20/06/2011 à 15h58

Purin d'orties et autres recettes faciles pour jardiner bio

Jean Desmaison | Riverain


Le jardin de Jean Desmaison (Jean Desmaison).

Je trouve franchement dommage, quand on cultive soi-même ses légumes, de les droguer aux produits phytosanitaires comme le font les professionnels. Voici comment je m’y suis pris pour m’en passer.

J’habite entre Vendée et Deux-Sèvres sur un petit plateau calcaire. Mon jardin actuel, je l’ai créé en 2007, sur une surface de 100 m2. Plus grand, il serait devenu une corvée et plus petit, je n’aurais pas pu cultiver tous les légumes que je voulais.

L’endroit idéal, doté d’une terre épaisse, situé à proximité de la maison et du puits, étant occupé par la fosse septique et son drainage, j’ai dû me rabattre sur une autre partie du terrain, qui combinait tous les inconvénients : en friche, loin du puits, uniquement quelques centimètres de terre calcaire et des monceaux de cailloux. C’est très loin d’être le jardin idéal et quand je me promène dans le
Marais poitevin, tout proche, j’envie leur terre noire et profonde.

Il a fallu se retrousser les manches avec un gros motoculteur, sans parler d’une brouette pour enlever les cailloux et les remplacer par du terreau. Par chance, j’ai récupéré plusieurs mètres cubes de fumier abandonnés dans deux étables depuis plus de vingt ans (c’est une ferme inhabitée depuis 1968). J’aurais pu aussi faire venir de gros camions de terre mais ce n’est pas dans ma philosophie.

Une fois le terrain en état, j’ai abandonné le motoculteur destructeur de vers de terre, amis du jardinier, au profit d’une fourche recourbée qui, même si son maniement est plus sportif, respecte les vers de terre et permet de travailler la terre en toute simplicité.

Sans être un écolo pur et dur, j’ai utilisé, au départ, le minimum de produits phytosanitaires classiques du jardinier, antilimaces (les escargots pullulent dans la région), bouillie bordelaise, antipucerons..., essayant de combiner au maximum une culture saine et une récolte suffisante.

Ma recette du purin d’orties, bon engrais, insecticide et fongicide

Depuis deux ans, j’ai renoncé à tous les produits phytosanitaires. Les escargots sont récoltés le matin et emportés loin du jardin, et malgré quelques pertes, la cohabitation est pacifique.

Et surtout j’ai découvert, par un ami, les vertus du purin d’orties, qui sert à la fois d’engrais, d’insecticide et de fongicide. J’utilise une poubelle de 80 litres pleine d’orties, récoltées dans les parties en friche du terrain, et d’eau que je laisse macérer et je coupe ensuite avec de l’eau dans mon arrosoir. L’année dernière le résultat a été franchement convaincant. Les coccinelles gourmandes se sont occupées d’exterminer les pucerons.

Pour l’arrosage, j’ai la chance d’avoir un puits. Mais j’arrose soit avec du tuyau poreux soit avec un arrosoir au pied des cultures, ce qui limite les maladies, les mauvaises herbes et les escargots. J’utilise aussi le paillage qui maintient l’humidité et limite les mauvaises herbes. Si on utilise l’eau du robinet, en paillant (avec de l’herbe de tonte si on n’a pas de paille), arrosant avec un tuyau poreux, on peut avoir des légumes sans dépenser de grosses quantités d’eau et on peut aussi récupérer l’eau de pluie.

Pour le désherbage, la binette et les mains sont les meilleurs outils. Le fumier d’un composteur ou comme, chez moi, le fumier des poules et des lapins fait un bon engrais en complément du purin d’orties.

Evidemment, tout ça prend du temps, jusqu’à une heure ou deux par jour en période estivale.

Tomates, radis, salades... Les légumes des débutants

Les légumes du jardin doivent être ceux du plaisir, de l’envie mais aussi adaptés au climat, à la terre, aux connaissances, et surtout aux goûts de chacun.

On peut choisir les légumes les plus faciles à cultiver pour un débutant. Pour les tomates (qui sont des fruits en réalité), il faut se décider parmi les 12 000 variétés existantes.

Il faut cependant choisir les variétés en fonction de leur goût, leur aspect, leur précocité, leur rendement ou leur résistance aux maladies. Depuis un an, je récolte les graines et je fais mes semis moi-même. Parfois, je les échange avec mes voisins et je donne des plants.

Je cultive entre 50 et 60 pieds de tomates, de sept ou huit variétés différentes :

  • des Monfavet pour leur précocité,
  • des Boa qui ont la vertu d’être résistantes et productives,
  • des Cœur de bœuf car elles sont grosses,
  • des Jaunes car elles sont décoratives et sucrées,
  • et des tomates un peu bizarres pour leur goût et leur aspect comme les Ananas (peu productives mais au goût exceptionnel), les Andines, les Green Zebra, les Orange bourgois (en grappes comme les tomates cerises mais plus grosses et excellentes), les Noires de Crimée, toutes ces variétés étant des tomates anciennes non hybrides (ce qui permet de récolter les graines pour l’année suivante).


Les tomates du jardin de Jean Desmaison (Jean Desmaison).

L’avantage pour les radis et les salades, c’est qu’il suffit de semer après avoir aéré le terrain (avec une fourche recourbée de préférence, pour faciliter le développement des racines), d’arroser et c’est presque tout.

Beaucoup plantent de grandes quantités de pommes de terre pour en avoir pour l’année. Mais par manque de place, je plante trois rangées à un mois d’intervalle de mai à début août, et je les récolte « nouvelles », à cuisiner sautées à la poêle...

Le bois raméal fragmenté, une méthode révolutionnaire ?

Cet hiver, je me lance dans la fabrication d’une serre chauffée (12°C la nuit) pour les semis et quelques pieds de tomates qui donnent des fruits un mois avant la pleine terre.

J’ai aussi découvert, grâce à un riverain de Rue89, un film étonnant sur une méthode de culture sans arrosage ni désherbage, le bois raméal fragmenté, inventée par Jacky Dupéty, que je compte essayer l’année prochaine en récupérant des branches que je broierai. Car il faut dire que le désherbage et l’arrosage sont les travaux les plus fastidieux dans un jardin.

Malgré un sol parmi les plus ingrats que l’on puisse imaginer pour faire un jardin, et sans grands moyens, on peut faire pousser des légumes et même en quantité importante. A condition d’accepter, certaines années, que la récolte soit moins bonne, voire mauvaise.

Bon an mal an, je récolte une cinquantaine de kilos de tomates, une partie transformée en coulis ou en ratatouille pour toute l’année, des légumes frais pour toute la belle saison, de l’ail, des oignons et de l’échalote pour l’année, des choux, navets, poireaux, scaroles et quelques courgettes, courges, pâtissons pour l’hiver.

Pour ceux à qui j’aurais donné envie de se lancer dès cette année, il est encore possible d’acheter quelques plants de tomates ou de salades et même de semer. Je conseille aux novices de se faire la main sur les tomates, salades, courgettes.

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  • Trudy Bolt
    Trudy Bolt
    Economiste
    • Posté à 16h04 le 20/06/2011
    • Internaute 137794
      Economiste

    Pour une bonne ratatouille, c’est quand vous voulez Jean !

    • fredgg84
      fredgg84 répond à Trudy Bolt
      • Posté à 18h10 le 20/06/2011
      • Internaute 92172

      Moi je fais caca tous les matins,je répand dans mon potager bio et j’ai du bon terreau...

      • Vert de gris
        Vert de gris répond à fredgg84
        jeune retraité
        • Posté à 19h20 le 20/06/2011
        • Internaute 90690
          jeune retraité

        Superbe, continuez et sortez nous de bonnes salades dopées à E Coli.

        J’ai aussi consommé des légumes engraissés aux « résidus » de toilette sèches (dans une auberge/camping en Roumanie) et je peux vous avouer que j’étais inquiet quant au résultat !

        Entre l’hépatite, E Coli ou un prion y a pas mal de possibilités...

        Super le bio, mais à condition qu’il plonge aussi dans le contrôle et les techniques aseptiques.

         
        • fredgg84
          fredgg84 répond à Vert de gris
          • Posté à 21h36 le 20/06/2011
          • Internaute 92172

          En même temps en Roumanie ils n’ont pas les moyens d’acheter de l’engrais,ils ont déjà du mal à se nourrir.
          C’est d’ailleurs pour cela que les filles de l’est sont si mignones.
          Dans les pays dit riches mais endétés à en faire bientôt faillite,on mange de trop et on en est obligé à faire des régimes.
          Le monde est fou.

          • Vert de gris
            Vert de gris répond à fredgg84
            jeune retraité
            • Posté à 13h03 le 21/06/2011
            • Internaute 90690
              jeune retraité

            Allons, allons !

            Il y a des gens très pauvres en Roumanie qui crèvent bien plus tôt que les autres !

            Ils respirent la santé mais moins longtemps que les autres !

            Il y en a d’autres qui se nourrissent sans problème mais il doit y avoir des intox magnifiques puisque les puits sont encore utilisés par endroits et baignent dans la nappe de fosses septiques plus ou moins étanches.

            Ne parlons pas de la gestion des déchets et de la pollution.

            Je suis beaucoup mieux chez moi.

            PS : au fait là bas, il y a des ours qui bouffent de temps en temps quelqu’un, ou du moins qui « embrassent » quelqu’un (c’est le terme consacré, mais le bisou est mortel).
            Là bas, les bergers dans les zones dangereuses sont nombreux et le soir ils rentrent le cheptel dans les bergeries et étables.
            C’est ce qu’aimeraient nos chers écolos des villes sauveurs d’ours des Pyrénées qui brocardent les bergers qui n’en foutent pas une chez nous puisqu’ils ne restent pas avec leurs bêtes.
            Ben, j’ai compris pourquoi !
            Les « réintroducteurs » des villes feraient bien de se documenter.
            Ces bergers sont parmi les pauvres des pauvres ! Qui accepterait de vivre comme eux, à vivre comme des bêtes et dormir dans des « gourbis » sans rien ?
            C’est le prix pour que la viande ne soit pas trop chère et ne soit pas non plus bouffée par les ours (très nombreux).
            Chez nous répercuter le prix d’une personne correctement installée et payée, la viande, ils pourraient se la garder.

        • milu
          milu répond à Vert de gris
          et alors ?
          • Posté à 21h51 le 20/06/2011
          • Internaute 116729
            et alors ?

          franchement, toute personne honnête avec les toilettes sèches vous dirait qu’on ne composte pas dans le potager avec le compost des toilettes. Personnellement je le mets dans le verger et les fleurs mais pas dans mes légumes, il suffit que le compost n’ai pas atteint la bonne température pour que certains germes ne soient pas éliminés, donc dans le doute, on s’abstient ! !

          • Jef Jaquier
            Jef Jaquier répond à milu
            violoneux
            • Posté à 05h19 le 21/06/2011
            • Internaute 85889
              violoneux

            personnellement j’utilise le compost des toilettes sèches dans mon jardin. et même l’urine que je conserve précieusement et qu’ensuite je dilue à l’eau.

            il y a un peu des tabous sur cette question je crois, non ? parce que le fumier, c’est aussi de la merde il me semble. comme je suis pour la biodiversité, ça ne me gêne pas qu’il y ait aussi des bactéries dans mon jardin.

            nous pourrions profiter de l’occasion de cet article pour nous inviter réciproquement à visiter nos jardins ? je suis dans la drôme.

            • Boulicomtois
              Boulicomtois répond à Jef Jaquier
              Homo ruralis
              • Posté à 08h23 le 21/06/2011
              • Internaute 159008
                Homo ruralis

              Oui, c’est vrai, le fumier, c’est aussi de la merde... Mais c’est celle d’une autre espèce, et ça limite les contaminations possibles.

              Parce que, tout de même, vous avez plus de chance de chopper une maladie d’homme via un compost de toilettes sèches mal maitrisé, que via un fumier de bovin, même mal maitrisé.

              Après, chacun fait comme il l’entend, mais le compost de toilettes sèches, c’est tout de même moins risqué avec les fruitiers et les fleurs qu’avec les légumes.

              • Jef Jaquier
                Jef Jaquier répond à Boulicomtois
                violoneux
                • Posté à 13h14 le 21/06/2011
                • Internaute 85889
                  violoneux

                ça vaudra aussi pour répondre à milu :
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                ici, on dit ceci : « De quoi sont composées nos déjections ?
                L’urine contient de l’eau, de l’azote, du phosphore et un peu de potasse, ce qui en fait un engrais au même titre que les engrais azotés d’origine industrielle. Sauf maladie, l’urine est stérile.
                Les matières fécales contiennent également de l’azote, du phosphore et de la potasse, et un peu d’eau mais aussi du carbone. Ce carbone alimente la population microbienne du sol et est transformé en humus stable. Les matières fécales contiennent aussi des germes pathogènes, dont une grande partie va mourir ne serait-ce que par le changement d’environnement. Le reste sera détruit par les différentes phases du compostage. »
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            • milu
              milu répond à Jef Jaquier
              et alors ?
              • Posté à 09h53 le 21/06/2011
              • Internaute 116729
                et alors ?

              malheureusement, je suis en bourgogne, à coté de chalon sur saone plus exactement. C’est pas le rapport caca/nourriture qui m’empêche de mettre le compost des toilettes sèches dans le jardin mais plus le fait que mon compost n’est pas toujours bien fait, alors dans le doute je m’abstient.

              Et puis comme j’installe pas mal de filtre de roseaux plantés, je donne toujours des tas de précaution sur le compost et ses usages, ça va avec le service, alors par extension j’applique mes propres conseils. Disons que j’ai plusieurs bouquin qui mettent en garde spécifiquement sur le compost des toilettes sèches (un petit coin pour sauver la planète, entre autre, et les préconisation de l’association eau vivante, qui milite pour les filtres de roseaux).
              Sinon j’ai rien contre.

          • Vert de gris
            Vert de gris répond à milu
            jeune retraité
            • Posté à 12h49 le 21/06/2011
            • Internaute 90690
              jeune retraité

            Ce devrait être pareil avec le fumier.

            Il faudrait imposer un traitement de ces matières premières dangereuses lorsqu’elles sont mal manipulées, sans parler des conditions d« hygiène drastiques qu’on devrait imposer à tout vendeur.

            J’ai vu une installation de production de spiruline, bien sûr bio, et je suis presque certain que l’eau n’est pas filtrée et traitée lorsqu’elle est rebalancée dans le cours d’eau à côté.

        • boboétie
          boboétie répond à Vert de gris
          • Posté à 23h22 le 20/06/2011
          • Internaute 2816

          Ah ! ben... et l’« engrais flamand » (comme le nomme encore Flaubert dans les Comices de Mme Bovary), alors, qui a « nourri » des populations entières pendant des siècles ?

          • Vert de gris
            Vert de gris répond à boboétie
            jeune retraité
            • Posté à 12h44 le 21/06/2011
            • Internaute 90690
              jeune retraité

            A cette époque, les gens crevaient bien plus jeunes et les intox alimentaires étaient légions.

        • Waldeck
          Waldeck répond à Vert de gris
          Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
          • Posté à 09h14 le 21/06/2011
          • Internaute 36864
            Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

          -« Super le bio, mais à condition qu’il plonge aussi dans le contrôle et les techniques aseptiques. »

          D’accord avec vous, je ne comprends pas que pour vos justes propos puissent être « nazés » ( c’est la pratique moutonnière rituelle sur R89 ... )

          Comme le souligne également Yvon plus bas, la cuisson des produits récoltés est plus que recommandée pour neutraliser les risques de propagation à l’être humain.

          Il faut se méfier aussi des « fausses-bonnes idées » !

        • fredgg84
          fredgg84 répond à Vert de gris
          • Posté à 16h00 le 21/06/2011
          • Internaute 92172

          Si ça peux te rassurer c’était une blague,je fais caca dans mes toilettes comme tout le monde...

          • Vert de gris
            Vert de gris répond à fredgg84
            jeune retraité
            • Posté à 12h24 le 22/06/2011
            • Internaute 90690
              jeune retraité

            Bien sûr, j’avais le choix entre les deux options et je sentais poindre l’humour sous l’humus de l’article : -)))

            Mais comme le bio de cro-magnon commence à faire de nombreux émules et que la science est suspecte aux yeux de plus en plus de gens, je ne pouvais ignorer le second aspect.

            Si je l’avais pris pour une blague, j’aurais raté une occasion de me faire « nazer » par des écolos bêlants (heureusement ils ne le sont pas tous, loin de là), ce qui représente pour moi une récompense !

            Un peu lorsque je m’immisce dans des conversations d’extrême droite et que je me paye quelques « écrivains ».

             ; -)

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Trudy Bolt
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 06h32 le 21/06/2011
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Aucun risque de germes avec une ratatouille ou un tian, voire des tomates,
      (poivrons et courgettes aussi) farcies par exemple, donc cuites.

      Même la fameuse et solide bactérie E.Coli hémorragique crève à 65°.

      PS : pour les poivrons, je ne crois qu’en Vendée ça pousse vraiment !

      • nono le simplet
        nono le simplet répond à Yvon le Zébulon
        nihil scio nisi scio quod nihil (...)
        • Posté à 08h24 le 21/06/2011
        • Internaute 9767
          nihil scio nisi scio quod nihil (...)

        salut yvon,
        l’auteur ne pouvant se connecter, je réponds en son nom :))
        les poivrons poussent très bien en Vendée à condition de leur donner beaucoup de fumier et d’eau ...

         
        • johndeere666
          johndeere666 répond à nono le simplet
          prolétaire endurci
          • Posté à 09h04 le 21/06/2011
          • Internaute 138532
            prolétaire endurci

          je confirme,
          ...pourvu que le soleil brille un peu. et ça arrive parfois, juré !

        1 autres commentaires
  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 16h05 le 20/06/2011
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    une fourche recourbée ça ne serait pas une fourche à becher ?

    • DBL8
      DBL8 répond à jyeden
      Retraité
      • Posté à 20h01 le 20/06/2011
      • Internaute 19562
        Retraité

      Et, lorsqu’il n’y a pas de dents, cela s’appelle une bêche !

      • kiki le chien
        kiki le chien répond à DBL8
        observateur
        • Posté à 11h06 le 21/06/2011
        • Internaute 130584
          observateur

        et quand y a rien au bout c’est un manche !

         
        • DBL8
          DBL8 répond à kiki le chien
          Retraité
          • Posté à 07h17 le 22/06/2011
          • Internaute 19562
            Retraité

          ET, parfois, il est tenu par un manche !
          MOUAI... je sors tout seul, ne me poussez pas >> vlan [] ! !

        1 autres commentaires
    • Berthold
      Berthold répond à jyeden
      sociopathe qui se soigne
      • Posté à 20h50 le 20/06/2011
      • Internaute 123562
        sociopathe qui se soigne

      « une fourche recourbée ça ne serait pas une fourche à becher ? »

      Nan. C’est un croc à fumier.

      Vous parlez d’une triandine, ou fourche-bêche.

      • pablico
        pablico répond à Berthold
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 22h55 le 20/06/2011
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        il y a aussi l’image de la coeur de boeuf.. ; -)

      • DBL8
        DBL8 répond à Berthold
        Retraité
        • Posté à 07h20 le 22/06/2011
        • Internaute 19562
          Retraité

        « croc à fumier » qui devrait être très utile en ce moment avec les gras des comptes bancaire, en attendant la lanterne.

  • Awake
    Awake
    Opposing Force
    • Posté à 16h09 le 20/06/2011
    • Internaute 116538
      Opposing Force

    Le BRF ça marche du tonnerre !

    • HSEHNAMAP
      HSEHNAMAP répond à Awake
      R.I.P. 89...
      • Posté à 20h22 le 20/06/2011
      • Internaute 132226
        R.I.P. 89...

      Ha oui ?

      Je viens à l’instant de découvrir cette technique et j’avoue être un peu perplexe tellement ça paraît miraculeux... J’adore cultiver mon potager mais c’est vrai que l’arrosage et le désherbage m’épuisent.... Je vais essayer de convaincre quelques proches de mutualiser cette histoire de ramassage/broyage et j’essayerais ça dès cet hiver.
      Concernant le potager bio plus traditionnel, j’ai commencé le fumier d’âne cette année et c’est effrayant à quel point les légumes poussent vite.

      • milu
        milu répond à HSEHNAMAP
        et alors ?
        • Posté à 21h54 le 20/06/2011
        • Internaute 116729
          et alors ?

        méfiez vous, le BRF ne fonctionne pas sur tous les types de sol, tel que très argileux comme chez moi.

         
        • HSEHNAMAP
          HSEHNAMAP répond à milu
          R.I.P. 89...
          • Posté à 23h49 le 20/06/2011
          • Internaute 132226
            R.I.P. 89...

          Ha ben merde, j’me disais aussi que c’était trop beau pour être vrai...
          Sol relativement argileux chez moi aussi. : -(
          Je vais tout de même me renseigner (j’ai dit relativement, à voir donc), lire quelques bouquins et pourquoi pas faire un essai sur une partie de mon potager.
          Après-tout c’est un peu comme une sorte de paillage +, donc même si ça ne fonctionne pas parfaitement ça peut toujours aider un peu j’imagine...

          • milu
            milu répond à HSEHNAMAP
            et alors ?
            • Posté à 10h03 le 21/06/2011
            • Internaute 116729
              et alors ?

            j’ai un bon bouquin là dessus, mais j’ai du le prêter, je le retrouve pas. « le BRF, vous connaissez », pour démarrer c’est bien ça explique tout en détail.
            Si tu ne peux pas faire du BRF chez toi, tu peux toujours essayer la méthode de jean pain, un broyat de broussaille, donc le même genre de technique, sauf qu’il est composté avant d’être épandu, apparemment c’est très efficace.

        2 autres commentaires
      • Awake
        Awake répond à HSEHNAMAP
        Opposing Force
        • Posté à 23h43 le 20/06/2011
        • Internaute 116538
          Opposing Force

        Etant arboriste, j’ai souvent constaté les bénéfices du BRF, et pas que dans le potager.
        Je vous conseil le livre : « Les Bois Raméaux Fragmentés : De l’arbre au sol » de Gilles Domenech et Éléa Asselineau.

         
        • Herby
          Herby répond à Awake
          encore là
          • Posté à 06h34 le 21/06/2011
          • Internaute 116252
            encore là

          En tant qu’arboriste, ou l’auteur de cet article pourrait-il nous dire ce qu’il en est aujourd’hui de la loi d’orientation agricole ? Cette loi qui interdit non seulement de vendre mais aussi de promouvoir les « recettes de grand-mère » dans l’agriculture !
          Nos médias s’étaient un tout petit peu offusqués (mais pas trop quand même) lors du vote de cette loi, et depuis, plus un mot !

        1 autres commentaires
  • Sir_galaad
    Sir_galaad
    HADOPI-RATES
    • Posté à 16h11 le 20/06/2011
    • Internaute 42084
      HADOPI-RATES

    Les joies de la culture bio ! ! ! !
    Dernière découverte en date, contre les araignées rouges, une infusion de 3-4 gousses d’ail en pulvérisation, renouvelez au bout d’une semaine, effet garanti et sans produit chimique .....
    Indispensable aussi pour les cultivateurs d’intérieur .....

    • JP_JP
      JP_JP répond à Sir_galaad
      • Posté à 17h15 le 20/06/2011
      • Internaute 18274

      Si tu as une soluce contre les liserons, je suis preneur

      • ShredBluZ
        ShredBluZ répond à JP_JP
        Ingénieur Agronome
        • Posté à 17h29 le 20/06/2011
        • Internaute 50286
          Ingénieur Agronome

        Désolé JP, il n’y a que l’huile de coude ! Mais le paillage aide vraiment à l’arrachage. Attention à ne pas les couper cependant, parce que chaque morceau va se remettre à pousser.

         
        • JP_JP
          JP_JP répond à ShredBluZ
          • Posté à 12h56 le 21/06/2011
          • Internaute 18274

          oui souvent les racines cassent. mais si tu les laisses en place, ils s’étendent par marcotage ... trop chiante cette plante.
          merci

        1 autres commentaires
      • Vincent.Guillot
        Vincent.Guillot répond à JP_JP
        • Posté à 18h10 le 20/06/2011
        • Internaute 26182

        bâcher plusieurs mois !

      • beaulande
        beaulande répond à JP_JP
        Des nuées de sens
        • Posté à 21h13 le 20/06/2011
        • Internaute 115981
          Des nuées de sens

        Le liseron est le signe d’un excès d’azote minéral, et se trouve surtout sur les sols dont les amplitudes de températures sont fortes.
        Le truc c’est d’installer des légumes consommateurs d’azotes.
        Cucurbitacées, céleri rave si la terre est souple. Après il faut éviter de laisser les sols nus.
        Bon courage !

         
        • JP_JP
          JP_JP répond à beaulande
          • Posté à 12h58 le 21/06/2011
          • Internaute 18274

          je vais essayer de semer un engrais vert car effectivement, mes sols sont nus l’hiver. merci

        1 autres commentaires
      • piecam
        piecam répond à JP_JP
        capenoule
        • Posté à 09h51 le 21/06/2011
        • Internaute 60079
          capenoule

        Contre les liserons, il n’y a pas beaucoup de solutions.
        L’huile de coude comme indiqué plus haut, avec l’aide d’une gouge à asperges pour aller chercher la racine le plus profond possible.
        Sinon, essayer de récupérer de la luzerne auprès d’un cultivateur (qui en fait encore) et la mélanger hachée à la terre au moment du bêchage.
        On peut faire la même chose avec des épinards, faute de luzerne.

        Cette année, j’ai testé les épinards et pour l’instant ça a l’air de marcher.

         
        • JP_JP
          JP_JP répond à piecam
          • Posté à 13h01 le 21/06/2011
          • Internaute 18274

          je vais me mettre en quête de luzerne ... merci

          • piecam
            piecam répond à JP_JP
            capenoule
            • Posté à 17h45 le 21/06/2011
            • Internaute 60079
              capenoule

            Pas cette année.
            Vu la sécheresse et le manque de fourrage, les quelques agriculteurs qui ont eu la (bonne) idée d’en semer tiennent de l’or en barre. Ils n’en lâcheront pas un gramme.

            • JP_JP
              JP_JP répond à piecam
              • Posté à 09h56 le 22/06/2011
              • Internaute 18274

              Ouais mais j’ai une arme secrète ...
              je vais leur proposer du troc contre mes balles de foin ...

        3 autres commentaires
      • olivr
        olivr répond à JP_JP
        • Posté à 10h19 le 21/06/2011
        • Internaute 2298

        Pour le liseron, en dehors des autres solutions évoquées, la plus logique est modifier les conditions de sol qui font que le liseron se développe.
        Le liseron est le signe d’ un sol à condition anaerobie ( excès d’ eau ou trop compact ; passage de conditions humides à très sèches ; souvent présence d’ une semelle qu’ il faut casser avec un outil profond à dent fines).

        C’ est les conditions de sol qui entraînent la présence de telle ou telle plante, les plantes du jardin adorent un sol riche en vie bactérienne aerobie !

        être patient pour redresser un sol et commencer par décompacter en profondeur sans tout retourner !

         
        • piecam
          piecam répond à olivr
          capenoule
          • Posté à 10h33 le 21/06/2011
          • Internaute 60079
            capenoule

          Pour décompacter, il faudrait semer de la luzerne (j’y tiens !). Et en plus ça fait de l’engrais.
          Mais ça nécessite un année blanche.

          • olivr
            olivr répond à piecam
            • Posté à 10h44 le 21/06/2011
            • Internaute 2298

            totalement d’ accord...

            Mais il faut savoir que les conditions de sols créent les conditions pour le développement de plantes spécifiques.
            C’ est un bon indicateur de l’ état du sol d’ ailleurs et doit guider pour évaluer les divers amendements

            Livre extraordinaire en 2 tomes sur le sujet :
            plantes bio-indicatrices des sols /gérard Ducerf

        • JP_JP
          JP_JP répond à olivr
          • Posté à 13h03 le 21/06/2011
          • Internaute 18274

          chez moi la terre est fertile mais très argileuse. je suis obligé de passer le motoculteur sinon elle est très (très) dure.
          franchement sans cet outil, je ne sais pas comment je pourrais faire.

        3 autres commentaires
  • Asia_
    Asia_
    Chercheuse
    • Posté à 16h13 le 20/06/2011
    • Internaute 118338
      Chercheuse

    Faut pas jeter le purin dans les orties,mais sur les tomates ! .

    • nosil35
      nosil35 répond à Asia_
      en mutation
      • Posté à 16h24 le 20/06/2011
      • Internaute 39000
        en mutation

      Vous pouvez également utiliser en complément du purin d’ortie, l’huile de neem, les purins de prèle, de fougères, de valériane, d’absinthe, d’ail (chacun ayant ses caractéristiques), et plein d’autres choses.
      Vu sur Wiki :
      « En France, il est interdit de vendre et de fabriquer, de diffuser la recette des purins biologiques. La loi d’orientation agricole nécessite un certification de conformité produit pour ces recettes[4]. »
      Ben oui, on ne sait jamais, si ca polluait ...

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