14/06/2011 à 18h35

Fnac : le suicide d'un directeur illustre la violence d'entreprise

Augustin Scalbert | Journaliste Rue89

Avant de mourir, il a envoyé un e-mail détaillé. Ses accusations sont confirmées par des documents internes.

Infosignalée par
un internaute


L’après-midi du mercredi 1er juin, R.M. (ses initiales ont été changées), directeur de la Fnac de Clermont-Ferrand, s’est pendu dans un bois, à quelques kilomètres de la ville.

A 14h55, il avait envoyé un e-mail à d’autres cadres de la Fnac, dont le PDG Alexandre Bompard, mais aussi à des amis et à « maman/papa ».

Le mail, intitulé « Le pourquoi », se termine par ses dernières volontés et quelques mots pour sa famille et son compagnon. Mais la majorité des quatre pages est consacrée à son entreprise et la pression qu’il dit avoir subie, pour la reporter ensuite sur ses subordonnés.

La Fnac nie toute cause professionnelle à ce suicide

La Fnac ayant prévenu les autorités dès 15h01, des recherches ont été effectuées, puis une enquête a été ouverte. Le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat, dément une rumeur interne à la Fnac disant que R.M. portait seulement son badge d’entreprise comme tout signe pouvant l’identifier :

« Il avait son permis de conduire, et un mot accompagné d’une carte de visite dans sa voiture. Un suicide s’explique souvent par un ensemble de choses. En l’occurrence, il s’agit peut-être de raisons professionnelles, mais aussi de la perte d’un ami et de difficultés financières. »

La direction de la Fnac nie toute cause professionnelle à ce suicide, comme à deux autres suicides survenus fin 2010 dans ce groupe de 9 500 salariés en France. Mais des documents dont Rue89 a eu connaissance confirment les accusations du directeur, et montrent à quel point la pression est forte sur les cadres et sur les employés de la Fnac.

R.M. dirigeait le magasin de Clermont depuis deux mois, après celui d’Aix-en-Provence. Selon la direction du groupe, il avait demandé cette mutation il y a un an. On comprend le contraire en lisant son mail.

On comprend aussi qu’il a été très affecté par le décès d’un de ses amis, emporté par un cancer, et qu’il aurait voulu accompagner jusqu’au bout. Pour Dominique Brard, directrice des ressources humaines du groupe Fnac depuis un mois et demi, c’est la seule explication de sa mort :

« Comme tout geste définitif et aussi dramatique que celui-ci, c’est sans doute compliqué. Mais il traversait une période difficile de sa vie, ce qui le conduisait à avoir une perception des choses un peu décalée. »

La direction de la Fnac se dit « bouleversée » par cet événement. Des cellules de soutien psychologique ont été mises en place dans les magasins d’Aix et de Clermont. Alexandre Bompard (à la tête du groupe depuis fin 2010) a assisté aux obsèques de R.M., le 8 juin à Aix, comme l’avait demandé le directeur dans ses dernières volontés.

Reste que si l’on se base sur le mail de R.M., les réponses de la direction couvrent des méthodes de management plutôt violentes psychologiquement. En voici des extraits, avec les réponses de l’entreprise.

Sa mutation et le décès d’un ami

Comme on l’a vu plus haut, la direction nie toute cause professionnelle, et affirme que R.M. avait demandé sa mutation.

« Je viens de faire ma dernière réunion téléphonique hier. Fin d’un règne où j’aurais tout donné à cette entreprise. Et je voulais vous expliquer pourquoi j’ai décidé de mettre fin à mes jours aujourd’hui.

Ma mutation professionnelle... et l’extrême détachement de ma hiérarchie sur mes remarques concernant ma position de “personne de confiance” d’un ami, mon coloc, ma vieille branche, que je suivais depuis un an et demi dans sa lutte contre un cancer qui le rongeait. [Cet ami] est mort deux jours après mon arrivée sur Clermont. [...] Ils l’ont privé de ma présence, je n’ai pu l’accompagner jusqu’au bout.

Je sentais depuis de nombreux mois déjà que cette mutation allait intervenir. De très nombreux mois. Et ma déprime a commencé dès lors. Et pas du tout au décès de [cet ami].

Je n’arrive pas à l’accepter intellectuellement, psychologiquement, car je ne me sentais pas prêt à abandonner à la fois cet ami malade, et aussi tous ceux qui ont fait de ma vie aixoise un véritable bonheur [une trentaine de noms suivent, ndlr]. [...]

J’en veux à ma hiérarchie quand je vois le “pourquoi” de ma mutation : deux directeurs qui ont des familles, des enfants [...], il faut leur rendre service [...].

J’ai tout donné à cette entreprise, que j’aime par-dessus tout, acceptant des mutations sans broncher, évoluant il est vrai régulièrement, je ne l’ai jamais contesté. Mais à quel prix : la destruction systématique des amitiés créées, des liens tissés. Ça, on s’en fout. La direction générale s’en fout. Investissez-vous, mais pour l’entreprise. Les amis ? Tu t’en feras d’autres.

Je ne demandais au mieux que quelques mois supplémentaires [...]. On connaît le fonctionnement limite humain d’une entreprise pour l’encadrement : tu refuses une mutation, la prochaine tu récupères un magasin compliqué, peu intéressant au regard du travail accompli et là on te fait comprendre que cela ne peut se refuser : la clause de mobilité [...].

Bien sûr, j’ai été très bien accueilli à Clermont par toutes les équipes et ils sont formidables d’ailleurs, beaucoup plus que l’image qui colle à ce magasin. J’aurais apporté pendant quelques semaines un peu de plaisir qui leur a tant manqué a priori. Merci à eux. Moi, j’aurai choisi une fin différente. »

Sa motivation et ses entretiens annuels

« Dans ses entretiens annuels, nous n’avons rien retrouvé qui puisse annoncer un tel geste », explique la direction de la Fnac. R.M., lui, raconte pourquoi il a « joué le jeu » :

« Bien sûr j’ai joué le jeu, je vois déjà les réactions à l’annonce de mon suicide, du style : “Mais il a passé un entretien avec conviction... On le sentait motivé”... Mais ne sommes-nous pas des acteurs ? Nous sommes rompus au mensonge et à la comédie.

Avais-je le choix ? Bien sûr que j’avais choisi Clermont, mais il fallait que j’en mette un de toute façon [...].

Vous allez voir la levée de boucliers, les RH région accomplir des prouesses pour trouver la moindre bribe sur moi et trouver la parade aux vérités toutes simples que j’ai exprimées : il a été muté et il a accepté à chaque fois, il a été augmenté régulièrement, il a évolué à chaque fois (sauf la dernière) [...]. »

La discrimination

R.M., qui était bisexuel, raconte avoir été victime de discrimination homophobe à l’occasion d’une réunion de directeurs. La DRH de la Fnac, Dominique Brard, annonce qu’une enquête interne a été ouverte sur ce point après son suicide, et que « aujourd’hui, on n’a trouvé aucun élément qui permette de valider ce fait ».

Elle affirme que « s’il y a une enseigne qui combat l’homophobie, c’est bien la Fnac », qui soutient la journée mondiale contre l’homophobie. Ajoutons que le groupe PPR, propriétaire de la Fnac, condamne explicitement les discriminations dans son « code de conduite des affaires ».

Dans son e-mail, R.M. accuse nommément un des principaux dirigeants de la Fnac. Ce haut cadre a depuis quitté l’enseigne, le nouveau PDG Alexandre Bompard ayant renouvellé l’état-major.

« Discrimination : là aussi je veux expliquer que j’ai fait profil bas quand, lors de la dernière convention directeurs à Paris, je suis arrivé en jean d’un bon faiseur, de chaussures Santoni, d’une chemise et d’une veste en velours côtelé d’une ligne casual là encore d’une bonne maison...

Mais mon erreur a été que la couleur de la chemise, rose, et de la veste, fuschia, ne soit pas en accord avec la bienséance... Alors on me prit le bras pour me demander “qu’est-ce que c’est que cette veste de PD ?” [...]

Moi qui défends des valeurs morales et humaines basées sur l’anti-discrimination, raciale ou sexuelle, me voilà attaqué sur ce terrain.

Ce pauvre [supérieur hiérarchique direct auteur de la remarque homophobe], piloté par [le haut cadre], mormon dans l’âme, qui ne supporte pas qu’une tête dépasse, qui veut tout contrôler, était bien emmerdé ensuite. Je lui ai pardonné, pas à monsieur [le haut cadre]. »

La pression sur les directeurs et les employés

La direction de la Fnac affirme que les directeurs de magasins sont autonomes dans la gestion de leur structure et de leurs effectifs, « en dehors des processus d’évaluation » au niveau du groupe, « qui sont normaux ». La réalité qu’a vécue R.M. est différente :

« On nous fait faire des formations sur le management du bien-être au travail : tourné vers les employés, pas les cadres et encore moins les directeurs à qui, par ailleurs, la direction générale retire avec métronomie la substantifique moëlle de plaisir de ce métier pour l’avilir à un simple “passe-plat” décisionnel.

On nous demande de mentir régulièrement, de lire des présentations sans âme préparées par des caciques, présentations partagées avec nos équipes avec “conviction” comme on peut l’imaginer d’un travail que vous n’avez pas préparé.

Là encore, tellement peur qu’on ne soit pas à la hauteur. Mais alors pourquoi nous garder ? Juste pour faire le fusible lors de décisions pénales, notre statut de cadre dirigeant garantissant un bouc émissaire lors de contrôles DGCCRF, de plaintes clients ?

Bien être au travail... quelle fumisterie ; tout le monde en rigole, flairant l’arnaque, mais la direction fait la sourde oreille : s’il y a des tensions en magasin, c’est parce que votre management n’est pas top niveau. Leur politique par contre, c’est la bonne. »

Des dossiers sur les salariés à licencier

R.M. évoque le cas d’une personne dont la direction lui aurait demandé de « tout faire pour la virer ». La DRH Dominique Brard affirme le contraire : « Cette personne n’était pas idoine, il avait décidé lui-même de la licencier. »

« J’ai sciemment saboté une partie de mon boulot à Aix dans les derniers mois. J’en avais ras la casquette, démotivé par une direction aveugle.

Les RH (pas celles des magasins les pauvres, elles font ce qu’elles peuvent), celles des régions et au-dessus : leur obnubilation consiste à monter des dossiers sur les employés et les cadres. “As-tu écrit, as-tu dit... Il faut pas garder untel alors dès que tu peux, tu écris, etc.”

On devient méchant, injuste, voyant le mal partout. Paranoïaque. Il faut noter le moindre retard dans une réponse de mail, le moindre débord, tout tout tout ce qui pourrait servir à étayer un dossier.

Pour ma part on m’impose une cadre pour arranger la région dans une “tournante” éditoriale et il faut, après avoir constaté qu’elle n’est pas à la hauteur, me dépêcher de tout faire pour la virer. Alors qu’on ne lui a jamais rien dit, la pauvre. Certains ont manqué de courage, moi il me fallait aller au feu.

Je n’en peux plus de tout ça. »

Une liste noire des futurs licenciés

Tout ce que R.M. écrivait sur la politique de management de la Fnac avant de se suicider, Rue89 a pu en avoir confirmation dans des documents internes du groupe. Il s’agit bien d’une liste noire de personnes qui vont être licenciées, et pas d’un simple document de ressources humaines, puisque une petite partie seulement des salariés d’un secteur y sont nommés.

On y voit le système de « tournante » entre cadres que la direction va muter d’une Fnac à une autre, et idem pour leur remplaçant.

On y voit le « délai », le « niveau de risque » (faible, moyen ou élevé) avant de licencier tel ou tel salarié. Pour certains d’entre eux, il est explicitement demandé d’ouvrir une proposition d’embauche ou de mutation interne « dès le licenciement réalisé ».

Un autre document mentionne les « courriers disciplinaires existants ».

Ces fichiers sont nominatifs, ce qui pose la question de leur légalité. Selon nos informations, les personnes mentionnées ne sont bien sûr pas au courant de l’existence de leurs futurs mutation ou licenciement.

La DRH Dominique Brard récuse tous les éléments que nous lui apportons :

  • « Je n’ai jamais vu de fichiers nominatifs avec les courriers disciplinaires ;
  • la seule chose qui existe, ce sont les entretiens annuels, qu’on appelle “plans de succession” ;
  • les cadres sont au courant, puisque les plans de succession sont cosignés par eux ;
  • on ne prévoit pas le licenciement d’une personne. »

Par ailleurs, la directrice des ressources humaines dément toute raison professionnelle à deux autres suicides de salariés de la Fnac survenus fin 2010, à Marseille et à Nice :

« Il s’agit de suicides extrêmement liés à la vie privée des gens, dans lesquels la Fnac n’a jamais été impliquée, ni de près ni de loin, par la personne elle-même ou par sa famille. »

En interne, les salariés constatent depuis plusieurs années un durcissement du management, qu’ils attribuent à la volonté de PPR de vendre la Fnac. En clair, mieux habiller la mariée pour attirer le meilleur prétendant.

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  • Adéménagéle1erseptembre2011
    • Posté à 08h11 le 17/06/2011
    • Internaute 132112

    Je traduis : « techniques de management agressif », cela signifie « prier les branleurs qui avaient oublié qu’ils sont payés pour bosser, et qu’il va falloir songer à s’y mettre ». Authentique et vécu, il faut voir les dégâts chez FT sur ce sujet...

    Là, j’ai une source pour vous répondre, c’est mon humble personne : vous trouvez que France Télécom, autrement dit Orange, rend un meilleur service aux usagers depuis la privatisation ? On ne doit pas vivre dans le même monde. Ah, mais j’oubliais : nous ne sommes plus des usagers, nous sommes des clients. Comme les salariés, nous devons être rentables, et comme nous pouvons plus facilement qu’eux résister (eh non Madame, je ne veux pas de la télé par Internet, et oui Monsieur, je voudrais que la ligne pour laquelle je paie un abonnement fonctionne, et non Madame-Monsieur, je ne veux pas changer de téléphone portable tous les ans...Et puis si vous vouliez bien ne pas m’appeler à des heures indues pour me proposer vos « promotions », je vous en serais reconnaissant...), ça craque.

  • Hulk
    Hulk répond à TheProuT
    Gros con de droite
    • Posté à 01h17 le 16/06/2011
    • Internaute 108405
      Gros con de droite

    « Cela demande tout de même un brin de compassion et d’interrogation dans les causes de leur acte non ? »

    Non. Je n’en ai rien à foutre. Les faibles disparaissent, c’est la vie. Ce qui est dommage en ce cas, c’est qu’ils disparaissent après avoir disséminé leurs gènes, plutôt qu’avant.

  • Hulk
    Hulk répond à TheProuT
    Gros con de droite
    • Posté à 01h21 le 16/06/2011
    • Internaute 108405
      Gros con de droite

    « mais vous auriez gagné un brin a un peu de sérieux pour une fois. »

    Non.

    C’est trop facile. Il suffirait que le premier trou du cul venu se suicide pour consacrer la victoire des biomormons© et autres réducteurs de vie. Cela ne sera pas. Il convient de les enculer au poteau EDF 1962 agrémenté de verre pilé.
    De plus, un suicidé n’appelle pas la compassion. Il appelle le respect, c’est assez différent.

    • TheProuT
      TheProuT répond à Hulk
      Touche a ton C**, sens ton (...)
      • Posté à 12h25 le 16/06/2011
      • Internaute 80728
        Touche a ton C**, sens ton (...)

      Vous êtes décidément bien intéressant.
      Je n’ai pas le temps aujourd’hui de débattre avec vous mais je doit avouer que vos propos sont stimulant. J’ai un beau frère avec lequel vous vous entendriez bien. Carré, c’est comme ca épicétout !

      Je suppose que je reste qu’un naïf rêveur, faible devant la marche du monde et l’avenir que je peux distinguer avec ma sensibilité. Vous êtes plus terre a terre et voyez bien ce contre quoi on ne peux qu’acquiescer dans la masse et avancer avec.
      Seulement, lorsque vous parlez de biomormons ou de réducteur de vie, je me demande un peu comment vous voyez l’avenir, la société de demain.

      Au plaisir de rediscuter avec vous.

    • Mon-Al
      Mon-Al répond à Hulk
      roturière : -)
      • Posté à 23h12 le 16/06/2011
      • Internaute 24219
        roturière : -)

      Tiens : signalé » ... Curieux !

  • scalpa93
    • Posté à 23h12 le 14/06/2011
    • Internaute 116759

    Oui, c’est étonnant... mais peut-être pas tant que ça.
    Il me semble que les entreprises se foutent royalement des « employés modèles », du « travail bien fait » et de toutes ces notions désuètes. On a changé d’époque : ce qu’on veut aujourd’hui, c’est du retour sur investissement, des managers capables de faire « cracher du cash » à leurs subordonnés et d’éliminer les inadaptés.
    En période de plein emploi, ça marcherait sans doute moins bien, mais il y a tellement de gens qui ont peur de perdre leur emploi et tellement de chômeurs prêts à prendre leur place... que les entreprises se disent : pourquoi se gêner ?
    C’est comme ça que le système marche. Cela ne dura peut-être pas éternellement, mais d’ici à ce que ça commence à se lézarder sérieusement, ceux qui en profitent se seront bien rempli les poches...

    • A déménagé le 9-4-2012
      A déménagé le 9-4-2012 répond à scalpa93
      Explore l'indéterminé
      • Posté à 17h58 le 15/06/2011
      • Internaute 22643
        Explore l'indéterminé

      Christophe Dejours, que je cite à côté, a bien montré l’emprise aujourd’hui d’une logique comptable complètement ignorante de la réalité concrète et anthropologique du travail. C’est assurément un processus destructeur et autodestructeur.

    • gérard lambert
      gérard lambert répond à scalpa93
      travailleur de - pour gagner+
      • Posté à 18h10 le 15/06/2011
      • Internaute 26631
        travailleur de - pour gagner+

      m’en fout , qu’y s’remplissent les poches , qu’ils se gavent , mais qu’y s’barrent ! vite ! vite !
      indignez vous merde........................ !

    • Hulk
      Hulk répond à scalpa93
      Gros con de droite
      • Posté à 21h49 le 16/06/2011
      • Internaute 108405
        Gros con de droite

      Comment expliquez-vous que ça marche tout aussi bien, voire mieux, dans les secteurs et métiers où il n’y a pas de chômage et où ce sont les salariés qui choisissent leur employeur ?

      Grosse faille dans votre raisonnement qui suffit à l’anéantir.

  • Ash31
    • Posté à 02h43 le 15/06/2011
    • Internaute 157549

    Pas si étonnant que ça, qui mieux que la personne qui y croit, qui en plus doit surement être emprunt d’une certaine naïveté pour faire certaines taches ingrates pour ne pas dire inhumaine.

    Je ne suis pas psy mais finalement ces personnes vont surement chercher des excuses à leurs employeurs au début, et ne feront certainement pas de chantage après avoir fait une crasse sur ordre de leur hiérarchie direct.

    Finalement ils utilisent ces bons petits soldats disciplinés et les presse jusqu’à incandescence.

    Cela dit même si l’acte de suicide est certainement pour ces gens la un moyen de retrouver leur dignité. Malgré leur mort, ça n’en reste pas moins des personnes qui ont eu un certain degré de nuisibilité par rapport à leurs salariés. Ne les accablons pas, mais n’en faisons pas non plus des Martyrs. Car même en étant vraiment naïf et discipliné il reste des solutions autres que de se « soumettre jusqu’à la mort ». Il y a les prud’hommes, la démission etc... Ça peut paraitre vache ce que je dis, voir même manquer profondément de compassion, mais comme disait Brassens « Une fois qu’ils ont cassés leur pipe, on pardonne à tous ceux qui nous ont offensé, les mort sont tous des braves type »

    • A déménagé le 9-4-2012
      A déménagé le 9-4-2012 répond à Ash31
      Explore l'indéterminé
      • Posté à 18h05 le 15/06/2011
      • Internaute 22643
        Explore l'indéterminé

      Je dirais que les révolutions ne se font pas sans que ceux qui étaient soumis hier ne se révoltent aujourd’hui ou demain. D’autre part, l’idée sous-jacente ici et ailleurs de « servitude volontaire » (qui me séduisait aussi autrefois) est de plus en plus contestée (par Frédéric Lordon, par exemple) au regard de la complexité des moyens de fabrication du consentement à notre époque. En dehors de la chance que certains peuvent avoir individuellement et saisir opportunément d’organiser leur vie à leur guise, nous voyons que beaucoup sont conduits à la situation où ils se trouvent. La réalité effective du caractère universellement libéral du système dans lequel nous vivons est pour le moins évanescente...

       
      • Ash31
        • Posté à 18h22 le 15/06/2011
        • Internaute 157549

        Je ne peux pas vous contredire, et j’apprécie aussi beaucoup le travail de F.Lordon. Mais je pense quand même qu’il ne faut pas trop idéalisé, au sens où les morts sont toujours « mieux » que de leur vivant.

        Cela dit je sais pas trop comment classer un suicide de ce type, pour moi ce n’est pas vraiment un acte de révolte, je vois plus ça comme un acte de désespoir profond. Mais on voit quand même une repentance dans ces propos donc bon.

        • A déménagé le 9-4-2012
          A déménagé le 9-4-2012 répond à Ash31
          Explore l'indéterminé
          • Posté à 19h07 le 15/06/2011
          • Internaute 22643
            Explore l'indéterminé

          Je ne pense pas que les morts sont toujours « mieux » que de leur vivant, je voulais juste souligner que le fait significatif est à mes yeux que cet homme a probablement été conduit au suicide par ce que ses supérieurs lui ont fait subir.

          Bien que je désapprouve moi aussi complètement son mode de vie et son adhésion à l’idéologie du don de soi à l’entreprise, je constate que le « winner » est devenu victime, qu’il a profondément souffert et il en est mort. Cela me donne à penser que ce système est arrivé à un point-limite.

          Cela me rappelle d’ailleurs un film prémonitoire de l’excellent Nicolas Klotz : La Question humaine ; rien que le titre est très intéressant au regard du sujet du film : Lien.

          • Adéménagéle1erseptembre2011
            • Posté à 20h54 le 15/06/2011
            • Internaute 132112

            Quand on est mort, on n’est ni « mieux » ni « plus malheureux ». On n’est plus. D’accord avec tout le reste de ce que tu dis. J’ai vu que tu t’es fait « tête-de-gondoler » (ce n’est pas un reproche, et ce n’est pas toi qui décides, d’ailleurs) mais j’en profite pour approuver ce message et dire combien je suis atterré par les attaques ici portées à cet homme, un peu comme si « c’était bien fait ». Je suis arrivé au tout début du fil, c’était vraiment atterrant.

            Au fait, une anecdote (je crois que je vais me cantonner à cela) : une fille d’amis avait choisi une voie qui lui plaisait, y réussissait après de brillantes études dans ce domaine non malfaisant, et puis compression de personnel. Re-études, elle travaille maintenant dans une banque (rien à voir avec son premier emploi) et déteste cela. Mais elle doit avoir un salaire. Et elle reste. J’espère qu’elle restera en vie longtemps.

            • A déménagé le 9-4-2012
              A déménagé le 9-4-2012 répond à Adéménagéle1erseptembre2011
              Explore l'indéterminé
              • Posté à 23h21 le 15/06/2011
              • Internaute 22643
                Explore l'indéterminé

              Heureusement que la criminalité « managériale » est encore cantonnée à certaines entreprises et que l’on peut encore généralement survivre à des emplois peu réjouissants ! La « déloyauté » de plus en plus répandue dans le monde du travail, dont il a été discuté ici sur un autre sujet, me paraît à tout le moins une saine réaction de résistance passive, en attendant des temps plus favorables au changement. Bonne nuit : -)

      4 autres commentaires
  • Margot
    • Posté à 21h43 le 14/06/2011
    • Internaute 10060

    « Des cellules de soutien psychologique ont été mises en place dans les magasins d’Aix et de Clermont »

    Oh pitié...

  • zé ninguem
    zé ninguem
    lecteur
    • Posté à 21h44 le 14/06/2011
    • Internaute 103600
      lecteur

    Dans l’antiquité les rapports maitre/esclave étaient plus humains
    que les rapports actuels capital financier/travailleur.

    • Crapaud froid
      • Posté à 23h37 le 14/06/2011
      • Internaute 69828

      Faut pas exagérer quand même ! Dans l’Antiqué, le propriétaire d’un esclave pouvait le torturer à mort comme il [le proprio] le voulait. C’est ce que faisait un artiste grec qui aimait saisir sur sa toile les derniers instants d’un mourant : il crucifiait donc l’un de ses esclaves, et le laissait crever à petit feu pour bien avoir le temps de le coucher sur la toile...

      • zé ninguem
        zé ninguem répond à Crapaud froid
        lecteur
        • Posté à 15h12 le 15/06/2011
        • Internaute 103600
          lecteur

        Les cas extrêmes ne rendent pas compte d’une réalité sociale.

         
        • Crapaud froid
          • Posté à 18h17 le 15/06/2011
          • Internaute 69828

          C’est mon dernier post sur Rue89. Vraiment trop nul.
          C’est vous qui exagérez en comparant avec le vrai esclavagisme, et vous venez me faire la leçon sur les extrêmes. N’importe quoi.

          • zé ninguem
            zé ninguem répond à Crapaud froid
            lecteur
            • Posté à 19h59 le 15/06/2011
            • Internaute 103600
              lecteur

            J’espère ne pas être la cause de votre départ. Pas pour si peu.

        2 autres commentaires
  • Bimsnapper
    Bimsnapper
    chargée de communication
    • Posté à 21h49 le 14/06/2011
    • Internaute 160069
      chargée de communication

    Bonsoir
    J’ai travaillé pendant de nombreux mois au sein d’un magasin FNAC, au service marketing et communication de l’enseigne.
    Je ne peux que confirmer ce qui se passe : j’ai été victime d’harcèlement moral de la part de mes supérieurs, mêlé à une très forte pression durant des mois et des mois. Au bout d’un moment j’ai dit STOP car ce n’était plus possible à vivre.. car je perdais petit à petit toute confiance en moi, j’allais au boulot avec la gorge et le ventre nouées, des courbatures partout.. cette expérience pro m’a détruite ! J’ai donc arrêter mon contrat pro à cause de cela ! De plus la direction des ressources humaines avait été mise au courant de tels agissements envers moi, et n’a rien fait après mon départ, si ce n’est m’appeler une seule fois ...
    Tout cela pour dire que je confirme le fait que la FNAC est une entreprise sous pression, dans lequel il n’y a que très peu d’humanisme (voire pas du tout) ! ! Il faut penser tous les jours à la FNAC, et ne pas essayer d’avoir une vie en dehors du boulot (on ne vous l’autorise pas !). Je ne suis donc pas surprise de voir un article comme celui-ci. Et pourtant je pensais au départ que c’était le bonheur d’avoir décrocher ce poste ... j’ai vite déchanté !

  • alexandre libr
    alexandre libr
    'pataphysicien
    • Posté à 21h55 le 14/06/2011
    • Internaute 106514
      'pataphysicien

    si avant de se suicider ils suicidaient leurs patrons et quelques actionnaires, peut être que les choses évolueraient...

    non c’est pas juste... ne vous suicidez pas pour le boulot...

  • anarchretien
    anarchretien
    medecin
    • Posté à 22h00 le 14/06/2011
    • Internaute 160056
      medecin

    d’abord une pensée pour RM qui s’est senti bien seul sans réponse de sa hiérarchie et qui en a tiré malheureusement les conséquences : exprimer sa détresse par un acte ultime en espérant qu’elle sera reconnue par cet acte.
    il est désolant de voir la réaction des DRH face à ce problème qui prend de l’ampleur dans notre société où l’homme en tant homme est carrément oublié face à l’efficience d’une entreprise, face aux profits, face aux vanités de ses supérieurs,... le mal dont souffrait RM s’appelle tout simplement « burn out » ou « épuisement professionnel ». je préfère le terme de burn out car il représente très bien ce que ressent la personne qui en est atteint : on brûle de l’intérieur quoiqu’on face. je suis surpris de la réaction des DRH qui ont l’air d’occulter cette pathologie qui est directement liée aux méthodes de management des entreprises et dont ils sont en partie responsables. mais il est vrai que les remettre en cause, c’est remettre en cause tout le système : mais parfois, il faut avoir des couilles pour remettre le système en cause car si nous continuons ainsi nous irons dans le mur et avec toutes ces entreprises qui refusent de regarder la réalité en face. les DRH n’ont toujours pas compris que des gens mieux dans leur tête au travail c’est un meilleur travail !
    j’ai parlé de solitude face au burn out car sans soutien impossible de s’en sortir à moins d’avoir un caractère hors pair, très solide comme du roc !
    les DRH sont comme des autruches qui occultent ce problème grandissant dans le travail : je parle en connaisance de cause ayant eu une DRH face à moi minimisant mon burn out alors que celui-ci avait été diagnostiqué par un médecin du travail selon des critères prouvés. j’ai pensé un moment que pour faire reconnaitre ma souffrance au travail face à ce mur il ne me restait plus qu’à immoler (geste ayant une signification symbolique très forte) dans son bureau face à elle pour qu’elle comprenne enfin ce que c’est de souffrir à cause de son travail.
    pour m’en sortir, j’ai eu la chance de tomber sur ce médecin du travail compréhensif, d’avoir un médecin traitant qui a été très attentif à ma douleur morale et qui a su m’écouter, ...et surtout d’avoir eu un entourage (ma femme et mes enfants) qui m’ont soutenu dans cette épreuve très difficile. je pense être maintenant guéri mais après avoir changé d’activité.

  • domifa
    domifa
    retraitée
    • Posté à 22h05 le 14/06/2011
    • Internaute 109150
      retraitée

    Quand on pense que ceux qui ont facilité par la déréglementation et la dérégulation le détricotage du droit du travail et de la protection des salariés sont des hauts fonctionnaires et des élus qui bénéficient d’une protection totale : sécurité de l’emploi, hauts salaires et bonnes retraites et qui ne risquent pas d’être délocalisés.

    On ne peut que comparer nos hauts fonctionnaires et nos élus à des Pol Pot animés par des idéologies (en l’occurence le libre echange) qui en font des robots inhumains prêts à tuer tous les salariés pour mettre en oeuvre leur idéologie.

    Des tecnocrates sans âme et sans conscience, avides de pouvoir et de puissance, uniquement préoccupés d’eux-mêmes et pour qui la vie ne compte pas ; ni celle des habitants du tiers monde ni celle de leurs propres concitoyens en qui ils ne voient que des obstacles au profit...

    Leur rêve c’est une société d’esclaves (des travailleurs qu’il ne faudrait pas payer) au service de d’une oligarchie coloniale... Comme au bon vieux temps des colonies qu’ils auraient voulu ne jamais quitter. C’est cela qu’ils veulent faire avec la mondialisation et leur gouvernance mondiale et c’est pour cela qu’ils s’emploient à détruire nos économies, nos salaires et nos services publics.

    Le peuple l’a bien compris mais il ne sait pas encore comment se libérer de l’oligarchie prédatrice et meurtrière et installer à sa place des gens capables d’oeuvrer au bien commun.

    mais ça va venir, ça va venir...

  • mulder15
    mulder15
    salarié
    • Posté à 22h21 le 14/06/2011
    • Internaute 160074
      salarié

    Étant un ancien salarié Fnac, je confirme ces méthodes de pousser les salariés a quitter l’entreprise, une pression constante, des bas salaire dans une optique de vendre l’entreprise au meilleur profit

  • ilips
    ilips
    Bonne
    • Posté à 22h25 le 14/06/2011
    • Internaute 135779
      Bonne

    les employés sont pressés comme des faces de citron ! !

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à ilips
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 06h08 le 15/06/2011
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      « les employés sont pressés comme des faces de citron ! !

      Les employés sont surmenés et les citrons (personnels) compressés...
      ...ce qui nous amène parfois à des situations dangereuses.

  • Actias
    Actias
    Bloggeur
    • Posté à 22h30 le 14/06/2011
    • Internaute 17714
      Bloggeur

    Bon, le bonhomme n’avait l’air super stable psychologiquement mais cela n’enlève rien au fait que les méthodes managériales se déshumanisent chaque fois plus pour se rapprocher du modèle chinois (vive la mondialisation).

  • titi31
    titi31
    citoyen
    • Posté à 22h35 le 14/06/2011
    • Internaute 111548
      citoyen

    La droite est responsable de la situation parce qu’avec le MEDEF elle se contrefout de la souffrance au travail, elle réduit les obligations en terme de médecine du travail (que le MEDEF rêve de supprimer)

    La « gauche » (je mets des guillemets parce que c’est celle de DSK) aussi, car quand elle a eu les manettes elle n’a presque rien fait pour aller dans l’autre sens, et en ne freinant pas les privatisations, elle a aidé à généraliser ce phénomène à toutes les entreprises.

    La passage à un monde du travail à l’anglo saxonne fait des dégâts énormes. Si la droite repasse, ça s’accélèrera. Si la gauche réussit, si elle se débarrasses de ses libéraux, on peut espérer un peu...

  • Hulk
    Hulk
    Gros con de droite
    • Posté à 22h44 le 14/06/2011
    • Internaute 108405
      Gros con de droite

    Quand on ne tient pas la pression, on ne prend pas de responsabilités.

    • DiaboloSatanas
      DiaboloSatanas répond à Hulk
      Fou du volant
      • Posté à 23h05 le 14/06/2011
      • Internaute 79165
        Fou du volant

      C’est un peu plus compliqué que ça, Gros con de droite de mon cœur .

      Si déjà que le boulot en Entreprise devient infernal parce tout le monde est cynique et ne pense plus qu’a sa gueule et qu’en plus , les derniers qui ont encore à la fois un peu d’humanité et un attachement à leur entreprise et au travail bien fait se suicident, c’est sur que ça va mal finir .

      Par contre, je te concède que ta remarque est pas fausse, aussi bien à France Télécom qu’a la FNAC , le taux de suicide ne me semble pas supérieur à la moyenne nationale .
      Avec le’ bémol qu’un cadre bien intégré de 40 ou 50 balais devrait quand même se sentir mieux dans sa peau qu’un adolescent en crise ( a tendance homosexuelle de surcroit) ou un pauv’ petit paysan célibataire ( corse de surcroit) qui encule ses chèvres et ne peut plus joindre les deux bouts à cause du phylloxéra ou de la myxomatose de ses lapins ..

      • Hulk
        Hulk répond à DiaboloSatanas
        Gros con de droite
        • Posté à 23h07 le 14/06/2011
        • Internaute 108405
          Gros con de droite

        Avec ces conneries médiatiques sur les suicides en entreprises, la prochaine étape est en gestation : licenciement préventif des faibles et fragiles avant qu’ils ne se pendent.

        Bravo les tarés du médiatico-circus...

         
        • DiaboloSatanas
          DiaboloSatanas répond à Hulk
          Fou du volant
          • Posté à 23h14 le 14/06/2011
          • Internaute 79165
            Fou du volant

          Des fois, vu l’ambiance de merde qu’est devenu le travail en entreprise ( je travaille depuis suffisamment longtemps pour avoir pu observé la dégradation continuelle depuis une bonne quinzaine d’année et pour avoir la chance de pouvoir m’en sortir bientôt ) je me demande si c’est pas mieux d’enculer des chèvres, comme vie..

        1 autres commentaires
  • Buenaventura
    • Posté à 22h54 le 14/06/2011
    • Internaute 33891

    Comme pendant la guerre de 14-18 ou la hiérarchie militaire envoyait la troupe au casse-pipes sans aucun résultat, en pure perte, les entreprises inféodées au dictat des marchés sacrifient leurs salariés sans aucune conscience. Pour un mort, combien d’employés encore en souffrance morale ? Le but : engraisser une poignée de dirigeants et actionnaires. C’est tout simplement intolérable.Absolument rien ne justifie ces pressions imbéciles sur des être humains. Il faudra bien un jour relever la tête et dire bien haut que personne ne veut plus de ce système débilitant...

  • GWERN
    GWERN
    Ex militant du vaste mouvement (...)
    • Posté à 22h55 le 14/06/2011
    • Internaute 60684
      Ex militant du vaste mouvement (...)

    P........ arrêtez de vous suicider seul ; emportez avec vous un de ces « enfoirés » de managers !
    Je sais c’est facile à dire devant son écran !

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à GWERN
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 05h39 le 15/06/2011
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Mourir pour mourir... s’il en est vraiment responsable de ma détresse,
      je l’invite à faire le grand voyage avec moi - et gratos !

      Si chaque « suicidé » en faisait autant, ça en refroidirait quelques uns.
      (sans mauvais jeu de mot)

      • GWERN
        GWERN répond à Yvon le Zébulon
        Ex militant du vaste mouvement (...)
        • Posté à 19h56 le 15/06/2011
        • Internaute 60684
          Ex militant du vaste mouvement (...)

        C’est plus un coup de gueule, mais comme j’ai vécu (un peu) cette situation je sais (un peu ) ce que cela peut entraîner !

  • fifozorus
    fifozorus
    rex
    • Posté à 23h14 le 14/06/2011
    • Internaute 151599
      rex

    Quand une personne se suicide en indiquant que son travail est le principal motif de son geste, on entend largement l’argument « c’est multifactoriel, il doit s’agir de la conséquence de la perte d’un proche, d’une situation financière, d’une crise de son couple... »
    Quand une personne se suicide en indiquant que le motif de son geste est par exemple la perte d’un être cher, on entend rarement que c’est multifactoriel et qu’il doit s’agir du résultat d’un contexte professionnel !
    C’est étrange ces distorsions d’analyses !

  • Philippe Leclercq
    Philippe Leclercq
    dilettante
    • Posté à 23h21 le 14/06/2011
    • Internaute 64790
      dilettante

    Fédération Nationale d’Achat des Cadres... Eh oui, c’est ça, la FNAC... Alors, si y s’mettent à suicider leurs prores cadres, ils scient la branche sur laquelle ils sont assis...

    • kbvz
      kbvz répond à Philippe Leclercq
      employé
      • Posté à 00h50 le 15/06/2011
      • Internaute 67663
        employé

      Attention, ce n’est plus du tout ca aujourd’hui...
      A la création c’était ca, mais ca ne l’est plus depuis bien longtemps ^^

  • Crapaud froid
    • Posté à 23h30 le 14/06/2011
    • Internaute 69828

    Perso, j’ai cessé d’être client de cette boutique il y a de cela 20 ans, après avoir pris leur « carte fidélité » et constaté que : 1) on n’obtenait de réduction qu’à condition de consommer beaucoup plus, ce qui revenait à payer ces ristournes soi-même et au prix fort ; 2) leur système était d’une mesquinerie à vomir.

    • blackbear-
      • Posté à 12h01 le 15/06/2011
      • Internaute 117716

      Moi j’ai cessé d’être client de la FNAC, quand elle a viré, un responsable disque, dans le nord, qualifié, incontournable etc...pour causes de « restructuration », c.a.d. économie d’un salaire.
      La FNAC, fonctionne comme toute l’économie du moment. On vire ceux qui sont trop chers ou pourraient, par leur savoir, faire de l’ombre à des ambitieux sans culture et ressources.
      C’est le rêgne de l’incompétence, doublée de carriérisme féroce.
      Si tout fonctionne mal, se casse la gueule, c’est depuis que des petits péteux arrogants, qui croient tout savoir à peine sortis de leurs écoles de com’ ou de marketing, ont pris le pouvoir dans les entreprises, prèts à vendre leurs âmes au patronat pour garantir leur ascension.
      Résultat des courses, des prestations lamentables, des successions d’échecs et de catas, tout cela pour économiser sur les salaires de gens pourtant qualifiés, avant tout des séniors.
      Certaines entreprises ont compris leurs erreurs et recrutent à nouveau des « papys et des mamies », garant que leur savoir une fois transmis, ne peut que bénéficier à l’entreprise.

      • Fnackeur
        Fnackeur répond à blackbear-
        smicard pour l'eternité
        • Posté à 20h12 le 15/06/2011
        • Internaute 160148
          smicard pour l'eternité

        Excellente analyse qui colle parfaitement à ce qu’est devenue la Fnac ! ! !

  • jean-michel91
    jean-michel91
    fonctionnaire
    • Posté à 23h46 le 14/06/2011
    • Internaute 103806
      fonctionnaire

    Pour l’instant les gens se suicides....arrivera malheureusement le moment ou ces personnes s’attaqueront directement et physiquement à leurs harceleurs plutôt qu’a eux même.....

  • nemo77
    nemo77
    ingénieur télécom
    • Posté à 23h52 le 14/06/2011
    • Internaute 133547
      ingénieur télécom

    Comme Orange.
    Des amis et protégés de l’ump.

  • BILTO
    BILTO
    travailleur en colère
    • Posté à 23h54 le 14/06/2011
    • Internaute 73774
      travailleur en colère

    Bon,d’accord,le directeur s’est suicidé !
    Combien d’employés a-t ’il viré pendant sa carrière,souvent avec des prétextes bidons.

    Pour virer les employés,les cadres pourris jusqu’à la moelle sont tous d’accord,et quand l’un d’entre eux se fait virer,alors là,les autres s’empressent de dire qu’il l’a bien cherché,qu’il n’était plus dans le moule,quelle bande de faux-derche.
    Quand le directeur régional débarque,c’est le branlecon de baba ! !
    Ils flippent tous,et font ranger le magasin de fond en comble,tout ça pour garder leur poste,il nous font faire et défaire les rayons toutes les 5 minutes.Quelle poilade cette enseigne,peuplée de tous les cadres bidons qui se sont fait virer des hypers !
    on récupère tous les « ex carrouf “.
    ils passent leur temps à se palucher dans des réunions à la con ,avec un brieffing le matin dans le magasin ou lis commentent les chiffres de la veille,mais les vendeurs ne n’ont rien à cirer.On va pas se faire chier pour le SMIC ! !
    Cette boite est devenu tellement délirante qu’elle se cassera la gueule toute seule .
    D’ailleurs,a l’allure ou ça va,pinault devrait se manier le cul pour vendre,parce que bientôt,ça vaudra nada ! !
    Au fait,qu’en est-il du directeur de la fnac Brésil ?
    Enquetés à ce sujet,les journaleux,vous n’êtes pas au bout de vos surprises ! ! !

    • Pas lolo
      Pas lolo répond à BILTO
      fasciné
      • Posté à 06h30 le 15/06/2011
      • Internaute 29635
        fasciné

      « Cette boite est devenu tellement délirante qu’elle se cassera la gueule toute seule . »

      C’est surtout un business model extremment curieux.

      Les bouquins sont au même prix que chez le libraire du coin. Et pour tout dire, le mien me commande n’importe quel bouquin en un jour chrono.
      Les DVD/BR sont au moins 20% plus cher que chez amazon, pour les ultimes que je ne pompe pas en 2-3 heures en DDL pour les mater une fois.
      Le matos est au minimum au même tarif que chez Darty/Boulanger. Sauf que t’as plus qu’à te trimbaler l’ancien matos HS jusque la déchetterie vu qu’ils enlèvent pas, eux.

      Le tout avec le droit de glander 20 minutes aux caisses ou payer, en plus, la livraison.

      J’avoue être assez surpris qu’ils aient encore des clients.

      • BILTO
        BILTO répond à Pas lolo
        travailleur en colère
        • Posté à 09h13 le 15/06/2011
        • Internaute 73774
          travailleur en colère

        la clientèle baisse régulièrement,donc,celle qui reste,on doit la saigner à blanc,en vendant des plans de vente,des assurances,la carte fidélité.
        l’idée de la direction,c’est de favoriser le site ,en appliquant la remise sur les bouquins,ou en vendant des produits moins chers qu’en magasins,pour que la clientèle se casse sur internet.
        A terme,des magasins fermeront car il seront moins rentables.
        Avant,les clients avaient un minimum de connaissance sur les produits,,ceux-là vont directement sur internet.Ceux qui restent,ne connaissent pas grand-chose,et préfèrent acheté à la fnac,c’est plus valorisant que d’acheter en hyper.
        Même les vendeurs les plus motivés en ont marre,quand aux autres,ils espèrent même une fermeture ou un plan social,de façon à partir avec un petit chèque.
        les jeunes vendeurs (qui sont chez papamaman) sont contents car ils ont une bonne remise perso.Ils reversent pour certains,l’integralité de leur salaire en achetant du matos.comme ça ,la boucle est bouclée.
        La stratégie du passage en caisse est voulu,comme ça,les clients qui en ont marre de poireauter passeront par internet.
        Tout est organisé pour se séparer de magasins,certains dans les centre ville de province,d’autre dans les centre commerciaux,pour y installer ailleurs des magasin en taule ondulée type la halle aux chaussures,qui ne bossent que le weekend,donc ouvert le dimanche.

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