20/06/2011 à 15h58

Purin d'orties et autres recettes faciles pour jardiner bio

Jean Desmaison | Riverain


Le jardin de Jean Desmaison (Jean Desmaison).

Je trouve franchement dommage, quand on cultive soi-même ses légumes, de les droguer aux produits phytosanitaires comme le font les professionnels. Voici comment je m’y suis pris pour m’en passer.

J’habite entre Vendée et Deux-Sèvres sur un petit plateau calcaire. Mon jardin actuel, je l’ai créé en 2007, sur une surface de 100 m2. Plus grand, il serait devenu une corvée et plus petit, je n’aurais pas pu cultiver tous les légumes que je voulais.

L’endroit idéal, doté d’une terre épaisse, situé à proximité de la maison et du puits, étant occupé par la fosse septique et son drainage, j’ai dû me rabattre sur une autre partie du terrain, qui combinait tous les inconvénients : en friche, loin du puits, uniquement quelques centimètres de terre calcaire et des monceaux de cailloux. C’est très loin d’être le jardin idéal et quand je me promène dans le
Marais poitevin, tout proche, j’envie leur terre noire et profonde.

Il a fallu se retrousser les manches avec un gros motoculteur, sans parler d’une brouette pour enlever les cailloux et les remplacer par du terreau. Par chance, j’ai récupéré plusieurs mètres cubes de fumier abandonnés dans deux étables depuis plus de vingt ans (c’est une ferme inhabitée depuis 1968). J’aurais pu aussi faire venir de gros camions de terre mais ce n’est pas dans ma philosophie.

Une fois le terrain en état, j’ai abandonné le motoculteur destructeur de vers de terre, amis du jardinier, au profit d’une fourche recourbée qui, même si son maniement est plus sportif, respecte les vers de terre et permet de travailler la terre en toute simplicité.

Sans être un écolo pur et dur, j’ai utilisé, au départ, le minimum de produits phytosanitaires classiques du jardinier, antilimaces (les escargots pullulent dans la région), bouillie bordelaise, antipucerons..., essayant de combiner au maximum une culture saine et une récolte suffisante.

Ma recette du purin d’orties, bon engrais, insecticide et fongicide

Depuis deux ans, j’ai renoncé à tous les produits phytosanitaires. Les escargots sont récoltés le matin et emportés loin du jardin, et malgré quelques pertes, la cohabitation est pacifique.

Et surtout j’ai découvert, par un ami, les vertus du purin d’orties, qui sert à la fois d’engrais, d’insecticide et de fongicide. J’utilise une poubelle de 80 litres pleine d’orties, récoltées dans les parties en friche du terrain, et d’eau que je laisse macérer et je coupe ensuite avec de l’eau dans mon arrosoir. L’année dernière le résultat a été franchement convaincant. Les coccinelles gourmandes se sont occupées d’exterminer les pucerons.

Pour l’arrosage, j’ai la chance d’avoir un puits. Mais j’arrose soit avec du tuyau poreux soit avec un arrosoir au pied des cultures, ce qui limite les maladies, les mauvaises herbes et les escargots. J’utilise aussi le paillage qui maintient l’humidité et limite les mauvaises herbes. Si on utilise l’eau du robinet, en paillant (avec de l’herbe de tonte si on n’a pas de paille), arrosant avec un tuyau poreux, on peut avoir des légumes sans dépenser de grosses quantités d’eau et on peut aussi récupérer l’eau de pluie.

Pour le désherbage, la binette et les mains sont les meilleurs outils. Le fumier d’un composteur ou comme, chez moi, le fumier des poules et des lapins fait un bon engrais en complément du purin d’orties.

Evidemment, tout ça prend du temps, jusqu’à une heure ou deux par jour en période estivale.

Tomates, radis, salades... Les légumes des débutants

Les légumes du jardin doivent être ceux du plaisir, de l’envie mais aussi adaptés au climat, à la terre, aux connaissances, et surtout aux goûts de chacun.

On peut choisir les légumes les plus faciles à cultiver pour un débutant. Pour les tomates (qui sont des fruits en réalité), il faut se décider parmi les 12 000 variétés existantes.

Il faut cependant choisir les variétés en fonction de leur goût, leur aspect, leur précocité, leur rendement ou leur résistance aux maladies. Depuis un an, je récolte les graines et je fais mes semis moi-même. Parfois, je les échange avec mes voisins et je donne des plants.

Je cultive entre 50 et 60 pieds de tomates, de sept ou huit variétés différentes :

  • des Monfavet pour leur précocité,
  • des Boa qui ont la vertu d’être résistantes et productives,
  • des Cœur de bœuf car elles sont grosses,
  • des Jaunes car elles sont décoratives et sucrées,
  • et des tomates un peu bizarres pour leur goût et leur aspect comme les Ananas (peu productives mais au goût exceptionnel), les Andines, les Green Zebra, les Orange bourgois (en grappes comme les tomates cerises mais plus grosses et excellentes), les Noires de Crimée, toutes ces variétés étant des tomates anciennes non hybrides (ce qui permet de récolter les graines pour l’année suivante).


Les tomates du jardin de Jean Desmaison (Jean Desmaison).

L’avantage pour les radis et les salades, c’est qu’il suffit de semer après avoir aéré le terrain (avec une fourche recourbée de préférence, pour faciliter le développement des racines), d’arroser et c’est presque tout.

Beaucoup plantent de grandes quantités de pommes de terre pour en avoir pour l’année. Mais par manque de place, je plante trois rangées à un mois d’intervalle de mai à début août, et je les récolte « nouvelles », à cuisiner sautées à la poêle...

Le bois raméal fragmenté, une méthode révolutionnaire ?

Cet hiver, je me lance dans la fabrication d’une serre chauffée (12°C la nuit) pour les semis et quelques pieds de tomates qui donnent des fruits un mois avant la pleine terre.

J’ai aussi découvert, grâce à un riverain de Rue89, un film étonnant sur une méthode de culture sans arrosage ni désherbage, le bois raméal fragmenté, inventée par Jacky Dupéty, que je compte essayer l’année prochaine en récupérant des branches que je broierai. Car il faut dire que le désherbage et l’arrosage sont les travaux les plus fastidieux dans un jardin.

Malgré un sol parmi les plus ingrats que l’on puisse imaginer pour faire un jardin, et sans grands moyens, on peut faire pousser des légumes et même en quantité importante. A condition d’accepter, certaines années, que la récolte soit moins bonne, voire mauvaise.

Bon an mal an, je récolte une cinquantaine de kilos de tomates, une partie transformée en coulis ou en ratatouille pour toute l’année, des légumes frais pour toute la belle saison, de l’ail, des oignons et de l’échalote pour l’année, des choux, navets, poireaux, scaroles et quelques courgettes, courges, pâtissons pour l’hiver.

Pour ceux à qui j’aurais donné envie de se lancer dès cette année, il est encore possible d’acheter quelques plants de tomates ou de salades et même de semer. Je conseille aux novices de se faire la main sur les tomates, salades, courgettes.

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  • tOrDrE L¤RdRe
    tOrDrE L¤RdRe répond à Sixpatte-
    chien de talus
    • Posté à 10h16 le 21/06/2011
    • Internaute 50571
      chien de talus

    Faux, j’suis au brf depuis quatre ans et j’ai AUCUN problème de pourriture sur les oignons etc malgré les mycéliums qui résident dans mon jardins.

  • isimarquain
    isimarquain
    Visiteur
    • Posté à 17h25 le 20/06/2011
    • Internaute 125704
      Visiteur

    C’est pas très légal tout ça... Rue 89 se met hors la loi en publiant cet article ?
    Lien
    La fameuse loi d’orientation agricole
    Lien

    Sinon, pour le BRF, j’ai entendu sur France Culture un témoignage d’un agriculteur qui avait réduit sa consommation d’engrais de 60 % tout en maintenant sa production. Source :
    Lien

    • LeFiDuDé
      LeFiDuDé répond à isimarquain
      Procrastinateur émérite
      • Posté à 17h40 le 20/06/2011
      • Internaute 66498
        Procrastinateur émérite

      Grelinette (facile) dans les deux sens, puis un coup de croc à 4 dents fines (encore pas fatiguant) deux fois en quinze jours et vous avez un terrain propre juste le temps de la culture (faut savoir être partageux, dans la vie) et meuble à souhait en deux ans.

      Beaucoup, beaucoup de matière organique et le bois raméal est excellent. On trouve des vieux tas de vieux fumier ou compost sur les bords de route : en mettre beaucoup c’est ne pas arroser (c’est lourd ces arrosoirs et ces aller-venues).

      J’arrose qu’au repiquage (profond) pour soutenir la plante ou au semis (plus fond que recommandé) pour la germination et ensuite de moins en moins, puis plus rien : en fait le liseron et autres plantes rampantes conservent excellemment l’humidité sous leur foisonnement. Je suis impitoyable avec l’herbe qui est moins favorable.

      Le but est de manger en en faisant le moins possible : c’est possible ! ! ! J’adore regarder les plantes pousser sans ma sueur ! ! !

  • polybe
    polybe
    travailleur non tertiaire
    • Posté à 17h42 le 20/06/2011
    • Internaute 155848
      travailleur non tertiaire

    enfin un sujet qui va réconcilier Dany et Cécile ! ! !

    PS : pour avoir un grand jardin, je confirme que le purin d’orties fonctionne très bien

  • ShredBluZ
    ShredBluZ
    Ingénieur Agronome
    • Posté à 17h44 le 20/06/2011
    • Internaute 50286
      Ingénieur Agronome

    Attention au BRF !

    Ce n’est pas la solution miracle pour tout, sinon ça se saurait. En fait, le BRF est très très efficace dans un contexte de sols morts biologiquement, pour la simple et bonne raison qu’il ramène le principal élément du réseau trophique de décomposition des matières organiques : les champignons. A part ça, la décomposition du BRF procure de l’humus au sol, mais il ne fertilise pas, et s’il marche bien en maraîchage, c’est qu’il a le même effet qu’un paillage : retenue d’eau, protection des U.V. pour les bactéries du sol, difficile à coloniser par les adventices etc. Si vous cultivez déjà votre jardin en bio depuis plusieurs années, le BRF n’a pas beaucoup d’intérêt, voire au contraire il peut provoquer une acidification du sol. Si vous avez déjà une bonne masse de lombrics, un sol meuble et une minéralisation rapide, le BRF n’est pas pour vous.

    On en parle autant parce qu’il peut être une solution pour la plupart des sols morts (un pourcentage hallucinant des sols européens). Mais il ne s’agit pas d’un remède miracle.

    • macarel
      macarel répond à ShredBluZ
      biologiste à Perpignan
      • Posté à 19h03 le 20/06/2011
      • Internaute 35226
        biologiste à Perpignan

      Autre « petit » problème pour les plantes maraîchères : les bactéries qui « détruisent » la lignine (le bois) du BRF sont des nitrobacter, qui utilisent l’azote comme source d’énergie. Cet azote n’est plus disponible pour la plante (« puits d’azote »). Conséquence pour les plantes : ils ne poussent pas ou très peu et donnent peu de satisfaction pour le jardinier. Nous avons fait des essais avec des résultats, disons, pas top.
      Pour un verger la situation est un peu différente, vu la profondeur de leur racines.
      Il ne faut pas faire l’amalgame avec la paille, qui ne contient pas de lignine et n’a pas ces inconvénients.
      Mes excuses pour les style télégramme, je suis pressé.

      • jcm
        jcm répond à macarel
        • Posté à 21h14 le 20/06/2011
        • Internaute 22032

        En fait la première année le BRF est une sorte de puits à azote en effet, il faut donc un apport pour compenser.

        Mais un équilibre doit s’établir dès la seconde année et conduire à ce que le sol soit très proche de celui d’une forêt, avec un équilibre favorisant toutes sortes de cultures.

        Il y a de la littérature à ce sujet sur le Net...

         
        • alaixih
          alaixih répond à jcm
          • Posté à 22h05 le 20/06/2011
          • Internaute 19775

          Il faut aussi il me semble pratiquer à un moment propice dans l’année.

        1 autres commentaires
      • ShredBluZ
        ShredBluZ répond à macarel
        Ingénieur Agronome
        • Posté à 16h46 le 22/06/2011
        • Internaute 50286
          Ingénieur Agronome

        Oui tout à fait, je ne voulais pas entrer dans les détails de la « faim en azote », mais puisque vous en parlez autant se remonter les manches :

        La décomposition de la matière organique dans le sol fait intervenir toute une chaîne d’organismes vivants (pour le bois, donc le BRF, ça commence par les champignons sans qui personne ne peut bosser) et très notamment des bactéries qui, comme tout être vivant, ont besoin d’azote pour produire des protéines et donc se reproduire (et vivre). Or, dans le bois, il y a assez peu d’azote, et même pour aller plus loin, la quantité d’azote par rapport à la quantité de carbone est très faible : on dit que le bois a un rapport C/N très élevé.

        Ce rapport C/N de la matière organique (MO) est très important lorsque l’on parle du réseau trophique de décomposition (les détritivores). En effet, ces fameuses Nitrobacter consomment une certaine quantité de carbone ainsi qu’une certaine quantité d’azote pour produire la décomposition. Ces quantités sont fixes au cours du temps ; ainsi, si une matière organique est très riche en azote, elle va pouvoir, après sa décomposition, fournir une bonne quantité d’azote au sol assimilable par les végétaux. Si cette quantité est pauvre par rapport au carbone (= rapport C/N élevé), tout l’azote disponible va être consommé par les bactéries lors du processus de décomposition. S’il n’y a plus d’azote disponible, les bactéries s’arrêtent de fonctionner, et la matière organique ne se dégrade plus. Si on fournit de l’azote au sol, les bactéries vont se remettre à dégrader la MO jusqu’à sa disparition en consommant cet azote, ce qui le rend indisponible pour les végétaux (ce processus est très lent : en moyenne 2 % de la MO totale d’un sol est détruite par an). Un bon rapport C/N pour une matière organique efficace, c’est aux alentours de 10. Vers 15-16, la MO ne fournit presque plus d’oligo-éléments au sol.

        Le problème du BRF et du bois en général, c’est que son rapport C/N est autour de 30 (variable selon les essences). On comprend donc bien pourquoi ça peut poser des problèmes.

         
        • macarel
          macarel répond à ShredBluZ
          biologiste à Perpignan
          • Posté à 18h57 le 22/06/2011
          • Internaute 35226
            biologiste à Perpignan

          Merci, c’est ce que je voulais dire ! !

        1 autres commentaires
    • paumahu
      paumahu répond à ShredBluZ
      désabusée
      • Posté à 12h14 le 21/06/2011
      • Internaute 69240
        désabusée

      J’habite perpignan, donc il fait sec et chaud. En guise de paillage (sous les lauriers, les framboisiers, muriers etc), j’utilise l’herbe coupée de mon gazon. Est-ce une bonne idée ?

      • ShredBluZ
        ShredBluZ répond à paumahu
        Ingénieur Agronome
        • Posté à 16h05 le 21/06/2011
        • Internaute 50286
          Ingénieur Agronome

        Tout à fait, je ne vois aucun inconvénient à ça.

  • Noun
    • Posté à 17h52 le 20/06/2011
    • Internaute 5295

    La serre chauffée ça fait pas un peu tâche rapport à la philosophie développée ici... ?

    • Berthold
      Berthold répond à Noun
      sociopathe qui se soigne
      • Posté à 18h36 le 20/06/2011
      • Internaute 123562
        sociopathe qui se soigne

      Comment est-elle chauffée ? Si c’est par bio-masse… : -)

      • Noun
        Noun répond à Berthold
        • Posté à 20h27 le 20/06/2011
        • Internaute 5295

        Ben c’est ça...on aimerait bien savoir comment elle est chauffée...

  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 17h52 le 20/06/2011
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    Pour les escargots et les limaces il y a un truc assez efficace, c’est de répandre de la cendre aux pieds des tomates ou autres. Ils ne progressent pas dessus et choisissent vite d’aller vivre ailleurs.

    • LeFiDuDé
      LeFiDuDé répond à C. Creseveur
      Procrastinateur émérite
      • Posté à 18h33 le 20/06/2011
      • Internaute 66498
        Procrastinateur émérite

      pour les lapins et autres brouteurs : des cheveux en petits bouts aux pieds des plantes à protéger : ça gratte, ça pique le nez, c’est pas possible ! ! !

    • Berthold
      Berthold répond à C. Creseveur
      sociopathe qui se soigne
      • Posté à 18h42 le 20/06/2011
      • Internaute 123562
        sociopathe qui se soigne

      La cendre est assez vite lessivée en cas de temps pluvieux, justement propice à l’expansion des gastéropodes… Les boîtes de conserves enterrées gorgées de bière, protégées d’une tuile, sont efficaces… mais faut refaire le plein, et puis les odeurs ne sont pas des plus agréables si on ne vide pas les cadavres régulièrement.

      J’avoue, les années humides, j’utilise des granulés, au moins à la plantation.

      À propos, que penser du ferramol ? Il est annoncé compatible agriculture bio, mais je me méfie.

      • C. Creseveur
        C. Creseveur répond à Berthold
        D'actualité, de dessin surtout
        • Posté à 21h56 le 20/06/2011
        • Internaute 7715
          D'actualité, de dessin surtout

        C’est l’inconvénient ! Faut en remettre !

    • Karavi
      Karavi répond à C. Creseveur
      imaginatrice
      • Posté à 22h47 le 20/06/2011
      • Internaute 113192
        imaginatrice

      Je n’ai jamais tellement vu de gastéropodes sur les tomates,mais ils raffolent de salades, de basilic et de fraises.. !
      C’est vrai que la cendre est efficace.

      Pour les escargots, on peut faire comme l’auteur, les enlever un à un et les déposer très loin, ou les donner à quelqu’un qui les bouffe...

      Par contre, les limaces, les grises, les brique, les noires, les tigrées ; dans certaines régions, elles sont énormes ; beurk, beurk ! Heureusement, je n’en ai pas (heureusement pour elles, aussi !)
      On ne peut les prendre dans les mains, j’ai une solution : je les occis avec du vinaigre.. ! :)

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Karavi
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 22h48 le 20/06/2011
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        « Par contre, les limaces, les grises, les brique, les noires, les tigrées ; dans certaines régions, elles sont énormes ; beurk, beurk ! »

        Dans la nature, chaque être a son rôle, dit-on par principe.
        même les mouches, si désagréables...sont utiles aux décompositions.

        Mais que dire de l’escargot et de la limace ?
        Quelle réelle utilité ont-ils dans la nature, en dehors de tout bouffer.

         
        • Karavi
          Karavi répond à Yvon le Zébulon
          imaginatrice
          • Posté à 23h19 le 20/06/2011
          • Internaute 113192
            imaginatrice

          « Mais que dire de l’escargot et de la limace ?
          Quelle réelle utilité ont-ils dans la nature, en dehors de tout bouffer

          Je ne saurais trop répondre...
          L’ escargot peut encore servir de nourriture à quelques animaux, dont l’ homme, ou dépanner le héron de la fable...
          Mais, la limace...je n’y connais pas de prédateur naturel ; et elle bouffe tout ce qui est bon.. !
          Certains avouent utiliser des granulés ou autres ; je ne l’ai jamais fait.

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à Karavi
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 07h38 le 21/06/2011
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            « Mais, la limace...je n’y connais pas de prédateur naturel »

            Ça prouve donc que cet animal sécrète ou contient une toxine qui
            le rendrait inconsommable, même pour les humains,... sûrement.

            C’est pour cela que nous mangeons les escargots, et pas les limaces.

        2 autres commentaires
    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à C. Creseveur
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 22h45 le 20/06/2011
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Je suis nul en botanique et en culture vivrières, mais je crois quand
      même pouvoir dire qu’en plus, la cendre enrichit les sols. Non ?

      • C. Creseveur
        C. Creseveur répond à Yvon le Zébulon
        D'actualité, de dessin surtout
        • Posté à 10h10 le 21/06/2011
        • Internaute 7715
          D'actualité, de dessin surtout

        Oui. On les épand sur la terre. C’est un bon engrais.

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à C. Creseveur
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 12h05 le 21/06/2011
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          « C’est un bon engrais. [ les cendres ]

          Oui, car c’est pour cela aussi que l’on met le feu aux champs de canne à sucre avant la récolte, pour recharger les sols en phosphate et carbone...lorsque les feuilles ont brûtées.

          Avantage N° 2 : Il ne reste plus que les tiges à récolter, et celles-ci deviennent évidemment plus accessibles aux outils. (manuels)

        1 autres commentaires
  • grandpakiki
    • Posté à 18h23 le 20/06/2011
    • Internaute 14931

    juste une précision le principe a été développé par Jean Pain bien avant que l’on parle du BRF, c.f. le site :
    Lien
    bon jardin à tous
    Grandpakiki

    • tOrDrE L¤RdRe
      tOrDrE L¤RdRe répond à grandpakiki
      chien de talus
      • Posté à 10h31 le 21/06/2011
      • Internaute 50571
        chien de talus

      J.Pain, il avait sorti le grand jeu lui :
      _rendre fertile un coin de garrigue sec et maigre
      _assurer avec une bonne part de ses besoins alimentaire
      _mettre en place son indépendance énergétique

      bon, le seul truc qui me fait tiquer c’est tous les délires mystiques autour des templiers...bof, bof. Sinon l’expérience qu’a tenté ce bonhomme est très intéressante.

  • algiedi
    algiedi
    Cuistre
    • Posté à 18h44 le 20/06/2011
    • Internaute 89961
      Cuistre

    Quand on aime bien bouffer, ce que vous racontez fait rêver.

    Mais avoir un jardin c’est déjà un luxe...

    A moins qu’on puisse faire pousser des choses délicieuses en appart & sans balcon ?

    Même si c’est qu’un mini-pied de tomates-cerises devant ma fenêtre, je suis preneuse de trucs & conseils en tous genres pour les citadins en manque de vert.

    • piecam
      piecam répond à algiedi
      capenoule
      • Posté à 13h09 le 21/06/2011
      • Internaute 60079
        capenoule

      Je ne sais pas où vous habitez, mais allez vous renseigner dans votre mairie : il reste peut-être des parcelles de jardins familiaux libres.
      Ce n’est pas cher, en moyenne 50€ à l’année pour 50 m² environ, mais cela dépend des communes.
      Comme quoi avoir un potager n’est pas forcement un luxe.

      • algiedi
        algiedi répond à piecam
        Cuistre
        • Posté à 15h03 le 21/06/2011
        • Internaute 89961
          Cuistre

        En centre ville, ça va être un peu difficile ;)

        Eh oui, parce qu’il faut quand même avoir une bagnole, de l’essence à mettre dedans, le temps, après une journée de boulot, d’aller au potager, de s’occuper de son potager, etc.

        Donc oui, je trouve ça super, mais ça reste une activité/préoccupation de privilégié quand même.

  • Fabou
    Fabou
    Etudiant
    • Posté à 18h45 le 20/06/2011
    • Internaute 110861
      Etudiant

    La BRF est géniale pour les plantes qui « montent » comme les tomates ou les haricots, aucune mauvaise herbe, l’humidité est conservées, la terre est extrêmement riche et peuplée.
    Cependant, j’en ai fait l’amer expérience, il ne faut pas mettre de BRF pour les « petits » légumes comme les radis ou les salades car la BRF regorge de limaces méchantes qui ont très faim.
    Sinon pour l’eau on a un réservoir de 3 m3 alimenté par la moitié du toit et ça nous suffit largement pour tout l’année. (env 20 m2 cultivé)

  • pikichante
    pikichante
    bergère
    • Posté à 18h58 le 20/06/2011
    • Internaute 147011
      bergère

    Quel plaisir d’avoir son potager.... !

    Quelques petits trucs qui fonctionnent pour éviter les produits phyto :

    Marc de café autour des plants pour les escargots et des pots en terre renversés (elles s’y abritent)
    Macération de « tabac » contre les pucerons que l’on pulvérise sur les plants.
    Je me sers du marc de café pour faire germer certaines graines plus rapidement.
    J’ai aussi mis des fleurs parmi les légumes ainsi que des plantes aromatiques. (oeillets dinde, dhalias, sariette..)
    Solution de bicarbonate de soude, eau, savon noir pour le mildiou

    Je garde aussi l’eau de cuisson des pommes de terre et du riz...cela me sert de désherbant.

    Bon jardinage à tous

  • carassol
    • Posté à 19h20 le 20/06/2011
    • Internaute 32657

    Tout ça c’est bien quand on l’écrit.
    Purin d’orties, fumier etc .. tout fait.
    Je n’ai jamais vu un radis autrement qu’en filament. Les tomates : à part les Pronyk elles sont superbes et foisonnantes du côté des feuilles (même les Boa). Pour les fruits c’est plus aléatoire. Quelques carottes après trois essais etc ...
    J’ai parfois des envies (réfrénées) de chimie !

  • poingsurlatable
    poingsurlatable
    (né par hasard)
    • Posté à 19h29 le 20/06/2011
    • Internaute 49079
      (né par hasard)

    Hé oui, certains ont été poursuivi pour divulgation de recette de purin d’ortie... Attention car le lobby phytosanitaire est très très puissant et a la loi pour lui...

  • Jef Jaquier
    Jef Jaquier
    violoneux
    • Posté à 19h37 le 20/06/2011
    • Internaute 85889
      violoneux

    de temps à autre on trouve un article de fonds sur rue89. celui-ci en fait partie.

    le fonds c’est qu’en produisant nous-mêmes une partie de nos légumes nous nous rapprochons de notre nature. comme dit pierre rabhi « cultiver, c’est résister », « cultiver est un acte révolutionnaire ».

    pour plus d’infos sur les divers purins, décoctions, macérations que tu peux faire, voir ici, avec tes feuilles de tomates par exemple :

    Lien
    Lien

    jacky dupéty n’est pas l’inventeur du brf, il est une des personnes qui a introduit la technique, d’origine canadienne, en france. j’ai pu, ce printemps, ramasser quelques tonnes de brf par des élagueurs de platanes qui travaillaient non loin de chez moi.

    il y a une liste de diffusion sur le brf et ses techniques.

    personnellement je ramasse à la main les escargots et les doryphores et je les mets dans le jardin d’un voisin. un peu éloigné du mien si possible !

    un excellent wiki sur l’agriculture naturelle :
    Lien

    • Karavi
      Karavi répond à Jef Jaquier
      imaginatrice
      • Posté à 20h23 le 20/06/2011
      • Internaute 113192
        imaginatrice

      « je ramasse à la main les escargots et les doryphores et je les mets dans le jardin d’un voisin. un peu éloigné du mien si possible ! »

      J’ai bien ri !
      Si c’est un « méchant », il doit être équipé de produits polluants, de toute façon...
      Et pour les doryphores, ils peuvent faire de longs trajets en volant, attirés par les pieds de patates ; tout comme la coriandre attire les punaises...( je n’ai essayé qu’ une seule fois !)
      Contre ces bestioles, je ne connais pas de solution.

      • pemmore
        pemmore répond à Karavi
        geek
        • Posté à 21h28 le 20/06/2011
        • Internaute 121073
          geek

        il éxiste une légende contre les doryphores celle de greffer sur les pommes de terre des tomates et que ça marche (pas essayé)
        une recette traduite d’un de mes livres du 17 eme sciècle contre les pucerons
        ayez une seringue d’étain coiffée d’une pomme à 1000 trous coiffée d’une vis (un genre d’arrosoir)
        dans de l’eau de chaux bien éteinte détremper une poignée de mauvais tabac en poudre sur 2 pots d’eau .
        arrosez les arbres et ces insectes périront entièrement.
        pour une fois que cette saleté le tabac aie un usage intéressant ,fallait bien le noter.
        mon livre c’est l’albert moderne ou nouveaux secrets éprouvés etc 1782
        il est sur google si vous voulez lire et vous payer un cours de vieux françois, des recettes parfois étonnantes.

      • Psaïn
        Psaïn répond à Karavi
        Amoureux de la vie
        • Posté à 00h31 le 21/06/2011
        • Internaute 137516
          Amoureux de la vie

        Bonsoir une solution efficace contre les doryphores qui adorent nos plants de patates et d’aubergines, est de vaporiser le soir sur et sous les feuilles une infusion de menthe. La méthode est la suivante :
        30 grammes de menthe fraiche tiges comprises, à plonger dans 2 litres d’eau bouillante laissez refroidir 1/2 heure et filtrer. Cette solution ne les tue pas mais les fait fuir ,à renouveler après chaque pluie solution très efficace je la pratique depuis plus de 15 ans

      • bougnafla
        bougnafla répond à Karavi
        • Posté à 21h54 le 21/06/2011
        • Internaute 134605

        « Contre ces bestioles, je ne connais pas de solution. » l’absinthe est parait il efficace contre les punaises des bois

  • DBL8
    DBL8
    Retraité
    • Posté à 20h06 le 20/06/2011
    • Internaute 19562
      Retraité

    Pour de l’engrais, essayez le lombricompostage, vous y mettez vos épluchures (pas toutes) et vous récoltez de l’engrais solide ET liquide !
    Une merveille que l’on peut construire à peu d’€, les plans sont sur le net.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 20h36 le 20/06/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Les escargots sont récoltés le matin et emportés loin du jardin, et malgré
    quelques pertes, la cohabitation est pacifique ».

    Délégué de la ’Confrérie des Escargots’ sur le terrain de Jean, venant lui
    remettre au nom des siens, le diplôme d’écologiste majeur...
    ...et transmettre ainsi les remerciements de toute la famille ’gastéropode’.

    Il a croisé sur sa route, un joli lombric qui compte faire de même.
    (Le féliciter, toujours au nom des siens aussi)

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Yvon le Zébulon
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 20h49 le 20/06/2011
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      « »...au profit d’une fourche recourbée qui, même si son maniement
      est plus sportif, respecte les vers de terre ».

      Tiens ! . . justement, voilà le Maître des lieux !
      Il étudie l’éventualité de décerner un diplôme « lombricitaire » à Jean.

      Pour l’instant, il vérifie l’inocuité du modèle de fourche utilisée par Jean.

  • vraisvie-
    vraisvie-
    retraité
    • Posté à 20h51 le 20/06/2011
    • Internaute 112414
      retraité

    Petite précision ; sans jouer sur les mots,le purin d’ortie n’est pas un insecticide(cide qui tue les insectes).Ce serrait plutot un insectifuge (repulsif,qui repousse) contre le puceron vert et noir(ils en existe des dizaines de variétés).Il est peu ou pas répulsif sur d’autres variétés d’insectes,on manque d’études serrieuses sur ce sujet.Bon ,repousser les pucerons sans trop savoir ou ils vont (chouette chez le voisin.....)et ce qu’ils vont devenir(ils peuvent se multiplier beaucoup plus vite et s’habituer au purin d’ortie) sur le moment on peut etre tranquille,mais le produit accroche peu les feuilles et il faut retraiter trés souvent.Par contre,sa composition chimique bien que variable suivant l’age de la plante, la période de l’année ,le terrain ou elle pousse ,possede une meme structure qui varie en %.L’azote domine,on connait son action sur la croisance des plantes,la potasse est abondante,on connait son action sur le gout des fruits/legumes et son apport sur la resistance aux maladie,l’acide phosphorique il y en a peu,mais il joue en synergie avec les deux précités,puis des olligaux éléments mais les plantes en ont des besoins minimes et tout les sols sont bien fournis sauf carrence avérée. Tout ce qu’il faut pour que le produit sous forme liquide soit bon pour la croissance et la résistance aux maladies ,c’est donc un fortifiant à user modérément pour le dosage qui peut etre dangereux si on se trompe sur le %.Pour le trait d’humour,somme nous comme les puçerons ? Un purin d’ortie bien mur et on fait beurkk.........le puceron doit le faire aussi et partir,quant à l’ail,chacun sait que si il mange une gousse crue il fait le vide autour de lui,la maceration d’ail doit agir de meme sur le pucerons.Decidement on se decouvre bien des choses en commun avec cet insecte !

    • alaixih
      alaixih répond à vraisvie-
      • Posté à 22h12 le 20/06/2011
      • Internaute 19775

      Insectifuge ? ? ? L’autre jour j’ai vu tout un tas de coccinelles dans des orties y compris des larves, a priori si les orties sont insectifuges les coccinelles n’auraient pas dû se trouver là..... Mais elles bouffaient des pucerons... Sur les orties.. Par ailleurs les orties attirent de très nombreux insectes.

      • vraisvie-
        vraisvie- répond à alaixih
        retraité
        • Posté à 22h56 le 20/06/2011
        • Internaute 112414
          retraité

        Ne pas confondre la plante et son purin.Le jus de la plante et donc elle ne dégage pas d’odeur.Si celui-çi fermente alors oui

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à vraisvie-
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 07h41 le 21/06/2011
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          Pourriez vous nous dire pourquoi l’utilisation de purin d’ortie était interdite il y a peu ? .... Pour un petit « coup de pouce » aux Labos ?

          • Karavi
            Karavi répond à Yvon le Zébulon
            imaginatrice
            • Posté à 08h00 le 21/06/2011
            • Internaute 113192
              imaginatrice

            Ces salopards de labos n’ont pas peur du ridicule ; ils iraient même jusqu’à faire interdire la détention d’ orties dans son jardin ; ou les OGMiser pour s’en approprier le commerce.

            • Yvon le Zébulon
              Yvon le Zébulon répond à Karavi
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
              • Posté à 13h27 le 21/06/2011
              • Internaute 65781
                L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

              « ou les OGMiser pour s’en approprier le commerce.

              “ou les OGMiser pour s’en approprier le commerce.

              Ils tentent même de breveter les fruits locaux, l’igname, et le taro en Nouvelle-Calédonie. Aliments de base essentiels à ces peuples depuis la nuit des temps... c’est à dire bien avant la visite du capitaine Cook.

              Trad ...car les bulles sont illisibles :
              ‘Combien de fois t’ais-je déjà dit de ne pas jouer avec la nourriture ?’

              Nul ne pourra en vendre sur les marchés sans payer royalties.
              Je pense simplement qu’il y aura quelques balles perdues !

              • Karavi
                Karavi répond à Yvon le Zébulon
                imaginatrice
                • Posté à 13h56 le 21/06/2011
                • Internaute 113192
                  imaginatrice

                ...La guerre est à venir.. ! .

                « Ils tentent même de breveter les fruits locaux, l’igname, et le taro en Nouvelle-Calédonie... »

                On aura du mal à faire comprendre aux populations qu’ il ne faut pas acheter les produits issus de ces ignobles trafics.

                D’où l’intérêt de cultiver soi- même les produits que l’on consomme ou d’en connaître la provenance.
                Ce n’est malheureusement pas possible pour tout et pour tous.

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