Sur le terrain 28/06/2011 à 19h45

Leurs collégiens et lycéens n'ont que le choix du privé

Nolwenn Le Blevennec | Journaliste Rue89

Militants et parents d’élèves de Beaupréau (Maine-et-Loire) luttent contre un vieux monopole – soutenu par le chanoine Sarkozy ?


Jean-Bernard Audureau, Monique Pasquier et Jack Proult de Beaupréau en réunion à Angers (Nolwenn Le Blevennec/Rue89).

(D’Angers) Beaupréau, ville de 7 000 habitants des Mauges rurales (Maine-et-Loire). Un coin désindustrialisé, où l’on élève des bovins, enclavé, et délaissé par l’Education nationale... Ici, il n’y a ni lycée ni collège publics. Les premiers établissements de la République sont à plus de 10 km. C’est un ensemble catholique privé qui a le monopole.

Depuis des années, des militants laïques de la commune dénoncent une pesanteur chrétienne historique. Ces parents d’élèves et syndicalistes (FSU, La Ligue, FCPE, Snep, Sud éducation, etc), se battent à coups de lettres à en-tête pour l’ouverture d’une « cité scolaire » (lycée et collège) publique à Beaupréau.

« La droite n’a jamais voulu bouger sur ce dossier »

Ce 15 juin, dans les locaux de La Ligue de l’enseignement, à Angers, ils s’agglutinent dans une pièce qui ressemble à une salle de classe : murs bleu clair et chaises en bois.

Leur obsession : briser le monopole de Dom Sortais (c’est l’abbé général des cisterciens réformés), un ensemble scolaire catholique qui comprend un collège, un lycée et un lycée pro. Environ 1 700 élèves.

Jack Proult, président du Comité de vigilance laïcité, un homme hyper-têtu (il vaut mieux être de son côté) :

« C’est une chasse gardée. Le résultat d’un choix idéologique. La droite n’a jamais voulu bouger sur ce dossier. Je me souviens que Dominique Brossier [ex-conseiller général du canton de Beaupréau, UDF jusqu’en 2008, ndlr] disait que tant qu’il serait vivant, il n’y aurait pas d’établissement public dans cette ville. »

L’élu ne se souvient pas avoir prononcé cette phrase (« Si je l’ai fait, c’était stupide »), mais admet qu’il juge « inutile pour le moment » la construction d’un lycée public : la priorité est selon lui au désenclavement routier de la commune.

Dans les années 60, le veto d’un duc

Jack Proult regrette que les enfants de Beaupréau soient exposés à un « projet pédagogique catholique » : « Croire et aimer son prochain, tout ça » – dans le groupe privé, le catéchisme et les « temps de réflexion » sont en option.

Il veut que les parents aient « le choix » et brandit souvent l’article 13 du préambule de la Constitution française :

« L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’Etat. »

Pour le moment, les collèges publics les plus proches de la commune sont ceux de Montrevault (à 11 km) et de Montfaucon-Montigné (à 19 km). Le lycée public le plus proche est à Cholet (à 20 km). Il faut donc prendre la voiture ou le car pour étudier dans le public.

Jean-Bernard Audureau, président du Collectif pour la promotion de l’école publique dans les Mauges, une autre organisation militante, explique :

« C’est une très vieille histoire. Dans les années 60, le duc de Blacas s’est opposé à la construction d’un collège dans la ville. Il y a trente ans, mes deux frangins devaient déjà prendre le bus pour se rendre au lycée de Cholet. »

Le directeur de Dom Sortais : « Je n’ai jamais laissé un élève dehors »

Selon Jack Proult, un premier collectif pour un lycée public à Beaupréau a été fondé en 1984. Il a disparu quelques années plus tard. Cela fait seulement six ou sept ans que la « bataille » a repris. Le feuilleton est couvert par la presse régionale : Ouest-France et Le Courrier de l’Ouest.

Lorsqu’elle évoque cette bataille, Monique Pasquier, ancienne assistante sociale et maman mobilisée, est tendue. Ses deux filles étudient au collège de Montrevault, à 11 km de leur domicile.

Elles prennent le bus à 7h30 à Beaupréau (« L’hiver, il fait nuit noire »). Selon elle, avec les arrêts, la durée du trajet est de trente minutes, mais l’année prochaine, le trajet durera une heure pour la plus grande qui entre au lycée de Cholet.

Du coup, Monique a choisi de la mettre en internat. Elle ne verra pas sa fille la semaine, au nom de ses principes (« Quand on veut l’égalité, ça commence par l’éducation »). Le lycée privé coûte cher, elle parle de « ségrégation économique ».

Bruno Véron, directeur de l’ensemble catholique, juge pour sa part ses tarifs raisonnables. Autour de 1 415 euros par an pour un demi-pensionnaire au lycée et 790 euros pour un collègien. Il ajoute :

« Mais je n’ai jamais laissé un élève dehors. Quand il y a un problème, on fait jouer la solidarité. »

Un lycée en 2015... si le lobby catho ne paie pas

Sur le papier, Jack Proult et Monique Pasquier ont gagné. La création d’un lycée public a été validée en 2006 (budgeté 30 millions d’euros par le conseil régional).

La région est passée à gauche deux ans plus tôt, en 2004. Le socialiste Jacques Auxiette avait fait de la construction du lycée public un argument de campagne : il fallait, selon lui, réparer « une erreur historique dans les Mauges ».

Le lycée doit donc ouvrir en 2015. Mais l’ensemble privé Dom Sortais fait du lobbying pour l’éviter et cela a l’air de marcher. Le groupe privé s’inquiète dans des courriers aux élus de sa viabilité économique, en cas de mise en concurrence. Bruno Véron :

« Récemment, on a fait des investissements très lourds. Notre situation financière n’est pas bonne. La création d’un lycée pourrait entraîner de grosses difficultés et le licenciement de personnel [sur les 260 salariés, ndlr]. »

« Un jeu scandaleux que joue Nicolas Sarkozy via son recteur »

Le 10 juin, le recteur de l’académie de Nantes, Gérald Chaix, a rassuré les personnels de l’établissement dans un courrier :

« Rien n’est encore acté à ce jour, toute création d’établissement de formation dépend d’un arrêté préfectoral. »

Les laïques ont bondi. Ils l’accusent depuis d’être partial. Evoquent sa thèse de troisième cycle : « Réforme et contre-réforme catholique, recherches sur la chartreuse de Cologne au XVIe siècle ». Gérald Chaix n’a pas répondu à nos demandes d’entretien.

Jacques Auxiette, président de la région des Pays de la Loire, est excédé par ces hésitations. Il y voit la main de Nicolas Sarkozy, pas moins :

« Une décision a été prise, après consultation des instances concernées. C’est un jeu scandaleux que joue le président de la République via son recteur. Lorsqu’il est venu, l’an dernier à Cholet, il a demandé au préfet de donner un avis favorable à la création de l’établissement. Il dit maintenant le contraire, via son recteur.

Les crédits sont inscrits ; les architectes, sollicités. La lettre du recteur n’altère en rien la procédure. Le lycée est dans les tuyaux. Il va se réaliser. »

Pour le collège, pas d’astuce qui tienne

Sans l’accord du préfet ? Le président de la région explique son stratagème :

« Le préfet de la région a compétence décisionnelle pour ouvrir un lycée, mais pas l’antenne d’un lycée existant déjà dans la région. C’est ce que nous allons faire : le lycée commencera par des classes de seconde, dans un premier temps, puis on ira plus loin. »

Mais concernant le collège, Jacques Auxiette ne pourra rien faire. La décision revient au conseil général de Maine-et-Loire. Et son président, Christophe Béchu (UMP), n’est pas pressé de le construire. Et tous ceux qui approchent le sujet s’enfoncent dans une surenchère de spéculations démographiques : les uns annoncent une hausse du nombre des élèves, les autres un déclin.

Dans le Dom Sortais rénové, pas de crucifix

Christian Rosello, vice-président du conseil général, assure que ce dernier soutiendra l’ouverture d’un collège dès qu’un seuil démographique sera atteint. Il faut « au moins 750 élèves » dans les deux collèges existants, à Montrevault et Montfaucon. Ils étaient, selon lui, 668 à la rentrée 2010, mais rien ne presse...

Gilles Leroy, conseiller général de Beaupréau, également professeur de lettres à Dom Sortais, dit qu’un collège coûterait 15 millions d’euros. Il minimise l’importance des distances à parcourir et de cette guerre :

« Il y a une deux fois deux voies pour aller à Cholet.

C’est un débat qui est devenu irrationnel et politisé à l’extrême. Sous-contrat, Dom Sortais exerce par délégation une mission de service public. Les élèves obtiennent la même formation. »

Le professeur (Quentin Tarantino en plus bourgeois) précise que « dans les salles rénovées » de l’établissement privé, il n’y a pas de crucifix. Il sous-entend que les temps ont changé :

« Personne ne m’a demandé mon certificat de virginité pour enseigner à Dom Sortais. »

Mis à jour le 29/06/11 à 10h00. Citation de Gilles Leroy complétée.

  • 60213 visites
  • 468 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • newuser
    newuser répond à screugneugneux
    • Posté à 21h41 le 28/06/2011
    • Internaute 25621

    Non mais elle finance.
    Généralement les profs sont payés par l’Etat comme pour le public sauf qu’ils sont choisis là où on place pour le public dès lors qu’ils sont sous le régime « enseignement privé sous contrat d’association avec l’État ».
    Là ça veut dire que c’est ton pognon qui paye le prof, donc le pognon donné c’est pour le reste sauf... que les collectivités locales fournissent une autre manne financière donnée selon le nombre d’élèves.

    Et ça c’est sans compter sur les budgets alloués pour construire les collèges, lycées et écoles privés par les Région et/ou Département et/ou Mairie et/ou Etat.

    Ex : Je suis de Sens dans l’Yonne. 28 000 habitants 3 collèges publics, 1 privé et 1 énorme lycée polyvalent (général et pro) qui est une hérésie sécuritaire et immobilière (enfin de mon temps mais bon ça a pas du changer).
    Donc mon lycée présentait des salles humides (noires de champignons), des salles de chimie qui a vue de nez semblaient moyennement aux normes, gymnases pourris etc...
    Le tout pour 3000 - 3500 élèves.
    Et bien les différentes strates de l’Etat ont payé en 96 un magnifique lycée de plus de 30 ou 40 millions de francs si je me rappelle bien (et encore je crois que je minimise) le tout pour un accueil qui ne doit pas excéder 200 élèves.
    Sauf qu’ils avaient des cuisines pour l’enseignement, des équipements neufs en informatique etc...

    Bref le discours on paye on fait ce qu’on veut, ça donne des boutons quand on voit que ce sont nos impôts qui payent la très grande majorité de ces établissements et qu’en plus ils osent faire du tri et rejeter toute la faute de l’éducation sur le public

     
    • cepes
      cepes répond à newuser
      Si vis pacem para bellum
      • Posté à 07h04 le 29/06/2011
      • Internaute 84716
        Si vis pacem para bellum

      Tiens moi j’ai l’exemple inverse à Lourdes...
      Lycée plus petit collège revendu pour regrouper avec le lycée...

      Matériel un peu plus vieux que dans le public...
      Mais au final le niveau n’était pas le même ;)

    • Chuck Norris
      Chuck Norris répond à newuser
      • Posté à 08h49 le 29/06/2011
      • Internaute 32284

      Soit vous vous trompez, soit vous pouvez aller faire un tour au TA. L’investissement public dans les établissements privés sous contrat est encadré par la loi Falloux de 1850 traduite dans le code de l’éducation :
      « Les établissements d’enseignement général du second degré privés peuvent obtenir des communes, des départements, des régions ou de l’Etat des locaux et une subvention, sans que cette subvention puisse excéder le dixième des dépenses annuelles de l’établissement. Le conseil académique de l’éducation nationale donne son avis préalable sur l’opportunité de ces subventions. »

      Donc la participation publique à la construction/rénovation doit nécessairement être minoritaire.

      Je ne suis pas forcément un grand partisan du privé, mais il ne faut pas raconter n’importe quoi.
      Par contre il est possible (probable ?) que la DREC ait été épaulée pour une grosse opération comme ça par un mécène, genre ancien élève qui a réussi. C’est (relativement) souvent le cas dans le privé...

      • newuser
        newuser répond à Chuck Norris
        • Posté à 20h34 le 29/06/2011
        • Internaute 25621

        Il faut que je regarde ça mais je me souviens bien de la grande pancarte « Le conseil régional construit pour vous » avec des chiffres hallucinants pour chacun (mairie, departement, région, état).

        Et a priori 0 argent privé ou quasi pas.

        Est-il possible que le fait de proposer une formation qui n’était pas faite dans le lycée public (faute de moyens financiers...) puissent faire passer la pilule en tant que « substitut au service public » pour permettre le financement ?

        Sinon j’ai trouvé des infos qui semblent un peu couler la loi de 1850 :

        1-la loi du 31 décembre 1959 (Michel DEBRE)
        L’objet de la loi n° 59-1557 du 31 décembre 1959 sur les rapports entre l’Etat et les établissements d’enseignement privés, dite « Loi Debré “, est de permettre un financement public de l’enseignement privé, en contrepartie de quoi l’Etat se réserve le droit d’exercer son contrôle sur ces institutions.

        2- la loi Falloux
        Le 28 juin 1993, l’Assemblée nationale aménageait la loi Falloux en autorisant les collectivités locales à subventionner les investissements des établissements privés sous contrat sans excéder le montant des investissements réalisés dans l’enseignement public. Le 15 décembre 1993 le Sénat modifiait l’article 69 de la loi Falloux et autorise le libre financement des investissements des établissements sous contrat par les collectivités territoriales. En janvier 1994, ce dernier texte était annulé par le conseil constitutionnel, le gouvernement renonçait à déposer un nouveau texte, tandis qu’un million de personnes descendait néanmoins dans la rue (moins de 300 000 d’après la police).

        3-Et enfin de la part du syndicat snpden
        Lien

    3 autres commentaires
  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 20h07 le 28/06/2011
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    combat d’arrière garde..

    cela ne génère pas plus de croyants dans les églises...

    le but d’un enseignement religieux c’est bien de générer des brebis religieuses... sinon cela sert à quoi ?

    cela rate, c’est bête....

    • Autist Reading -
      Autist Reading - répond à pablico
      In enculo cum vibro
      • Posté à 20h19 le 28/06/2011
      • Internaute 73535
        In enculo cum vibro

      Non, c’est de palper du fric.

      • La luciole
        La luciole répond à Autist Reading -
        Inspecteur de nuages
        • Posté à 21h33 le 28/06/2011
        • Internaute 113252
          Inspecteur de nuages

        Exact.
        Certains riverains estiment que pour 7000 habitants il vaut mieux payer un ou plusieurs cars que de construire un établissement public. Car pas rentable !
        Alors pourquoi y a-t-il dans ce petit bourg 1 collège, 1 lycée et 1 lycée pro ? si il n’y a pas assez d’habitant pour être rentable ?

        Raison simple : toutes subventions publiques (locale ou nationale) des établissements scolaires privés sont interdites. Sauf....
        Un établissement scolaire professionnel !
        Voilà pourquoi un groupe scolaire privé est très souvent accompagné d’un établissement professionnel.

        Sinon, j’ai vu dans une commune une autre astuce pour financer une école privée. L’école c’est montée en association, et la commune, généreuse, aide les associations (toutes ? oui, toutes).

         
        • Autist Reading -
          Autist Reading - répond à La luciole
          In enculo cum vibro
          • Posté à 21h45 le 28/06/2011
          • Internaute 73535
            In enculo cum vibro

          Le bon dieu est très malin...

          • pablico
            pablico répond à Autist Reading -
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
            • Posté à 21h57 le 28/06/2011
            • Internaute 14278
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

            pas pour remplir les églises à fond tous les dimanches, et faire entrer des sous.
            c’est le pays laïc qui finance.... enfin il est laïc quand ce ne sont pas des catho... en règle général.

            • Autist Reading -
              Autist Reading - répond à pablico
              In enculo cum vibro
              • Posté à 22h26 le 28/06/2011
              • Internaute 73535
                In enculo cum vibro

              Pour faire casquer les parents et faire entretenir leur bâtiments.

              Et c’est « laïque » nom de dieu ! ! !

              « Laïc », c’est religieux non-clerc, c’est le laïcat, pas la laïcité !

        3 autres commentaires
    • -Protagoras-
      -Protagoras- répond à pablico
      Relativiste relatif
      • Posté à 22h18 le 28/06/2011
      • Internaute 161557
        Relativiste relatif

      Cela rate parce que des républicains vigilants les empechent de gagner plus de terrain.

      Moi je vis au Royaume-Uni (a Londres) et ici 40% des écoles publiques (oui, oui, publiques !) sont confessionnelles (principalement anglicanes). Et ce n’est pas confessionnel avec une tolérance française, non, non, c’est religieux au sens ou est parfois demandé un certificat du pretre indiquant que les parents vont bien a la messe tous les dimanche, ou bien est fortement suggérée une donation a l’église locale pour avoir une chance de faire entrer ses charmants bambins dans une école qui a « bonne réputation ».

      Et comme résultat direct, les groupes religieux se croient tout permis, l’endoctrinement infantile fonctionne a fond, et l’immense majorité de la population se définit comme religieuse. Il y a beaucoup d’endroits (en ville !) ou la premiere école non religieuse se trouve a plus de 30km. Et le pire, évidemment, c’est que nos impots financent ces lieux d’endoctrinement, puisque ces écoles sont publiques.

      Bref, il faut se battre pour conserver notre république laique en France : on a parfois l’impression que c’est un acquis qui ne disparaitra jamais, mais je peux vous garantir que c’est bien fragile, que la France est très isolée, et que les grenouilles de bénitier ont un arsenal très puissant.

      • Angus M.
        Angus M. répond à -Protagoras-
        Demandeur d'emploi
        • Posté à 01h43 le 29/06/2011
        • Internaute 103568
          Demandeur d'emploi

        Une différence certaine entre la France et le Royaume-Uni...
        Cela fait quelque temps que les gens n’y règnent plus par Droit Divin, l’État et l’Église sont (en principe, à moins d’être un certain Président) séparés.

        Et attention, les Public Schools anglaises n’ont normalement de public que le nom, elles sont financées par les droits d’entrée, payés par les parents, ainsi que par des dons et legs.

         
        • -Protagoras-
          -Protagoras- répond à Angus M.
          Relativiste relatif
          • Posté à 02h33 le 29/06/2011
          • Internaute 161557
            Relativiste relatif

          Je ne parlais pas des public schools anglaises (qui en effet sont des écoles privées), mais bien des state schools, qui sont l’équivalent de nos écoles publiques.

        1 autres commentaires
      • averageman
        averageman répond à -Protagoras-
        RGPP pour tout le monde (caviar (...)
        • Posté à 08h35 le 29/06/2011
        • Internaute 116476
          RGPP pour tout le monde (caviar (...)

        Pareil en Australie !

        * ou le prive recoit meme PLUS d’argent publique que le publique (et le lobby chretien force l’eglise sur l’ecole)

      • balala
        balala répond à -Protagoras-
        • Posté à 10h14 le 29/06/2011
        • Internaute 3552

        La grande différence, c’est que le Royaume Uni n’est pas laïque ! La Reine (qui règne aussi sur les nombreux états du Commonwealth, soumis à la méme règle) est aussi chef de l’Eglise, au même titre que le Roi du Maroc est Commandeur des croyants.
        Il existe une vraie tolérance envers les autres religions qui ont le droit d’ouvrir aussi des écoles confessionnelles, mais le principe de laïcité n’existe pas, au point qu’il ont tendance à traduiure « laïcité » par ’’sécularisatioin’’ ce qui est vraiment plus qu’approximatif !

         
        • -Protagoras-
          -Protagoras- répond à balala
          Relativiste relatif
          • Posté à 10h24 le 29/06/2011
          • Internaute 161557
            Relativiste relatif

          Tout-a-fait. J’appartiens a la British Humanist Association (Lien), qui milite pour la « sécularisation », comme tu dis (comme ils disent), mais a part nous, ça ne choque pas grand monde que les églises soient aussi présentes dans la vie publique.

        1 autres commentaires
    • no pasaran
      no pasaran répond à pablico
      psychosociologue
      • Posté à 23h03 le 28/06/2011
      • Internaute 67440
        psychosociologue

      Ton constat est réaliste . A quoi sert aujourd’hui l’enseignement catholique s’ il ne dispense pas plus de valeurs chrétiennes que l’enseignement public avec ses aumôneries ? Moi j’ai eu un parcours scolaire dans le privé : je ne crois pas , je ne pratique pas , il me reste la culture religieuse ( histoire , arts et chants religieux , connaissance de l’institution ... ) . J’ai un beau frère qui a eu un parcours scolaire dans le public : il a la foi et il est pratiquant religieux et possède une bonne culture des religions .
      Le débat est donc ailleurs : l’existence des 2 systèmes se maintient car il sert les intérêts des élites ; ces dernières n’ont de cesse dans l’histoire de recourir à divers systèmes privatifs pour se reproduire . L’Ecole serait plus égalitaire si l’Etat interdisait toute forme d’enseignement privé. L’école primaire publique , le collège et le lycée public , l’université devraient être les seuls lieux d’enseignement autorisés ! Des lieux également ou l’enseignement des religions et la pratique religieuse auraient toute leur place .
      Après avoir dit cela le débat reste ouvert sur la manière d’organiser l’enseignement public à tous les niveaux car le système de l’école traverse une crise profonde . Le recours à la privatisation n’est pas une solution capable de relever le défi de cette crise . C’est une fuite et une démission politique . Un système d’enseignement unique , public et alternatif doit être revendiqué et construit dans la prochaine décennies car les français ne font plus société !

      • Salaves
        Salaves répond à no pasaran
        Métallo
        • Posté à 10h32 le 30/06/2011
        • Internaute 5988
          Métallo

        L’histoire des religions, le fait religieux, peut-être mais l’enseignement et la pratique religieuse dans le public, pas du tout d’accord. Pourquoi pas des cours de magie et sorcellerie !

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 20h13 le 28/06/2011
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Ah ben, voilà qui fait plaisir à lire !

    « L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’Etat. »

    Bonne chance aux républicains !

    • cepes
      cepes répond à Autist Reading -
      Si vis pacem para bellum
      • Posté à 07h09 le 29/06/2011
      • Internaute 84716
        Si vis pacem para bellum

      Jack Proult regrette que les enfants de Beaupréau soient exposés à un « projet pédagogique catholique » : « Croire et aimer son prochain, tout ça » – dans le groupe privé, le catéchisme et les « temps de réflexion » sont en option.

      On m’explique pourquoi un enseignement en option forme forcément le reste à croire et aimer son prochain,tout ça...
      La personne n’y connait rien... (pour avoir passé du temps dans ce genre d’établissement j’affirme que ce n’est pas forcément le cas. Si vous n’allez pas au catéchisme on s’en fou... et pourtant je parle du collège-lycée de Lourdes).

      • pot
        pot répond à cepes
        The Original Party Worm
        • Posté à 07h25 le 29/06/2011
        • Internaute 151108
          The Original Party Worm

        C’est anecdotique, votre expérience ne signifie pas que tout les établissements privés suivent les même règles puisque justement ils les façonnent eux même , ces règles. Certains établissements privés sont bien plus strictes que d’autres, dans certain il est mal vu de ne pas aller au catéchisme, etc...

         
        • cepes
          cepes répond à pot
          Si vis pacem para bellum
          • Posté à 07h43 le 29/06/2011
          • Internaute 84716
            Si vis pacem para bellum

          Hum anecdote non pas forcément...
          Je parle de mon cas, le directeur et les 2 FSU parlent de la même chose dans un lycée différent... (et dans les commentaires on tombent sur d’autres)

          Vue que sauf extrémisme le privé fonctionne comme ça

          Je veux bien que certains soit plus durs mais il corresponde à cette catégorie...
          Savez vous que les étudiants ont un rôle à joué contre cette extrémisme... (certes il faut qu’il soit catholique dans ce cas la).
          Savez vous que selon la congrégation responsable de collège-Lycée il y a un regroupement national pour parlé de ça... (frère de ploërme pour mon lycée)
          Je dis ça je dis rien...

          Je trouve que cette article attaque le choix d’une religion et d’un système alors qu’on ne dit rien contre d’autres écoles privés, contre des manquements dans le publics (tiens à cotés de chez moi 3 eme viol dans les toilettes cette année),...
          Puis sérieusement venant du privé pour la proximité de l’époque j’affirme que faire 20 km n’a jamais tuer mes petits camarades de l’époque (et certains faisaient bien plus et en montagne)

          • pot
            pot répond à cepes
            The Original Party Worm
            • Posté à 07h56 le 29/06/2011
            • Internaute 151108
              The Original Party Worm

            L’article parle de la religion catholique parce que dans ce village c’est elle qui possède le monopole !

            De quel établissement parlez-vous, en mentionnant les viols ? Je me méfie beaucoup des idées des gens du privés sur le public, beaucoup semblent penser qu’il fallait s’amener avec une hache dans le public pour survivre.

            • cepes
              cepes répond à pot
              Si vis pacem para bellum
              • Posté à 08h32 le 29/06/2011
              • Internaute 84716
                Si vis pacem para bellum

              Suffit de lire la dépêche pas mal de cas qui remontent ou non...
              (on peut même en trouvé dans le lycée privé ou était Villepin ;) )
              héhéhé...
              De plus, J’ai fais un bref passage dans le publique donc j’ai pu voir la différence et la seule notable est la présence des profs... (beaucoup moins absents que dans le privé).

        • qwerty123
          qwerty123 répond à pot
          nc
          • Posté à 11h22 le 29/06/2011
          • Internaute 161645
            nc

          Dans les établissements privés des Mauges, le côté religieux n’est qu’optionnel (caté proposé et encore pas partout, possibilité de se rendre à l’aumonerie le midi ...) Contrairement aux établissements privés parisiens, il n’y a pas de messes imposées ni même proposées (la plupart du temps). Finalement il n’y a que peu (voire pas) de différences avec les établissements publics.

          • pot
            pot répond à qwerty123
            The Original Party Worm
            • Posté à 11h49 le 29/06/2011
            • Internaute 151108
              The Original Party Worm

            A part le fait que les professeurs ne sont pas forcement titulaire, si j’ai bien compris.

            • qwerty123
              qwerty123 répond à pot
              nc
              • Posté à 12h07 le 29/06/2011
              • Internaute 161645
                nc

              Le sont-ils tous dans le public ? Avez-vous entendu parler du recrutement à l’anpe ?

              • pot
                pot répond à qwerty123
                The Original Party Worm
                • Posté à 15h35 le 29/06/2011
                • Internaute 151108
                  The Original Party Worm

                Parlez-vous des remplacements ? Sinon je vois pas

        7 autres commentaires
      • Autist Reading -
        Autist Reading - répond à cepes
        In enculo cum vibro
        • Posté à 12h43 le 29/06/2011
        • Internaute 73535
          In enculo cum vibro

        Vous ne savez pas ce qu’est un projet pédagogique d’établissement, visiblement, monsieur le militant catholique.

         
        • cepes
          cepes répond à Autist Reading -
          Si vis pacem para bellum
          • Posté à 16h41 le 29/06/2011
          • Internaute 84716
            Si vis pacem para bellum

          Bah je ne suis pas militant je trouve juste l’article partisans...
          J’aurais dis l’inverse si l’article parlé des biens faits de l’établissement catholiques...

          Sinon révisé un peu la loi et le statut des écoles sous contrats ;)
          (et n’hésitez pas à utilisé le TA si vous trouvez une faille)

          • Autist Reading -
            Autist Reading - répond à cepes
            In enculo cum vibro
            • Posté à 17h44 le 29/06/2011
            • Internaute 73535
              In enculo cum vibro

            « J’aurais dis l’inverse si l’article parlé des biens faits de l’établissement catholiques... “

            Ah ouai, je vois le genre...

            Je connais parfaitement la loi Guermeur, c’est pour çà que je demande son abrogation.

            Mais maintenant que j’ai dit ça, vous allez être pour son maintien, si j’ai bien compris votre pensée politique...

            • cepes
              cepes répond à Autist Reading -
              Si vis pacem para bellum
              • Posté à 21h08 le 29/06/2011
              • Internaute 84716
                Si vis pacem para bellum

              Non pas exactement ma façon de faire ;)
              Juste que je n’aime pas les articles partisans...
              Pour moi un article se doit d’être neutre et de tous montrés...

              Quand à cette loi bien tenté : D (mais je ne suis pas contre)
              Elle permet de reconnaitre à cette enseignement des valeurs républicaines...
              (explique pourquoi le catéchisme n’est plus obligatoire)
              En parlant de ça
              Lien

              • Autist Reading -
                Autist Reading - répond à cepes
                In enculo cum vibro
                • Posté à 00h49 le 30/06/2011
                • Internaute 73535
                  In enculo cum vibro

                et de tout montrer...

                à cet enseignement...

                Elle ne permet pas de reconnaitre à cet enseignement des valeurs républicaines, elle permet au contraire à cet enseignement d’avoir un caractère confessionnel, c’est-à-dire non-laïque.

                Vous lisez comme vous écrivez...

                Vous êtes une pub contre l’enseignement catholique.

                Et la seule école libre, c’est l’école laïque.

        4 autres commentaires
  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 20h17 le 28/06/2011
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    « Depuis des années, des militants laïcs de la commune dénoncent une pesanteur chrétienne historique. “

    Des militants laïques. Ils ne font pas partie du laïcat.

    ‘ Selon la gramairienne et lexicographe Bénédicte Gaillard, l’adjectif s’écrit laïque ’ au masculin comme au féminin. La forme ‘ laïc ’ est réservée au seul nom masculin. On dira donc, sans connotation idéologique particulière, ‘ enseignement laïque ’ et ‘ école laïque ’.
    Le Dictionnaire historique de l’orthographe française donne la forme ‘ laïque ’ pour l’adjectif dès 1549.
    Le Petit Robert4 donne la même explication ‘

    Lien

  • @ntalgeek
    @ntalgeek
    Padawan
    • Posté à 20h20 le 28/06/2011
    • Internaute 103869
      Padawan

    11km pour un collège, 20 km pour un lycée... En effet quelle injustice ! ! ! Faut arrêter le délire un peu, hein. Franchement ça n’est quand même pas insurmontable...

    Après, si effectivement le projet de lycée public est bloqué par des lobbys, ils ont raison de ne pas se laisser faire. Mais l’argument de la proximité n’est pas valable, selon moi.

    • Marmotine
      Marmotine répond à @ntalgeek
      Autrepart
      • Posté à 20h25 le 28/06/2011
      • Internaute 92932
        Autrepart

      Vous avez déjà fait deux heures de trajet par jour ? C’est déjà souvent lourd quand on est adulte pour aller gagner sa croute mais c’est inadmissible pour des lycéens, qui sont par définition encore des enfants. Légalement, quand ils sont apprentis entre 14 et 16 ans, ils doivent bénéficier de 14 heures de repos consécutif par jour. C’est possible comment, ça, en allant au lycée à une heure de chez soi, avec la masse de cours et de boulot qu’ils doivent abattre ?

      • Malavita
        Malavita répond à Marmotine
        Pfff...
        • Posté à 20h53 le 28/06/2011
        • Internaute 116342
          Pfff...

        Réveillez-vous ! En zone rurale les lycées et parfois collèges sont éloignés de 20 à 30 km ou plus du domicile familial. Résultats : une heure de trajet aller et une heure retour. Je l’ai fait, la plupart de mes camarades l’ont fait (ou était interne) et personne ne se plaignait, question d’habitude et de choix de vie ! Le recrutement dans un large rayon en obligatoire en raison de la faible démographie !

        Par contre, ici avec 7000 habitants, un lycée et collège publiques son justifiés. Mais cela se fait au détriment des autres établissements... : moins d’élèves, donc suppression de postes et plus de frais pour la gestion de deux établissements au lieu d’un. Or la logique actuelle est justement le regroupement d’établissement ayant peu d’élèves !

         
        • yabon
          yabon répond à Malavita
          Klingon
          • Posté à 10h39 le 29/06/2011
          • Internaute 98602
            Klingon

          « Réveillez-vous ! En zone rurale les lycées et parfois collèges sont éloignés de 20 à 30 km ou plus du domicile familial. Résultats : une heure de trajet aller et une heure retour. »

          Il faut arrêter de se plaindre. On ne peut pas avoir des lycées et des collèges à proximité et rendre 2,5 milliards aux millionnaires. Il faut savoir faire des choix.

          • Malavita
            Malavita répond à yabon
            Pfff...
            • Posté à 12h32 le 29/06/2011
            • Internaute 116342
              Pfff...

            Je vous conseille de relire ma réponse et celles d’au-dessus pour voir que je ne me plaignais et répondais justement à quelqu’un outré par les trajets faits par les lycéens !

            • yabon
              yabon répond à Malavita
              Klingon
              • Posté à 14h00 le 29/06/2011
              • Internaute 98602
                Klingon

              Quoi ? Vous préférez des services publics de proximité plutôt que de filer des milliards aux millionnaires ? Ça se voit que vous ne connaissez pas Neuilly sur Seine et toutes ses souffrances.

              [ Évidemment, je rigole, hein ! ]

            • tobys8
              tobys8 répond à Malavita
              Etudiant
              • Posté à 17h44 le 30/06/2011
              • Internaute 121512
                Etudiant

              Les gens ont du mal à lire parfois... En tout cas excellent commentaire !

              Qui sont ces gens qui en veulent plus partout ! Bientôt on va demander un établissement tous les 3km² ! Vu le prix il va falloir repousser la retraite à 90ans ! Restez réalistes ! On ne peux pas avoir le beurre et l’argent du beurre !

              Note : Aujourd’hui en gros 5000 lycées tout confondus... Si on en veut un tous les 10km² ça fait 67 000 lycées, ce qui nous amène à 80 élèves par lycée en moyenne :)

        4 autres commentaires
      • Piedo
        Piedo répond à Marmotine
        Assis
        • Posté à 09h21 le 29/06/2011
        • Internaute 43246
          Assis

        Sans habiter en zone rurale, j’ai fait, chaque jour, 45 minutes à une heure de trajet pour rejoindre mon lycée (public) situé en ville. Et c’était bien mon lycée de rattachement, pas un lycée choisi pour ses options ou en contournant la carte scolaire.

        Et si c’était parfois pénible et fatigant, ça valait de toute manière mille fois mieux que de me taper une lycée dans une ville dortoir de la première couronne sans magasin de musique ou de disques, sans rien à foutre de ses moments libres. Et tout ça était encore mille fois préférable à une scolarité chez les calotins.

      • ingélunette
        ingélunette répond à Marmotine
        Ingénieur presta
        • Posté à 11h29 le 29/06/2011
        • Internaute 145692
          Ingénieur presta

        10, 20km...

        Ce n’est pas la mer à boire. En voiture à 50km/h, ça mettrait 15, 30minutes ?
        Si le bus fait des détours suffisants pour que ce 30minutes se transforme en 1heure, faut voir avec l’enclavement de la ville en termes de transports.

        1heure de transport n’a jamais tué personne, et en transports en commun, il n’était pas rare que dans mon bus, les élèves terminent leurs exercices du jour ou dorment. Je fais entre 2h30 et 3h15 de trajet par jour, en RER, bus, métro, vélib, pieds, et je vous rassure : tout va bien. Je suis même allée au lycée collège en bus (30min à 45min aller) et franchement : ça va. C’est même très pratique pour recopier les exercices.

        14heures de repos, légalement, ça comprend la pause déjeuner et dès que l’apprenti a mis un pied hors de la boite. Pas le temps passé dans son pieu. Faut pas exagérer.

        Quant à la masse de travail à abattre niveau cours/devoirs... Mes souvenirs de lycée collège ne sont pas marqués par une masse de travail insurmontable. En tout cas, ce n’est vraiment pas grand chose face à la masse de travail à abattre en fac/prépa...

      • @ntalgeek
        @ntalgeek répond à Marmotine
        Padawan
        • Posté à 09h22 le 30/06/2011
        • Internaute 103869
          Padawan

        Bonjour,

        Oui oui, justement, je l’ai fait ; -) Alors concrètement, je me levais à 6h30 pour prendre le bus à 7h15 et arriver à 8h25 devant la porte de mon collège, puis du lycée. Idem au retour, je repartais à 17h15 pour arriver aux alentours de 18h30 chez moi.

        Je ne vous dis absolument pas que c’est facile, et s’entend bien, j’étais contente quand les vacances arrivaient ! Je dis simplement que ça n’est absolument pas insurmontable... et des milliers de collégiens et de lycéens le font chaque jour. C’est la réalité de beaucoup de ruraux, malheureusement... On comprend assez vite que Service Public ne rime pas forcément avec Services à la Carte (Scolaire !)

    • Pi.K
      Pi.K répond à @ntalgeek
      Vilain Parisien
      • Posté à 20h38 le 28/06/2011
      • Internaute 105016
        Vilain Parisien

      Dès lors qu’il y a suffisamment d’élèves pour ouvrir plusieurs classes « complètes », la construction d’un lycée est justifiée. Elle l’était en tout cas pour un lycée privé : le simple souci d’égalité des enfants dans l’accès à la scolarité de leur choix (enfin, de celui des parents) suffit à justifier la construction d’un lycée public.

      Sinon, des parents qui refusent, par principe ou par manque de moyens financiers, d’envoyer leur(s) enfant(s) dans le privé se voient confrontés à une inégalité parfaitement injustifiée : les enfants qui vont dans le privé sont à côté de chez eux (autant de temps gagné pour le travail et les loisirs), tandis que les enfants du public perdent au moins une heure par jour en transports.

      Et n’allez pas me dire que les parents n’ont qu’à accepter d’envoyer leurs gosses dans le privé : autant je conçois très bien que des parents qui préfèrent le privé y envoient leurs gamins, autant je considère que se trouver face à un faux choix entre privé-à-côté et public-à-vingt-bornes est totalement inacceptable.

      • Papayuf
        Papayuf répond à Pi.K
        • Posté à 20h52 le 28/06/2011
        • Internaute 50618

        D’accord pour dire que la construction d’un collège est justifiée si la population d’élève existe. L’état se doit de leur fournir l’accès à l’éducation, peu importe si le privé est là ou non.

        Mais d’accord aussi pour dire que les 10 km de distance ne sont pas un argument : la plupart des gamins qui vivent à la campagne dans des petits villages font au moins ça. Et 10 kms, ça ne fait pas 1 heure de trajet. En bus, c’est 15 mn.

         
        • une plume
          une plume répond à Papayuf
          Observatrice
          • Posté à 13h42 le 29/06/2011
          • Internaute 155831
            Observatrice

          Ben oui, on met 15 minutes si on y va direct... mais le propre d’un bus de ramassage scolaire, c’est de faire des tours et des détours.

          Ado, j’ai habité dans un village de 200 habitants. Mon collège était à 15 km de chez moi. Pour ces 15 km, je mettais une heure aller et une heure retour, en passant par tous les bleds du coin. Petite précision : c’était en pleine Beauce, on ne peut pas trouver plus plat. Ce n’était pas le relief qui ralentissait le transport, mais le fait qu’un seul bus se chargeait de ratisser toute la région...

          En tout cas, j’ai un très mauvais souvenir de ces trajets, avec quarante collégiens laissés sans adulte (à part évidemment le chauffeur concentré sur sa route). Tous les jours, les plus fragiles passaient le trajet à se faire chambrer, insulter voire frapper par les plus forts. Un vrai bonheur.

        1 autres commentaires
      • cepes
        cepes répond à Pi.K
        Si vis pacem para bellum
        • Posté à 10h16 le 29/06/2011
        • Internaute 84716
          Si vis pacem para bellum

        20 km en campagne c’est 15 minutes (sifflote)
        Tu me reparle de l’inacceptable ?
        Sachant que je connais plus d’un lycée collège à 1 heures de routes...
        (argeles-gazost)

         
        • Pi.K
          Pi.K répond à cepes
          Vilain Parisien
          • Posté à 14h50 le 29/06/2011
          • Internaute 105016
            Vilain Parisien

          15 minutes en voiture. Et encore : uniquement sur une route de campagne bien dégagée.

          Le truc, c’est qu’un car scolaire, ça fait des arrêts, des détours, pour aller chercher tous les gamins. On arrive vite à une heure pour vingt kilomètres.

          Autant de temps qui ne peut être qualifié ni de temps de travail, ni de temps de loisir.

          Le tout sachant que le nombre d’élèves justifie amplement la construction d’un lycée. On ne parle pas d’un village isolé qui n’alimenterait même pas une classe complète (25 à 35 élèves), mais bien d’une ville de 7000 habitants. Ce n’est pas énorme, mais c’est loin d’être négligeable.

        1 autres commentaires
  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3
  • 10