24/06/2011 à 17h42

Dix ans après, Catherine Millet vous reparle de sexe (et d'amour)


Nous avons lu « La Vie sexuelle de Catherine M. » il y a dix ans, sans en retenir les mêmes mots. Nous avions 15 et 35 ans.


Catherine Millet chez elle à Paris, en juin 2011 (Audrey Cerdan/Rue89).

Toutes deux, nous avions conservé le même enthousiasme pour l’immense liberté exprimée par Catherine Millet. La France découvrait alors entre scandale et fascination le texte soufflant d’une femme qui, sans pudibonderie ni honte, exposait sa sexualité si singulière.

Permissive, pas transgressive. L’époque était à la reconnaissance des droits des homosexuels, à la pilule du lendemain, à la réforme de l’IVG, au divorce moins violent.

En 2011, dix ans après, « l’affaire DSK » entraîne dans son sillage une exigence nouvelle de transparence en matière de mœurs, de normativité, et la tentation d’un puritanisme qu’on pensait cantonné outre-Atlantique.


Couverture de « La Vie sexuelle de Catherine M. »

Alors nous avons pensé à Catherine Millet. Nous avons voulu l’entendre sur « l’affaire » mais pas seulement. Elle nous a reçues dans son bureau au magazine ArtPress. Simplement, presque étonnée. Une heure et demie durant, nous avons parlé de sexe, de féminisme et de cette drôle de décennie qui a suivi la publication de « La Vie sexuelle ».

Traversées aux côtés de son compagnon – l’écrivain Jacques Henric – ces dernières années ont été celles de la découverte de la jalousie, du vieillissement, et toujours de cette formidable liberté de son corps, de sa parole, de son sexe.

Rue89 : Vous avez publié « La Vie sexuelle de Catherine M » il y a tout juste dix ans. Qu’est-ce qui a changé depuis dans la perception du sexe en France ?

Un puritanisme revendicatif s’est répandu. En 2001, mon livre avait déclenché des polémiques, mais le public lui avait fait un succès. Est-ce que ce serait possible aujourd’hui ?

Comme d’autres de ma génération, je sens une régression dans la société sur tout ce qui touche à la sexualité. Même Libé titre en une que la France est en retard dans la condamnation du harcèlement sexuel !

C’est après l’affaire DSK...

Oui. Le Libé que j’ai connu il y a longtemps était plus ouvert sur les questions de mœurs.

Cette décennie a vu s’épanouir Virginie Despentes, Catherine Breillat...

Ce sont des femmes qui ont pris la parole il y a déjà un certain temps... Je suis en contact avec des artistes plus jeunes, la petite quarantaine, qui travaillent sur la sexualité, la représentation du corps. Il y a par exemple une jeune vidéaste qui m’intéresse beaucoup, Clarisse Hahn, qui se manifeste surtout dans le milieu des galeries, des musées.

Elle fait un long-métrage, « Kurdish Lover », qui sera bientôt diffusé en salles. Clarisse avait aussi fait un film avec Ovidie [ex-actrice de films X et auteur du livre « Porno manifesto », ndlr], malheureusement interdit de diffusion par l’intéressée, et tourné Karima, un documentaire sur une jeune maîtresse SM.

C’est une exception ?

Pour les gens de sa génération, oui. Je rentre de la Biennale de Venise, ce qui domine c’est le propos politique, la question des nationalismes, les immigrés... Le pavillon danois avait choisi pour thème la liberté d’expression et invité des artistes de différentes nationalités. Il n’y avait pas beaucoup de sexe.

On sort donc d’une décennie pas très sexuelle.

Peut-être que la société a besoin de temps de repos.

On en arrive à l’affaire DSK. Nos représentations du sexe, nos discours, nos comportements vont-ils changer ?

A long terme, je ne pense pas. C’est peut-être mon optimisme fondamental qui me fait dire ça. Si l’affaire a pris cette dimension, c’est parce que DSK était quasi-candidat à la présidentielle. Je pense, pardon de vous le dire à vous, que ça a été très exagéré par la presse par rapport à l’opinion publique.

Autour de moi, je n’ai entendu personne qui soit scandalisé par cette affaire, pas même une femme. Tout le monde a pris ça plus ou moins à la rigolade ou comme Jack Lang (« il n’y a pas mort d’homme »). Il y a eu un certain décalage entre l’opinion publique et l’exploitation qu’en a fait la presse.

Certes, je vis pour une part dans un milieu, comme on dit, « privilégié », mais Libé a publié une enquête où un journaliste assis à la terrasse d’un café enregistrait les réactions des gens. Ce n’étaient pas des intellectuels, ce n’était pas à Paris. Ils étaient plutôt sceptiques, ils ne portaient pas de jugement, il n’y avait pas de condamnation morale.

Pourtant, on assiste à une judiciarisation du sexuel.

Les gens qui ne partagent pas mon point de vue libéral sur le sexe peuvent se sentir plus agressés que jamais par ce qui leur apparaît comme une libération sexuelle générale de la société. Ils réagissent en déposant des plaintes.

Prenez l’affaire « Présumé Innocent », cette exposition montée en 2000 au Centre d’art contemporain de Bordeaux (CAPC). C’était une sélection d’œuvres mettant en représentation des jeunes enfants, c’est vrai parfois dans des positions un peu ambiguës, mais on ne peut rien dire de plus. Il n’y avait aucune image obscène ni pornographique.

Une plainte a été déposée par un père de famille qui représentait une association de défense des droits de l’enfance et ça a été très loin. Les organisateurs ont eu la malchance de tomber sur un juge d’instruction très... très méchant. L’ancien directeur du CAPC et les deux commissaires de l’exposition ont été mis en examen. Il y a eu des enquêtes d’Interpol sur les artistes. Le non-lieu vient d’être prononcé, mais les commissaires d’exposition ont vécu pendant dix ans avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête.

Cette affaire annonçait un clivage qui se développe ces dernières années. On voit des corps nus dans les musées d’art contemporain ou au cinéma, il y a une libéralisation générale de la société, beaucoup moins de censure d’Etat... Et les réactions de ceux qui ne sont pas d’accord sont de plus en plus vives.

Vous recevez encore beaucoup de témoignages depuis la sortie de « La vie sexuelle de Catherine M ». Quelle est leur nature ?

Parmi ces centaines de lettres que je reçois toujours, un nombre infime m’insultent parce que je serais un mauvais exemple pour les femmes et la jeunesse.

Mon expérience de journaliste me fait penser que les gens écrivent plutôt quand ils ne sont pas contents. Mais dans ce cas, non : on m’écrit parce qu’on pense que je suis une interlocutrice qui peut entendre et comprendre.

Le statut de l’homosexualité a beaucoup changé en France depuis dix ans, notamment avec le Pacs. Vous l’abordez peu dans votre livre...

C’est plus difficile pour moi, je n’en ai pas l’expérience directe ! De façon générale, il y a eu un grand progrès, les gens regardent ça avec beaucoup plus de tranquillité, même s’il y a encore des rejets d’une violence incroyable, comme cette histoire atroce d’homosexuel tabassé.

Ce que j’ai vérifié depuis la publication de mon livre, c’est que la révolution des mœurs de Mai 68 a eu lieu moins dans le réel que dans la tête des gens. Même ceux qui ne sont pas homosexuels ou partouzeurs admettent plus facilement qu’il y ait des homos, des partouzeurs. C’est un progrès.

Un acquis ?

J’ai envie de dire oui. Bien sûr, il y a ce projet de loi sur la pénalisation des clients des prostituées. Pourquoi Roselyne Bachelot fait-elle ça ? Est-ce une fantaisie qui lui a traversé l’esprit ? Pense-t-elle que c’est ce que son électorat attend ? Il y a eu aussi des socialistes pour stigmatiser Frédéric Mitterrand... Ce qu’il y a de bien avec le sexe, c’est qu’il ignore la droite et la gauche. La sexualité n’a pas de couleur politique, ni dans la façon de la vivre ni dans le jugement qu’on porte sur celle des autres.

Pourquoi liez-vous les boîtes à partouzes et la prostitution ? Ce n’est pas la même chose.

Non bien sûr. En 2003, nous avons publié avec Marcela Iacub et Catherine Robbe-Grillet une lettre ouverte contre la loi Sarkozy qui inventait le délit de « racolage passif ». Nous sommes pour une libéralisation de la prostitution, que les filles qui ont envie d’ouvrir une boutique puissent le faire et la gérer elles-mêmes.


Catherine Millet chez elle à Paris, en juin 2011 (Audrey Cerdan/Rue89).

Dans votre livre, vous évoquez la différence entre la transgression et la permissivité. C’est quoi la transgression aujourd’hui ? Comment la définissez-vous par rapport à la permissivité ?

Des lois existent, elles régissent notre société, et il arrive que des gens trouvent du plaisir à commettre des actes en contradiction avec ces lois. C’est la transgression. La permissivité, c’est l’utopie d’un paradis terrestre du sexe, où l’on pourrait s’épanouir, trouver son plaisir librement sans éprouver la résistance de lois à transgresser.

Moi, je suis une permissive, je ne suis pas une transgressive. Je vois autour de moi des gens qui trouvent leur plaisir dans la transgression. Faire des choses qui ne se pratiquent pas normalement, qui peuvent choquer. C’est leur définition du libertinage. Ce n’est pas un hasard si Sade a situé son récit dans un château isolé. Les libertins ont le sentiment d’appartenir à une élite : un milieu à part, en dehors de la société, qui se permet des choses que tout le monde ne se permet pas. C’est une sorte de super snobisme sexuel.

C’est ce qu’on prête à DSK, à certains politiques... le droit de cuissage ?

Oui. Sauf qu’ici, l’autorité vient de l’argent, du pouvoir politique. On peut imaginer une société de libertins sans argent ni pouvoir qui se réunirait dans des châteaux pour les pires orgies, mais sans que cette liberté sans barrière qu’ils se donnent à eux-mêmes ne vienne d’autre chose que de leur morale propre.
Les réactions les plus critiques sur l’affaire DSK, je les ai entendues chez des libertins. C’est un milieu où l’on s’autorise beaucoup de choses, mais avec une règle du jeu. En général, c’est le consentement mutuel. Un vrai libertin ne s’autorise des choses qu’avec des femmes consentantes.

Et ses égales. Là, il y a un facteur social qui entre en jeu.

Oui mais quand il s’agit d’une journaliste, on peut considérer qu’il y a égalité.

Cette libération de la parole depuis l’affaire DSK, vous la trouvez exagérée ?

Je voudrais comprendre par quelles voies sont passées celles qui d’un coup se souviennent qu’un jour DSK les a agressées sexuellement. Pourquoi n’ont-elles pas parlé plus tôt ? Ne les a-t-on pas un peu poussées ? « Toi aussi un jour, il t’a mis la main aux fesses, toi aussi parle ». Je suis sceptique, je ne suis pas certaine que ce soit significatif.

Être permissif en 2011, ça a évolué ?

Il y a peu de chance. C’est dur aujourd’hui.

Le journaliste de Libération Jean Quatremer avait écrit sur son blog, en 2007, que Dominique Strauss-Kahn aurait des problèmes dans un univers anglo-saxon parce que son attitude avec les femmes « frôle le harcèlement ». Il revendique aujourd’hui la transparence...

C’est dangereux. La généralisation de la transparence mènerait au fascisme. J’ai lu les articles très intéressants de Jean Quatremer, mais je ne suis pas d’accord avec ses conclusions. Si on exige des politiques la transparence absolue, on n’est pas sorti de l’auberge. Pourquoi ne prendre en compte que les affaires sexuelles ? Il y a d’autres vices qu’on va faire surgir. Pourquoi ne pas révéler l’alcoolisme de l’un ou l’autre, par exemple ?

Remarquez, ça peut renouveler considérablement le personnel politique ! Non, je trouve ça dangereux. La fille de François Mitterrand entretenue avec l’argent public ? C’est désagréable mais ça ne fait rien, tant pis. Je préfère avoir le sentiment qu’une petite partie de mes impôts a financé cela plutôt que de fliquer les hommes politiques, puis les chefs d’entreprises, les responsables syndicaux, les journalistes. À la fin, il faudra tous se surveiller les uns les autres.

Quelle serait aujourd’hui la libération sexuelle à venir ?

C’est difficile de juger de la sexualité de générations plus jeunes que la sienne. La sexualité des gens de 30 ans, je n’y participe pas, je ne suis pas une cougar. Mon sentiment (je le dis avec des pincettes), c’est que les mentalités sont plus ouvertes qu’avant, mais par rapport à nos pratiques de 68, il me semble que c’est moins ludique, qu’il manque la liberté de la chose improvisée. On dînait avec des copains, rien n’était prévu, on se déshabillait et tout le monde baisait ensemble ; ce n’est pas la même atmosphère que celle d’un club échangiste où tout est cadré.

Le ludisme, ça vient avec l’âge ?

Plus on vieillit, plus on est libres oui. Mais j’ai l’impression que les plus jeunes générations sont plus libres en paroles qu’en actes.

C’était avant le sida.

Avant le sida, bien sûr, avant le chômage, avant plein de choses. Ça a été une césure radicale le sida. Des lecteurs m’ont reproché de ne pas l’avoir abordé. Mais une période entière se déroule avant l’apparition du sida, et son incidence a été minime pour moi. On a appris à se protéger. Certains hommes étaient peut-être surpris, mais ils s’exécutaient quand je leur demandais de se protéger. Dans les premières années, le sida a fait peur. Moi, je l’ai vécu comme un simple ralentissement de l’activité. On faisait un peu plus attention.

Vous écrivez pourtant sur le contact du sperme -la « souillure », être remplie de sperme, c’est une pratique qui a disparu.

C’est vrai, je n’y avais jamais pensé. Cette fameuse image, tellement cliché, du type qui éjacule sur la figure de sa partenaire.

On dirait que dans le porno, l’éjaculation faciale devient la norme...

Dans les représentations, la souillure est toujours présente même si c’est sous une forme symbolique. Tunga, un artiste brésilien, présente un film, oui, disons porno à la galerie Templon [l’exposition « Présolaires » se tient jusqu’au 23 juillet, ndlr]. Il exploite les humeurs et même la merde - c’est symbolique, on a un doute, on se demande ce que la femme recrache, merde ou gâteau au chocolat ? Les artistes sont proches de la matière, des matières. Il y a une dimension scatologique dans l’art. J’ai écrit un article là-dessus : « Histoire de la merde dans l’art contemporain ».

La liberté sexuelle passe par cette acceptation de toutes ces matières, ces humeurs, ces salissures ?
Par l’acceptation que certains puissent en avoir le goût, oui ! Cette généralisation de la représentation du sexe dans les magazines, c’est au contraire du sexe très propre.

Le latex a hygiénisé le sexe...

Oui. J’avais l’impression que les pratiques SM étaient un peu à la mode. Peut-être que je me trompe mais je trouve que c’est à la mode. Je me dis que les pratiques SM sont assez safe, assez propres. Parfois il n’y pas de coït.

Le polyamour est aussi très à la mode.

Le quoi ?

Vivre simultanément plusieurs relations amoureuses.

J’adorerais que ça se passe comme ça mais je ne suis pas sûre que l’humanité y soit prête. Je trouve bien qu’on fasse des expériences, mais je suis sceptique sur leur pérennité.

Le sentiment amoureux est forcément exclusif ?

Non, la sexualité est plus exclusive que le sentiment. Bien sûr, notre culture s’appuie sur la notion d’amour absolu, Roméo et Juliette, etc., mais de l’amour aux amitiés très fortes, la chaîne est continue. On voit des amitiés devenir amoureuses, des amoureux devenir les meilleurs amis du monde.

L’amour courtois du Moyen-âge était pris dans cette logique là : l’amour et l’amitié sont une même chose. Je pense que la jalousie est constitutive de la sexualité. Je ne suis pas philosophe, je n’ai pas fait d’enquête, je parle de mon expérience. Ce qui rend jaloux, c’est un besoin de possession sexuelle.


Catherine Millet chez elle à Paris, en juin 2011 (Audrey Cerdan/Rue89).

Dans « Jour de souffrance » (Flammarion, 2008) vous analysez la jalousie que suscite en vous l’autre vie de votre compagnon de longue date, l’écrivain Jacques Henric. Vous êtes toujours jalouse ?

Je l’ai été, je le suis moins. Enfin, j’ai connu une crise.

C’est la limite de la permissivité, la jalousie ?

Dans mon système à moi, c’est rentré en conflit d’une manière terrible. Il n’était pas question de remettre en cause cette permissivité et je ne pouvais pas ne pas éprouver ce sentiment de jalousie. J’étais un sujet clivé et ça c’est très douloureux, la douleur vient de là.

Vous en avez tiré un enseignement ?

Que je suis contre la transparence.

Vous préférez ne pas savoir et ne pas dire.

Oui.

Mais vous écrivez.

Oui, j’ai écrit beaucoup de choses mais longtemps après. J’ai pris la précaution de montrer le manuscrit à Jacques Henric auparavant. Il a parfois eu quelques hauts le cœur - « ah bon, merde avec celui-là aussi » - mais les choses étaient claires entre nous avant la publication.

L’autre peut être totalement libre, mais il ne doit rien dire.

Oui, pour ne pas susciter cette jalousie, pour ne pas la titiller si elle dort. Chez moi, cette jalousie dormait. Le hasard a fait que de petits éléments l’ont réveillée.

La jalousie liée à la sexualité...

Oui. Je n’ai jamais craint d’être quittée par l’homme que j’aimais et de me retrouver dans la solitude. Ce qui m’obsédait c’était le plaisir qu’il trouvait avec d’autres femmes, c’était purement sexuel. Toutes les représentations que je m’en faisais tournaient autour de scènes sexuelles, pas de scènes d’amour. À la limite ça ne m’intéressait pas.

Anne Sinclair, officiellement trompée, devient une sorte d’héroïne. Comment la voyez-vous ?

J’admire assez cette femme. L’attitude qu’elle a sur les photos... Elle est digne. Je ne vois pas pourquoi elle se sentirait humiliée. Il l’a épousée. Ses multiples aventures, apparemment, ne remettaient pas en cause leur lien. C’est une intellectuelle, une femme qui a fait ses preuves professionnellement, DSK doit avoir de l’estime, de l’admiration pour cette femme.

Ils sont sur un plan d’égalité. Ils travaillent ensemble. Je ne vois pas en quoi le fait qu’il ait un rapport sexuel de temps en temps avec une assistante parlementaire, une journaliste, une bourgeoise rencontrée dans un club échangiste, une femme de chambre, une escort girl, pourrait remettre en cause leur relation. Cela dit on ne sait pas quel est leur rapport sexuel, leur contrat sexuel.

Comment articulez-vous libertinisme et féminisme ?

Olala ! On n’en a pas encore parlé. Cette affaire révèle le féminisme dans ses pires aspects. Les femmes apparaissent comme des êtres très faibles qui ont besoin de la protection d’un juge contre tous les hommes qui risquent de les agresser.

Plutôt que de créer des associations pour aider les femmes à déposer des plaintes et payer des avocats, les féministes feraient mieux de leur apprendre à considérer ces agressions sexuelles avec une certaine distance, à les relativiser, à renforcer leurs « défenses naturelles ». Il faut aider les femmes à être fortes par elles-mêmes plutôt qu’en se réfugiant derrière la loi.

Vous voulez dire qu’on exagère le traumatisme que provoque une agression sexuelle ?

Oui, complètement. J’en avais parlé il y a longtemps avec Christine Angot, qui est devenue célèbre avec un roman évoquant la relation incestueuse imposée par son père, « L’Inceste ». Elle trouve atroce l’entourage des filles violées et notamment, victimes d’un inceste, et qui les entretiennent dans ce traumatisme par des procès intentés des années après.

Au contraire, on devrait leur dire :

« La chose a eu lieu, elle ne t’a pas marqué de façon indélébile, tu peux vivre ta vie dans un autre habit que celui de la jeune fille victime d’un viol. »

Je risque de choquer, mais je ne comprends pas les femmes qui se disent traumatisées, sévèrement traumatisées par un viol.

Une agression, c’est toujours traumatisant, bien sûr si le viol s’est fait avec violence, si vous risquez de perdre votre intégrité physique. Mais s’il n’y a pas eu ce genre d’agression, de menaces avec une arme, de coups, c’est un traumatisme qu’on peut surpasser comme n’importe quelle violence ordinaire.

Avez-vous été vous-même victime d’un viol ?

Non, et j’espère que cela ne m’interdit pas d’avoir une opinion sur la question ! Je pense que s’il m’était arrivé de me voir imposer un acte sexuel - et après tout, ça m’est peut-être arrivé, et j’ai oublié -, j’aurais laissé faire en attendant que ça se passe, et je m’en serais tirée en me disant que c’était moins grave que de perdre un œil ou une jambe. Je ne me serais pas sentie atteinte. Ma personne ne se confond pas avec mon corps.

On se dit que si on ne porte pas plainte, le type va s’en prendre à quelqu’un d’autre.

D’accord, mais tout dépend de la gravité de l’acte. Toujours Libé, ma lecture favorite du matin : un représentant de la mosquée fréquentée par la femme agressée par DSK dit qu’elle est « tachée à jamais ». Mais non, elle n’est pas tachée ! Elle n’a pas été victime d’un accident qui la fera boiter toute sa vie...

C’est une autre composante de notre société, l’islam.

Mon opinion est qu’une femme née dans cette culture-là doit s’en libérer. C’est tout. Je ne vois pas pourquoi dans nos sociétés qui étaient jusqu’à une époque récente des cultures judéo-chrétiennes, pourquoi on rejetterait la morale catholique pour accepter la morale de l’islam. Je suis contre.

Les catholiques sont plus malins. Ils sont plus facilement dans la transgression, ils sont plus hypocrites, plus tartuffes. De plus, ils distinguent l’âme du corps : dans « La Cité de Dieu », Saint Augustin écrit :

« Tant que se maintient ferme et inchangée cette volonté [vertueuse], rien de ce qu’un autre peut faire du corps ou dans le corps, et qu’on ne peut éviter sans pécher soi-même, n’entraîne de faute pour qui le subit... »

Il y a le sujet de la nudité. Dans « La vie sexuelle... », vous dites qu’en étant nue, vous vous sentez bien. La nudité en vieillissant, comment fait-on ?

Mon réflexe naturel, c’est plus de pudeur. Sur une plage, avant, j’étais complètement à poil. Je ne fréquentais que des plages où on pouvait être nus. Maintenant je mets un maillot une pièce. Est-ce qu’en faisant cela, je me soumets aux canons de la beauté qui valorisent les corps jeunes même si après tout, mon corps de 60 ans n’est pas forcément plus moche ? J’ai sans doute intériorisé cela oui.

J’aimerais ne pas avoir cette pudeur. Je crois que j’ai assez de sympathie pour les gens en général pour les accepter comme ils sont. Un vieux monsieur bedonnant, je peux le trouver attendrissant. Même un jeune monsieur bedonnant. Je connais quelques hommes qui ont le goût des femmes d’un certain âge, comme on dit. Un ami me disait : « J’aime les femmes qui ont un corps fatigué ». Ils ne sont pas dans la norme aujourd’hui, mais cette liberté de la nudité, j’aimerais qu’elle soit préservée. Malheureusement, ça n’existe pas beaucoup.

Beaucoup de filles, de femmes connaissent le « walk of shame », la marche de la honte : rentrer chez soi en regrettant d’avoir couché avec quelqu’un. C’est quand on n’a plus honte qu’on est libérés ?

Oui. C’est à passer par pertes et profits. Je n’ai jamais connu ça, la honte liée à la sexualité. Longtemps après, j’ai pu me dire : « Ce type était horrible, il s’est révélé un sale con ». Mais sur le moment, je n’ai jamais ressenti ce sentiment de honte. Je réfléchis mais je n’ai pas le souvenir.

C’est partagé par l’immense majorité des femmes pourtant.

Oui, je peux comprendre. Ça m’arrive d’éprouver de la honte dans d’autres circonstances, mais en matière de sexe, non. C’est peut-être un truc qui m’est propre, ou propre à quelques femmes, je ne sais pas. Je crois que ça tient au rapport qu’on entretient avec son propre corps. Dans le cas du « walk of shame », vous rentrez seule sans personne pour vous surveiller, c’est une intériorisation du regard des autres, un regard virtuel.

Maintenant que j’y pense, c’est un peu mon cas avec ce maillot sur la plage. J’intériorise le regard des autres, ils vont se demander ce que fait cette femme d’un certain âge nue sur cette plage. C’est une prévention mais je ne considère pas que mon corps soit une horreur, et il y a encore au moins un homme devant lequel je le mets nu, sans honte, et même avec plaisir.
Mon corps, je l’ai toujours considéré comme un objet extérieur à moi. Plus le temps passe et plus c’est vrai. Je l’habille davantage sur une plage, mais c’est parce que je ne veux pas avoir l’air provocante en exhibant un corps qui n’est pas parfait.

En dix ans de lettres, de témoignages, est-ce que quelque chose vous a troublée voire choquée ?

Choquée, non. Ce qui m’a le plus troublé (c’est mon côté bonne sœur), ce sont les gens qui sont venus vers moi avec une expérience inverse de la mienne. J’ai un souvenir précis. J’allais à un enregistrement, pour une radio de province, un garçon m’attendait devant la grille. Ce n’était pas un tout jeune homme, il avait une trentaine d’années. Il m’a dit qu’il avait lu mon livre, qu’il était vierge.

Il m’a parlé comme ça, comme les gens se livrent parfois sur un bout de trottoir. Il n’était pas spécialement séduisant mais j’aurais eu envie de le prendre avec moi, de l’emmener avec moi, de tenter son initiation sexuelle. Pas de le violenter, vous voyez, je ne suis pas une DSK en jupons, mais ça m’avait beaucoup troublée. Il devait avoir un énorme problème avec le sexe. Pour être vierge à 30-35 ans dans notre société aujourd’hui, il faut vraiment le vouloir. Ou pas d’ailleurs. Ça m’avait beaucoup touchée. Et j’aurais aimé le faire parler, le faire raconter. Les cabinets de psy sont pleins de confidences de ce genre. C’est un souvenir très émouvant.

L’argent et le sexe. La vénalité, la prostitution...

Je n’ai pas de jugement moral là-dessus.

On peut trouver du plaisir en se faisant payer, c’est un type de liberté ?

Ah, ce serait bien mais je ne suis pas sûre. Le rapport sexuel, c’est un abandon de soi. C’est s’oublier, le plaisir. Si vous partez dans cette relation avec l’idée que l’autre doit vous donner le billet de banque, ça doit être une barrière pour atteindre le plaisir, mais on a le droit de baiser dans un autre but que le plaisir.

La transgression presque à la mode aujourd’hui, ce sont les cougar...

Dans les magazines, elles ne sont pas si âgées.

Dans la vraie vie, si.

Ah, j’ai de l’espoir ! Si c’est cela la libération, oui c’est bien. Surtout que les femmes se connaissent sexuellement plus tard que les hommes. L’apprentissage du plaisir est plus lent chez la femme. Une femme sait comment elle peut prendre son plaisir à partir d’un certain âge, autant qu’elle en profite avec des hommes pleins de vigueur.

L’ex-femme d’Alain Afflelou (et Alain Delon) dit que « les mecs de 30 ans font mal l’amour mais ils le font toute la nuit ». Dix ans après « La vie sexuelle... », comment votre couple gère tout ça, ce livre...

Les choses sont rentrées dans l’ordre quand on s’est montrés discrets après cette crise racontée dans Jour de souffrance. Ce qui change aussi, c’est qu’on arrive à un âge où on se concentre plus sur le travail à faire que sur le libertinage. Le rapport au temps se modifie. Mais voilà il faut être discret quoi.

Il n’y a pas de solution idéale. On n’arrivera jamais à trouver la bonne formule entre un homme et une femme (ou entre deux hommes ou entre deux femmes) qui permette de s’aimer longtemps, d’avoir du plaisir longtemps et en même temps de se sentir libre quand on fait d’autres rencontres, on ne trouvera jamais le bon équilibre de tout ça, on ne peut que bricoler. Jusqu’à la fin des temps, l’humanité bricolera pour se faire le moins mal possible en prenant le maximum de plaisir.

C’est drôle, comme Jacques avait publié un livre avec des photos de moi nue [« Légendes de Catherine M. », Denoël, 2001]. Les livres ont été publiés, et souvent traduits en même temps. Nous avons été amenés à faire la promotion ensemble. À la fin des discussions publiques, il y avait toujours un jeune couple qui nous demandait : « Mais comment avez-vous fait pour vous aimer et rester libres ? » On a fait comme on a pu et ça n’a pas toujours été facile.

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  • ami du peuple
    ami du peuple répond à Annamite tue-mouches
    momento mori
    • Posté à 14h09 le 25/06/2011
    • Internaute 146477
      momento mori

    je vomis avec toi

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 07h36 le 25/06/2011
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    Catherine Millet vous reparle de sexe (et d’amour)

    la bouche pleine ?

  • aimable
    aimable
    plasticien
    • Posté à 07h59 le 25/06/2011
    • Internaute 70198
      plasticien

    Décapante et attendrissante Catherine M, mieux j’oserais le mot
     » pudique « à son égard même lorsque qu’elle publie sa vie
    sexuelle aucune ligne n’offusque. C’est simplement une bouffeuse de vie, une personne ( rare ) qui ne se censure pas, une personne ( plus rare encore ) qui a depuis longtemps pigé qu’elle n’avait qu’une vie, une seule et unique vie d’où cet appétit décomplexé.
    N’oublions pas que cette dame aujourd’hui connue du grand public le doit essentiellement à son ouvrage “ la vie sexuelle de Catherine M ‘, alors qu’elle est dans un cercle plus restreint une grande dame de l’art contemporain qui consacre sa vie à la défense et à l’approche des créations contemporaines.

  • endehors
    endehors
    du radar
    • Posté à 09h32 le 25/06/2011
    • Internaute 142994
      du radar

    C.Millet, C.Angot, même combat, même nullité

  • cosa34
    cosa34
    humanoïde
    • Posté à 09h36 le 25/06/2011
    • Internaute 123383
      humanoïde

    Merci à Catherine Millet pour ces propos sur le viol que je partage totalement,même s’ils sont à contre courant de la pensée dominante actuelle.
    Toute victime de viol n’est pas marquée à vie, il existe d’autres réactions face à cette agression.
    Pour ma part, j’avais 18 ans, ils étaient 3 et j’ai trouvé plus sage de laisser faire, je n’ai ressenti aucun sentiment de honte, ou de salissure, juste de la colére contre ces jeunes cons à moitié bourrés et leur absence de cerveau.
    Je n’ai pas porté plainte, je n’en ai parlé à personne et je suis passée à autre chose, pas le temps de m’attarder sur cet incident de parcours.
    J’ai aimé des hommes, j’ai eu des enfants et je ne repense à ce moment que lorsque je lis par hasard un article sur le sujet.
    Mon vécu est personnel, je ne désire donner aucune leçon, juste un témoignage.

  • big némo
    big némo
    charcutier- coiffeur et je m'en (...)
    • Posté à 10h45 le 25/06/2011
    • Internaute 86763
      charcutier- coiffeur et je m'en (...)

    j’avais lu le bouquin de millet a l’époque, et il me semble qu’a aucun moment elle ne s’était débarrassée d’une quelconque « morale judéo chrétienne »....A aucun moment elle ne parle de plaisir, de jouissance, juste elle s’offrait a des km de bites sous le regard de son concubin...Elle se considere comme un bout de viande offerte aux hommes, la seule fois ou elle dit non, c’est quand , souffrant d’une salpingite ( je crois), elle demande juste qu’on l’encule....
    Elle est aussi névrosée du cul que son puceau de 30 ans..
    Je n’ai jamais été violé, mais je me suis fait péter la gueule grave par 3 mecs qui me sont tombé dessus sans raison, un soir..Quand je vois ce que ça a produit sur moi, j’imagine a peu pres le trauma que doit représenter un viol.....s’en sortir doit etre un peu plus compliquer que juste se dire : c’est pas grave, y’a pas mort d’homme.....
    Non seulement Catherine millet ecrit de la merde, mais elle pense de la merde..Que des gens lui donne raison parce qu’elle va au delà de la morale me fait franchement rigoler....

  • el loco
    el loco
    éducateur spécialisé
    • Posté à 12h59 le 25/06/2011
    • Internaute 11961
      éducateur spécialisé

    un article sympathoche à lire si ce n’est un truc qui me gène vraiment sur le viol et le fait que ce soit « pas si terrible que ça » dans votre discours

    un violeur c’est quelqu’un qui prend possession du corps de l’autre
    c’est pas rien ! !
    ce n’est pas vraiment un crime contre le corps (la douleur physique s’estompe rapidement) mais un crime contre l’esprit puisque l’agresseur annihile l’idée que la victime avait que son corps lui appartenais et qu’elle en était maître ! et ce que la contrainte ce soit effectuer dans la violence physique ou dans une contrainte psychologique !

    comme vous je ne l’ai pas vécu mais pour avoir connu deux femmes ayant vécue un viol et pour le rencontrer régulièrement dans mon travail auprès d’adolescentes je peu vous affirmez que vous dites une connerie

    alors bien sur toute les victimes ne sont pas égales et certains/nes font plus facilement abstraction du traumatisme subit comme votre amie. bien sur pour certains/nes le parcours de révélations et judiciaire est une épreuve supplémentaire mais de grâce ne portez pas de jugement aussi hâtif et formel sur un sujet qu’à l’évidence vous ne connaissez pas

  • Laurent Pellegrin
    Laurent Pellegrin
    géologue flâneur
    • Posté à 11h59 le 25/06/2011
    • Internaute 56444
      géologue flâneur

    Finalement ce n’est peut être pas la gestion d’un traumatisme le problème mais plutôt à savoir si une expérience donnée est traumatisante pour l’individu ou non.

    Je ne peux pas dire pour le viol, mais pour ce qui est des « expériences traumatisante » j’ai au moins une observation personnelle à livrer : quelque chose que tout un chacun considérerai comme traumatisant peux vraiment ne pas l’être du tout selon comment on décide de le vivre sur le moment, ou peut être comment on est préparé à ça...

    J’ai été séquestré et torturé avec trois autres personnes.(au couteau seulement, ça rentre de fait dans la catégorie mais j’ai peine à qualifier cela de torture personnellement même si c’est ainsi que les autres victimes considèrent ce qui s’est passé - surtout que je suis le seul avec lequel nos agresseur ont voulu s’amuser et que ça m’a valu quelques soins médicaux) pendant un petit moment il y a...un an de cela maintenant,
    Que ce soit pendant ou après je ne me suis pas fait avoir par ça. Je sais clairement que la seule amorce de réaction psychologique négative que j’ai eu, venait directement de la réaction des autres victimes qui me reprochaient implicitement de ne pas avoir été traumatisé.

    Tout cela parce que je suis resté rationnel et conscient de ce qu’il se passait de bout en bout.

    Des trois autres victimes, au moins deux ne s’en sont pas encore vraiment remis, mais j’ai remarqué aussi que le fait déterminant pour assimiler l’expérience a été les mots que chacun d’entre nous ont utilisé pour qualifier les évènements.
    Ce qui m’emmène à penser (ça et ce que j’ai appris de la discipline appelée « sémantique générale ») que « l’environnement sémantique » d’une personne est sûrement ce qu’il y a de plus important pour la « prise d’expérience » et savoir si elle est traumatisante ou pas en l’occurrence.

    Je peux dire aussi que j’ai subi une pression sociale considérable, de bout en bout implicite et totalement involontaire de la part de mon entourage, pour considérer ce qu’il s’est passé comme un traumatisme.
    On m’a vraiment fait passer pour un sociopathe à un moment, juste parce que je répondais « bof » aux discours larmoyant/compatissant/dramatisant qui évoquaient ce qu’il s’est passé et il a fallu attendre la conclusion de l’entretiens que la juge en charge de l’affaire m’a forcé à avoir un psychologue pour que mon entourage accepte enfin que je puisse dire « bof » et en même temps être sincère et sain d’esprit (en même temps cette notion semble plutôt relative ^^).

    Et puis, je ne veux surtout pas faire l’erreur de généraliser mon cas, mais je connais au moins une femme qui a été violé et a eu la même réaction que moi : un mauvais moment à passer et puis « bof » et finalement aucune conséquence personnelle et surtout aucun traumatisme.

    J’ai vraiment l’impression que la dramatisation est la pire chose possible pour une victime au final, et que c’est vraiment son environnement psychologique qui va déterminer si une expérience est traumatisante ou pas.

    Après, peut être qu’il y a une réaction instinctive, animale, particulière lorsqu’il s’agit d’un viol, je ne prétendrai pas savoir, mais il y a tout de même deux chose que l’on ne peut pas nier lorsque l’on veut traiter ce problème :
    - L’environnement social dramatise considérablement la chose, victimise encore plus la victime, etc... (en bien ou en mal c’est bien ce qu’il se passe, toutes les victimes de quelque chose considéré comme grave la subit, et c’est même récurant dans les témoignages et les avis d’experts).
    - L’environnement culturel (mais je dirai plutôt sémantique personnellement) amène les gens à avoir une réaction psychologique violente « toute prête » au cas où cela arrive. Si tout le monde considère un fait comme traumatisant, que l’on se fait répéter depuis tout petit que ça c’est bien traumatisant et qu’il s’en suit sur le sujet des tonnes de pathos dans les discours, alors forcément quand ça arrive ça traumatise.

    Par conséquent, tout ce que l’on peut dire en connaissant comme on le connais notre propre environnement culturel, c’est que l’on va être nécessairement victime d’une quantité incroyable de préjugés lors du traitement du sujet.
    C’est pourquoi je recommande surtout la prudence dans les discours.

    Nous sommes surtout la somme de nos expériences passés (personnelles ou non) et c’est uniquement à la lumière de celles-ci que l’on évalue nos expériences présentes.

    Bref arrêtez de sauter à la gorge de Mme Millet.
    Tout ce qu’elle fait c’est essayer de s’affranchir, prudemment en plus, d’un préjugé.
    Peut être qu’elle se plante et que dans le cas du viol il y a une réaction plus profonde que pour d’autres traumatismes, mais au moins elle essaie de prendre en compte des faits évident et que tout le monde refuse de voir lorsqu’il s’agit de viol.

    Et attention, je ne réduis pas les traumatismes ni ne cherche à les hiérarchiser, je parle seulement du fait d’en ressentir un ou pas.

    C’est toujours grave lorsqu’il y a traumatisme...

    • citoyendelaterre
      citoyendelaterre répond à Laurent Pellegrin
      citoyendelaterre
      • Posté à 12h22 le 25/06/2011
      • Internaute 147396
        citoyendelaterre

      j’entends bien ce que vous dites, ou plutôt je le lis bien....
      chacun réagit avec son bagage.......parfois il peut aussi réagir des années plus tard..........qui sait comment !
      bof, je me suis fait violer, sale moment, essayons de passer à autre chose, pourquoi pas mais ...........
      mais le violeur, le criminel lui il se croit dans son bon droit, il va continuer la tête haute en disant « pas grave » ou en ce disant rien du tout.
      désolé mais un crime de ce genre ne doit pas passer !
      je n’ai pas de droit sur l’autre point barre !

      • Laurent Pellegrin
        Laurent Pellegrin répond à citoyendelaterre
        géologue flâneur
        • Posté à 17h36 le 25/06/2011
        • Internaute 56444
          géologue flâneur

        Ha mais pour ce qui est du criminel ou de la personne qui a subi le traumatisme je ne dis rien...enfin rien de nouveau je veux dire...
        Evidemment il faut empêcher les criminels de nuire de nouveau et aider au maximum les victimes traumatisées à récupérer ce qu’elle peuvent de leur être.

        D’ailleurs à ce sujet je ne veux même pas faire porter quelconque responsabilité à une victime du fait d’être traumatisée.
        Je cherchais juste à relativiser le fait de subir, ou de ne pas subir, le traumatisme au départ, dire que ce n’est pas autant une fatalité que ce que l’on peut penser... ou au moins à en extraire certains préjugés devenus dogmatiques qui mènent des riverain à sauter à la gorge de Mme millet pour pas grand chose.
        Vous avez vu la quantité de gens qui ont bondi tellement vite qu’ils ne se sont même pas laisser le temps de saisir le sens de ce qu’ils ont lu ? (la plupart des objections sont totalement à coté de la plaque à croire qu’ils se sont arrêté à la moitié du texte pour poster leur commentaire)

        Et signaler au passage que la réaction courante des proches d’une victime n’est pas forcément la meilleure...
        On sacralise parfois trop le fait d’être « victime ».

        Je voudrai au passage faire remarquer que s’attaquer à un préjugé, même en se plantant, est toujours plus sain et fait moins de dégât que de se fondre dans le pathos ambiant qui auréole certains sujets.

        Rien de plus (ou de moins...au choix) : -)

         
        • citoyendelaterre
          citoyendelaterre répond à Laurent Pellegrin
          citoyendelaterre
          • Posté à 18h22 le 25/06/2011
          • Internaute 147396
            citoyendelaterre

          c vrai que la réaction des proches est souvent catastrophiques et révèlent bien des non-dits et préjugés.
          c vrai qu’il faut tout faire pour perdre le statut de victime dès que possible.
          mais ce n’est pas vrai que le viole est auréolé.
          il est méconnu, mal considéré, mal vu au propre comme au figuré, mais certainement pas auréolé.
          et je trouve très bien que l’affaire dsk mette sur la place publique ce traumatisme , que l’on vide l’abcès et que l’on progresse dans la liberté sexuelle sans tabou en donnant toute la liberté aux uns-es et aux autres.
          il y aura peut-être moins de violes et ceux qui les commettront sauront que c’est un crime

          • lambertine
            lambertine répond à citoyendelaterre
            Nulle part... ou ailleurs
            • Posté à 08h16 le 26/06/2011
            • Internaute 91509
              Nulle part... ou ailleurs

            Bien sûr que non, il n’y aura pas moins de viols.

            Parce qu’une fois sur deux, le violeur ne se rend pas compte qu’il viole (parce que la victime ne dit pas « non »), et que dans les autres cas, il s’en fiche.

            Quant à l’ « auréole » autour de la victime, une fois qu’elle est déclarée victime, elle existe bel et bien. Et c’est une belle « crasse ». Parce qu’à peu près tous ses actes sont analysés à travers cette auréole. Parce que tous ses problèmes futurs seront rattachés au viol. Ce qui est un poids bien plus lourd à porter, au fil des années, que le viol lui-même.

            • el loco
              el loco répond à lambertine
              éducateur spécialisé
              • Posté à 21h19 le 26/06/2011
              • Internaute 11961
                éducateur spécialisé

              je vous rejoint sur ce point
              il n’y aura pas moins de viol avec cette affaire pour une raison très simple
              le violeur répond à une pulsion sexuel et sa représentation des interdits son tronqués ce qui est une affaire d’éducation le violeur n’ayant pas les barrières mental l’en empêchant

        3 autres commentaires
    • lambertine
      lambertine répond à Laurent Pellegrin
      Nulle part... ou ailleurs
      • Posté à 08h29 le 26/06/2011
      • Internaute 91509
        Nulle part... ou ailleurs

      Ouf !

      Merci !

      Les réactions vis à vis de ce qu’a dit Catherine Millet, je les ai connues maintes et maintes fois. Depuis que j’ai dit la première fois « il est possible de se remettre d’un viol », en fait. « Tu ne sais pas ce que c’est tu ne l’as pas vécu » (ben si). « Vous n’êtes pas une femme » (ben si). « Tu excuses les violeurs » (ben non). « Tu insultes les victimes » (ben non, j’essaie juste de leur donner de l’espoir). « Tout le monde n’a pas ta force de caractère » (ce n’est pas une insulte, d’accord. Mais je n’ai aucune force de caractère). « Syndrome de Stockholm ». Etc... etc...

      L’entourage, et plus largement la société, attend des victimes qu’elles se comportent... comme des victimes. Qu’elles soient fragilisées, traumatisées, pour le reste de leur vie. On leur a toujours dit d’ailleurs, elles ont toujours lu et entendu après chaque fait divers, « sa vie est foutue », « elle ne s’en remettra jamais ». Et parfois, c’est vrai. Comment voulez-vous qu’une personne à qui on rappelle jour après jour que « sa vie est foutue » s’en remette ?

      J’ai beaucoup aimé votre témoignage. La façon dont on vit une agression est très subjective. Et il n’y a pas de raison de culpabiliser d’aller bien, après.

    • jerome_munich
      jerome_munich répond à Laurent Pellegrin
      (internaute)
      • Posté à 17h59 le 26/06/2011
      • Internaute 136614
        (internaute)

      Voilà deux témoignages intéressants (Laurent Pellegrin et Lambertine). Merci beaucoup.

      Plus je lis les autres commentaires sur ce fil, plus je suis convaincu que chercher à maintenir les victimes de viol dans un statut de victime est nuisible pour eux.

      Ce qui ne m’empêche pas de demander à ce que toute la rigueur de la loi s’applique aux violeurs, bien sûr.

      • Lewlill
        Lewlill répond à jerome_munich
        végéteuse
        • Posté à 19h54 le 26/06/2011
        • Internaute 15858
          végéteuse

        Ce que les victimes de viol (et de plein d’autres choses) aimeraient bien c’est que les gens les laissent vivre comme elles le sentent l’après viol : que ce soit en allant de l’avant ou en laissant du temps au temps ! Ce n’est pas à vous de décider si oui ou non il faut les maintenir dans un statut de victime ou s’il faut leur secouer ou non le cocotier.

        C’est dingue ça ! Ceux qui ont subi un viol, c’est à eux de le vivre, pas aux autres de leur dire comment ils doivent le vivre, avec quelle intensité, combien de temps...

        De tout façon l’entourage trouve toujours qu’il y a quelque chose qui ne va pas, soit :
        a) on est pas assez expressif
        b) on l’est trop
        c) on s’en est remis trop rapidement
        d) trop lentement

        Il n’y a pas de norme, chacun fait avant tout comme il peut ! !

        Et tout ça pour éviter de parler, de voir l’autre tel qu’il est et non pas tel qu’on aimerait le voir réagir. Et peut-être aussi parceque toutes ces histoires de viol, ça met mal à l’aise (et pas que la victime) et les gens ne savent pas comment réagir !

        Si vous ne savez pas quoi faire face à une personne victime le viol, le mieux est encore d’être dispo s’il lui prend l’envie de causer, et de l’accompagner sans juger. Peu importe le chemin qu’elle prendra puisque de toute façon c’est à elle de faire le travail...

         
        • jerome_munich
          jerome_munich répond à Lewlill
          (internaute)
          • Posté à 21h00 le 26/06/2011
          • Internaute 136614
            (internaute)

          « Ce n’est pas à vous de décider si oui ou non il faut les maintenir dans un statut de victime »

          Mais... c’est ce que je dis ! Ce n’est pas à nous de décider de les maintenir dans un statut de victime.

          Parce que ce que je critique, ce sont tous ces posts sur le thème « ils sont tous marqués comme victime à vie », donc ces posts qui ne laissent pas de doute sur la nécessité de se maintenir en statut de victime pour l’éternité. PAS les victimes qui ont du mal à s’en sortir.

          • Lewlill
            Lewlill répond à jerome_munich
            végéteuse
            • Posté à 21h45 le 26/06/2011
            • Internaute 15858
              végéteuse

            Désolée je n’avais pas compris votre phrase dans ce sens. C’est que plusieurs commentaires m’ont énervée, c’est tombé sur vous : -)

            Il faut savoir que la statut de victime (être reconnu comme tel pas la loi) peut être pour certaines personnes un vrai point de départ pour surmonter le viol (ce qui peut-être effectivement très long). Ensuite, l’histoire de l’entourage qui maintient eternellement une victime dans son statut, perso j’ai jamais rencontré ; plutôt l’inverse avec les lieux commmuns du genre « il faut oublier », « c’est du passé, on ne peut rien changer », « faut aller de l’avant » etc... mais je ne doute pas que cela doit arriver !

        2 autres commentaires
    • lilite
      lilite répond à Laurent Pellegrin
      travaille
      • Posté à 14h54 le 27/06/2011
      • Internaute 130498
        travaille

      vous oubliez une chose primordiale, c’est qu’avant d’être culturel ou sémantique, le traumatisme est bel est bien physique !
      prenons la définition d’un traumatisme (wikipédia) : « Un traumatisme est un dommage de la structure ou du fonctionnement du corps ou du psychisme. Il peut être dû à un agent ou à une force extérieure, de nature physique ou chimique . “

      Une agression (sexuelle ou autre) constitue d’abord un trauma, qui peut avoir des conséquences grâve et entrainer des dommages cérébraux importants ! Par rapport à ce traumatisme biologique, je suis d’accord avec vous, les individus sont inégaux, mais il est stupide de croire qu’il sont dus d’abord à l’environnement social ou sémantique, et j’ai envie de dire, ça n’a rien à voir ! Car, lors d’une agression, sont activés des réflexes cérébraux qui sont à l’origine du traumatisme, et que ces réflexes ne sont pas contrôlables par la conscience !
      Encore une fois, je poste cette vidéo pour arriver à comprendre comment le traumatisme se crée :
      Lien

      • Laurent Pellegrin
        Laurent Pellegrin répond à lilite
        géologue flâneur
        • Posté à 12h42 le 28/06/2011
        • Internaute 56444
          géologue flâneur

        Dans l’ensemble, un environnement sémantique prend bien plus d’importance physique que la réalité elle même pour un humain donné.

        Cela va jusqu’à la mort, mais aussi aux désordres d’ordre génétique, cancers, maladies, etc...
        Il existe des fonction biologique qui ont cet effet direct : on appelle cela les mécanismes hystériques. Ils sont basés sur notre capacité à projeter des réactions sémantiques sur n’importe quelle partie du corps.
        Il existe aussi bien sûr le mécanisme exactement inverse.

        La video relate un des mécanismes possible du trauma. Mais quel que soit le problème on retrouvera toujours ce genre de chose, ça ne veut pas dire que c’est obligatoire.
        ça explique le pourquoi du trauma dans ces cas là, ça ne dis pas que l’inverse est obligatoire hein ?

        Si il y a bien une chose à savoir sur le système nerveux, c’est justement que les mises en jeux de tel ou tel mécanisme ou de tel ou tel schéma est une histoire de vécu, de culture, d’environnement, etc...

        Il n’y pas de distinction psychologique/physique vous savez, seulement une limite que l’on place arbitrairement et qui n’est donc pas toujours pertinente.

  • Arkanis
    • Posté à 11h59 le 25/06/2011
    • Internaute 112755

    Le passage sur le viol de Catherine Millet m’a choqué initialement, puis à la réflexion, ça me choque pour une deuxième raison.

    Cela correspond tellement à la vision capitaliste pseudo-libérale actuelle : le corps de l’esclave-salarié n’est vraiment qu’un outil comme un autre, dont on peut user et abuser, tant qu’on ne l’abime pas trop (perte de l’oeil, d’un bras, d’une jambe) pendant sa durée d’amortissement.

    Une vue purement comptable du viol, quoi...

    • citoyendelaterre
      citoyendelaterre répond à Arkanis
      citoyendelaterre
      • Posté à 12h28 le 25/06/2011
      • Internaute 147396
        citoyendelaterre

      oui, le corps de l’esclave salarié sert à tout, à ceux qui veulent le sexe avec la monnaie et à certains « écrivains ».........
      ces personnes qui décident que l mariage c’est moche , que le travail c’est moche alors allons-y carrément lâchons-nous, violons, laissons-nous violer, prostituons-nous ou prostituons l’autre en le payant ;
      en fait l’esclavage consentant pour tous. parce que le vagin, le trou du cul c’est pareil que les mains ou le cerveau : vive l’esclavage consentant, libre, libéré ; pitoyables que nous sommes.

  • citoyendelaterre
    citoyendelaterre
    citoyendelaterre
    • Posté à 12h15 le 25/06/2011
    • Internaute 147396
      citoyendelaterre

    l’article est intéressant. la libération sexuelle il y a du chemin encore. justement quand on ne sait pas faire la différence avec un viole et la liberté sexuelle !

  • LUNE NOIRE
    LUNE NOIRE
    PROF
    • Posté à 13h30 le 25/06/2011
    • Internaute 161311
      PROF

    Je voudrai apporter mon témoignage en tant que femme ayant subi un inceste lorsque j’étais petite fille. L’utilisation du même mot : viol (au prétexte de l’absence de consentement) me choque. Il laisse supposer que quelque soit l’âge de la victime, l’auteur du viol et les circonstances, dans lesquels il s’est déroulé ; les faits et les conséquences seront identiques.
    Pour moi il n’y a rien de commun entre des femmes adultes qui s’abandonnent à des attouchements sexuels non désirés(affaire Tron),une femme de chambre qui se fait agresser par surprise une seule fois, et un enfant qui subit un inceste pendant plusieurs années. Même dans le cadre de l’inceste, il suffit d’écouter les témoignages pour se rendre, que selon son auteur (père, frère, oncle..), les traumatismes ne seront pas les mêmes.Or l’utilisation du même chef d’incrimination et l’amalgame entre les différentes affaires récentes, recouvrent des réalités qui n’ont pas grand chose à voir
    Sans vouloir établir une hiérarchie,ce que fait d’ailleurs le code pénal, en faisant du viol sur mineur une circonstance aggravante,je trouve qu’on mélange tout et banalise le viol. J’avoue ne même pas comprendre que la peur de perdre son travail puisse être assimilée à une contrainte (économique). Pourquoi ne peut-on aussi voler et le justifier par des nécessités économiques ?
    Enfin,comme l’auteur de l’article, je pense qu’il est indispensable de sortir au plus vite du statut de violé dans lequel s’enferment certains, les confinant au statut de victime
    L’analyse douloureuse des traumatismes plus ou moins apparents qu’a laissé le viol est le chemin de la guérison Seul l’affrontement de la réalité permet de la dépasser

    • lambertine
      lambertine répond à LUNE NOIRE
      Nulle part... ou ailleurs
      • Posté à 08h32 le 26/06/2011
      • Internaute 91509
        Nulle part... ou ailleurs

      Je ne crois pas que ce soit une question d’âge, mais une question de répétition des faits, et surtout de lien entre le violeur et le violé. Une question de confiance bafouée, de sentiment de culpabilité.
      N’ayant jamais (heureusement) connu l’inceste, je ne puis rien dire d’autre.

  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 14h07 le 25/06/2011
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    Qu’elle parle de sexe c’est une chose. Si au moins elle écrivait bien.

  • A déménagé le 10-11-2011
    • Posté à 15h08 le 25/06/2011
    • Internaute 124772
      -

    Alors comme çà Catherine peut avoir un point de vue sur le viol et ça passe et moi qui ai une grande dimension affective à son égard on me censure ... ?
    Qu’est ce c’est ’il Pravda 89

  • Tariec
    Tariec
    « Radio Paris ment », « Radio (...)
    • Posté à 15h30 le 25/06/2011
    • Internaute 37287
      « Radio Paris ment », « Radio (...)

    Sur l’inceste et de par mon ancien job, j’en ai rencontré des mômes, des ados et des adultes complétement brisés !

    Ce que dit CM là dessus est complétement déconnectés des réalités vécues par ces (100%) victimes ! !

    Il faut des années pour se « reconstruire » aprés un inceste. Et certain(e)s n’y arriveront jamais...les hopitaux psy, les clients des dealers et la (entre autres) Thaïlande (« super » pays pour revivre le trauma mais cette fois ci du coté de l’agresseur) sont pleins de ces victimes. certains reconstruisent en apprenant à vivre avec le trauma (on n’en guerit pas), d’autres coulent...purement et simplement !

    A partir du moment où il n’y a pas consentement mutuel (et respect de l’enfant/ados dans son besoin de se contruire/expérimenter avec ses pairs), il y a violence. Et quand il y a violence dans un contexte comme celui là, il y a autromatiquement traumatisme (n’en déplaise à certains) avec tout le cortége de somatisation qui va avec, du « light » au plus handicapant !
    Décidement en 2011, faut sans arrét reposer les bases, rappeller nos fragilités...et celles des « petits d’hommes ».

  • Caniveau89
    • Posté à 17h23 le 25/06/2011
    • Internaute 26147

    C’est drôle cette obstination de rue89 à essayer de confondre l’affaire DSK avec une simple variante de la sexualité !
    L’amalgame intellectuel atteint içi son paroxysme...

    Non, la sexualité de DSK et de sa femme ne sont pas sujets à polémique : on se fout bien pas mal de savoir s’ils se trompent par jeu ou pour toute autre raison, s’ils prennent leur pied dans l’échangisme, s’ils se fouettent pour accroitre leur excitation, s’ils pratiquent je ne sais quelle variante du Kama-Sutra... Grand bien leur fasse, mais cela ne nous regarde pas, pire : cela ne nous intéresse pas. Que Catherine Millet nous écrive des romans sur le sujet, mais qu’elle se garde de commentaires sur DSK et sa femme.

    Non, DSK n’est pas accusé d’être un « simple trousseur de bonnes », un séducteur un brin agressif, un tombeur trop rapide, ... n’en déplaise à la gent socialiste habituellement moraliste dans l’âme !

    Ce qui est sujet à polémique publique, ce sont des agressions sexuelles de DSK qui ressemblent de près à des viols, ainsi que les victimes qu’il n’a pas manqué de laisser après son passage.

    L’affaire DSK n’est pas une histoire de sexualité, c’est l’affaire d’un homme de pouvoir auteur de multiples agressions sexuelles et qui mérite, outre la présomption d’innocence et les plaidoyers alambiqués de rue89 et de Catherine Millet associés, d’être jugé, condamné, de purger une peine en rapport avec ses crimes putatifs.

    L’affaire DSK c’est aussi celle de victimes d’agressions sexuelles qui méritent qu’on les écoute sans mettre en cause leur parole, leur bonne foi, leur morale ou je ne sais quelle faiblesse dans leur personnalité.
    Il faut avoir une bonne dose de cynisme pour faire dire à Catherine Millet sans sourciller :
     » Plutôt que de créer des associations pour aider les femmes à déposer des plaintes et payer des avocats, les féministes feraient mieux de leur apprendre à considérer ces agressions sexuelles avec une certaine distance, à les relativiser, à renforcer leurs « défenses naturelles ». Il faut aider les femmes à être fortes par elles-mêmes plutôt qu’en se réfugiant derrière la loi. « 
    Il n’y aurait effectivement que 70 000 viols et 7000 plaintes pour viol par an en France, ce qui incite à prendre de la distance avec la justice... et avec les réalités ?
    Car, à suivre le beau schéma intello de Catherine Millet, le viol est une variante d’une sexualité hyperactive et ne porte pas préjudice aux victimes qui se comportent comme des chochotes ? Et la justice serait d’un recours trop fréquent ? - les bras m’en tombent...

    Quand à Anne Sinclair, on a beau essayer de monter en épingle son “courage” de femme volontairement ou involontairement trompée, ce qui importe c’est de voir qu’elle soutient publiquement un homme accusé d’agressions sexuelles multiples.
    Ce n’est pas banal, cela dépasse le simple courage, nous en sommes convaincus !
    S’agit-il donc, en la matière, de complicité dans les agressions sexuelles, comme en son temps Michèle Martin, fidèle épouse et complice de Dutroux dans l’enlèvement, le viol et le meutre de nombreuses gamines à peine pubères ?

  • batoivre
    batoivre
    artiste-peintre
    • Posté à 18h10 le 25/06/2011
    • Internaute 66451
      artiste-peintre

    ni putes ni soumises,vive l’ Amour !

    • Neferourê paillette
      Neferourê paillette répond à batoivre
      prof
      • Posté à 09h04 le 26/06/2011
      • Internaute 109763
        prof

      Vive l’amour ? ? ?
      « Catherine Millet nous reparle de sexe et d’amour. »
      J’ai lu et j’ai trouvé ce qui concerne le sexe, mais pas ce qui concerne l’amour...

  • castor74
    castor74
    auxiliaire de vie
    • Posté à 18h21 le 25/06/2011
    • Internaute 76554
      auxiliaire de vie

    le temoignage de cette dame revèle beaucoup de choses , il est vrai que nous sommes petit a petit en train de prendre les mauvaises habitudes de la nation americaine, puritaine a tout crin d un cotè exibisionniste de l autre, pour ma part les interdits bourrès dans mon subconscient par une mere hyper restrictive sur le plan sexe m ont poursuivi tout au long de ma vie , il me faut vous dire que j ais fait ma scolaritè presque entierement chez lez religieux ,j ais 59 ans donc vous voyez a peu pres dans quelles anneès ça se situaient, en 2011 ce que je considère comme affreux c est que tout les jours il y as des adolescents poignardès des fillettes violeès etc pour moi c est ça la pornographie, certaines feministes pures et dures devraient voir plus loin que le bout de leur aneries MERCI DU TEMOIGNAGE DE CETTE DAME ECRIVAIN ET FEMME LIBEREE DANS LE BON SENS DU TERME

  • Comptoir 2.0
    Comptoir 2.0
    Perplexe
    • Posté à 18h22 le 25/06/2011
    • Internaute 158279
      Perplexe

    On peut être d’accord avec les propos de Catherine Millet. Ou pas. Peu importe. Mais quel bonheur, tout de même ! Oui, quel bonheur d’entendre une voix un peu dissonante - mais alors rien qu’un tout petit peu, un tout petit rien différente - dans l’actuelle chorale laide de ces mesquines flicardes du cul, qui chantent à l’unisson depuis quelques mois l’air puritain de la judiciarisation, de la pénalisation, l’air du sexe coupable, l’air du sexe honteux, du crime, de l’accusé et de la victime - et qui, après s’en être violemment pris aux putes, afin, prétendument, de les défendre, se sont jetées à corps perdu sur l’affaire déjà si débattue d’un ex-présidentiable, « fourrant » soudain tous les hommes et toutes leurs intentions dans un même sac : les dragueurs de rue, les agresseurs, les séducteurs de salons et les violeurs, les fétichistes du pied, amateurs de porno ou vieux beaux décatis, les clients de la prostitution, les proxénètes et les pères incestueux, les pédophiles sempiternels, les maris adultères et les libertins, les échangistes, les esclavagistes, les insistants, les lourds et les maladroits, les désespérés, les frustrés, les malpolis et les harceleurs, tous les siffleurs de beaux petits culs, tous les mateurs en coin de décolletés plongeants, les voyeurs et les créatifs de Petit Bateau, j’en passe, inventaire non-exhaustif, qui ne sont que fils-tyrans-barbares de la dictature patriarcale assassine.
    En prison, les porcs ! Ils en veulent à nos fesses, ils en seront pour leurs frais !
    On en a tant lu sur internet et dans la presse, ces derniers temps, une vraie bouillie – et jusqu’à ce collectif de copines parisiennes trentenaires, qui s’inspirant peut-être de Madame Millet - ou pas, l’avez-vous vu, vient tout juste d’inventer un truc formidable et tout à fait novateur, le christoris, je crois que ça s’appelle ou le clitopsys, peut-être - je ne sais plus trop, j’ai toujours eu du mal avec les langues mortes et les mots savants, et qui serait comme un genre de petit bidule situé en haut du biniou, là, à peu près au milieu, mais vers le haut, au dessus de la fente où on glisse les pièces, voyez, et qui réagirait au toucher, si l’on en croit les premiers tests. Alors bien sûr, c’est tout nouveau, hein. Les gonzesses ne sont pas encore toutes équipées et si on n’a pas la chance d’avoir à la maison un modèle genre « early adopter », il faudra se montrer patient, mais il paraît que ça va se généraliser, comme le smartphone, et qu’avec ce machin, eh bien, certaines femmes éprouveraient parfois du plaisir. Ça laisse rêveur, non ?
    Un million et demi d’année que l’humanité baise, copieusement, certes, mais dans l’ignorance !
    Et voilà, 2011, la lumière ! Pétard, je te jure, ça fait plaisir.

    • citoyendelaterre
      citoyendelaterre répond à Comptoir 2.0
      citoyendelaterre
      • Posté à 18h34 le 25/06/2011
      • Internaute 147396
        citoyendelaterre

      bon, ben, ça y est, vous vous lancez dans la bataille ?
      comment vous allez vous y prendre pour faire en sorte que le sexe ne soit pas honteux ?
      qu’il n’y ait plus de sexe imposé, que les corps soient libérés de partout ,
      et encore, je ne parle pas des religieux, juste du commun des mortels de monsieur et madame tout le monde .
      parce qu’effectivement si on ne commence pas un jour, ça ne changera pas , au contraire il y a des couches de puritanisme en réserve et des nouvelles. quand je parle de puritanisme c’est soft quand je lis certains versets.........
      oui, l’humanité baise dans l’ignorance, ce n’est pas le plus grave ça s’il y a du plaisir..
      le plus grave dans la baise c’est que certains l’interdisent !
      (entre personnes consentantes bien-entendu).

  • Hououji_Fuu
    Hououji_Fuu
    Racaille Syndicale (oh yeah ! )
    • Posté à 18h53 le 25/06/2011
    • Internaute 27115
      Racaille Syndicale (oh yeah ! )

    J’ai lu cet article plus par ennui que par réelle envie. J’avoue n’en avoir pas grand chose à faire de la vie sexuelle et affective de Mme Millet, qui fait ce qu’elle veut, avec qui elle veut où elle veut pour autant que la ou les autres personnes concernées soient consentantes - et, innocemment, se fait du fric avec, et qui devrait dire merci pour la pub gratos offerte par la Rue (lien pour acheter le bouquin en fin d’article).

    Par contre, sa sympathique leçon de choses sur le viol qui n’est pas la fin du monde, pas grave, sur son soutien clair à tous les gros porcs machistes à la BHL, Jack Lang et (malheureusement) JF Kahn m’ont donné envie de vomir.

    Que l’on encourage les victimes à s’en sortir, que le travail de guérison comprenne une remise à plat, une mise en perspective que la vie n’est pas finie, qu’on peut reconstruire et construire, certainement. Mais ce n’est pas ce que cette « grande dame » écrit. Pas du tout.

    Elle dit que ce n’est quand même pas si grave, dès le début. Bref, elle culpabilise les femmes qui se sont fait violer et se sentent dégradées et souillées, voire détruites, et selon elles ont bien tort. Elle nie leur souffrance, balayée d’un revers de la main. Et évidemment, l’autre côté du miroir c’est que, ce faisant, elle déculpabilise les violeurs, elle valide leurs lignes de défense, et fait reculer les droits des femmes, déjà bien fragiles et mal défendus dans les lois en vigueur. Au-delà de ça, avec sa volonté de banaliser le viol, et de nier la gravité de ce type de crime, on peut se demander quelle est la valeur qu’elle accorde au consentement, et quelle définition elle lui donne.

    Heureusement, Mme Millet n’est pas juge, je ne voudrais pas être une victime devant dépendre de l’un de ses jugements !

    • lambertine
      lambertine répond à Hououji_Fuu
      Nulle part... ou ailleurs
      • Posté à 08h42 le 26/06/2011
      • Internaute 91509
        Nulle part... ou ailleurs

      Mais elle ne culpabilise aucune victime, et ne déresponsabilise aucun violeur ! Elle tient juste un discours qui va à contre-courant de celui qu’on nous martèle jour après jour sur les vies foutues et compagnie, et que je suis contente d’entendre, enfin ! Oui, on peut vivre après un viol, et si on le disait plus souvent, peut-être qu’un bon nombre de victimes iraient mieux.

      • Tariec
        Tariec répond à lambertine
        « Radio Paris ment », « Radio (...)
        • Posté à 18h04 le 26/06/2011
        • Internaute 37287
          « Radio Paris ment », « Radio (...)

        On peut (re)vivre aprés un viol comme on peut aussi en mourir.

        Ou finir toxico, ou dans un HP, ou en incapacité de construire une vie de couple, une famille, une carriére, un projet quelconque !

        « Marrant » cette façon de positiver à tous prix pour les autres et leurs traumatismes. Comme si vivre aprés un viol était dans l’ordre des choses, et ne pas s’en remettre limite une tare ! !

        Manques de bol, ça fonctionne pas comme ça, car la résultante d’une violence dépendra de tout un tas de facteurs personnels et sociétal.
        En tous cas, chez les enfants et adolescents et ce pour les avoir accompagner profesionnellement dans leurs souffrances, je n’ai aucun doute sur les dégats que ce type de crime induit !

         
        • lambertine
          lambertine répond à Tariec
          Nulle part... ou ailleurs
          • Posté à 00h21 le 27/06/2011
          • Internaute 91509
            Nulle part... ou ailleurs

          Mais je dis juste qu’on « peut » vivre après un viol, et pas qu’on « doit » vivre après un viol. Et je ne condamne pas pour un sou ceux qui n’y arrivent pas. Mon meilleur ami n’y arrive pas, et je le respecte plus que n’importe qui. Mais ce n’est pas pour autant que je vais dire que, violé, on est foutu.

        • lambertine
          lambertine répond à Tariec
          Nulle part... ou ailleurs
          • Posté à 00h21 le 27/06/2011
          • Internaute 91509
            Nulle part... ou ailleurs

          Mais je dis juste qu’on « peut » vivre après un viol, et pas qu’on « doit » vivre après un viol. Et je ne condamne pas pour un sou ceux qui n’y arrivent pas. Mon meilleur ami n’y arrive pas, et je le respecte plus que n’importe qui. Mais ce n’est pas pour autant que je vais dire que, violé, on est foutu.

        2 autres commentaires
      • Tariec
        Tariec répond à lambertine
        « Radio Paris ment », « Radio (...)
        • Posté à 18h05 le 26/06/2011
        • Internaute 37287
          « Radio Paris ment », « Radio (...)

        Doublon...

      • Scraboul
        Scraboul répond à lambertine
        Etudiant
        • Posté à 11h55 le 29/06/2011
        • Internaute 107918
          Etudiant

        Non, c’est vrai, elle affirme juste avoir ri d’une accusation d’agression sexuelle. Ce n’est pas minimiser le viol que d’affirmer cela peut-être ?

        Elle n’est pas la première à dire que le statut de victime est un stigmate, mais elle le dit mal et avec un mépris total de celles/ceux qui ne ressentiraient pas la même chose qu’elle. Elle les renvoie dans les cordes sur le mode « faites pas vos chochottes, si vous êtes traumatisé-e-s c’est juste parce que la société vous dit que le sexe, c’est mal ». Je trouve que le tabassage, les actes de torture, c’est horrible au même titre, et je ne serais pas sûre de m’en remettre aussi bien que Laurent Pellegrin, sachant que des agressions très mineures me rendent déjà parano. Je trouve horrible l’idée de se trouver à la merci de quelqu’un, et ça vaut aussi pour le harcèlement au travail. Et me retrouver en face de quelqu’un qui rirait de mon harcèlement/viol/agression, en me renvoyant dans les cordes en me disant en gros de ne pas faire ma chochotte me donnerais de sérieuses envies de meurtre (et de suicide). Au passage, c’est quand même très courant, la minimisation des faits, dans les cas de violences sexistes...En fait il n’y a pas vraiment de juste milieu entre survictimisation et minimisation.

        Lisez King Kong Théorie, Virginie Despentes exprime bien mieux cette pensée, sans pour autant se permettre de rire du viol et de le minimiser, sous prétexte qu’il s’agit d’un crime sexuel.

  • hel.
    hel.
    voleur de bicyclette
    • Posté à 18h59 le 25/06/2011
    • Internaute 161192
      voleur de bicyclette

    la millet qui vient racoler sur la rue.
    rien ne l’effraie !

  • jerome_munich
    jerome_munich
    (internaute)
    • Posté à 19h18 le 25/06/2011
    • Internaute 136614
      (internaute)

    Après presque 200 commentaires ici, il y a quelque chose que je trouve curieux, c’est le décalage entre l’opinion exprimée par les internautes et ce qui est présenté dans le texte comme l’opinion de la rue. Catherine Millet remarque que l’affaire DSK n’a pas autant scandalisé le public que ce que la presse laisse croire. C’est ce qu’elle a observé et c’est ce qu’un journaliste aurait observé dans la rue. C’est d’ailleurs aussi mon observation autour de moi.

    Mais les commentaires postés ici ou ailleurs sur Internet sont d’une toute autre teneur et ceci quelque soit l’article ou le site concerné.

    Il y aurait dont un important décalage d’opinion entre le public général et le public qui poste sur Internet. Je me demande pourquoi. Si Rue89 peut étudier le problème de plus près, je serais intéressé du résultat.

    • lambertine
      lambertine répond à jerome_munich
      Nulle part... ou ailleurs
      • Posté à 08h46 le 26/06/2011
      • Internaute 91509
        Nulle part... ou ailleurs

      Je crois que ce n’est pas très compliqué à comprendre : quand un sujet nous laisse indifférents, quand on n’a rien à en dire, on n’intervient pas, ou rarement. Seuls les internautes « impliqués » interviennent, et plus ils sont impliqués, plus ils interviennent. Ce qui donne une image très déformée de l’ « opinion ».

      • jerome_munich
        jerome_munich répond à lambertine
        (internaute)
        • Posté à 17h48 le 26/06/2011
        • Internaute 136614
          (internaute)

        Peut-être. Peut-être aussi ce sont simplement les couches de la population qui sont les plus moralistes au niveau sexuel qui fréquentent préférentiellement Internet. Je ne sais pas.

         
        • jojo1er
          jojo1er répond à jerome_munich
          27 mars 2010 - No Sarkozy Day
          • Posté à 14h55 le 27/06/2011
          • Internaute 10521
            27 mars 2010 - No Sarkozy Day

          Si l’on en croit la « sagesse populaire » ce sont aussi les plus gros consommateurs de porno...

          Mais l’un n’a jamais empêché l’autre.

          Jojo1er, ...

        1 autres commentaires
  • bmichel_j
    bmichel_j
    universitaire, conseils
    • Posté à 21h04 le 25/06/2011
    • Expert 158898
      universitaire, conseils

    amen ! Tous les chemins mènent au sexe et non à Rome, semble-t-il ?

    Peu de personnes réalisent que le sexe est leur seul moyen d’exprimer toutes leurs abstractions. [Björk]

    Le plaisir de faire l’amour s’augmente de l’indifférence éprouvée à l’égard du partenaire. [Claire Lardinois]
    Extrait de Réflexions mauvaises

    A retenir que les relations de couples sont plutôt du bricolage et que c’est pas près de s’arrêter.

  • Jerome442
    Jerome442
    quadra technophile
    • Posté à 21h16 le 25/06/2011
    • Internaute 95688
      quadra technophile

    Envie de gerber ....
    C’est tout ce que me fait cette interview et cette femme !

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 21h37 le 25/06/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Par principe, je n’aime pas beaucoup les articles qui n’ont finalement pour objet que de tenter de mettre en valeur l’auteur’e’.

    Il y a un peu d’imbécilité et de suffisance là-dedans ! .

    On n’est pas grand chose : On se prend en photo...
    ...sauf que ces photos là ne seront des « posters » chez personne.

    Des prétendues stars qui n’ont pas de public, finissent vite à l’asile psy.

  • P a z
    • Posté à 22h00 le 25/06/2011
    • Internaute 36800

    Le viol « moins grave que de perdre un œil ou une jambe ».
    Minable !
    Visiblement aimer le sexe violent rend incapable d’avoir une once d’idée de la violence du viol et de son traumatisme.
    Son corps n’est plus construit que comme un objet de plaisir en somme, excitable mais insensible. Un objet !
    Libération ratée.

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