20/06/2011 à 15h58

Purin d'orties et autres recettes faciles pour jardiner bio

Jean Desmaison | Riverain


Le jardin de Jean Desmaison (Jean Desmaison).

Je trouve franchement dommage, quand on cultive soi-même ses légumes, de les droguer aux produits phytosanitaires comme le font les professionnels. Voici comment je m’y suis pris pour m’en passer.

J’habite entre Vendée et Deux-Sèvres sur un petit plateau calcaire. Mon jardin actuel, je l’ai créé en 2007, sur une surface de 100 m2. Plus grand, il serait devenu une corvée et plus petit, je n’aurais pas pu cultiver tous les légumes que je voulais.

L’endroit idéal, doté d’une terre épaisse, situé à proximité de la maison et du puits, étant occupé par la fosse septique et son drainage, j’ai dû me rabattre sur une autre partie du terrain, qui combinait tous les inconvénients : en friche, loin du puits, uniquement quelques centimètres de terre calcaire et des monceaux de cailloux. C’est très loin d’être le jardin idéal et quand je me promène dans le
Marais poitevin, tout proche, j’envie leur terre noire et profonde.

Il a fallu se retrousser les manches avec un gros motoculteur, sans parler d’une brouette pour enlever les cailloux et les remplacer par du terreau. Par chance, j’ai récupéré plusieurs mètres cubes de fumier abandonnés dans deux étables depuis plus de vingt ans (c’est une ferme inhabitée depuis 1968). J’aurais pu aussi faire venir de gros camions de terre mais ce n’est pas dans ma philosophie.

Une fois le terrain en état, j’ai abandonné le motoculteur destructeur de vers de terre, amis du jardinier, au profit d’une fourche recourbée qui, même si son maniement est plus sportif, respecte les vers de terre et permet de travailler la terre en toute simplicité.

Sans être un écolo pur et dur, j’ai utilisé, au départ, le minimum de produits phytosanitaires classiques du jardinier, antilimaces (les escargots pullulent dans la région), bouillie bordelaise, antipucerons..., essayant de combiner au maximum une culture saine et une récolte suffisante.

Ma recette du purin d’orties, bon engrais, insecticide et fongicide

Depuis deux ans, j’ai renoncé à tous les produits phytosanitaires. Les escargots sont récoltés le matin et emportés loin du jardin, et malgré quelques pertes, la cohabitation est pacifique.

Et surtout j’ai découvert, par un ami, les vertus du purin d’orties, qui sert à la fois d’engrais, d’insecticide et de fongicide. J’utilise une poubelle de 80 litres pleine d’orties, récoltées dans les parties en friche du terrain, et d’eau que je laisse macérer et je coupe ensuite avec de l’eau dans mon arrosoir. L’année dernière le résultat a été franchement convaincant. Les coccinelles gourmandes se sont occupées d’exterminer les pucerons.

Pour l’arrosage, j’ai la chance d’avoir un puits. Mais j’arrose soit avec du tuyau poreux soit avec un arrosoir au pied des cultures, ce qui limite les maladies, les mauvaises herbes et les escargots. J’utilise aussi le paillage qui maintient l’humidité et limite les mauvaises herbes. Si on utilise l’eau du robinet, en paillant (avec de l’herbe de tonte si on n’a pas de paille), arrosant avec un tuyau poreux, on peut avoir des légumes sans dépenser de grosses quantités d’eau et on peut aussi récupérer l’eau de pluie.

Pour le désherbage, la binette et les mains sont les meilleurs outils. Le fumier d’un composteur ou comme, chez moi, le fumier des poules et des lapins fait un bon engrais en complément du purin d’orties.

Evidemment, tout ça prend du temps, jusqu’à une heure ou deux par jour en période estivale.

Tomates, radis, salades... Les légumes des débutants

Les légumes du jardin doivent être ceux du plaisir, de l’envie mais aussi adaptés au climat, à la terre, aux connaissances, et surtout aux goûts de chacun.

On peut choisir les légumes les plus faciles à cultiver pour un débutant. Pour les tomates (qui sont des fruits en réalité), il faut se décider parmi les 12 000 variétés existantes.

Il faut cependant choisir les variétés en fonction de leur goût, leur aspect, leur précocité, leur rendement ou leur résistance aux maladies. Depuis un an, je récolte les graines et je fais mes semis moi-même. Parfois, je les échange avec mes voisins et je donne des plants.

Je cultive entre 50 et 60 pieds de tomates, de sept ou huit variétés différentes :

  • des Monfavet pour leur précocité,
  • des Boa qui ont la vertu d’être résistantes et productives,
  • des Cœur de bœuf car elles sont grosses,
  • des Jaunes car elles sont décoratives et sucrées,
  • et des tomates un peu bizarres pour leur goût et leur aspect comme les Ananas (peu productives mais au goût exceptionnel), les Andines, les Green Zebra, les Orange bourgois (en grappes comme les tomates cerises mais plus grosses et excellentes), les Noires de Crimée, toutes ces variétés étant des tomates anciennes non hybrides (ce qui permet de récolter les graines pour l’année suivante).


Les tomates du jardin de Jean Desmaison (Jean Desmaison).

L’avantage pour les radis et les salades, c’est qu’il suffit de semer après avoir aéré le terrain (avec une fourche recourbée de préférence, pour faciliter le développement des racines), d’arroser et c’est presque tout.

Beaucoup plantent de grandes quantités de pommes de terre pour en avoir pour l’année. Mais par manque de place, je plante trois rangées à un mois d’intervalle de mai à début août, et je les récolte « nouvelles », à cuisiner sautées à la poêle...

Le bois raméal fragmenté, une méthode révolutionnaire ?

Cet hiver, je me lance dans la fabrication d’une serre chauffée (12°C la nuit) pour les semis et quelques pieds de tomates qui donnent des fruits un mois avant la pleine terre.

J’ai aussi découvert, grâce à un riverain de Rue89, un film étonnant sur une méthode de culture sans arrosage ni désherbage, le bois raméal fragmenté, inventée par Jacky Dupéty, que je compte essayer l’année prochaine en récupérant des branches que je broierai. Car il faut dire que le désherbage et l’arrosage sont les travaux les plus fastidieux dans un jardin.

Malgré un sol parmi les plus ingrats que l’on puisse imaginer pour faire un jardin, et sans grands moyens, on peut faire pousser des légumes et même en quantité importante. A condition d’accepter, certaines années, que la récolte soit moins bonne, voire mauvaise.

Bon an mal an, je récolte une cinquantaine de kilos de tomates, une partie transformée en coulis ou en ratatouille pour toute l’année, des légumes frais pour toute la belle saison, de l’ail, des oignons et de l’échalote pour l’année, des choux, navets, poireaux, scaroles et quelques courgettes, courges, pâtissons pour l’hiver.

Pour ceux à qui j’aurais donné envie de se lancer dès cette année, il est encore possible d’acheter quelques plants de tomates ou de salades et même de semer. Je conseille aux novices de se faire la main sur les tomates, salades, courgettes.

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  • dodu
    dodu
    Slow burn
    • Posté à 09h28 le 21/06/2011
    • Internaute 67365
      Slow burn

    Bonjour M’sieur Desjardin
    « Il nous faut cultiver notre jardin » disait Candide ; quel plaisir de lire des articles sensés et s’appuyant sur l’expérience ,loin des « querelles de Normands » .Ca relève le niveau après les tombereaux de « potins de la commère » qui nous sont déversés quotidiennement pour tout potage.

    • nono le simplet
      nono le simplet répond à dodu
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)
      • Posté à 10h43 le 21/06/2011
      • Internaute 9767
        nihil scio nisi scio quod nihil (...)

      je connais aussi quelqu’un qui délivre des recettes de cuisine où transparaît son amour pour les bonnes choses :)))

    • Boutauvent
      Boutauvent répond à dodu
      Testeur de temps libre
      • Posté à 13h01 le 21/06/2011
      • Internaute 45018
        Testeur de temps libre

      Eh ! ? !
      Pourquoi « querelles de Normands » ?

  • Boutauvent
    Boutauvent
    Testeur de temps libre
    • Posté à 09h38 le 21/06/2011
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    Il manque un petit chapitre sur les « cultures associées », tellement bénéfiques pour les potagers et qui peuvent faire économiser une bonne quantité d’huile de coude...

    • ShredBluZ
      ShredBluZ répond à Boutauvent
      Ingénieur Agronome
      • Posté à 10h31 le 21/06/2011
      • Internaute 50286
        Ingénieur Agronome

      Je conseille le livre « Le poireau préfère les fraises ».

  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 09h55 le 21/06/2011
    • Internaute 36864
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    Merci à Jean Desmaisons ( Jean Dujardin ?) pour cet article plein de saveurs. Merci aussi aux Riverains pour leur somme de savoureuses combines et trucs succulents.

    - Tiens, pas une allusion à DSK ( Darmstadtium - Soufre - Potassium )

  • adrienden
    adrienden
    En quête de sens
    • Posté à 10h09 le 21/06/2011
    • Internaute 136586
      En quête de sens

    C’est super !
    Voici, pour mettre fin à de nombreuses peurs concernant l’utilisation des résidus de toilettes sèches dans les compost, et donc dans le jardin, le site d’un expert qui en fait l’apologie : Lien

    Bon été !

  • BEHEMOTH36
    BEHEMOTH36
    (habitant du monde)
    • Posté à 10h21 le 21/06/2011
    • Internaute 123280
      (habitant du monde)

    Une petite contribution : au lieu d’utiliser du désherbant et de l’insecticide, il suffit parfois de mélanger les plantations : si vous mettez de la coriandre non loin de vos pommes de terre, vous ne verrez plus de doryphores, l’oignon protège la carotte... En cherchant sur internet, vous trouverez plein d’astuces de ce type, « gratuites » et bio et surtout très efficaces.

    Nb : pour la maison, vous pouvez remplacer la quasi totalité de vos produits d’entretien par du vinaigre blanc : ca désinfecte, ca détartre (éviers, toilettes, baignoire, bouilloires, cafetières, carafes et bouteilles...) : ca marche mieux que l’ensemble des produits vendus beaucoup plus cher, c’est écolo. Quant à l’odeur, elle disparaît très vite. Essayez une fois, une seule. (je ne suis pas fabricant ni distributeur de vinaigre blanc !)

    • Boutauvent
      Boutauvent répond à BEHEMOTH36
      Testeur de temps libre
      • Posté à 13h11 le 21/06/2011
      • Internaute 45018
        Testeur de temps libre

      C’est ce qu’on appelle « les cultures associées » (parfois « le compagnonnage ») dont je parlais plus haut...
      Une solution simple, efficace et rapide pour nettoyer le frigo (quand on parle beaucoup de e.coli et qu’un nettoyage fréquent est recommandé) : une pulvérisation de vinaigre blanc (j’y ajoute un peu de citron pressé).

  • ShredBluZ
    ShredBluZ
    Ingénieur Agronome
    • Posté à 10h32 le 21/06/2011
    • Internaute 50286
      Ingénieur Agronome

    Mesdames et mesdames, 8 pages de commentaires sans troll, on tient un record ?

    • nono le simplet
      nono le simplet répond à ShredBluZ
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)
      • Posté à 10h46 le 21/06/2011
      • Internaute 9767
        nihil scio nisi scio quod nihil (...)

      rien que ça c’est du bonheur !
      alors que les tomates sont réputées comme projectile dans les pugilats :))

    • Bad Time For Human Kind
      Bad Time For Human Kind répond à ShredBluZ
      Chieur Public
      • Posté à 12h54 le 21/06/2011
      • Internaute 53377
        Chieur Public

      C’est le genre de sujets trolliphuges.

      Bon, d’habitude on a le kéké de service mandaté par le lobby de l’agriculture indistrielle et de la chimie lourde qui intervient, mais il a du prendre ses vacances ! ! ! Ou alors le contrat avec l’agence H (Euro RSCG) n’a plus lieu ! ;)

      • Waldeck
        Waldeck répond à Bad Time For Human Kind
        Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
        • Posté à 13h44 le 21/06/2011
        • Internaute 36864
          Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

        -« C’est le genre de sujets trolliphuges. »

        - Vachement bien vu !

  • Nanarf
    • Posté à 10h33 le 21/06/2011
    • Internaute 8972

    C’est les Bobos qui sont les bourgois, les tomates, elles sont Bourgoin Lien

    • nono le simplet
      nono le simplet répond à Nanarf
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)
      • Posté à 10h48 le 21/06/2011
      • Internaute 9767
        nihil scio nisi scio quod nihil (...)

      à ma connaissance le nom de bourgoin est déformé de Bourgois, nom de « l’inventeur » de cette tomate
      Lien

  • kimka
    kimka
    Super Héro
    • Posté à 10h46 le 21/06/2011
    • Internaute 138439
      Super Héro

    « Je trouve franchement dommage, quand on cultive soi-même ses légumes, de les droguer aux produits phytosanitaires comme le font les professionnels. Voici comment je m’y suis pris pour m’en passer. »

    Oui on aimerait tous faire du purin d’ortie pour se passer de ces produits, mais il était interdit d’en faire par la loi jusqu’à il y a 1 mois ou deux de cela.

    Tu jardinais donc en toute illégalité.

    • nono le simplet
      nono le simplet répond à kimka
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)
      • Posté à 10h50 le 21/06/2011
      • Internaute 9767
        nihil scio nisi scio quod nihil (...)

      c’est un peu exagéré, la commercialisation était interdite et la flagellation fortement déconseillée :)))

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à nono le simplet
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 12h20 le 21/06/2011
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        J’ai répondu à Kimka, au sujet de la légalité de l’usage du purin d’ortie.

        « Toutefois, une précision est importante : si le purin d’orties est interdit
        à la vente, son utilisation n’est pas illégale, démontrant ainsi son innocuité
        pour la santé humaine et l’environnement ».

        Dont acte ! - « L’auteur » n’est pas dans l’illégalité du tout.

        Pour l’instant, seule sa commercialisation demeure interdite.
        ...elle deviendra autorisée dès que les labos y gagneront !

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à kimka
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 12h14 le 21/06/2011
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Voici la première vérité !
      Extrait de texte sur Wikipédia :

      « Toutefois, une précision est importante : si le purin d’orties est interdit à la vente, son utilisation n’est pas illégale, démontrant ainsi son innocuité pour la santé humaine et l’environnement ».

      Dont acte ! - L’auteur n’est pas dans l’illégalité du tout.

      Et voici une vérité aussi :
      Dès qu’un manque à gagner quelque part est ressenti par les réseaux des laboratoires...il y a inquiétude de la nation ( ?)
      - Ils vont breveter les orties, © et on leur devra des sous ? !

      A mon avis, ils iront se faire foutre !

      • Boutauvent
        Boutauvent répond à Yvon le Zébulon
        Testeur de temps libre
        • Posté à 13h18 le 21/06/2011
        • Internaute 45018
          Testeur de temps libre

        Il me semble même que sa vente est interdite sous une « revendication » (étiquetage, publicité) de produit phytosanitaire, mais pas comme produit d’agrément...

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à Boutauvent
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 13h41 le 21/06/2011
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          « Il me semble même que sa vente est interdite sous une “revendication” (étiquetage, publicité)

          Il serait plus juste de dire haut et fort qu’en France, la législation est adaptée au racket, et fonctionne de façon immorale, honteuse.

          Qui n’a pas déjà vu une zone de stationnement jugée “interdite car gênant la circulation” et qui générait des PV à tire-larigo, devenir soudain zone de stationnement autorisée (donc, plus du tout gênante) dès l’ors qu’on aura
          réussi à y installer des parcmètres un peu cher pour le con de payant.

        1 autres commentaires
      • kimka
        kimka répond à Yvon le Zébulon
        Super Héro
        • Posté à 19h15 le 21/06/2011
        • Internaute 138439
          Super Héro

        à mon avis ils le breveteront :) Comme ils sont entrain de faire breveter tout l’adn ^^

        et comme ils ont fait retirer des herboristeries tout une panoplie de plantes bien utiles.

        C’est fort dommage mais personne ne réagit. C’est trop peu médiatisé.

        Je peux même plus faire mon propre alcool dans mon alambic !

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à kimka
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 19h30 le 21/06/2011
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          « et comme ils ont fait retirer des herboristeries tout une
          panoplie de plantes bien utiles ».

          Tout simplement inacceptable : Désobeïssance civile obligatoire !
          Ignorer cette dictature, et continuer (tous) de faire comme avant.

        1 autres commentaires
  • Bad Time For Human Kind
    Bad Time For Human Kind
    Chieur Public
    • Posté à 11h12 le 21/06/2011
    • Internaute 53377
      Chieur Public

    Pour la serre, vous ne regretterez pas l’investissement. J’en ai mis une en place cette année et je mange déjà des tomates et des courgettes.

    Pour les novices je leur conseillerais de bien faire attention à la rotation des cultures afin d’éviter le parasitage récurent.

    En engrais j’utilise du fumier de cheval dégradé pendant 1 an que je mélange avec la couche superficielle de la terre. J’utilise aussi les eaux de ma fosse à la belle saison, quand on commence a manquer d’eau et que la demande en azote assimilable des plantes est optimale.

    J’ai de précieux auxiliaires de culture qui m’aident aussi de temps en temps. Les poules font du bon boulot pour les verts gris, taupins et vers blancs lors de la préparation du sol. Elles me sont aussi utile pour réguler limaces et escargots mais il ne faut pas les laisser trop longtemps dans le potager, sinon attention aux dégâts (elles adorent mes buttes de patate) ! ;) Le cochon prépare très bien le sol, pour mélanger le fumier à la terre, seul petit soucis, il a tendance a détruire toute vie dans le sol ; mais pour préparer un terrain en friche c’est vraiment top.

    Pour alléger un sol compact, vous pouvez rajouter du sable en plantant des patates ou des topinambours, sous l’action de la pousse des racines et du lessivage il se diffusera dans le sol. Le topinambour est vraiment pas mal pour préparer un terrain ça décompacte la terre, par contre il est très invasif ! ;)

    La cendre de cheminée est aussi très utile pour certaine cultures qui demandent beaucoup de phosphates.

    Mon potager fait une surface de 250 m², une bonne dimension pour nourrir une famille et en filer aux amis ! Je pense que cette année va être très bonne pour les cultures potagères, malgré un manque d’eau en début de saison qui a un peu fait foirer mes carottes.

  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 14h28 le 21/06/2011
    • Internaute 36864
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    Tiens, puisque nous sommes dans le sujet, et dans la saison, quelqu’un est-il capable de m’indiquer où je pourrais me procurer des cornichons frais que je voudrais mettre moi-même en conserve ( région IDF) . Je recherche des ( gros) cornichons et quand je tape « cornichon », Google me renvoie aux recettes ( que je connais) , je ne trouve aussi dans les rayons que des bocaux de cornichons « à la Russe » (sucrés, non merci ) .

  • Ortieyolo
    Ortieyolo
    ortieculteur
    • Posté à 14h58 le 21/06/2011
    • Internaute 160803
      ortieculteur

    « Piquette d’ortie Ministérielle »

    Le Ministère invente « La Piquette d’Ortie » pour mieux interdire « Le Purin d’Ortie ».

    1. L’arrêté publié le 28 avril¹ pour « autoriser le purin d’ortie » a pour effet d’interdire la commercialisation de tout purin d’ortie correctement préparé. En effet, les producteurs de purin d’ortie ne suivent pas le procédé de fabrication rendue obligatoire par cet arrêté, car ce n’est pas le bon procédé de fabrication. Ils ne pourront toujours pas commercialiser leur production. Le seul « purin » autorisé par l’arrêté est une « piquette d’ortie », recette de Pif le Chien.

    2. Cet arrêté est un passe droit ministériel visant uniquement à jeter de la poudre aux yeux aux élus de la majorité ou de l’opposition qui sont de plus en plus nombreux à critiquer l’action du Ministère de l’agriculture :
    Dans un arrêté du 8 décembre 2009, le ministre a défini des procédures inadaptées pour l’autorisation des PNPP. Mais il n’a pas été capable de les appliquer pour le purin d’ortie. En publiant l’arrêté d’autorisation, il ne respecte donc pas la réglementation qu’il a lui même mis en place, ainsi que l’atteste l’avis de l’ANSES du 27 janvier 2011. Trois mois après et contrairement aux pratiques de l’ANSES, cet avis n’est toujours pas rendu public sur son site !

    Tout ceci met en évidence le bien fondé des critiques que nous formulons à l’encontre de la réglementation mise en place par le ministère de l’agriculture² C’est pour ces mêmes raisons que la loi sur l’eau votée par le parlement le 12 décembre 2006 dit que les PNPP ne relèvent pas de la réglementation des pesticides. Le décret du 23 juin 2009 définissant les PNPP et l’arrêté d’application du 8 décembre 2009 ne respectent pas cette loi ni le vote des parlementaires parce qu’ils situent les PNPP parmi les pesticides.
    Le nouveau décret publié le 28 avril dernier ne respecte pas la loi du 30/12/2006, ni le décret du 23/06/2009, ni l’arrêté du 8/12/2009, avec pour conséquences les tours de passe passe ministériels pour annoncer une fausse autorisation du purin d’ortie.

    En continuant à commercialiser et à utiliser du vrai purin d’ortie*, préparé suivant les bons usages en vigueur, nous respectons la loi mais ne respectons pas les règlements qui ne respectent pas la loi. Nous demandons au ministre de respecter lui aussi la loi et de modifier en conséquence son décret et son arrêté d’application. Nous lui suggérons de s’inspirer pour cela des réglementations en vigueur en Allemagne, Autriche ou Espagne, pays qui autorisent largement les PNPP tout en respectant la même règlementation européenne que nous.
    Le ministre déclare vouloir réduire les pesticides. En même temps il continue de bloquer les alternatives comme nous le voyons avec la nouvelle « Piquette d’Ortie », alors qu’il a accordé 74 dérogations pour autoriser la commercialisation et l’utilisation des pesticides interdits reconnus très toxiques en 2010.

    1, 2, * Lien

  • Ortieyolo
    Ortieyolo
    ortieculteur
    • Posté à 15h10 le 21/06/2011
    • Internaute 160803
      ortieculteur

    Association « Les Amis de lʼOrtie » site : Lien
    Une recette type d’extrait d’ortie,
    improprement nommé « purin d’ortie »
    Récipients de fabrication : plastique stable, cuve alimentaire inox
    Mettez de 800 g à 1 kg d’orties
    piquantes fraîches (ou de 96 à
    120 g d’orties sèches) dans 10 l
    d’eau à ph neutre ou légèrement
    acide (eau de pluie correctement
    collectée par exemple).
    Laissez macérer. Brassez
    chaque jour pour vérifier
    le début de fermentation
    qui se manifeste, au bout
    de quelques jours, par l’apparition
    d’un tapis de petites
    bulles très homogènes.
    Brassez quotidiennement.
    Temps de fermentation : 10 à 12
    jours, selon température ambiante
    moyenne de 15 à 25°C. Ce temps
    sera réduit en cas de forte chaleur
    et au contraire allongé par temps
    plus froid. (Les fermentations sont
    généralement stoppées en dessous de 8 à
    10 °C et au-dessus de 32 °C).
    Lorsque la fermentation est terminée,
    le phénomène « tapis de
    bulles » disparaît.
    Filtrez soigneusement.
    Utilisez de suite ou stockez dans
    des récipients opaques, remplis à
    ras bord et soigneusement fermés
    (il vaut mieux remplir plusieurs petits récipients
    que vous utiliserez en une fois plutôt
    qu’un seul grand bocal qui, une fois ouvert,
    laissera entrer l’air, altérant le produit).
    Utilisations après dilution dans
    une eau non chlorée :
    de 3 à 5 % d’extrait d’ortie
    en pulvérisation directe sur les
    végétaux, et jusqu’à 20 % dans
    l’arrosoir, pour distribution
    sur le sol
    Un bon extrait d’ortie
    ne doit PAS dégager
    de mauvaise odeur.
    Ceci arrive quand on
    laisse évoluer l’extrait
    vers le stade
    dit « de putréfaction ».
    D’autres recettes sont possibles,
    et, durant plus de 15 ans
    de travaux sur les extraits de plantes, nous
    avons vu naître beaucoup d’expérimentations
    intéressantes. Celles-ci vont de la
    simple et courte infusion (de 24 à 48 h), à
    la fermentation lactique (type choucroute),
    en passant par des fermentations anaérobies
    contrôlées (en récipient fermé), certaines
    techniques restent encore à imaginer.
    Ces derniers produits ne correspondent
    pourtant pas à la définition d’un extrait
    d’ortie, type »purin », telle qu’elle est admise
    par les jardiniers et agriculteurs fabriquant
    et utilisant ces produits...
    A lire pour en savoir plus
    « Les secrets de lʼOrtie »
    et « Purin dʼOrtie & Cie »
    aux Editions de Terran
    Lien

  • AntiBobo
    AntiBobo
    artisan
    • Posté à 17h50 le 21/06/2011
    • Internaute 144748
      artisan

    Attention avec les Doriphores, qui se multiplient à une vitesse hallucinante sur la face intérieure des feuilles de pommes de terre, et les dévorent ensuite très rapidement....

    Ils s’attaquent également aux tomates et aux aubergines...

    Pensez donc à la rotation des cultures chaque année, et ne mettez jamais au même endroit, tomates, aubergine ou pomme de terre.... car les doriphores s’enterrent en automne... et ressortent au printemps suivant s’attendant à retomber sur la même culture....

    On peut planter du ricin ou du datura (très toxique pour les humains, attention aux enfants !), qui va attirer les doriphores et les empoisonner

    Mais il faut surtout protéger ces trois cultures avec des fleurs qui repousseront les doriphores comme le lis bleu, qui agira comme un mur de protection

    On peut aussi essayer d’élever ou d’attirer des carabes qui chassent le doriphore...

    C’est vrai qu’avoir son petit potager est un vrai bohneur :)

    Bon jardinnage à tous

  • Brédala
    Brédala
    NB : dernières lignes dans " (...)
    • Posté à 19h10 le 21/06/2011
    • Internaute 63792
      NB : dernières lignes dans " (...)

    Hâââaaa, un parfum de grandes vacances sur ce fil, Nono tu devrais tenir une rubrique !
    Je vois déjà en lettres rouges « Rue 7 (de jardinage !) Rubrique du bucolique frénétique »
     ; -)

    • nono le simplet
      nono le simplet répond à Brédala
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)
      • Posté à 07h32 le 22/06/2011
      • Internaute 9767
        nihil scio nisi scio quod nihil (...)

       :)
      un bouquet de fleurs de tomates pour toi !

  • bougnafla
    • Posté à 21h18 le 21/06/2011
    • Internaute 134605

    article très intéressant à lire ainsi que les commentaires, très reposant, très frais, merci

  • kivepe
    kivepe
    La raison et l'amour sont le (...)
    • Posté à 21h41 le 21/06/2011
    • Internaute 127926
      La raison et l'amour sont le (...)

    « Guilty or not guilty “ Pour le concombre au moins, il n’y a plus de doute

    Informations du FiBL à propos de EHEC

    Concernant la discussion actuelle sur les EHEC, l’Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL) rend attentif aux points suivants :

    Que sont les EHEC ?

    Les Escherichia coli entérohémorragiques (EHEC) sont des souches pathogènes de la bactérie intestinale Escherichia coli et peuvent provoquer des dangereuses diarrhées sanglantes chez l’homme.

    Ces bactéries peuvent produire un poison, la vérotoxine, raison pour laquelle elles sont également appelées Escherichia coli producteurs de vérotoxine (VTEC).

    Les porteurs de ces germes sont les bovins et les autres ruminants (aussi les animaux sauvages) chez qui des EHEC peuvent être présents dans l’intestin et, ainsi, dans les excréments.

    La transmission à l’homme se fait principalement par la consommation de denrées alimentaires contaminées (viandes, légumes ou fruits crus, produits à base de lait cru, eau de table ou de baignade contaminée mais aussi le contact direct avec des bêtes infectées).

    Le projet PathOrganic (Lien ) auquel participe le FiBL a étudié la question des risques posés par les bactéries entéropathogènes dans le lisier et le fumier respectivement dans les légumes bio durant ces trois dernières années.

    Dans ce cadre, des recommandations ont été élaborées.

    Présence des EHEC

    De manière générale, les EHEC (un groupe de souches d’E. coli entérohémorragiques) ne sont pas un problème spécifique au bio. Les incidents des dernières années le démontrent.

    Ainsi, sur 26 incidents avec E. coli constatés dans l’UE en 2007, seul un cas était dû à la consommation d’une saucisse bio.

    Les EHEC sont – comme toutes les souches d’E. coli – présents dans le système digestif des ruminants, plus particulièrement chez les bovins et les moutons.

    Les déjections des chevreuils, des sangliers, des oiseaux sauvages, des porcs et des poules peuvent aussi contenir des EHEC mais en quantités moindres.

    Présence dans le fumier et le lisier

    Si du fumier ou du lisier – particulièrement de bovins ou de moutons – est utilisé, il est possible qu’il contienne des EHEC.

    Cela concerne l’utilisation d’engrais de ferme d’origine animale en général, aussi bien dans des exploitations conventionnelles que biologiques.

    Influence de l’alimentation des bovins

    Les excréments de bovins contiennent bien plus d’EHEC et autres E. coli tolérants les milieux acides si l’on affourage des concentrés, car ces derniers font baisser le pH dans l’appareil digestif.

    La consommation de fourrage grossier diminue radicalement le nombre d’EHEC dans les excréments des bovins, le pH leur étant peu favorable (cf. Grain feeding and the dissemination of acid-resistant Escherichia coli from cattle ; Forage Feeding to Reduce Preharvest Escherichia coli Populations in Cattle).

    En Suisse, l’affouragement des bovins en production biologique contient au moins 90 % de fourrage grossier.

    On peut donc s’attendre à ce que les engrais du commerce d’origine animale produits biologiquement contiennent moins d’EHEC.

    Fertilisation dans les exploitations maraîchères bio

    Les exploitations maraîchères bio n’utilisent pas exclusivement du fumier et du lisier.

    Suite à la spécialisation croissante, de nombreuses exploitations maraîchères n’ont plus d’animaux, elles utilisent des engrais du commerce hygiénisés pour fertiliser les légumes bio.

    L’épandage de lisier ou de fumier après la plantation des légumes n’est pas habituel et ne correspond pas à la bonne pratique agricole.

    Après la plantation, ce sont surtout d’autres engrais organiques du commerce, autorisés en agriculture bio, qui sont utilisés.

    Il est ainsi peu probable que le contact des plantes de légume avec du lisier conduise à une contamination directe par l’EHEC.

    Voies de transmission

    Une des voies de transmission des EHEC est l’utilisation d’engrais de ferme d’origine animale.

    Les animaux sécrètent les EHEC avec leurs déjections, les bactéries survivent plusieurs mois dans le lisier ou le fumier et finissent ainsi dans les champs.

    De là, les EHEC peuvent soit entrer dans les plantes par les racines ou des petites lésions, soit ils peuvent être transportés sur les feuilles des plantes par des projections de gouttes d’eau tombées sur le sol (‘splash’).

    L’utilisation d’eau d’irrigation contaminée par des matières fécales constitue une autre voie de transmission des EHEC.

    Cela peut arriver, si des eaux de surfaces (p. ex. des mares et des canaux de drainage) ne sont pas protégées des contaminations par les animaux sauvages et les oiseaux ou par les bovins et les ovins.

    Mais aujourd’hui, on fait beaucoup plus attention à la qualité des eaux d’irrigation et on recourt plutôt à des eaux souterraines ou de l’eau ayant la qualité de l’eau potable.

    La contamination par des EHEC peut aussi survenir lors du nettoyage et de l’emballage des légumes si l’hygiène est insuffisante.

    Plus d’information Contact

    Jacqueline Forster-Zigerli, FiBL Suisse
    Lukas Kilcher, FiBL Suisse

    Liens

    pathorganic.coreportal.org : PathOrganic
    Groupe de recherche ’Qualité et traitement des aliments’ de FiBL Suisse

    Source site : Lien

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à kivepe
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 06h36 le 22/06/2011
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Et sans vouloir vraiment passer du coq à l’âne, mais pour alerter quand même sur un risque réel dont beaucoup ne se méfient pas...

      Vous avez également intérêt à passer sous le robinet (avant de les ouvrir) les simples canettes de bière ou bouteille de soda - surtout si vous compter « boire au goulot » - souvent souillées.

      Tous les hangars (zones de stockage) du monde sont parcourus par des rats et des souris en vadrouille - normal pour des dépots alimentaires - qui s’y donnent à coeur joie et pissent ou chient partout.
      Ces boites et ces bouteilles sont hyper chargées en bactéries diverses, et se choper une maladie par ce biais n’est pas impossible.

      Piroplasmose ou leptospirose ne sont pas des maladies bénines non plus.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 06h26 le 22/06/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Pour l’arrosage, j’ai la chance d’avoir un puit. Mais j’arrose soit avec du tuyau
    poreux soit avec un arrosoir au pied des cultures »

    En plus, le Jean a son puit près « Desmaison’… et à supposer qu’il rajoute un système de captation des eaux de pluie (qu’il stockerait alors en citerne) en profitant de la grande surface de toitures dont il dispose…
    Il pourrait même en cas de coup dur, envoyer Véolia et les autres dans les choux ! ! !

    ♫ Savez vous planter des sous, ♪ à la mode à la mode ?
    ♪ savez vous planter des sous … à la mode de chez Jean ♫ !

  • medicago
    medicago
    Plante cultivée
    • Posté à 06h58 le 22/06/2011
    • Internaute 58931
      Plante cultivée

    Bon, et à part cultiver vos légumes, vous faites quoi dans la vie ? C’est pas de la curiosité mais les pseudo écolos qui cultivent leur jardin et prennent leurs voitures pour aller travailler en ville à 50 km, c’est plutôt du genre courant. Le monde rural est malheureusement en train de mourir et les rurbains n’y changeront pas grand chose. Je le regrette mais le monde est de plus en plus urbain et les regrets du monde idyllique d’hier ne nous aident pas à construire la ville vivable de demain. Ce n’est certainement pas une ville qui s’étale en un océan de maisons individuelles équipées de leur petit jardin avec composteur intégré.
    Je rêve aussi très fort de cultiver mes légumes ce qui constitue un abandon par rapport aux réalités et aux défis qui nous sont posés et qui nous paraissent hors d’atteinte parce que les décisions sont prises par des « décideurs » sur lesquels nous avons l’impression de ne pas avoir de prise... Abandon n’est pas raison et si la recherche du petit bonheur individuel n’est pas blâmable il faut s’interroger sur ses possibilités de généralisation

    • le_furieux
      le_furieux répond à medicago
      http://lefurieux.over-blog.com/
      • Posté à 19h31 le 22/06/2011
      • Internaute 32379
        http://lefurieux.over-blog.com/

      Salut l’ami, je vous trouve très désabusé !
      vous n’êtes pas obligé de le faire, peut être n’en avez vous pas le possibilité.
      mais quand ce que l’on achète est de plus en plus
      cher,
      sans gout,
      toxique pour le consommateur
      destructeur pour l’environnement,
      loin,
      polluant etc.
      On ne peut pas empêcher que ceux qui on un petit bout de terrain dispo cherchent à produire eux mêmes leur nourriture de la façon qui leur paraît la plus saine.
      Ce n’est pas plus malsain que de bosser des heures pour se payer un ecran plat plus grand, ou une bagnole plus recente !

      Je ne crois pas que ce soit un retour vers le passé, mais plutôt un refus du futur qui s’annonce et une volonté de chercher une autre voie, des expériences qui sont menées un peut partout et qui peut-être un jour s’agrègeront, qui sait ?
      Le BRF par exemple j’en ai entendu parler il y a quelques mois seulement, je vais essayer dans mon jardin, a ce que je peux en lire, cela se répand comme une trainée de poudre et donne de bons résultats lorsqu’il est correctement mis en place : déjà utilisé en grand dans les cultures sur les aires de captages par exemple.
      Mais ça c’est que du jus de crane, je retourne bêcher.
      Ne lachez rien, ça va aller !

      • medicago
        medicago répond à le_furieux
        Plante cultivée
        • Posté à 18h11 le 23/06/2011
        • Internaute 58931
          Plante cultivée

        Désabusé, c’est sûr et avec quelques raisons....
        D’autant que je suis de formation agronomique et que j’ai vu des évolutions depuis une trentaine d’année et qu’il y a largement de quoi être révolté.Qu’elles concernent nos campagnes ou nos villes.Il y aura peut être un retour en arrière comme cela s’est déjà produit à la fin de l’empire romain, mais c’est loin d’être sûr car les villes n’ont jamais attiré autant de monde et le monde n’a jamais été aussi nombreux. En attendant, il ne faut pas s’empêcher de réfléchir à une ville vivable qui ressemble à autre chose que des champs de lotissements plantées de maisons individuelles.Le vieux continent européen a inventé la ville et les entreprises du BTP ont inventé le lotissement et la maison individuelle qui leur permet de maximiser leur profit en consommant une ressource qui devient rare, l’espace. Je rappelle que tous les 7 ans un département français est imperméabilisé sous forme de bâtiments de routes ou de parking. Ca me chagrine et me rend grognon. La ville doit et peut être un lieu agréable et le modèle de la ville américaine est en train d’évoluer vers des conceptions de villes denses ou tous les déplacements se font à pied ou en vélo.
        Dans 20 ans comme là bas ici (J Higelin)...

  • le_furieux
    le_furieux
    http://lefurieux.over-blog.com/
    • Posté à 19h06 le 22/06/2011
    • Internaute 32379
      http://lefurieux.over-blog.com/

    article et commentaires de grand interet, en plus de tous les truc et pratiques de chacun on sent comme une dynamique tranquille de quelque chose qui se met en place par le fond.
    Marre de tout ce que l’on nous oblige a acheter et a manger, alors chacun essaye de se debrouiller au mieux dans son coin et quand ce petit peuple se met à échanger ça devient vraiment riche !

    je n’ai pas fait de potager cette année, mais je demare avec du BRF l’année prochaine. je commence a préparer le terrain en ce moment.

    Je suis surpris d’entendre parler de culture sans arrosage avec cette méthode, Est-ce valable aussi dans le sud de la france ?

    Et comme il y a pas mal d’experience dans ces commentaires j’en profite : contre les destructions des sangliers que peut on faire hors cloture électrique et chevrotine ?

    • cooper59
      cooper59 répond à le_furieux
      nazer c pueril et con
      • Posté à 18h41 le 23/06/2011
      • Internaute 18535
        nazer c pueril et con

      Alors contre les sangliers , y’a la pulverisation d’eau savonneuse ou alors faut y aller a la rhubarbe voir a la nicotine , mais on peux aussi . . . . . . . . . .pardon j’me suis trompé , j’ai confondu ;)

  • Planteur
    Planteur
    Curieux
    • Posté à 07h56 le 24/06/2011
    • Internaute 161159
      Curieux

    @Zoltic

    Le temps passe et l’auteur ne brave plus la loi.

    Je rectifie donc pour vous afin d’essayer de ne pas continuer à faire courir de légende. On a trop tendance à voir le mal partout (ce qui est curieux pour des gens soit disant proche de la nature). Ce n’ETAIT pas en France, mais en EUROPE. Heureusement en France, l’ortie a été rajouté à la liste des produits de base, permettant donc d’aller à l’encontre de cette règlementation européenne. Vous pouvez en parler, en produire, en vendre..

    Les liens que vous proposez sont déjà anciens et ne sont plus d’actualité.

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