12/05/2011 à 16h11

A Brennilis, la centrale nucléaire est morte mais pas démantelée

Marie Kostrz | Journaliste Rue89

La centrale de Brennilis, en Bretagne, est en déconstruction depuis 19 ans. Le niveau de radioactivité du chantier d’EDF inquiète.


L’ancienne centrale nucléaire de Brennilis (Emilie Vialet)

A midi, dans ce petit village du Finistère campé dans le paysage vert et ondulé des Monts d’Arrée, l’heure de la sieste n’a pas encore sonné mais le bourg semble endormi.

Aucun pas, aucun son de voix ne résonne dans ses rues désertes. Depuis l’arrêt du démantèlement de la centrale, plantée à un kilomètre de là, il y a cinq ans, la vie locale tourne au ralenti.

Il suffit pourtant d’évoquer ce sujet pour retrouver un peu d’ambiance. Quand un médecin favorable au démantèlement croise sur le parking du magasin d’alimentation Michel Marzin, ancien technicien sur le site et aujourd’hui fermement opposé à EDF, les insultes fusent.

Un chantier arrêté pour absence d’enquête publique

Entrée en activité en 1967, la centrale nucléaire à eau lourde de Brennilis a fermé en 1985 faute d’être assez rentable. Sept ans plus tard, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et EDF entament son démantèlement. Les combustibles, l’eau lourde et une partie des bâtiments sont évacués. Première centrale érigée en France, Brennilis doit être la première à disparaître.


Un ouvrier effectue une vérification au sein de la centrale de Brennilis (Marie Kostrz).

Quatorze ans plus tard, en 2006, le Conseil d’Etat met un coup d’arrêt aux travaux encore loin d’être achevés. EDF n’a pas organisé l’enquête publique qui est chargée d’informer la population sur les travaux entrepris. Jean-François Couty, directeur EDF du site des Monts d’Arrée, justifie :

« Ce n’était pas encore exigé par le droit français, seulement par le droit européen. »

Le démantèlement devrait reprendre bientôt, en partie seulement : le cœur du réacteur, où l’uranium était mis en contact avec le gaz carbonique et l’eau lourde, dégage un niveau de radioactivité létal. Eric Zelnio, chargé de suivre le dossier à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), se veut rassurant :

« EDF ne sera autorisé qu’à finir la phase du démantèlement qui avait déjà été entamée avant 2006. Cette partie radioactive n’en fait pas partie. »

Selon Jean-François Couty, un dossier sera déposé pour les dernières infrastructures d’ici à la fin 2011. En mars 2010, la commission d’enquête chargée d’examiner le dossier avait refusé une première fois ce droit à EDF. Dans son rapport, elle estimait que les informations mises à la disposition du public étaient encore insuffisantes.

« Démanteler consiste à déplacer la radioactivité sans la réduire »

Ces échéances ne rassurent pas Bernadette Lallouet. Assise devant une pile de dossiers éparpillés sur la table de sa salle à manger, la coprésidente de l’association Vivre dans les Monts d’Arrée jure qu’elle ne s’oppose pas formellement au démantèlement :

« Il faudra bien le faire un jour, mais on ne comprend pas pourquoi EDF se précipite tant à vouloir faire disparaître un bâtiment dont la radioactivité est encore mortelle. »



Portrait de Bernadette Lallouet (Marie Kostrz).

Une fois découpé en morceau, le réacteur n’en sera en effet pas moins radioactif. Elle s’interroge :

« Ou vont-ils envoyer les débris ? Aucun lieu n’existe encore pour accueillir des déchets aussi dangereux. »

Une zone d’entreposage est prévue pour accueillir le cœur du réacteur : l’Installation de conditionnement et d’entreposage des déchets d’activité (Iceda), dans l’Ain. En cours de construction, elle sera normalement ouverte en 2014.

Il ne s’agit cependant que d’une solution temporaire : EDF précise que ces déchets devront ensuite être transférés dans une zone d’enfouissement nucléaire, qui n’existe pas encore. Un site doit être trouvé avant 2025 mais aucune commune française n’accepte pour le moment d’en héberger un.

Le problème n’est pas nouveau : en 2010, la commission d’enquête avait déjà relevé cette impasse. Elle écrivait :

« Démanteler consiste à déplacer la radioactivité sans la réduire. »

Pour Bernadette Lallouet, l’acharnement d’EDF répond à une exigence économique :

« Pour pouvoir vendre des centrales à l’étranger, il faut être capable de prouver qu’on peut aussi s’en débarrasser. »

Le recours massif à la sous-traitance, un danger ?

A quelques mètres de là, Olivier Deplace s’affaire dans son bureau parsemé d’affiches aux couleurs de son syndicat : la CFDT. C’est une autre question qui préoccupe le délégué du site de Brennilis.

Selon lui, la reprise du démantèlement sera synonyme d’embauche importante de sous-traitants. Alors que le site est aujourd’hui en maintenance, 20 salariés EDF sont sur la zone, pour déjà 30 employés par des prestataires. Un chiffre qui risque de passer à 100 si le décret est publié cet été. Il s’inquiète :

« Ils sont souvent moins formés, c’est une perte de compétence et d’expérience de ceux qui sont à la base une garantie de sécurité. Nous sommes tous dans l’expectative de ce qu’il pourrait se passer si le démantèlement reprend. »

Ancien salarié d’EDF aujourd’hui installé à son compte, Marc Gaudron balaye les craintes du syndicaliste. A présent électricien lui-même employé par EDF, il nuance :

« J’ai participé au démantèlement avant son arrêt. Dans mon équipe, je m’assurais toujours que l’ensemble des ouvriers ait compris les tâches à effectuer, aucune différence n’était faite avec les salariés d’EDF. »

Marc Gaudron affirme que le temps presse :

« A force de stopper le chantier, on perd une connaissance technique. Ceux qui connaissent la centrale ont fini par partir bosser ailleurs. »

Démantèlement du réacteur : « aucun danger, c’est robotisé »

Découper le cœur du réacteur ne serait pourtant pas sans danger pour les travailleurs. Si EDF aime à répéter que 99,9% des déchets radioactifs ont déjà été supprimés du site, elle ne dit pas que les 0,1% restants sont les plus nocifs.

Là encore, EDF a tout prévu. Au Centre d’information du public (CIP), aménagé dans l’ancienne cantine de la centrale surplombant le grand lac azur qui jouxte la centrale, un petit groupe de flâneurs suit docilement une visite guidée censée les rassurer.

Le message est limpide : pas de danger, les opérations sur le coeur du réacteur seront « entièrement robotisées ». Aucun travailleur n’entrerait donc en contact avec l’uranium, le plutonium, le californium et autre substance en « um » dangereuses.

Jean-François Couty fait volontiers visiter la centrale. Emmitouflé dans une combinaison, muni d’un casque et d’un dosimètre pour vérifier le taux de réactivité, il s’approche du coeur du réacteur, dans lequel l’uranium était introduit. Il assure que la radioactivité de la centrale n’est pas plus élevée « que celle qu’on trouve à l’extérieur, à la centrale de Brennilis par exemple ». (Voir la vidéo)

Cet argument, qu’avance également l’ASN, a pourtant été nuancé par les commissaires-enquêteurs mandatés fin 2009 :

« Nous avons regretté que les scénarios de démantèlement immédiat ou différé n’aient pas été développés et comparés. [...] Cela aurait permis de conforter ou de nuancer l’avis émis en 1999, dans un rapport CEA-EDF qui insistait sur l’effet positif d’une attente prolongée de la déconstruction. Et ceci, même si en dix ans la robotique a fait de gros progrès. »

EDF envisageait d’attendre cinquante ans

Alors qu’au moment de la fermeture du site, EDF envisageait d’attendre cinquante ans avant de la démanteler le temps que la radioactivité diminue, il n’en est plus question.

Le cylindre bétonné de 26 mètres de haut qui protège le réacteur se délite et selon EDF, le temps est compté. Sylvie Bihart, employée prestataire sur le site et élue de la majorité au conseil municipal de Brennilis, lui fait confiance :

« De toute façon il faut bien déconstruire, on a attendu depuis 1985, le bâtiment est en train de vieillir, devient vétuste, je ne pense pas que ce soit sécurisé de le laisser tel quel. »


Portrait de Sylvie Bihart (Marie Kostrz).

Les effets du démantèlement sur la santé des travailleurs sont pour le moment méconnus. Michel Marzin, ancien technicien, a nourri le cœur du réacteur pendant plus de vingt ans. Selon lui, plus de 50% des techniciens qui travaillaient avec lui sont décédés avant 65 ans. Un chiffre qu’EDF n’a jamais confirmé ni démenti.

Installé devant une tasse de café au Charlegan, le médecin du travail dépêché par EDF deux fois par semaine à Brennilis affirme de son côté que les travaux n’ont jamais causé plus de morts qu’ailleurs.

« Pas assez d’argent pour une étude épidémiologique »

Aucune étude épidémiologique n’a jamais été réalisée par EDF. Bernadette Lallouet regrette :

« C’est la première chose qu’on a demandé quand la commission locale d’information (CLI) a été créée en 2009. On nous a dit qu’il n’y avait pas assez d’argent pour en réaliser et EDF n’a jamais répondu à cette demande. »

Olivier Deplace de la CFDT, regrette également que cette demande qu’il a relayée n’ait jamais abouti.

A l’évocation de cette doléance, Jean-François Couty prend un air étonné, affirmant qu’il n’a jamais entendu parler d’une telle requête – pourtant retranscrite noir sur blanc dans le rapport de la commission d’enquête de mars 2010. Il promet ne pas s’opposer à un tel projet.

Un effet tout aussi méconnu sur l’environnement

Pourtant, les répercussions sanitaires du démantèlement pourraient dépasser le cadre des employés de la centrale. A deux pas du site, Michel Marzin s’engouffre dans un petit chemin de terre envahi d’herbes folles.

Sur la droite, un grillage récemment installé délimite l’enceinte du site nucléaire. De l’autre côté de la clôture, on aperçoit le lit d’un canal : c’est l’ancien chenal d’évacuation, où les eaux utilisées pour nettoyer la centrale étaient auparavant rejetées.


Portrait de Michel Marzin (Marie Kostrz).

En 2006, le laboratoire indépendant Criirad, mandaté par Sortir du nucléaire Cornouaille, a relevé une radioactivité anormalement haute à cet endroit, alors situé hors de l’enceinte du site. Michel Marzin précise :

« Le problème, c’est qu’on n’a aucun moyen de savoir si cette radioactivité est due à l’activité antérieure de la centrale ou à son démantèlement. »

Bernadette Lallouet déplore qu’EDF interdise aux laboratoires indépendants de faire des prélèvements :

« Début avril, Jean-François Couty a accepté à condition que les prélèvements soient faits aux mêmes endroits et avec le même protocole que ceux réalisés par EDF. A quoi ça sert dans ce cas ? Ils ne veulent pas qu’on aille voir ailleurs, c’est clair. »

« En tant que commerçant, on attend que ça reprenne »

Derrière le comptoir de son bar Le Charlegan, Joël Baladine est agacé par les débats que suscite le démantèlement. Selon lui, les gens sont mal informés. Cet ancien marin qui a participé aux essais nucléaires de Mururoa craint seulement que la déconstruction soit encore repoussée :

« En tant que commerçant, on attend qu’une seule chose, c’est que ça reprenne. Avant, le bar était toujours plein, on organisait des tournois de tarot. Maintenant à 20 heures, je ferme le rideau. »

En annonçant la création de centaines d’emplois grâce à la reprise des travaux, EDF marque un point. Aux alentours, quasiment chaque foyer a un membre qui a un jour été employé à la centrale. Mariée à un ancien agent EDF, Marie-Noël Corre est elle aussi convaincue par le discours de l’entreprise :

« Il y a des risques mais on ne s’en fait pas, on a toujours vécu avec la centrale. Beaucoup de gens ont trouvé du travail grâce à elle, on n’a pas à s’en plaindre. »

Brennilis aura été une ressource pour les habitants, mais c’est aussi un gouffre financier. Selon la Cour des comptes, le démantèlement aurait déjà coûté 480 millions d’euros. Jean-François Couty promet qu’il ne sait pas à combien revient le démantèlement :

« Un budget de 2 milliards d’euros est alloué aux neuf centrales françaises à l’arrêt. Je ne peux pas vous dire combien Brennilis coûte, je m’assure juste que ce soit fait en toute sûreté. »

Drôle de réponse pour un directeur de site.

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  • Caniveau89
    • Posté à 16h20 le 12/05/2011
    • Internaute 26147

    Voilà un bon job pour RSA inactif tendance écologue, tout ceux qui ne veulent pas de travaux d’intérêt général mais veulent un vrai job qui soit bien écologue !
    Bien payé, bien sûr, tout travail mérite salaire. : nettoyeur de centrales en démantèlement, ca peut aller chercher dans les 800 euros net par mois pour. 32 heures hebdomadaires...
    Y a pu ka mettre des offres sur rue89 !

    ps. rue89 est déjà partenaire d’AREVA qui paye très bien sa pub, alors faut pas hésiter !

    • hgo04-
      hgo04- répond à Caniveau89
      Citoyen Lambda
      • Posté à 16h51 le 12/05/2011
      • Internaute 40134
        Citoyen Lambda

      Petit lien qui peut être intéressant..

      Lien

      • michelmo
        michelmo répond à hgo04-
        ANPE
        • Posté à 17h04 le 12/05/2011
        • Internaute 107674
          ANPE

        Merci, cette ressource est bien utile pour comprendre les enjeux Lien

  • 22decembre
    22decembre
    Social-libéral... C'est pas (...)
    • Posté à 16h25 le 12/05/2011
    • Internaute 137595
      Social-libéral... C'est pas (...)

    Une centrale nucléaire (investissement monstrueux en temps, en argent, en moyens techniques et humains) arrêtée moins de 20 ans après son démarrage... Et bien ! Le gachis, on sait faire !

    Si on voulait prouver qu’effectivement, on maitrise le nucléaire, ça fait longtemps qu’on l’aurait rasé cette centrale aussi !

    • I.P
      I.P répond à 22decembre
      Flat4
      • Posté à 16h33 le 12/05/2011
      • Internaute 25391
        Flat4

      Je voudrais bien qu’on la rase proprement justement, j’en ai marre de voir cette verrue à chaque fois que je passe dans le coin.
      C’est délirant de voir qu’en 26 ans, que ce soit au niveau d’EDF ou de ses opposants, aucun consensus n’ait pu émerger !
      Pendant ce temps les habitants sont comme des c**s à attendre...

      • 22decembre
        22decembre répond à I.P
        Social-libéral... C'est pas (...)
        • Posté à 16h44 le 12/05/2011
        • Internaute 137595
          Social-libéral... C'est pas (...)

        26 ans... oui, c’est vrai ! pas fait le rapprochement !

        Donc cette centrale a passé plus de temps à se faire démanteler qu’a produire de l’électricité ! Nous sommes décidément des rois quand il s’agit d’être inefficaces !

        Quelle merde quand même !

         
        • pablico
          pablico répond à 22decembre
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 19h36 le 12/05/2011
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          quand on construit, il faut penser à la décontraction..

          maintenant on a l’air d’une poule devant une lame gilette...

          on est en train de laisser cela en plan pour les générations à venir..

          nous, on aura disparu...

        1 autres commentaires
      • setori
        setori répond à I.P
        retraité
        • Posté à 16h10 le 14/05/2011
        • Internaute 43503
          retraité

        Il n’y a pas de consensus car il n’y a pas de solution(s) .Quand vous « démantelez » une centrale vous avez sur les bras des tonnes de déchets plus ou moins très dangereux et ce pour des années voire des siècles .Sachant que nous empruntons la planète à nos enfants ,que faire ? Pas possible de mettre la poussière sous le tapis !

  • devphil
    devphil
    informaticien
    • Posté à 16h29 le 12/05/2011
    • Internaute 145006
      informaticien

    C’est pas dangereux ....
    C’est économique .....
    Cela n’a pas d’impact sur l’environnement ....

    SAUF
    quand il faut démanteler mais ça on n’avait pas encore fait vu qu’il faut plus de 20 ans pour démenteler une centrale et il y a encore 19 centrales en activité ça risque de durer longtemps et de couter très cher

    Tant que cela ne nous explose pas à la figure ........

    Vive l’éolien , l’hydro electrique , le solaire ...........

    Philippe

    • daniel
      daniel répond à devphil
      daniel
      • Posté à 18h26 le 12/05/2011
      • Internaute 5273
        daniel

      Certes nos centrales nucléaire à l’uranium actuelles sont des erreur de conception : ils sont basé sur une probabilité faibles de défaillances simultannées. On l’a vu à Fukushima, nous allons payer cher et longtemp. Le pire c’est que son concepteur le dr Weinberg l’a dénoncé des les années 60 (et s’est fait viré de cet industrie pour cela) :
      Lien

      Mais les energies renouvellables sont loin de pouvoir palier nos besoins de plus en plus grand. Aussi, ne fermons pas la porte définitvement, à l’energie nucléaire :

      Il existe une alternative à l’uranium pratiquement inconnue du grnad public : le thorium dont la promesse est une energie abondante, produisant 10000 fois moins de déchets que les centrales à l’uranium et dont les déchets durent ’seulement’ de 300 à 500 ans.

      Aujourd’hui, seuls l’Inde et la Chine se sont décidé à investir massivement dans cette technologie prometteuse.

      Au fait, durant le projet manhattan, les USA ont choisi l’uranium face au thorium. Pourquoi : pour des raisons militaires, l’energie nucléaire au thorium étant peu propice à l’élaboration d’une bombe.

      ’cerise’ sur le gateau, les centrales au thorium pourrait servir à recycler certains des déchets nuclaires actuels et aussi démilitariser les bombes atomiques.

      je vous invite à lire ce qui suit :
      Lien

      • expat
        expat répond à daniel
        • Posté à 20h02 le 12/05/2011
        • Internaute 25627

        Le plutonium et les surgenerateurs aussi c’etait l’energie infinie pour tout toujours et pas cher, maintenant a Fukushima ils se demandent si l’ocean pacifique sera suffisant pour empecher le reacteur 3 d’exploser....

        Mais c’est vrai que l’eau, le soleil et le vent c’est totalement ringard, connu depuis la nuit des temps, et ne parlons pas d’utiliser la chaleur produite par les animaux (nous compris) et l’isolation des batiments. Il vaut mieux investir encore et toujours dans de nouvelles technologies dont nous decouvrirons les defauts le moment venu !

         
        • daniel
          daniel répond à expat
          daniel
          • Posté à 08h12 le 13/05/2011
          • Internaute 5273
            daniel

          Votre problème c’est que vous associez nucleaire avec bombe atomique. Irradiation qui durent quasiment une éternité, une image d’apocalypse et tout ce qui y est associé : nuage radioactif, cancers, malformation de bébés, alors que les polluants chimiques et carboniques ont beaucoup plus d’effets. Faites le bilan, simplement.

          Du coup, par pure idéologie, vous refusez de voir les possibilités réelles de cette energie.

          Peut être qu’au final les centrales au thorium présenteront des défauts redhibitoires comme celles de toutes nos centrales actuelles, mais les promesses en matières de rendement, de déchets, de sécurité, de possibilités de recyclages des déchets actuels (bombes compris) sont trop énormes pour l’écarter par simple rejet du mot nucléaire.

          Naturellement, ce n’est absolument pas opposé à le recherche et au developpement du renouvelable qui ont aussi leurs défauts : nuisance pour les éoliennes, pollution chimique pour le solaire pour n’évoquer que cela.

          • expat
            expat répond à daniel
            • Posté à 10h51 le 13/05/2011
            • Internaute 25627

            je ne crois pas que l’ideologie soit importante, je fais juste le constat de ce qui s’est passe dans les 50 dernieres annees, au debut ds annees 70 on nous disait pour l’uranium et le plutonium mot pour mot ce que vous ecrivez du thorium, on peut naturellement penser que sur 100 possibilites il y en a une qui va vraiment se reveler etre le reve du futur, mais en comparant ce qui arrive il n’y a pas si longtemps on ne fait que constater que les defauts n’apparaissent qu’a l’usge, le mode de fonctionement de notre societe n’aide pas puisqu’il donne un poid tres important a la partie financiere.

            Le soleil, le vent et l’hydroelectrique ont aussi leurs limitations mais ils ont resiste nettement plus longtemps a l’usage (vent et hydrolique depuis des siecles).

            • daniel
              daniel répond à expat
              daniel
              • Posté à 18h23 le 13/05/2011
              • Internaute 5273
                daniel

              Il est clair qu’on nous a menti ou plutot trompé en matière de risque nucléaire, depuis le début. Comme je le signale dans un autre commentaire, le concepteur de ces centrales lui même a dénoncé les défauts inhérents aux centrales à l’uranium : ils ne peuvent pas s’arrêter tout seul. Fukushima a démontré que dans ces cas là, lorsque tous les systèmes de refroidissement sont inopérationels, on est vraiment dans la merde, je ne le savais pas avant.

              Maintenant, je vois le concept des centrales à sels fondus au thorium, et ses possibilités intrinsèques en matière de sureté et de prolifération, comment cela peut changer vraiment la face du monde, je me dis il faut regarder _aussi_ dans cette direction.

              Il n’est pas question d’abandonner tous le reste (energies renouvelable, modèle de société durable), mais il ne faut pas refuser d’étudier sérieusement cette possibilité, surtout que des les années 1950, les américains l’avaient déjà imaginé et expérimenté mais laissé au placard pour pouvoir faire des bombes avec les centrales à uranium.

        3 autres commentaires
      • sto
        sto répond à daniel
        expatrié
        • Posté à 21h44 le 12/05/2011
        • Internaute 29344
          expatrié

        Le thorium, c’est encore plus sale et dangereux que le Plutonium.
        De plus, ca suppose une usine nucleo-chimique genre la Hague a cote de CHAQUE reacteur.

        Alors il faut arreter de se voiler la face.

        On ne veut plus de ces cochonneries. c’est si difficile a comprendre ?

         
        • jccman
          jccman répond à sto
          • Posté à 22h18 le 12/05/2011
          • Internaute 71353

          « Le thorium, c’est encore plus sale et dangereux que le Plutonium. »

          Avez-vous un lien à nous donner, ou des infos complémentaires ?

        • daniel
          daniel répond à sto
          daniel
          • Posté à 08h23 le 13/05/2011
          • Internaute 5273
            daniel

          De quoi parlez vous ? de quels risques ?
          Il est facile de faire peur, et se voiler la face.

          Il faut étudier réellement les possibilités avant de conclure d’un revers de la main, par pure idéologie.

          Les centrales au thorium sont intrinsèquement moins dangereuse que les centrales à l’uranium : peu de déchets, possibilité de recyclage des déchets, fonctionnent à pression atmospherique.

          Vous évoquez le risque chimique, voulez vous fermer également toutes les usines chimiques ? toutes les raffineries ?

          On a un projet pharaonique ITER dont on espère une energie pas chère et infinie dans un avenir lointain (100ans). Les centrales au thorium pourraient être opérationelles dans les 15-20 ans, c’est pas moi qui le dit, c’est Sharpak (nobel de physique)

          L’Inde et la Chine investissent massivement dans cette technologie, ce n’est pas par hasard.

          • sto
            sto répond à daniel
            expatrié
            • Posté à 14h59 le 14/05/2011
            • Internaute 29344
              expatrié

            juste pour citer quelques uns des problemes, il y en a d’autres :

            - degagement d’acide fluorhydrique de tritium : jamais vu une substance plus dangereuse, pollution chimique nucleaire.

            - le thorium est plus toxique radiologiquement que le plutonium.

            - fonctionnement d’une enorme usine chimico-nucleaire dans une athmosphere inerte obligatoire. A votre avis, au moindre pepin, en combien de temps on perd l’athmosphere inerte ? 5 min ? et apres ? toute l’usne va se mettre a corroder immediatement. On ne pourra plus manipuler les elements de securite appres grippage de valves, etc....

            - criticite en cas de fuite : rassemblement en un lieu de tout le combustible. Il paraitrait que la criticite peut etre auto-stabilisante. Mais comment arreter cette situation ? N’y a t il pas de situation d’auto-raffinage des combustibles secondaires (Pu, U...). Cette auto-stabilite est-elle valable en meme en dehors de l’equilibre ? je n’en suis pas si sur...

            - necessite d’une usine de traitement a cote de chaque reacteur, travaillant sur des matieres fondues dangereuses chimiquement et radiologiquement, a presque 1000°.

            - Rejets de substances chimiques necessaires a la purification permanente du circuit

            - compromis necessaires entre sur-criticite et purification chimique des poisons : Soit on doit traiter plus (rejets chimiques), soit on accepte un risque plus importants (plus de marge au dessus de la masse critique) De toute facon, en cas de fuite quelconque, la masse critique sera rapidement depassee, car il doit y avoir bien plus de fuel dans tout le circuit de pompage/usine de purification que la MC.

            En gros, un scenario simple, tres simple :
            fuite. Rassemblement de combustible liquide >MC a haute temperature. Criticite « auto stable » en temperature. Percement de l’enceinte de protection par le liquide chaud. Perte de l’athmosphere protectrice. Incendie. Dispersion massive de thorium, uranium, plutonium, acide fluorhydrique (surtout si aspersion d’eau), et autres substances du meme genre. Mort de jusqu’a 10 millions de personnes, si on ne parvient pas a eteindre l’incendie.

            • daniel
              daniel répond à sto
              daniel
              • Posté à 17h48 le 14/05/2011
              • Internaute 5273
                daniel

              euh, il très facile de faire peur avec peu de mots. Certains de vos arguments ne sont pas pertinents, ex : « le thorium est plus toxique radiologiquement que le plutonium », et relève d’une certaine malhonnetteté intellectuel : destiné uniquement à provoquer une peur irrationelle.

              Il faudrait fournir quelques sources pour avoir un semblant de crédibilité quant à votre scénario final.

              Je vous renvoie à une réponse à vos arguments par un spécialiste de la question :
              Lien

              Evidement, si tous les problèmes étaient résolus, il ny’aurait qu’à déployer ce type de centrale :
              voir
              Lien

              Ma position : vu le bénéfice potentiel de telles centrales non seulement en tant qu’énergie mais aussi comme solution pour les déchets nucléaire actuels, il faut absolument investir sérieusement dans la recherche pour la conception de telles centrales avec tous les impératifs de sécurité que vous avez légitimement soulevé.

        4 autres commentaires
  • devphil
    devphil
    informaticien
    • Posté à 16h29 le 12/05/2011
    • Internaute 145006
      informaticien

    C’est pas dangereux ....
    C’est économique .....
    Cela n’a pas d’impact sur l’environnement ....

    SAUF
    quand il faut démanteler mais ça on n’avait pas encore fait vu qu’il faut plus de 20 ans pour démenteler une centrale et il y a encore 19 centrales en activité ça risque de durer longtemps et de couter très cher

    Tant que cela ne nous explose pas à la figure ........

    Vive l’éolien , l’hydro electrique , le solaire ...........

    Philippe

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 16h36 le 12/05/2011
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    C’est ce qui nous attend sur tous les sites en France d’ici 10 à 15 ans !
    Le débat pour la présidentielle en parlera-t-il ?
    Meuh,non, le racisme, les roms , les beurs et les noirs dans le foot ,sont des sujets plus importants parait-il !
    Médias et politiques même combat ?

  • Dani Wilde
    Dani Wilde
    Observateur
    • Posté à 16h38 le 12/05/2011
    • Internaute 87091
      Observateur

    ’’le Comité à l’énergie atomique (CEA)’’

    Pour info,meme si je ne suis pas vraiment fan de ce mot :)),je crois que le CEA veut dire : ’’Commissariat à l’energie atomique’’.

    • Lucile Sourdès
      Lucile Sourdès répond à Dani Wilde
      Editrice Rue89
      • Posté à 18h31 le 12/05/2011
        éditeur
      • Journaliste 67769
        Editrice

      C’est corrigé. Merci !

      • Oreljen
        Oreljen répond à Lucile Sourdès
        ingénieur
        • Posté à 21h21 le 12/05/2011
        • Internaute 75036
          ingénieur

        En fait, « Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives » C(EA)² depuis l’année dernière.

         
        • gerfaut32
          gerfaut32 répond à Oreljen
          indépendant
          • Posté à 07h05 le 13/05/2011
          • Internaute 120248
            indépendant

          J’aimerais connaitre la part dédiée au énergies alternatives dans le budget du C(EA)² !

          • Oreljen
            Oreljen répond à gerfaut32
            ingénieur
            • Posté à 08h51 le 13/05/2011
            • Internaute 75036
              ingénieur

            En deux clics : 4 %

            Lien : 4 G€
            Lien : 156 M€

            Avant de dire que c’est peu, le budget „ÉA« croît de 30 à 40 % par an, et les 96 % restants ne sont pas uniquement composés de recherches à faire peur aux écolos (Lien).

        2 autres commentaires
  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 16h49 le 12/05/2011
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    mais quel bel endroit pour organiser l’université d’été de l’ump
    ou le siège des jeunes pop’s bretons
    ou une residence secondaire pour claude allègre

    dommage que le journaleux y aille de cette petite phrase (in cauda venenum)

    . » Mariée à un ancien agent EDF, Marie-Noël Corre est elle aussi convaincue par le discours de l’entreprise :

    « Il y a des risques mais on ne s’en fait pas, on a toujours vécu avec la centrale. Beaucoup de gens ont trouvé du travail grâce à elle, on n’a pas à s’en plaindre. » »

    ça fout en l’air tout l’article
    ha cette hymne aux emplois( precaires) que l’aura t on entendu
    type « on s’en fout de fabrique de la merde dangereuse qui ne sert à rien du moment que ça nous donne un travail de chiotte qui nous permet d’acheter des conneries

    “on n’a pas s’en plaindre”....
    les aventures de bécassine quoi

  • Machiavel
    Machiavel
    voisin oisif
    • Posté à 16h49 le 12/05/2011
    • Internaute 21001
      voisin oisif

    On rapellera que le nucléaire consiste à chauffer de l’eau pour faire tourner une dynamo. Incroyable de technologie hein ?

    On déchaine les enfers atomiques pour transformer une cage à cochon d’Inde en apocalypse permanent.

    • jm gruget
      jm gruget répond à Machiavel
      dans le bois
      • Posté à 17h01 le 12/05/2011
      • Internaute 150693
        dans le bois

      On déchaine les enfers atomiques pour transformer une cage à cochon d’Inde en apocalypse permanent.

      Un bon résumé de notre société par ailleurs.

    • Tokani
      Tokani répond à Machiavel
      Oldmole
      • Posté à 23h17 le 12/05/2011
      • Internaute 71184
        Oldmole

      Ce qui tue les Bretons n’est pas l’atome , mais l’alcool , l’excés de de crêpes et la merde que leur paysans déversent depuis 40 ans dans les sols et qui a fusillé toute les nappesd’eau....
      Brénillis c’est du pipeau à coté de tout ça !

    • setori
      setori répond à Machiavel
      retraité
      • Posté à 16h12 le 14/05/2011
      • Internaute 43503
        retraité

      Produire de l’électricité (à part le photovoltaïque) consiste toujours à faire tourner une dynamo !

  • ninaneux
    ninaneux
    retraité
    • Posté à 16h52 le 12/05/2011
    • Internaute 60234
      retraité

    a une époque, je cherchais à acheter une maison dans ce beau lieu de la Bretagne, il vrai que de belles maisons sont a vendre pas très chères...mais bon aller vivre vers une ancienne centrale ! ! ! ! ! ...
    mais bon « ces gens “ votent ! ! ! ... et puis chacun dans cette politique de sarko ne défend que son bout de gras ...comme des animaux ...c’est le plus fort qui gagne ou étiez-vous dans les manifs.....je regrette pour vous..je compatis....

    • jm gruget
      jm gruget répond à ninaneux
      dans le bois
      • Posté à 16h59 le 12/05/2011
      • Internaute 150693
        dans le bois

      Vous êtes où sur cette carte ?

      Lien

      • ostia
        ostia répond à jm gruget
        inadapté
        • Posté à 18h41 le 12/05/2011
        • Internaute 88960
          inadapté

        tout en bas à gauche ! !

        on n’en a pas et quand ils ont essayé d’en construire une on l’a faite péter

  • jm gruget
    jm gruget
    dans le bois
    • Posté à 16h55 le 12/05/2011
    • Internaute 150693
      dans le bois

    Brennilis est l’un des douze réacteurs hors service en France, et il a une puissance de 70 MW.

    Il n’y a pas de corrélation directe, mais malgrè tout ce n’est pas inintéressant de savoir que la puissance cumulée « à démanteler » est de +/- 2700 MW..

  • uscan
    • Posté à 17h00 le 12/05/2011
    • Internaute 39932

    Si l’on intègre tous les coûts du nucléaire, il est évident que cette énergie est extrêmement chère, en plus d’être excessivement dangereuse. C’est à l’heure actuelle un choix irresponsable.

    On parle peu des alternatives crédibles qui sont pourtant nombreuses.

    A premier rang de celles-ci, il faut se renseigner sur les éoliennes à lévitation magnétique, fonctionnelles et en vente depuis quelques années seulement.

    Lien

    Le plus gros modèle produit 2GW, c’est à dire davantage que le plus gros modèle de réacteur nucléaire utilisé en France (1,4GW).

    Pourquoi aucun grand média n’apporte cette information dans le débat public ? Ca, c’est un autre débat...

    • Confrère
      Confrère répond à uscan
      consoeur
      • Posté à 17h33 le 12/05/2011
      • Internaute 61847
        consoeur

      Ton lien, cher Uscan débouche sur un concept.
      Je doute qu’il existe une éolienne de 2 GW.

      Et la turbine à lévitation supra-magnétique cela ne me semble guère plus avancé que le broyeur de déchets à recyclage positronique (sur le papier, l’anti-matière est aussi une source d’énergie potentiellement cool)

      • général_bol
        général_bol répond à Confrère
        Ah, si on envoyait les cons / (...)
        • Posté à 22h39 le 12/05/2011
        • Internaute 94412
          Ah, si on envoyait les cons / (...)

        « Et la turbine à lévitation supra-magnétique cela ne me semble guère plus avancé que... »

        Il n’en demeure pas moins que quand cette formule sera intelligemment ( ? ? ? ? ?) étudiée par des responsables moins prompts à être au service des mafieux de l’éolien (capables de mettre quelques € sur la table pour en empocher des centaines de milliers), elle relèguera nos monstres antédiluviens plus énergivores que producteurs d’énergie au cimetière des erreurs humaines (vous savez, les concepts du genre : « le plus lourd que l’air ne volera jamais, tout simplement parce que çà ne se peut pas “ TEXTUEL : prononcé à l’académie des sciences fin 19ème siècle !)

         
        • Confrère
          Confrère répond à général_bol
          consoeur
          • Posté à 12h40 le 13/05/2011
          • Internaute 61847
            consoeur

          J’ai juste écrit que l’éolienne de 2Gw en lévitation, ça n’existait pas. Et non que le concept était foireux ou que ça ne marcherait jamais.

          Reste que je suis curieux de connaître (juste sur le papier) le bilan énergétique du truc. Les frottements sont éliminés grâce à la lévitation « maglev », mais on claque combien de Kw pour faire fonctionner les aimants supra-conducteurs ? ? ?
          En fait, je suis persuadé que le bilan est négatif. Comme pour la fusion. Sinon le truc existerait déjà. Rien à voir avec un « complot ». Juste avec la rentabilité et les $$$$.

        1 autres commentaires
    • Lowestone
      Lowestone répond à uscan
      Chercheur en informatique
      • Posté à 17h42 le 12/05/2011
      • Expert 53869
        Chercheur en informatique
    • Humain
      Humain répond à uscan
      • Posté à 17h46 le 12/05/2011
      • Internaute 21387

      Je partage votre point de vue.

      Et une chose est claire : De nombreuses expériences ont été faites avec des eoliennes à axe vertical, et elles ont beaucoup plus d’avantages que les éoliennes (les moulins à vent) à axe horizontal.

      Entre autre, par grand vent on arrete les éoliennes classiques, et les éoliennes à axe vertical continuent de fonctionner.

      De plus, il n’est pas besoin de les orienter....

      Pour quelle raison les éoliennes à axe vertical ne sont elles pas diffusées, je ne sais...

      Truc drôle, le toutes premières éoliennes étaient en mésopotamie, des eoliennes à axe vertical, et cela marchait très bien... (En Iran actuel il y a environ une quarantaines de siècles...)

      • Lowestone
        Lowestone répond à Humain
        Chercheur en informatique
        • Posté à 17h59 le 12/05/2011
        • Expert 53869
          Chercheur en informatique

        « Pour quelle raison les éoliennes à axe vertical ne sont elles pas diffusées, je ne sais... »

        Surement parce que ce n’est pas si efficace. Il n’y pas de raison pour qu’il y ai un complot. Si c’etait au point et rentable il y aurait certainement des gens pour investir dans la technologie.

         
        • Garp
          Garp répond à Lowestone
          citoyen d'en bas
          • Posté à 21h03 le 12/05/2011
          • Internaute 5083
            citoyen d'en bas

          Grand naïf, va !

        • général_bol
          général_bol répond à Lowestone
          Ah, si on envoyait les cons / (...)
          • Posté à 22h50 le 12/05/2011
          • Internaute 94412
            Ah, si on envoyait les cons / (...)

          Jamais entendu parler de la ruée sur le pactole éolien ? Si en plus il fallait penser au rendement des « poireaux à € », vous voyez d’ici le manque à gagner... dans parler des « industries“-lobby qui fabriquent les monstruosités ! ! ! ! !

        2 autres commentaires
      • bjone
        bjone répond à Humain
        dev 3D
        • Posté à 19h34 le 12/05/2011
        • Internaute 62791
          dev 3D

        Dans les petites puissances (~5kw), le rendement des éoliennes verticales est inférieur aux horizontales, par contre l’intégration visuelle et la gêne acoustique ainsi que la facilité d’entretien sont potentiellement supérieur.
        Ce qui les rends plus facilement déployable chez les particuliers.

        Les grosses puissances ont le meilleur retour sur investissement, énergie grise etc... Donc pour le moment ce sont les grosses 2MW qui sont déployées, une fois que l’essentiel des sites seront exploités, on passera aux équipements pour particulier.

         
        • Humain
          Humain répond à bjone
          • Posté à 14h58 le 13/05/2011
          • Internaute 21387

          Merci de vos eclaircissements, mais qu’entendez vous par « gêne acoustique ainsi que la facilité d’entretien sont potentiellement supérieur » ?

          Ceal implqiuerait-il que les appareils à axe horizontaux sont plus couteux et plus bruyants que les éoliennes classiques ?

          • bjone
            bjone répond à Humain
            dev 3D
            • Posté à 18h19 le 13/05/2011
            • Internaute 62791
              dev 3D

            Les éoliennes verticales travaillent au couple, la vitesse de rotation est beaucoup plus faible pour la même puissance, le niveau de bruit est à la fois plus bas et plus dans les basses fréquences.

            L’axe vertical permet aussi d’avoir l’alternateur en pied de mât, ce qui fait qu’il peut être révisé sans grue ou avoir à coucher le mât.
            (Tant que le mécanisme des pales et des roulements n’a pas à être révisé)

            Donc c’est un compromis :
            + Tu as moins de bruit
            + Encombrement visuel différent => plus facile à faire accepter en milieu urbain
            + Meilleur accessibilité au mécanismes
            + Meilleure résilience dans certaines situations
            - Rendement inférieur

            Après le gros problème pour l’éolien personnel, c’est la faible industrialisation de la filière, avec des volumes de production typique des machines à laver ou des bagnoles, le prix commercial serait drastiquement plus bas, et je serais pas étonné que l’on converge un déploiement élevé, mais ils nous faudra encore quelques baffes dans la gueule avant de comprendre l’intérêt du truc.

            • Humain
              Humain répond à bjone
              • Posté à 23h00 le 13/05/2011
              • Internaute 21387

              Merci, tout cela est un peu ce que je suspectais.

              Les éoliennes à axe vertical sont pleines d’avantages relativement aux moulins à vent (les éoliennes à axe horizontal), mais malgré tout cela ont nous impose les éoliennes à axe horizontal.

              Mis à part le coté business, je n’en vois pas (même politiquement) la raison.

              Comme vous dites, mettre une éolienne chez moi est possible, mais comme ce modèle n’est pas fabriqué, je n’ai pas le choix !

              Et, là, je vais encore gueuler en disant : que font les politiques, et même, que font les écolos ?

              Merci.

              • bjone
                bjone répond à Humain
                dev 3D
                • Posté à 13h13 le 15/05/2011
                • Internaute 62791
                  dev 3D

                C’est pas ça -a- des avantages, mais le meilleur rapport perfs/coûts (économique et énergétique) est du coté des grosses éoliennes horizontales de quelques MW, donc en terme d’investissement elles passent en premier.

                Après oui l’éolien personnel en vertical est une piste praticable une fois atteint des volumes de production typé grand public.

                Maintenant sur les politiques : et bien les écolos font ce qu’ils peuvent, on est en démocratie, les gens ont votés « pour gagner plus en travaillant plus », ils l’ont eu dans le cul et certains vont s’enfermer dans « les arabes dehors, les écolos c’est des trotskistes qui veulent nous ramenez à l’âge de pierre, baissez-nous les taxes sur le gzaole ».

                Dans 10 ans on aura des manifs parce-que l’énergie sera devenue inabordable, alors que ça se décide maintenant.

        • bjone
          bjone répond à bjone
          dev 3D
          • Posté à 20h46 le 15/05/2011
          • Internaute 62791
            dev 3D

          Je m’auto-quote pour correction :
          « la gêne acoustique » « sont potentiellement supérieur », je voulais dire dans le sens « moins de gêne acoustique ».

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