtout permis aux pluri de se sentir moins seuls, et de découvrir qu’ils ne sont pas des monstres.

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  • Duluoz
    Duluoz répond à Pierre-Jean Delune
    Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R' (...)
    • Posté à 10h30 le 07/07/2011
    • Internaute 161602
      Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R' (...)

    « Faux.
    1) le polyamour n’est pas voué à être une solution valable pour toute la société. Juste un choix possible parmi les autres. Dans Huxley, on part du principe que le meilleur des choix est déjà fait avant qu’on en parle, qu’on a pas à préférer être autrement. Les poly revendiquent généralement un choix perso, pas de le faire appliquer à tous : ils sont bien placés pour savoir qu’il y a des gens qui prèfèrent être exclusifs, ou juste libertins.

    2) Huxley parlait d’un genre de satisfaction sexuelle “désimpliquée”, sans les sentiments, ni l’intimité. Dans le roman, tout le monde est sexy ou presque, et personne ne se se prend la tête : ils se laissent gérer par la “société idéale” qui leur donne une liberté de moeurs. »

    Euh....Faux.

    La société décrite par Huxley est dans sa dimension sexuelle proche par certains cotés de ce que décrit cette personne, la sexualité est détournée pour n’être que récréative et les passions amoureuses sont bannies, car elles sont source de tensions (jalousie, possessivité), incompatibles avec le loisir obligatoire consumériste de la société idéale. Le lien que fait la personne entre la monogamie et la jalousie possessive m’y fait penser clairement. Le fait que le sexe soit « dédramatisé » aussi, car dans Huxley, le sexe est aussi dédramatiser, et encouragé comme un rapport social comme un autre. (tout le monde n’est pas beau et sexy du tout non plus...seul les dominants cultivés le sont...)

    Loin de moi l’idée que cette personne souhaite une société de castes triées génétiquement, mais on a déjà vu des idées généreuse et bonne reprise au profit du consumérisme libéral, par ceux la même qui les portaient initialement et sous le masque attrayant de la rebel attitude !

    Enfin, il y a manifestement dans ce que décrit cette personne un couple central, un noyau « familial », qui prime au final sur les histoires secondaires, car la conciliation égalitaire de tous ces couples est impossible matériellement : si les différents « nous » qui se construisent acceptent cette hiérarchie implicite, tant mieux, mais dans ce cas ça reste comme toutes les histoires d’amants et de maîtresses, les cachotteries en moins.

    • Pierre-Jean Delune
      Pierre-Jean Delune répond à Duluoz
      aka Gaston Lagowski, aka Dude- (...)
      • Posté à 15h32 le 07/07/2011
      • Internaute 21557
        aka Gaston Lagowski, aka Dude- (...)

      Les cachotteries en moins, ça fait beaucoup en moins !
      Ca change même tout, si c’est dit au départ, ça change comment on se voit soi-même.

      Maintenant, pour le côté « idées généreuses déformées », oui, mais est-ce que ça justifie de ne pas chercher autre chose ce que ce qu’on a ?

      Pour la hiérarchie entre les relations : elle n’est pas inclue dans la définition du polyamour. On en parle parce qu’elle arrive souvent. On l’assume, parce qu’on sait que c’est souvent nécessaire, et que personne n’est un surhomme capable d’être dans deux endroits en même temps, ou de dire qu’un passé construit vaut pas moins que la rencontre actuelle.

      Mais on dit pas qu’il faut en déduire tel ou tel modèle valable pour tous : on en sait rien ! Il y a des gens qui le font, d’autre chez qui il y a des occasion.
      Le poly cherche à donner de nouveaux choix, pas à établir de nouvelles normes.

      Pour ce qui est de huxley : oui, Françoise SImpère revendique une éthique, et la compare à celle qui est pratiquée actuellement. Oui, elle fait une provoc’ en disant « ben ça vaut mieux que d’être possessif ». Maintenant, elle c’est elle, les polyamoureux sont des têtes de mule très indépendants, ils chercheront ni à la suivre ni à guider les autres.
      Le fait de proposer une éthique différente, moins jalouse, ne signifie pas que la solution est du côté d’un collectivisme ou de règles sociales autoritaires.
      Avoir de vraies possibilités de CHOIX, c’est ça l’important.

      • Duluoz
        Duluoz répond à Pierre-Jean Delune
        Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R' (...)
        • Posté à 15h50 le 07/07/2011
        • Internaute 161602
          Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R' (...)

        Nous sommes d’accord, et c’est bien comme cela que j’avais lu Mme Simpère, et en ce sens que je lui ai répondu plus haut.

        Ne pensez pas que je sois dans le jugement ou la réprobation, je trouve que les critiques faciles contre le modèle monogame familial qui a été longtemps dominant, sont souvent infondées et servent à des personnes à justifier d’un échec dont les causes sont en elles-mêmes. Je dis cela parce que ces critiques ont servis de base au développement d’une vision néo-libérale des relations, bien plus lucrative que ce « vieux modèle », qui vend des relations jetables comme autant de preuve d’une pseudo libération là ou l’on assiste en réalité à une marchandisation des corps et des coeurs !

        J’ai bien compris que l’optique dans laquelle se situe l’écrivain dans cet entretien n’est pas celle-là, et vous non plus, je ne pratique pas d’amalgame, mais j’exprime des réserves.

        • Pierre-Jean Delune
          Pierre-Jean Delune répond à Duluoz
          aka Gaston Lagowski, aka Dude- (...)
          • Posté à 16h15 le 07/07/2011
          • Internaute 21557
            aka Gaston Lagowski, aka Dude- (...)

          Mais c’est tout naturel, les réserves ! et chaque poly a des réserves aussi sur le comportement poly de son chacun ou sa chacune.

          Chaque relation a son fonctionnement interne, c’est aussi vrai chez les poly que chez les monos. Le tout est de rester honnête et de donner les même droits à l’autre que ceux qu’on se donne.
          Après, l’éthique est influencée par l’histoire « progressiste » en philo : les libertins, les anars, Sartre-Beauvoir, le féminisme, les babacools, les queers... On peut trouver des racines assez marquées dans ce qui mène à vouloir des relations non-exclusives.

          Mais ça n’est que la partie « généalogie de l’éthique », pas le coeur de la pratique.

          • Duluoz
            Duluoz répond à Pierre-Jean Delune
            Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R' (...)
            • Posté à 17h46 le 07/07/2011
            • Internaute 161602
              Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R' (...)

            L’éthique et l’honneteté, ça me va très bien, surtout si le bonheur est vraiment au rendez-vous.

            • Pierre-Jean Delune
              Pierre-Jean Delune répond à Duluoz
              aka Gaston Lagowski, aka Dude- (...)
              • Posté à 11h48 le 08/07/2011
              • Internaute 21557
                aka Gaston Lagowski, aka Dude- (...)

              Ah, ça, si je me mettais à te le promettre, tu pourrais commencer à me trouver un poil démago, et trouver que je fais le « maître libérateur »...

              Je vais donc juste te dire que trouver le bonheur n’est jamais garanti, on peut juste se donner quelques conditions persos pour pas le rater s’il passe par là.

              • Duluoz
                Duluoz répond à Pierre-Jean Delune
                Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R' (...)
                • Posté à 16h44 le 08/07/2011
                • Internaute 161602
                  Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R' (...)

                C’est sur le bonheur n’est jamais garanti, il faut se donner les moyens de ne pas le louper, et aussi savoir s’apercevoir lorsque l’on est heureux qu’on l’est...et pas après !

  • Fantomax
    Fantomax
    escroc
    • Posté à 16h10 le 06/07/2011
    • Internaute 157606
      escroc

    Oui oui bon, mais à quand un article sur le polyonanisme ?

    Lien

  • Paradigm can be dangerous
    • Posté à 15h41 le 06/07/2011
    • Internaute 129828
      Ingénieur

    L’interview était sur le point d’être intéressante.

    Mais, malheureusement, encore une fois, il fallait que l’interviewée fasse preuve d’absence de discernement au nom d’une sacro-sainte « ouverture d’esprit ».

    Je ne vais pas porter de jugement de valeur sur le polyamour, l’intéressée a l’air d’être très épanouie au sein de ce mode de vie. Il y a quand même un énorme biais de raisonnement que je souhaite juste éclaircir, et qui prouve un certain snobisme de la rébellion. Je cite :

    « Le pluriamour est libertaire, anarchiste et révolutionnaire, au sens où il s’agit d’organiser soi-même sa vie, en faisant super attention à l’autre. J’ai rencontré quelques pluri chez les “ indignés ”, preuve qu’on se retrouve dans une contestation du monde. »

    L’argument est à la fois arrogant et snob.

    1/ En quoi le fait d’organiser sa vie, en faisant attention aux autres nourrit un projet libertaire ? Ce genre de précepte tient plus du proverbe chinois abstrait que de la ligne politique anarchisante. A ce moment là, je peux dire « qu’être un mec sympa » constitue un front anarcho-stirnerien. Bref, à côté de la plaque selon moi.

    2/ En quoi les indignés de place de la bastille sont-ils les représentants de la contestation du monde ? Par quelle supercherie d’ordre esthétique croient-ils remplacer la lutte des classes ? Les « indignés » sont bien mignons, mais ils luttent conter la difficulté de la vie, faute de pouvoir correctement mimer les vrais indignés du monde arabe d’il y a quelques mois, où les morts jonchent les indicibles espoirs de liberté contre des tyrans. En France, on n’a pas de tyran, mais on veut s’« indigner ». Du coup, on s’attaque à la monogamie, tyrannosaure dépassé, réactionnaire et beauf, qui doit être remplacé par les grandes vertus du multi-amour...

    Ce genre de contestation est bien sympa dès qu’il ne se prend pas au sérieux ; mais à partir du moment où il prétend changer le monde, on peut se poser des questions sur la nature de l’anticonformisme des gens, ultra-rebelles pour des sujets secondaires, mais ultra-consentants pour le reste des dysfonctionnements du système...

    Quand on y ajoute le mélange des genres et le manque de rigueur des propos cités, on a envie de relativiser : que vient faire la société capitaliste dans tout ce bazar ? Surtout que ce concept de polyamour, par son essence consumériste (« j’emprunte votre mari ») est parfaitement soluble dans une société capitaliste où tout est objet.

    Par ailleurs, dès que l’on affuble de « sexiste » celui qui souhaiterait relativiser les bienfaits de La Grande Vague Libératrice du Polyamour, on n’est pas loin du point Godwin.

    Muray, reviens, ils sont devenus fous !

  • A déménagé le 06-02-2012
    • Posté à 15h49 le 06/07/2011
    • Internaute 43286
      Non connue

    « Le pluri dédramatise les relations sexuelles en général. Il est moins frustré et moins obsédé. » ... c’est quoi ces conneries ? ?

    un moteur essentiel du sexe, c’est le fantasme. Le fantasme c’est tout sauf de la frustration ou de l’obsession. Le fantasme fait parti de l’intimité de tous.
    Le fantasme c’est notamment/aussi imaginer d’autres relations en dehors du couple... et cette idéalisation de l’autre est également un moyen d’érotiser et de pimenter sa vie : sans qu’il y ait passage à l’acte.

    Qu’une personne parle de sa manière d’envisager la sexualité, c’est une chose... mais qu’elle vienne se vanter d’avoir une vie sexuelle plus épanouie que les autres : c’est à la fois con et contre-productif.

    Pourquoi les pseudo défenseurs de la liberté (être libre d’avoir des vies et histoires différentes) sont ils finalement aussi « sectaires » ? c’est un témoignage ou de la pub ?

  • DeSuisse-
    DeSuisse-
    Je pense donc je gêne !
    • Posté à 16h11 le 06/07/2011
    • Internaute 101756
      Je pense donc je gêne !

    ’Pluri’, c’est la nouvelle appellation de ’partouzard’ ou la nouvelle manière d’être ’en avance’ ou ’supérieur’ aux autres ?

    Cela transgoutte le parisianisme nombriliste où inventer des nouvelles ’tendances’ est très ’hype’ et en parler est du dernier chic...

    Des phrases comme : ’’D’abord, on ne peut vivre qu’entre soi, car on est ultra-minoritaires, je ne sais pas, peut-être 2% de la population.’’ font froid dans le dos.

  • Aliocha zavitch
    Aliocha zavitch
    Professeur de lettres
    • Posté à 16h20 le 06/07/2011
    • Expert 56430
      Professeur de lettres

    Polyamour, décadence bourgeoise.

  • Moorice
    Moorice
    assis
    • Posté à 16h42 le 06/07/2011
    • Internaute 112628
      assis

    bof, cela existe depuis la nuit des temps

    la monogamie en Europe a été imposé par le Christianisme, elle de bon ton dans la plupart des angles de la société, mais ne me semble pas si respectée finalement

    Fela Kuti (musicien génial du Nigeria) fut interviewé par un journaliste anglais sur son mode de vie et particulièrement sur ses 12 femmes. Il lui a répondu avoir étudié le droit en Angleterre et savoir que beaucoup d’anglais avait des maîtresses cachées hors mariage, alors que lui avait 12 femmes officielles avec lesquelles il était fidèle

  • AntonyToku
    AntonyToku
    Pokerplayer
    • Posté à 16h34 le 06/07/2011
    • Internaute 137465
      Pokerplayer

    Et un muslim polygame, on vient lui dire tous les jours que ce n’est pas dans les valeurs de la France... looool. (oui, je pousse la comparaison loin, mais je ne la trouve pas bête).

  • speedygonzalez-
    • Posté à 16h40 le 06/07/2011
    • Internaute 83323
      juge

    « Quand des hommes veulent quitter leur femme pour moi, je leur dis : “ Doucement, on en reparle dans six mois. ” Aucun n’a divorcé. »

    On voit bien ici toute la contradiction de ces libertins, pourquoi voudraient-ils quitter leurs femmes s’ils sont « polyamoureux » ? c’est bien que l’amour est lié au sentiment d’appartenance.

    Et surtout pas un mot pour ces pauvres bonnes femmes que leurs maris ont failli quitter.

    En gros, être polyamoureux c’est bien mais il faut pas se soucier des dégâts irréversibles engendrés chez les autres couples.

    « J’aimerais que les valeurs véhiculées par les “ pluriamoureux ”, l’écoute, l’échange, la tolérance, remplacent celles de cette société capitaliste dure et possessive. »

    Quelle blague !

    C’est de individualisme à outrance contrairement aux valeurs qui sont présentées ici, de l’égoïsme féroce, c’est à soi que l’on pense et pas aux autres. La satisfaction personnelle avant tout.

    Les polyamoureux sont des bobos hippies modernes qui se font chier en couple. La même vague a eu lieu dans les années 70, sous couvert d’ouverture d’esprit, on va baiser à droite à gauche.

    On a pu constater les dégâts que cela a occasionné, enfin ce ne sont pas les psychanalystes qui vont se plaindre de cette clientèle qui fait leur fortune.

  • Moorice
    Moorice
    assis
    • Posté à 16h49 le 06/07/2011
    • Internaute 112628
      assis

    elle fait l’amour avec qui bon lui semble (traduction pour les mecs : elle nique et se fait plaiz)

    pas besoin de trouver un quelconque engagement idéologique foireux

  • joisey_boy
    joisey_boy
    expat
    • Posté à 16h55 le 06/07/2011
    • Internaute 99008
      expat

    pourquoi blesser les uns en racontant ce que je fais avec les autres

    Blesser ? Cacher ?
    Que viennent faire ces concepts dans un système aussi lyrique, épanouissant et serein ?

  • Jaimz
    Jaimz
    ingénieur
    • Posté à 17h19 le 06/07/2011
    • Internaute 87110
      ingénieur

    Intéressant, je fais un rapide parallèle avec l’article Lien, dernier paragraphe sur la JALOUSIE.
    Ayant vécu des expériences échangistes, polygames et aussi monogames, j’ai pu analyser mes ressentis et les réactions d’autrui, construire et m’épanouir.
    Difficile ensuite de critiquer quand on a vécu de façon violente la possession, la jalousie, difficile aussi de nier que ces périodes se complètent et m’ont enrichi.
    J’ai constaté surtout que j’étais victime de frustrations adolescentes, quand la timidité, le physique, le manque de confiance m’empêchaient d’exprimer pleinement ma sexualité.
    Il en ressort un besoin de posséder, protéger l’acquis physique (sans aucune considération pour la/le partenaire), un égoïsme fort et aveuglément légitimé.
    Je me suis découvert gourmand de sensation, de rencontre, d’érotisme, plus que de plaisir.
    J’aime relater mes aventures, ouvrir les yeux des plus jeunes et me rendre compte des bonnes et mauvaises choses que j’ai fait.
    Il n’y a pas de règle universelle et je pense que de nombreuses personnes ne sauront jamais vraiment s’ils étaient monogames, polygames, homo ou hétéro, car chaque personnalité peut être plus forte que le genre et la norme, et vous attirer pour votre plus grand bonheur.
    (Après des années de bisexualité, je suis actuellement en couple hétéro stable, je me sens bien avec elle, je ne peux pas dire qu’il en sera de même dans 10 ans, j’en sais rien).

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 17h39 le 06/07/2011
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Une des étrangetés de cette société à la con, c’est qu’il est acceptable d’avoir plusieurs potes mais pas plusieurs meufs.
    Surtout qu’on peut être bien plus infidèle en passant tout son temps avec « juste » un ami, sans aucune relation sexuelle et délaisser totalement sa femme.

    Enfin les tenants de cette aberration se punissent tout seul, vu qu’ils passent leur temps à se prendre la tête, à s’engueuler et tout ça pour finir par divorcer puis déprimer d’être tout seul.
    Le divorce et l’infidélité, c’est génial, rien de mieux qu’une meuf toute dégouté de se faire plaquer ou énervé que son mec la trompe, bien souvent elles ont besoin qu’un inconnu les rassure sur leurs charmes... et du coup cet inconnu que je suis profite bien de la situation : D

    Mais bon, à mes yeux la femme officielle, c’est celle avec qui je couche sans capote. Donc si je commence à en avoir plusieurs et elles à avoir plusieurs mecs, ça risque de compliquer les choses et ne plus avoir de sens en tant que concept à part, car ça revient à être libertin et avoir des partenaires réguliers.

    Quoi que de la façon doit je vois les choses, la polygamie ça implique vie de couple, vie de famille, les gosses, le foyer, bref le format papa-maman mais à plus de deux.

    Alors que le libertinage serait plutôt une vie de célibataire, plusieurs partenaires sexuels ou même pour les diverses activités que l’on pratique, mais seul chez soi la plupart du temps, seul dans sa vie. Le noyau dur des relations sociales se faisant auprès d’une bande, d’une meute et non pas d’une famille au sens génétique.

  • waspasien
    • Posté à 18h34 le 06/07/2011
    • Internaute 71016

    Ha ha ha !
    L’ été arrive les glandes marchent à fond...
    Rue89 surf sur la vague des hormones et du sexe...pour faire comme tout le monde : du chiffre !
    Gros benêt tout excité va lire en long et en large, il va baver, s’essouffler et piaffer de désir avant de besogner maman ce soir.

    La crevasse bien burinée, Benêt va lâcher un pet, se retourner et en écraser en ronflant comme un sonneur.
    Demain il attendra un autre article de boule dans Rue89, à moins que ce ne soit dans post ou agora...

    La vie quoi.

  • Kenjilefourbe
    Kenjilefourbe
    branleur
    • Posté à 19h20 le 06/07/2011
    • Internaute 94941
      branleur

    Cette vieille dame n’a en rien inventé le terme de lutinage. C’est un terme bien plus ancien, dont vous pourrez trouver des traces dans le dictionnaire.
    Lien

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à Kenjilefourbe
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 16h24 le 07/07/2011
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      merci, mais 1/ elle n’est pas vieille 2/elle ne l’a en effet pas inventé mais elle l’a adapté à cette situation.

      • Kenjilefourbe
        Kenjilefourbe répond à Sophie Verney-Caillat
        branleur
        • Posté à 18h19 le 08/07/2011
        • Internaute 94941
          branleur

        Très bien ; ça n’est néanmoins pas ce que vous avez écrit.
        Quant à sa vieillesse, tout est relatif. Je ne vous en veux pas, plus on « mûrit », plus on repousse la limite jeunesse/vieillesse.

  • Brachamul
    Brachamul
    Multi-Taskeur
    • Posté à 20h22 le 06/07/2011
    • Internaute 94825
      Multi-Taskeur

    Quand on ne veut pas être exclusif à son partenaire, il faut accepter que celui/celle-ci ne soit pas non plus exclusif. C’est probablement la barrière principale. Pour moi en tout cas, imaginer mon amie avec un autre homme est beaucoup plus insupportable que la pression culturelle ou je ne sais quoi.

  • beau bedos
    beau bedos
    coiffeur pour dames
    • Posté à 20h57 le 06/07/2011
    • Internaute 159833
      coiffeur pour dames

    C’est avec ces bobos 68 tarts , que nous en sommes dans cette mouise affective et familiale : on fait ce qui nous plait et tant pis pour les concéquences : famille recomposées ! perte des valeurs chez les enfants ! prolifération de certaines maladies dues au sexe débridé et j ’en passe ....... cependant cette personne possede peut être une rolex, auquel cas pense t elle quelle a réussit sa vie ...... Triste ! !

  • cyberprimate
    cyberprimate
    Crêmier
    • Posté à 22h21 le 06/07/2011
    • Internaute 52904
      Crêmier

    On ne peut pas raisonner en séparant intellect d’un côté et sentiments de l’autre, ça ne se passe absolument pas comme ça dans le cerveau. Même réfléchir à un problème de maths implique des affects.

    Prétendre qu’on peut aimer une personne sans sécréter d’ocytocine, revient à dire qu’une voiture peut rouler sans essence.

  • Looran
    Looran
    escargot troglodyte
    • Posté à 23h59 le 06/07/2011
    • Internaute 162625
      escargot troglodyte

    C’est marrant cette nécessité de théoriser un comportement somme toute banal : le conjoint trompé accepte la relation extraconjugale, ça existe depuis la nuit des temps. Théoriser permet de décomplexer, de déculpabiliser.
    On voit bien en lisant attentivement l’article que malgré ce que veut faire croire Simpère, tout n’est pas rose, notamment pour les conjoints laissés de côté : elle ne parle pas de ses autres relations avec son conjoint pour ne pas le blesser, certaines soi-disant poly ne veulent pas qu’elle approche leur mari...
    Je vois mal comment on peut pleinement accepter de vivre avec un(e) partenaire qui vous annonce tranquillement qu’il part une semaine s’envoyer en l’air avec un(e) autre et qui rentre tranquillou au bercail en vous claquant une bise sur le front et en rapportant des cadeaux aux enfants. Une personne partagée affectivement souffre, et qu’on ne vienne pas me dire que cette souffrance résulte d’un schéma culturel trop strict : dans les sociétés polygames, les femmes qui aiment leur mari souffrent d’avoir à le partager. De même, dans nos sociétés, les ménages à 3 existent depuis des lustres, j’en ai connu un dans lequel l’épouse légitime était, sous des airs libérés, dans une grande souffrance psychique. Les personnes qui trompent leur conjoint le savent, le meilleur moyen de réussir leur vie, c’est de ne jamais avouer leur relation extraconjugale, et ce que l’on veut faire passer pour de l’hypocrisie et de l« égoïsme n’est en fait dans la plupart des cas qu’une manière de protéger son conjoint de la souffrance.
    Enfin, je ne suis pas anthropologue, mais à ma connaissance il n’existe pas de société humaine qui soit construite sur la liberté amoureuse totale et espérer son avènement est une illusion libertaire totale, aussi utopique qu’une société sans propriété privée ou une société égalitaire.

     ;

  • polybe
    polybe
    travailleur non tertiaire
    • Posté à 23h59 le 06/07/2011
    • Internaute 155848
      travailleur non tertiaire

    C’est l’ultra-libéralisme économique appliqué à la vie privée. Tous mercenaires à faire des piges dès que ça se présente. Plus de contrat de travail (rupture immédiate et unilatérale, mais provisoire, selon l’état du marché).
    Attention, ça pourrait donner des idées à Mme Parisot. Elle pourrait dire que la travail est précaire comme l’amour et en profiter pour nous vendre la flexibilité comme le summum du modernisme branché.
    Heureusement que ça ne lui est pas venu à l’esprit...
    Si ?

  • Carpe.Noctem
    • Posté à 00h06 le 07/07/2011
    • Internaute 162591

    Nous (nous sommes un couple) avons lu les 230 et quelques commentaires, et ça nous a donné envie de donner notre point de vue sur le sujet.
    La majorité des commentaires – et c’est logique, car le sujet même de l’article concerne peu de gens au jour le jour finalement – vient de gens « normaux », au sens premier du terme, donc dans la norme, sociale, sociétale. Peu de témoignages venant de « poly » ou de gens vivant de façon alternative.
    Si l’on fait exception des quelques commentaires « au ras des bidets » (Repose en paix, Pierre Desproges), la vaste majorité des commentateurs s’exprime sur la vision que chacun a du couple et des rapports dans le couple. Tout y passe ou presque. Fidélité. Tromperie. Libertinage. Partouzes. Politique. Morale. Religion … Certains en parlent d’expérience. Beaucoup, seulement sur du ressenti. Et c’est bien, car c’est la base même d’un débat. Chaque avis a sa forme de pertinence.
    Mais, la vaste majorité, pour ne pas dire la totalité des témoignages, parle du couple de façon manichéenne : hommes contre femmes, monogames contre polygames (amusant comme peu évoquent la polyandrie), hétéros contre ... tiens non, personne ne parle de bisexualité ou d’homosexualité dans le couple (étonnant non ?), trompeurs contres trompé(e)s, sexe contre vertu, et j’en passe.
    Et nous pensons, tous les deux, que le débat passe à côté d’un problème de fond : il n’y a pas de modèle de couple idéal, il n’y a que des modèles qui fonctionnent pour certains, et pas pour d’autres. Il n’y a pas de gentils couples hétérosexuels monogames, ou de gentils couples hétérosexuels libertins, ou de gentils couples bisexuels/homosexuels polygames, ou de gentils couples hétérosexuels polyamoureux, etc … il y a surtout des couples qui s’aiment et sont heureux ensemble, dans la confiance et le partage. Ou pas. Quel que soit le modèle de couple, tout se construit et doit être retravaillé en permanence. Que le couple soit hétéro monogame ou bisexuel polyamoureux, sans confiance et sans respect de chacun, en l’autre et en soi-même, il court à sa perte. Que chacun fasse déjà la démarche de chercher son propre modèle de bonheur en couple et de le réussir, avant de critiquer les autres. Et si nous devions parler de polyamour et de nos expériences personnelles dans ce domaine, nous parlerions de ça, de confiance, de partage, de respect, … et de plaisirs, ensemble ou pas.
    Nous sommes avant tout un couple libre et uni. Dans notre cas, s’il faut y mettre des qualificatifs pour entrer dans des cases, cela signifie (liste non exhaustive) : amoureux, confidents, pas possessifs, peu jaloux (la jalousie, ça s’apprivoise), indépendants (vie commune depuis longtemps, mais pas sous le même toit, par choix de vie), libertins, échangistes, bisexuels, et, parfois polyamoureux. Et surtout, pas prosélytes. Chacun ses choix. Chacun son modèle de bonheur. Pour ceux qui l’on trouvé, belle vie à vous. Pour les autres … cherchez, et sans œillères.

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à Carpe.Noctem
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 16h18 le 07/07/2011
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Merci pour ce très juste commentaire, je suis en train de préparer une revue sur le sujet.

  • Prospero26
    Prospero26
    journaliste-reporter (à la (...)
    • Posté à 00h24 le 07/07/2011
    • Journaliste 114232
      journaliste-reporter (à la (...)

    Pourquoi « auteure » ? ? ?

  • Philosofille
    Philosofille
    Etudiante
    • Posté à 02h11 le 07/07/2011
    • Internaute 124149
      Etudiante

    Contestation ? Anticapitalisme ? ? Et surtout Amour ? ? ? En voilà de grands mots, complètement inappropriés, pour présenter une attitude qui montre avant tout une soumission totale au désir individuel. Permettez-moi de proposer ici une citation d’Alain Badiou, tirée de son livre « De quoi Sarkozy est-il le nom ».
    « L’amour, procédure de vérité portant sur le Deux comme tel, sur la différence en tant que différence, est menacé de toutes parts. Il est menacé sur sa gauche, si je puis dire, par le libertinage, qui le réduit aux variations sur le thème du sexe, et sur sa droite, par la conception libérale, qui le subordonne au contrat. C’est sur l’amour que se concentrent les offensives ruineuses et conjointes des libertaires et des libéraux. Les premiers soutiennent les droits de l’individu démocratique à la jouissance sous toutes ses formes, sans voir que, dans un monde réglé par la dictature marchande, ils servent de fourriers à la pornographie, qui est un des plus importants marchés planétaires. Les seconds voient l’amour comme un contrat entre deux individus libres et égaux, ce qui revient à se demander si les avantages qu’en tire l’un balancent équitablement ceux qu’en tire l’autre. Dans tous les cas, on reste interne à la doctrine selon laquelle tout ce qui existe relève de l’arbitrage entre des intérêts individuels. La seule différence entre les libertaires et les libéraux, qui valident comme norme unique la satisfaction des individus, est le recours des premiers au désir, contre le recours des seconds à la demande. »

  • emilime
    emilime
    athé culturel
    • Posté à 07h19 le 07/07/2011
    • Internaute 113543
      athé culturel

    moi je le suis dans l’ame
    ma femme ne veut plus s’étendre sur le sujet quand j’en parle et ne veut pas me liberer de sa possesivité........... je lui ai dis que je lui resterais fidele , (mais elle a peur )
    moi je recherche tranquillement une partenaire discrete
    j’y suis determiné
    le therme poly fidelité m’es connu depuis 3 ans et j’ai ete convaincu en 5 mn ma femme pas ........ dommage

  • Gautama
    Gautama
    Humanitaire
    • Posté à 09h54 le 07/07/2011
    • Internaute 146409
      Humanitaire

    Deux problèmes : les maladies sexuellement transmisibles, avec cet horrible Sida...

    Ensuite, les reconnaissances de paternité, avec les pensions alimentaires qui les accompagnent : autrefois, les règles étaient simples, mais désormais, même si on est marié, on trouve le moyen de faire des tests ADN...

  • words
    words
    PROFESSEUR
    • Posté à 10h00 le 07/07/2011
    • Expert 119414
      PROFESSEUR

    CELA VOUS PASSERA QUAND VOUS AUREZ QUELQUES ANN2ES DE PLUS ET QUELQUES ILLUSIONS DE MOINS§

    JAMAIS personne n’a imposé la monogamie !
    par contre cette société de l’image impose l’impudeur voueuriste ,et toutes les dérives qui exploitent la crédulité et la naiveté des jeunes !

    Nous avons ICI la liberté du choix : votre attitude sectaire veut faire croire que l’amour entre deux êtres n’existe pas ! alors qu’il y a eu tant de couples sans histoire qui ont traversé le temps !
    si vous ne savez pas ce qu’est le sentiment ,évitez d’en dégoûter des jeunes qui risquent de passer à côté d’un bonheur possible !

  • The_black_swan
    The_black_swan
    Mauvais cygne
    • Posté à 10h16 le 07/07/2011
    • Internaute 162765
      Mauvais cygne

    Comme beaucoup l’ont dit, pour que ce système fonctionne il ne faut pas être jaloux du tout. Sauf que la jalousie est naturelle pour l’homme, du moins la plupart des gens l’ont à plus ou moins grosse dose.

    Je sais qu’on peut aimer plusieurs personnes. Je l’ai vécu il y a quelques années. J’étais en couple mais j’ai cédé à la tentation. J’ai eu plusieurs aventures et mon copain n’était pas au courant. Et puis je suis tombée amoureuse d’une de ces personnes. J’aimais toujours mon copain et c’est là que j’ai compris qu’on pouvait aimer plusieurs personnes en même temps. Et oui, après tout, on aime tous ses enfants et pas qu’un seul. Alors pourquoi ce serait différent pour les relations de couple ?

    Mon copain est lui du genre monogame à mort ! Il est très exclusif et jaloux. J’ai fini par lui dire que je voyais quelqu’un d’autre mais que je l’aimais toujours.
    Évidemment, il m’a demandé de choisir et vu ce que je lui avais fait, j’ai décidé de le quitter. Mais très vite je me suis rendue compte que je ne pouvais pas vivre sans lui, qu’il était l’homme de ma vie... malgré mon penchant pour le « pluri ». Il m’a reprise, m’a pardonnée mais je sais qu’il souffre toujours de cette histoire.

    Et en y réfléchissant, j’ai compris que moi même j’étais jalouse et que je ne supporterais pas qu’il aille voir ailleurs comme je l’ai fait. Ça m’a étonnée puisque moi même j’ai le coeur plus volage. Alors pourquoi je m’accorderais quelque chose que je lui refuserais ?
    De ces réflexions, il m’est apparu que je pouvais aimer plusieurs personnes, mais que j’aimais aussi être la seule et l’unique pour mon compagnon. J’aime le fait qu’il ne voit que moi, que je lui sois indispensable.

    Je déteste le principe de faire quelque chose que je ne supporterais pas de la part de l’autre alors je ne le fais plus. Oui, j’ai choisi de rester monogame. Non, ça n’a rien à voir avec le sacro-saint principe imposé par notre société. Ça vient de ce que l’on est humain, avec nos faiblesses. Nous pouvons avoir le coeur volage, mais être en même temps jaloux et possessif. Pour ceux qui ressentent les 2, il faut faire un choix.

    Alors oui, je me frustre constamment. Oui, quand je vois un beau mec, je laisse s’envoler mon imagination et ne fais rien. Oui, je m’interdit même de sympathiser avec certains hommes avec lesquels je sens que ça pourrait « déraper ». Et tous les jours, je me demande si mon envie de séduire et d’être séduite est bien enfermée et ligotée au fin fond de moi même.

    Et ben vous savez quoi ? Je suis quand même plus heureuse maintenant que je ne l’ai jamais été. Je suis maintenant mariée à cet homme qui était fait pour moi. Nous avons une petite fille et j’aime plus que tout ma vie. J’accepte de bonne grâce toute cette frustration pour mon bonheur actuel.

    • Duluoz
      Duluoz répond à The_black_swan
      Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R' (...)
      • Posté à 17h31 le 07/07/2011
      • Internaute 161602
        Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R' (...)

      « Et ben vous savez quoi ? Je suis quand même plus heureuse maintenant que je ne l’ai jamais été. Je suis maintenant mariée à cet homme qui était fait pour moi. Nous avons une petite fille et j’aime plus que tout ma vie. J’accepte de bonne grâce toute cette frustration pour mon bonheur actuel. »

      C’est précisement le sens de mon intervention précédente, sur l’égo, le bonheur, les concessions et leurs limites mais en plus clair et plus simple.

      Je plussoie !

  • luminalbe
    luminalbe
    L'inconnu n'est pas dangereux, (...)
    • Posté à 10h32 le 07/07/2011
    • Internaute 68745
      L'inconnu n'est pas dangereux, (...)

    « Françoise Simpère, journaliste et auteure de romans, notamment érotiques, est tombée dans le “ polyamour ” par hasard, dans les années 70 »
    Non, on tombe pas par hasard ! C’est un choix. La fidelité ou l’infidelité dans un couple c’est un choix que l’on fait. Il y a ceux (celles) qui choisissent ceci, ceux (celles) qui choisissent cela et ça depuis la nuit des temps. Après, c’est une question d’ajustement avec le partenaire dite « stable ».Mais ce n’est pas une revolution ! On va pas tous (tes) s’y mettre juste pour être à la mode, augmenter le pourcentage et devenir ultra majoritaires ! ! ! De surcroit revolutionnaires, selon Françoise.
    Si je comprends bien Françoise multiplie les experiences amoureuses (sexuelles) pour alimenter ses romans érotiques, c’est son choix ! La liberté de vivre sa sexualité comme on l’entend reste encore une liberté dans notre societé, une liberté individuelle et intime. Parmi si peu de libertés qui se retrecissent de jour en jour, avec des lois écrites ou pas écrites, avec des contraintes exterieures ou interieures, nous sommes pour l’instant libres de notre choix ( poly ou mono) selon notre personalité.
    Pour revenir, je ne vois pas l’utilité de cet article. Sa vie sexuelle la concerne, comme la notre nous concerne.

  • sfio
    sfio
    Peintre
    • Posté à 12h18 le 07/07/2011
    • Internaute 97152
      Peintre

    C’est une formule de vie particulièrement humaniste qui semblerait idéale dans un monde ou la société serait tournée vers plus d’échanges, de partages, de tolérance, de liberté, sans propriété privée ou juste ce qu’il faut pour exister sans priver son voisin d’être libre de jouir sans entrave… plus d’ordre, ni de pouvoir, ni de possession… ha oui vraiment une formule idéale, égalitaire, aimer, désirer ds l’harmonie sans limite ! qu’est-ce que c’est beau tout ça ! mais on en est vraiment loin très très très loin ! ! ! ! il faut arrêter de rêver ! ! ! ce monde n’est malheureusement pas pour nous en tout cas pas pour tout de suite et peut-être jamais il ne verra le jour, la plupart des hommes sont bien trop tournés vers leurs intérêts personnels, individuels et se foutent du collectif, ce qu’il veulent c’est le pouvoir, posséder pour dominer ! c’est le cerveau reptilien, l’animalité qui hante l’humanité, le plus grand ennemi de l’homme… qui n’est pas près d’être vaincu ! ! . Comment dépasser tout ça et vivre amoureusement à contre-courant, comme des hommes et non comme des animaux ? j’ai essayé mais c’est très compliqué cette histoire de partage des sentiments et de la sexualité avec plusieurs partenaires… tout le monde ne dit pas tout et souvent on souffre en silence en devinant ce qui se passe avec qui est son partenaire, ds quels bras, ne va t-il pas au final partir avec quelqu’un d’autre, aimer un autre plus que moi ? … c’est bien joli tout ça mais ceux qui sont polyamoureux sont un peu en couple avant tout…ou est vraiment la liberté ? ? si être polyamoureux veut dire vivre avec quelqu’un, en couple avec tout le monde, y’a quelque chose d’un peu contradictoire…non ? vivent-ils ds le même espace ou séparément… ? sinon ça peut-être très dur à vivre ds certaines situations…non ? salut chérie ça va ? ce soir je vais chez Paul. Ha d’accord et tu rentres ? non non je baise avec lui on se voit demain ? heu oui ok moi ça tombe bien je vois Karine ce soir et figure toi moi aussi je passe la nuit avec elle ! et pas d’enfants je suppose…(moi j’en veux pas c’est pas un problème mais pour les autres whahouuuu ça doit être chaud ! !). Enfin tout ça pour dire que même si on est pas jaloux à un moment donné ça coince, ça fait mal, ça crée des dommages collatéraux considérables… mais avec le tps peut-être qu’on s’habitue à la souffrance ça doit peut-être ça la solution… ou alors un miracle rencontrer les bonnes personnes (1 à 2%) avec qui on a de bons fellings, que l’on va aimer, qui partagent ces idées de polyamour et sont prêtent… autant chercher des aiguilles ds des bottes de foins ! !

  • Hyde
    Hyde
    Etudiant
    • Posté à 12h20 le 07/07/2011
    • Internaute 158234
      Etudiant

    Ce qui me dérange profondément dans cet article, c’est le jugement qui est fait de la monogamie. En soit, j’ai pas grand chose à dire contre la polygamie, si tous les participants sont au courant et sont plus heureux comme ça, alors pourquoi pas ?

    Non, là ou ça coince, c’est qu’on essaye d’imposer ça comme un modèle plus valable que la monogamie, alors que c’est un mouvement beaucoup trop minoritaire pour être représentatif d’un réel bonheur (faut il le rappeler, y’a pas d’archétype pour le bonheur, chacun espère le trouver d’une façon qui lui est propre).

    Ce n’est que mon avis, mais j’associe le mouvement de polygamie au libertinage, et peut-être est-ce une façon de fuir les problèmes éventuels que l’on peut rencontrer avec son conjoint.

    Mais comprenez le bien, même avec toute la bonne volonté et ouverture d’esprit possible, beaucoup ne pourraient pas adopter ce mode de vie (moi compris), simplement parce que c’est viscéral, et que pour ma part, je trouverai profondément blessant que d’autres mecs « s’occupent » de mon amoureuse. Les gens ont l’air d’être plutôt tolérant à la polygamie et à ce qu’elle implique, alors je vous prie d’avoir le même égard pour nous, pauvres monogames aveugles conditionnés par un modèle religieux has-been.

    Chacun vit sa vie amoureuse et sexuelle comme il l’entend, j’ai toujours été d’accord avec ça, mais gardez à l’esprit que ça inclut également les monogames, et que c’est pas forcément de l’aveuglement, certains sont plus heureux comme ça, point. Y’a pas d’archétype du bonheur, et surtout pas en amour.

    Ah et rapidement : « Maintenant c’est la monogamie qui me semble bizarre, je me demande pourquoi on impose ça alors que ça ne marche pas dans un cas sur deux. »
    On sait que les chiffres du mariage indiquent presque 50% de divorces, mais faut pas exagérer :

    1 - Depuis quand les monogames sont-ils tous mariés ?
    2 - Comment pouvez-vous être sûre que leur divorce est forcément lié à leur monogamie ?

    Bref, évitez de partir en besogne, ce genre de phrase tend plus de l’interprétation qu’autre chose, et ne sert en rien votre discours.

    Cdt.

  • Nicolaï Lo Russo
    Nicolaï Lo Russo
    Anonyme parfait
    • Posté à 19h04 le 07/07/2011
    • Internaute 142772
      Anonyme parfait

    « Jusqu’à ma majorité, maman, “ Ta Vio ”, s’est bien occupée de moi, de ça, rien à redire ; sois assuré que ce fut une mère exemplaire ; quoiqu’originale comme tu sais, et encline aux relations “ multiples et légères ” qui accompagnèrent mon enfance ; à l’instar d’ailleurs, dans notre société dite évoluée – et là j’ouvre une grande parenthèse –, de ce qui finit par devenir une norme aux abords des années 2030 : le détachement du sexe du continent affectif. Aujourd’hui, il est plutôt déconseillé – voire mal perçu – d’avoir quelque relation sexuelle que ce soit avec sa moitié du moment (sa pôlepo) – ou son quart ! – puisque le couple s’est vu gentiment détrôné par le “ groupe affin ” !
    Maman n’avait pas tout tort avec son concept de MEC, dans le fond ! C’était bien le début d’une ère nouvelle en effet ; d’une génération plus mobile, moins figée dans des carcans, plus souple en somme. D’autre part, les“choses du sexe ” comme vous les appeliez à ton époque sont désormais gérées avec simplicité et force succés par des sociétés de service, privées ou étatisées (SERVISEX, WIKIFUN, SEXOQUICK, etc.). Ainsi que tu l’avais pressenti, une “ petite branlette ” ou un “ doigt ”, par exemple, coûte aujourd’hui à peine le prix d’une côte de porc (les prestations étant échelonnées de 1 à 5) et il n’est plus besoin de se cacher pour ça : les bancs publics, le métro, les bars sont le cadre de petites joutes entre sexfriends aussi ravissantes que communément acceptées. De toute évidence, la société en réseau et la sur- représentation de l’imagerie sexuelle – renforcée par le fameux programme Little Babe – ont eu raison de ce qu’on appelle dorénavant, avec nostalgie pour certains, dérision pour d’autres (les plus jeunes), “ l’ancien modèle amoureux ”. D’ailleurs il est du dernier ringard de “ faire l’amour ”, mainte-
    nant que les gens se rejoignent simplement pour “ faire le sexe ”. Après son apogée vers 2018, l’Or Rose – comme l’appellent ceux qui en tirent de gros bénéfices –, ce grand pourvoyeur d’endorphines qui met en ébullition les synapses, s’est déplacé du champ stimulatif classique vers ces néotabous dont à l’époque vous osiez à peine imaginer l’existence : tératophilie, gazoplans,nazigore, trépanomanie, défonce-têtes, ablations collectives et autres stimulactes interdits aux mineurs. Voilà les nouvelles drogues, papa. Le Diable a juste déménagé. » (extrait de HYROK, p.501,©2009)

  • didasko
    didasko
    d'abord être humain
    • Posté à 20h54 le 07/07/2011
    • Internaute 28659
      d'abord être humain

    Être fidèle, c’est d’abord être fidèle à soi-meme : -)

  • Faux_Saint
    Faux_Saint
    Jeune cadre... jusque quand ?
    • Posté à 09h59 le 08/07/2011
    • Internaute 140790
      Jeune cadre... jusque quand ?

    Ce qui me fait rire, de par le caractère ridicule de la situation, c’est que ceux qui semblent afficher un progressisme à travers un éloge du « polyamour » et des relations libres sont les premiers à jouer les vierges effarouchées et à tomber dans le conservatisme le plus injustifié face à la polygamie, qui pourtant relève aussi d’une démarche libre entre adultes consentants. En gros, oui aux relations pluriels quand c’est une jeune rêveuse à l’esprit poète qui l’applique, non quand c’est le Malien du bâtiment d’en face. Ethnocentrisme, quand tu nous tiens... Outre ce racisme social, il y aussi un machisme assez déguisé : on accepte facilement des femmes avec de multiples partenaires, en espérant insidueusement « croquer un peu » mais on est dégouté par l’Oriental qui honore plusieurs femmes. Les bobos et les tartuffes soi-disant de droite se rejoignent...

    Pour ce qui est du contenu de l’article, il faut avoir en tête que le plus difficile, ce n’est pas de S’assumer SOI-MÊME comme voulant vivre dans le « polyamour » mais d’accepter que son conjoint enchaîne aussi de son côté de multiples relations libres. Combien de mecs m’ayant affirmer qu’il voulait « aller voir ailleurs » (ou s’en vantait parfois) refusaient de manière très stricte l’idée même que Mme fasse pareille sans que ça se finisse par le divorce ? La libération des moeurs n’a de sens que si l’on accepte que son conjoint fasse de même sans qu’on le lui reproche...

  • volicapyllubgilee
    volicapyllubgilee
    Toujours en vie ?
    • Posté à 15h10 le 08/07/2011
    • Internaute 163139
      Toujours en vie ?

    J’aime cet article. Il m’est rassurant.
    En effet, vivre plusieurs amours, ce n’est pas forcément une fin en soi. Ce n’est pas forcément quelque chose qui convient à tout âge de la vie.

    A 17 ans, j’étais outrée d’apprendre qu’une de mes amies avait ’trompé’ un de mes amis, je pensais que l’amour n’existait que pur, fidèle et unique. Élevée par des parents a priori toujours amoureux à 60 ans, j’étais prédisposée à croire au prince charmant.

    Vers 20 ans, je m’offusquais de ces hommes qui me faisaient la cour en arguant qu’avec leur femme, ce n’était plus ça (mais pourquoi rester avec ? Pourquoi ne pas régler leur problème en parlant avec elle ? ? ?)

    Vers 22 ans, je rencontrai le père de mes enfants. J’avais vécu des infidélités dans les deux sens, sans ressentir de jalousie dévastatrice. Mes relations avaient souvent perduré suite à ces incidents. Mais je ne voulais plus jurer fidélité à qui que ce soit. Mon compagnon se pensais plus fiable sur ce point, mais admettant n’avoir jamais eu l’expérience de relation plus longue que quelques mois. J’ai alors passé une dizaine d’années sans aucune attirance sérieuse pour qui que ce soit d’autre que lui. Nous avons deux enfants. Nous avons des différences. Des passions divergentes. Son travail l’emporte plus parfois que ne le ferait une amante.
    J’ai senti les choses virer, mon amour faiblir, j’ai voulu chercher des solutions, mais lui ne sentait pas de problème. Je ne sentais plus son intérêt pour moi. Je suis tombée amoureuse d’un autre.

    « Ça ne prévient pas, ça arrive » ... et quand ça arrive (pour moi, « tomber amoureux », ça arrive : on le « subit »), c’est bon de savoir que ce n’est pas nécessairement voué à une fin tragique (Marie-Jo et ses deux amours), de savoir que l’on n’est peut-être pas un monstre empli d’illusions naïves, de constater que l’on n’est pas obligé de tout casser autour de soi (divorce, déménagement, éclatement du foyer pour les enfants) ou de se laisser glisser dans une dépression. De savoir que d’autres ont vécu ça sans aller droit dans le mur.
    J’aime toujours mon compagnon. J’en suis de plus en plus sûre. Je sais aussi que j’étais prête à le quitter, surtout pendant le pic hormonal que décrit Mme Simpère. Je voulais être honnête et je ne pouvais pas vivre les choses dans son dos.
    Il n’a pas voulu que l’on se quitte. Je ne le souhaitais pas non plus par rapport aux enfants. Il a proposé que nous ouvrions notre couple. Je crois que la curiosité et l’envie d’aventure le démangeait (même s’il n’est pas vraiment amoureux ailleurs pour le moment). Je pense qu’il a eu raison. Que ça nous a rapproché. Que ce n’est pas facile. Que je doute chaque jour. Que je me sens heureuse. Qu’il se dit heureux. Que nos enfants sont pour le moment bien dans leur peau. Que je vis en accord avec moi même. Que j’ai moins de violence contre mon compagnon maintenant que la frustration disparaît. Qu’il s’en porte mieux. Que je serais passé à côté de quelque chose en le quittant. Que la vie n’a qu’un temps. Que j’ai deux hommes qui m’aiment et que j’aime. Que j’ai de la chance. Beaucoup. Que je ne veux pas en abuser. Que je me haïrait de faire souffrir inutilement qui que ce soit. Que ce n’est pas toujours évitable. « Que sera sera » .

  • Georges H.
    Georges H.
    Réfractaire
    • Posté à 04h56 le 10/07/2011
    • Internaute 163358
      Réfractaire

    Laissez-moi vous dire que sous couvert de modernité, vous arrivez à théoriser avec un certain talent, avouons-le, ce qu’on appelle la polygamie.

    Évidemment, la polygynie est pratiquée dans de nombreuses cultures et aussi dans le règne animal depuis des milliers d’années. La polyandrie, plus rare, voire même inexistante, est un des concepts du féminisme post-soixantuitard. Revendiquant une indépendance des sentiments tout à fait légitime, vous vous prenez au jeu de la barbarie affective masculine : c’est comique, car vous décrivez presque par le menu un modèle de société qui s’apparente à celui des bonobos... on désire (ce n’est pas l’amour) donc on baise... c’est une sottise que j’avais déjà relevée dans un livre d’Alexandre Jardin : ’l’île des gauchers’.

    Aussi, la jalousie n’est pas la conséquence des « valeurs dominantes » de la société comme vous le dites si bien ; elle est la résultante du caractère possessif de la race humaine (la femme a besoin de l’homme pour sa sécurité et l’homme a besoin de la fidélité pour se rassurer sur la légitimité de sa descendance : c’est le contrat familial). Ce n’est ni une névrose, ni un mal, ni même un bien au fond ; c’est tout simplement une de nos caractéristiques, et c’est probablement l’une des raisons majeurs qui a fait que notre espèce n’a pas disparu comme tant d’autres ! Le nier, c’est être en harmonie avec le fond de pensée décadent qui règne dans les petites sociétés parisiennes. (et qui a été pratiqué dans la noblesse française, notamment avec Marie-Antoinette au petit trianon... mais pas que)
    La réalité est plus crue et somme toute assez éloignée de ces manières de bobos libertins. Le lutinage n’est vraiment pas à la mode dans les quartiers où je vis, dans la vraie vie quoi...
    Ici, les gens sont plus simples, ils aspirent toujours à la sempiternelle petite vie tranquille en province, avec une femme ou un mari, point de cocufiage heureux, ni de clubs libertins ; des enfants, un boulot, une maison et une petite touche de bonheur : c’est le rêve humain sûrement trop étriqué pour une classe de riches qui s’ennuient de la banalité d’un mode de fonctionnement qui fait ses preuves depuis 30 000 ans maintenant ! !

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