focus 25/02/2008 à 11h10

A Grenoble, le rugby est un sport gay friendly

Yann Bertrand | Etudiant


La Mêlée alpine, club de rugby gay grenoblois (DR).

(De Grenoble) La tendance « gay friendly » du rugby français se confirme. Figure de proue, le Stade français, ses innovations vestimentaires (du rose, des fleurs) et son incontournable calendrier de joueurs nus, posant dans des positions équivoques. Mais des équipes de joueurs homos se sont aussi formées, comme la Mêlée alpine à Grenoble.

La ville n’a pas d’équipe dans l’élite du Top 14. Il y a bien une tradition rugbystique, et un club historique en Pro D2, le FCG. Et puis il y a la Mêlée alpine. Un club comme un autre, avec un effectif, un maillot bleu... et une orientation sexuelle assumée : quatorze des quinze joueurs que compte l’équipe sont homosexuels.

« On est d’abord là parce qu’on aime ce sport »

Christophe Solignac, entraîneur-joueur, a créé le club en 2004. Il a eu l’idée en lisant un article dans le magazine Têtu, consacré au club parisien Les Gaillards, à l’époque unique exemple d’équipe gay en France (on en compte aujourd’hui six).

« J’ai participé à des forums de discussions avec les créateurs du club, et puis le recrutement s’est fait sur Internet, sur des sites de rencontres pour homosexuels. »

Petit à petit, l’effectif grossit, alimenté par des passionnés de la région. « A l’origine, il y avait avant tout le plaisir personnel », souligne-t-il. Le fondateur revendique une enfance baignée dans le rugby ; chez lui, la passion prend le pas sur le militantisme gay. Le club n’organise pas d’actions spécifiques de défense des droits des homosexuels. Leur seule revendication : prouver que les gays aussi peuvent jouer au rugby.

Le site internet du club par exemple, affiche sans ambages la réalité : « La Mêlée alpine, l’équipe gay de rugby de Grenoble. » S’il n’est pas obligatoire d’être homosexuel pour intégrer l’équipe (qui n’appartient pas à une ligue affiliée à la Fédération française de rugby), autant dire qu’il vaut quand même mieux être à l’aise avec le sujet.

Le milieu du rugby, une « grande famille » plutôt tolérante ?

En se fiant aux clichés circulant sur le sexisme des joueurs de rugby, on imagine les difficultés d’intégration de la Mêlée alpine. Et pourtant : « Notre expérience a toujours été positive », affirme Christophe Solignac, « le rugby est un peu comme une grande famille ».

Dans l’élite du rugby français, aucun joueur n’a jamais publiquement affirmé son homosexualité. Le sujet est même souvent prétexte à des blagues, de plus ou moins bon goût, dans les vestiaires (le fameux « coup de la savonnette », par exemple).

Lorsqu’on lui parle des propos lestes que tiennent parfois les joueurs de rugby à l’endroit des homosexuels, Christophe Solignac ne cille pas. « Evidemment, je ne veux pas généraliser, car je sais que certains ont eu des problèmes sur les terrains de rugby. »

« On pousse, on n’est pas des tapettes ! “

Les membres de l’équipe qui jouaient dans des clubs ‘traditionnels’ auparavant expliquent volontiers qu’ils n’y subissaient pas de brimades ou de discriminations particulières. Rejoindre la Mêlée alpine leur a cependant permis d’afficher ouvertement leur homosexualité sur le terrain. A Grenoble, où ils affrontent le plus souvent des équipes ‘hétéros’, il n’y a jamais eu de débordements ou d’insultes homophobes.

Il ya peu, les joueurs rencontraient leurs homologues parisiens des Coqs festifs et lyonnais des Rebelyons, pour une journée de rencontres amicales. Le spectateur moyen peut sourire en entendant certaines phrases, comme ce ‘on pousse, on n’est pas des tapettes ! , qui prend forcément un sens particulier dans le contexte.

Au programme de la journée : apéro, matchs et troisième mi-temps dans un bar du centre-ville. Rien que de très banal, finalement. Et c’est sûrement la plus grande victoire de la Mêlée alpine.

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  • Xa_chan
    Xa_chan
    (nippon ni mauvais)
    • Posté à 11h22 le 25/02/2008
    • Internaute 23695
      (nippon ni mauvais)

    Je ne sais pas trop quoi penser de ce genre d’initiative... Je veux dire, pour moi, les « gays » ont toujours été des gens comme les autres, pourvus des mêmes qualités et des mêmes défauts que les « non-gays ». Qu’ils rencontrent des difficultés dans de nombreux domaines, rien de plus vrai, même si je pense que la perception de l’homosexualité s’est largement améliorée ces dernières années.

    Mais alors, pourquoi créer des équipes « gays » (même si fort heureusement celle-ci est ouverte à tous, pour peu que l’homosexualité ne dérange pas), au lieu de continuer les actions militantes contre les discriminations ? Je veux dire, si on créait des équipes « marocaine » ou « turque » de football en France, on hurlerait tout de suite au communautarisme. Est-ce que ce genre d’initiative d’équipe « gay » ne pourrait pas être pervertie de la même manière ? Le communautarisme n’est pas qu’une affaire de religion ou d’appartenance ethnique...

    Je ne sais pas, je m’interroge juste...

    • DidierB63
      DidierB63 répond à Xa_chan
      Devant un écran
      • Posté à 11h35 le 25/02/2008
      • Internaute 30265
        Devant un écran

      Je suis d’accord avec toi... C’est l’éternel problème de la lutte contre les discriminations.
      Pour lutter, on se regroupe, on forme une communauté.

      Le plus dur est de sortir du communautarisme pour intégrer la société dans laquelle on voulait vivre en parfaite harmonie.

      Il n’y a pas que les gays qui soient concernés par ce problème. Les féministes, les communautés ethniques ou religieuses, etc...

      Au bout du compte, ce qui servait à lutter contre les discriminations devient une source de discrimination.
      Paradoxal, mais on voit se genre de choses tous les jours.

      Lien

    • A.V.
      A.V. répond à Xa_chan
      • Posté à 12h08 le 25/02/2008
      • Internaute 24685

      Le sport, c’est sympa. Après une semaine de boulot, on se défoule, on se marre bien, on évacue le stress. Après le match, on retourne au vestiaire pour prendre sa douche. Dans la bonne humeur et la franche camaraderie, on déconne à plein pot, et là ! ... Une blague sur les homos fuse. Un truc bien lourd, du genre « Comment un homo enlève son préservatif ? ... En pétant. » Les mecs rigolent et commencent à en balancer sur les pédés.
      J’imagine comment se sentirait un homosexuel au milieu de tout ça, et comment sa journée de détente partirait aux oubliettes.
      Bah voilà. Pas besoin de bâtir des grandes théories sur la tolérance et les ghettos. Je comprends parfaitement qu’il existe une équipe de rugby gay.
      Par contre, le seul joueur hétéro de la Mêlée Alpine ne doit pas avoir beaucoup de blagues à raconter.

      • Xa_chan
        Xa_chan répond à A.V.
        (nippon ni mauvais)
        • Posté à 14h48 le 25/02/2008
        • Internaute 23695
          (nippon ni mauvais)

        parce que vous croyez franchement qu’il n’y a pas de blagues sur les hétéros ? C’est comme croire que les belges ne font pas d’histoires sur les français, alors qu’on a des histoires belges ! : -)

      • Papillon de Guyanne
        Papillon de Guyanne répond à A.V.
        éxilé en cavale
        • Posté à 10h59 le 27/02/2008
        • Internaute 28942
          éxilé en cavale

        Tout a fait d’accord avec ce cas de figure : sans entrer dans le communitarisme c’est juste que ces gens preferent etre ensemble pour jouer qu’avec des heteros ! ! !

        Pour repondre a Xa Chan : il y’a des equipes de foot communautaires comme les Portugais de Vincennes, une equipe majoritairement composee de joueurs de confession juive (oublie le nom ! ! !) et d’autres...je ne trouve pas cela dommage : ils preferent s’amuser ensemble et c’est comprehensible ! ! !

    • ph-re
      ph-re répond à Xa_chan
      • Posté à 14h25 le 25/02/2008
      • Internaute 805

      Cher Xa_chan

      Vous ne devez pas trop connaitre le milieu sportif, mais des clubs de foot communautaires il y en plein en France. Dans ma ville (30 000 ha) il doit y en avoir 2 : antillais et portugais.

      Le plus connu doit être le Lusitanos de St Maur

      • Xa_chan
        Xa_chan répond à ph-re
        (nippon ni mauvais)
        • Posté à 14h47 le 25/02/2008
        • Internaute 23695
          (nippon ni mauvais)

        Si si, dans ma ville aussi il y a un tel club. Et ça n’enlève rien au fait que je trouve ça « communautariste ».

    • pablico
      pablico répond à Xa_chan
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 15h23 le 25/02/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Pourquoi le rugby seulement ?
      Il n’y a pas d’équipe de foot gay aussi ? ? ou de ping pong ?

      C’est délirant tout çà.
      On va assimiler le rugby à l’homosexualité, c’est contre productif pour le sport et les homo.

    • Abdelkrim Bourguignon
      Abdelkrim Bourguignon répond à Xa_chan
      Bras Gauche de Jeanne Calmant
      • Posté à 19h23 le 25/02/2008
      • Internaute 32642
        Bras Gauche de Jeanne Calmant

      Les gays ont des défauts ? L’homophobie n’a rien à faire sur un site comme Rue89.

  • Mon-Al
    Mon-Al
    roturière : -)
    • Posté à 11h25 le 25/02/2008
    • Internaute 24219
      roturière : -)

    Nous, à Grenoble, nous avons toujours été des précurseurs en matière de gay friendly ! ! Avec un petit bémol, c’est le « friendly »... mais bon je ne m’étale pas, les gens du coin et les initiés du premier cercle me comprendront ! ! ! !

  • machinchose
    • Posté à 11h46 le 25/02/2008
    • Internaute 8651

    je trouve ça un peu glauque en fait.
    C’est comme d’admettre qu’un homo ne pourrait pas jouer avec des hétéros...

    ça veut dire quoi « ils jouent contre des équipes hétéros » ? ?

    c’est débile ! ils ont une carte d’hétérosexualité valide sur eux ?

    et le rugby bisexuel c’est pour quand ?

    c’est en fait assez inquiétant ce genre de truc.

    • A déménagé le 13-01-2012
      • Posté à 12h01 le 25/02/2008
      • Internaute 18368

      Vivement les équipes multi-mixtes (filles, garçons, hétéro, homo, bi, chaste, trans, noir, blanc, jaune, vert, bobo, prolo, etc... ).
      Humain, seulement humain ! !

      (Par contre, un rédacteur orthographe-friendly ne serait pas du luxe... [Figure de prouve, le Stade fraçais])

      • Perez
        Perez répond à A déménagé le 13-01-2012
        ingé & zikos
        • Posté à 12h57 le 25/02/2008
        • Internaute 9534
          ingé & zikos

        également noté « aujorud’hui » petite erreur de frappe qui devrait être repérée par un simple correcteur orthographique..

         
        • Yann Guégan
          Yann Guégan répond à Perez
          Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
          • Posté à 14h56 le 25/02/2008
            éditeur
          • Journaliste 1836
            Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

          C’est rectifié, merci pour votre vigilance.

        1 autres commentaires
  • thierry reboud
    • Posté à 11h55 le 25/02/2008
    • Internaute 20923

    Apparemment, personne ne se dévoue : la Mêlée alpine... de cheval ?
    Je sais, elle est d’un goût désastreux, mais que ceux qui n’y ont pas pensé me caillassent les premiers.

    Plus sérieusement, et je rejoins en cela les commentaires déjà publiés, je reste toujours assez déconcerté par le besoin qu’éprouvent les homosexuels à recréer des ghettos quand, semble-t-il, personne ne le leur demande.
    D’après l’article, lorsque cette équipe rencontre des équipes « pas homos », les choses se passent bien et normalement : c’est finalement l’information la plus intéressante.

    • machinchose
      • Posté à 12h01 le 25/02/2008
      • Internaute 8651

      c’est l’info la plus glauque oui. à la rigueur on m’aurait dit « des joueurs homos » se sont mis en club alors qu’ils sont par ailleurs membres d’autres clubs pour pouvoir être ensemble et partager l’exeperience de la minorité et ensuite ils se rencontrent chacun dans son équipe d’origine. Un peu comme un club de femme d’affaire pour être plus fort ensuite dans sa propre entité, ou comme un club immigré pour se soutenir et s’entraider face à la discrimination. Mais là ! Je trouve ça assez sinistre

      que je sache les clubs de rugby ne sont pas hétéros !

      • machinchose
        • Posté à 18h33 le 25/02/2008
        • Internaute 8651

        très sincèrement j’aimerais comprendre ce que j’ai dit qui ne plait pas. (au moment où j’écris je suis en phase de popularité sarkozyste sur ce commentaire)

        Je comprends qu’il puisse y avoir une douleur, des difficultés à subir les conneries homophobes de blagues à la cons ou autres comportements stupides et je comprends qu’à ce titre on ai envie de regrouper, de se retrouver entre soi (entendu comme « partageant la même expérience ») mais je persiste à trouver glauque de définir les équipe par la sexualité de ses membres.
        Comme si on définissait d’abord les gens par leur sexualité, puis leur couleur puis leur quoi ? leurs religions ?

        L’être humain est plus complexe que sa sexualité (laquelle à mon avis est aussi un poil plus complexe que tout ça mais bon) et réduire les gens à ça me navre et me consterne. ça a le sale gout d’une victoire de la part précisemment des abrutis qui ont réduit les gens une caractéristique sexuelle, religieuse ou autre.

        Quand on justifie ça par « dans les vestières c’est pas cool » alors c’est comme de dire : les homophobes ont gagnés je me casse. Alors oui je comprends c’est plus facile à dire qu’à subir, c’est la seule atténuation que j’apporterais à mon propos. Mais il n’empêche ça a comme un gout d’échec.

         
        • A.V.
          A.V. répond à machinchose
          • Posté à 21h24 le 25/02/2008
          • Internaute 24685

          Tu l’as bien dit - entre parenthèses - mais tu l’as dit quand même : la sexualité est un poil plus complexe. Je ne te le fais pas dire. Et bien plus complexe que l’identité religieuse qui, en comparaison, repose sur pas grand chose.
          On ne peut pas passer son temps, dans tout ce qu’on fait, à combattre la haine de l’autre. Il y a des fois, on a juste envie de passer un bon moment. Ça ne veut pas dire qu’on abandonne. L’avenir du monde ne repose pas sur un match de rugby.

        1 autres commentaires
    • Mon-Al
      Mon-Al répond à thierry reboud
      roturière : -)
      • Posté à 13h02 le 25/02/2008
      • Internaute 24219
        roturière : -)

      Eh, Thierry, vous êtes une peu ... rosse !
      D’accord pour le reste ...

      • Mon-Al
        Mon-Al répond à Mon-Al
        roturière : -)
        • Posté à 13h04 le 25/02/2008
        • Internaute 24219
          roturière : -)

        J’ajouterai même une peu ... cavalier...

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 12h28 le 25/02/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    On s’en fout !

  • robindesfoix
    robindesfoix
    cherche une issue
    • Posté à 12h45 le 25/02/2008
    • Internaute 26023
      cherche une issue

    Je rejoins les propos de numerosix , une mode comme on sait bien nous refourguer dans le style FACEBOOK,MYSPACE,LES CALENDRIERS DES POMPIERS A POILS,LES INSTITS A POILS,FOOTEUX,LES RUGBYMENS,MISS MAMY,SPEED DATING,MEETIC....etc...,l’échangisme, les vibros de luxe

    FAITES NOUS DES VACANCES AVEC TOUTES CES CONNERIES ! ! ! !

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 13h26 le 25/02/2008
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Cela veut-il dire que les autres sports sont homophobes ?

    Faut-il poser nu pour accepter et faire accepter son homosexualité ?

    Peopolisation, quand tu nous tiens...

    Lien

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 13h45 le 25/02/2008
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    Le rugby gay cé comme le rugby triste : « Tu fais l’essai t’es transformé »

  • Herve Nantes
    • Posté à 14h08 le 25/02/2008
    • Internaute 12085

    Figure de proue, et non pas de prouve...

    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à Herve Nantes
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 14h58 le 25/02/2008
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      Décidément, c’est une série noire. C’est rectifié, merci.

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 14h45 le 25/02/2008
    • Internaute 7659
      oiseau

    Heu... présenter cette information comme étant une information, n’est-ce pas partir de l’idée qu’il puisse être étonnant que le rugby (sport dit viril) soit joué par des homosexuels (souvent imaginés comme étant efféminés) ?

    Cependant, rédiger un texte sur ce contraste, entre viril (le sport) et efféminé (les joueurs), n’est-ce pas véhiculer les dits stéréotypes et indirectement la discrimination qu’ils imposent ?

    Pourquoi alors ne pas écrire un texte sur les groupes de danseurs hétérosexuels ? le beau temps en Angleterre, les allemands peu ordonnés, etc ?

    En bref, je me pose la question de l’utilité de cet article, voire des raisons qui ont poussé à sa rédaction.

    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à Tita
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 01h12 le 26/02/2008
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      L’idée dans cet article, ce n’est pas de s’étonner que des gays puissent jouer au rugby. C’est plutôt de raconter une expérience originale, celle d’une équipe ouvertement gay, dans un sport qu’on associe souvent (à tort ou à raison, et plutôt à tort, au vu de ce qui est raconté dans le papier) à des « valeurs » machos ou homophobes.

      Question qui rejoint une interrogation plus large : le monde du sport est-il homophobe ? On peut noter, comme le rappelle l’auteur de l’article, qu’on ne compte aucun homo déclaré parmi les rugbyman de premier plan. Même chose dans le football. Même chose dans pas mal de sports, en fait.

      • Tita
        Tita répond à Yann Guégan
        oiseau
        • Posté à 12h25 le 26/02/2008
        • Internaute 7659
          oiseau

        Alors pourquoi ne pas partir de ces questions plus larges ?
        - « le monde du sport est-il homophobe ? »
        - « la société est-elle homophobe ? »
        - « quelles réactions des gays face à l’homophobie ambiante ».

        Ces questions sont effleurés alors qu’elles sont centrales et qu’elles sont la justification de la présentation de cette équipe de rubgy. En d’autres mots, j’ai l’impression que l’illustration de l’idée prend le pas sur l’idée, ce qui laisse le flanc à des interrogations.

  • Yann_Bertrand
    Yann_Bertrand
    (étudiant en école de (...)
    • Posté à 15h14 le 25/02/2008
    • Internaute 33559
      (étudiant en école de (...)

    Bonjour à tous,

    Chère Tita, l’idée d’écrire un tel article m’est venue simplement en apprenant l’existence d’une équipe de rugby gay, rien de plus, et surtout pas avec de mauvaises intentions, comme vous semblez le sous-entendre.

    Aucune idée préconçue, donc, car pour moi le sport n’est en aucun cas synonyme d’hétérosexualité. Si vous avez ressenti que l’article véhiculait des stéréotypes malvenus, ils ne sont, je le crois en tout cas, pas de mon fait. Car l’existence d’un club comme celui-ci est déjà en soi un stéréotype pour certains. Dès lors, puisque La Mêlée alpine existe, pourquoi ne pas en parler ? Après tout, s’ils l’assument, c’est que, quelque part, ils veulent faire connaître leur initiative. C’est pour cela qu’il m’a semblé intéressant de relayer cette information, c’est-à-dire de faire le travail d’un journaliste.

    J’espère avoir répondu à vos interrogations sur mes motivations en écrivant l’article. En tout cas, merci de réagir, on en apprend toujours plus en discutant !

    • Xa_chan
      Xa_chan répond à Yann_Bertrand
      (nippon ni mauvais)
      • Posté à 17h11 le 25/02/2008
      • Internaute 23695
        (nippon ni mauvais)

      Oui, mais on pourrait vous retourner l’argument : « pourquoi en parler » ? En quoi l’existence de cette Mêlée Alpine est-elle une nouvelle qui fait avancer (ou reculer) le combat pour la fin des discriminations envers les homosexuels ?

      Parce que là, votre article nous dit que l’initiative est sympathique, que les gens sont ouverts puisqu’ils acceptent également les non-gays dans leur équipe, bref que tout va bien et que ce n’est surtout pas du militantisme pro-gay.

      Bon, et alors ? Ca nous mène où ?

      Je suis également dubitatif sur la conception du journalisme que vous semblez indiquer. Je reprends vos mots : « il m’a semblé intéressant de relayer cette information, c’est-à-dire de faire le travail d’un journaliste ». C’est là aussi que ça me gène. Pour moi, un journaliste n’est pas qu’un « transmetteur » d’information, c’est aussi quelqu’un qui propose une analyse, que ses études ou son expérience lui permettent d’étayer. Après, on est d’accord ou pas avec l’analyse en question, mais au moins il y a une analyse.

      Je trouve que simplement relayer une information, ce n’est finalement n’être qu’un D. Pujadas ou un P. Poivre d’Arvor : on transmet, on informe, mais on ne propose pas de réflexion. Ca n’est pas vraiment être journaliste.

      Je base ma réflexion sur ma propre expérience : je fus pendant quelques temps (époque bénie !) journaliste BD dans un magazine national. Si je n’avais fait que relayer l’information, à savoir le contenu de l’album chroniqué, j’aurais eu plus vite fait de recopier le dossier de presse. Justement, la presse BD ne se justifie que si, au delà de la présentation de l’album, elle propose une analyse des thèmes de l’album, du style graphique, des influences, etc...

      A mon avis, ce travail s’applique à tous les champs d’action du journalisme. Personnellement je m’en fous que G.W. Bush prenne telle ou telle décision si aucun journaliste n’est capable de me proposer une analyse ou des indications qui me permettent de comprendre les tenants et les aboutissants...

      • A.V.
        A.V. répond à Xa_chan
        • Posté à 18h22 le 25/02/2008
        • Internaute 24685

        Mais qu’est-ce que tu veux comme analyse sur un club de rugby gay ? ! ... Une thèse de doctorat ? !
        Si tu a fait du journalisme, tu dois savoir que toutes les infos ne passent pas par un long processus de décryptage et de réflexion.
        Tu sais, les plus grandes discussions ne remplacent pas l’expérience. Incruste-toi un de ces quatre dans une troisième mi-temps, ça vaut toutes les théories.

        Au fait ! J’attends toujours ta blague sur les hétéros...

         
        • Xa_chan
          Xa_chan répond à A.V.
          (nippon ni mauvais)
          • Posté à 18h27 le 25/02/2008
          • Internaute 23695
            (nippon ni mauvais)

          Ce n’est pas le club de rugby gay que je veux voir analysé, mais ce que révèle socialement, politiquement, économiquement, que sais-je encore, l’existence même de ce genre de clubs !

          Et justement, pour les gens qui n’ont pas la possibilité de « faire l’expérience » (désolé, je n’ai pas de club de rugby gay sous la main ^_^), c’est là que l’analyse devient indispensable. Après, ben si l’analyse nous a intéressé, libre à nous de confronter cette analyse à notre propre expérience et de la remettre en cause ou d’aller dans son sens. Mais au moins il y a eu une analyse qui sert de base de réflexion.

          Mais bon, je peux comprendre que réfléchir c’est fatigant et qu’il est plus simple « d’avaler » l’info brute...

          • A.V.
            A.V. répond à Xa_chan
            • Posté à 18h34 le 25/02/2008
            • Internaute 24685

            Tu veux savoir ce que l’existence d’un club de rugby gay révèle « socialement, politiquement, économiquement » ? ...
            Non mais je rêve !
            L’homophobie, ça te dit quelques chose ?

            • Xa_chan
              Xa_chan répond à A.V.
              (nippon ni mauvais)
              • Posté à 18h51 le 25/02/2008
              • Internaute 23695
                (nippon ni mauvais)

              eh bien alors pourquoi l’article ne me dit rien de l’homophobie qui règne (ou règnerait) dans la région de Grenoble ? Je n’en sais rien moi, je n’habite pas dans cette région !

              Le club a été créé par des homosexuels de la région passionnés de rugby, bon ok, alors ça veut dire que c’était un besoin ressenti de leur part ? Qu’ils avaient expérimenté de l’homophobie là où ils jouaient ? Ou alors qu’ils se sentent plus à l’aise en jouant avec d’autres joueurs gays ?

              Je ne sais pas toi, mais moi j’aimerais bien savoir...

              • play75010
                play75010 répond à Xa_chan
                Développeur WEB
                • Posté à 12h25 le 26/02/2008
                • Internaute 33794
                  Développeur WEB

                Hello Xa_chan.

                Homophobie à Grenoble ? Non, pas seulement.

                Il suffit de voir les dérapages dans tous les sports et les plus connus venant des stades de foot du PSG ou de Marseille.

                Il y a environ 400 assos LGBTIs (Lesbien Gay Bi Trans et Intersexe) en France. Dont une bonne partie concernant le sport et les loisirs.

                Je fais partie de 4 de ces assos et je suis aussi le webmaster du site des événements gays et lesbiens Lien

                Pour moi, une asso gay a toute sa valeur quand ses membres veulent :
                1) se retrouver entre gays (par exemple une asso de lutte contre les discriminations faites envers les gays).
                2) ouvrir un environnement gay friendly où les gays comme les autres peuvent se retrouver en sachant que leur sexualité ne sera pas un problème.

                Beaucoup de gens vivent leur homosexualité sans avoir recours à une communauté. Et c’est tant mieux. Mais, pour d’autres, cette communauté est nécessaire pour faire des rencontres ou bien avoir un sentiment d’appartenance.

                Dans un monde idéal, tout le monde se mélangerait. Mais nous ne vivons pas dans ce monde. Pour une grande partie des homos, on nous apprend dés le plus jeune âge que nous sommes différents, il faut alors vivre dans le repli, dans la crainte des railleries. Ca a forgé mon esprit et c’est certainement l’origine de mon désir de partager mes moments de sport avec d’autres gays (j’ai dû me faire traiter de tapette dès l’âge de 7 ou 8 ans lors des cours d’EPS).

        4 autres commentaires
    • Tita
      Tita répond à Yann_Bertrand
      oiseau
      • Posté à 17h50 le 25/02/2008
      • Internaute 7659
        oiseau

      Cher Yann Bertrand

      Je n’ai pas voulu vous blesser ou vous ennuyer avec mes propos, si tel fut le cas, j’en suis désolé.

      Ceci étant dit, je sais aussi que généralement, nous n’avons pas conscience de véhiculer du racisme, du sexisme, de l’homophobie, du rejet des handicapés, etc... par nos actes, paroles, comportements, que généralement nous considérons comme normaux. On se rend compte souvent de l’existence de ce genre de discrimination quand on en est victime.

      Je n’affirme pas que cette absence de conscience est votre cas. Je dis juste que l’on peut interpréter l’article dans ce sens car l’article porte sur l’existence de ce club (comme si un club de rugbymen homosexuels était suffisamment extraordinaire, inhabituel ou contre-stéréotypique pour faire une information médiatique).

      Vous auriez sans doute échappé à cette possible critique si le fil directeur eut été les stéréotypes erronés de l’homosexualité, ou bien si le fil directeur était le besoin exprimé par les membres de ce club d’affirmer leur homosexualité (comme une sorte de de mouvements sociaux, d’exhibitionnisme, ou que sais-je ?). Ces aspects ont été abordé, mais trop rapidement, alors que, à mon sens, ils sont ce qu’il y a de plus intéressants.

  • Flexiloop
    • Posté à 17h27 le 25/02/2008
    • Internaute 33335

    Apparemment, la plupart des réponses passent totalement à côté du problème. La plupart des sports sont homophobes et tout le monde le sait. Alors, je comprends que certains gays préfèrent faire du sport avec leurs camarades homos pour éviter les blagues bien grasses qui collent, les encouragements durant l’effort du genre « un peu de courage, t’es pas une fiotte ».
    Alors oui, je les comprends !

    • Xa_chan
      Xa_chan répond à Flexiloop
      (nippon ni mauvais)
      • Posté à 17h44 le 25/02/2008
      • Internaute 23695
        (nippon ni mauvais)

      Oui mais, l’article l’indique : « Le spectateur moyen peut sourire en entendant certaines phrases, comme ce “on pousse, on n’est pas des tapettes !”, qui prend forcément un sens particulier dans le contexte. »

      Comme quoi, les « tics » de langage se retrouvent partout... ;)

      • Flexiloop
        Flexiloop répond à Xa_chan
        • Posté à 18h42 le 25/02/2008
        • Internaute 33335

        On ne parle pas des spectacteurs mais des JOUEURS ! C’est justement les « tics » de langage que certains veulent éviter en jouant dans des équipes gays, c’est tout !
        Désolé mais les « tics » de langage genre « tapette », « bougnoule », « blanche-neige », « bol de riz », très peu pour moi !

         
        • machinchose
          machinchose répond à Flexiloop
          • Posté à 19h11 le 25/02/2008
          • Internaute 8651

          ben ça va vite devenir formidable le monde ou on ira chacun jouer dans notre coin en laissant les pires conneries garder le pouvoir.

          Et puis comme ça on ne corrigera rien, on restera chacun entre nous... (bon ça va être sacrément rude pour le bisexuel maghrebin ou pour l’homo noir catholique ou pour le militant UMP hétéro qui en a une toute petite -parce que dans les vestières je veux pas dire mais la connerie elle est assez universelle- ou pour le musulman versaillais qui ne sait pas trop).

          Que l’on ne soit pas au moins étonné de cette tendance grandissante à mettre les gens sous des étiquettes ultra réductrices m’afflige.

          - Tu connais bidule ?
          - non c’est qui ?
          - tu sais mon pote musulman !
          - ah lui ! oui, celui qui discutait avec Truc !
          - Truc ?
          - mais oui le copain homo de Bidulette
          - ah oui Truc ! d’ailleurs en parlant de bidulette elle le voit toujours son copain noir ?

          Je rêve d’un monde où la même conversation aurait donné :

          - tu connais bidule ?
          - non qui est ce ?
          - mais si ! mon pote qui était là la dernière fois avec qui tu as parlé de cinéma et qui n’était pas d’accord avec toi sur l’analyse de « pauv’ con » de sarkozy.
          - Ah ! lui ! je vois, il connaissait Truc.
          - Truc ?
          - Truc, celui qui est parti avec Bidulette faire du trekking au Nepal.
          - Ah oui ! D’ailleurs en parlant de Bidulette elle le voit toujours ce violonceliste qui vivait à Besançon ?

          (j’exagère mais c’est pour me faire comprendre)

          Et y a un club pour les homos ultra virils et un club pour le homos qui le sont plutôt moins ? (je dis ça parce que ça me fait penser à un épisode de l’excellente série six feet under dans lequel un couple d’homos va dans un club de paintball homo. Il y a les durs, les costauds, les forts et virils contre les gringalets)

        1 autres commentaires
  • pibales
    • Posté à 18h28 le 25/02/2008
    • Internaute 32851

    dANS LE RUGBY IL Y A des homos comme partout pourquoi se revendiquer homos.
    Quand on arbitre on sefait souvent traiter d’homosexuel en termes plus abrégés mais là c’est une insulte.

    • traxdata
      traxdata répond à pibales
      educateur
      • Posté à 23h35 le 25/02/2008
      • Internaute 32923
        educateur

      Et pourquoi pas se revendiquer ?
      Ici dans le cas en espèce « revendiquer » c’est aussi une manière d’exister là ou la société ne reconnait pas tel ou tel...
      C’est aussi une manière de dire justement ok y a pâs encore de « place » pour cette visibilté ? Mais j existe, nous existons...j ai nous avons envie , besion de le dire...besoin d’exister ! ; -)

      • Mon-Al
        Mon-Al répond à traxdata
        roturière : -)
        • Posté à 11h22 le 26/02/2008
        • Internaute 24219
          roturière : -)

        Je me demanderai toujours POURQUOI les homos se « revendiquent » comme tels ? Et surtout pour jouer au rugby ! ! C’est débile : on joue différemment quand on est hétéro ? Cette manie de vouloir absolument être « fier » de sa sexualité n’est rien d’autre qu’une façon de s’exhiber ! ! ! Bien sûr que les homos ont envie de vivre, d’exister ( ! ! !) comme tout le monde, mais pourquoi mettre sa sexualité sur la table sans arrêt ? Les homosexuels ont avant tout le droit à la discrétion de vivre comme il leur plait.
        Cette équipe de la Mélée Alpine est une grande ânerie. Quant aux « plaisanteries » des vestiaires, plus elles sont grosses, plus elles sont stupides et plus elles font se marrer leurs auteurs et auditeurs...dans les vestiaires des stades et même dans les regroupements de sportifs, çà vole bas, ce ne sont pas des clubs littéraires. Les plaisanteries sont aussi bien sur les préférences sexuelles que sur les belges que sur le voisin de l’équipe d’en face...

         
        • vaugoubert
          vaugoubert répond à Mon-Al
          • Posté à 16h41 le 27/02/2008
          • Internaute 31921

          Disons que pour affirmer ce genre de choses sur les plaisanteries de vestiaires,tu n’appartiens probablement pas à une minorité régulièrement raillée.
          Etant homo, je peux te dire que les blagues lourdes au sport ou ailleurs sont particulièrement chiantes.
          Même avec des amis ou collègues, il y a aussi des limites à ce que l’on est prêt à tolérer.
          Une fois, un de mes collègues m’a fait une blague particulièrement débile devant mes étudiants. Je le lui ai fait remarquer en lui demandant de s’abstenir à l’avenir. Ce con a refusé d’admettre le côté déplacé de la chose (j’ai oublié ce que c’était, mais je lui avais déjà dit que j’appréciais moyennement une blague de même nature faite en privé) si bien que je lui ai rétorqué avec le sourire que moi, je le ressentais, et que s’il recommençait, il aurait droit à mon poing dans la gueule. Depuis, il évite.
          Faire du sport, entre autres, c’est s’exposer à ce genre de situations sans avoir la possibilité de riposter (verbalement) et de manifester son désaccord, en étant obligé de s’écraser et de s’assoir sur sa fierté.
          C’est plutôt désagréable et donc je comprends parfaitement cette initiative. C’est parfois la seule manière de créer un environnement dans lequel la sexualité n’est pas un problème, quitte à l’ouvrir aux hétéros.

        1 autres commentaires
  • Gina Grimont
    • Posté à 19h22 le 25/02/2008
    • Internaute 25324

    Ah bon ! Mais je croyais que tous les joueurs de rugby étaient homosexuels ! Comme les footballeurs d’ailleurs..

  • netchou
    netchou
    A l'écoute.
    • Posté à 19h22 le 25/02/2008
    • Internaute 22292
      A l'écoute.

    Je ne savais point l’existence de telles équipes,c’est bien que l’on avance dans ce sens là ,que la tolérance l’emporte sur l’imbécilité et la méchanceté.Et à ceux qui craindraient le communautarisme dans le sport,je signalerai qu’il existe dans ma région et ce depuis des décénnies un club de foot ou la formation est composée d’Arméniens et cela n’a jamais empécher les joueurs de pratiquer leur jeu et même de se battre comme n’importe quelle équipe de gosses passionnés.Comme le disait l’autre ,ensemble tout est possible.Signé un hétéro qui ne peut plus supporter le foot que l’on nous propose et le rugby que l’on est en train de nous imposer.Vive le sport ! (pour les autres).

  • Jonas2
    Jonas2
    Les mouches ne me trouveront (...)
    • Posté à 19h30 le 25/02/2008
    • Internaute 19359
      Les mouches ne me trouveront (...)

    A une époque où le sujet était un peu plus brûlant que maintenant - du moins je le crois - , Jean-Louis Bory disait en parlant de son homosexualité un truc du genre « je n’en n’ai pas honte mais je ne m’en glorifie pas non plus. »
    Alors les p’tits gars, jouez avec le maillot que vous voulez et brandissez d’abord votre amour du beau jeu. Le reste on s’en fout.

  • traxdata
    traxdata
    educateur
    • Posté à 19h31 le 25/02/2008
    • Internaute 32923
      educateur

    Bien au moins le sujet à le mérite d’alimenter le dialogue et je trouver moi que c’est un bon papier, pour une fois on parle pas de « bling bling » ouff.

    Flexiloop a,à mon sens un peu raison , les sportifs sont pas homophobes par nature, mais la nature des sportifs est majoritairement hétéro c’est tout simple.
    Et les clubs sportifs sont juste un reflet de la société, c’est à dire héterophile naturellement, voir homophobe souvent...
    Quoiqu’il en soit il reste très difficile de vivre en tant qu’homo que ce soit en tant qu’individu affiché homo ou pas, dans quelque partie de la société que ce soit, même si apparement il n’y a pas de problemes, je dis bien apprement, les sous entendus s’échappent parfois, les messes bassent etc...les ricannements en douce etc...
    Et puis il n’y a pas une manière d’être homosexuel, il y en à plein, des gens éfféminés, des gens passent partout, des gens, des gens masculins, des gens très masculins et ont peut retrouver quasi ce genre de categories chez les heteros...
    En fait ce qui gène c’est la terminaison sexuée, homo-sexuel, ce qui renvoi à l’intimité,et en tant non pas que rugbyman, mais que ex judoka, et ex karateka, pendant plus de 15 ans, je peux dire que ça n a pas toujours été agréable de « recevoir » les blagues homophobes des vestiaires, une fois, deux fois ça va, ça passe, mais à la longue ça fait chier.. et puis si toujours entendre parler de la femme de l’un et de l’autre , des gosses de lun et de l autre, sans jamais pouvoir parler de sa propre vie d’homme homo simplement, naturellement...autant nos vies privées d’homos n’interessent pas et ne permettent pas d’en parler à l’hetero de base dans le vestiare et on perut le comprendre,juste par ce qu’il s’en fout de nos histoires de « pd » , et que nous on s en fout de sa femme qui à pas voulu faire l’amour depuis une semaine...
    Tant que le sterotype de la cage aux folles ne sera que la seule image retenue par la base du monde hetero concernant les gays,et tant qu’il n y aura pas un statut social banalisant et octroyant les memes droits de vie sociétale que les heteros, nous devront , faire à part parfois, et nous retrouver en équipe de rugby, pour être ensemble dans une activité, ou dans un bar gay...
    S’afficher comme club de rugby gay friendly ,et aller à la rencontre des autres clubs permet au moins de donner une image classique de l’homme, qu’il n y a pas que des gens efféminés et frêles, chez les gays, et que justement ce genre de démarche s’inscrit positivement envers l’autre différent, qui nous connait mal, ou pas du tout, car tout le monde sait que l’on à peur de ce que l’on ne connait pas ( peur de l’etranger, peur de demain etc...), et que homo ou hetero dans un vestiaire comme je l’ai lu plus haut ne signifie pas heureusement pas partouze...
    Jean-louis ( Saône et Loire)

  • Jiim
    • Posté à 20h11 le 25/02/2008
    • Internaute 33617

    Il y a un paradoxe.
    Je trouve que cet article en lui-même présente peu d’intérêt, pour les raisons énoncées par Tita. Mais le paquet de commentaires suscités, en revanche, donne du sens à ce papier, parce qu’il le révèle comme support de débat.

    A mon sens, le problème principal de cet article est de nature journalistique. Comme le dit Tita, faire de la seule existence cette équipe un sujet, c’est dire que c’est exceptionnel, rare, insolite. Mais ça, ce n’est pas une info.

    Un canard à trois pattes, c’est aussi insolite. Un bouilleur de cru c’est rare, Pernaut en remplit son 13h... Je suis homo, certes, et je m’intéresse peu au rugby, c’est vrai. Mais je suis, avant tout, avide d’une presse qui se pose des questions.

    J’aurais trouvé plus intéressant, effectivement, qu’on s’interroge vraiment sur l’objectif de ce type d’équipe. Pourquoi des homosexuels préfèrent se regrouper pour faire du sport, ou d’autres activités ? Que vont-ils chercher dans ce type d’assos ? En quoi certaines pratiques communautaristes sont parfois, hélas, un moyen pour trouver plus sûrement des regards sans préjugés, sans que le communautarisme soit une fin en soi, etc...
    Ce sujet aurait pu etre mieux exploité. Dommage.

    PS : et oui à une presse orthographe-friendly !

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