Decryptage 23/02/2008 à 15h15

Intermittents et « numéro d'objet » : ce qui va vraiment changer






Manifestation d’intermittents en novembre 1996 (Thierry Ardouin/Tendance floue).

Une rumeur va enflant depuis quinze jours chez les intermittents : une réforme mise en place par l’Unedic mettrait en péril le système des cachets dans le monde du spectacle et l’audiovisuel à compter du 1er avril.

C’est un texte du 2 avril 2007, publié au Journal officiel le 2 mai 2007, qui crée un « numéro d’objet » pour les employeurs d’intermittents. Sur le Net, ce dispositif méconnu provoque une bronca, un peu plus d’un mois avant son entrée en vigueur.

Passage en revue de six questions soulevées par ce nouveau code, avec la réponse de la direction des affaires juridiques de l’Unedic et l’éclairage de Gilles Pajon, metteur en scène à la tête d’une petite compagnie de théâtre dans le Loiret.


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“Sans numéro d’objet, pas de cachet”
FAUX L’Unedic est formelle : pour les intermittents, le numéro d’objet ne changera strictement rien. Dès lors qu’un intermittent obtiendra l’Attestation employeur mensuelle (AEM), son cachet sera pris en compte, que la structure qui le déclare ait, ou pas, ce fameux numéro d’objet.

Pas de réforme notoire, donc, pour le statut des intermittents du spectacle, depuis le passage, houleux, aux 507 heures en dix mois (pour les techniciens) ou dix mois et demi (pour les artistes).


“ align=

‘Le numéro d’objet s’applique seulement au théâtre et à la danse’
FAUX Les services de l’Assurance-chômage sont très clairs sur ce point aussi : ‘Tous les employeurs d’intermittents sont concernés, quelle que soit leur discipline.’

Comme pour les changements précédents, ministère de la Culture et Unedic promettent que c’est d’abord pour lutter contre les abus que ce nouveau dispositif a été imaginé. Il doit permettre de repérer par exemple les sociétés de production audiovisuelle qui emploient des intermittents à l’année.


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Les employeurs qui n’auront pas de numéro d’objet à compter du 1er avril seront sanctionnés’
VRAI On connait même le montant de l’amende : 7,50 euros par artiste et par mois. Avec un plafond de 750 euros par mois d’entorse pour chaque employeur.

Gilles Pajon, qui n’a pas encore eu d’informations sur l’obtention du code par sa compagnie, craint le pire :

‘Si je n’ai pas le numéro d’objet, la pénalité tue ma compagnie. Sur mon dernier spectacle, un cabaret politique qui s’appelle El Grandioso Modesto Cabaret’, j’emploie dix-neuf professionnels, comédiens ou musiciens. Si on fait le calcul, c’est une catastrophe. Or comment peut-on savoir quels critères seront retenus pour obtenir le numéro d’objet ? ‘

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L’attribution du numéro d’objet est arbitraire’
A SUIVRE C’est en effet un point encore en suspens. Qui donnera son aval pour délivrer le numéro d’objet ? La Drac (Direction régionale des affaires culturelles) ? L’antenne locale de l’Assurance-chômage ? La direction des affaires juridiques de l’Unedic assure que le système est ‘automatique et informatisé a priori’.

Plusieurs employeurs d’intermittents se sont pourtant inquiétés auprès de Rue89, faisant savoir qu’ils n’avaient à ce jour aucune garantie sur ce point. Et de nombreuses compagnies craignent l’arbitraire en la matière alors que le site de l’Assedic se borne à faire savoir :

‘Le Centre de recouvrement informera les employeurs des démarches à effectuer dans le courant de l’année 2008.’

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28 représentations minimum programmées dès la création pour obtenir le code : c’est la mort des petites compagnies.’
FAUX C’est l’autre grande rumeur du dossier et l’objet de toutes les craintes. Ainsi, Gilles Pajon, pour son cabaret politique, dont la première sera donnée le 30 avril, affirme avoir ‘assuré entre quinze et vingt dates aux artistes’ :

‘Si je me plante, c’est déjà un gouffre, quand on sait que chaque représentation me coûte autour de 5000 euros. Mais quinze dates, c’est déjà énorme et rares sont les petites compagnies qui peuvent s’y engager avant même la création. Il faut savoir en effet que c’est en voyant un spectacle que des gens décident de leur programmer à leur tour.

Côté subventions, à l’heure actuelle, la région Centre ne nous demande par exemple que cinq représentations assurées. Personne ne peut annoncer ainsi 28 représentations d’entrée de jeu. Ou alors, il s’agit de très grosses compagnies mais on ne joue pas dans la même cour.’

Sur ce point, la direction des affaires juridiques est formelle :

‘Que ce soit à l’Unedic ou au ministère de la Culture, personne ne sait d’où sort ce chiffre de 28 représentations. Est-ce un amalgame avec une autre disposition ? C’est en tous cas complètement faux.’

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Avec cette réforme, c’est la fin de la participation des artistes au développement local et rural.’
A SUIVRE Les compagnies et autres structures culturelles ne sont pas les seules à embaucher des intermittents du spectacle. Ponctuellement, des hôpitaux, des établissements scolaires, des prisons ou des centres sociaux peuvent faire appel à des artistes. Et il n’existe aucune garantie explicite que ces employeurs ponctuels se voient attribuer un numéro d’objet en tant qu’entreprise de spectacle.

Il n’est pas certain que la réponse de l’Unedic les rassure :

‘Sur le papier pourquoi pas ? Si un hôpital fait venir un clown pour amuser les enfants, il n’aura qu’à demander son numéro d’objet, et on verra bien.’
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  • bloozmarch
    bloozmarch
    indocile heureux
    • Posté à 15h27 le 23/02/2008
    • Internaute 15731
      indocile heureux

    Pour certains la Culture vivante c’ est la proximité, la convivalité, l’ enthousiasme, la maladresse aussi, l’ amateurisme souvent, mais c’ est surtout un engagement au service des autres et d’ une certaine idée de la Vie. Pour d’ autres la Culture c’ est le montant des cachets, le nombre de passages à la télé, les amitiés dans les cénacles du pouvoir, le public confondu avec le consommateur.
    Dans notre société de quantité, qui se soucie encore de la qualité, pas le Pouvoir en tous les cas, la Culture c’ est comme le reste, comme ce qu’ on bouffe, ça doit rapporter un max à court terme, ou c’ est de la Merde ! Les lendemains qui déchantent ne sont pas loin, alors VOTEZ !

    • Bardamu
      Bardamu répond à bloozmarch
      difficile
      • Posté à 15h57 le 23/02/2008
      • Internaute 25491
        difficile

      La culture, un « engagement au service des autres » ?

      C’est quoi cette bouillie bien-pensante ?

      Vous confondez culture et travail social.

      • Zouhhh
        Zouhhh répond à Bardamu
        • Posté à 16h51 le 23/02/2008
        • Internaute 19743

        mais bien sure elle serai belle la vie sans aucune culture vous ne seriez que des zombies juste bon a gratter toute votre vie pour une retraite de misere mais bon comme vous ne seriez pas du tout cultives vous ne penseriez plus vous seriez devenu des robots sans cervelle si c’est ce que vous voulez alors ok plus de culture pour les imbeciles

      • bloozmarch
        bloozmarch répond à Bardamu
        indocile heureux
        • Posté à 17h00 le 23/02/2008
        • Internaute 15731
          indocile heureux

        Education, santé, culture, etc..., tout ce qui aide à vivre mieux avec soi et avec les autres, c’ est tout ça le « social », de l’ urgence au long terme.

      • nada
        nada répond à Bardamu
        • Posté à 17h38 le 23/02/2008
        • Internaute 25026

        non monsieur ! pas de confusion la culture ne coule pas de la source des bourges, la culture est espoir et curiosité, il faut la proposer, l’apprendre et la partager, donc elle devient un lien social et non une bouillie bien pensante.

      • Caretera
        Caretera répond à Bardamu
        • Posté à 20h04 le 23/02/2008
        • Internaute 15311

        Bardamu, avec tout le respect que je vous dois, vos propos me choquent profondément.....
        Le travail social est une chose, la culture en est une autre.........Evidemment que la culture est un engagement au service des autres.......J’ai un ami qui crée et réalise des spectacles pour enfants, tout est basé sur un énorme travail qui doit les amener à réfléchir, à faire la différence entre le mal et le bien, à apprendre à grandir, à percevoir la différence entre calme et bruit, violence et tolérance, haine et amour...........Et je vous tairai le nombre d’heures passées à mettre ce spectacle au point.......dommage que vous n’y assistiez pas, les sourires, les regards étonnés, surpris, ravis des enfants vous ferait peut-être voir les choses différemment.......

      • athénaïs
        athénaïs répond à Bardamu
        • Posté à 22h34 le 23/02/2008
        • Internaute 30637

        Bien sûr que la culture est au service des autres.
        Sans elle, point d’humanité et pourtant tout le monde n’est pas forcément artiste, mais tout le monde a besoin d’art. Et quand on répond à un besoin, et bien, on est au service des autres.
        Après la question est de savoir comment on rend ce service. Ceci est une autre question......

    • bisane
      bisane répond à bloozmarch
      • Posté à 21h27 le 24/02/2008
      • Internaute 5238

      Si vous croyez vraiment à la culture vivante de proximité, lisez ceci : Lien
      Pour la diversité culturelle et artistique

      Pour le reste, et malgré les précisions de mongraindesel, les choses restent floues...
      Quid par exemple des spectacles qui tournent déjà ?
      Visiblement pas prévu par les textes, ce qui est quand-même un comble !

      Il est à craindre que les contrôles et autres joyeusetés se multiplient à partir d’Avril, alors que les textes eux-mêmes ne sont pas clairs !

  • cooper59
    cooper59
    nazer c pueril et con
    • Posté à 15h35 le 23/02/2008
    • Internaute 18535
      nazer c pueril et con

    le gouvernement Sarkosy , je zappe la ministre , excusez moi , va tout faire pour marginaliser les intermittents , d’autres mesures sont dans les tiroirs et les tiroirs sont deja ouverts , je me permettrais en toute humilité de proposer un sujet a Rue89 tres bientot sur un autre soucis pour la culture de ce pays ; l’article est parfait ! merci merci C. Leprince !

  • pierrox
    • Posté à 15h56 le 23/02/2008
    • Internaute 13797

    Deux problèmes avec les intermittents :
    - ce sont souvent des gauchos, donc il faudrait pouvoir les écraser.
    - ils travaillent à la télé, donc ils peuvent l’utiliser pour leurs revendications.
    Donc leur système sera démantelé, mais patiemment pour qu’eux mêmes ne s’aperçoivent de rien.

    • cooper59
      cooper59 répond à pierrox
      nazer c pueril et con
      • Posté à 17h24 le 23/02/2008
      • Internaute 18535
        nazer c pueril et con

      y’a encore des coins ou on essayent d’ecraser les gauchos , je vous invite a y aller le plus vite possible , il manque de bras ! si vous voulez je peux vous envoyer une machette , c’est gratuit ; mais ici vous devez vous emmerder et l’oisiveté n’est pas recommandée pour les courageux internautes comme vous ! votre temérité frise a l’inconscience Pierrox ! triple lol !

    • dulconte
      dulconte répond à pierrox
      Mordu par un fachogarou
      • Posté à 18h01 le 23/02/2008
      • Internaute 250
        Mordu par un fachogarou

      en dehors du ridicule de votre réflexion sur les gauchos (qui pour moi sont avant tous les gardiens de vaches de la pampa Argentine), vous ne connaissez rien aux milieux artistiques hein !
      Tous les artistes passent ou travaillent à la télé ? Quelle immense rigolade.

      Déjà si tous les artistes pouvaient être intermittents !

      Au fait vous êtes notre pierrot (informaticien bon à rien) ?
      Si oui vous m’avez manquez.

      • pedro66
        pedro66 répond à dulconte
        informaticien bon à rien
        • Posté à 20h18 le 24/02/2008
        • Internaute 25616
          informaticien bon à rien

        « Au fait vous êtes notre pierrot (informaticien bon à rien) ?
        Si oui vous m’avez manquez. »

        attention, ne pas confondre « pierrox » et pedro66 .
        En ce qui concerne les intermittents, je ne suis pas d’accord avec leur système d’indemnisation chômageun peu trop génreux en regard du travail effectué .
        Il me paraitrait normal qu’ils soient assujettis aux mêmes droits et obligations que tous les travailleurs .
        Il y a eu tellement d’abus aussi de tous les côtés .
        Et puis, qu’on ne me parle pas de la spécificité du métier, tous les métiers ont des spécificités et des contraintes particulières .
        s’ils veulent des droits, qu’ils se les financent ...

         
        • dulconte
          dulconte répond à pedro66
          Mordu par un fachogarou
          • Posté à 22h03 le 24/02/2008
          • Internaute 250
            Mordu par un fachogarou

          bouarf vous avez le même discour désolé de l’erreur .

        1 autres commentaires
  • Uburoi
    Uburoi
    soixanthuitattardé
    • Posté à 15h57 le 23/02/2008
    • Internaute 9120
      soixanthuitattardé

    Pour le non initié, il serait peut-être bon de définir la notion de « numéro d’objet ».
    Merci.

    • mongraindesel
      mongraindesel répond à Uburoi
      • Posté à 17h53 le 23/02/2008
      • Internaute 32083

      Pour UBUROI
      C’est le principe du code barre, un numéro identifiant et individuel attribué à chaque production ( film, spectacle, festival) : chaque bulletin de salaire de ceux qui ont travaillé sur une même production portera le même numéro, ainsi plus facile de savoir qui a travaillé sur quoi, combien de temps etc. C’est de la traçabilité, comme pour la viande de boucherie ! Et vous n’êtes pas soixanthuitattardé, je vous assure que même quand on a le nez dedans à longueur d’année, on comprend pas tout...mais peut-être que c’est fait pour ?
      Pour...ceux qui sont intéressés !
      Un petit éclairage sur la question des 28 représentations.. Il semble y avoir eu une grosse confusion : effectivement selon l’UNEDIC il s’agit de lutter contre les abus en facilitant le contrôle de chaque production. Hors pour le spectacle vivant, lorsqu’une production reçoit une subvention publique (directement, ou parce que la compagnie est conventionnée, ou qu’un théâtre qui reçoit de l’argent public est co-producteur), elle doit respecter les conventions collectives des métiers du spectacle, et entre autre justifier au minimum de 38 services de répétitions de 4 h (=4 semaines). Quelqu’un qui à des gros problèmes de lecture a fait l’amalgame...38/28, répetitions/représentations, bref le téléphone arabe sur le net !
      Les explications sont içi :
      Lien
      Et quand on n’a pas de subventions publiques on fait comme on veut, ou plutôt comme on peut...

      • dulconte
        dulconte répond à mongraindesel
        Mordu par un fachogarou
        • Posté à 18h33 le 23/02/2008
        • Internaute 250
          Mordu par un fachogarou

        merci pour ces explications.

  • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
    • Posté à 16h37 le 23/02/2008
    • Internaute 16256

    Les intermittents ne sont pas les plus à plaindre parmi les précaires. Ils ont obtenu les 507 heures sur 1 an alors que les intérimaires sont passés à 910 heures sur 22 mois. Le calcul des intermittents largement plus favorables, d’une part.

    Ensuite, n’oublions pas que les intermittents recouvrent une large palette de métiers qui n’ont pas tous à voir avec le monde artistique. Electricien, vous en conviendrez, on peut l’être sans être intermittent.

    • Zouhhh
      • Posté à 16h45 le 23/02/2008
      • Internaute 19743

      non c’est faux on a pas obtenu les 507 Heures sur 1 an mais sur 10 mois 1/2 et on est indemnise 8 mois.

      • cooper59
        cooper59 répond à Zouhhh
        nazer c pueril et con
        • Posté à 17h27 le 23/02/2008
        • Internaute 18535
          nazer c pueril et con

        j’ai l’impression qu’on va lire tout et n’importe quoi sur le sujet , merci de rectifier zouhh !

      • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
        • Posté à 19h02 le 23/02/2008
        • Internaute 16256

        oui et alors, les intérimaires eux ne sont indemnisés que s’ils collectent 910 heures sinon ils doivent atteindre le seuil de 1800 heures, donc je confirme que vous êtes loin d’être à plaindre

        et au fait, je connais très bien le sujet de l’intérim vs intermittent

      • Manoplas
        Manoplas répond à Zouhhh
        En los madriles
        • Posté à 12h51 le 24/02/2008
        • Internaute 23174
          En los madriles

        Oui, et pour les techniciens 10 mois.
        A Compte Courant.
        J’ai été ce que dans le théâtre on appelle « électro ».
        Je voulais juste préciser une chose : les électros ne sont pas de simples électriciens, on doit connaître les projecteurs, savoir les régler et donc connaître leurs propriétés. On doit pouvoir travailler en hauteur, maîtriser les termes de théâtre.
        Juste pour répondre une fois de plus à ce bon vieux cliché sur l’électro, qui a d’ailleurs bien plus de connaissances sur le théâtre, la colorimétrie, l’optique, qu’en électricité...

    • gudule62
      • Posté à 17h00 le 23/02/2008
      • Internaute 24852

      électricien ? ? ? vous avez déjà mis les pieds dans un théâtre ou sur un plateau de cinéma ? il n’y a pas d’électricien, mais des techniciens dont la formation inclus une formation à l’électricité, mais ce n’est qu’une part de leur métier... lachez moi un électricien et demandez lui de faire un montage lumière d’après un plan de feu et on verra !

      • Les Chats
        Les Chats répond à gudule62
        En grève du zèle contre le (...)
        • Posté à 17h13 le 23/02/2008
        • Internaute 24526
          En grève du zèle contre le (...)

        Effectivement, il me semble qu’un technicien peut être électricien mais pas l’inverse. Logique !

      • Manoplas
        Manoplas répond à gudule62
        En los madriles
        • Posté à 09h24 le 27/02/2008
        • Internaute 23174
          En los madriles

        D’où ma réponse à compte-courant qui faisait l’amalgame...

    • Les Chats
      Les Chats répond à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 17h12 le 23/02/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      comptecourant l’article dit :
      507 heures en dix mois (pour les techniciens) ou dix mois et demi (pour les artistes).
      Donc si on ramène l’heure à la durée pour
      - les techniciens 50,7
      - les artistes 48,28 env.
      - les intérimaires 41,36 env.

      Je n’ai rien compris ou les intérimaires ne sont pas plus désavantagés ?
      Il s’agit bien du nombre d’heures à effectuer pour avoir des indemnités de chômage, non ?
      Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué

      • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
        • Posté à 19h07 le 23/02/2008
        • Internaute 16256

        non pas exactement, c’est assez compliqué à expliquer mais les intermittents ont su être entendus des pouvoirs publics pour le calcul de leur indemnité chômage, et les intérimaires ont été lésés
        puisque vous avez les chiffres pour les intermittents, visitez le site assedic pour connaître les heures requises pour les intérimaires, et vous constaterez qu’il leur est devenu très difficile d’être indemnisés correctement, car eux doivent atteindre les 910 heures ou bien 1800 heures, entre les 2 sur une période de 22 mois, l’assedic prend le plancher et le reste est perdu, admettons l’intérimaire a fait 1400 heures en 22 mois, l’assedic prendra le plancher de 910 heures et les 500 heures restantes ne serviront pas au prochain calcul
        donc finalement les intermittents sont avantagés, ils n’ont que 507 heures à glaner pour être indemnisés plus longtemps que les intérimaires (8 mois contre 6 mois)

         
        • Karmus
          • Posté à 19h48 le 23/02/2008
          • Internaute 23764

          Mon cher Monsieur(comptecourant),
          Je vois bien que vous n’y connaissez rien.
          Je suis musicien (intermittent), ce que vous oubliez dans vos calculs est :
          Le temps de répétition n’est comptabiliser que dans les
          grandes structures (orchestre classique, grosse production...), un petit ensemble de jazz par exemple pour monter son répertoire, tâche de répercuter ce temps sur les cachets , qui eux n’ont pas évolué depuis 20 ans.
          Le temps du travail personnel, ou instrumental si vous préférez (gammes, doigts, souffle,de 2 à 4 heures par jours) n’est pas considéré ni le temps de voyage et je peux vous dire que j’en fais des bornes.
          Ah ! si seulement nous étions payé à la note.

          • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
            • Posté à 20h21 le 23/02/2008
            • Internaute 16256

            môssieur karmus, je connais tellement bien le sujet (hélas) que je peux en parler et c’est bien ce qui vous dérange
            et on se fout de votre temps de déplacement, vous n’avez pas idée de celui des intérimaires ni des personnels en cdi
            et à ce propos j’en profite pour placer que j’ai fait le conservatoire alors n’essayez pas de m’éclairer avec vos temps de répétition, ils sont dûs, c’est un minimum quand on se prétend musicien

            • Karmus
              • Posté à 20h39 le 23/02/2008
              • Internaute 23764

              Monsieur comptecourant,
              Vous profitez bien mal et me dérangez nullement , je suis diplômé du C.N.S.M de Paris et itérimaire pour boucler mes fin de mois, je ne crois pas que vous connaissiez vraiment les montants des cachets qui n’ont de plus en plus souvent proposés.
              ex : à Paris, tout le monde a eu l’occasion de voir ces affichettes pour les concerts classiques du soir église St Germain, prix de la place entre 15 et 25 euros, cachet du musicien 35, c’est généralement plein, et jamais déclaré.

              • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
                • Posté à 20h52 le 23/02/2008
                • Internaute 16256

                Sachez môssieur karmus que pour ma part, je me suis toujours produit gratuitement. Et vous m’étonnez fort à propos des concerts de St Germain lorsque vous dites qu’ils ne sont pas déclarés, ils le sont bel et bien.

                • Karmus
                  • Posté à 20h57 le 23/02/2008
                  • Internaute 23764

                  Là vous vous foutez du monde, j’y joue régulièrement.

                  • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
                    • Posté à 21h27 le 23/02/2008
                    • Internaute 16256

                    Je ne me fous pas de vous du tout. Que vous n’obteniez pas la déclaration de votre prestation je ne le conteste pas, mais vous ne pouvez pas dire que les concerts de St Germain ne sont pas déclarés, ils le sont bel et bien. Prenez vous en charge et attaquez l’organisateur ?

              • Karmus
                Karmus répond à Karmus
                • Posté à 20h55 le 23/02/2008
                • Internaute 23764

                ...autre exemple : remplacement au « pied levé » à Rennes, temps de tranports a/r 5 heures, service de 3 heures (et comptabilisé 3h)cachet 52,80 euros.
                Je vous assure que ceci n’est pas cas isolé mais quotidien.

        • totolarigo
          • Posté à 20h28 le 23/02/2008
          • Internaute 33239

          svp ne tombons pas dans le piege.
          il ne faut pas mettre en competition les interimaires et les intermittents.

          les intermittents n’ont pas « su etre entendus ».
          le gouvernement a impose le nouveau systeme en 2003 et le change chaque annee depuis a sa guise.
          les intermittents ne « glanent » pas 507 heures.
          comme le dit si bien un autre commentaire, les heures de « chomage » servent a la formation, au transport, etc...

          je suis technicien, je travaille en moyenne 16h par jour et ne suis indemnise que 8.
          je dois aller remplir des camions et preparer le materiel benevolement la veille d’un spectacle.
          ce qui monte souvent les heures a 20 ou 25h...payees 8.
          quand j’ai demande a un employeur d’etre remunere, il m’a repondu « les assedics ca sert a ca ».

          concernant les transports non payes ( pas de remboursement de la carte orange bien sur,) on ne parle pas de l’heure de rer le matin pour les parisiens, mais les journees de trasnport en tournee pour faire le tour de France.
          pour un spectacle a 500km de chez moi, je n’ai droit a aucune prime ni ticket restaurant ( si j’ai un sandwich c deja bien ) et bien sur les heures de transport ne sont pas comptees, et rdv a 5h du mat pour etre sur le pont a 9h.

          avec le nouveau systeme de 2003 le gouvernemant est passe d’un systeme de solidarite a un systeme de capitalisation.
          avec ceci, il a separe les gens du spectacles en 2 parties ( diviser pour mieux regner ).

          ceux qui travaillent dans de grosses productions et ont des gros salaires touchent plus d’assedics, et ceux qui sont dans des petites structures qui eux ne peuvent plus beneficier du systeme, et sont pousses a l’interim , travail au noir ou autre.
          en gros, avant 2003, ceux qui touchaient plus avaient moins et ceux qui touchaient moins avaient plus, et maintenant, tu touches plus tu as plus, et tu touches moins, tu as encore moins...

          je suppose que les interimaires et les intermittents sont tous deux dans la meme « galere ».
          nous aussi, certaines heures ne sont plus comptabilisees, l’annee derniere, j’ai perdu 100 heures et le pourcentage de remuneration est environs de 30% de mon salaire.

          les charges salariales des intermittents sont enormes et beaucoup de petites structures ne peuvent plus declarer des intermittents sauf les employer en interim ou sous des contrats qui n’ont rien a voir comme declarer un technicien specialise en manutentionnaire non intermittent.

          nous sommes entres dans une ere de la fin des solidarites pour mettre en avant les societes d’assurance qui viendront bientot remplacer les services publics.

          nous ne devons pas nous tirer dans les pattes mais plutot nous rassembler pour essayer de remettre en place la fraternite nationale.

          • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
            • Posté à 20h55 le 23/02/2008
            • Internaute 16256

            wep, c’est ce qu’ont dit les intermittents aux intérimaires, les plus nombreux soit dit en passant ce sont eux qui payent pour les intermittents eh oui les intérimaires travaillent plus mais perdent plus dans le calcul car il faut bien prendre en charge le travailler moins pour gagner autant des intermittents
            mais enfin bon, la solidarité des intermittents vis-à-vis des intérimaires, on l’attend encore
            la solidarité c’est bon quand c’est pour soi, après les autres hein ... on connait la musique, ça tombe bien

            • totolarigo
              • Posté à 21h46 le 23/02/2008
              • Internaute 33239

              avant de raconter ce genre de choses, je propose de lire mon post en entier plutot que seulement la premiere et derniere phrase.

              si les interimaires descendent dans la rue, je suis pret a parier que beaucoup d’intermittents se joindront a eux et l’inverse.

              « la solidarité des intermittents vis-à-vis des intérimaires, on l’attend encore »
              ca veut dire quoi ? les intermittents doivent demander a avoir une part de leurs charges reversees aux interimaires ?
              nous n’avons le droit de rien dire tout comme vous, nous subissons ce qu’on nous impose, c’est tout.

              nous ne sommes ni intermittents ni interimaires, nous sommes tous de la populasse victimes de la nouvelle aristocratie dictatoriale.

              j’aurais bien aime qu’on nous separe notre caisse comme c’etait le cas avant, au moins on entendrait pas ce genre de discours qui a part monter les gens contre eux, ne fait pas avancer le schmilblick.

              le systeme actuel de l’intermitence est injuste, une alternative plus juste a ete proposee mais refusee ( si ce n’est meme pas ecoutee ) par le gouvernement qui a prefere la solution du medef.
              et qui est le medef dans ce domaine ? ce sont les grandes societes de production...

              • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
                • Posté à 21h58 le 23/02/2008
                • Internaute 16256

                mais les intérimairess sont descendus dans la rue, vous êtes sans doute trop jeune pour le savoir ( ?), ils accompagnaient les intermittents, ce sont les intermittents à qui le tapis rouge a été déroulé, les intérimaires sont repartis se brosser

                et vous avez parfaitement compris l’essentiel, les intermittents bénéficient en réalité des cotisations sur la masse salariale des intérimaires, les plus nombreux, partant de là tout a été dit, vous travaillez moins pour gagner plus que les intérimaires

                en réalité ce que je veux dire c’est que 507 heures ce n’est vraiment pas grand chose mais disons que vos petits doigts délicats ne vous permettent pas de faire autre chose pour occuper vos temps morts, soit ! est-ce que pour autant c’est acceptable, je ne crois pas, j’en reviens aux électriciens « techniciens », on en demande dans le BTP pourtant ?

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à totolarigo
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 11h45 le 24/02/2008
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            « .....je suis technicien, je travaille en moyenne 16h par jour..()..ce qui monte souvent les heures a 20 ou 25h...payees 8..... »

            ==> evidemment, faut se méfier, dans une journée de 24h, si on travaille 25 heures, c’est comme pour le compteur d’une voiture qui repart à zéro...

          • bisane
            bisane répond à totolarigo
            • Posté à 21h58 le 24/02/2008
            • Internaute 5238

            Débat stérile s’il en fut, entre totolarigo et comptecourant !

            Mr Comptecourant, c’est avec ce genre de positions, d’attitudes, de réactions (dont les intermittents ne sont pas exempts !), que le MEDEF, le patronat plus généralement, et le gouvernement en particulier, détissent peu à peu les structures et autres règlementations qui assuraient une certaine solidarité entre les travailleurs.

            Le débat que vous entretenez à loisir ne fait que confirmer une chose : ils ont gagné !

            Alors qu’il est évident que si tous les précaires se solidarisaient, et parlaient d’une seule voix, leurs revendications légitimes et solidaires seraient davantage entendues !

    • Slinnn
      • Posté à 17h16 le 23/02/2008
      • Internaute 33220

      Euh, « Electricien » au cinéma ou à la TV, ça n’a pas grand chose à voir avec l’electricien que tu appelles pour refaire ton installation électrique.
      C’est juste un tout autre métier, avec d’autres contraintes et en bien plus précaire. Et oui, ça rentre complètement dans la définition de l’intermittent, étant donné qu’ils bossent à la pige, au même titre que n’importe quel autre technicien du cinéma, de la TV ou du théâtre.

      Ah oui, et c’est pas 507h sur 1 an mais sur 10 mois pour les techniciens, 10 mois et demi pour les artistes.
      Donc fais le calcul, je ne vois pas en quoi c’est plus favorable que les intérimaires...
      507 / 10 = 50,7 h à faire en moyenne chaque mois pour les intermittents
      910 / 22 = 41,4 h à faire en moyenne chaque mois pour les intérimaires...

    • pipiou
      • Posté à 15h30 le 25/02/2008
      • Internaute 21816

      Les intermittents ne sont certes pas a plaindre. électricien par exemple de plateau pour le théâtre n’a rien avoir avec le métier d’électricien en bâtiment même si pour des raisons de simplification administrative on a donné le même terme. Un électricien intérimaire de formation bâtiment n’a aucune notion des projecteurs, des température de couleur des lampes, des angles d’ouvertures, des menus dans les blocs de puissances, du langage DMX protocole informatique de toutes les consoles... Bref ce sont des métiers totalement différents qui portent le même nom mais dont les formations sont complètement éloignés. Le seul point commun est la source d’énergie électrique et ses règles commune au deux professions.

      En ce qui concerne les histoires de statut d’intermittent j’ai l’impression qu’un fossé ce creuse entre deux situations. celle de ceux qu’on appelle les pèrmittents du spectacle, intermittents d’une compagnie ou d’une structure et les intermittents réellement intermittents. Je ne suis pas un travailleur précaire mais je suis un travailleur parfois révolté des pratiques courantes dans notre milieu. Ce sont souvent des patrons de gauche qui proposent le contrat idéal du medef : un contrat pour une mission avec un salaire fixe et qu’il ne soit pas question de temps de travail entre nous !
      Les heures déclarées en suite aux ASSEDIC sont question d’arrangement entre l’employeur et l’employé mais sont souvent hélas loin de la réalité.
      Quand un intermittent déclare 507h il y en a beaucoup plus de faites.
      Largement autant que ce que peut faire un intérimaire. La flexibilité extrême. Tu peux par exemple faire 39h supplémentaires au 48h règlementaires dans la semaine et que ça te soit déclarer plus tard sans bonus.Une création en théâtre sur un mois c’est un salaire qui t’es proposé au début quelques soit le temps que tu y passes. Bref tout un tas de pratiques du genre qui ce sont misent en place car il y avait le statut (les ASSEDIC) qui compensaient à coté. Si tu ne rentres pas dans ce jeux tu ne pourras pas faire partie de cette profession.
      Maintenant pour moi ce métier est une passion quelques soit les régimes législatifs en œuvre.Reste que les salaires pratiqués par nos patrons de gauche sont les mêmes qu’au début de ma carrière (1990), que le régime soit disant privilégié rend vivable.
      Ce sont quand même souvent les employeurs les plus engagés dans les mouvements autour de ce statut car il permet beaucoup de choses. La moindre revendication salariale chez nous les employés est souvent synonyme, non pas de licenciement,les contrats sont d’un jour à une semaine le plus souvent mais de non renouvèlements. Bref pour appréhender la réalité de nos professions il faut une connaissance complexe d’un univers au pratiques très spécifiques. L’électricien intermittent ne fait pas le même métier dans des conditions qui n’ont rien avoir avec l’industrie ou le bâtiment dépendant de logiques économiques totalement différentes.

  • vaudieu
    vaudieu
    cineaste
    • Posté à 16h42 le 23/02/2008
    • Internaute 32377
      cineaste

    Moi, pareil, je comprend rien.

  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 16h44 le 23/02/2008
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    « Les employeurs qui n’auront pas de numéro d’objet à compter du 1er avril seront sanctionnés »

    C’est une farce ! ! : -))

    • Zouhhh
      Zouhhh répond à Les Chats
      • Posté à 16h47 le 23/02/2008
      • Internaute 19743

      j’espere ! ! ! ! ! que c’est une farce mais j’ai bien peur que non

  • vaudieu
    vaudieu
    cineaste
    • Posté à 16h52 le 23/02/2008
    • Internaute 32377
      cineaste

    Monsieur comptecourant, un electricien de cinema doit pouvoir apporter la lumiere dans la jungle, sur la banquise, n’importe oû, il doit pouvoir passer des mois à l’hotel loin de sa famille, se retrouver sans projets, il doit aussi et surtout etre un artiste, supporter des trucs étonnants etc...etc... ce n’est pas un conseiller bricomarche.

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