A débattre 19/06/2007 à 13h33

Les universités françaises sont-elles vraiment nulles ?

Ophélie Neiman | Miss GlouGlou

Une fois de plus, le classement international de Shanghaï sur les meilleures universités mondiales a placé la France à un rang médiocre. Innovation cette année, l’université Jiao Tong, qui publie ce type de classement depuis 2003 (voir les précédents classements ), a décliné la liste en cinq thématiques.

Pour les sciences médicales et pharmaceutiques, le constat est éloquent, aucune université française ne figure parmi les 100 meilleures. A peine mieux en sciences agronomiques : Paris VI se classe dans une fourchette située entre la 77e et la 106e place.

En informatique et sciences de l’ingénieur, deux universités sont présentes : Paris VI encore, à peu près à la même place qu’en agronomie, ainsi que Bordeaux I, un cran au-dessus. En sciences sociales, à nouveau une seule présence hexagonale : l’Insead. Il n’y a guère que dans les sciences de la terre et en mathématiques que la France se distingue, avec cinq établissements classés, dont Paris XI (Orsay) au 24e rang mondial. Pour plus de précisions, voir le tableau établi par Le Figaro.

Evidemment, les critères du classement feront hurler au scandale : la taille de l’établissement, l’importance des effectifs, la part des dépenses consacrée à la recherche... Mais sont-ils vraiment plus discriminants pour la France que pour les autres ? Cette maigre moisson ne pouvait pas mieux tomber pour le gouvernement. Dans un peu plus d’une semaine, il présente son projet de réforme des universités, avec comme objectif de les rendre plus compétitives. Si l’on en croit le classement de Shanghaï, elles en ont effectivement besoin.

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  • Anonyme

    Et cette idée de « les rendre plus compétitives » (tout le monde le dit) m’énerve : nos universités doivent être meilleures que les autres ou tout simplement être bonnes. Une entreprise veut être compétitive ; une université doit elle être gérée comme une entreprise ? Je pense que la compétitivité au sein d’une FAC, comme entre FAC, est, au contraire, nocive. Les universités, comme les étudiants, ne devraient ils pas travailler en équipe plutôt que les unes contre les autres ? En effet, les étudiants qui reçoivent de faux cours (compétitivité entre élèves en médecine) ne seront jamais bons, de la même façon que les universités qui ne partageraient pas leurs recherches.
    Stouve

  • Anonyme

    Le problème de la France c’est que le système est à plusieurs niveaux :

    BTS
    IUT
    Université
    Grandes Ecoles

    Personne n’y comprend rien à part nous, et surtout on a du mal à sortir des BAC+3 et BAC+5 performant en université, par contre nos thésards sont plutôt bon, même si nos entreprises veulent pas les embaucher.

  • Anonyme

    Par Courageux anonyme 17H34 19/06/2007 :
    « Je reste toujours septique face à ces classements »

    Septique comme la fosse du même métal ?
    Ou Sceptique comme se doit de l’être quelqu’un qui doute de ce qui est écrit sur internet ?

  • daniel
    daniel
    daniel
    • Posté à 07h53 le 20/06/2007
    • Internaute 5273
      daniel

    Un tel classement est forcément subjectif et sujet à de lourdes critiques :
    Pourquoi donner tel poids sur tel ou tel critères plutôt qu’un autre (qui nous serait plus favorable...)

    Le problème n’est pas là. Le problème est que les étudiants se servent de ce classement pour faire leur choix d’études. Ainsi, les meilleurs étudiants (chinois, mais pas seulement) vont aux USA et pas forcément en France.

    La question est : voulons nous réagir face à cela ou pas et comment le cas échéant ?

    On peut faire un classement alternatif (imaginez un classement français qui classe les universités ou les écoles françaises parmi les meilleurs...) ou repenser notre système d’enseignement superieur, invisible à l’international.

    Voyez nos universités éclatés en de nombreux sites où les enseignants chercheurs sont dispersés pour cause de décentralisation excessive : ils se retrouvent isolés pour leur recherche et ils ont peu de moyens pour enseigner.

    • Anonyme répond à daniel

      Ex : Combien de morts par balles par ans ? ?

      En fait aucune stat est vraiement objective sachant que les modes culturelles sont totalement differente d’un pays a l’autre et que l’on fait toujours des statistiques dans un but precis.

      Y a t -il un classement de la connaissance geographique enseignee au USA, si oui comment se fait il que la plupart des Americains connaissent tou juste les etats limitophe et rien de plus ?

  • Cyril_H
    Cyril_H
    étudiant à Pau
    • Posté à 09h50 le 20/06/2007
    • Internaute 5367
      étudiant à Pau

    Ce genre de classement est par nature contestable, certes...

    Mais l’université française va très mal ! ! !

    Même dans les facs de sciences, on accepte qu’un bac+5 professionalisant (DESS) ne vaille pas la moindre école d’ingénieur ; quand on reçoit un étudiant européen, il se situe la plupart du temps en tête de promo et le système se dénigre en ne recrutant que très rarement ses étudiants : la quasi-totalité des enseignants-chercheurs sont des docteurs-ingénieurs ou des normaliens.

    La principale perversité du système vient des classes prépa : ne pas en être revient à être relégué dans des établissement de seconde zone où vos professeurs (qui en sont) ne vous proposeront jamais le même enseignement et ne vous demanderons jamais la même rigueur. Et vous le reprocherons plus tard.
    Il est d’ailleurs frappant de remarquer qu’il y a plusieurs populations dans les facs : ce ne sont pas toujours les mêmes qui rentrent en 1e année et en master ; et s’en sont encore d’autres qui accèdent à la thèse ; les étudiants qui arrivent de l’extérieur passant plutôt mieux les sélections.

    Donc classement de Shanghai ou pas, il y a du boulot sur l’enseignement supérieur français et ce n’est pas une autonomie sans moyen ou une privatisation déguisée qui règleront le problème.

  • Anonyme

    Va voir le resultat des ventes du char leclerc, du rafale, de galileo avant de parler...

    Leader dans le secteur du nucleaire, oui en 1970. autre chose on a pas cree une multi-nationale francaise depuis 1970. un rapport ?

    quant a erasmus, l’auberge espagnole c’est une chose, la mondialisation une autre

    alors evidemment la botte secrete des sondages truquees

  • cocotte93
    • Posté à 17h36 le 19/06/2007
    • Internaute 10633

    notre université va bien, merci ! Notre enseignement est l’un des meilleurs et je regrette que l’on soit obligé sns arret de justifier notre travail.

    • Anonyme répond à cocotte93

      Désolé,mais nos Universités ne vont pas bien. J’ai fait le début de mon cursus en France bac+4 et après j’ai continué au Canada pour master et doc.
      Je peux comparer, ça rien à voir. Je ne suis pas dans la meilleur Université Canadienne, mais elle est 10 fois meilleur que la meilleur française.

      J’ai comparé le matériel, les locaux sont délabrés, y a pas de financement en France. Et surtout les chercheurs sont dévalorisés. On paie des bac+10, 1700 voir 2200 euros, c’est honteux. Au canada, le gouvernement Canadien me paie mes études, master à 14000 dollars année plus vacances payés et déductible d’impôt car c’est une bourse et au Doc 20000 dollars net dans la poche.

      Alors qu’en dites vous, y a t il vraiment une différence, et je le redit je ne suis pas dans la meilleur université Canadienne.

      Notre chauvinisme nous désert, alors remettons nous en question.

      C’est pas populaire mais les Universités doivent être payantes avec un système de bourse et prêt.

      Les gens les plus riches payerais leurs études et les plus pauvres pourraient recevoir une formation qualifiante de haut niveau, un investissement en soi. Si on m’avait garanti un emploi à la fin de l’université, je me serais endetté de 30000 euros sans problème et je suis sûr que beaucoup de gens sont d’accord avec moi.

      Cordialement,

      Samir

      • PetitPiteux
        • Posté à 11h22 le 20/06/2007
        • Internaute 2528

        hum ? mon semestre de cours a montreal (UCAM) m’a un peu appris l’inverse : le niveau était plutôt bas (en Master), les prof plutôt nul, et les droits d’inscription élevés (pour ceux qui n’était pas en échange comme moi). Certes peut-être plus d’argent et plus de confort, mais bon. Un point vraiment positif est la capacité a reprendre les études apres avoir bossé qq années, mais c’est plus une question de choix de société et moins un problème propre aux facs.

        >« Si on m’avait garanti un emploi à la fin de l’université, je me serais endetté de 30000 euros sans problème et je suis sûr que beaucoup de gens sont d’accord avec moi. »

        ou pas... Il y a des gens pour penser que les études ne servent pas en priorité à trouver un emploi, mais à apprendre à réflechir, à permettre aux gens d’être libre. Etant en thèse, je suis susceptible de faire partis de ces chercheurs « dévalorisés » parce que payé une misère (le double de ma bourse quand même). Mais ne considérant pas l’argent comme équivalent universel, j’aurais plutôt tendance à me considérer valorisé par la liberté qui me serait donné... Dèjà entendu parler de la fable du loup et du chien ?

      • Anonyme

        cher Samir
        n’en jetez plus la preuve est faite : vous n’étiez pas dans la meilleure université française et vous n’êtes sans doute pas dans la meilleure université canadienne : la « meilleur » x 4 donc pas faute de frappe : la meilleure / je « redit » je redis / pas désert ( Sahara) mais « notre chauvinisme nous “dessert” : du verbe desservir / les vacances payées et déductibles non pas “payés et déductible” / les gens payeraient et non pas “payerais”.
        sans rancune mais je n’ai pas résisté ........
        ex mai 68

         
        • pom7848
          pom7848
          Emmigré
          • Posté à 11h12 le 04/08/2007
          • Internaute 13588
            Emmigré

          Ah c’est beau les arguments orthographiques ! Quand on ne peut répondre sur le fond on le fait sur la forme... C’est assez symptomatique.

          Je vis et étudie moi aussi outre Atlantique où je rencontre pas mal de Français que le système universitaire avait considérés comme « déchets ». Des gens intelligents que les études en France avaient intimidés. On les remet à leur place sur leur façon d’écrire, de s’exprimer. Du coup ils pensent souvent qu’ils ne sont bons à rien. Mais heureusement pour certains, ils ont la possibilité de se découvrir talentueux à l’étranger et de briller dans le domaine où ils excellent, là où en France on les aurait découragés.

          Il est de nombreuses discipline où les fautes d’orthographe n’ont que peu d’importance. Je ne connais pas Samir mais je peux facilement imaginer qu’il soit dans une filière scientifique. Ce qui importe c’est son travail, pas son orthographe...

          Et on s’étonne après que les étrangers ne veuillent pas étudier en France ! Une simple faute d’accord peut faire déconsidérer leur travail...

          Reprendre un enfant sur son orthographe c’est l’éduquer. Reprendre un adulte, c’est non seulement impoli, mais c’est aussi le rabaisser et l’insulter en faisant fi de ce qu’il a à dire...

        1 autres commentaires
      • Anonyme

        Elle semble assez fabuleuse ton université canadienne « 10 fois meilleur que la meilleur française » : là-bas, pas besoin de connaître l’orthographe et la conjugaison françaises...

        Autre chose : quel est le rapport entre le niveau d’une université, et la rémunération qu’elle propose à ses étudiants ?

        ...

        Joey :)

         
        • Anonyme

          ben... 10, justement ! !

        1 autres commentaires
    • Cyril_H
      Cyril_H répond à cocotte93
      étudiant à Pau
      • Posté à 09h59 le 20/06/2007
      • Internaute 5367
        étudiant à Pau

      Je ne sais pas où vous avez la chance d’enseigner mais j’ai le malheur de vous annoncer que ce n’est pas la perception de la majorité des étudiants.

      En fac de science, le conseil le plus répandu est : « Tire-toi ! » c’est à dire : la fac, c’est très bien à condition de profiter de toutes les occasions pour intégrer une école d’ingénieur.

      Il est d’ailleurs frappant de constater que, pendant la crise du CPE, la peur de la précarité était la même dans les facs de sciences, de lettres, de socio-psycho. Les seuls établissements qui se sont peu mobilisés étant les facs de droit et de médecine : normal, leur diplôme ont une valeur reconnue !

  • Nicolas Brousse
    Nicolas Brousse
    Etudiant à Paris
    • Posté à 17h43 le 19/06/2007
    • Internaute 118
      Etudiant à Paris

    Puisque les universités en France sont si médiocres par rapport aux universités des autres, le projet de Nicolas Sarkozy sur l’autonomie des universités est indispensable. Je pense même que ce soit l’unique solution.

    • Anonyme répond à Nicolas Brousse

      Ah ? En quoi c’est indispensable ? Si les universités par exemple avaient une vision clientéliste basée sur une prospection à 5 ans des étudiants qui travailleront jusqu’à 70 ans ne sont peut-être pas les mieux lotis. Si ?

    • Anonyme répond à Nicolas Brousse

      autonomie des universités = fin de la reconnaissance nationale des diplomes

      • Anonyme

        et alors ?

         
        • Anonyme

          Et alors ? Vous posez la question sans réflechir : s’il n’y a plus d’équivalence, il n’y aura plus que deux ou trois universités qui draineront la majeure partie des recherches et enseignements, et l’on aura plus de candidats que de places, donc une sélection à l’entrée ... Tout le contraire de ce que le projet d’autonomie prétend mettre en place ... mais je suppose que vous ne l’avez pas lu ?

          • Cirdec
            Cirdec
            Cadre qui commence à comprendre (...)
            • Posté à 16h55 le 20/06/2007
            • Internaute 8798
              Cadre qui commence à comprendre (...)

            Exact. Et, bonus, vu qu’il n’y aura plus que quelques poles de recherche, la France remontera dans ce classement débile.

        3 autres commentaires
      • juliettelucie
        juliettelucie
        Agitée du bocal
        • Posté à 20h00 le 19/06/2007
        • Internaute 4918
          Agitée du bocal

        Et pourquoi donc ? Haravrd est une université indépendante, ses diplômes sont quand même bien reconnus, non ?

      • juliettelucie
        juliettelucie
        Agitée du bocal
        • Posté à 20h00 le 19/06/2007
        • Internaute 4918
          Agitée du bocal

        Et pourquoi donc ? Harvard est une université indépendante, ses diplômes sont quand même bien reconnus, non ?

         
        • Anonyme répond à juliettelucie

          Non, pas ses diplomes, juste l’université ... SInon vous ne diriez pas « Harvard est reconnu », mais « tel(s) diplome(s) d’Harvard est (sont) reconnu(s) ». VOus allez dans mon sens sans même le remarquer, et ça c’est terrible !

        1 autres commentaires
    • Penchour
      • Posté à 18h11 le 19/06/2007
      • Internaute 427

      Aprés « l’autonomie des collectivités locales » sans transfert de moyens en conséquence, Sakamerd nos propose « l’autonomie des universités » .... sans transfert de moyens, bien entendu.
      L’autonomie, telle qu’elle est proposée jusqu’à maintenant, n’est pas une autonomie réelle, mais plutôt une « externalisation » de la recherche : Allez les chercheurs, maintenant vous vous démerdez tout seuls, l’Etat vous file plus de sous ! Vous êtes intellignet, vous saurez vous débrouiller sans ...
      Vivement le recherchethon sur FRance télévision où l’on applaudira les prestations du docteur machin, qui jonglera 72 heures d’affilée dans le but de récolter des fonds pour entreprendre une recherche sur l’influence de Proust dans la littérature anglo-saxonne, ou - moins sujet à controverse - des chercheurs déguisés en souris, à l’effigie de leur sponsor US, qui feront la manche pour financer des recherches sur les thérapies géniques ... Alez les rats de labo, il est où le fromage ?

      • Anonyme répond à Penchour

        et c’est bien là le fond du problème.

        reduire les depenses et privilegier certaines categories sociales
        depuis des années le but de l’enseignement est de privilegier les privilégiés (Allègre entre autres a bien oeuvré dans ce sens)... les droits d’inscriptions à harward ou dans n’importe quelle école d’ingenieur française sont discriminantes
        et ce n’est pas les deux ou trois pekins extraits des banlieues comme faire valoir d’une « discrimination positive » qui vont modifier le resultat .... dehors les pauvres.
        Quand à la rentabilité .... l’université sert avont tout à aprendre à penser ; à rendre intelligent : la competitivité sert avant tout au machines à regurgiter des cours dont lma performance sutr le terrain, lorsqu’il faut penser, trouvent vite leurs limites.
        Quand à la rentablité ..... dehors les philosophes, les artistes, les historiens, les archeologues et autres progressistes de la pensée ... place nette pour les cranes d’oeufs de l’économie, du droit, de l’administration et des sciences dites utiles dont les programmes seront définis par des ’investisseurs’ dont la pluspart ne savent lire que les cours de la bourse et ne comprennent pas grand chose aux thèses qu’ils financent (

         
        • Anonyme

          Concernant, les droits d’inscription en ecole d’ingenieurs, je m’inscris en faux, la majeure partie sont gratuites, les droits sont du meme ordre que pour les universites, 600 euros par an grand maximum. Les ecoles de commerce, elles sont payantes, mais l’assurance d’un emploi en sortie permet de souscrire un pret sans trop de risque.
          Ce qui derange beaucoup de gens avec les ecoles d’ingenieurs, c’est la selection a l’entree, mais c’est ce qui je pense evite de perdre trois ans dans ces cursus.
          J’estime que les formations universitaires francaises sont d’un tres bon niveau, mais seulement apres la license, ou l’ecremage a eu lieu et ou les passagers clandestins sont descendu du navire.

          50% des etudiants en fac n’ont rien a y faire, mais fautes d’orientations ou de filieres adequates...

          Ce qu’il faut c’est encourager les IUT, les filieres professionnalisantes, bien plus utiles pour trouver un emploi, et qui n’empechent pas de poursuivre des etudes plus poussees dans la recherche apres.

          Le probleme de l’universite francaise, c’est qu’elle forme des enseignant-chercheurs, alors qu’elle devrait aussi former des travailleurs, des entrepreneurs, etc... C’est ce qu’il se passe en medecine ou en droit, alors que les debouches en philo ou en psycho sont un peu plus flous (attention, je ne dis pas qu’il n’y en a pas).

          • Anonyme

            Lorsque tu intègres un Master Pro de Psycho, tu obtiens le titre de Psychologue à la fin de ta 2ème année. Donc ton METIER, c’est psychologue. C’est pas qu’il n’y a pas de débouchés en Psycho, le « problème » c’est qu’il y a très peu de places en Master 2, par conséquent si on n’accède pas à cette 5ème année, on se retrouve avec un Bac+4 qui, effectivement, ne vaut pas grand chose sur le marché du travail. Mais une grande partie de ceux qui choississent Psycho, ne choississent pas cette filière pour devenir psychologues, mais pour se préparer à certains concours.

        • Anonyme

          je ne sais pas d’ou tu sors mais la tres grande majorite des ecoles d’ingenieurs sont gratuites, merci de parler de ce que tu connais....

        3 autres commentaires
  • Vingtras
    Vingtras
    Membre des 47%
    • Posté à 17h46 le 19/06/2007
    • Internaute 8509
      Membre des 47%

    Les universités de sciences humaines n’ont pas été prises en compte car, selon Jiao Tong, « il est difficile de trouver des points de comparaison internationaux techniques dans ces matières ».

    Ben oui, faut du rentable, du cash et du lourd man, rien à battre des sciences humaines, trucs d’intellos gauchistes là, qu’on fait même pas de pez avec...
    Bref rien de nouveau sous le soleil dans ce classement pourri. Mais c’est bien, supersarko va pouvoir sauver le monde une fois de plus cette semaine, c’est tout ce qui compte.

    • Anonyme répond à Vingtras

      je suis pas forcement pour Sarko, mais je suis daccord quil faudrait inclure plus de rentabilites dans les universites, de competitivite, moins de paperasse, est il encore normal de remplir quatre conventions a 8 volets pour un stage, fournir une attestatin d`assurance, photocopies carte d`identite...bref pour quoi toutes cette paperasse !
      Puis la plupart des universitaires ne savent pas ce qu est un email ! ! SOS modernite, sans parler des bibliotheques, ou il n y a pas de livres, a oui ledition de 1990...
      et la pub, quand on voit les sites des facs on se demande quil leur a fait parce que franchement ils sont nuls ! ! !
      Je dois noter tout de meme que les universites a Paris sont un peu mieux loti et oui on sait se servir d`un ordinateur !

      • Anonyme

        au collège chez moi aussi on sait se servir d’un ordinateur...dire que tu as du attendre l’université pour utiliser un ordi...pauvre riche parisien va

         
        • Anonyme

          Pareil, j’ai appris à me servir d’un ordinateur au collège, il y a plus de 20 ans ... Introduire de la compétitivité à l’université, sur les modèles américains ou anglais, c’est aussi débile que proposer des portions de frites de 1Kg dans les restaurant ... Tiens, Mc Do l’a déjà fait ! Ca n’a aucun sens ! Les connaissances actuelles, fruits des recherches entreprises dans ces universités si peu rentables ont mis en avant l’échec des stratégies individualistes suer le long terme, or tout le système de « compétition » repose sur ce principe.

        1 autres commentaires
  • Anonyme

    Je serais assez pour un classement de la France envers les classements internationnaux d’universités en les mesurant à l’aide des objectifs que nous nous choisissons.

    Si le but de l’université c’est d’être bien classée on est mal barrés. Heureusement j’ai fini mes études. Je ne sais pas ce que va nous sortir ce gouvernement techniciste à mort, mais je sens que je chercherai d’autres pays mal classés.

    • ada
      ada
      • Posté à 19h59 le 19/06/2007
      • Internaute 1820

      On pourrait imaginer un autre critère, qui serait le rapport entre argent et résultats...Vu comme ça, je suis sûre que les universités françaises sont dans le haut du classement, pas difficile, vu le peu de moyens qu’elles ont !

      • Anonyme répond à ada

        A l’étranger les moyens viennent en grande partie que les universités sont payantes donc faudrait savoir ce qu’on veut...

         
        • Anonyme

          Vrai et Faux à la fois,

          L’argent de toutes les FAC privés bien classées vient effectivement principalement des frais d’inscription. Par contre pour ce qui concerne la majorité des universités de pays industrialisés, le problème des frais d’inscription est mineur. En fait, si l’état français attribue l’année prochaine le même argent à l’université par étudiant que l’état allemand ou hollandais voir belge, le budget des universités seraient équivalent à celui des écoles d’ingé et les qualités de travail seraient largement améliorées. Si en plus, l’état fait de même sur la recherche on aurait une recherche des plus valorisantes.

          Par contre je ne crois pas que l’université va aussi mal que l’on veuille bien le dire. Les campagnes médiatiques intensives pour dissuader les jeunes de les integrer ont un rôle important dans la qualité des étudiants.

          Et puis encore une fois, les étudiants français ne seraient pas autant demandés à l’etranger si elle était vraiment aussi mauvaise.

        1 autres commentaires
  • sinclair
    • Posté à 17h58 le 19/06/2007
    • Internaute 2580

    Ras le bol de ces statistiques de Dr Mabuse. Voila que maintenat shangai clas les universites en fonction de quoi ? Sur quel critere. Si l’on regarde de plus pret on s’apercoit qu’au top 20 en 2005 il y en avait 17 en Amerique nord et sud 2 en Europe (probablement GB) et 1 en Asie. Et voila !

    Dans les faits les meilleurs etudianbts et diplomes du monde entier sont drainees par ce top 20 il ne s’agit donc pas de qualité de l’enseignement ayant promu des personnes au rang d’elite mais d’un pillage au niveau mondial et ce n’st pas d’hier.

    Si j’etais teigneux je dirais que les USA ont mis dans quelques universites les moyens de piller les universites d’europe et d’asie en faisant l’economie de la qualité de leur propre systeme d’éducation de base.

    En Europe l’education a haut niveau est chere mais tout un chacun peut y arriver avec des aides en fonction des ressources aux USA cela coute une fortune et met ces universites hors de portee d’une immense majorité d’américain.

    Est ce cela que l’on classe ?

    • Anonyme répond à sinclair

      En effet, c’est plus la qualité de l’enseignement plutot que la qualité de l’université que l’on devrait comparé.
      Stouve

    • C. Creseveur
      C. Creseveur répond à sinclair
      D'actualité, de dessin surtout
      • Posté à 22h41 le 20/06/2007
      • Internaute 7715
        D'actualité, de dessin surtout

      Exact, les USA sont toujours sur-côtés comme d’habitude, et de la même manière qu’ils font financer leur colossale dette extérieure par le monde entier, leurs facs créent artificiellement des niveaux élevés par des brillants recrutements à l’étranger.
      Pour en revenir à la France et au niveau de ses facs la catastrophe était prévisible dès le jour où Chevènement, alors ministre de l’EN a souhaité 80% d’une classe d’âge au bac. Mais il n’avait pas alors prévu les moyens utiles pour accueillir le surplus de population mécaniquement généré. Pourtant dans les années 80 la situation était déjà épouvantable : on suivait parfois les TD dans les couloirs faute de place dans les salles, ou dans les amphis.
      Comme depuis personne n’a octroyé de moyens supplémentaires à l’enseignement supérieur et à l recherche, et qu’on a plutôt réfléchi à dégraisser le mammouth, je ne vois pas comment les choses peuvent aller mieux.

  • Anonyme

    Ce classement est bidon pour bonnombre de raisons, mais principalement parce qu’il postule que tous les pays ont organisé leurs système universitaire sur le même modèle, ce qui est totalement faux : chaque pays dispose d’un modèle spécifique qui ne peut pas toujours être ramené aux autres modèles nationaux. Qu’est-ce que cela peut signifier que nos universités ne soient pas « compétitives » sur le plan international ? Que leur production de savoirs et de connaissances est inférieure ? Certainement, dans de nombreux domaines, ce qui n’empêche pas certaines universités d’être en pointe sur des domaines inexistants (littérature, archéologie, etc.). Ou alors trouve-t-on qu’elles ne fournissent pas assez de main d’oeuvre qualifiée ? Il faut alors rappeller que la France est l’un des pays qui connait le plus fort taux d’individus inscrits dans des études supérieures (ce qui est souvent oublié par les abrutis qui vous parlent du taux de chômage incroyablement élevé des 18-25 ans en Frnce en oubliant que les chiffres disponibles ne tiennent justement pas compte des étudiants ... mais c’est un autre problème).
    A l’heure de « l’autonomie des universités », on évite surtout de s’intéresser à la réalité de la vie dans ces universités : 1/3 des étudiants sont dépressifs (galère, misère et pas d’avenir ...), les dotations en postes d’enseignants et de chercheurs en diminution (a-t-on déjà oublié comment le CNRS a été « désintégré » et remplacé par une usine à gaz dont le seul but est de brader les restes de la recherche publique ...), une part importante des enseignants/chercheurs passe plus de temps à se tirer dans les pattes, se battant pour des miettes de pouvoirs dans une hypocrisie sans nom (ceux-là mêmes qui vous expliquent comment mai 68 a mis fin au mandarinat sont trop heureux de jouer aux mandarins à leur tour) ...
    Sincèrement, l’université française, pour la vivre au quotidien, elle ne fait pas envie ! Pas étonnant qu’il y ait tant de diplomés à quitter la FRance pour aller travailler (le plus souvent à contre-coeur) à l’étranger. Conclusion : si les autres pays sont mieux classés, c’est parce qu’ils ont mis la main sur les chercheurs français qui ne pouvaient pas travailler en France ...

    • Anonyme

      ce classement est en effet exactement dépendant du type d’architecture du système d’enseignement supérieure et de recherche et ne reflète en rien la qualité de la recherche effectuée. Regardons le en détail suivant les différents pays : on y trouve par exemple pléthore d’université étatsuniennes, britanniques, australiennes et canadiennes ; les néerlandais et les suisses s’en sortent également très bien. Pour l’Allemagne, la suède, Israël, le Japon ou le Danemark, ça reste représentatif, mais avec des classements pas formidables quand même.
      Mais permettez moi de penser que de ne trouver qu’une seule université espagnole dans ce classement est une aberration totale. Et l’Italie, qui a un système de recherche voisin du nôtre, se retrouve assez mal classée, comme la France.
      Donc ce classement n’est qu’un magnifique exemple d’effet saint matthieu, en utilisant une certaine théorie, je construit un modèle d’observation qui doit me permettre de corroborer ma théorie, et surtout je me rends pas compte que je tourne en rond.

      • Penchour
        • Posté à 19h06 le 19/06/2007
        • Internaute 427

        Entièrement d’accord : le modus operandi du classement est, implicitement de mettre en avant le modèle d’université « à l’américaine ». J’irai même plus loin puisque c’est le journal officiel du gouvernement qui présente ce classement, je propose cette équation :
        Débat sur l’autonomie + classement des universités = opinion publique favorable

        ... Il n’y a pas de coincidence, juste des calculs grossiers d’un gouvernement dont toute l’action repose sur le principe que des lois « naturelles » (la main invisible)existent qui régulent l’économie (commme la gravité en physique)

         
        • Anonyme répond à Penchour

          Le classement est fait par l’Université de Shangaï ; et ça fait plusieurs années qu’ils le publient.

        2 autres commentaires
  • Anonyme

    Eh oui, Ophélie , les universités sont nulles,si un jour vous allez à Beijing ou ChangHaï , et si vous allez voir certains campus ( j’ai étudié le chinois à Beijing) Vous constaterez le fossé et l’intelligence qui sépare ces deux systèmes, de plus les chinois ont un niveau de compréhension incomparablement plus élevé,c’est comme ça !

    Poliakoff

    • Anonyme

      Ô Poliakoff, comme j’aime à lire vos quelconqueries.

      Je suis pour ma part fier d’être au plus loin au rang de ceux qui vous font goder.
      J’espère qu’aucun chinois jamais ne viendra ici nous illuminer de sa si parfaite compréhension. Et de son fossé d’intelligence ou ai je mal saisi ? Allez savoir.

      Portons Pékin, Shangaï aux cîmes, là où les étudiants bien encadrés de chars de combat, apprenent à déglutir en suçotant leurs reliques -excusez moi- leurs élites.

      nostromo

    • Anonyme

      C’est amusant, je viens de constater que l’Ecole Normale Supérieure de Paris a été classée 99ème dans le classement de Shangaï... Cette école n’est certes pas représentative des universités française, mais ça prouve bien que ces classements sont bidons... Primo ça n’est pas une université, secondo elle a fourni à elle seule tous les médaillés fields français (dont le dernier qui y enseigne), et tous les professeurs qui y ont un bureau brillent sur la scène internationale de leurs matières respectives.

      • Cirdec
        Cirdec
        Cadre qui commence à comprendre (...)
        • Posté à 17h04 le 20/06/2007
        • Internaute 8798
          Cadre qui commence à comprendre (...)

        Excellente remarque... A condition de considérer que la médaille Fields a une quelconque valeur, par rapport au Prix d’économie en l’honneur d’Alfred Nobel (ce qui n’est pas la même chose que le prix Nobel). Or, il est assez facile de remarquer que les théories non scientifiques (car non réfutables, non répétables et se basant sur des axiomes non vérifiables expérimentalement - bref, l’économie n’est pas une science) pondues en économie sont rapidement appliquées dans la réalité, alors que les recherches en mathématiques sont tellement théoriques, qu’elles n’ont aucune rentabilité.

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