a debattre 23/02/2008 à 22h56

Pascal Nègre : « Il n'y a jamais eu autant de création »

Gaël Cogné | furet

Crise du disque, chasse aux pirates, offre musicale : le PDG d’Universal Music France répond aux internautes de Rue89.


Pascal Nègre (Audrey Cerdan/Rue89).

Le compte-rendu du Midem, le rendez-vous annuel de l’industrie du disque à Cannes, publié sur Rue89 a suscité beaucoup de réactions. Les internautes s’interrogeaient sur la situation des indépendants, le modèle économique en train de naître, l’avenir du disque, la rémunération des artistes ou encore le futur de la création musicale.

Pascal Nègre, PDG d’Universal Music France, l’un des plus gros acteurs du secteur, a accepté de répondre aux questions et reflexions des riverains.

Raspou : Ne pensez-vous pas que le disque vit ses dernières années ? Bruno370 : On peut se passer du métier de producteur...

Les réponses en vidéo :


Lili.buzette : Si les ventes de CD baissent, c’est aussi dû à la qualité de ce qu’on nous sert…

J’ai le sentiment que depuis deux ou trois ans, il n’y a jamais eu autant de création. Aujurd’hui, il y a moins de marketing que dans les années 90. L’idée de standardisation ? Je crois qu’on vit pile poil l’inverse.

Il y a certainement un impact d’Internet. On peut faire sa musique chez-soi, on peut la diffuser sur son Myspace. Ça a aussi eu un effet sur la manière dont on aborde la musique. Avant, on allait à la Fnac, chez un disquaire. Maintenant, on zappe de chez soi. Pourtant, sur Internet, il y a aussi une concentration des titres achetés.

Anorexique : Au temps des majors, combien d’artistes vivaient de leur musique ? La situation des artistes était-elle pire, il y a dix ans ? C’était déjà dur. Etre artiste, c’est un métier de saltimbanque. Mais aujourd’hui, c’est encore plus compliqué. En moyenne, les revenus ont été divisés par deux. Un artiste installé, il gagne moins qu’avant. Est-ce que c’est plus dur de signer ? Oui. car les producteurs produisent moins. Ils hésitent plus.

Raspou : Ça aurait été plus intéressant de nous expliquer en quoi la situation des majors et celle des producteurs indépendants diffère dans la « crise » actuelle...
Raphahead : Le problème des majors, c’est avant tout leur conservatisme...

Les réponses en vidéo :


Raspou : Demandez aux gens qui écrivent de la poésie, qui ne sont pas artistiquement moins estimables que des chanteurs ou des musiciens : leur talent ne leur rapporte pas un radis, la plupart des éditeurs de poésie ne versant pas ou si peu de droits d’auteur...

Un poète, il a une feuille de papier et un crayon. Ça ne lui coûte pas cher. Déjà pour faire de la musique, il faut des instruments. Mais ce n’est pas tout : il faut bien se dire que 99% des artistes cherchent un producteur. Quand on a un projet d’album, c’est 250 personnes qui vont travailler dessus. Il faut arranger l’album, trouver des musiciens, faire la pochette...

KDB : De gré ou de force, la licence globale vaincra...

Franchement, je ne crois pas qu’elle reviendra sur le tapis. Elle était anticonstitutionnelle. Moi je suis contre, et pourtant, ce serait mon intérêt financier d’être pour, comme elle serait répartie en fonction de sondages. Tous les artistes qui vendent peu ne toucheraient rien. Ils n’auraient rien pour vivre. Je souhaite pouvoir continuer à produire des artistes qui ne vendent que 500 ou 700 albums, comme c’est le cas en jazz.

Raspou : Le modèle économique va-t-il changer ? Et comment ? Rue89 : Y-a-t-il une hypocrisie des fournisseurs d’accès à Internet ? Les réponses en vidéo :


Chaussette ventriloque : Combien de policiers et de juges pour traquer les pirates ? Ça fait longtemps que les fournisseurs d’accès peuvent identifier qui télécharge. D’ailleurs, il réduisent les connexions en P2P dans la journée, pour que les entreprises puissent travailler. La situation est en train de changer. les gens comprennent. Selon une étude, pour la première fois, les ados nous répondent que la musique, ça coûte 1 euro [le prix d’un titre en téléchargement payant, ndlr].

Il se passe quelque chose. Olivennes a proposé un système simple : l’abonné à Internet qui télécharge massivement reçoit d’abord un mail d’avertissement, puis, s’il persévère, un courrier recommandé, et enfin, s’il ne réagit toujours pas, on lui coupe son accès au réseau. Cette solution a déjà été testée aux Etats-Unis, et on sait que c’est quelque chose qui marche. Encore une fois, je crois que l’avenir est à l’abonnement.

Photo : Audrey Cerdan

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  • 84 réactions
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  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 09h45 le 24/02/2008
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Pascal Nègre parlant de création,
    c’est comme sarko parlant d’agriculture !

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  • DidierB63
    DidierB63
    Devant un écran
    • Posté à 23h15 le 23/02/2008
    • Internaute 30265
      Devant un écran

    J’adore Pascal Nègre, le seul homme qui peut vanter la création en parlant de la StarAc.

    J’aime bien son analyse de la position des fournisseurs d’accès par rapport au téléchargement. Eh oui, maintenant, Free, Orange et les autres vont devoir gagner de l’argent... Donc, ils vont participer à la chasse.

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    • La Grenouille
      • Posté à 03h39 le 24/02/2008
      • Internaute 30444

      Très juste.

      Les FAI ont fait leur pub et leur chiffre d’affaires en axant l’intérêt de l’ADSL (il y a qqes années, souvenez-vous...) sur le gain et le confort accrus pour télécharger massivement et rapidement des musiques, des films, bref du contenu info...

      Bien sûr à l’époque, pas de site légal (et payant) à la i-Tunes ou Deezer, il y avait juste Napster ou Kazaa clairement dans l’illégalité.

      Avec le virage vers le tt numérique, j’ai tjrs pensé que le jour où les FAI commenceraient à devenir plus que des FAI, ie à devenir des vrais portails de services et surtout lorsqu’ils commenceraient à vendre du contenu gratuit ou payant (streaming, VOD, mp3 etc), ceux-ci s’impliqueraient à côté des majors et des ayant-droits pour faire la chasse au téléchargement sauvage...

      Pourquoi ? Car le « piratage » nuit selon eux à leurs perspectives de revenus... soi-disant !

      Nègre est un démago et un lobbyiste hors pair. Son discours est méprisant envers les clients et les artistes et totalement mercantile... et finalement pas très visionnaire.

      Pour finir avec humour :
      « Do what you want ’cause a pirate is free. You are a pirate ! »
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    • keumar
      keumar répond à DidierB63
      Indé
      • Posté à 22h29 le 24/02/2008
      • Internaute 30580
        Indé

      Il y a bien longtemps que la MUSIQUE a quitté l’univers des majors (à quelques exceptions près).

      Mais de nombreux petits producteurs indépendants continuent leur travail de fourmis et développent des artistes inconnus aujourd’hui mais excitants demain.

      Ne les mettez pas dans le même panier (de crabes).

  • Foofur
    • Posté à 23h37 le 23/02/2008
    • Internaute 1226

    Pas très nouveau la vision de Pascal Nègre sur l’évolution des FAI. C’est celle de Messier y a 7 ans avec son projet Vivendi ; à savoir une entreprise qui se rémunère à la fois sur la vente de l’accès à l’information (téléphonie, internet, etc.) et sur la vente du contenu. Les conditions technologiques et de marché n’étaient pas réunies à l’époque pour permettre au modèle de fonctionner mais on y arrive fatalement.
    Les terminaux sont prêts, les consommateurs sont préparés, il ne reste plus qu’à tuer le gratuit.

  • sarkvadore
    • Posté à 23h46 le 23/02/2008
    • Internaute 22817

    deazer est trés bien, plus besoin de se faire chi.. a telecharger ! ( manque quand meme quelques ziks, mais ca va venir)

  • lenifou
    • Posté à 23h55 le 23/02/2008
    • Internaute 902

    Si les majors ne voulaient pas soutenir le mp3, dont la qualité est plus faible que celle du CD, pourquoi n’ont-elles pas soutenue le développement du SACD, un support de qualité infiniment meilleure que le CD, compatible avec tous les lecteurs existant... mais surtout absolument impossible à copier en qualité native ?

    Peut-être parceque le marché le plus juteux n’est pas celui des audiophiles, mais celui de la musique que l’on écoute en faisant autre chose, sur un baladeur mp3. Cependant, ce n’est peut-être pas le type de musique pour lequel on a envie de dépenser des sous : musique inconsistante pour un format inconsistant ?

    • Radadalamechantesorciere
      Radadalamechantesorciere répond à lenifou
      Cocker anglais
      • Posté à 10h10 le 24/02/2008
      • Internaute 25251
        Cocker anglais

      Il parle de quoi le mec là ? De culture ou de haricots en boîte ? On dirait que c’est la même chose.
      C’est vrai que maintenant on peut acheter les deux dans l’hyper du coin.

  • Gallifrey
    Gallifrey
    Ecrivain
    • Posté à 00h15 le 24/02/2008
    • Internaute 8709
      Ecrivain

    Je souhaite apporter une réponse à ceci :

    « Raspou : Demandez aux gens qui écrivent de la poésie, qui ne sont pas artistiquement moins estimables que des chanteurs ou des musiciens : leur talent ne leur rapporte pas un radis, la plupart des éditeurs de poésie ne versant pas ou si peu de droits d’auteur...

    Un poète, il a une feuille de papier et un crayon. Ça ne lui coûte pas cher. Déjà pour faire de la musique, il faut des instruments. Mais ce n’est pas tout : il faut bien se dire que 99% des artistes cherchent un producteur. Quand on a un projet d’album, c’est 250 personnes qui vont travailler dessus. Il faut arranger l’album, trouver des musiciens, faire la pochette... “

    La réponse de Pascal Nègre, c’est qu’un chanteur ou un musicien merite de gagner de l’argent par son metier fait travailler plus de personne que le poete ? Mais c’est quoi ce délire ?
    Si 250 personne bossent sur le bouquin d’un poete il meritera plus de toucher des droits d’auteur que le poete qui ecris son bouquin seul ?

    Pour apporter mon grain de sel, je citerai Leo Férre. ‘La musique se vend comme du savon a barbe. Pour un des producteur des chateurs de la Star Ac’ cette citation est pleine de sens...

    • Network 23
      Network 23 répond à Gallifrey
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 00h41 le 25/02/2008
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Pascal Nègre prétend donner un pourcentage aux musiciens. A peine 7% dans le meilleur des cas...

      « Sur les 90 000 adhérents de la Sacem, environ 1 500 vivent de leurs droits ; la proportion est moindre encore pour les écrivains, dérisoire pour les plasticiens. »

      Lien

      Saul Williams n’a pas la même analyse que Nègre, étrange non... Lien Téléchargez !

      « Droit d’auteur » = droit de s’en foutre plein les fouilles pour les intermédiaires-bureaucrates...

      PS : Ca fait au moins deux fois qu’on a droit à Nègre sur ces questions-là, y a pas d’autres gens qui réfléchissent à interroger sur le sujet ?
      Pendant ce temps-là, la majorité des musiciens sont au RMI... REVENU UNIVERSEL GARANTI ! ! !

  • Karmus
    • Posté à 00h31 le 24/02/2008
    • Internaute 23764

    Cet homme n’est qu’un fumiste.
    Je me remémore les fois où, en tant que musicien, j’ai travailler pour Universal, il y avait parfois une jolie hôtesse d’accueil à l’entrée du studio qui nous demandait de signer une feuille de cession de droit d’enregistrement(ces derniers étant incessibles en France) avant de nous présenter nos contrats, elle devenait blême lorsque j’avais l’outrecuidance de refuser.
    C’est à vomir que cet homme soit toujours à son poste

  • aumusee
    aumusee
    en direct de l'élysée Montmartre (...)
    • Posté à 00h40 le 24/02/2008
    • Internaute 6663
      en direct de l'élysée Montmartre (...)

    Si ce gars là trouvait à acheter un réseau réalisant des bénéfices colossaux sur les ventes de merguez il achèterait l’ensemble.

  • rodolphe7
    • Posté à 01h22 le 24/02/2008
    • Internaute 25227

    C’est à vous de prendre votre destin en main. Nos pères l’ont fait, avant nous. N’ayez pas peur de vous regrouper avec intelligence et conviction. En face de vous, ce ne sont que de pauvres gens arrogants, qui pensent, capital, argent, profit, court terme, se moquent de la démocratie si elle va à l’encontre de leur intérêts propres, et convoquent les artistes comme la raison nécessaire de leur dérives répressives. Aucun citoyens internautes n’a été conviés à leur débat. C’est de l’obscurantisme capitaliste de groupes financiers, aux allures de dandys managers, qui veulent nous réduirent à un monde fait pour eux, par eux, où le citoyen n’est qu’un pantin, qui ne comprend rien aux affaires du monde. Battez-vous ! Faites vous entendre. Agissez ! Votre avenir est en jeu.

    Quelques soient vos idées politiques. Peu importe. Ce qui arrive est très dangereux pour notre démocratie. Et je rend responsable de ce passage en force le coutumier, Monsieur Sarkosy et la Fnac (Mr Olivennes). Un jour viendra, croyez-moi, où ils devront rendre des comptes à la nation. Pour les autres. Seul l’appât du gain les animent et une vision de l’avenir d’internet qui leur ressemble. Ils ne méritent même pas qu’on parle d’eux. N’oubliez jamais une chose. Le butin est énorme. Jamais ils ne lâcheront. Plutôt vous pister, vous mettre en prison ! Que de vous voir sur leur terrain de chasse numérique. Auréolés de protections citoyennes, auxquels vous avez pourtant droit. Beaucoup des nôtres ont donnés de leur vie pour nos libertés. Mais l’ennemi a changé de visage. Noyé dans la complexité de la globalisation et du numérique, il est plus difficile à débusquer. Mais c’est aux reculs de nos libertés, qu’on le reconnait. Là dessus, il faut être intransigeant. Maintenir, ce jeu de cache cache, qui date des profondeurs de l’humanité, entre le citoyen et les puissances, à la ligne de démarcation qu’est la démocratie. Car qu’on le déplore ou non. La démocratie se prolonge sur internet. Et si eux s’octroient des droits avec le consentement des pouvoirs politiques, c’est nos libertés citoyennes qui sont en jeu.

    Le numérique ne va certainement pas faire notre bonheur, mais aux mains de ces gens, certainement notre enfer ! De toute façon, la lutte sera inévitable. Dans le respect des règles démocratiques. Soyons vraiment à la hauteur de cette belle idée. Qu’un monde meilleur est possible, si tous ensemble nous disons ; ça suffit ! Notre individualisme et nos divisions, font leur jeu. Mais ils nous faut apprendre à nous ressaisir, face aux enjeux cachés qui se préparent sans nous avoir consultés. Car où s’arrêtera la surveillance ! D’une politique de civilisation, nous risquons de passer à une surveillance de civilisation. Vigilance et luttons, pour que nos droits élémentaires de citoyens sur internet soient respectés et que notre parole, soit entendue. Car en ce moment se sont les entreprises culturelles qui font de la politique. C’est eux qui nous ont atomisés de produits culturels. Et bientôt c’est eux qui vont nous dire comment penser. Le licence globale était une bonne chose. On pouvait l’améliorer. Au moins en parler. Faire le jeu démocratique. Mais, non. Ils ont préférés une réunion entre amis, où l’internaute citoyen n’était pas convié. Belle leçon de démocratie. Pascal nègre est le symbole d’une dérive autoritaire, politico-économique et culturel à combattre.
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    • keumar
      keumar répond à rodolphe7
      Indé
      • Posté à 03h34 le 24/02/2008
      • Internaute 30580
        Indé

      La licence globale est une bonne chose ? ! ... Ah bon ? ... Si vous avez envie d’écouter le top 50 ou la Star’Ac, sans aucun doute. Mais ce système anéantira les artistes des labels indépendants car ils ne seront jamais rémunérés comme les autres. Ce système fonctionne sur des sondages de téléchargement. Donc Obispo, Zazie et Christophe Willem toucheront le jackpot pendant que tous les artistes peu ou pas connu pourront allez faire la manche.
      Renseignez-vous avant de dire n’importe quoi.

      • rodolphe7
        rodolphe7 répond à keumar
        • Posté à 09h27 le 24/02/2008
        • Internaute 25227

        Beaucoup d’acteurs du système sont plus près du citoyen que vous, le préconise, Ufc que choisir, et surtout le rapport Attali. Qu’on aime ou pas. Pour une fois, ils ont fait du boulot. Il « préconise ni plus ni moins de faire payer les fournisseurs d’accès à Internet en contrepartie des fichiers vidéo et musicaux échangés par les internautes. Autrement dit, c’est le retour de la licence globale, même si ce terme ne figure pas dans le rapport. Celle-ci fait l’objet de la décision 57, dans un rapport qui en compte plus de 300. Concrètement, il s’agit “ de faire verser par les fournisseurs d’accès à Internet une contribution aux ayants droit auprès des différentes sociétés de gestion collective de droits d’auteur, sous la forme d’une rémunération assise sur le volume globale d’échanges de fichiers vidéo ou musicaux ”. Forcément, cette contribution pourra avoir une incidence sur le prix de l’abonnement de l’utilisateur.
        La commission Attali voit dans cette mesure “ une condition de la croissance du secteur ” de la musique et de l’audiovisuel, un moyen de rémunérer enfin des artistes pour la circulation et les échanges de leurs oeuvres considérés jusque-là comme illégaux. Mais le rapport va plus loin. Il estime que tout ce qui a été privilégié pour l’instant, à savoir le filtrage, le contrôle des usages (avec les DRM), la surveillance des réseaux “ constituerait un frein majeur à la croissance dans ce secteur-clé ”. C’est un véritable camouflet pour le rapport de la mission Olivennes qui ne parle quasiment que de répression, avec suspension de l’abonnement à Internet à la clef pour les contrevenants.
        Jacques Attali s’est d’ailleurs déjà exprimé contre ces mesures sur son blog hébergé sur le site de L’Express. La loi censée les mettre en place “ ne ferait pas acheter un seul fichier musical de plus aux internautes, et ne rapporterait pas un euro de plus aux artistes ”, écrivait-il le 27 novembre 2007. Mais quelques mois auparavant, au Midem 2007, il plaidait lors d’une interview publique pour la gratuité de la musique sur Internet, avec divers types de financement derrière (publicité, services, concerts, etc.).
        Le rapport Attali rejette également l’idée d’une autorité indépendante, elle aussi préconisée par le rapport Olivennes, chargée de superviser la lutte contre le piratage. Celle-ci mènerait à “ une surveillance de nature à porter atteinte au respect de la vie privée et aux libertés individuelles, tout à fait contraire aux exigences de la création et à la nature réelle de l’économie numérique ”. En revanche, le document reprend un argument largement utilisé par l’industrie du disque, à savoir que les FAI sont “ les vrais bénéficiaires du téléchargement ”, qui leur a permis de vendre des abonnements, de faire décoller l’ADSL et de développer leur activité. Il est donc logique qu’ils contribuent. » résumé de l’article de 01net.

        Renseignez-vous aussi avant de dire n’importe quoi. Moi, j’écoute peu de musique mais en tant que citoyen, je préfère qui qu’ils se dévorent entre eux, plutôt qu’ils installent sur internet une forme de flicage, digne de la chine. Comme si il n’y en avait assez. Malheureusement, vous tombé dans leur piège. Ou s’arrêtera leur mise en scène et leur mépris des libertés élémentaires. Vous ne voyez pas les véritables enjeux. à l’image de cette société qui ne voit que son confort à sauver au lieu de s’inquiéter des libertés du citoyen.
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      • glaurent
        glaurent répond à keumar
        ingénieur info
        • Posté à 10h02 le 24/02/2008
        • Internaute 1516
          ingénieur info

        Euh, oui, mais alors pourriez-vous m’expliquer la différence avec le marché du disque ? Proposer différents produits et laisser le choix au consommateur, c’est une forme de sondage, non ? Et ce sont toujours les gros vendeurs qui touchent le jackpot aussi, non ?

        D’un coté on rémunère plus ceux qui vendent plus. De l’autre on va rémunérer plus ceux qui seront le plus téléchargé. Dans les deux cas on mesure une forme de popularité, de préférence du marché, et on attribue les revenus en fonction de ça.

        Vous allez peut-être répondre : oui mais la licence globale, chacun paye une somme fixe et le total est reparti entre les artistes, la vente de CD chacun peut payer autant qu’il veut. C’est vrai au cas par cas, mais à l’échelle du marché, tout le monde a un budget loisir à peu près fixe, donc l’ensemble du marché du CD est tout aussi borné que la somme des revenus de la licence globale. Et les formules d’abonnement auquel Pascal Nègre croit tellement sont identiques à la licence globale de ce point de vue.

        Enfin, vous faites la même erreur que la plupart de ceux qui sont contre la licence globale : vous pensez qu’elle ne peut pas cohabiter avec la vente de CDs, et qu’elle deviendrait de fait la seule source de revenu des artistes, ce qui est absurde. Vous avez un exemple pourtant évident de marché ou un produit disponible de manière quasi-gratuite se vend pourtant aussi au détail, et plus cher : l’eau. L’eau courante n’empêche pas la vente d’eau en bouteille, non ? Pour la musique c’est pareil, télécharger n’empêche pas d’acheter des CDs, même au contraire.

      • Chaussette ventriloque
        • Posté à 01h03 le 25/02/2008
        • Internaute 24758

        C’est déjà ce qu’il se passe avec la taxe pour le droit à la copie privée, au niveau musical ça ne changera, à mon avis, rien.
        Mais on ficherait enfin la paix aux gens qui essaient de se cultiver via le net :)

        Certes la licence globale ne serait peut-être pas l’idéal, mais pour l’heure, il me semble que ce soit la meilleure solution.

  • glaurent
    glaurent
    ingénieur info
    • Posté à 01h30 le 24/02/2008
    • Internaute 1516
      ingénieur info

    Il est bien gentil de croire en l’avenir de l’abonnement, mais il faudrait lui dire que toutes les boites qui ont tenté ce modèle ce sont gauffrées, sans exception. Les seuls magasins de musique en ligne qui marchent (itunes et Amazon) *vendent* des fichiers.

    Steve Jobs avait compris le problème dès le début, autant le consommateur lambda veut bien louer des films, autant il a au contraire un rapport affectif à sa musique, et veut donc la posséder, pas simplement y avoir accès.

  • furiousangel
    • Posté à 02h14 le 24/02/2008
    • Internaute 7609

    « L’histoire ne se repete pas elle beguait » il parait, encore un bel exemple qui le verifie avec des majors qui continuent toujours autant à se foutre du monde.

    Petit rappels historiques pour commencer
    ****************************************

    Dans les années 80 a été décidé une baisse de la TVA sur le disque passant alors de 33% à 18,6%, et dans la foulée les couts de production ont augmentés sans aucune explication du jour au lendemain.
    Ainsi la nouvelle TVA plus faible peut s’appliquer sur un disque qui va donc rapporter plus aux majors, et comme cette « augmentation » du cout de fabrication a été savament calculé le prix final reste tout de meme moins cher qu’avant et tout le monde est content.
    Sauf que le prix final est plus elevé qu’il aurait du etre ... no comment.

    Puis arrive le CD sensé donner un son parfait la fameuse « qualité laser » qu’on scande alors à tout bout de champs, pour la plupart des nouvelles productions qui n’auront connu que lui certes.
    Mais pour les autres (soit quand meme un catalogue toujours aussi considerable meme aujourd’hui) la ré-edition se fera avec des conversion numerique baclées,des packaging simplifiés à l’extreme (CD non serigrafiée avec juste le nom dessus, au mieux un livret à 2 feuilles parfois 1, etc ...) et tout ça pour aller toujours plus vite et surtout couter moins cher, et ainsi rentabiliser au maximum les ventes de ces ré-editions CD au vu de ces milliards d’acheteurs potentiels qui vont desormais devoir remplacer leurs collections de vynils, par de la soit disante « qualité laser ».
    Logique marketing et financiere quand tu nous tiens ...

    (Alors quand Mr Negre parle des DJ mais c’est pareil pour nombre d’amateurs en tout genre qui preferent les vynils, ce n’est pas que le support soit meilleur ou non, c’est parce que le travail a été baclé pour les mettre sur CD c’est tout, d’ailleurs la plupart samplent ou mixent d’apres des vieux morceaux des années 60 et 70 ...jusque 80 où de toute façon la maitrise de la chaine « numerique » n’etait pas totale, apres il y a aussi la manipulation plus pratique avec un vynil pour le mix en live mais c’est un autre sujet.
    Ce qui est sur c’est qu’encore une fois il raconte n’importe quoi ...et c’est quand meme embetant de la part d’un soit disant professionnel de la question).

    Ensuite arrive internet, en gros (sinon ça serait trop long) les majors passent completement à coté et ratent le train de la modernité (à la limite heureusement sinon dieu seul sait ce que ça aurait pu donner).
    Mais une fois l’erreur enfin comprise c’est la « chasse aux sorcieres » forcement, avec comme argument principal « chaque titre telechargé signifie une perte financiere », et il y en a eut plein d’autres dans le genre.
    Quelle hypocrisie car dès l’arrivée d’internet meme en bas debit on pouvait tres facilement telecharger par mois des dizaines voir une centaine d’albums(aujourd’hui c’est quasiment tous les albums de l’histoire qu’on peut avoir en quelques semaines), or vous connaissez beaucoup de gens vous qui ont toujours achetés des dizaines de CD par mois ? moi pas en tout cas.
    Donc dire que les albums ainsi telechargés auraient forcement été achetés sans l’existence d’internet est vraiment grottesque, d’ailleurs il y a là 2 exemples extraordinaires (entre autres) :

    -Epoque 2000/2001
    *****************
    On est à l’apogée de la periode Napster (celebre logiciel de telechargement Peer To Peer qui declenchera tout), c’est d’ailleurs à ce moment là que les majors realisent le potentiel (evidemment...).
    Et c’est curieux mais durant cette meme periode les chiffres officiels indiquent que les ventes de disques augmentent également partout notament en Angleterre, mais surement qu’il n’y avait pas internet là-bas...curieux non ?

    -Depuis 2005
    ************
    Un petit groupe anglais au nom de Arctic Monkeys crée une page myspace où ils mettent leur musique en ligne donc en telechargement gratuit.
    Des centaines de milliers de telechargements plus tard, une major les signe met ces memes titres sur CD et c’est l’explosion en terme de ventes (je n’ai plus les chiffres en tete mais je sais que des records ont été battus), alors que ce ne sont pas les moyens qui manquent de le pirater et l’avoir gratos.
    Et ça fait 2 fois de suite que le groupe est ultra primé aux Brit Awards et que les ventes de leurs albums se portent au mieux.
    (Depuis il y a eut le meme phenomène avec le chanteur Mika).

    En fait la seule chose qui a réellement changé depuis 10ans, c’est surtout la mediocrité generale de la musique qui est allé crescendo, tant sur le plan purement musical (heureusement qu’il y a le sampling hein ? finalement), que de sa production (alors que dès les années 70 on a été capable de faire des productions qui font encore reference aujourd’hui), et meme de sa qualité sonore (le mp3 etant ni plus ni moins qu’un format de compression DESTRUCTIF irreversible, excellent pour les baladeurs et la diffusion en flux sur le web mais absolument mediocre pour apprecier de la musique dans son salon avec une vraie chaine et qui est hors de prix meme à 1€ ...un album complet revient aussi cher en telechargement pour une qualité sonore plus de 10 fois inferieur et on a meme pas de CD concret dans les mains ...bref), mais bon de toute façon desormais on n’ecoute plus de la musique on « consomme » de la musique ... mais c’est encore un autre problème.

    D’ailleurs absolument tous les amateurs de musique le disent, et ça a atteint un tel point qu’on est obligé de rappeler les veterans (Police,Led Zeppelin,etc...) pour avoir des concerts dignent de ce nom par exemple, et se rappeler ce que devrait etre la musique de qualité.
    De toute façon c’est tres simple toutes les decennies passées ont eut leurs artistes et titres phares ou emblematiques (des Beatles à U2 en passant par Pink Floyd,etc...), citez ne serait-ce que 3 groupes ou artistes qui sont apparus dans les années 2000 et qui les ont marqués selon vous à tout jamais ? ... (à moins de vraiment aimer Jennifer ou Mickael Youn, et puis aujourd’hui les « artistes » sont plus interressés par leur image que par leur musique).

    De toute façon les majors sont financierement loin d’etre à plaindre surtout en France (hein Mr Negre ?)grace aux taxes successives qu’ils ont reussis à imposer sur les principaux supports d’enregistrements de données informatiques (CDR et DVDR), que tout le monde paye meme si on y stocke pas de la musique.
    D’ailleurs il est question d’etendre (et augmenter encore) ces taxes à TOUS les supports tout court, donc tout appareil qui peut contenir de la memoire (telephones, consoles, appareils photos, ...).
    Quand on sait qu’aujourdhui, meme votre cafetiere peut en avoir ....
    Et on ne parlera pas de tous les benefices grace aux sonneries de portable,la plupart etant des « remix » de titres connus (quasiment chaque possesseur de telephone telecharge en moyenne au moins 3 sonneries et 1 jeu), plus ceux dus aux artistes ephemeres bien « marketés » (star’ac en tete) sous pretexte que ça permet de financer des artistes « serieux » qu’on attends encore, etc etc etsééééétéra ...

    Vraiment ça devient insupportable le discours des majors qui font et vendent de la musique comme dautres font et vendent du yaourt.
    Pas etonnant apres que plus personne ne veuille acheter leur tambouille, qui au mieux donne juste envie d’etre telecharger gratos histoire quand meme d’avoir quelquechose d’un peu nouveau à ecouter.
    Et puis il ne faudrait peut etre pas oublier non plus qu’aujourd’hui avec le nombre perpetuellement grandissant de français qui doivent se serrer de plus en plus la ceinture et qui ont du mal et à se loger et à se nourrir, c’est pas en imposant des taxes et autres forfaits pour les obliger à payer leur mauvaise et de pire en pire musique que ça va s’arranger.
    Ces derniers ont d’autres priorités que d’acheter des disques.

    La meilleure reponse au Pire to Pire est donc peut etre bien le Peer To Peer, parait que le public à toujours raison de toute façon non ?
    Alors à eux d’en tirer les enseignements necessaires et non l’inverse.

    • DBL8
      DBL8 répond à furiousangel
      Retraité
      • Posté à 07h34 le 24/02/2008
      • Internaute 19562
        Retraité

      Long à lire mais VRAI ! !
      Monnaie, monnaie comme disait le groupe, et on entendait le bruit d’un tiroir caisse.
      Ils doivent avoir les yeux qui se transforment en symbole $, lorsqu’un artiste passe la tête à la porte ; comme picsou !

    • A déménagé le 13-10-2012
      • Posté à 08h14 le 24/02/2008
      • Internaute 19357
        non connue

      Haaaa la bonne heure , clair et bien documenté ,merci ,si je change de cafetière je fais gaffe ,ils ne m’auront pas ! ! !

    • jakomo24
      jakomo24 répond à furiousangel
      Musicien buissonnier
      • Posté à 12h15 le 24/02/2008
      • Internaute 31659
        Musicien buissonnier

      Merci pour ce petit panorama a l’usage des amnésiques
      pas d’accord avec tout, mais bravo tout de même, le problème c’est que la musique est une question de goûts, et l’essentiel c’est que tout puisse être écouté. Vive les dinosaures et vive Camille ! vive Aznavour et Pauline Croze, vive Macias (non je déconne ! !)vive Les alters et les jazzmen.
      Tiens, les « artistes qui fournissent un plus à leur prod (packaging, vidéo,livrets soignées et copieux) ne s’exposent -t-ils pas moins au pillage ?
      Je crois à une certaine netiquette, qui fait que l’ont télécharge moins les débutants, si ce n’est pour entendre avant d’acheter.
      Et puis entre nous le piratage de multi milliardaires, produit par d’autres multi milliardaires, ...
      bien à vous !

    • .gwen.
      .gwen. répond à furiousangel
      anarchiste irreversiblement (...)
      • Posté à 19h53 le 24/02/2008
      • Internaute 29943
        anarchiste irreversiblement (...)

      effectivement tres d’accord avec l’analyse. juste un point je ne pense pas qu’il y a plus de mauvauses musiques maintenant qu’il y a 30 ans. on ressert les vieux tubes des annees 80 allegrement, alors la me... ca existait ! aujourd’hui la sphere electronique est a son apogee et le hip-hop/rnb se defend tres bien (sauf en france pour ce dernier). Quelques noms en vrac : Villalobos, Tom Yorke, ellen alien, chloe, james Holden, Burial, Timberlake, Trentemoller, Agoria, Alif tree, Kill the vultures, Outkast... voila pas la peine d’en etaler plus, meme si j’en ai pas citer bcp ! juste pour dire que la musique actuelle n’a pas besoin des vieux dinosaures du rock pour exister !

  • marouane
    • Posté à 02h48 le 24/02/2008
    • Internaute 24128

    Liberté pour la culture musicale !

  • keumar
    keumar
    Indé
    • Posté à 03h41 le 24/02/2008
    • Internaute 30580
      Indé

    Connaissez-vous la marge de Fnacmusic.com sur un titre vendu 0,99 Euro ? ...
    50% !
    C’est à dire qu’ils margent plus sur leur site qu’en magasin (30%), là où ils ont des loyers à payer et une masse salariale importante.
    Pas mal non ? ...

    • DBL8
      DBL8 répond à keumar
      Retraité
      • Posté à 07h37 le 24/02/2008
      • Internaute 19562
        Retraité

      Et les actionnaires qui crient aux voleurs, vous y pensez ? Ils n’ont pas de frais ce gens là ?
      Pensez à leurs angoissent lorsqu’ils voient les actions baissées.
      à quand une émission pour leurs venir en aide ? :))

  • zigla
    • Posté à 08h39 le 24/02/2008
    • Internaute 30660

    1 euro le titre en téléchargement. 15 morceaux par CD, 12-18 euros le CD. Nous naviguons dans les mêmes eaux. Combien pour l’artiste et/ou les interprêtes ? c’est cela qui m’intéresse car c’est eux que je souhaite rémunérer.
    Il y a, bien sur, des acteurs qui accompagnent création et interprétation, certains sont nécessaires (loueur de studio, vendeur d’intruments, mise en ligne et promotion), tous les autres n’ont plus rien à faire (producteur, agent, avocat), ils vont donc disparaître et comme ils l’ont compris ils se défendent avec l’énergie du désespoir.

    • keumar
      keumar répond à zigla
      Indé
      • Posté à 11h36 le 24/02/2008
      • Internaute 30580
        Indé

      Vous vous leurrez complètement. Demandez aux artistes s’ils souhaitent la disparition des producteurs... Vous mettez dans le même sac Universal et les petits labels indépendants. Toujours les mêmes clichés.

  • fredmanquilitleweb
    • Posté à 09h17 le 24/02/2008
    • Internaute 28055

    je me rappelle toujours du décorticage du prix du cd en différents intervenants, et bien ils mettaient la grosse part du gateau dans les bénéfices et la promotion de l’artiste, cela évite de savoir, quel bénéfice réalisent les majors, en fait ils ne voulaient pas dire qu’ils réalisaient de gros bénéfices qu’ils le cachaient avec la promotion de l’artiste... Personne n’est dupe, le temps du rentier du disque est résolu, les marges sont de moins en moins importantes, la question est et était : le client accepte ou acceptera t-il de payer toujours autant de marge bénéficiaire pour un artiste et une chanson déterminée ?

  • The_Reaper
    • Posté à 10h30 le 24/02/2008
    • Internaute 33315

    Je n’ai jamais été grand fan de Pascal Nègre (ô Grands Dieux non !), mais j’avoue que ces interventions sont beaucoup plus fines que les diatribes anti-piraterie (à la limite anti-internautes) qu’il peut proférer à longueur d’interview « choc ».

    Son analyse sur le rapport du FAI par rapport aux moyens de gagner de l’argent est très intéressante, comme son point de vue sur la « qualité » du format mp3.

    Il est juste dommage que les acteurs du monde de la musique n’aient jamais tenu de discours de cette façon. Les tensions entre internautes et professionnels auraient probablement été moins fortes, et la « rébellion » anti-major (refus de se tourner vers les offres légales par opposition à l’industrie) n’aurait sûrement pas duré.

    après, il faudra inévitablement que l’offre légale se diversifie et que sa qualité soit optimale, sinon quel intérêt de payer même 0,99 € si la qualité est à peu près la même qu’un fichier gratuit (mais illégal ?).

    Pour les gens que cela intéresse, je vous invite vivement à lire l’interview du spécialiste de l’économie numérique François Moreau dans le magazine Capital n°197 (février 2008) : ses analyses sont très fines et hors de clivages industrie/partisans de la gratuité.

  • Peureux anonyme
    • Posté à 12h18 le 24/02/2008
    • Internaute 24415

    Je crains pour Mr Nègre qu’il ne soit pas au bout de ses difficultés.

    Tout d’abord, les produits enregistrés duplicables et transmissibles à volonté ne valent rien, commercialement s’entend. Toutes les polices du monde n’y pourront rien.

    La musique, le cinéma, les logiciels, les jeux vidéos, les séries télé, etc... sont dans le même cas et devront trouver des moyens d’existence autres que la rente de situation.

    Le cinéma vit pour beaucoup des ventes de DVD et court de ce fait à l’abime. Il expérimente une solution originale intéressante, l’abonnement illimité (UGC ou Gaumont-Pathé) qui permet à l’abonné de se rendre en salle, voir une Toile, dans une situation de confort et surtout de convivialité d’une autre qualité que le home cinéma le plus perfectionné. Pour le même prix on pourrait y rajouter le téléchargement illimité. Le job du cinéma est de mettre en place un loisir convivial. Cela pourrait s’étendre à la musique.

    Croire que les FAI vont se mettre à dos leurs clients pour du chiffre d’affaires de contenu me semble plus que douteux. Certes, la mode est au multimédia, comme du temps de Mr Messier. Mais cela fait perdre de l’argent et ne durera pas éternellement. Il n’échappe à personne que l’essentiel des offres triple play, en sus de l’accès Internet, est gratis. La TV sur ADSL est cadeau Bonux, les clients ne sont pas prêts à payer ! Il est très fréquent que les soit disant abonnés à la TV sur ADSL continuent à regarder la télévision via la TNT. Les téléviseurs et enregistreurs sont du reste au standard TNT. Il est donc plus que plausible que la baudruche TV sur ADSL ou IPTV va exploser un de ces jours prochains.

    Les FAI reviendront à leurs métiers de fournisseurs d’accès (ce qui leur permettra de baisser les coûts) et les opérateurs de loisirs, musique ou cinéma, feront dans l’événementiel (concert, projection en salles...).

    • toto_a_la_plage
      • Posté à 02h40 le 29/02/2008
      • Internaute 32625

      Pour en revenir au hors sujet sur le dvd...
      Je trouve pas confortable les salles de cinema, ca sent souvent tres mauvais, le popcorn froid. Le son est vraiment beaucoup trop fort...des gens parlent, des tel sonnent...il fait trop chaud ou trop froid...
      et chose a laquelle je ne suis plus habitué, on voit des artefacts sur l’ecran (oui c’est du cinema), et quand on est plus habitué, c’est tres tres genant.
      Et comble de l’horeur, tu te tapes des pubs comme a la tele alors que tu viens de cracher 8-9 euros.
      Du cinema, oui, mais minimum en imax.
      Alors pour moi, rien de mieux qu’un dvd bien au chaud, que je peux en plus mettre sur pause pour aller au petit coin. En plus je me le met en vo soustitré...royal quoi !
      Rapport a la taille de l’ecran, il suffit de respecter le meme rapport distance-largeur que dans une salle, et c’est la meme immersion.

      ...Et pour en revenir au vrai sujet a la musique, moi je dis, rien de tel que de vrais concerts avec de vrais son d’instrument et de vrais voix.
      Elle a quand meme une drole de tronche la contrebasse ou le trombonne quand ca sort des enceintes...c’est comme s’il manquait la moitié du son. (meme sur du tres bon matos)
      Alors si en plus il faut payer pour un format tout pourris en mp3 le meme prix qu’un cd avec jaquette dont le son est deja pas terrible , faut pas s’etonner que ce plaise pas a tout le monde. Et je ne parle meme pas des pseudo artistes habituellement proposés par les major...

      Les morceaux telechargés ne devraient pas depasser les 50 cts pour rester coherents avec les tarifs deja exhorbitants des autres supports...

      Et puis M. Negre, il a surement du mal a l’admettre, mais un jour, il risque de ne plus exister, sa boite de prod sera remplacé par le distributeur (virgin ou fnac) et dans certains cas par les artistes eux memes, entierement auto-produit...un graveur, une imprimante, et zou a la poste ! ils peuvent meme confié la tache a une pme de proximité si ca les ennuis...
      et pour se faire connaitre comme il l’a si bien dit, y a des trucs comme myspace, mais il y a aussi les petits concerts ! ! ! ! !

      200 personnes pour produire un album, je rigole trop la ! ! !
      c’est sur, si la chanteuse elle sait pas chanter, y aura un sacré boulot a faire sur l’ordi...et si en plus elle ne sait pas ecrire, on va devoir lui trouver un ecrivain, et un arrangeur, etc... finalement pourquoi il l’ont choisi alors ? pour son petit cul photogenique ? ? ? ?
      Halte au marketing ! place aux artistes !

  • hamer
    • Posté à 10h50 le 24/02/2008
    • Internaute 15650

    Tous ces représentants de la culture francaise,genre qui ont poussés les mesures olivennes, venaient pleurer car ils étaient les seuls à ne pas ètre télécharger.

  • Tyb
    Tyb
    (par ici, par là)
    • Posté à 11h08 le 24/02/2008
    • Internaute 24914
      (par ici, par là)

    Pascal Nègre est l’exemple type du grand patron largué par les évolutions technologiques, qui s’accroche désespérement à son bout de gras alors qu’il est évident auw yeux de tout le monde que son modèle économique rendu caduque par... la réalité tout simplement, est d’hors et déjà mort.

    A sa décharge, ses élucubrations restent aussi hilarantes qu’énervantes, mais totalement à coté de la plaque.

  • A.V.
    • Posté à 11h55 le 24/02/2008
    • Internaute 24685

    Alors voilà ! On a un type qui nous dit qu’il ne suffit pas d’être sur myspace pour devenir un artiste. Il faut aussi un producteur. La StarAc nous prouve qu’il ne suffit pas d’avoir un producteur pour devenir un artiste.
    Dans la liste des causes auxquelles Pascal Nègre attribue la crise du disque, il y en a évidemment une qui manque :
    A force de proposer de la musique hyperstandardisée, produite selon les mêmes recettes, on homogénéise les artistes et on diminue l’« offre ». Or, le point fort d’Internet réside dans l’offre, justement.

    • Network 23
      Network 23 répond à A.V.
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 00h55 le 25/02/2008
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Et le point fort du p2p, c’est ce que sont les internautes qui filtrent la bonne musique...

      Qq groupes découverts tout à fait par hasard grâce aux méchants pirates :

      - Bijan Chemirani (musique perse - Gulistan, Rose Garden)
      - Hassan Hakmoun (Gift of Gnawa)
      - Loco Locass (hip hop quebecquois)
      - Moondog (clochard symphoniste de New York)
      - Liquid Liquid (un classique ! ...)
      - O Yuki Conjugate (Peyote - des potes à Muslimgauze)
      - The Best of Rare British Ska (avec White Shoes de Ritchie & the Loosers)
      - Asa Chang & Jun Ray (Jun Ray Song Chang - hallucinant !)
      - Freeworm (Vegetation = Fuel ; encore un quebecquois, et le morceau avec didgeridoo...)

      j’en passe & des meilleurs, même quand je claquais toutes mes thunes aux disquaires (jamais à la Fnac, là-bas on écoutait les CDs, quand on les volait pas...), jamais j’aurai pu tomber sur des trucs aussi variés et qui passent pas souvent à la radio...

      Maintenant, mon budget CD part dans les bouquins, au moins j’arrête de pirater des livres en les empruntant systématiquement à la bibliothèque...

      • keumar
        keumar répond à Network 23
        Indé
        • Posté à 01h54 le 25/02/2008
        • Internaute 30580
          Indé

        J’adorerais connaître les artistes dont tu parles... Mais qui les connaît en dehors de toi et de 40 de tes potes ?

         
        • Network 23
          Network 23 répond à keumar
          identité perdue dans mes papiers (...)
          • Posté à 14h24 le 25/02/2008
          • Internaute 23367
            identité perdue dans mes papiers (...)

          Comme l’indique mon message, c’est par le p2p, donc grâce à des internautes mélomanes situés sur toute la planète que j’ai pu entendre parler de ces groupes - bien sûr, j’en fait la promo près de mes amis !

          Ceci dit, tous ne sont pas inconnus, mais simplement ne passent pas sur NRJ...

          tu retrouveras la plupart sur Wikipedia...

        1 autres commentaires
  • ben100
    • Posté à 12h22 le 24/02/2008
    • Internaute 32928

    Encore pascal Nègre ! quel intérêt d’interviewer les multinationales du disque qui soutiennent tout sauf la création ?

    mais quand les media comprendront-ils que c’est un maillon de la chaîne qui est un véritable parasite ?
    qu’on ne peut que souhaiter la disparition de ce maillon qui fera respirer la création justement ?

    et que face à la chute de la vente du cd, du péril de ce modèle, un autre système économique est à trouver, qui passe certainement par la taxation de supports comme cela se fait déjà, mais est tant décrié et ou de FAI... comme cela se fait dans TOUS les domaines économiques ?

  • ben100
    • Posté à 12h34 le 24/02/2008
    • Internaute 32928

    furio
    usangel (Informaticien)>>

    >En fait la seule chose qui a réellement changé depuis >10ans, c’est surtout la mediocrité generale de la >musique qui est allé crescendo, tant sur le plan >purement musical (heureusement qu’il y a le sampling >hein ? finalement),

    commentaires affligeants...
    il ne faut pas sortir plus loin qu’à Universal et à la télé (music awards et autres stupidités commerciales) pour dire ce genre d’âneries, bien réactionnaire...
    Bref avoir la naïveté de croire que les médias classiques (à de rares exceptions) nous puissent nous instruire sur l’innovation en matière musicale.

    Mais on nous ressort l’argument du « c’était beaucoup mieux avant » à toutes les époques, nostalgies... à son époque, c’était authentique, des vrais, etc.

    • Network 23
      Network 23 répond à ben100
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 00h58 le 25/02/2008
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Avoue que les bons groupes (y en a !) ne sont pas ceux qui vendent le plus...

  • cassino
    cassino
    Auteur
    • Posté à 12h38 le 24/02/2008
    • Internaute 25023
      Auteur

    Avec le numérique le cinéma et la musique vont subir la même évolution. Augmentation de l’offre, suppression des distributeurs, circuit de vente court, voir ultra-court (vente directe de l’artiste à l’acheteur final). Dans le cinéma les producteurs vont distribuer leur film directement aux salles (il n’y a plus de copie matérielle) car le nombre de copie est illimité et ne coûte rien. Pour la musique, les artistes vont se regrouper pour diffuser eux-même leur musique, là il n’y aura même plus de producteurs. Multiplexes, FNAC et autres moyens de grande distribution vont plonger dur et c’est une très bonne chose.

    • Peureux anonyme
      • Posté à 13h53 le 24/02/2008
      • Internaute 24415

      Le problème majeur du cinéma ne réside pas dans le nombre, la distribution et le cout des copies.
      Hollywood fait la majeure partie de son chiffre d’affaires par la vente des DVD. Il y a problème dans la mesure ou produire un film coute cher. Il n’est que de regarder un générique pour constater le nombre de travailleurs mobilisés. Il faudra bien les payer même si on ne vend plus de DVD.

      Les solutions du type abonnement illimité au spectacle en salle (UGC ou Gaumont-Pathé), et non au téléchargement qui ne sera que la cerise sur le gâteau, sont peut être l’avenir.

  • sup. à la demande du riverain 24.09.09
    • Posté à 12h39 le 24/02/2008
    • Internaute 30981

    On a plus besoin de ces guignols de la FNAC et UNIVERSAL, la musique ça ne rapporte que le plaisir qu’on a à la faire et à l’écouter !
    Faites votre musique vous même et diffusez la gratuitement sur internet ! Il existe déjà des licences ouvertes.
    Crative Commons par exemple...
    Ce type est un flic de la culture. Il n’a aucune autorité légale, il défend juste ses intérêts financiers, c’est un homme d’affaire. Désobéissance civile !

    • black francis
      • Posté à 13h17 le 24/02/2008
      • Internaute 25977
        musicien

      bien sûr, pourquoi on y avait pas pensé avant ? allez vite dire aux artistes qu’ils n’ont plus besoin de vendre des disques et d’avoir un contrat avec une maison de disques ! ils seront si heureux de pouvoir faire de la musique pour le plaisir... et de faire la manche pour survivre.
      et si vous pensez comme beaucoup que les concerts suffisent à rémunérer les artistes, ce n’est pas le cas malheureusement. seuls les artistes les plus connus peuvent vivre de leurs cachets de concerts.

      • Peureux anonyme
        • Posté à 14h10 le 24/02/2008
        • Internaute 24415

        Où est la cause et où est l’effet ?

        Le concert ne nourrit pas donc les musiciens n’en donnent pas, ou bien les musiciens ont négligé de développer le concert et maintenant la place est prise ?

        Depuis quelques décennies, le business de la musique cherche à vivre de la rente de situation de la musique enregistrée et s’est bien gardé de développer le spectacle « live ». Résultat : aujourd’hui c’est le football qui draine les foules. Les clubs de foot ne vendent guère de CD ou de DVD, mais ils remplissent les stades ou les écrans de télévision 2 à 3 fois par semaine et roulent sur l’or (au moins les grands clubs).

        Que les musiciens lèvent un peu les yeux de leurs pupitres !

         
        • black francis
          black francis répond à Peureux anonyme
          musicien
          • Posté à 19h43 le 24/02/2008
          • Internaute 25977
            musicien

          alors puisque tu dois regarder beaucoup de foot et aller à peu de concerts : les musiciens ont toujours fait des concerts et triment aujourd’hui pour jouer le plus possible, afin se créer un public pour espérer attirer l’attention d’un label (jusqu’à 250 concerts par an...)
          Crois-tu que tous les gens qui travaillent dans le spectacle vivant (tourneurs, salles de concerts, festivals...) se tournent les pouces toute la journée ? ? ?
          Ce serait de leur faute si les gens vont voir des matchs de foot ? ? ?
          De toute façon, le parallèle avec le monde du foot n’a juste, comment dire, AUCUN SENS.

          • Peureux anonyme
            • Posté à 10h27 le 25/02/2008
            • Internaute 24415

            ah bon ! Que des musiciens triment est une chose, que le modèle de business ait été la rente de situation sur l’enregistré en est une autre. On voit le résultat aujourd’hui en comparant avec le football.

            N’en déplaise aux musiciens, aujourd’hui le spectacle de masse, c’est le foot ! Le plus simple pour se voiler la face est certainement de dire que le parallèle n’a aucun sens.

        • keumar
          keumar répond à Peureux anonyme
          Indé
          • Posté à 01h41 le 25/02/2008
          • Internaute 30580
            Indé

          Je n’ai jamais lu de commentaire aussi stupide... Le parallèle entre concert live et match de foot ! ! !
          On touche le fond du fond.

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