24/06/2011 à 12h20

A Montreuil : « Je trouve ça ridicule de ridiculiser les bobos »


L’embourgeoisement a ses limites, même à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), pourtant réputée épicentre bobo. Un tiers des 105 000 habitants vit toujours en logement social, et 80% en appartement.

Mais la ville a changé avec l’arrivée d’une population nouvelle : des couples avec enfants, qui ont rajeuni la pyramide des âges et repeuplé les associations, des « catégories socio-professionnelles supérieures » qui ont acheté les maisons pas encore investies par les intermittents du spectacle, à l’origine de la première vague de gentrification à la fin des années 80.

Le symbole de la mue est politique, c’est l’élection de Dominique Voynet à la mairie en 2008, qui détrônait (54% contre 46%) le sortant Jean-Pierre Brard, député-maire communiste depuis vingt-quatre ans.

« Montreuil, c’est une ville d’une richesse militante incroyable »

Nathalie, comédienne grandie dans un mas cévenol retapé et équipé de toilettes sèches, a voté Voynet ce jour-là. Elle s’est installée il y a onze ans près du quartier de barres de La Noue, dans une zone pavillonnaire où une maison de 100 m2 se vend aujourd’hui 550 000 euros, malgré le gros quart d’heure de marche jusqu’au métro.

Lorsque Nathalie est arrivée avec son compagnon et un premier enfant, c’était Montreuil ou « un deux-pièces à Paris ». C’est leur raison d’être là :

« Ce fut Montreuil par hasard, on est restés par choix. C’est une ville d’une richesse militante incroyable. Une ville politique. »

Deux étages et un jardin pour 1,4 million de francs de l’époque (environ 215 000 euros), et un quartier en pleine mutation, où se côtoient un maçon, une infirmière, une éducatrice à la retraite, un couple de journalistes qui rêve de province, pas mal d’enseignants.

Une Amap créée il y a dix ans

Ensemble, ils ont monté une Amap il y a dix ans, qui organise chaque mercredi une distribution de paniers de produits bios et locaux, issus d’une exploitation à 150 kilomètres de là et vendus 19 euros.

Laurence prête son garage l’hiver pour accueillir les « amapiens ». Installée à Montreuil depuis 1989, elle était alors encore élève infirmière, elle accouchait de son premier enfant, louait un deux-pièces pour 1 600 francs par mois (environ 165 euros) à une petite vieille.

Autour, « beaucoup de personnes âgées ont vendu petit à petit après avoir fait leur vie ici. Ils avaient été politisés, tendance communiste, puis avaient vieilli ».

« Un Président, ça ne s’occupe pas que d’écologie »

L’arrivée de ces nouveaux voisins a transformé le quartier, l’a fait évoluer par capillarité, l’a « verdi ». L’Amap (« une ouverture ») n’y est pas pour rien, même si elle bataille parfois un peu pour que ce ne soit pas « un parti politique » – on comprend, une secte. (Ecoutez le son)

« Bien sûr que c’est politique, pourtant ça ne devrait pas l’être, ça devrait être vraiment une philosophie de vie plutôt qu’un courant politique [...] Je ne vote pas plus bio ou écolo, mais j’agis davantage bio ou écolo. »

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Avec quatre enfants qui vivent avec elle une semaine sur deux depuis son divorce, cette infirmière libérale ne sait pas encore ce qu’elle votera l’an prochain.

Depuis l’Amap et l’évangélisation d’une partie de ses voisins, Laurence reconnaît que la ligne des partis sur les enjeux environnementaux est devenue un critère de choix électoral.

Mais contrairement au noyer dur de l’Amap, elle ne se définit pas comme militante. Elle pourrait se laisser tenter par Europe Ecologie - Les Verts, maintenant que les écologistes lui semblent avoir musclé leur propos sur d’autres enjeux – « un Président, ça ne s’occupe pas que d’écologie ». Elle réfléchit :

« Ceci dit, même les autres partis, pas écolo à priori, ont verdi aujourd’hui. Ça complique mon choix, finalement. »

« Je préfère la politique à l’échelle microlocale »

Politique, l’Amap ? Assurément pour Nathalie, la comédienne multi-casquette qui jongle de l’organisation du repas de quartier à l’association de parents d’élèves, en passant par un site d’offre de services à l’échelle du pâté de maison.

Elle vote écolo et collectionne les chevaux de bataille. Mais ne s’est jamais impliquée dans aucun parti – « je préfère la politique à l’échelle microlocale ».

« Ça m’apporte des légumes, oui, mais surtout j’ai l’impression de participer à quelque chose qui est super, ça m’apporte un lien avec un type formibalde qui est cet agriculteur, un lien avec autres amapiens [...] Ça apporte la vie, quoi. » (Ecoutez le son)

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Nathalie est volubile, cultivée et grande gueule. Lorsque l’agriculteur qui fournissait l’Amap est parti en retraite, elle a racheté pour 1 000 euros de parcelles afin de garantir que les terres restent bio...

Assez pour se voir affublée du label « bobo ». Elle ne se sent pas plus visée que ça mais s’offusque sur le fond :

« Tant mieux si les gens qui ont un peu de pouvoir d’achat font basculer des politiques. Tant mieux si quelqu’un qui prend l’avion donne de l’argent en échange pour compenser son bilan carbone. Je trouve ça ridicule de ridiculiser ça, je trouve même ça dégueulasse. » (Ecouter le son)

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« Fière que ses deux ados crachent sur les concombres Auchan »

A l’angle de la rue, l’ex-Parisienne Catherine, éducatrice à la retraite, engagée dans plusieurs associations dont Greenpeace, est arrivée avec son mari il y a onze ans après un « coup de foudre » pour une toute petite maison pleine de charme.

Elle a surfé sur le tissu social qui s’inventait pour vivre (enfin) sa fibre militante à plusieurs et à proximité. Elle participe à l’Amap donc, « même si ça a un coût », mais elle a aussi quitté EDF pour Enercoop, changé de banque...

Catherine, comme Nathalie qui est « fière que [ses] deux ados crachent sur les concombres de chez Auchan », correspond au profil type des adhérents d’Amap, selon les travaux sociologiques sur le sujet :

  • une majorité de femmes, dont 70% vivent en couple
  • un niveau scolaire bac +2 pour 90% d’entre eux, contre 23% pour la population française dans son ensemble
  • entre 1 000 et 3 000 euros de revenus par mois pour la moitié des « amapiens »
  • un sur deux au moins adhère à une autre association par ailleurs

« Je ne suis pas bio, je suis écolo. Ça veut dire : changer de paradigme »

Elles notent que leurs idées aussi ont pris racine à l’échelle du quartier, et touchent aujourd’hui un public plus large : Légumes et compagnie compte aujourd’hui 75 amapiens :

« Si c’est être bio pour ne penser qu’a sa peau, sa petite vie, et manger ce qui est bon pour soi, ça n’a aucun sens. Je ne suis pas bio, je suis écolo. Ça veut dire : changer de paradigme, lutter contre la loi du plus fort. »

Parmi les derniers arrivés à l’Amap, Catherine se demande s’ils ne sont pas davantage attirés par les « bons légumes à l’ancienne » que par la signification politique.

Rictus. Pour Catherine, le monde associatif est aussi là où peuvent être menées des tentatives de démocratie directe. Ou la politique peut se faire en dehors des partis, dont elle dit qu’ils ne la représentent plus :

« Ils sont trop orientés sur leur propre carrière sur leur propre image pour prendre des risques, pour remettre trop de choses en question. [...] Ça m’est arrivé pendant des années de me dire : entre une merde et une merde et demi, je ne peux pas choisir. » (Ecouter le son)

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Durant quinze ans elle n’a plus voté. Son retour dans l’isoloir date des dernières législatives. D’ici 2012, elle lira les programmes, et ira sans doute voter. Mais pas à la primaire écologiste qui s’achèvait ce jeudi 23 juin : « Je suis écolo au sens de l’engagement personnel, mais pas partisan. »

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  • steed1
    steed1
    Franco-Breton
    • Posté à 16h24 le 24/06/2011
    • Internaute 29140
      Franco-Breton

    En attendant d’avoir les moyens de se payer les concombres bio de l’AMAP, les pauvres de Montreuil qui ne peuvent s’offrir que ceux d’Auchan aimeraient bien pouvoir éviter de laver les crachats des bébébobos.

    Edith : il n’y avait pas déjà eu un article sur les bobos de la butte qui refusent de mélanger leurs mômes avec ceux de Barbès ?

  • lulumagie
    • Posté à 16h42 le 24/06/2011
    • Internaute 80738
      .

    L’article n’amène pas grand chose sur le fond et contient des boulettes sur la forme :

    « Jean-Pierre Brard, sénateur-maire communiste depuis vingt-quatre ans. »

    M. Brard était député-maire et il est encore député (c’est Voynet qui est sénatrice maire désormais)

    « 1 600 francs par mois (environ 165 euros) “
    Si certains ne savent plus ce que fait 1600 francs, autant leur donner une conversion juste soit ~245€

  • kakoulite
    kakoulite
    Intermediation & Imprecation
    • Posté à 16h46 le 24/06/2011
    • Internaute 126452
      Intermediation & Imprecation

    En tout cas maintenant je sais ce que sont les AMAP . Je connaissais l’adoption d’un loup ou d’un bebe phoque mais pas celle d’un agriculteur.

    • jiemo
      jiemo répond à kakoulite
      123 ignition lift off
      • Posté à 17h38 le 24/06/2011
      • Internaute 21993
        123 ignition lift off

      attends attends , c’est pas les mêmes qui « adoptent » ...des chtis nenfants ?

      • kakoulite
        kakoulite répond à jiemo
        Intermediation & Imprecation
        • Posté à 21h08 le 24/06/2011
        • Internaute 126452
          Intermediation & Imprecation

        Cela m’a fait penser au film Bruno (aka Ali G, Borat ) quand il recupere un petit Africain dans un carton sur le tapis a bagages de l’aeroport « Madonna got one , Angelina got one...I had to get one ! » la tete des gens ...excellent ! J ai regardee si dans mon arrondissement (75016) l on pouvait aussi adopter (l agriculteur) et oui ..c’est possible ! Quand je vois les ’cas pas sociaux’ representes par certaines ..j’imagine le truc ! Je me doit d’y faire un tour !

  • jiemo
    jiemo
    123 ignition lift off
    • Posté à 17h01 le 24/06/2011
    • Internaute 21993
      123 ignition lift off

    « Mais contrairement au noyer dur de l’Amap... »

    Confondre « amande » et « noyau » çà craint pour les dents !

    On pensait « loyer » ?

  • jiemo
    jiemo
    123 ignition lift off
    • Posté à 17h43 le 24/06/2011
    • Internaute 21993
      123 ignition lift off

    En gros un bobo çà dit : « “ je préfère la politique à l’échelle microlocale ” de mon salon !

    Comme disait un pote de boulot en rigolant de nous-même : “quelle situation, pourvu qu’il arrive rien !” tout en sachant qu’on était bien dans la merde , et depuis longtemps !

  • La_Mouche Du_Coche
    La_Mouche Du_Coche
    Dépasse les borgnes (du côté de (...)
    • Posté à 17h52 le 24/06/2011
    • Internaute 147122
      Dépasse les borgnes (du côté de (...)

    Pfffffffff, vous n’avez rien compris :

    Les Bobo et les Bwa sont deux ethnies apparentées du sud-ouest du Burkina-Faso. Les Bobo proprement dit sont aussi appelés Bobo-Fing et vivent principalement à Bobo-Dioulasso et ses environs alors que les Bwa, nommés aussi Bobo-Oulé sont représentés plus au nord.
    Les Bobo-Fing seraient environ 100 000 au Burkina Faso. Ils sont à l’origine du nom de la ville Bobo-Dioulasso. Agriculteurs, ils cultivent le millet, le sorgho et le coton. Sans gouvernement centralisé, ils sont organisés en lignages dont les membres les plus âgés forment le conseil des anciens chargé de prendre les décisions. La notion de chef leur est profondément étrangère. Les Bobo croient en un dieu Wuro, créateur de la terre et des animaux.

  • La_Mouche Du_Coche
    La_Mouche Du_Coche
    Dépasse les borgnes (du côté de (...)
    • Posté à 17h53 le 24/06/2011
    • Internaute 147122
      Dépasse les borgnes (du côté de (...)

    pffff vous n’avez vraiment rien compris :

    Bobo est une série de bande dessinée créée par Maurice Rosy et Paul Deliège. Bobo est apparu pour la première fois dans Spirou numéro 1204 du 12 avril 1961 dans un mini-récit intitulé Bobo s’évade. Avec 79 mini-récits et un hors série, c’est le record de présence dans les mini-récits. Bobo a vécu également des gags, des histoires courtes et des aventures en 44 pages dans Dupuis.

  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 18h08 le 24/06/2011
    • Internaute 36864
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    - Ah ! Montreuil des années 60 : la bande du Bel-Air, celle des Ruffins, les Buttes à Morel, les Manouches ...

  • FuTUrisT
    FuTUrisT
    Anonymous
    • Posté à 18h44 le 24/06/2011
    • Internaute 153372
      Anonymous

    Bobo ça n’existe pas.

    C’est une connerie inventée pour faire parler les fachos.

    Par contre la gentrification et l’embourgeoisement de montreuil ou encore des quartiers populaires parisiens est une réalité qu’il est intéressant d’aborder.

    Ceci dit cet article est vraiment merdique (désolé chloé mais j’ai envie de le dire) il ne reflète rien de bien instructif et est très très loin d’une éventuelle analyse sociologique voire même journalistique.

    Le discours qui est servi pue le réchauffé, venez à Montreuil rencontrer les habitants du 94 rue des sorins ou des foyers de travailleurs ça sera plus intéressant.

    • labrisure
      labrisure répond à FuTUrisT
      Personnage exceptionnel
      • Posté à 19h20 le 24/06/2011
      • Internaute 48949
        Personnage exceptionnel

      Je ne sais d’où vous êtes originaire, mais pour vivre à Paris, je vous invite à fréquenter certains quartiers . . . Si vous ne les appelez pas bobo, je serai curieux de connaître le nom que vous prêtez à ces individus.

      • Lictor
        Lictor répond à labrisure
        informaticien
        • Posté à 10h23 le 25/06/2011
        • Internaute 68450
          informaticien

        Vous pensez à quels quartiers ? ? ?

         
        • calipachanguero
          calipachanguero répond à Lictor
          niniste
          • Posté à 13h41 le 25/06/2011
          • Internaute 150277
            niniste

          pour mon taf on m’envoie à paris de temps et en temps (je viens du sud ouest), et je logeais à montparnasse et j’ai découvert les marchés bio parisiens ! ! A voir ! ! Etude sociologique garantie

          le marché bio à montparnasse ou raspail ché plus... un des plus gros spots bobo...

          je m’attendais à croiser BHL ou Zazie à chaque mètre...

          je reste à mon marché du sud ouest, et les prix c’est pas les mêmes

          • Lictor
            Lictor répond à calipachanguero
            informaticien
            • Posté à 14h57 le 25/06/2011
            • Internaute 68450
              informaticien

            Ah, je dirais pas vraiment que Montparnasse ou Raspail sont des quartiers bobo ! Pour moi, c’est comme Le 16e ou Saint-Germain, ce sont des quartiers bonobo (bourgeois non bohèmes)... Les bourgeois mangent aussi bio...

            Si vous voulez voir des bobos, il faut plutôt aller du côté du marché d’Aligre, à Belleville, dans ces quartiers là. Par exemple, dans mon quartier d’Oberkampf, il y a des groupes qui viennent fait les poubelles de Biocoop pour récupérer fruits, légumes et produits périmées. C’est une activité complètement bobo ça. Vous ne verrez pas ça près de Montparnasse...

            • calipachanguero
              calipachanguero répond à Lictor
              niniste
              • Posté à 17h07 le 25/06/2011
              • Internaute 150277
                niniste

              merci lictor pour le conseil...voila des quartiers ou je n’irai pas trop je pense... c’est compliqué ...bobo, bonobo...

              c’est vrai que le jardin du luxembourg un samedi aprem lunettes gucci avec un petit polo, ça fait tellement bourge...pour un plouc de province comme moi ça m’avait marqué...

        3 autres commentaires
      • FuTUrisT
        FuTUrisT répond à labrisure
        Anonymous
        • Posté à 16h22 le 25/06/2011
        • Internaute 153372
          Anonymous

        bourgeois suffit...

  • Odessa
    Odessa
    Rêveuse professionnelle
    • Posté à 18h50 le 24/06/2011
    • Internaute 114014
      Rêveuse professionnelle

    « Fière que ses deux ados crachent sur les concombres Auchan »

    Si vous faites une utilisation très intime de vos concombres, pensez à bien les laver avant ou utilisez un préservatif, on ne sait jamais ce que peut contenir la salive d’un jeune djihadiste bobo en guerre sainte contre la grande distribution. Pour le bio, c’est sûr, on lave d’office : c’est plein de terre.

    • Vert de gris
      Vert de gris répond à Odessa
      jeune retraité
      • Posté à 11h15 le 27/06/2011
      • Internaute 90690
        jeune retraité

      Sauf les graines germées que ce soit en Allemagne ou à Bègles capitale du vélo et accessoirement de Mammère où les enfants font germer eux mêmes les graines...

  • labrisure
    labrisure
    Personnage exceptionnel
    • Posté à 19h18 le 24/06/2011
    • Internaute 48949
      Personnage exceptionnel

    Ridiculiser les bobos ?

    Comment est ce possible ? Ils sont déjà ridicules à la base.

  • hardyolbaum
    hardyolbaum
    Linux admin
    • Posté à 19h28 le 24/06/2011
    • Internaute 139482
      Linux admin

    C’est bizarre. Cet article parle d’un Montreuil que je ne connais pas. Celui que je connais, est sâle, pue la misère, où il n’y fait pas bon trainer le soir tard lorsque l’on est une femme et où il vaut mieux y aller à pied si on ne veut pas retrouver sa voiture démembrée. Une ville pourrie comme beaucoup d’autres villes du 93...

  • JM91
    JM91
    En attente de la grande crise
    • Posté à 20h29 le 24/06/2011
    • Internaute 31063
      En attente de la grande crise

    Bingo +1 !

  • urupema
    urupema
    Solteiro
    • Posté à 22h03 le 24/06/2011
    • Internaute 161267
      Solteiro

    J’ai effectivement ouï dire que Catherine et les Biosbobos vont bien changer de paradigme en ce qui concerne les graines germées

  • renovu
    renovu
    en vie
    • Posté à 22h46 le 24/06/2011
    • Internaute 88250
      en vie

    juste pour info, ds les travaux de socio (souvenir de bibliothèque imprécis...) le bobo se définit comme ayant fait des études sup, accédant à la « classe moyenne supérieure » par son travail (et non sa fortune personnelle ou familiale), urbain et fort consommateur de biens culturels.
    Il peut donc être écolo ou pas , de gauche comme de droite...même si en effet le portrait ci-dessus oriente souvent son vote.

  • pemmore
    pemmore
    geek
    • Posté à 23h21 le 24/06/2011
    • Internaute 121073
      geek

    trop dur d’être passés de cocos à bobos ,lol !
    faut reconnaître que la richesse de vie des quartiers communistes était géniale,et une belle grève était une grande fête, la société ultra capitaliste n’a rien donné en échange,
    espérons que cette nouvelle société qui pointe son nez aura ses penseurs ,ses philosophes ,ses artistes comme cette société disparue avec ses rèves et ses espoirs.
    Un regret la société actuelle fait tout pour faire disparaitre les traces de cette culture comme si elle était aussi honteuse que le nazisme, comme le magnifique théatre communiste de la ville du Mans qui a été rasé au lieu d’être classé.

  • Atlantis
    Atlantis
    Etudiant apolitique
    • Posté à 00h14 le 25/06/2011
    • Internaute 39710
      Etudiant apolitique

    Pour moi, ce sont des gens de gauche qui n’assument pas de gagner leur vie.
    Pour moi, il n’y a aucun problème, il ne me manque plus que le salaire, et j’assumerais amplement.

  • vanyyy
    vanyyy
    étudiant
    • Posté à 02h02 le 25/06/2011
    • Internaute 158835
      étudiant

    Le problème des « bobos » est que ces gens, et surtout à Montreuil où je suis né et où j’ai grandi, sont en train, petit à petit, de virer toutes les personnes qui n’ont pas la même puissance économique et de les faire migrer dans le haut-Montreuil ou autre ville du 93, là où il n’y a pas le métro, pas de ciné, pas trop de vie culturelle, où les gens sont plus défavorisés tout simplement. Si vous venez à Montreuil, vous verrez tous les petits copains de Voynet qui vivent dans de belles et grandes maisons à 2 et qui ont fait grimper les loyers de manière incroyable depuis 10 ans.
    Ces gens auraient très bien pu aller à Vincennes ou St-Mandé, mais non ces gens qui pensent surtout au fric (la raison pour laquelle ils sont installés à Montreuil, c’était moins cher et il y avait plus), ont décidé de venir ici et ont viré, inconsciemment, les montreuillois qui étaient installés là depuis longtemps.
    Voilà pourquoi j’ai du mal avec ces personnes, elles font respecter les lois du marché dans une ville qui s’est toujours voulu original et surtout opposé aux valeurs du capitalisme.
    Merci les écolos ! Puis je veux bien aussi cracher sur les courgettes d’Auchan mais qui me remboursent la différence avec celles des nouveaux Robinsons (symbole de l’embourgeoisement) ?

    • Foster
      Foster répond à vanyyy
       ?
      • Posté à 15h30 le 27/06/2011
      • Internaute 69593
         ?

      Je ne sais pas de qui vous parlez. Le Montreuil que je connais, Place de la Fraternité, est tellement pauvre et peuplé d’immigrés qu’il suffit d’être blanc et de gagner dans les 2.000 euros par moi pour avoir l’air d’un « bobo ».
      La triste réalité est qu’on s’installe dans cette partie de Montreuil parce qu’on n’a pas les moyens de s’installer ailleurs. Ce n’est vraiment pas un endroit où les femmes seules ou les ados circulent tranquillement.

      • vanyyy
        vanyyy répond à Foster
        étudiant
        • Posté à 17h35 le 27/06/2011
        • Internaute 158835
          étudiant

        Et bien je vous invite à vous balader dans le parc des guilands et de redescendre par le côté est jusqu’à la croix de chavaux, puis si vous avez le temps d’aller vers le collège bertholot en longeant la rue qui va vers vincennes, bien sur plus les rues sont calmes et petites plus vous ressentirez la différence avec la place de la fraternité...
        Et, franchement, si vous pensez qu’ils n’ont pas les moyens, ou plutôt qu’ils n’avaient pas les moyens, d’aller acheter dans d’autres villes (car maintenant c’est chose faite ils sont installés et les plus défavorisés sont autre part), je pense que vous vous trompez.

         
        • Foster
          Foster répond à vanyyy
           ?
          • Posté à 09h31 le 28/06/2011
          • Internaute 69593
             ?

          Je comprends que vous teniez beaucoup au Montreuil que vous connaissiez. On déteste toujours les « envahisseurs ».
          Mais le problème est général.
          Si vous êtes de la classe moyenne - je ne parle même pas de « défavorisés », comme vous dites -, vous ne pouvez pratiquement plus vous loger à Paris. C’est une énormité.
          J’y suis et j’ai vu mon quartier se vider d’une énorme partie de sa population. Il y avait beaucoup d’artisans et ils ont dû dégager parce que c’est devenu trop cher. Ce sont peut-être les gens qui vous dérangent à Montreuil ?
          Maintenant on a plein de magasins de fringues chic déjanté et plein de touristes friqués, presque plus de parisiens. On se croirait à Ibiza.

        1 autres commentaires
  • Rafa
    Rafa
    étudiant
    • Posté à 03h34 le 25/06/2011
    • Internaute 61201
      étudiant

    Les bobos post sur Rue89...

  • poingsurlatable
    poingsurlatable
    (né par hasard)
    • Posté à 06h58 le 25/06/2011
    • Internaute 49079
      (né par hasard)

    Heu... On pourrait même supposer que ce n’est pas cracher au sens propre, comme dans « cracher dans la soupe » ? Soyons fous.

  • Olivier DELALANDE
    • Posté à 08h44 le 25/06/2011
    • Internaute 52891

    Un bobo, c’est quelqu’un qui a quelques moyens financiers, qui arrive dans un quartier populaire et veut y imposer sa manière de penser.

    Dans un immeuble en Copropriété, c’est quelqu’un qui veut faire plein de travaux pour que l’immeuble corresponde à son standard de vie, sans se préoccuper que les autres copropriétaires, issus de populations plus modestes, n’ont pas forcément les moyens de suivre. Ces gens plus modestes, qui vivaient normalement sur leur territoire depuis des générations, se découvrent « pauvres » en comparaison de ces nouveaux arrivants. Ils sont acculés à vendre, sont remplacés par d’autres bobos, etc.

    Dans la vie quotidienne, la personne modeste qui achète des concombres chez Auchan (car Auchan, c’est quand même beaucoup moins cher) se retrouve stigmatisée de ce fait, avec des arguments d’ordre moral lourds à supporter, et finalement pas très différents du moralisme bourgeois traditionnel, dans leur nature. Salauds de pauvres qui bouffent de la merde !

    Un processus social d’une violence extrême. Derrière les concombres bio qui pourraient sembler sympa, se cache un mécanisme classique de conquête sociale, de rejet géographique et d’exclusion.
    Mais le bobo se croit sympa, souvent de gauche. Il nie donc farouchement lorsqu’on analyse ce phénomène devant lui. Hélas, la réalité est là.

    J’ai vu ça à Issy les Moulineaux il y a 25 ans, quand les populations d’origine étaient de vieux ouvriers, encore communistes, et qui subissaient donc simultanément cette violence sociale et l’effondrement de leur identité politique.
    J’ai vu ça dans le 11e arrondissement dans les années 1990.
    Maintenant, c’est dans le nord du 18e et à Montreuil.
    Dans une autre commune du même genre, ça c’est traduit par un refus de permis de construire pour des populations un peu ... étrangères au motif inavoué qu’ils pourraient avoir un mode de vie gênant.
    Eh oui, de proche en proche, on finit par en arriver là, tout en continuant à avoir parfaitement bonne conscience et à se croire sympa.

    Non, le bobo, ce n’est pas une invention de communicant, c’est une réalité sociologique et un phénomène social qui peut être très méchant.

    • Lictor
      Lictor répond à Olivier DELALANDE
      informaticien
      • Posté à 10h41 le 25/06/2011
      • Internaute 68450
        informaticien

      Oui, mais est-ce que c’est réellement un phénomène propre aux bobos ? Pour moi, c’est surtout une illustration du phénomène NIMBY et de la tendance naturelle à avoir raison contre les autres.

      Par exemple, les copropriétés sont toujours le cadre de drames. Si ce n’est pas un bobo qui engage des frais délirants, c’est un ancien « expert », qui fait payer des travaux à prix d’or parce qu’il n’a pas confiance dans les approches modernes (exemple vécu récemment sur un remplacement de tuyauterie au plomb, un type refuse les approches modernes plus économiques et veut imposer pour trois fois plus cher son expertise qui date de 50 ans). Quand ce n’est pas ça, ce sont de toute façon des luttes entre micro-potentats...

      Même chose pour le syndrome NIMBY. Refuser l’autre n’est pas réservé aux bobos, c’est pratiqué par tout le monde : ouvriers, agriculteurs, commerçants, pauvres contre les plus pauvres... Eh oui, les ouvriers non plus ne veulent pas d’un « HLM plein d’arabes », d’une salle de shoot ou des SdF à côté de chez eux...

  • kimka
    kimka
    Super Héro
    • Posté à 10h13 le 25/06/2011
    • Internaute 138439
      Super Héro

    « chaque mercredi une distribution de paniers de produits bios et locaux, issus d’une exploitation à 150 kilomètres de là et vendus 19 euros. »

    Locaux ? à 150km de là ? ah bon

  • pgs
    pgs
    Informaticien freelance
    • Posté à 10h33 le 25/06/2011
    • Internaute 65170
      Informaticien freelance

    Je sais pas quel effet ça provoque chez les bobos de Montreuil mais je suis de plus en plus indisposé par l’intrusion publicitaire à grand coup de popup sur rue89.

    Et comme ça m’énerve, le résultat provoqué est une allergie immédiate vis à vis de l’annonceur.

    Désolé s’il y avait un endroit plus approprié pour exprimer mon ras le bol, je ne l’ai pas vu. Sans doute aurait-il mérité, lui, un popup ’venez gueuler ici’.

  • roneiles
    roneiles
    pas content
    • Posté à 13h42 le 25/06/2011
    • Internaute 139815
      pas content

    l’écologie ç’est faire des lois contres les pauvres,

    les riches eux ils peuvent continuer à polluer en payant
    ils trouvent toujours un moyen de nous pondre une loi, ou une directive, pour échapper aux contraintes que l’on impose au populo.

    la compensation carbone est un très bon exemple de cette saloperie de gestion de la planète par les riches ,
    j’ai du ponion je peux polluer autant que je veux. je paye.

    alors moi l’écologie...........

  • Caniveau89
    • Posté à 15h32 le 25/06/2011
    • Internaute 26147

    La Voynet a mis une avoinée à un coco, c’est pas très bobo !

  • Incognitototo
    Incognitototo
    http://solutions-politiques. (...)
    • Posté à 16h11 le 25/06/2011
    • Internaute 161315
      http://solutions-politiques. (...)

    Oui, un article très « tendance » qui voit vraiment Montreuil par le petit bout de la lorgnette...
    Par ailleurs, tout est vrai sur ce qui se dit de Montreuil dans les commentaires, une ville sale et moche, parfois dangereuse dans certains quartiers, pas follement attirante pour ses côtés pratiques, et cetera...

    Sauf que Montreuil, c’est aussi 112 nationalités (39 de pays européens, 31 de pays africains et 28 de pays asiatiques) qui cohabitent, échangent, se mélangent et vivent ensemble de manière totalement fluide et humaine. Avec des échanges d’une rare richesse, une fraternité et une solidarité qui ne se sont pas encore démenties...
    C’est aussi envrion 700 artistes et artisans qui donnent à la Ville une richesse culturelle inconnue ailleurs, et que la Ville a d’ailleurs bien du mal à mettre en valeur.
    C’est un tissu humain qui fait que tous les jours, je me dis que j’ai une chance incroyable de pouvoir habiter dans un quartier, ou à deux heures du matin, je peux taper à la porte d’un voisin, si ça ne va pas bien...

    Bref, arrêtez de délirer sur Montreuil et d’essayer de la mettre dans des cases, vous n’y arrivez pas.
    Montreuil démontre tous les jours que la mixité sociale est une richesse et tous vos a priori idiots sur la gentrification sont d’une rare bêtise, surtout si vous pensez que le projet des bobos serait de chasser les pauvres... C’est exactement l’inverse qui se passe : si les bobos s’y installent, c’est parce qu’ils ont soif de cette mixité sociale et qu’ils ne pourraient pas vivre sans, du moins c’est mon cas. Mais au vu de cet article et de certains commentaires, ça doit sûrement échapper à pas mal d’entre vous.

    • vanyyy
      vanyyy répond à Incognitototo
      étudiant
      • Posté à 00h03 le 26/06/2011
      • Internaute 158835
        étudiant

      et il y a toujours de la mixité sociale quand les mêmes personnes habitent au même endroit ?

      • Incognitototo
        Incognitototo répond à vanyyy
        http://solutions-politiques. (...)
        • Posté à 23h34 le 26/06/2011
        • Internaute 161315
          http://solutions-politiques. (...)

         ? ? ? De quelles mêmes personnes parles-tu ? Je ne connais pas de ghetto à bobos à Montreuil... nulle part... Même pas dans le Bas-Montreuil, c’est une vue de l’esprit quand on connait vraiment ses voisins.

         
        • vanyyy
          vanyyy répond à Incognitototo
          étudiant
          • Posté à 02h24 le 27/06/2011
          • Internaute 158835
            étudiant

          C’est bien toi qui a écrit qu’il y a une soif de mixité sociale. Je ne dis pas que c’est pas bien mais au final le résultat c’est quoi ?
          Ils ont la même soif et finissent donc par être voisin, et je suis désolé mais le bas-montreuil côté guiland ou les pavillons lofts à côté du collège bertholot c’est pas des ghettos mais c’est pas non plus le métissage qu’a le haut-montreuil...
          On peut pas nier l’embourgeoisement non ? Et donc ils se sont installés où ? Les robinsons ont bien racheté la moitié des trottoirs qui entourent le square de la république, il doit y avoir une raison non ?
          (Et pour rappel, je ne dis pas qu’ils ont chassé, j’ai bien précisé « inconsciemment ». Merci de ne pas me faire passer pour un grand méchant)

          • Incognitototo
            Incognitototo répond à vanyyy
            http://solutions-politiques. (...)
            • Posté à 23h27 le 27/06/2011
            • Internaute 161315
              http://solutions-politiques. (...)

            Au vu de tes exemples, peut-être que tu confonds mixité sociale et ghettos à misère... C’est quoi la bonne proportion entre classe sociale pour qu’il n’y ait pas suspicion de chasse aux pauvres ?
            En tout état de cause, ça n’est pas le pognon qui fait la différence d’attitude sociale, mais c’est peut-être trop dur à admettre...
            Quant aux Robinsons (ça c’est des vrais opportunistes qui margent à plus de 3, font de confortables bénéfices, et après on s’étonne que les produits bio c’est cher), je suis à près persuadé que la majeure partie de leur clientèle vient de Vincennes...

            • vanyyy
              vanyyy répond à Incognitototo
              étudiant
              • Posté à 01h33 le 28/06/2011
              • Internaute 158835
                étudiant

              Recommence sans dire chasser... Relis ce que j’ai écrit, je n’ai pas utilisé ce terme ! MERCI. (c’est compliqué pour les gens de parler sans détériorer les messages ?)
              Non je ne pense pas confondre ayant vu dans plusieurs pays du monde ce qu’est réellement un ghetto à misère et en voyant la différence des quartiers cités avec le haut-montreuil, je le répète, je pense que dans ces quartiers il y a très peu de mixité sociale.
              Etant étudiant et vivant chez mes parents (séparés et habitant l’un dans le haut, l’autre dans le bas montreuil je te garantie que la différence de mixité est énorme.
              Sinon je t’invite à prendre le 102 ou 122 et à passer le lycée Jean Jaurès, t’en apprendras peut-être un peu plus sur Montreuil et la mixité sociale.
              Selon toi tous les quartiers de Montreuil se valent niveau mixité sociale ? PAS DU TOUT ! Mais on a surement pas les mêmes degrés de vision de ce qu’est la misère et la mixité sociale.
              (évite de remixer les phrases la prochaine fois)

        3 autres commentaires
  • Jeansansterre
    Jeansansterre
    Etudiant vivant dans la vraie (...)
    • Posté à 07h17 le 26/06/2011
    • Internaute 141635
      Etudiant vivant dans la vraie (...)

    Cet article est magnifique. J’en parle d’autant plus volontiers que je connais très bien ce coin là.

    C’est toute la petite couronne qui est concernée ! Je connais Pantin (pour y avoir vecu), Les Lilas, Aubervilliers, c’était la même chose, exactement.

    Les bobos fuient les prix délirants de Paris et annexent, vraiment, c’est pas une expression, ils annexent un quartier de la ville, en général la zone pavillonnaire et la transforme. C’est ainsi qu’il y a deux Pantin, deux Aubervilliers, deux Lilas. Les bobos, en général grignotent peu à peu les quartiers populaires et en chassent les habitants par l’explosion des prix de l’immobilier. Ce sont de vrais colons.

    Ce sont des gens qui sont, sinon riches, ou au moins dans la classe moyenne supérieure, qui sont instruits, et qui affichent une pseudo-révolte contre l’ordre bourgeois dont ils sont les directs héritiers et plus grands bénéficiaires et une idéologie qui est un foure-tout de marxisme, de pensée libertaire, d’universalisme affichent une rébellion constante contre la « société de consommation » dont ils sont les chouchou et les « fachos » imaginaires ou mort depuis 70 ans. Tout cela pour imposer une bonne vieille chasse aux pauvres.

    Ils viennent s’installer dans des grands lofts dans les quartiers pauvres des grandes villes et maintenant dans les villes de la petite couronne. Ils mènent des vie « alternatives » en tutoyant tout le monde, en bouffant bio, en achetant équitable et en méprisant leurs culture d’origine (il sont tous aussi blanc que moi) au profit de culture étrangères (forcement de l’hémisphère sud) ou « alternatives » (art moderne comprenez œuvre d’art moches et autres délire non figuratif produit sous LSD).

    Ce qu’il y a de plus énervant chez eux, c’est qu’ils tirent de tous cela une extrême arrogance, ainsi puisqu’ils ont lu Marx et Rousseau et vivent avec le peuple, même s’ils ne vivent qu’entre eux bien isolé des vrais pauvres, dans des rues ou des endroits spécifiques, il croient tous savoir de l’univers et traitent souverainement de fachos tous ceux qui sont pas comme eux. On voit leur progéniture qui bloquent les fac trois semaines par ans pour après avoir fait leurs recherche de stage sur un coup de téléphone a tonton alors que l’on leur expliquera qu’on veut pas de gauchiste dans la boite aux autres qui ont subit les trois semaines de blocage.

    Ce sont ceux qui font grève dés lors qu’ils sont certain de n’en courir aucun risques, qui font carrières dans la fonction publique, qui considère que la France doit appliquer sa devise « liberté, égalité, fraternité » indifféremment à tous les humains de cette terre sans naturellement se soucier de ceux qui vont en payer le prix ect ect.

    Car croyez moi qu’en général tout en fait pour couper le quartier du reste de la ville, les lignes de bus sont changées, les transports aménagés pour que l’accès d’un quartier à l’autre soit une véritable odyssée en transport en commun, la carte scolaire, pour ce qui en reste, est modifiée, des écoles privées s’installent, des commerces et des services « spécialisés » se créent (allez y voir le bar à jus de fruit à Montreuil et celui à Chocolat à Pantin…).

    Je crois que les bourges qui s’affirment comme des bourges me dégoutent moins que c’est gens là.

    Des mecs qui par mauvaise conscience politique font semblant d’être pauvres ou d’aimer les pauvres, ça me fait penser aux discours condescendant de la colonisation -même si je suis blanc et pauvre, enfin habitant d’un quartier populaire-, pour eux, les pauvres sont des gentils sauvages qu’il est amusant d’observer du haut des hauteurs de Romainville, après les coins populaires de Paris qui se sont tous gentrifier, de s’y mêler, un peu, pour le frisson, mais surtout pas au point d’en subir les conséquences négatives (pas sur que apprendre le swahili ou le peul à la cours de récré ou le nivellement scolaire par le bas soit très bon pour leurs gamins). Les vrais pauvres, eux, sont refoulés vers la grande couronne.

  • Paresh
    Paresh
    Critique
    • Posté à 08h14 le 26/06/2011
    • Internaute 135770
      Critique

    Concernant la sociologie des bas-étages, au lieu de noircir ce pauvre forum, je conseillerai :

    1. De lire -au moins - l’article de Wikipedia sur le terme « bobo ».
    2. D’utiliser une méthode presque surréaliste : remplacer le mot « bobo » dans tous les commentaires avec celui de « juif » afin de vous rendre compte de l’éloquence des propos utilisés : « le problème des bobos c’est... »

    Niveau stigmatisation ça vole bien bas ici.
    Allons, allons, un peu d’ouverture d’esprit !

    « et ipse
    Notus in fratres animi paterni »

    Horace

    • vanyyy
      vanyyy répond à Paresh
      étudiant
      • Posté à 15h15 le 26/06/2011
      • Internaute 158835
        étudiant

      Et ton point de vue sur le « non-problème » (selon toi puisque tu as l’air de penser que tout va bien à Montreuil à ce niveau là) ?
      Tu sembles t’y connaître sur le sujet...

  • Vert de gris
    Vert de gris
    jeune retraité
    • Posté à 11h05 le 27/06/2011
    • Internaute 90690
      jeune retraité

    Démocratie directe à la kalachnikov à balles bio...

    Je suis intello, j’ai les postes clés, j’ai le pognon et tout le monde doit faire comme moi car j’ai raison !

    Continuez à cracher sur les concombres des pauvres, je vous conseille même d’y déféquer dessus comme cela il y aurait beaucoup moins de ces gens qui ne comprennent rien grâce à E. Coli (quoi qu’un crachat peut aller aussi loin).

    En attendant, je vais essayer de piquer un mandat politique de plus histoire de ne pas faire comme j’ai dis de faire...

  • A déménagé le 25-01-2012 2
    • Posté à 16h09 le 27/06/2011
    • Internaute 142125
      non connue

    Vive la tarte aux prunes !

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