Enquete 25/02/2008 à 23h46

Médecine du travail : une réforme contre les abus du Medef

David Servenay | Ex-Rue89

Après avoir révélé avec France Inter comment la médecine du travail finance le Medef, Rue89 dévoile aujourd’hui le projet de réforme initié par le gouvernement. Mandaté par le Premier ministre, le Conseil économique et social (CES) présente ce mardi son projet. Une « vraie réforme », a promis le ministre du Travail Xavier Bertrand, mais il attendra les élections municipales pour la présenter.

Une avalanche de démentis, mais pas la moindre contestation factuelle. C’est ainsi que le Medef et certains services de santé au travail mis en cause ont réagi à notre première enquête, qui mettait en évidence un financement occulte de certains comités territoriaux du Medef. En particulier par le biais d’opérations immobilières, d’emplois fictifs, de frais et avantages indus.

La présidente du Medef, Laurence Parisot, interrogée sur LCI, niait alors ces accusations :

« Il n’y a pas d’affaire au Medef ! Dans les services de médecine au travail, il y a des commissions de contrôle. Qui est majoritaire dans ces commissions de contrôle ? Les organisations syndicales…
-Donc vous balayez d’un revers de main cette critique ? -Non, je ne balaye pas d’un revers de main, je pense que ce dont on est en train de parler est pas avéré, pas démontré. Point. »

Tout en admettant : « S’il y a des pratiques qu’il faut abandonner, on va les abandonner. » Pour mémoire, Laurence Parisot a toujours refusé de répondre à nos questions.

Xavier Bertrand dans un cocktail : « Nous allons nous occuper de cette affaire »

Hasard des rendez-vous européens, trois jours après la publication de notre enquête, le ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité se rend à Berlin pour une rencontre entre partenaires sociaux allemands et français. Au cours d’un cocktail, Xavier Bertrand interroge un responsable syndical français, feignant l’ironie : « Qu’est-ce que c’est que cette histoire de financement du Medef... ? “ Stupeur et étonnement du syndicaliste. Sourire du ministre : ‘Ne vous inquiétez pas’, poursuit-il, ‘nous allons nous occuper de cette affaire’.

Rentré à Paris, Xavier Bertrand demande à la Direction générale du travail un rapport d’audit complet, en particulier sur la situation dans les Hauts-de-Seine, où les dérives sont un peu plus nombreuses qu’ailleurs.

Dans la foulée, le 20 décembre, le Premier ministre François Fillon demande un rapport à la section Travail du Conseil économique et social. Objectif : ‘Approfondir la modernisation en cours des structures de la médecine du travail et de ses liens avec les autres activités de la prévention.’ La date de rendu est fixée à la ‘fin du mois de février 2008’.

Le Medef organise sa contre-attaque via une note confidentielle

Voir le document

(Fichier PDF)

En coulisse, un discret organisme lance la contre-attaque. Le Centre interservices de santé et de médecine du travail (Cisme) est une sorte de fédération des services de santé au travail. Il en rassemble 300, sur un total de 943. Dans une note confidentielle, envoyée au cabinet du ministre et diffusée uniquement à ses adhérents, Gabriel Paillereau, directeur du Cisme, reconnaît les fameuses ‘pratiques’ :

‘Il serait déraisonnable d’affirmer que rien de suspect n’a pu se produire dans le passé ou que tout est parfait aujourd’hui ; il faudrait en effet conduire une enquête qui ne correspond ni à notre mission ni aux moyens dont nous disposons.’

Et voici, selon Gabriel Paillereau, la véritable nature de ces dérives :

‘Nul ne peut nier qu’il y ait eu dans le passé des détournements de fonds dans certains services interentreprises de santé au travail, comme il y en a dans n’importe quel autre secteur d’activité.

Fait de salariés indélicats, profitant d’une position privilégiée (directeur, comptable) au sein de leur service pour en tirer des avantages personnels, de tels détournements, inacceptables, représentent fort heureusement un phénomène marginal.

Poursuivis par les services employeurs, les salariés concernés ont fait l’objet de sanctions, disciplinaires (licenciement) et pénales (emprisonnement) dans les cas les plus graves.’

En résumé, tout cela est le résultat de dérapages individuels anciens et le reste n’est qu’affabulations. Ce n’est pas tout : les représentants du Medef entament alors une campagne de représailles contre certaines de nos sources.

Des médecins du travail, qui ont osé dénoncer ces pratiques illégales, sont sanctionnés par leur direction. Une opération dénoncée par le président du syndicat CFE-CGC des médecins du travail, Bernard Salengro. (Voir la vidéo)


L’agrément des services et leur contrôle font polémique

Très vite, le Conseil économique et social ainsi que le cabinet du ministre du Travail, commencent à consulter les partenaires sociaux. Pour les médecins, le coeur du problème se situe en amont de l’activité des services.

Voir le document

(Fichier PDF)

Pour fonctionner, ils ont obligation d’obtenir un agrément délivré par la direction du travail. Or, même si le service ne répond pas aux critères de l’administration, l’agrément finit toujours par être délivré.

Deux rapports successifs, de l’IGAS en 2004, puis le rapport Conso-Frimat en 2007, ont constaté ce dysfonctionnement. Le nouveau rapport du CES, dont nous dévoilons ici les propositions, parle de ‘graves manquements, révélateurs d’une définition insuffisante et des missions et des objectifs des services de santé au travail’.

Autre point de convergence entre les syndicats : le renforcement des mécanismes de contrôle. Si des commissions de contrôle paritaires (avec les syndicats) existent depuis la dernière réforme, leur action n’a jamais été vraiment efficace. Sur ce point, tous les témoignages se rejoignent, comme celui d’André Causse, médecin du travail dans l’Essonne depuis 35 ans. (Voir la vidéo)


La CGT fait son mea culpa

Si les organisations patronales (Medef et CGPME) ont toujours eu la main sur la médecine du travail, les syndicats ont sans doute péché par manque d’intérêt pour ces questions et par manque de moyens.

Jean-François Naton dresse un constat clair : la CGT a ‘abandonné le terrain’ : ‘On a laissé la main au Medef, dit le conseiller fédéral, sur la politique des structures de santé au travail.’ Une forme de mea culpa qui vise aussi à appuyer les demandes de réforme portées par la confédération.

Pour la CGT, il faut agir en deux temps : d’abord regrouper l’ensemble des services au niveau national dans le cadre d’une ‘agence’ ; puis réorganiser tout le système au niveau de la région. ‘Sans ambiguités, l’échelon régional, précise Jean-François Naton, est celui qui est pertinent en terme de force militante.’(Voir la vidéo)

Le projet du CES : une cotisation unique pour les employeurs

Après avoir consulté l’ensemble des partenaires sociaux, le Conseil économique et social a préparé un projet de réforme qui sera adopté mercredi en séance plénière. Dans l’avant rapport que nous nous sommes procurés, les membres du CES avancent plusieurs pistes :

  • Changer les modalités de cotisations des employeurs, qui ‘doivent être profondément modifiées’. Aujourd’hui, chaque service détermine lui-même ses cotisations. Le projet : établir un taux unique de cotisation qui permettrait de mutualiser l’ensemble du dispositif. Et les sages du CES de citer l’exemple de la Mutuelle sociale agricole (MSA).

  • Revoir la procédure de l’agrément en instaurant un examen en deux temps : d’abord une ‘certification’ délivrée par la Haute autorité de santé, puis un agrément qui serait délivré par l’administration ou par les Cram (Caisse régionale d’assurance-maladie).

  • L’enjeu de la gouvernance et du bon fonctionnement des services seraient garantis par deux acteurs : la Sécurité sociale qui interviendrait au niveau national, vraisemblablement par le biais de la CNAM. Avec une déclinaison au niveau... régional, impliquant les Cram. Mais tout cela reste flou.

  • Rajeunir la profession qui connaît un vieillissement accéléré (50 ans de moyenne d’âge). Cela risque de poser problème avec les départs en retraite des médecins issus du baby-boom. Actuellement, ils sont 6 500 pour une population de 15 millions de salariés. Il faut revaloriser le métier. ‘Si la médecine du travail a un passé, conclut le rapport, les médecins du travail ont un avenir !

Nous avons sollicité le ministre du Travail pour commenter ces projets. Le ministre ne répondra pas, nous a fait savoir son service de presse, tant qu’il consulte les partenaires sociaux.’ Pour une réforme visiblement déjà bouclée.

Lire aussi :
Médecine du travail, l’autre caisse noire du Medef
Caisse noire du Medef : Parisot n’a pas sérieusement contre-enquêté
Caisse noire du Medef : syndicats et artisans montent au créneau

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  • jac le rat
    jac le rat
    aventurier
    • Posté à 00h22 le 26/02/2008
    • Internaute 29819
      aventurier

    Voilà un article clair et net, bravo !
    Faut démasquer les voleurs droits dans leurs bottes.
    Bref, ya du boulot...

    • Alain Provist
      • Posté à 12h33 le 26/02/2008
      • Internaute 19517

      Excellent article d’investigation.
      Sur ce sujet, il faudra bien un jour expliquer pourquoi il n’y a pas de médecine du travail dans l’Education Nationale alors que les enseignants sont au contact des enfants et des adolescents quotidiennement. Une aberration de plus.

  • SKEPTYKY
    • Posté à 00h51 le 26/02/2008
    • Internaute 15688

    RIEN A RAJOUTER , le medef a tous les droits dans la medecine du travail et si un medecin du travail pousse le bouchon trop loin ,ils en changent ! POURQUOI LES SYNDICATS ONT LAISSE LE MEDEF AGIR AINSI ? ONT SAIT CE
    qu’il vaut ! ! pire qu’eux tu meures ! ! CETTE AFFAIRE SERAS
    VITE ETOUFFEE ! ! ! foi de skeptyky ! !

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 06h49 le 26/02/2008
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Enfin, une bonne nouvelle... Enfin, on dirait....

    Lien

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 06h58 le 26/02/2008
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    Pas encore de vaccin contre le goût du fric ?
    Pour l’instant uniquement du... dégoût !
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  • Elleif
    • Posté à 07h29 le 26/02/2008
    • Internaute 25314

    bizarre,
    une réforme de la médecine du travail par un ministre de droite. sans débat public.
    Pourquoi tirer des conclusions sans avoir suscité une enquête au pénal ou par l’IGAS ?
    Pourquoi abandonner précipitemment le contrôle de l’Etat (les DRTEFP) sans s’interroger sur les raisons limitant le contrôle des DRTEFP hors du champ comptable ? et plutôt que le confier à l’inspection du travail statutairement plus indépendante ?
    pourquoi ne pas remettre en cause le passage à 2 ans des visites périodiques alors que la santé des salariés au travail va plus mal (ex : stress) ?
    Oublier de soulever les nombreux oublis d’envoi à la visite des CDD ?
    pourquoi ne pas poser le problème des atteintes à l’indépendance commises par les patrons sur les avis contraignants ? et oublier de correctionnaliser de tels faits ?
    Et pourquoi ne pas remettre en cause le système des services autonomes dans lesquels le médecin du travail est salarié du patron dont il suit les salariés ?

    LES MEDECINS DU TRAVAIL DOIVENT PASSER DANS LE SERVICE PUBLIC (comme le sont déjà les médecins inspecteurs du travail) pour garantir leur indépendance.

    Précipitation bien bizarre sur un sujet soulevant à la fois les travers du « paritarisme », celui de la souffrance des salariés au travail, celui de l’indépendance, celui du service public (tiens, le ministère du travail et celui de la santé sont en cours de démolition... dans l’indifférence générale ; absolument générale).
    Bref un sujet vraiment politique (cad avec des analyses et réponses différentes selon droite/gauche). Oui, mais il y’a les municipales. Alors.

  • bdm
    bdm
    • Posté à 07h58 le 26/02/2008
    • Internaute 5274

    Bravo, belle enquête journalistique. Ce qu’on attend de Rue89.

  • cooper59
    cooper59
    nazer c pueril et con
    • Posté à 08h15 le 26/02/2008
    • Internaute 18535
      nazer c pueril et con

    de l’investigation ! bravo ! un petit peu a la fois on nous devoile la machine Medef . là ou il y a de l’argent il y a de l’immoralité , l’un ne va pas sans l’autre et la veritable utopie c’est de croire que l’on peux moraliser une societé entierement batie sur le fric . et nous le faire croire est une escroquerie . bravo rue89 .

  • DidierB63
    DidierB63
    Devant un écran
    • Posté à 08h33 le 26/02/2008
    • Internaute 30265
      Devant un écran

    Eh bien là, je dis bravo. C’est comme ça que je les aime, les enquêtes.
    Rondement menées, exposant clairement les faits. Et bien douloureuses pour les escrocs.

    Cette pauvre Laurence Parisot, elle voit tout son financement disparaitre petit à petit. Le MEDEF aura-t-il des fins de mois difficiles ?

    Lien

  • cooper59
    cooper59
    nazer c pueril et con
    • Posté à 08h38 le 26/02/2008
    • Internaute 18535
      nazer c pueril et con

    Parisot va devoir vendre son institut d sondages pour finir le mois ! impitoyable !

  • DANJOU
    DANJOU
    La france inquiète
    • Posté à 10h04 le 26/02/2008
    • Internaute 32845
      La france inquiète

    Les temps sont dûrs pour Laurence PARISOT patronne du MEDEF qui ne goûte guère de s’expliquer des accusations très graves d’un possible financement occulte de son organisation via des opérations qui fleurent bon le détournement d’argent public !

    Mais le plus comique, c’est encore Xavier BERTRAND notre Ministre bon tein, à la voix suave et doucereuse,qui,pensant venir au secours de Laurence, feint d’ignorer cette affaire, comme s’il n’était pas informé en temps réel de tout ce qui se passe au MEDEF,et qui n’a pas trouvé mieux que de demander à un syndicaliste ce qu’il en était de cette affaire de financement du MEDEF ? ! Une façon d’introduire sur le ton de la plaisanterie, l’idée d’une éventuelle responsabilité ? Quel humour ce Xav !

    Pourtant, depuis 2002 on a du mal à croire que tout ceci est passé inaperçu ! Surtout dans le département « vedette » des Hauts de Seine qui a défrayé plus d’une fois la chronique ! ?
    Enfin,rassurons-nous, not’bon Ministre du travail va diligenter un audit, ou un rapport ou une enquête ; qu’importe, cela permettra de gagner du temps, comme d’habitude...C’est fou le temps qu’on perd à gagner du temps dans ce pays ? !

  • zbigniew
    • Posté à 11h17 le 26/02/2008
    • Internaute 31656

    Article intéressant, comme toujours. Une réserve sur la fin : il est question depuis presque vingt ans de la « crise démographique » de la médecine du travail, et de la nécessité de revaloriser la profession. Sans que rien n’ait jamais été fait.
    Plutôt qu’un relèvement du numerus clausus ou des passerelles vers cette profession, ce qui semble plus plausible, c’est un recentrement du système autour des IPRP (intervenants en prévention des risques professionnels), qui eux, pourront être recrutés plus facilement. Cela signifie un bouleversement de la mission de la « santé au travail », puisqu’il ne s’agira plus de « prévenir toute altération de la santé du travailleur du fait de son travailleur », mais de gérer et évaluer les risques dans l’environnement de travail - à la limite, parfois, sans vraiment avoir à rencontrer de salariés individuellement.
    Par ailleurs, il aurait été bon de connaître aussi l’opinion du SNPST (syndicat national des professionnels de la santé au travail), et pas seulement celle de la CFE-CGC, qui n’est pas la seule force d’opposition au Medef sur ce dossier.

  • marie 75
    • Posté à 11h40 le 26/02/2008
    • Internaute 3563

    article du jeudi 26 août 2004 (07h55), publié sur bellaciao par Patrice Bardet, militant Ufict-CGT, salarié de la Sécu :

    Médecine du Travail : quand un syndicat approuve un « décret MEDEF »

    Partie intégrante de la « refondation sociale » du MEDEF, la réforme de la médecine du travail reçoit l’aval d’un syndicat de salariés qui y voit Des évolutions positives pour la santé des salariés.

    Un décret, publié le 30 juillet au Journal officiel, prévoit notamment
    le plafonnement à 450 du nombre d’établissements par médecin du travail à temps plein (200 à 300 actuellement), à 3.200 du nombre annuel d’examens médicaux, et à 3.300 de l’effectif de salariés placés sous surveillance médicale (2700 actuellement).
    La visite médicale portée à deux ans (1 an actuellement), sauf pour certaines catégories professionnelle « à risque », dont la liste est « à négocier » (sic !)
    L’obligation de complémentarité des médecins du travail avec d’autres professionnels de santé (non protégés, soumis de fait à l’employeur La CGC, pourtant signataire avec le CFDT et la CFTC de l’accord de 2001 dénonce la prévision de suppression de 1000 postes de médecins du travail ! La CGT dénonce Un décret estival paralysant davantage la médecine du travail. Même le Conseil de l’Ordre des Médecins le dénonce !

    Après les mauvais coups de la réforme de la Sécu par Douste Blazy, globalement approuvée par la CFDT, ce gouvernement à la solde du MEDEF s’attaque à la prévention des maladies professionnelles, déjà largement sous-déclarées !

    On assiste à une explosion des maladies professionnelles : cancers, maladies chroniques dues aux toxiques chimiques ou physiques, stress, troubles musculo-squelettiques.

    Alors que le risque Amiante a été nié par les employeurs, de même celui des éthers de glycol, on accroît la charge de travail de chaque médecin de 30%, et la médecine du travail, pourtant de la responsabilité de l’Etat, reste entièrement sous la coupe des employeurs (ce que dénoncent les rapports 2003 et 2004 de l’IGAS). Les quelques strapontins offerts aux syndicats, qui devront « se mettre d’accord pour leur désignation » (sans référence à leur représentativité, la CFTC a donc autant de poids que la CGT) dans les conseils d’administration des Services de Santé au Travail ne peuvent faire illusion : ce sont les délinquants, les patrons, qui sont aux commandes, avec l’aide de certains syndicats (comme à la Sécu, ou à l’UNEDIC et dans tous les organismes paritaires) !

    Imagine-t-on un code pénal élaboré par les criminels et les voleurs ? Imagine-t-on la prévention des crimes et délits confiée à ces mêmes criminels et voleurs ? Imagine-t-on de leur confier la reconnaissance du rôle de « victime » ?

    Et bien, c’est ce qui se passe pour la Santé au travail : ce sont les patrons qui dictent les règles du jeu, qui battent la cadence des galériens, ...et les ouvriers qui crèvent ! Ce sont les patrons qui peuvent mettre en concurrence les Services de Santé au Travail, licencier un médecin du travail, décider de son déplacement !

    686 accidents mortels, 34 517 maladies professionnelles reconnues, 331 décès suite à maladie professionnelle (96 en 1996), 24 220 incapacités permanentes reconnues (10 120 en 1996) en 2001. 1 000 000 de victimes potentielles de l’amiante !

    C’est criminel ! A-t-on jamais vu un patron en prison ?

    Patrice Bardet, militant Ufict-CGT, salarié de la Sécu
    ––––––––––––––––
    Pour plus de connaissances :

    Une démédicalisation de la santé au travail se profile

    Un décret torpille la médecine du travail

    fichiers joints :
    manifeste du 11 juin 2004 « Si le décret MEDEF sort.. » du SNPMT et de la SMT
    communiqué de presse du 19 août 2004 du Syndicat National Professionnel des Médecins du Travail
    page 1 du n°12 du Journal des Médecins du Travail « Paritarisme : une gestion qui d’avère en pratique inéquitable » (si quelqu’un peut trouver la suite de l’article...)

    Site du SNPMT (ca a changé de nom depuis, mais vous avez le lien pour suivre)

    • matou
      matou répond à marie 75
      médecin du travail
      • Posté à 20h06 le 28/02/2008
      • Internaute 33933
        médecin du travail

      Bravo ! excellente synthèse !

  • pissefroid
    pissefroid
    râleur velléitaire
    • Posté à 11h51 le 26/02/2008
    • Internaute 26278
      râleur velléitaire

    ça m’a toujours étonné de voir les patrons responsables de la médecine du travail, c’est comme si les automobilistes géraient les agents de la circulation.

    • Les Chats
      Les Chats répond à pissefroid
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 20h33 le 26/02/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Et bien moi aussi râleur ; -)
      On retrouve le même cas dans les mairies, la médecine du travail et je crois aussi le service social, dépendent du DGRH.
      C’est comme autrefois dans certaines usines si vous êtiez consulté par le médecin de l’usine c’était gratuit.
      Ce rattachement devrait être interdit ça me parait évident, être juge et parti devrait être interdit dans n’importe quelle situation.

      Une loi pour VOUS LA GAUCHE ! !

  • montagnard
    • Posté à 11h53 le 26/02/2008
    • Internaute 29362

    Tout à fait d’accord avec Elleif. En tant qu’inspecteur du travail je peux témoigner de la bonne adéquation des propositions faites par ce commentaire au gros pbm de gestion de la santé qu’à la France : il est urgent de rendre les médecins du tvl enfin indépendants des employeurs !
    Par contre le voir réaliser maintenant serait très très étonnant...
    pourtant il y a urgence quand on voit l’explosion des maladies professionnelles (déclarées par les médecins traitants et non pas les méd du tvl, qui connaissent pourtant les risques professionnels eux ! : bizarre, vous avez dit bizarre...), des Accidents du travail non déclarés, le stress croissant, ...
    Merci à rue 89 de ne pas lâcher l’affaire !

  • JC.H
    JC.H
    Poitiers
    • Posté à 11h57 le 26/02/2008
    • Internaute 25850
      Poitiers

    Je partage la réserve de zbigniew. La réforme annoncée a toutes les chances d’entériner et d’accentuer l’évolution en cours : on va remplacer les médecins du travail par des techniciens du risque. 1/ la santé des salariés en tant qu’individus sera nettement moins prise en considération. 2/ le technicien sera beaucoup plus sous la dépendance de la direction des organismes de médecine du travail

  • talog
    • Posté à 11h58 le 26/02/2008
    • Internaute 33786

    Voila un exemple d’amalgame qui est terrifiant. Il n’y a aucun lien entre les supposées malversations et cette nouvelle réforme, initiée, malheureusement et c’est bien désolant, par le déficit du nombre de médecins. On peut tout critiquer, la Médecine du Travail comme le reste mais il faut rester honnête et ne pas voir partout et toujours de la magouille. C’est étonnant et désespérant lorsqu’on travaille dans un domaine de voir celui-ci caricaturé. Dernier point : vous accordez au Medef beaucoup plus d’importance qu’il n’en a au sein des Services de Santé au Travail.

  • clive
    • Posté à 12h06 le 26/02/2008
    • Internaute 27908

    Le MEDEF est toujours présenté comme interlocuteur unique, mais est-t-il vraiment représentatif ?
    La question est récurrente pour les autres, pas pour lui....

  • re-belle
    re-belle
    mère au foyer
    • Posté à 12h14 le 26/02/2008
    • Internaute 24966
      mère au foyer

    en france ! ! ! ...
    les victimes du travail c’est un non-problème ! ! ! ...

    chantons tous ensemble : « madame la marquise,tout va tre bien, tout va tres bien ! ! ! ... » (ironiquement)

    DE LA POUDRE AUX YEUX ! ! ! ...

    ils veulent redorer leur blason pour les municipales, n’oublions point que le revers est aussi sombre, sale et souillé ! ! ! ...

    comme ils nous assombrissent
    comme ils nous salissent
    comme ils nous souillent
    NOTRE AVENIR ET CEUX DE NOS ENFANTS ! ! ! ...

    ON VEUT UN TRAVAIL POUR VIVRE, MAIS PAS MOURIR POUR LE TRAVAIL ! ! ! ...

    1936 ! ! ! ...on les a mis dans les oubliettes ? ? ? ! ! ! ...

  • Network 23
    Network 23
    identité perdue dans mes papiers (...)
    • Posté à 12h29 le 26/02/2008
    • Internaute 23367
      identité perdue dans mes papiers (...)

    Effectivement, avec les heures sup & la dégradation continuelle des conditions de travail, la réforme par en bas du code du travail, le non-soutien accordé aux inspecteurs du travail qui se font tirer dessus par des zozos, les suicides, amiante & autres scandales à venir, des médecins du travail, il va en falloir pour que les salariés puissent continuer à se rendre au boulot chaque matin.

    Mais vu les périodes d’intermittence, de chômage où on continue à bosser, mais gratos, de stages non rémunérés mais quasi-obligatoires, des « médecins du chômage », on va aussi en avoir besoin !

    Et si tout simplement on faisait respecter le code du travail, on arrêtait les cadences infernales, on mettait un frein à l’humiliation du salarié (CNE quand tu nous tiens ! liberté pour le harcèlement ?), on cessait la chasse aux chômeurs, et on mettait en place un revenu minimum universel ?

    Ca relancerait la croissance, de donner du pouvoir d’achat, ca abîmerait un peu l’idole du Travail (famillle-patrie), et ça permettrait de produire des choses vraiment intéressantes, au lieu de construire des joujoux toxiques...

  • peuapeu
    • Posté à 13h31 le 26/02/2008
    • Internaute 30375

    Bravo à Rue89 et à ses interlocuteurs de l´article !

  • Eliott
    • Posté à 14h27 le 26/02/2008
    • Internaute 24550

    C’est le fonctionnement même de la médecine du travail qui doit être remis en cause.

    Trop de médecins du travail ne font pas leur travail en raison de la peur de représailles de leur employeur.

    • matou
      matou répond à Eliott
      médecin du travail
      • Posté à 00h48 le 28/02/2008
      • Internaute 33933
        médecin du travail

      C’est bien vrai !

  • YoshiL7
    • Posté à 14h41 le 26/02/2008
    • Internaute 29840

    Avec tous ces dossiers au MEDEF, ne serait il pas temps que le MEDEF nettoye un peu devant sa porte... quand ca merde, on vire le responsable en général... alors, quand est ce que quelqu’un osera demander le départ de la baronne vu le nombre de dossiers qui s’accumulent et dont elle réfute la véractié ? elle fait si peur que cela ?

  • survivant
    • Posté à 16h23 le 26/02/2008
    • Internaute 25864

    IUMM, caisses de congés payés du BTP, médecine du travail hop ! Un petit coup d’éponge avec la dépénalisation du droit des affaires l’article 432-11 du code pénal passe du même coup à la trappe. Parle plus bas car l’on pourrait bien nous entendre. 53% des électeurs ont élus le parrain du medef et de la corruption bravo !

  • par- ping
    • Posté à 17h50 le 26/02/2008
    • Internaute 32223

    Quel terrible et triste dossier ,mais merci à rue 89 et à france inter d’avoir débusquer ce lièvre et suscité de nombreux commentaires tous plus intéressants les uns que les autres ,espèront que cela sera suivi d’effets,mais peut on compter sur notre » angélique » madame Parisot qui n’en a plus pour longtemps à vivre si j’en juge par une surdité prononcée ,elle n’entend jamais rien,une cécité évidente ,elle ne voit jamais rien ,de grandes difficultés respiratoires quand elle répond aux questions des journalistes,et une tétanie musculaire notable devant les caméras ,aurait elle manqué la visite de médecine du travail ,je lui conseille d’aller vite consulter .
    Ah ! pas facile madame Parisot d’être chef de gang.

  • par- ping
    • Posté à 18h55 le 26/02/2008
    • Internaute 32223

    excusez moi de taper l’incruste mais je viens de relire ceci dans l’article

    Et voici, selon Gabriel Paillereau, la véritable nature de ces dérives :

    « Nul ne peut nier qu’il y ait eu dans le passé des détournements de fonds dans certains services interentreprises de santé au travail, comme il y en a dans n’importe quel autre secteur d’activité.

    “Fait de salariés indélicats, profitant d’une position privilégiée (directeur, comptable) au sein de leur service pour en tirer des avantages personnels, de tels détournements, inacceptables, représentent fort heureusement un phénomène marginal.

    ‘Poursuivis par les services employeurs, les salariés concernés ont fait l’objet de sanctions, disciplinaires (licenciement) et pénales (emprisonnement) dans les cas les plus graves.’

    ce monsieur nous dit en substance que si tout est pourri en ce beau royaume de France c’est la faute de ‘salariés indélicats

    saligauds de salariés !

    bon, ils ont été punis ,mais alors pourquoi c’est toujours aussi pourri ?

    • Les Chats
      Les Chats répond à par- ping
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 21h41 le 26/02/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      - « ils ont été punis ,mais alors pourquoi c’est toujours aussi pourri ? »

      Vous pouvez répéter la question ? : -))

  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 20h18 le 26/02/2008
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    Voilà pourquoi on n’avance pas dans notre belle France :

    - « Des médecins du travail, qui ont osé dénoncer ces pratiques illégales, sont sanctionnés par leur direction. Une opération dénoncée par le président du syndicat CFE-CGC des médecins du travail, Bernard Salengro. »

    C’EST INSUPPORTABLE, INADMISSIBLE ET HELAS A CHAQUE FOIS PAREIL !

  • Révolutiona
    Révolutiona
    Hawwah
    • Posté à 22h11 le 26/02/2008
    • Internaute 31103
      Hawwah

    Il paraîtrait que la médecine du travail soit la spécialité la plus difficile en médecine, mais ce sont comme les profs de sport, ensuite c’est la tranquillité assurée.
    Pas sain, cette histoire de financements...
    En tout cas, étant donné les problèmes de stress, de harcèlement moral, sexuel et autres qui se développent plus que jamais, il est certain que les médecins du travail salariés soient inopérants.
    En intérim, votre certificat d’aptitude n’est valable que six mois. Si bien qu’en un an, quand vous changez de société d’intérim, vous pouvez passer jusqu’à trois visites par an... Mais pourquoi pas ? Et en plus, les médecins vous interrogent bien pour savoir si tout va bien, si vous n’êtes pas l’objet de pressions.
    Dans ma dernière affaire, j’ai sollicité trois fois le médecin du travail salarié ; il n’a rien fait. Je lui ai demandé la copie de mon dossier pour la procédure juridique, il l’a falsifié...
    Donc, URGENCE à PURIFIER tout ce magmat putrescent, surtout que mon « ex“-entreprise vient d’enregistrer un nouveau suicide dans l’indifférence générale entre Noël et Jour de l’An... un homme de 59 ans à trois mois de la retraire, ayant laissé un mot à ses côtés parlant de l’‘ambiance pesante’.
    Les médecins du travail ont un rôle important à jouer en entreprise par les temps qui courrent... comment se fait-il que les visites médicales sont maintenant espacées de deux ans, alors que les conditions de travail sont de plus en plus dures ?

  • matou
    matou
    médecin du travail
    • Posté à 23h06 le 26/02/2008
    • Internaute 33933
      médecin du travail

    Laurence Parisot ne semble pas savoir que, dans les commissions de contrôle (qui sont chargées de contrôler le fonctionnement des services de santé au travail), les organisations syndicales ne sont pas majoritaires ; ce sont les employeurs. En pratique, c’est le président (employeur)du conseil d’administration qui administre seul avec l’aide de la direction (salariée du service) et les autres administrateurs votent à l’unisson des décisions prises à l’avance.
    Les comptes présentés sont tellement vagues qu’il est impossible d’en déduire l’utilisation précise des cotisations.
    Donc, même quand les syndicats n’ont pas abandonné la place, ils ne peuvent faire entendre leur voix.
    Quant à l’agrément, même s’ils s’y opposent, il est quand même donné par la Direction du Travail.

  • matou
    matou
    médecin du travail
    • Posté à 01h04 le 28/02/2008
    • Internaute 33933
      médecin du travail

    L’aspect financier n’est peut-être pas le plus préoccupant : c’est la main mise sur les médecins des employeurs-administrateurs des services de santé au travail. Il y a 2 types de situations caricaturales : ou le médecin veut être tranquille et il n’embête pas les employeurs, ou il fait son boulot et il est ressenti par les patrons comme un contre-pouvoir au sein même de leur entreprise, ce que les patrons ont du mal à accepter ; alors, tout peut être fait pour déstabiliser le médecin (pressions sur le conseil d’administration pour qu’il désigne un autre médecin dans telle ou telle entreprise qui se plaint, etc,).
    Cette lutte contre ce contre-pouvoir peut avoir des conséquences dramatiques : par exemple, un employeur refuse de suivre les recommandations du médecin du travail pour lui montrer qui c’est qui gouverne et cela peut être la catastrophe, notamment dans des cas de salariés en grande souffrance.
    Ce qui est très mal vécu par les employeurs, ce sont par exemple les inaptitudes qui les forcent à licencier le salarié (et à lui donner les indemnités de licenciement) plutôt que de le laisser démissionner. Un médecin qui déclare une inaptitude, (surtout « à tout poste dans cette entreprise » ce qui signe la nocivité de l’entreprise pour le salarié), peut s’attendre à avoir des ennuis et à rentrer dans une relation conflictuelle avec l’employeur, ce qui est toujours difficile.

  • MedTrav
    MedTrav
    Médecin du travail en Midi (...)
    • Posté à 14h37 le 28/02/2008
    • Internaute 34170
      Médecin du travail en Midi (...)

    Bonjour,

    j’ai un peu hésité à écrire, voyant le contenu des commentaires, et sachant que la réalité des choses est beaucoup moins excitante que les fantasmes sur les rapports entre médecins du travail et employeurs.

    Je suis médecin du travail en service interentreprises.

    Tout, dans mon métier, n’y est pas rose, loin de là...

    Néanmoins, même si j’ai quelquefois à subir des pressions d’employeurs ou de leurs représentants au sujet de certains de mes avis, ce n’est pas le cas le plus courant. Les relations avec les employeurs, pas toujours faciles, sont loin d’être systématiquement conflictuelles.

    J’ai pour l’instant été soutenu par ma Direction lorsque de telles situations survenaient - y compris lorsque j’ai été lâché, voici quelques années, par le syndicat majoritaire d’une grande entreprise administrative, alors que son Directeur souhaitait mon départ (avis d’aptitude ou d’inaptitude qui ne correspondaient pas à l’idée qu’il se faisait des situations, demande de ma part d’une enquête sur le stress dont je sentais bien qu’un nombre croissant de salariés souffraient...)

    Cette entreprise a fini par changer de service, voyant que nous tenions bon, et que je n’avais pas commis de faute...

    Je n’ai donc pas eu à souffrir d’un manque d’indépendance technique jusqu’à présent.

    Mes conseils de prévention ne sont cependant pas toujours suivis.

    Je ne peux pourtant être aussi manichéen que certains des contributeurs de ce forum ; pour moi, les patrons ne sont pas systématiquement les pires des voyous et des voleurs, et les salariés des gentils petits lapins auxquels on voudrait tordre le cou !

    Autre sujet évoqué, la déclaration de maladie professionnelle : celle-ci doit actuellement être établie par le salarié lui-même. C’est souvent le médecin traitant qui, centralisant les éléments médicaux, est le mieux placé pour remplir ce dossier, après que nous en ayons discuté avec son patient ; il est donc logique que les généralistes signent plus de ces déclarations que les médecins du travail.

    La réflexion globale sur le système nécessiterait des pages d’écriture et des mois de débat, mais je peux essayer de donner quelques idées :

    - la visite annuelle n’a jamais fait la preuve de son efficacité en termes de prévention (ex. amiante, silice, autres toxiques, accidents routiers de mission, comparaison des résultats en santé au tavail entre le France et les autres pays européens...) ; une périodicité à 2 ans, voire 3, 4, ou 5, me semble suffisante, en conservant la possibilité aux salariés de nous rencontrer à leur demande, sans justification

    - nous pourrions être aidés pour des consultations intermédiaires par des infirmier(e)s spécialisé(e)s - si toutefois ils/elles sont assez nombreux(ses)

    - le travail en prévention primaire avec les IPRP doit s’intensifier ; pour qu’ils puissent bénéficier d’une indépendance technique, leur travail pourrait s’effectuer dans le cadre de la mission du Médecin, qui est salarié protégé (modalités à définir)

    - le nombre de médecins du travail, s’il continue de baisser, va irrrémédiablement rendre notre façon actuelle de travailler, impossible ; notre mission doit donc évoluer vers une prévention efficace dans les collectifs de travail plus que vers les individus, même si nous devons garder la possibilité de les aider au cas par cas lorsque nécessaire (cf remarque ci-dessus)

    - pour éviter les doutes sur des dérives financières, il serait bon d’éviter toute concurrence entre services, et d’améliorer la politique de contrôle mise en place ; par contre, le fait de devenir fonctionnaires ne nous donnera pas plus d’efficacité en soi - je ne suis pas persuadé que l’Etat ait globalement, de façon homogène, montré jusqu’à présent l’exemple de l’efficience de son organisation dans les multiples domaines qui sont de son ressort...

    J’ai peut-être été trop long dans l’exposé de ces idées, excusez-m’en.

    Je souhaitais juste réagir à certains propos du forum, et témoigner que la grande majorité des médecins du travail s’implique dans son métier, essaie de le faire au mieux, dans des modalités qui évoluent sans cesse.

    Cordialement

  • matou
    matou
    médecin du travail
    • Posté à 20h00 le 28/02/2008
    • Internaute 33933
      médecin du travail

    Je me suis trompée en affirmant que les organisations syndicales n’étaient pas majoritaires dans les commissions de contrôle : Laurence Parisot a raison sur ce point. Mais, si j’avais l’impression qu’elles ne sont pas majoritaires, c’est parce que, quels que soient leurs votes, c’est le conseil d’administration, où les employeurs sont majoritaires, qui décide. Elles ont beau voter contre le budget ou contre l’agrément, cela ne change rien : le budget est adopté et l’agrément est donné !

    • Les Chats
      Les Chats répond à matou
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 17h41 le 04/03/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Résultat c’est comme si elles n’y étaient pas.
      Ce n’est pas démocratique d’être juge et partie.