A debattre 05/03/2008 à 07h43

Religion et droits de l'homme : le débat fait rage

Tribune des droits humains"

Alors que le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies se réunit depuis lundi, et pour 4 semaines, à Genève, un manifeste signé par une série de personnalités tire à boulets rouges sur l’institution. Craignant que la diffamation des religions soit reconnue comme une forme de racisme, les signataires s’en prennent à Doudou Diène, l’expert onusien en charge du racisme.

Souvenez-vous. En 2001 dans la ville sud-africaine de Durban, la conférence de l’ONU contre le racisme donna lieu à des manifestations prônant la destruction d’Israël et à une déclaration de la société civile considérée comme antisémite. La conférence évita in extremis le naufrage par l’adoption à l’unanimité d’une déclaration finale et d’un plan d’action dont le contenu suscita le soulagement du gouvernement israélien qui s’était pourtant retiré des négociations, tout comme les Etats-Unis.

Un champs de mines
Comme de coutume aux Nations unies, la conférence internationale sur le racisme qui s’est tenue à Durban en 2001 est suivie par une réunion chargée de tirer le bilan des déclarations et actions annoncées. Cette nouvelle conférence doit se tenir en 2009. Le Conseil des droits de l’homme est chargé de préparer cette réunion au travers d’un groupe de travail piloté par la Libye.
Ces travaux donnent lieu à un bras de fer entre les pays occidentaux et les pays africains et islamiques, ces derniers étant majoritaires au Conseil des droits de l’homme. Les pays occidentaux dont la Suisse veulent s’en tenir à un bilan des textes et mesures adoptés en 2001. Les pays africains et islamiques veulent inclure de nouveaux thèmes comme le profilage au nom de la lutte antiterroriste, l’incitation à la haine raciale et religieuse ou la diffamation des religions.
La Suisse et les autres pays occidentaux considèrent que ces thèmes sont soit déjà couverts par les textes existants ou ne relèvent pas des droits de l’homme, comme la diffamation des religions.

Aujourd’hui, les esprits s’enflamment à nouveau avec la conférence de suivi de Durban prévue l’année prochaine et confiée au Conseil des droits de l’homme.

Des personnalités indignées

Dernier épisode de cet affrontement de plus en plus aigu : la publication dans la presse d’une tribune intitulée « L’ONU contre les droits de l’homme » et signée par une série de personnalités comme Elie Wiesel, Georges Charpak, Alain Finkielkraut ou Claude Lanzmann. Un manifeste lancé par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA)

Le texte dénonce avec vigueur le Conseil des droits de l’homme (CDH) :

« Par sa mécanique interne, les coalitions et les alliances qui s’y constituent, les discours qui s’y tiennent, les textes qui s’y négocient et la terminologie utilisée anéantissent la liberté d’expression, légitiment l’oppression des femmes et stigmatisent systématiquement les démocraties occidentales. Le CDH est devenu une machine de guerre idéologique à l’encontre de ses principes fondateurs » .

Les signataires s’en prennent aussi à Louise Arbour, Haut-commissaire aux droits de l’homme et tout particulièrement à Doudou Diène, rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines de racisme en lui reprochant une série de propos.

Voile et laïcité

Le manifeste assure que :

« Doudou Diène déclare d’ores et déjà qu’énoncer une critique contre le port de la Burqa [vêtement qui couvre l’entier du corps] constitue une agression raciste et que la loi française contre le port des signes religieux à l’école participe du racisme antimusulman, renommé islamophobie occidentale » .

Réponse de l’intéressé joint en Inde vendredi :

« Cette information est tout simplement fausse. Dans mes rapports, j’ai écrit que la loi française interdisant le voile dans les écoles publiques était une mesure discriminatoire qui remet en question le droit garanti par les instruments internationaux des expressions de la liberté religieuse » .

Selon les signataires, Doudou Diène aurait également affirmé que « la laïcité est ancrée dans une culture esclavagiste et colonialiste » .

« Je n’ai jamais dit une telle chose, s’indigne l’expert indépendant. Comme rapporteur spécial.

“ j’ai constaté que dans certains pays, la laïcité était pratiquée de manière absolue et contraire aux instruments internationaux et que certains groupes utilisent la laïcité pour s’opposer à l’expression de la liberté religieuse. Dans tous mes rapports, je préconise la recherche d’un équilibre entre liberté religieuse et liberté d’expression. J’ai toujours reconnu que la laïcité (séparation de l’Eglise et de l’Etat et neutralité de l’Etat par rapport aux religions) constitue un progrès très important” .

La critique des religions De manière plus générale, les signataires craignent la teneur des textes qui seront adoptés lors du forum Durban 2.

“ Si le blasphème devait être assimilé à du racisme, si le droit à la critique de la religion devait être mis hors la loi, si la loi religieuse devait s’inscrire dans les normes internationales, ce serait une régression aux conséquences désastreuses, et une perversion radicale de toute notre tradition de lutte contre le racisme, qui n’a pu et ne peut se développer que dans la liberté de conscience la plus absolue” .

Une crainte relativisée par Doudou Diène :

“ Nous avons été très attentifs à ne pas toucher au blasphème en lui-même. Ce que je dis, y compris dans le rapport que je vais présenter lors de cette session : la liberté d’expression doit être garantie comme fondement de la démocratie. Mais elle ne doit pas mener à l’incitation à la haine religieuse et raciale. Un énoncé qui figure très clairement dans le pacte international sur les droits civils et politiques, l’un des deux piliers de la charte internationale des droits de l’homme” .

Une conférence en péril

Reste que les négociations préparatoires à la conférence de suivi de Durban sont de plus en plus tendues. En cause : l’inclusion de la diffamation des religions comme nouvelle forme de racisme. Minoritaires au sein du CDH, les pays occidentaux s’y opposent, alors que les pays africains et islamiques demandent cette inclusion. Résultat : le Canada s’est retiré, tout comme Israël. Et la France menace de le faire.

Des retraits qui inquiètent Doudou Diène :

“ Devant la montée de toutes les formes de racisme dans le monde, que ce soit l’antisémitisme, le racisme contre les Noirs ou les nouvelles formes de discrimination raciale qui font suite au 11 septembre, il est absolument nécessaire de tenir une nouvelle conférence sur le racisme pour montrer que la communauté internationale se mobilise contre ce péril. En cas d’échec, les forces qui instrumentalisent le racisme auront le sentiment d’avoir la liberté d’agir” .

En partenariat avec SwissInfo.ch, et avec :

Publié initialement sur
Tribune des droits humains
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  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 08h38 le 05/03/2008
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Plus que jamais, il est temps, plus que temps que de défendre la laïcité, bien entendu pas forcément celle de Jules Ferry, qui il est vrai était un peu emprunt de colonialisme.
    On ne peut se réfugier derrière le racisme afin de légitimer l’exploitation des femmes par certains religieux.
    La foi apaise, la religion pèse, paraît-il. Etant athée, je ne sais si la foi apaise, tant mieux pour ceux dont c’est le cas, mais j’ai beaucoup d’indices me permettant de dire que la religion pèse dans de nombreux cas...

    La foi est quelque chose de personnel, elle ne doit être imposée par aucun dogme.
    Mon identité est peut-être marquée par une histoire chrétienne, mais ce n’est pas pour autant que je vais me réfugier derrière elle.

    Une vraie liberté de penser est belle et bien individuelle et n’a pas besoin, surtout pas, d’être organisée par quelque pouvoir que ce soit !

    Lien

    • bzit
      bzit répond à skalpa
      • Posté à 14h07 le 05/03/2008
      • Internaute 25011

      Une société sans religion, c’est comme un bateau sans boussole.

      • Sacha25
        Sacha25 répond à bzit
        • Posté à 16h10 le 05/03/2008
        • Internaute 24877

        Oh, la belle métaphore
        Une boussole est cet aiguille dont une extrémité, colorée en rouge, et qui est marqué N nous indique, en direction approximative du pôle géographique Nord, le pôle magnétique ........Sud, bien entendu, (les pôles de même signe se repoussent). A la prochaine inversion des pôles magnétiques que nous attendons dans les 100 000 ans à venir, l’aiguille rouge, marquée N indiquera le pôle géographique Sud.
        La boussole est donc cet instrument qui nous indique à peu près n’importe quoi et dont il faut se servir pour aller là où nous voulons aller

        Il en va très exactement de même pour les religions,
        à la différence près que les religions, ou plutôt les hommes (humains masculins) qui prétendent incarner la religion, nous disent là où ils veulent que nous allions, jusqu’à la prochaine inversion des pôles, bien sûr

         
        • bzit
          bzit répond à Sacha25
          • Posté à 17h18 le 05/03/2008
          • Internaute 25011

          Je suis totalement d’accord avec le fait qu’il ne faut pas suivre aveuglément ce que disent les « hommes qui prétendent incarner la religion ». D’ailleurs, il faut être bien bête pour avoir besoin d’un intermédiaire pour interpréter une boussole.
          Mais la boussole reste l’instrument qui a permis pendant des siècles aux navigateurs de trouver leur chemin, instrument sans lequel ils se seraient perdus en mer...

          • Sacha25
            Sacha25 répond à bzit
            • Posté à 00h47 le 06/03/2008
            • Internaute 24877

            Parce qu’ils avaient compris que ce n’était qu’un instrument
            Mais continuons la métaphore.
            Le dieu d’Abraham crée Adam et Eve nus et tout se passe bien, c’est écrit (sauf pour Abraham). Puis arrivent la pomme, le serpent et ... révélation : quand le dieu d’Abraham a créé Adam et Eve nus, il a fait une c......e, c’est écrit et maintenant on le sait. Il faut modifier tout ça et donc il faut que ça se sache(pour modifier) sans que ça se sache (un dieu qui fait des c......es, c’est pas sérieux n’est-ce pas). La boussole, « qui vous ment » en réalité, n’a jamais prétendu être parfaite.
            Et toute une civilisation qui tourne le dos au Nord (sa vérité originelle) et qui prétend le contraire.

            Et voila pourquoi on peut se servir d’une boussole

        2 autres commentaires
      • parousnik
        parousnik répond à bzit
        • Posté à 02h03 le 06/03/2008
        • Internaute 18991

        Sur un bateau il s’agit d’un compas

      • parousnik
        parousnik répond à bzit
        • Posté à 02h03 le 06/03/2008
        • Internaute 18991

        Sur un bateau il s’agit d’un compas

    • pablico
      pablico répond à skalpa
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 18h59 le 05/03/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Si l’état à la malheur de se mêler de religion. On ne va jamais avoir la paix civile.

      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à pablico
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 00h19 le 06/03/2008
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        Clair. Une religion, par définition, met la foi au dessus de la raison. La raison ne peut donc plus jouer son rôle d’arbitre consensuel et les croyants descendent en découdre dans la rue, chacun convaincu qu’il a le bon droit pour lui. Ce qui est navrant, c’est qu’après toutes ces guerres de religions il ne subsistent pas que des non-croyants

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        Pierre JC Allard

    • virginie78
      virginie78 répond à skalpa
      Éteignez votre TV et apprenez à (...)
      • Posté à 19h16 le 05/03/2008
      • Internaute 25883
        Éteignez votre TV et apprenez à (...)

      C’est gravissime ce qui se passe :
      la laïcité est notre seul rempart contre les sectes qui attendent sur le pas de notre porte, c’est le seul rempart contre les religions intégristes, agressives, qui abusent, qui s’infiltrent dans les sphères du pouvoir , etc
      c’est le seul rempart pour que un gniouf ne décide pas de nos choix de vie à notre place.

      Renoncer à la laïcité c’est renoncer à rester debout comme un être humain et renoncer à faire nos propres choix .
      C’est renoncer à transmettre notre propre système de valeurs à nos enfants car on le fera à notre place.

  • repmi
    • Posté à 08h30 le 05/03/2008
    • Internaute 24644

    Pourquoi tout mélanger .
    La laicité la démocratie les droits de l’homme c’est pour tous
    la religion,les croyances,les divinités c’est pour certains et dans la sphère privée...............point n’est alors de faire des lois sur les libertés individuelles
    La raison contre la croyance ? non
    La raison ou la croyance ? oui mais a l’aune de la liberté de chacun à penser

    • Ellington
      Ellington répond à repmi
      • Posté à 08h32 le 05/03/2008
      • Internaute 27898

      Le problème est que la liberté de pensée du laic, n’est pas reconnue par le clerc, qui refuse par principe toute opinion autre que la sienne.

    • Gosseyn
      Gosseyn répond à repmi
      • Posté à 10h36 le 05/03/2008
      • Internaute 1943

      Parce que les représentants temporels des religions ne sont déjà plus dans la sphère privée. Autoproclamé, dans la plsupart des cas, représentant des croyances des gens, ils détiennent ou veulent détenir un pouvoir sur les masses.

      La laïcité, c’est également la protection des individus contre leur groupe d’origine : c’est permettre au chrétien, au juif, au musulman, etc. de rompre avec sa religion ou de la pratiquer hors des dogmes officiels.

  • Ellington
    • Posté à 08h31 le 05/03/2008
    • Internaute 27898

    Le sujet est certes explosif et chaque mot doit être pesé. Les démocraties sont bien mal armées pour faire face aux intransigeances et intégrismes de toutes origines, religieux ou politiques. Comment concilier liberté (de culte, de réunion...) et préservation des droits laics ? Au nom de la liberté religieuse, certains groupes revendiqueront le droit à des pratiques que d’autres jugeront « liberticides ».

    Les principes généraux des droits de l’homme (et de la femme) doivent rester supérieurs à toutes règles ou traditions (qu’elles soient religieuses ou communautaires) sous peine de sombrer dans une anarchie obscurantiste où chaque chapelle revendiquera sa propre « charia ».

    Les politiques éclairés doivent avoir le courage de deféndre ces principes sans faiblesse, sans craindre de s’aliéner les fractions marginales des opinions qui de toute façon, ne leur en seront jamais reconnaissantes.

  • DidierB63
    DidierB63
    Devant un écran
    • Posté à 08h50 le 05/03/2008
    • Internaute 30265
      Devant un écran

    C’est le serpent qui se mord la queue. On voudrait diminuer la liberté d’expression au nom des droits de l’homme.
    Nous n’avons pas besoin d’un nouveau texte qui nous dise que l’incitation à la haine religieuse ou raciale ne peut pas être tolérée, même dans le cadre de la liberté d’expression.
    Mais ce qui se profile est bien plus dangereux. Encore une instrumentalisation...
    En tout cas, il y en a un qui doit jubiler, c’est celui qui nous proposais il y a peu une « laïcité positive ».

    Lien

  • gérare
    gérare
    photographe
    • Posté à 08h51 le 05/03/2008
    • Internaute 24235
      photographe

    Doudou Diène est un crétin.
    Oser dire que la laïcité est ancrée dans une culture esclavagiste et colonialiste,
    c’est être à côté de soi même.
    Les hommes qui sont payés pour réfléchir réfléchissent sous la pression des monothéismes.
    Au nom de ces religions les êtres humains s’égorgent copieusement depuis des millénaires et cela est toujours dramatiquement d’actualité aujourd’hui.
    Les religions sont incomprises et manipulées.
    Normal,
    l’homme est un manipulateur.
    La laïcité est l’espace de liberté nécessaire pour installer notre croyance ou non.

    • lautzig
      lautzig répond à gérare
      • Posté à 12h19 le 05/03/2008
      • Internaute 31396

      Doudou Diène afirme n’avoir pas dit cela.

      « l’homme est un manipulateur. »

      Cela vaut surement pour celui qui reprend un propos démenti j’imagine.

  • athénaïs
    • Posté à 09h12 le 05/03/2008
    • Internaute 30637

    Quand on fait l’amalgame entre la critique des religions et le racisme, on touche le fond !

    S’il n’y avait pas la laïcité en France, la France serait un état catholique ! Ne nous voilons pas la face (sans jeu de mot...) Ce qui signifie que comme en Espagne sous les franquistes, en France on serait catholique ou rien !
    La tolérance religieuse, l’accpetation del’athéisme sont les conséquences directes de la laïcité. Ceux qui combattent la laïcité combattent dans le même temps toute cette tolérance.
    Connaissons nous un état qui associe sphère politique et religieuse qui soit religieusement tolérant ?
    Il y a eu la France avec l’édit de Nantes, mais ça n’a pas duré.

    Décidément, ils n’ont pas changé tous ces curés, mollahs et rabbins, ils restent les champions de l’obscurantisme.

    Laissez nous blasphèmer en paix et allez soummetre vos âmes dociles ailleurs ..

  • marie 75
    • Posté à 09h17 le 05/03/2008
    • Internaute 3563

    zapatero, en espagne, gagne contre les cathos réac. Lire la tribune de genève

    • Avril
      Avril répond à marie 75
      • Posté à 10h30 le 05/03/2008
      • Internaute 24503

      ...et reconnait en même temps la scientologie comme une religion.

      Quelles différences entre une religion et une secte ? une stature, une histoire, bref une reconnaissance. Une volonté de ne pas blesser les religions officielles, face à des petits malins ou des illuminés qui ont décidé de se servir. Mais fondamentalement n’est ce pas la même chose ?

      • A déménagé le 25 octobre
        • Posté à 13h11 le 05/03/2008
        • Internaute 33755

        La secte est difficilement comparable avec la religion. La secte ne représente pas un courant de pensée. Et le mot secte est l’arbre qui cache la forêt de la manipulation mentale exercée avec une célérité diabolique par des malades pathologiques sur des individus en plein désoeuvrement mental et/ou social.
        Les soit-disants courants de pensée qui les animent ne sont qu’un prétexte. Le débat sur les sectes se situent dans cette ambivalence.

         
        • Thi0u
          Thi0u répond à A déménagé le 25 octobre
          Couillu
          • Posté à 14h10 le 05/03/2008
          • Internaute 24428
            Couillu

          Euh...

          La religion est une secte « évoluée ». Les sectes s’en prennent aux personnes très faible psychologiquement. Tandis que les religions s’attaquent à celle plus résistante.

          La manipulation mentale est peut-être moindre dans les religions, mais elle existe, et il suffit d’observer des moments de prière ou autre, pour voir comme cette manipulation marche du tonnerre.

          L’une des plus aberrantes dérive sectaire/religieuse, sont les déclarations du pape sur le préservatif...

          • A déménagé le 25 octobre
            • Posté à 16h05 le 05/03/2008
            • Internaute 33755

            J’ai du mal à interpréter votre interjection du début mais je pense que nous sommes d’accord sur le fond.

            Je voulais juste préciser que ce n’est pas en le comparant avec la religion que l’on arrivera à endiguer le phénomène des sectes. Je crois ferme en l’éducation laïque et la progression des attitudes des individus entre eux, attitudes regroupées sous le beau mot respect, pour pouvoir faire évoluer cette question (et bien d’autre encore)

            Et en substance, pour avoir assister à des réunions sectaires et religieuses, je n’ai pas souvenir d’avoir pu observer une maladie mentale chez le prêtre manipulateur. Et pour finir, je ne nommerai personne, mais certains meetings politiques, par la teneur des discours, se rapprocheraient plus d’une secte que la religion ne le fait...

            • Avril
              • Posté à 18h51 le 05/03/2008
              • Internaute 24503

              Que nous soyons d’accord n’a malheureusement plus vraiment d’importance, Blaise. La distinction entre les sectes et les religions est visiblement de moins en moins d’actualité.

              Pour prendre exemple sur la scientologie, cette dernière est une association culturelle en Argentine, au Mexique et en Colombie, un collège en Écosse, une religion aux États-Unis et en Espagne, peut célébrer des mariages (ce que les scientologues reconnaissent de fait comme une reconnaissance religieuse) en Afrique du Sud, en Australie, en Inde, en Italie, au Mexique, en Nouvelle-Zélande, au Portugal, en Suède, à Taiwan, en Tanzanie, au Venezuela et au Zimbabwe.

              La Ville de Moscou refusant de l’enregistrer comme association religieuse a été condamné par la Cour européenne des droits de l’Homme (violation de l’article 11 sur liberté de réunion et d’association, de l’article 9 sur la liberté de pensée, de conscience et de religion).

              Les religions sont des sectes qui ont réussi.

              • A déménagé le 25 octobre
                • Posté à 12h40 le 06/03/2008
                • Internaute 33755

                « Les religions sont des sectes qui ont réussi. »

                « une secte est une religion qui n’a pas réussi. »

                « La religion est une secte qui a réussi à faire croire qu’elle n’en est pas une »

                Au-delà de leur aspect rhétorique, voici 3 commentaires qui ne peuvent pas se concevoir.
                Bien que cela puisse paraître contestable pour des raisons évidentes « d’intervention divine », on peut parler de philosophie dans la religion mais absolument pas pour une secte. Au mieux nous pourrions parler de bricolage improvisé à partir de fragments philosophiques.
                Je vais tenter de m’exprimer plus clairement : le problèmes des sectes ne peut pas être traité en comparaison avec la religion. Les phénomènes qui les caractérisent sont avant tout d’ordre médical. Si la société civile veut être pragmatique et efficace sur ce sujet, il faut le traiter politiquement par le Ministère de la Santé et, bien entendu, par le Ministère de l’Éducation Nationale dans une plus large mesure préventive.

                À ce sujet, MAM voudrait concevoir une solution au sein de son Ministère... qui est celui de l’Intérieur. Étonnant de constater que de plus en plus de sujets relevant du médico-social, sont traités par ce Ministère, et ce depuis 2002.

                • Lavrenti
                  • Posté à 13h05 le 06/03/2008
                  • Internaute 24899

                  Votre argumentaire est fondé mais ...

                  Prennons l’exemple du christianisme.

                  A l’origine petite secte parmis de nombreuses autres au sein du judaisme. Son evolution doctrinale, le contexte historique geographique et un ensemble d’autres elements qu’il ne m’appartient pas de developper ici lui ont permis de se developper et de devenir une religion toute puissante.
                  Il y a donc bien eu passage de l’état de secte juive, enricihissement, diversification, adaptation et consecration progressivement. Il n’y a aucune limite claire entre cette(ces) religion et la secte qu’elle fut si ce n’est son officialisation, sa notabilisation.

                  De la même manière une bonne partie des différentes sectes nées en europe apres la fin du moyen age sont maintenant bien implantées et considérées comme des religions partout dans le monde.

                  Même un bricolage ideologique sordide comme les mormons sont installés et intégrés.

                  Ce n’est donc pas au niveau des idées, de la philosophie ou de la doctrine que se fait la difference mais bien à celui de l’assise sociale et financiere.

                  Et si des caricatures comme le mandarom par exemple ne réussissent pas à se developper ce n’est pas simplement du à la pauvreté des concepts qu’ils vendent - ils n’ont rien à envier aux scientologues de ce coté là - mais à l’inneficacité ou à l’absence de leur proselytisme. En d’autre terme, si le marketing fonctionne on passe de l’état de secte à celui de religion quelles que soient les idées vehiculées, si ce n’est pas le cas on vegete.

                  Là encore rien à voir avec la nature des idées et tout avec la promotion de ces idées.

                  • A déménagé le 25 octobre
                    • Posté à 14h28 le 06/03/2008
                    • Internaute 33755

                    Merci pour ces précisions.

                    L’essentiel est que nous voulons enrayer à la racine ce qui peut (et ceux qui veulent) détacher l’homme de son libre arbitre (s’il est prouvé que l’on en a un)

                    Sans oublier que tout les courants et leur dieu avec ont à chaque fois été créés par la volonté de notre esprit, et qui lui, n’est point aux cieux...

                    Et je suis d’accord avec vous sur l’aspect marketing du prosélytisme. Mais alors comment une religion comme celle qui étudie la Torah et loin d’être connue pour son prosélytisme, est t’elle parvenue à se maintenir et se développer si ce n’est par la force d’attraction de son message ?

                    • Lavrenti
                      • Posté à 15h17 le 06/03/2008
                      • Internaute 24899

                      Les religions ne sont pas limitées à leur proselytisme et je pense comme vous que leur contenu a une importance.

                      Toutefois je ne pense pas que ce soit la philosophie ou les idées véhiculées par ces organisations qui ont le plus d’incidence mais leur coherence, leur capacité d’adaptation et leur force sociale.

                      Je ne connais pas grand chose de l’histoire du judaisme mais celui ci s’est developpé en europe orientale et au moyen orient il y a plus de mille ans.

                      On peut donc supposer qu’un proselytisme juif a bien existé à ces epoques. Pour quelles raisons ce marketing a-t-il été efficace je ne sais pas mais il a bien fonctionné à une epoque.

                      Et je suppose - sans aucun element pour etayer cette supposition - que les normes sociales imposées par ce système ont été à la fois suffisemment solides et assez souples pour lui permettre de perdurer.

                      Ces elements de solidité qui permettent à un mouvement religieux de se maintenir dependent en grande partie, je suppose, de son environnement : la pennsylvanie et ses communautés religieuses existent depuis plus de trois siecles par exemple. Là encore la nuance entre religion et secte est inexistante.

                      • A déménagé le 25 octobre
                        • Posté à 20h04 le 06/03/2008
                        • Internaute 33755

                        Entendu.
                        Mais j’ai bien peur qu’une juxtaposition systématique du sectaire et du religieux dans les discours publics ne soit un gage de sérénité sociale.
                        Si nous ramenons ce débat à l’échelle d’une vie, comment ne pas heurter un individu dans sa foi ou sa croyance en le comparant à un sectaire, mot extrêmement négatif. Est-il possible alors d’avancer sur ce point dans la douceur, sans froisser les espérances de beaucoup ? Je ne pense évidemment pas.

                        Et inversement : en les mettant sur un même pied de comparaison (que ce soit en « bien » ou en mal), ne risque t’on pas de laisser une place aux mauvaises interprétations qui transfèreraient sur la secte une part de légitimité sociale acquise depuis longtemps par la religion ? jepense que nous partageons la même approche athéiste qui nous permettra de répondre simplement et sereinement à cette question. Mais ce que je redoute de découvrir, est d’une part et dans une moindre mesure : le sentiment des croyants, ou de ceux qui hésiteraient à rejoindre un mouvement religieux, et d’autre part mais avec beaucoup plus d’appréhension : le sentiment de ceux qui motiveraient une sympathie pour l’aventure sectaire et leurs raisons invoquées. Ce sont des terrains trop ardents, et dans ce cas-là et bien d’autres encore, je ne suis pas pour la politique du fakir.

                        C’est pour cela que j’insistais sur la nécessité de porter toute l’attention sur ceux qui reçoivent le discours, au sein de leurs propres contextes socio-médical, tout en s’appuyant sur nos institutions laïque pour solutionner et prévenir, autrement dit chercher un moyen de désacraliser l’enjeu en dépassionnant un maximum le débat. Je suis persuadé alors que l’on gagnerai en sérénité dans le traitement de ce problème. Et c’est malheureusement l’extrême inverse qui s’est produit ces deux derniers mois.

        • repmi
          • Posté à 08h21 le 06/03/2008
          • Internaute 24644

          une secte est une religion qui n’a pas réussi

        9 autres commentaires
      • Sacha25
        Sacha25 répond à Avril
        • Posté à 15h19 le 05/03/2008
        • Internaute 24877

        Aucune
        La religion est une secte qui a réussi à faire croire qu’elle n’en est pas une

      • Lavrenti
        Lavrenti répond à Avril
        • Posté à 15h47 le 05/03/2008
        • Internaute 24899

        Une religion est une secte qui a réussi commercialement parlant.

        Les manipulations et le formatage sont les mêmes, tout au plus y a-t-il accoutumance pour les religions par opposition aux sectes. Celles ci ayant des parts de marché à gagner ont tendance à être plus aggressives en terme de propagande mais à ces petites nuances près ...

      • Numa Parpaillot
        Numa Parpaillot répond à Avril
        • Posté à 00h33 le 07/03/2008
        • Internaute 34449

        @ Avril :

        « ...Quelles différences entre une religion et une secte ? »

        Réponse : Une religion c’est une secte qui a réussi !
        Mais qu’a-t-elle réussi et comment mesurer cette réussite ?

        Réussite financière ? Alors « l’Eglise de Scientologie » et l’Eglise catholique romaine avec les flux financiers occultes du Vatican ont bien réussi ...

        Réussite commerciale ? Alors l’Islam et l’Eglise catholique ont bien réussi avec toute l’exploitation commerciale faite autour des pèlerinages (La Mecque, Lourdes, Fatima, Saint-Jacques-de-Compostelle, etc.)

        Réussite spirituelle ? Là on s’interroge ...

        Mais au fait, Cher Avril, qu’est-ce qu’une « religion officielle » ? Merci de m’éclairer !

        Quant au rapporteur de l’ONU sur les droits de l’homme, M. Doudou Dienne, il n’en est pas à ses premières provocations. Privé de sa fonction auprès de l’ONU, notre homme n’aurait aucune visibilité et probablement aucune ressource, alors il gesticule, s’accroche et tente d’égarer l’opinion, en bon défenseur de l’Islam qu’il est.

        Numa Parpaillot, laïc convaincu !

  • A déménagé le 25 octobre
    • Posté à 09h23 le 05/03/2008
    • Internaute 33755

    « L’homme a créé Dieu, l’inverse reste à prouver »

    Sur ces paroles d’une implacable clarté cartésienne , je m’en vais danser un p’tit rock autour du bunker.

    Ferait bien d’en faire de même tous ces gens qui quand bien même s’aiment.

    Trêve de plaisanterie pourtant bien réelle, la conférence de Durban a réussi un tour de force en faisant prendre conscience à certains États de leur nouvelle forme de racisme, notamment envers les Rrom. À pétitionner, polémiquer et s’mettre à gueuler, ils ne saisissent en rien la portée d’un travail en commun. Triste.

    • Art-35_Constitution-1793
      Art-35_Constitution-1793 répond à A déménagé le 25 octobre
      Pour une Republique Bonsensiste (...)
      • Posté à 10h10 le 05/03/2008
      • Internaute 4675
        Pour une Republique Bonsensiste (...)

      « L’homme a créé Dieu, l’inverse reste à prouver »

      Je suis comme vous, je n’en suis pas très sur, voire plus, mais une chose est sur : Si la vie réapparait un jour sur notre belle planète, un jour, après le grand « BOUM » nos suivants pourront écrire :

      DIEU A DÉTRUIT LE MONDE ! !

      Ce sera vrai et sur cette fois ! (faudrait cacher ce texte dans des jarres en terre cuite quelque part prés de la mer morte des fois que ....)

      • A déménagé le 25 octobre
        • Posté à 11h06 le 05/03/2008
        • Internaute 33755

        Je crois bien que vous tombez dans le panneau mon cher.
        Si le « boum » sonne son patatrac, la dernière jarre ne pourrait recéler ce que vous clamez, car aucun homme n’aura été en mesure de la sculpter :
        « L’Homme s’est auto-détruit ! » s’esclafferait Dieu du haut de son nuage.

        En recherchant des coupables dans ce que nous avons créé, l’enquête ne pourra s’avérer que kafkaïenne. Avons-nous besoin de cette absurdité ? apparemment oui.
        Je ne sais plus qui dit ce qui suit mais la citation en dit long sur la tâche qui nous a toujours attendu : « Ne plus être une citerne, simple récipient d’une eau étrangère, mais devenir une source, qui fait jaillir sa propre eau. »

        Blaise, distributeur de ration de rationalité.

         
        • Art-35_Constitution-1793
          Art-35_Constitution-1793 répond à A déménagé le 25 octobre
          Pour une Republique Bonsensiste (...)
          • Posté à 19h38 le 05/03/2008
          • Internaute 4675
            Pour une Republique Bonsensiste (...)

          Faut arrêter la, on dérape sérieux , a propos avez vous lu, sur plusieurs sites qu’en fait Moïse a vu les buissons ardent après avoir bu et fumé des choses illicites comme disait Coluche ?
          Manquerai plus que cela , qu’on se batte depuis 2000 ans a cause d’une plante hallucinogène !

        1 autres commentaires
  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 09h32 le 05/03/2008
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    Par la kippa de Mahomet !
    Blasphémons, blasphémons ! Et bottons les curetons au fion !

  • fflloorraa
    • Posté à 09h33 le 05/03/2008
    • Internaute 16810

    Ménager les sensibilités, particulièrement exacerbées quand il s’agit de religion, a toujours été un exercice particulièrement délicat.
    Officialiser la diffamation des religions comme nouvelle forme de discrimination demande un encadrement étroit. Mais qui va juger de ce qu’est diffamer une religion ? La porte est ouverte à toute sorte d’interprétations extrêmistes, et ce pour toutes les religions.
    Bien sur, créer une tribune au niveau mondial où tous les acteurs puissent s’exprimer est absolument indispensable. Les nouveaux enjeux transnationaux nécessitent des réponses, impulsées par une gouvernance mondiale, voir une forme inédite de gouvernement. La religion, logique déjà plus qu’expérimentée, n’est sans doute pas le socle sur lequel bâtir une voie mondiale.

    actu-et-enjeux.over-blog.com

  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 09h37 le 05/03/2008
    • Internaute 17943
      Author & Chief AtoZ Officer

    Il y a clairement un bug à l’ONU sur les droits de l’homme. Avec la Chine et la Russie en membres permanents du Conseil de Sécurité (sans oublier l’Amérique de Bush-Cheney pendant la période 2001-2009), on peut difficilement s’attendre à une lutte sans merci.

    La liste des pays membres de la Commission des Droits de l’Homme prête parfois à sourire : Lien.

    Faut-il pour autant tirer sur l’ambulance ? Ces attaques personnelles appuyent avec pertinence sur les responsables les plus ambivalents, et c’est préférable à un dénigrement en bloc de l’institution.

    • toto_a_la_plage
      • Posté à 16h53 le 06/03/2008
      • Internaute 32625

      il y a encore plus marrant au conseil de sécurité de l’onu, il y a un petit pays de 60 millions d’habitants ne representant pas plus de 1% des terriens !

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 09h42 le 05/03/2008
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    C’est une question à la mode, très et trop débattue, de savoir jusqu’où va la liberté du croyant, jusqu’où va celle du laique...

    La réponse est simple. Celle du croyant s’arrete à la sphère privée.

    Quant aux signes religieux, peut-être n’est on pas obligé d’aller trop loin. Si M.Diène ne m’apparait pas être la référence intellecuelle de ce siècle, laissons tout de même leurs burquas aux musulmanissimes, leurs foulards aux sikhs (and destroy), leurs vierges dorées aux cathos bons teints... On n’empeche pas les ados de danser la tectonik et de s’habiller en rose. Un peu de distance quoi.

    Celui qui ne supporte pas de voir une barbe ou une kipa pour cause de laicité est un peu racioste à mon sens. Mais refuse de l’admettre peut-être.

    • Ellington
      Ellington répond à guerzit-
      • Posté à 10h02 le 05/03/2008
      • Internaute 27898

      Le problème sous-jacent est que la réciprocité ne joue pas. Les communautés religieuses établies dans les états « occidentaux » réclament des droits que les états « islamiques » refusent farouchement aux chrétiens et autres païens.

      Alors liberté, oui, mais dans les limites d’un usage, d’une « culture » d’accueil.

      • guerzit-
        guerzit- répond à Ellington
        Incomprenant majeur
        • Posté à 11h49 le 05/03/2008
        • Internaute 28472
          Incomprenant majeur

        Certes. La perspective historique et culturelle nous empeche d’être dans une réflexion « pure », une rationnalité assumée... Le sujet s’y prete peu malheureusement.

  • francodiac
    francodiac
    retraité en AFN
    • Posté à 09h47 le 05/03/2008
    • Internaute 31841
      retraité en AFN

    Un débat vieux comme le monde.Depuis peu, en regard de l’histoire de la planète,la laïcité a permis,dans de multiples cas, l’éclosion de la liberté d’expression, tout d’abord au sens religieux, puis dans tous les secteurs des sociétés.
    Pourquoi donc aujourd’hui remettre de l’huile sur le feu ? Qu’on me laisse pouvoir critiquer librement Israêl, l’Arabie Saoudite ou les Etats Unis d’Amérique sans vouloir à tout prix faire croire que je suis un anti-sémite, anti-musulman ou anti-catholique.
    Je reconnais qu’aujourd’hui il est encore difficile de trancher, nombre d’Etats( et non des moindres)ainsi que des Pouvoirs utilisent encore la religion comme alibi à leurs excactions. D’autant que depuis peu, et même en France, pour camoufler leur incompétence, certains dirigeants aiment à relancer « l’esprit religieux » dans leur pays, tout comme l’avaient fait leurs prédécesseurs... voilà quelques milliers d’années.
    Moi je suis profondément raciste : j’ai une « sainte » horreur de la connerie humaine.

  • cooper59
    cooper59
    nazer c pueril et con
    • Posté à 09h53 le 05/03/2008
    • Internaute 18535
      nazer c pueril et con

    Si les religieux ou tous leurs sympatisants reviennent nous « montrer le droit chemin » et se remettent a camper au beau milieu de nos institutions , il y aura du monde por leur pourrir la vie , et j’en ferais partie . Que ce soit des curés ou des barbus ou des scientologues ou des admirateurs de la coquillette sacrée !

  • francodiac
    francodiac
    retraité en AFN
    • Posté à 10h05 le 05/03/2008
    • Internaute 31841
      retraité en AFN

    Droits de l’homme,religion et...racisme.
    Raciste vous dites ? Mais que signifie aujourd’hui le mot raciste ? Je dis bien aujourd’hui. Tout simplement, le mépris, jusqu’à la haine, de l’AUTRE. Un point c’est tout.
    Explications, pêle-mêle. On est raciste (la plupart du temps bien sûr) lorsque :
    Votre voisin est plus beau (ou plus grand…suivez mon regard) que vous et peut s’enorgueillir de nombreuses conquêtes. Vous ne l’enviez pas, vous le méprisez. Le mépris est l’antichambre du racisme.
    Vous vous détournez d’un individu au teint basané, noir, rouge ou jaune, ou simplement bronzé, sans rien connaître de son caractère, et le racisme germe en vous.
    Vous êtes jaloux de la réussite d’un collègue de bureau. Dans ce cas, la jalousie débouche inexorablement, sur du racisme à l’égard de tous ceux qui sont comme lui.
    Vous êtes catholique et vous croyez le musulman ou le juif, inférieur à vous (et vice versa bien sûr), vous êtes contaminé par le racisme.
    Il a une belle voiture, ou une belle maison ou simplement une belle télé (ses moyens le lui permettent) et pas vous, et vous voilà devenu raciste envers tous ceux qui ont une belle voiture etc…
    Dans la rue une gentille femme (ou homme peu importe) donne une pièce à un pauvre miséreux transi de froid et vous faites une grimace de dégoût (la saleté du mendiant bien sûr, car vous, le bien nourri, vous portez costume trois pièces et cravate) et vous voilà prêt pour voter extrême droite.
    Les échecs que vous subissez dans la vie (professionnelle surtout) ne sont pas dus à votre incompétence notoire mais à celle de vos collègues de bureau… surtout s’ils ont la peau etc…etc…etc… C’est inexorable. Vous voterez toujours pour l’extrême droite.
    Les yankees envahissent puis tuent l’Irak, plutôt non, tuent la Mésopotamie, et comme bien entendu, vous ne connaissez pas, mais pas du tout pas la signification magique de ce mot là, vous applaudissez des deux mains. Vous voilà raciste car tout compte fait, n’est-ce pas, ils ne tuent que des Arabes ou des Mésopopo… ». Comment dites vous ?
    Lorsque de nos jours, vous accusez sans vergogne un peuple tout entier d’avoir été conduit, voilà plus d’un demi-siècle, par un détraqué… quand vous niez les barbaries actuelles commises par des hommes ici et là, ou même lorsque vous essayez de les justifier… quand vous vous gargarisez, aujourd’hui encore (avec tout ce que l’Histoire « vraie » nous a appris sur lui) de la grandeur de Napoléon, le « petit caporal »… Vous êtes un tartuffe donc un raciste dangereux.
    Lorsque vous mentez effrontément en nous disant que vous êtes bon, gentil, humaniste, copain-copain et que surtout ces mensonges… apparaissent en « cinémascope » dans votre regard ou votre sourire figé, on devine que vous êtes raciste jusqu’à la racine de vos cheveux.
    Lorsque vous traitez « d’infidèle » celui qui ne pense pas, ne mange pas, ne s’habille pas, ne marche pas…comme vous le désirez vous êtes ancré dans le racisme.

    Moi, je suis raciste et fier de l’être : je hais l’ignorance et la connerie. Vaste programme...

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